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  • Au bas mot... Obama

         

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin, et force est de constater que l'on ne compte plus les éloges à son endroit ; une présidence décontractée est évoquée, un président-animateur et orateur sans rival aussi ; une animateur des intérêts de son pays comme d'autres... des ventes de la firme qui les emploie, et bon baratineur ce président ? Tous se gardent bien de le préciser.

    Qu'à cela ne tienne ! d'autres plus lucides ou simplement, libres et courageux, n'hésitent pas à résumer la présidence Obama comme suit : Obama, c'est la continuation de la politique de Bush-fils par d'autres moyens, à savoir les mêmes : bombes et re-bombes !

    Bush fils détruira l'Irak. Obama qui ne voulait sans doute pas être en reste, réservera le même sort à la Syrie et à la Libye car, en ce qui concerne ce pays, si les balles et les bombes étaient françaises et britanniques, on sait que le renseignement aérien et terrestre était américain ; politique étrangère qui, de Bush à Obama, laissera des millions d'Arabes - musulmans pratiquants ou non -, sans secours, sans protection, sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires sans foi ni loi) et sans recours ; des millions d'êtres humains à la merci de prédateurs sortis d’on ne sait de quel chapeau ; groupes « jihadistes » qui ne cessent de croître comme des champignons après la pluie depuis l'arrivée d'Obama  :  Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram, l’Etat islamique... et d'autres encore.

    Toujours à propos du bilan de la présidence Obama, et dans la foulée, évoquons brièvement le fait que jamais la cause palestinienne n'a été autant bafouée car jamais Israël et les Monarchies du Golfe, deux alliés incontournables des USA,  n'ont autant dominé au détriment de la liberté et de la justice des Peuples de cette région.

    En ce qui concerne l'Europe, là encore, jamais l'étau américain  (avec l'allemagne en soutien) et son rouleau compresseur ne se sont autant opposés à une construction européenne un tant soit peu indépendante sur un plan économique et politique, jusqu'à créer sans hésiter ni sourciller, les conditions d'un conflit ouvert entre l'Europe et la Russie de Poutine.

    Et puis enfin, à l'intérieur des frontières des USA, jamais, sous Obama, il n'a été aussi périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle - miracle poétique ; deux auteurs auront mérité la palme d'or et de la bêtise et de l'ignorance à ce sujet : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau ; deux auteurs antillais, qui plus est.

    Quand on vous dit que la littérature contemporaine est incapable de penser le monde !

    Et puis, allez donc chercher et trouver ne serait-ce qu'une seule excuse à ces deux acolytes car ces derniers auraient dû se souvenir que l'on ne juge pas un homme sur la couleur de sa peau.

     

                    Cerise sur le gâteau indigeste d'une présidence d'un égoïsme sans précédent - "Tout pour ma gueule ! Ma gueule à moi d'Américain affairiste et dominateur !' -, car jamais les USA ne nous ont autant donné à comprendre qu'ils ne partageront le monde avec personne, la présidence Obama, présidence tout en ombre chinoise, accouchera de crises financières sans égard pour notre économie, ici, en Europe.

    Qui aime bien, châtie bien sans doute !

     

     

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                  Pour faire court, on dira qu'Obama, ce Président bavard monté en chaire et qui n'a jamais vraiment quitté l'estrade de son église -  l’Église unie du Christ, une branche progressiste de l’Église protestante réformée -, n'aura donc pas cessé, huit années durant, de rembourser l'argent collecté en 2008 lors de sa campagne ;  une collecte record nous avait-on précisé.

                   Une chose, une dernière.... oh ! trois fois rien : de leur côté, jamais les médias dominants français, publics comme privés n'ont autant fait l'éloge d'une présidence américaine, celle d'Obama ; une présidence en trompe l'oeil... pour des aveugles en particulier.

    Et puis, finalement, n'est-ce pas, quelque part, ce nouvel ordre mondial (USA, Otan, Israël, les Monarchies du Golfe et les banques) né d'un mondialisme pour multinationales seules qui paient leurs salaires à tous ?

    C'est à croire... tellement l'engouement des médias pour cet ordre est manifeste, eux tous serviles, flagorneurs impénitents aux ordres du Grand mensonge par omission.

                  Qu'est-ce à dire alors ?

                  Il sera dit que ces médias viennent, une fois de plus,  confirmer ce divorce tant décrié avec le réel ; notre réel, et celui des Peuples, au quotidien, car jamais la vérité n'aura été autant méprisée par ceux qui sont pourtant censés la protéger ; la vérité des faits et leur chronologie.

    Aussi, pour cette raison, on ne méprisera sans doute jamais assez tout le personnel de ces médias, et un métier en particulier (pour ce qu'il en reste !) : celui de journaliste.

     

     

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                               Au bas mot... Obama...

                               Ou l'excellence d'une candidature et d'une campagne sans programme

     

                                 Billet de blog publié au lendemain de l'élection d'Obama à la présidence des USA : en 2008 donc.

     

                                          ***

     

                  Suite à la victoire de Barack Obama, et face à tous les changements attendus (ou mal-entendus ?), à quand... l'énumération de tout ce qui... dans la société américaine et dans la politique étrangère des Etats-Unis ne changera pas sous la présidence Obama ?                 

                  Voici quelques pistes...


                  L’Irak, l’Afghanistan, la pauvreté et les inégalités dans la société américaine, Israël-Palestine et la politique du "as little as possible", la crise financière en attendant une crise économique, la peine de mort, In God we trust, la rivalité idéologique et économique Europe-Etats-Unis, la gestion de la relation avec une Chine devenue "Hyper-puissance financière et économique", l'Otan et la Russie...

                 (N'hésitez pas à contribuer à cette énumération ! Pour cela, utilisez la fonction "commentaires" !)

     

                  Et dans cette attente... qu'il soit permis de dire, ici, que Barack Obama, avant d’occuper la Maison Blanche en janvier, pourra longuement remercier les politiques de ces trente dernières années, de Reagan à Bush, en passant par le couple affairiste des Clinton car, si ces politiques n’avaient pas finalement condamné des pans entiers de la société américaine blanche à partager le sort de la grande majorité des noirs dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et des salaires, jamais Obama n’aurait été élu...

