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  • L'âge d'or de l'Islam avec Fernand Braudel

     

                        Extrait de l'ouvrage : "Grammaire des civilisations" rédigé en 1962 - en partie révisé en 1966 et 67.

     

     

    ***

     

                      Quatre ou cinq siècles durant, l’Islam fut la civilisation la plus brillante de tout l’Ancien Monde. Cet âge d’or va, en gros, du règne du fils d’Harûn al-Rashid, Ma’mûm (813-833), créateur de la Maison de la Science de Bagdad, à la fois bibliothèque, centre de traductions et observatoire astronomique, à la mort d’Averroès en 1198.

     

    Vers 750, l’Islam a atteint ses frontières extérieures essentielles ; son expansion se trouve alors bloquée par les ripostes étrangères : Constantinople,  Poitiers, révolte du Maghreb. Ainsi une sorte de calme s’établit vers l’extérieur et en contrepartie, à travers tout l’Empire, une vaste économie trouve ses assises, ses rythmes de croissance, sa prospérité. Cet essor entraîne la mise en place d’une économie  de marché, d’une économie monétaire, ce qui implique d’innombrables conséquences. L’économie monétaire bouscule les assises d’une société féodale : les riche deviennent plus riches, insolents ; les pauvres... misérables. Si cette prospérité n’a pas tout commandé, elle explique le climat révolutionnaire ininterrompu, les troubles agraires et urbains liés souvent à des mouvements nationalistes, à travers l’Iran en particulier, mais pas seulement.

     

                      Ecoutez ce pamphlet d’Al-Ifriki, écrit vers l’an mille : « Non, assurément, je ne prierai pas Dieu, aussi longtemps que je resterai pauvre. Laissons les prières au Cheik, au commandant d’armées dont les caves sont pleines à craquer. Pourquoi devrais-je prier ? Suis-je puissant ? Ai-je un palais, des chevaux, de riches habits, une ceinture d’or ? Prier quand je ne possède pas le moindre lopin de terre, serait une pure hypocrisie !»

     

                     Comme tout se tient, les hérésies islamiques qui pullulent en ces siècles ont toutes comme les « hérésies » de l’Europe médiévale, leurs racines sociales et politiques. L’histoire de la pensée musulmane est liée sans fin à ces tensions explosives.

     

                      On peut comparer cet âge d’or de l’Islam à celui de la merveilleuse Renaissance, ce mélange de richesse matérielle et de richesse intellectuelle qui a été pour les deux Renaissance des heures de gloire exceptionnelle.

     

    Universelle et en même temps régionale, soit une et diverse, la civilisation islamique  construira des mosquées, des médersas, écrira une poésie qui célèbre Dieu, la nature, l’amour, la bravoure, le sang noble, la terre, la science, le vin défendu et les fleurs ; sans oublier les contes de l’Inde que nous pouvons lire dans le recueil des Mille et une Nuits rédigé tardivement au XIVe siècle au terme d’une longue gestation.

     

    La philosophie est partout la reprise de la pensée grecque et situe Dieu dans un cosmos. Fleurissent technique et industrie, de la Perse jusqu’en Andalousie, cette Espagne, pays terminus de l’Islam ; on y rencontrera des joueurs d’échecs et de kurâg ; des missions sans nombre seront organisées dans des pays éloignées, la Chine, demandant des copies des usages de toutes les Cours et tous les ministères…

     

    Plus tard, l’Espagne musulmane affichera sa singularité, l’Iran ses particularités vives et fortes ; le Persan devient une grande langue littéraire, écrit en caractères arabes, et Bagdad est alors une ville iranienne à l’intérieur de la vaste civilisation islamique.

     

    Cette opposition – universalité et régionalisme -, se retrouvera à travers tout l’Islam. L’Iran donc mais aussi l’Inde, l’Afrique noire, l’Indonésie… en  Inde on parlera d’art indo-islamique.

     

     

                     En ces siècles d’or, la civilisation musulmane est à la fois une immense réussite scientifique  et une relance exceptionnelle de la philosophie antique. C’est dans la science que cette civilisation a le plus apporté de nouveautés : la trigonométrie et l’algèbre. On pourra sans hésiter faire l’éloge des géographes mathématiciens, des observatoires astronomiques et de leurs instruments, des mesures excellentes que cette civilisation obtint pour des latitudes et longitudes corrigeant ainsi les erreurs d’un Ptolémée ; maître de la chimie, de l’optique, de la pharmacopée – la moitié des remèdes qu’utilisera l’Occident viennent de l’Islam -, la médecine islamique mettra en  lumière la circulation sanguine et pulmonaire, trois siècles avant Michel Servet…

     

                     Sur le terrain de la philosophie… c’est la reconquête, la  reprise des thèmes de la philosophie grecque : reprise accompagnée de prolongations, d’élucidations et de créations. La philosophie d’Aristote, explication dangereuse de l’homme et du monde face à une religion révélée qui est une explication générale du monde, obsède, subjugue ;  un humanisme musulman naîtra de cette confrontation à la fois philosophique et spirituelle.

     


    Cinq noms essentiels émergeront : Al-Kindi, Al-Farabi, Avicenne, Al-Gazali et Averroès, la flamme philosophique d’Espagne qui fera connaître à l’Occident les philosophies arabes et Aristote lui-même.

     

    Une philosophie sous l'influence donc de la pensée grecque d’un côté et la révélation coranique de l’autre qui se heurte à ses murs et reflue sans cesse vers son point de départ. L’Islam doit à la Grèce son goût pour les sciences et tous les philosophes de la civilisation islamique seront des savants : mathématique, astronomie, chimie, médecine…

     

    Dialecticiens habiles, d’aucuns ne croiront pas à l’immortalité de l’âme ; d’autres douteront de la résurrection des corps…  d’autres encore défendront la foi, d’autres seront idéalistes avant que l’Occident ne reprenne la flamme au XIIe siècle.

     

    Cet arrêt brusque de la philosophie et de la science musulmanes pose alors un problème d’ensemble.

     

    -          Est-ce les attaques d’Al-Gazali contre la philosophie et la libre pensée ?

     

    -          Est-ce à cause de ceux qui ont sauvé militairement un Islam partout menacé par l’Occident, et  qui l’auraient ainsi tué de l’intérieur : ils étaient Berbères, d’autres Soudanais, Turcs…

     

    -          Est-ce plutôt une question économique : la perte de la méditerranée, mer nourricière d'un Islam obligé de se replier sur lui-même pour survivre ?

     

                     Dans l’état actuel de nos connaissances (1962 ndlr), la question économique et politique semble la meilleure explication d’ensemble du brusque recul de la civilisation islamique.

     

     

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  • Fabius en Iran : le courage des lâches

     

     

                  "... suite à la conclusion de l'accord sur le nucléaire, le ministre français des Affaires étrangères a confirmé qu'il se rendrait à Téhéran fin juillet ou début août.

    Programmée initialement par le Quai d'Orsay les 6 et 7 juillet, puis le 20, la visite de Laurent Fabius en Iran interviendra «prochainement», d'autant que d'autres responsables européens sont annoncés à Téhéran. Lundi, le vice-chancelier allemand et ministre de l'Économie, Sigmar Gabriel, ouvrira le bal, accompagné de 65 dirigeants d'entreprises allemandes. Contrairement à Paris, Berlin n'a jamais vraiment cessé de commercer avec Téhéran, notamment les banques des Länder, peu exposées aux mesures de rétorsion... "- Le Figaro.fr
     

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              Nul doute : la visite programmée de Fabius en Iran fera toutes les unes. Les médias, les éditorialistes seront unanimes pour qualifier cette visite d'"historique" : "Fabius dans les pas d'Obama pour renouer avec l'Iran avant la levée des sanctions". Ou bien encore : "Cette visite est à mettre à l'actif du quinquennat de François Hollande !"

    On reconnaîtra sans difficulté la bêtise crasse de ces commentaires à venir à la signature de leurs auteurs mais pas seulement.

     

     ***

     

     

               Après Hollande à Cuba, Fabius en Iran : et pour que la diplomatie française ose ce voyage...


    Il aura fallu l'annonce du dégel des relations USA/Iran à l'initiative des Américains…

    Il aura fallu que les USA décident de la conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien...

    Fabius en Iran... il aura fallu que les USA donnent leur feu-vert car une fois encore, force est de constater que la politique étrangère française se décide à Washington.


                Il est vrai que toutes les conditions étaient bel et bien réunies pour qu'un Fabius puisse aller faire le beau en Iran, à moindre frais, sans coup férir ni à redouter des USA dont cette traînée de diplomatie française, depuis Sarkozy, ne sait plus comment satisfaire les desiderata, la langue bien pendue et tirée, bien dans la raie, la bouche grande ouverte aussi ; il paraît même qu'elle avale goulûment : pas une goutte ne lui échappe !