    La crise financière étant le dernier clou dans le cercueil des Républicains, de la présidence en lambeaux de Bush, les Américains n’ont rien trouvé à sauver ; et les élites économiques et financières dangereusement discréditées, elles, ne se sont pas gênées pour financer la campagne d’Obama au-delà de ses espérances car... elles ont très vite compris que Barack Obama, l'homme sans passé, l'homme neuf, était seul capable de les sauver eux tous avant le retour de...  "business as usual !"

    Au crédit d'Obama, toutefois : l'excellence de sa candidature ; une candidature sans programme, certes ! mais néanmoins parfaite* ; dans le cas contraire, crise ou pas, les Américains n’auraient vu en Obama qu’un noir de plus (et de trop), avant de s'empresser de lui opposer une fin de non recevoir ; et son propre parti n'aurait pas été le dernier à le faire.

     

    Et puis très lisse et très policée la candidature d'Obama sortie tout droit d'un casting pour une pub de la Silicon Valley : Microsoft, par exemple ; world company, world people, world President pour un monde... "world", cette candidature ?

                                    

    ***

     

               Nul doute, Obama aura bénéficié de circonstances exceptionnelles ; les Clintons le savaient : il suffisait de se baisser pour ramasser la victoire - eux qui n’étaient pas disposés à laisser le premier noir venu de nulle part la leur rafler.

              Aussi, ne nous réjouissons pas trop vite : noir ou pas, avec Obama, la question raciale demeurera encore et pour longtemps, au coeur de la société américaine, indissociable de son fonctionnement, les appartenances ethniques étant un critère absolu de détermination et ce, bien avant celles de la classe sociale ou du parti politique auxquels on peut appartenir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Obama : 26 bombes sur 7 pays en 8 années de présidence

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  • Le grand mensonge de François Hollande chef de guerre

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                    Le président français, en visite-éclair lundi dernier à Bagdad


                  «Agir contre le terrorisme, c'est prévenir des actes terroristes sur notre sol», a déclaré le président, lors d'une allocution à Bagdad devant des militaires français.

    Une telle affirmation force le questionnement suivant : a-t-on affaire à un parfait imbécile ou bien à un "générateur aléatoire" d'une langue de bois aussi cynique qu'irresponsable ?

    Nombreux sont ceux qui s'empresseront d'ajouter : "La réponse à cette question importe peu puisque l'on sera prochainement débarrassé de ce mal-président bouffi d'incompétence !"

    Faut dire que François Hollande personnalise à la perfection la faillite intellectuelle du parti qu'il a longtemps dirigé : le PS et ses hommes de mains que nous avons vu se répandre en bêtises les unes toujours plus crasses que les précédentes depuis 1983.

    Avec Hollande la coupe est d'autant plus pleine que les cerveaux sont maintenant vides.

                   La Présidentielle de 2017 et les Législatives devraient sanctionner avec la plus grande fermeté et détermination cette débâcle à la fois intellectuelle et morale. C'est à espérer.

    En attendant.....

                          
                          Dominique de Villepin :  six minutes d'intelligence à propos de l'engagement militaire occidental au Moyen-Orient... par ULESKI

     

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    France culture et l'Islam : le terrorisme en face

                             

               

     

                      A noter la prestation de François Burgat (politologue, directeur de recherches au CNRS (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman / IREMAM – Aix en Provence) qui remet à l'endroit l'esprit à l'envers d'un Gilles Kepel pour lequel "islamisme" rime avec "opportunisme" (de carrière médiatique et d'édition) sous l'arbitrage pour une fois circonspect d'un Finkielkraut.

                                Pour en savoir plus : c'est ICI

     

                  Burgat traite et interroge les causes. Kepel le nez dans les sourates du Coran gère sa petite carrière que l'on sait déjà éphémère dans les médias. Faut dire à la décharge de Kepel ceci : il n'y a pas de carrière universitaire, politique et médiatique pour quiconque aujourd'hui interroge les causes.

    Or Kepel aime les grosses cylindrées allemande et américaines, la bonne chère et compte bien sans aucun doute se retirer dans dix ans, au soleil, les pieds en éventail quelque part dans le Sud.

    l'Islamisme fait recette ; on peut bâtir une carrière sur ce vocable qui n'explique rien. Kepel dont personne n'avait entendu parler voilà cinq ans le sait mieux que quiconque.

    En revanche, faire le procès de ceux qui ont délibérément réuni les conditions nécessaires à l'émergence de cet "islamisme" ne rapporte que des ennuis : insultes, procès en islamo-gauchisme, censure, vexation professionnelle et une retraite sous un tout autre climat que celui de Kepel cela va sans dire mais tellement mieux en le disant.

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats - pour(-)quoi je meurs ?


     

     

     

     

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  • Attentats et terrorisme : le silence assourdissant de Dominique de Villepin

     

     Priez Dieu que tous vous veuille absoudre !

     

     François Villon - "La ballade des pendus" - 15è siècle

     

     

                    Dominique de Villepin à propos de Daech - l'Etat islamique et la guerre dite " contre le terrorisme" : 6 minutes d'intelligence et de lucidité

     

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                       Dans cette vidéo datée de septembre 2014, Dominique de Villepin nous rappelle les responsabilités d'une politique américaine au Moyen-orient dans laquelle il n'y a plus rien à sauver depuis 25 ans, et dénonce un suivisme français contre nature car la guerre n'est pas la vocation de la France ; notre vocation, c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer.

                     Passé ce mois de septembre 2014, Dominique de Villepin n'interviendra plus dans les médias : silence radio, et pourtant...

     

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    Pour prolonger, cliquez : L'Etat et le terrorisme - parole situationniste

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  • Daech : naissance, développement et maturité par Denis Bauchard de l'IFRI

     

              Daech n’est pas né et ne s’est pas développé par hasard.

              Denis Bauchard, conseiller spécial pour le Moyen-Orient à l'IFRI (Institut français des relations internationale) nous le rappelle.Et si des journalistes ventriloques sont nombreux à pointer vers Bachar Al-Assad quant à la responsabilité de la création de Daech ou « Etat islamique - EI», la question de ses origines - de son financement aussi car, qui achète du pétrole à Daech aujourd'hui ? - est beaucoup plus complexe : les origines de l’EI remonte à 2003 ; devinez où ? En Irak.

    Comme c'est loin déjà, n'est-ce pas ? Excepté pour la population de cette région qui n'en aura jamais fini avec cette ratonnade américaine de 2003 semble-t-il.

    A ce sujet, on peut s'interroger : à quand un tribunal pour juger tous ceux qui ont soutenu et participé à la destruction de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Libye et plus récemment de la Syrie ?

     

                    Denis Bauchard nommera un homme, un seul : Paul Bremer, proconsul américain ; il est celui qui favorisera l'émergence de Daech, puis son développement ; en effet, il est celui qui réunira les conditions nécessaires à sa création et à sa progression.               

                 Dans une analyse qui en dérangera plus d'un, en premier ceux qui ont la vérité des faits en horreur, tellement elle contredit leurs certitudes et expose au grand jour leur mauvaise foi à la racine de laquelle on trouvera une stratégie qui a pour seul objet le mensonge dans la manipulation (on épargnera les imbéciles et les téléspectateurs des journaux de 20H), Denis Bauchard  dresse en une trentaine de pages, le tableau d'un théâtre d'opérations dans lequel le bien et le mal se situent en dehors de toute considération morale et de responsabilité ; en effet, le bien sera du côté de celui qui triomphera, et le mal du côté du vaincu.

    Nul doute que dans les années à venir, loin d'un institut comme l'IFRI, ce sera à nouveau le vainqueur qui nous contera cette histoire qui prendra alors toutes les allures d’un conte ; un de plus.

    Et gare à ceux qui refuseront de s’y conformer, c'est sûr !

     

                Cliquez : Le Moyen-Orient face à Daech : défi et ripostes par Denis Bauchard - IFRI 2014

     

     

                        Daech, une enquête de Benoît Collombat & Jacques Monin - 20 novembre 2015

     

                  Si l'enquête de ces deux journalistes a le mérite d'expliquer la géopolitique et les enjeux économiques qui ont guidé la création et le développement de Daech - informations, soit dit en passant, que l'on peut trouver sur Internet depuis des années ! Faut croire alors que les auditeurs de France Inter ne sont pas pressés et sa rédaction non plus -,  à la question  "Comment la diplomatie française a t-elle pu se tromper dans ses analyses", ces mêmes journalistes se gardent bien de pointer le fait suivant : la diplomatie française ne s'est pas trompée ; il se trouve simplement que le quai d'Orsay est entre les mains d'un Etat PS totalement voué aux intérêts israéliens là-bas et ici sur notre sol, et par voie de conséquence, cet Etat PS est très proches des intérêts américains lorsque ces derniers rejoignent ceux d'Israël, ce qui est souvent le cas mais pas toujours... comme on a pu le voir à propos de l'Iran : la position de la France était celle d'Israël et non celle des USA.

    A la tête de l'Etat et de la diplomatie française (Elysée, Matignon et Quai d'Orsay), siège bel et bien un PS atlantiste et sioniste, et ce en violation totale de notre tradition diplomatique d'indépendance et d'équilibre entre des idéologies et des intérêts antagonistes.

    Au cours de ce reportage, comme un fait exprès, si le nom de Fabius est prononcé, à aucun moment Israël n'est mentionné.

     

                         Allez, France Inter ! Encore un effort ! T'y es presque !

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Comme des champignons après la pluie 

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Zemmour : chroniqueur du café du commerce

     

                        RTL soutient « le second degré » de Zemmour, qui veut « bombarder Molenbeek » : ICI
     
     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

     
     

                    Cette chronique de Zemmour confirme, une fois de plus, qu'après  Finkielkraut et Elisabeth Lévy, à propos de la communauté musulmane d'Europe, on peut tout se permettre, tout insinuer, tout proposer... même son éradication !

     

                   Sinon, un autre chroniqueur, tellement plus courageux celui-là,  pourra-t-il suggérer ce qui suit ?

                  Que l'on bombarde Washington pour avoir détruit l'Irak et permis à Daech, sur les ruines de ce pays et de ses centaines de milliers de cadavres, de voir le jour ?

                  Ce même chroniqueur pourra-t-il, par la même occasion, recommander que l'on bombarde Ryad pour son financement (entre autres pays) de Daech et pour répandre sans entraves le bacille de Koch du salafisme dans nos quartiers dits "sensibles", cause de centaines de départ pour le Djihad ?

                 Et puis enfin, notre chroniqueur, maintenant tout à fait affranchi, pourra-t-il exiger que l'on bombarde Tel-Aviv pour avoir pris le quai d'Orsay d'assaut et inspirer à la France une politique extérieure qui nous coûte plusieurs dizaines de morts civils depuis le début de l'année ?

                 La réponse, nous la connaissons tous : Non ! Bien évidemment, ce chroniqueur ne le pourra pas, en aucun cas... car il ne s'agirait alors non pas d'un "trait d'humour" tel que RTL a pu qualifier l'incitation au meurtre de son chroniqueur favori ( et celui de ses auditeurs) mais bien plutôt de l'énonciation d'une vérité factuelle inaudible ; la vérité d'un monde d'une barbarie hautement civilisée : la barbarie des armes, du fric et de la domination.

     

                 Mais alors, qu'est-ce qui est permis, quoi et à qui ?

                 La réponse, on la trouvera sur RTL et chez son chroniqueur du café du commerce, Eric Zemmour, qui est, semble-t-il, la mesure de toute chose en matière de mépris, de racisme et de veulerie.

     

    ***

     

    Mentez ! Et vous jouirez d'une liberté d'expression sans limite !

     

                 Zemmour est libre de tout dire parce qu'il ment et parce que son mensonge prend pour cible une communauté méprisée sans pouvoir.

                 Zemmour ne dit pas la vérité ; c'est la raison pour laquelle il peut, en toute liberté, s'exprimer. La vérité ? Oui, Zemmour ne pointe pas là où il faut ; il rate sa cible et les maîtres censeurs de la vérité des faits le savent mieux que lui qui est aveuglé par une islamophobie aussi récurrente que pathologique ; d'autant plus que tous ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère ; c'est la raison pour laquelle Zemmour, qui ne met personne en danger, peut continuer de s'exprimer.

                 La vérité, vous dites ? 

                 Oui, la vérité !

                 Demandez donc à tous ceux qui se sont attirés les foudres de la classe politique, des médias et d'un certain nombre de "représentants" communautaires auto-proclamés parce qu'ils ont fait, et font encore, rire le monde entier en dénonçant tout simplement le mensonge qui recouvre tout. Et ça, c'est bel et bien impardonnable !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Collon répond à Zemmour

     

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  • Otages et exécutions mondiales : bombes psychologiques à la déflagration psychique

     

                      Cela n’aura sans doute échappé à personne : les décapitations d'otages occidentaux, européens et américains, filmées puis mise en ligne sur Internet - exécutions publiques à une échelle mondiale -, ont bien évidemment pour but de nous atteindre au plus près, nous les occidentaux, dans nos foyers... comme une bombe peut atteindre une maison, une famille... là-bas, tous les jours que Dieu, l’Occident et des mercenaires enrubannés font, de la Libye et l’Afghanistan depuis 15 ans.

     

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    (Irak : un café de Bagdad après l'explosion, encore une, d'une voiture piégée)

     

    Pensons un instant à ceci : les bombardements américains lors de la deuxième guerre d'Irak, guerre- business (demandez à Rumsfeld !) guerre-géopolitique (demandez à Irve Lewis dit « Scooter » Libby, Jr., à Paul Wolfowitz, Dick Cheney qui enlaçaient affectueusement Bush-fils ; néo-conservateurs qui encadrent encore aujourd’hui la Maison blanche et le Pentagone),  ont fait près de 100 000 morts irakiens.

    La dernière ratonnade des Gazaouis a fait plus de 2000 victimes parmi les civils (faut dire que Gaza c’est un 1.7 millions de détenus… et l’Irak… 30 millions d’otages !) Néanmoins, on saluera là la tentative de retenue de ceux qui ne savent pas se retenir ni se tenir, à savoir : l’armée israélienne composée de mercenaires sans foi ni loi ; normal,  ils ont carte blanche et personne ne viendra leur demander des comptes ; face à la résistance du Peuple palestinien, là encore, ce sont eux qui décident du niveau d'horreur qui sera pratiqué dans chaque maison, dans chaque famille, dans chaque rue, dans chaque quartier… qui vivra et qui mourra.

    Quant à la Syrie, sa destruction a causé, en trois ans, près de 150 000 morts. Et ce n’est pas fini !

    Pour la Libye, aucun chiffre encore,  la France étant directement impliquée dans sa destruction... sans doute faut-il y voir là une raison (Ah, ces médias patriotes !)

     

     

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    (Libye : avant et après ; hier et aujourd'hui)

     

    ***

     

                 Du « jihadiste » en veux-tu en voilà ! Sortis d’on ne sait de quel chapeau ! Il est vrai que la casse des Etats-nations de la Libye à l’Afghanistan offre des conditions idéales à de grandes poussées de fièvre au choc thermique et tellurique, les Peuples étant livrés à eux-mêmes sans protection. 

    Régions dévastées, des millions d’êtres humains abandonnées, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) sans recours, à la merci de prédateurs voraces…

     

     

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    (Gaza lors de la dernière ratonnade israélienne)

     

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

     

    ***

     

                Suite à la casse de l’Irak, et plus récemment de la Syrie… (deux Etats laïcs - cherchez l’erreur pour peu qu'il y en ait une !) le chaos qui règne dans cette région a causé un demi-million de morts. 

    L'Etat islamique, le dernier arrivant sur la scène du Jihade dit « islamique » après Al-Qaïda, Al-Nosra, Aqmi, Boko Haram,  est certes armé, bien armé mais ce mouvement n'a pas d'aviation, pas de missiles, pas de drones, pas de combattants bardés de haute technologie ; de plus… oh frustration suprême ! l’Occident se garde bien d’y exposer ses soldats ; pas moyen donc d’en découdre !

     

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    (Syrie : Alep )

     

    Faut croire que ceux qui financent et arment tous ces mouvements depuis la guerre d’Afghanistan et la deuxième guerre d’Irak savent jusqu’où ne pas aller trop loin avec eux tous !

     

                Dans ce contexte, force est de reconnaître que les décapitations filmées et plus important encore, leurs diffusions  mondiales restent l’unique moyen pour ces mouvements à la force de frappe locale, très locale et pour lesquels nous sommes hors d’atteinte, et plus encore à une échelle qui s’élèverait pour l'occasion à plusieurs centaines de milliers de victimes, de nous terroriser au plus près de notre intimité, - bombe psychologique, à la déflagration psychique tous ces égorgements filmés ! -, nous et nos opinions publiques, silencieuses ou bien expansives (suivez mon regard - parmi les blogs du Nouvelobs !).

    Bien évidemment, il s'agit de ce qu’il est convenu d’appeler « une guerre de l'image » (et les médias raffolent d’images !) ; dans les faits… une non-guerre (1) destinée à une population occidentale qui n’a pas le temps de se poser les bonnes questions ; une fausse-guerre mais guerre des nerfs aussi ; et puis fatalement : une « pseudo-guerre » guerre d’usure.

     

                 Mais alors, qui seront les premiers à craquer ?

     

                  Nous bien sûr ! Et sans doute pour toutes les mauvaises raisons au monde : « Vite ! Cachez toutes ces horreurs que je ne saurais voir ! »

    Mais ne nous y trompons pas : ces horreurs… ce sont les centaines de milliers de victimes parmi une population otage de la politique d’une alliance américano-sioniste et saoudienne ( avec l’Otan pour y « mouiller » les Européens) que l’exécution filmée d’un seul otage occidental  nous fait oublier jour après jour ! Exécution publique qui n’est que l’arbre qui cache une forêt de victimes qui se comptent par centaines de milliers de… devinez !....

     

                   ... de Musulmans justement !

                               Et là encore, pour peu qu'il y en ait une : cherchez l’erreur... au-delà de l'horreur !

     

     

     

    1 - Nous n'avons pas à mener de fausses-guerres qui ne sont pas les nôtres, et moins encore lorsqu'elles ont pour cause le désastre de la "politique" américaine en Irak et ailleurs depuis 15 ans ; car si le chaos a bien été programmé - le chaos contrôlé est un moyen de domination comme un autre -, en revanche, ce désastre-là ne l'a sûrement pas été.

    Une « guerre »  qui n'en est pas une puisqu' il s’agit simplement de colmater les brèches d'un processus de destruction planifié, aujourd’hui hors de contrôle, d’Etats Nations considérés comme « caducs » car incapables de satisfaire aux exigences d’intérêts américano-sionistes et saoudiens.

     

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  • Régis Debray & Jacques Derrida ( Médiologie et déconstruction sur le fil du temps )

     

                      Derrida est bon quand il pense ce qu'il faut penser... penser avec un temps d'avance et contre les imbéciles donc, même si ce n'est tout de même pas ce qu'il y a de plus difficile pour un philosophe. En dehors de cela, on a vite fait de comprendre que si c'est un philosophe, il manque à Derrida le flair, le talent, l'inspiration ; c'est un besogneux qui tient trop à son "métier" et à son image de philosophe pour oser penser en toute liberté.

    Et puis, qu'est-ce que c'est que tous ces intellos qui vont aux Etats-Unis enseigner dans des universités à 50 000 dollars les frais d'inscription ! Des universités destinées à une classe qui participera sans sourciller à un système économique du pillage, de la prédation et de l'exploitation des plus démunis et des plus faibles !

    Quant à la déconstruction ... Derrida n'a rien inventé : la déconstruction, c'est toute l'histoire de la philosophie, tout comme le révisionnisme en histoire ! De plus, Nietzsche était le plus grand des déconstructeurs et ça avait quand même une autre allure que Derrida.

     

                En revanche, Régis Debray, moins philosophe, est nettement plus clairvoyant.

     

                 Quant à FOG, c'est un journaliste, autant dire... un imbécile qui n'a sans doute jamais rien compris à ce qu'il sait... pour peu qu'il sache quelque chose ! On notera sa remarque à propos de l'Irak et de l'implication des USA : "Un état pour se défendre serait donc dans l'obligation de bafouer ses propres valeurs démocratiques ?"

    Or, l'intervention des USA en Irak n'avait et n'a rien à voir avec une menace quelconque, à moins de penser que "tout est menace" car tous doivent se soumettre.

     

     

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  • American sniper - American bastard

     

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              Le dernier film de Clint Eastwood " American sniper" aura battu tous les records aux Etats-Unis dans les 2 premières semaines de son exploitation en décembre 2014 ; ce sera le plus gros succès commercial de la carrière du réalisateur.

     

    ***

     

              Sorti en France en février 2015,  American sniper "raconte" l’histoire de Chris Kyle de l’US Navy Seal aujourd'hui célèbre, et tout aussi célébré, pour sa remarquable efficacité durant son engagement en Irak ; efficacité en tant que sniper... bien entendu. 

    L’effet direct du film sur le public américain ne tardera pas à se faire sentir ; les retombées seront islamophobes et racistes :

    « Un p*** de bon film et maintenant je veux vraiment tuer certains de ces p*** d’enturbannés ! »

    ou bien encore...

    « Amerian Sniper me donne envie d’aller tirer sur quelques p*** d’arabes ! » déclare un autre spectateur.

     

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             N'a-t-on pas toujours les ennemis et les cibles que l'on mérite ?

     

                 Quant au réalisateur, ce pauvre Eastwood, il ne se sera  décidément rien épargné durant sa longue, trop longue carrière - un film tous les ans depuis trente ans -, puisqu'il signe là son film le plus affligeant ; un film d'une ignorance et d'une bêtise crasses, et par voix de conséquence, moralement (et politiquement... pour peu qu'Easwood et son public soient capables de comprendre ce que cet adverbe implique) abject.

    Comme quoi, on ne se refait pas ! Jamais ! Et plus encore lorsque l'on ne peut pas cacher très longtemps d'où l'on vient ! C'est sûr : Eastwood n'aurait jamais dû quitter le western spaghetti et s'effacer avec lui, ou bien encore, garder son costume d'inspecteur Harry, de triste mémoire, avant de prendre sa retraite dans l'oubli. Cela fait des années que nous sommes nombreux à tenter de convaincre la critique cinématographique à ce sujet, en particulier Télérama, les Inrocks et "Les cahiers" : en vain.

     

                  Car... mais faut-il le préciser ?... avec "American Sniper", le réalisateur et son public dont il n'y a définitivement plus rien à sauver, semblent avoir tout simplement oublié, eh bien... que les Irakiens sont chez eux. Eh oui !

     

                 Vous dites ? Les troupes américaines ont le soutien d'un gouvernement dit "irakien" de ce que l'on nomme encore l'Irak ?

     

    Oui, sans doute, mais... ce gouvernement et sa proximité avec les troupes américaines ne vous rappelle pas un passé franco-français pas si éloigné ? Car enfin, ce gouvernement irakien sorti des urnes de Washington, n'est-ce pas un peu aussi, et surtout, Vichy et la collaboration avec l'occupant allemand ?

              

                      Comment ça ? Ca vous avait échappé ?

     

               Avec ce film qui a tous les attributs d'une commande du Pentagone, ainsi qu'à la lecture des commentaires de ceux qui l'ont vu dès les premières semaines, une pensée vient à l 'esprit : heureusement qu'Hitler était nazi et accessoirement antisémite, car, dans le cas contraire, ils lèveraient aujourd'hui tous le bras. Oui ! Bien haut le bras !

    D'ailleurs, ils le lèvent ce bras, même manchots ! tellement la connerie et la scélératesse ne connaissent plus, chez tout ce beau monde, de limites, de frontières, de retenue.

    Oui ! Ils le lèvent ce bras, à l'heure où ceux qui le baissent sont poursuivis en justice (e.i la quenelle)... tous le lèvent, de Washington à Tel-Aviv en passant par l'Elysée et Bruxelles !  Et c'est la gerbe ! Encore et toujours la gerbe !

     

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               Aussi, pour cette raison, on vous épargnera une analyse du film d'Eastwood puisque ce film, vous le connaissez tous, il a déjà été tourné mille fois : avant hier les Indiens, puis vinrent les Vietnamiens ; aujourd'hui, les Arabes et les Musulmans ; John Wayne, De Niro (The deer hunter) et un dénommé Bradley... dont on se fout, du reste !

    Et cette fois-ci en pire : amalgame, manipulation, diabolisation, voire... déshumanisation de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Irakien, un Arabe, un Musulman, hommes, femmes et enfants sur fond de bonne conscience, bien évidemment ! Bonne conscience propre aux pompiers-pyromanes venus faire un tour pour constater l'ampleur de la dévastation (1).

    Faut dire qu'à huit euros la place, à ce tarif là, c'est donné ! On fait le voyage sans hésiter. Alors, pourquoi s'en priver ? Les occasions de passer un bon moment en cassant du bougnou** en toute impunité - encore et toujours le bougnou** ! -,  ne sont pas si fréquentes de nos jours !

     

                  Après le tourisme sexuel, voici le tourisme guerrier avec "American Sniper" ! Là encore, pour trois fois rien, et sur le dos de la vérité du plus faible. 

     

    ***

     

                    Nominé pour six Oscars dont celui du meilleur film, "American sniper", sera récompensé pour le "montage sonore" seul. Là, c'est Hollywood qui sauve la mise, et peut-être aussi son honneur car il était un temps question de remettre à cet "American sniper" l'Oscar du meilleur film.

     

     

    1 - La politique conduite par les USA et ses complices, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 a fait près de 3 millions de morts... musulmans bien évidemment - embargo irakien inclus sous Saddam Hussein !

     

     

    NB : photos extraites du film

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  • American Sniper : rebond Agoravox

     


                Publication, ici, de mes réponses aux commentaires qui m'ont été adressés suite à la parution sur Agoravox de mon billet critique du film de Clint Eastwood  "American Sniper" : j'ai répondu en priorité aux commentaires postés par ceux qui soutiennent les films du réalisateur Clint Eastwood.


    En voici un condensé :

     

                   Comment ne pas voir dans le cinéma de ce réalisateur Eastwood qui n’oublie jamais de s’attribuer le beau rôle en tant qu'acteur, un cinéma manichéen, un cinéma box office, cinéma kleenex aux ressorts et aux enjeux mille fois assénés, aux scénarii éculés – en effet : pas un seul personnage, pas une seule situation qui ne nous aient pas déjà été présentés et servis par Hollywood depuis 1945…

    Un Eastwood qui est passé complètement à côté de son époque même si cela ne l’empêche pas de traiter « l’actualité » en ratant l’essentiel, toujours !  A savoir... la vérité aussi complexe soit-elle.


                   Le cinéma d’Eastwood n’offre aucune perception critique de notre époque et aucune analyse prospective ; il n’élève aucune conscience et ne permet pas de rebondir plus loin, plus haut vers d’autres réalisateurs : Fellini, Bergman, Casavettes...

    Certes, Eastwood aurait vraiment tort de se gêner ! C’est sûr ! Aussi, ce qui est en cause, c’est le fait que la critique cinématographique française accepte sans honte, film après film, de se faire rouler dans la farine ; soumission à l'origine de laquelle on trouvera un refus catégorique de dénoncer chez ce réalisateur ce qui pourtant crève les yeux. Mais ce refus est-il si surprenant finalement ? Voyez qui sont les propriétaires des Cahiers, de Télérama, de Positif et des Inrocks !

    Suivre l’argent… contentons-nous de suivre l’argent , et tout devient clair !

    Alors, cette critique aurait-elle vraiment les moyens de cette dénonciation ? Avec quelles conséquences pour leur avenir professionnel à tous ?

    Devinez.


                  Les ressorts narratifs du cinéma d’Eastwood sont d’un tel conformisme, et plus grave encore, d’une telle putasserie une fois de plus, une fois de trop avec "American sniper", que la coupe est maintenant pleine. Et si, à de rares exceptions près, les procédés du réalisateur sont ceux d’Hollywood depuis toujours, ils n’en demeurent pas moins insupportables ; et le fait que le cinéma d’Eastwood n’oublie jamais de lorgner du côté du tiroir-caisse, tout autant ! Car, chez Eastwood, tout est pensé afin de ne pas perdre un client, un seul ; rien à voir donc avec un soi-disant souci d’exposer aux spectateurs tous les points de vue. Dans le cas contraire, tout le monde y trouverait son compte. Or, ce n’est pas le cas.

    Loin s’en faut.

     

    Cette scène au cours de laquelle l'épouse du sniper lui annonce par téléphone (entre autres scènes aussi téléphoniques que téléphonées)qu’elle mettra au monde un garçon... quelques secondes avant que son mari ne se trouve confronté à une attaque lancée par d’affreux Irakiens - et son épouse de la "vivre" en "live" cette attaque à dix mille kilomètres de distance ! -, est impardonnable en tant que putasserie émotionnelle : ce n’est plus simplement la recherche du plus grand commun dénominateur émotionnel auprès des spectateurs, ou le plus petit  - "petit" dans le sens de "bassesse" -, mais bien plutôt, une prise d’otage, un chantage et un viol des consciences : nous sommes non pas invités mais sommés de nous émouvoir ; et c’est aussi et surtout... Eastwood qui sombre définitivement, sans doute comme jamais dans aucun autre de ses films.

    Quant aux dix dernières minutes du film qui mettent en scène "le retour du sniper dans la vraie vie" - sa femme, ses enfants, ses amis, party, jeux et barbecue, puis tout à coup la violence refoulée en réponse au jeu du chien avec l’enfant -, cet épilogue ne semble n'avoir qu'un seul but : nous expliquer à quel point le personnage est capable de discernement ; jugement et retenue : un chien n'est pas un terroriste ! Merci de nous le rappeler qu'un Irakien est en dessous du chien ! Car cette scène assoit définitivement le héros-sniper à la table de la civilisation contre la barbarie musulmane, arabe, irakienne... dont il n’y aurait rien à sauver qui ne le soit par la Pax Americana seule : Pax responsable, soit dit en passant, du chaos irakien (Eastwood, si tu veux nous en parler, c’est quand tu veux !). Les dix dernières minutes du film consacrent et sacrent le personnage ; elles ne seront pas destinées, ces minutes, qui sait, à corriger l’image que le film n’a pas cessé de véhiculer à propos de tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Arabe, un Irakien et/ou un Musulman. Eastwood persiste et signe donc.

    Quant aux opinions du réalisateur sur le monde, la terre, la lune et l’univers – sa vie, son œuvre ! -, force est de constater que le cinéma d’Eastwood est destinée en priorité au peuple américain. Aussi, qu’un européen puisse penser que ce cinéma-là le concerne... quand on sait quelles analyses de notre monde contemporain notre cinéma, ici en Europe, a été et reste encore en partie capable de nous proposer ... cet engouement autour du cinéma d’Eastwood demeure, pour un bon nombre d’entre nous, une énigme.

    A moins qu’il ne s’agisse tout simplement d’une prise de contrôle des esprits, une sorte de rapt culturel : les Européens, tout comme les Américains, refuseraient donc, eux aussi, de s’informer pour mieux ne pas penser ?

    Il est vrai qu’ici, en Europe, notre maison commune, tous les enfants et ados poussent en moyenne une fois par semaine  la porte d’un MacDo ; 80% des séries télévisées à succès sont américaines ; et quand un bombe tombée du ciel fracasse une existence, une famille, une habitation, quelque part dans le monde, neuf fois sur dix, elle est américaine.
     

    ***

     

                                  « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » - Anatole France

     

                    De cette vérité là, vraiment basique, Eastwood en est incapable. Aussi, avec « American Sniper » de quoi le réalisateur nous parle-t-il ?

     

                    Pour conclure : quand Eastwood fait un film censé traiter un sujet d'actualité, ce n'est jamais le film qu'il fallait faire et que les autres feront à sa place ; American sniper ne fera pas exception ; pour cette raison, il n’y a pas un film d’Eastwood qui arrive à la cheville d’un "Apocalyspe Now" de Coppola (2) ni de dizaines d’autres réalisateurs ; c’est la raison pour laquelle, en compétition, Eastwood reste absent de la remise des prix.

    Et ce n'est que justice.

     


    1 - A ce propos, ceux qui sont revenus blessés physiquement de la guerre d’Irak... n'ont pu que constater que rien n’avait été prévu pour eux ; pas de lieux d’accueil ; aucuns moyens supplémentaires dans les hôpitaux, dans les centres de ré-éducation. Trop, beaucoup de blessés... les autorités prévoyaient plus de morts : il est vrai qu'ils ne coûtent rien ; c’est la raison pour laquelle rien n’avait été mis en place pour faire face à un nombre aussi élevé qu'inattendu de blessés.

    Rien non plus à ce sujet dans le film d’Eastwood qui a maintenant tous les attributs d'un film de commande, le Pentagone en maître d’ouvrage, bien évidemment !

     

    2 - Le cinéma de Coppola n’est pas, dans l'esprit, et contrairement à ce que son passeport pourrait nous faire croire, un réalisateur américain ou américanophile ; il reste un immigré italien ; de plus, Chris Kyle (le sniper dont le film d'Eastwood s'est inspiré et qui a publié un ouvrage sur son engagement en Irak) n’est pas Joseph Conrad ; on ne fait donc pas le même cinéma avec l’un et l’autre. Et puis, à chacun ses auteurs !

     

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     Pour prolonger : cliquez Clint Eastwood : quand la critique cinématographque baisse sa garde

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  • Homeland... quand la CIA fait son cinéma

     

                 Homeland, une série télévisée américaine créée par Howard Gordon et Alex Gansa en 2011, attaque sa 4e saison. Bien que cette série, y compris ses derniers épisodes, soient téléchargeables sur Internet sans difficulté (en VF et en VOST), c’est Canal+ qui a l'exclusivité de sa diffusion.

     

                  Mais alors… qu’est-ce que c’est que cette série Homeland ? Que peut-on écrire à propos de cet objet si facile à identifier !

    La question mérite d’être posée.

     

                  Homeland, c’est d’abord et avant tout, une histoire américaine d’agents américains de la CIA qui, du Pakistan à l’Afghanistan en passant par l’Irak, passent le plus clair de leur temps à jouer aux gendarmes et aux voleurs, flingue d’une main (ou aux commandes d’un drone), et l'Ancien testament de l’autre ; en effet, une seule loi dicte leur conduite : la loi du talion.

    La spécificité de Homeland en tant que « chroniques d’une cour d’école de niveau primaire à l'heure de la récré», est la suivante : tout ce beau petit monde agents de la CIA joue le plus souvent seul ; par conséquent, ils sont à la fois les gendarmes et les voleurs, policiers et voyous, sauvages et barbares.

     

               Sans projet, ni stratégie (comment du reste pourraient-ils en avoir !), et bien que les cibles à abattre par ces pompiers-pyromanes professionnels - cibles qualifiées d’enfoirés et de salopards ou d’encul.., c’est au choix, à longueur d’épisodes -  soient remplacées dans l’heure qui suit leur exécution punitive, avec Homeland, c’est l’Amérique qui rend une justice quasi divine… transcendantale, assurément ! Pour preuve : cette justice vient d’en haut, toujours ! Du haut d’un drone ou d’un F16 !

    Malhonnête sur le fond, hystérique dans la forme, Homeland serait une série « commandée et financée » par la CIA, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement pour nous expliquer à quel point nous devons tous notre sécurité (entre deux attentats bien sentis quand même, et quelques otages exécutés !), nous les Occidentaux et les autres aussi, les quelques sept milliards d’être humains que compte notre planète, à cette Agence car Homeland est un véritable hymne à la CIA, à son personnel, leur sacrifice et leur engagement sans faille.

    Oui la CIA, cette Agence qui depuis les années 50 a violé toutes les lois internationales qu’il est possible de violer ainsi que toutes les constitutions et toutes les règles les plus élémentaires de la démocratie… comme respecter le résultat des élections dans un pays tiers ; responsable aussi cette agence d’un nombre incalculable d’atteintes aux droits de l’homme - assassinats, torture d’opposants - et autres crimes de guerre.

     

                 Al-Qaïda, Talibans, services secrets pakistanais... tout le monde est là : il ne manque personne ! Homeland est un thriller d'un nouveau genre - genre "géo-politique" -, qui vous explique le plus sérieusement du monde, avec des acteurs bien décidés à vous en convaincre, que les USA sont allées en Afghanistan pour sauver la veuve et l’orphelin ; défendre le droit des petites filles d’aller à l’école et plus globalement et généralement, dans le but de venir en aide à une population (qui n’avait pourtant rien demandé) dirigée à coup de fouet d’un bras ferme et d’une main qui jamais ne tremble : le fouet de la Charia.

    Homeland vous invitera avec insistance (des fois que …) à comprendre ceci : la sécurité des USA repose sur ses capacités à assassiner ici et là, des opposants férocement hostiles à l’occupation de leur pays, et plus encore lorsque les occupants sont des occidentaux.

    Quant aux acteurs qui sévissent dans Homeland, et deux d’entre eux en particulier, deux farfadets sortis tout droit d’un lavage de cerveau dans un centre de formation de la CIA :

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               Mandy Patinkin alias Saul Berenson (à gauche) : transfuge de la série « Esprits criminels », Berenson c’est la main qui tue et qui ferme les yeux de celui qu’elle vient de tuer, et qui, avec un regard de chien battu sorti de sa niche pour prendre un peu l’air, prépare déjà son prochain forfait…

              Claire Danes alias Carrie Mathison (seconde à partir de la gauche) : bi-polaire, langage châtié, ne doutant de rien, jamais ! Il lui arrive de tomber amoureuse même si elle offre volontiers son cul pourvu que la cause en vaille la peine, hésitant toutefois à noyer son chérubin âgé de quelques mois dans une baignoire au moment du bain…

    Face à ces deux protagonistes piliers sans lesquels tout l’édifice de la CIA s’effondrerait à en juger par ce qui leur est demandé comme implication et ce que ces deux acteurs acceptent de nous donner à voir et à entendre, force est de conclure ceci : seuls les acteurs américains sont capables d’un tel investissement, d’une telle empathie avec un sujet qui impliquerait ce que tous croient relever sérieusement de la sécurité des Etats-Unis d’Amérique (The United States of America – il faudrait pouvoir l’écrire avec l’accent américain !) 

    Voyez Clint Eastwood, Morton Friedman, Mel Gibson, Denzel Washington ! Et puis Harrison Ford, sans doute le pire de tous quand il s'agit de porter le monde sur ses épaules alors que ce monde ne lui avait rien demandé. Car, plus patriotique qu’un acteur américain, vous ne trouverez pas ! Et quand on sait qu’il n’y a pas de sécurité possible aujourd’hui pour les « salauds d’Etat » au nom de la raison du même nom, qui a dit qu’après les journalistes, les plus c… et les plus veules sont les acteurs de cinéma et de télé, américains de préférence (1)?

     

               Dans Homeland, chaque action meurtrière (assassinats, enlèvements, manipulations) de nos héros agents de la CIA que la morale et une tête bien faite reprouveraient sans hésiter, est contrebalancée par un acte commis par « le camp d’en face » jugé très certainement plus répréhensible encore par un téléspectateur moyen, très moyen, quidam de l’audiovisuel. Chaque acte « hors la loi » trouve, côté CIA,  sa justification dans l’argument du moindre mal ou encore « d’un mal pour un bien » (2). C’est à la fois le procédé utilisé par tous les criminels acculés car démasqués (dans la vraie vie : souvenons-nous des arguments d’un Papon ou d’un général Aussaresses, combattant de la guerre d’Algérie… et d’autres encore), et c’est aussi (dans les fictions) un procédé perfide qui permet de s’acheter une bonne conscience et de l’afficher auprès d’un public constitué de pauvres bougres (3) qui n’ont pas idée, européens de préférence, si on oublie le premier public de cette série : une audience américaine.

     

                 Si le triomphe public et critique "at home" de Homeland (cinq Emmy awards, 2 Golden globes) ne surprendra personne, en revanche, ici en France, l'enthousiasme (même relatif) qui accompagne la diffusion de la série sur Canal+ et sa rediffusion sur la TNT, montre le niveau d’ignorance auquel l’immense majorité des clients des chaînes privées (et publiques) est parvenue ; désinformée, dépolitisée, dé-conscientisée, cette population en revanche people-isée comme jamais, incarne toutes les raisons au monde de désespérer de l’avènement d’une quelconque prise de conscience à la fois humaniste et politique - géo-politique, devrions-nous dire ! - qui verrait les responsables des politiques de l’Otan sous commandement américain des 20 dernières années dans cette région (bientôt l’Europe avec l’Ukraine ?) traînées devant une cour pénale internationale pour crime de guerre, voire… crime contre l’humanité.

     

                    Homeland peut s’apprécier à l’aune de deux ou trois critères ; ou pour le dire autrement : « Dites-moi qui vous êtes et je vous dirai quelle idée vous vous faites de Homeland ! ».

    Quel est votre niveau de conscience ? Etes-vous informé ? Beaucoup, un peu ou pas du tout ? Etes-vous capable d’établir un lien de cause à effet ? Avez-vous une bonne mémoire ?

    Selon les réponses, pour un Américain, un sioniste, un Juif, un Israélien et/ou un imbécile, c’est à l’ombre de la bannière étoilée ou du drapeau israélien planté au beau milieu de son salon, qu’il regardera, exalté, cette série Homeland aux cris de « Israël vaincra ! » et  « God bless America ! », un pack de bière à ses pieds.

    En revanche, un Musulman, un Arabe, un téléspectateur affectivement et culturellement proche d'une région qui s’étend disons de la Libye à l’Afghanistan… prendra très vite la décision de jeter son téléviseur par la fenêtre aux cris vengeurs de : « Bande d’encul.., allez donc tous vous faire foutre ! » avant de lancer à la cantonade : « Allahou akbar ! »

    Et les autres, ni Arabe, ni Juif, ni Musulman, ni Américain, ni rien, c’est-à-dire tout, entre deux éclats de rire et une grimace, n'hésiteront pas à adresser un doigt d’honneur ou une quenelle à cette série, et ce dès les premiers épisodes, avant d’aller se ressourcer auprès d’un Kubrick ou d’un Coppola ; deux réalisateurs qui ont toujours su que le patriotisme d’Etat est le refuge des crapules, et plus encore, lorsque ce patriotisme vit et prospère sur le dos de la justice et du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

     

    ***

     

                    Un détail, un dernier. Oh, trois fois rien !

                    Homeland est inspirée d’une série… israélienne : Hatufim (en hébreu : « Enlevés »), créée par Gideon Raff et qui a fait, dit-on, couler dans les chaumières d'Israël (colonies incluses) des larmes abondantes et chaudes comme ces eaux thermales au pied des volcans.

                    Décidément, on ne se refait pas. Jamais !

     

     

    1 - La série nous accordera toutefois un ou deux moments d’émotion purs, profonds, aux ressorts indiscutables, lorsque, par exemple, le personnage de Carrie, sous LSD, croit reconnaître hallucinée, Brody, l’être aimé décédé, auprès d’un gradé pakistanais ; un vrai moment d’émotion où la raison des sentiments triomphe, authentique, propre, dissociée même de ce à quoi cette série exige que nous adhérions ; une émotion dont les producteurs de cette série n’auront jamais besoin d’avoir honte car pour le reste...

     

    2 - Le bien ? Oui, le bien ! Comme continuer de décider qui vivra, où, comment et dans quelles conditions : sous une tonne de bombes ou bien les pieds en éventail au bord d’une piscine.

     

    3 - Génération Canal+ : haussement d’épaule, dérision et déculturation. L’ignorance ce n’est pas le retour de la barbarie mais bien plutôt le retour insidieux d’une bêtise insondable ; c’est Sacha Guitry parodié par Jamel Troisbouzze : et là, on touche le fond du fond… tout au fond.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Coalition Obama pour l'Irak : les pompiers-pyromanes.

     

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