     

                  Cette visite lui va donc comme un gant à ce Fabius ! C'est la visite du courage des lâches ; lâcheté que l'on retrouve à toutes les étapes du quinquennat Hollande.

    Car enfin …

    Mille fois la France aurait dû passer outre les sanctions économiques (1) contre l'Iran !

    Mille fois, nos Présidents auraient dû se rendre en Iran !

    Mille fois, la France aurait dû recevoir ses dirigeants !

    Mille fois la France aurait dû user de son influence en Europe pour rallier auprès d’elle des pays bien décidés à passer outre un embargo aussi injuste que cruel. Cruauté qui n’a pas cessé d'inspirer la politique des USA, du Vietnam à aujourd’hui, à la hauteur de plusieurs millions de morts depuis les années 2000 en particulier.

     

     

     

    1 - Ces sanctions auront coûté à l'industrie automobile française en particulier dont l'Iran était le troisième marché à l'export, près de 500 000 véhicules par an.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Hollande à Cuba

     

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  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

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  • Le Rapport Anti-Empire de William Blum ou tout ce qu'il faudrait ne pas comprendre

     

     

    L’État Islamiste (1)

     

     

                  Vous ne pouvez pas croire un mot de ce que les États-Unis ou ses médias grand public disent du conflit actuel impliquant l’État Islamique (EIIL).

    Vous ne pouvez pas croire un mot de ce que la France ou le Royaume-Uni disent de l’EI.

    Vous ne pouvez pas croire un mot de ce que la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït, la Jordanie, ou les Émirats Arabes Unis disent de l’EIIL. Pouvez-vous dire avec certitude quel côté du conflit est en réalité financé, armé et entraîné par l’un de ces pays du Moyen-Orient, si en fait ils ne soutiennent qu’un seul côté ? Pourquoi laissent-ils leurs jeunes enragés rejoindre les extrémistes islamiques ? Pourquoi la Turquie, membre de l’OTAN, laisse-t-elle autant d’extrémistes islamiques traverser ses frontières pour rejoindre la Syrie ? La Turquie est-elle plus intéressée par l’élimination de l’État Islamique ou des Kurdes assiégés par l’EIIL ? Ces pays, ou ces puissances occidentales, sont-ils plus préoccupés par le renversement de l’EIIL ou par le renversement du gouvernement syrien de Bachar el-Assad ?

    Vous ne pouvez pas croire les soi-disant rebelles syriens « modérés ». Vous ne pouvez même pas croire qu’ils sont modérés. Ils ont la main sur tout, et tout le monde a la main sur eux.

     

                   L’Iran, le Hezbollah et la Syrie combattent l’EIIL ou ses précurseurs depuis des années, mais les États-Unis ont refusé de s’allier pour la bataille avec l’une de ces entités. Washington n’a pas imposé non plus de sanction à un quelconque pays soutenant l’EIIL, comme il l’a fait promptement pour la Russie en raison de son rôle supposé en Ukraine.

    Les fondations de cet abominable embrouillamini d’horreurs politiques et religieuses qui balaient le Moyen-Orient ont été creusées – profondément creusées – par les États-Unis durant les 35 ans (de 1979 à 2014) passés à renverser les gouvernements séculiers d’Afghanistan, d’Iraq, de Libye et de Syrie (comme supplément à la pagaille ambiante durant la même période il ne faut pas oublier les bombardements américains incessants du Pakistan, de la Somalie et du Yémen). On ne peut pas détruire des sociétés modernes, relativement développées et éduquées, en déchirer le tissu social, politique, économique et juridique, torturer des milliers de personnes, en tuer des millions, et s’attendre à la survie de la civilisation et de la décence humaine.

     


                            Vite, la suite ICI !

     

     

    1 - Courtesy of www.les-crises.fr d'Olivier Berruyer

                 

     

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  • Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses…

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.


    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)


                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.


                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».


    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…


                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.


                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :


    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.


                 Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !


                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche adressé à notre essayiste au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?


    Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques le touchent directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à tout point de vue opposé ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux "larbins" d'une ploutocratie à vocation oligarchique.


                     C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"


    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, et plus récemment Edwy Plenel… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.


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    Pour prolonger, cliquez : Michel Onfray ici et là

     

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  • L’Iran et « la bombe » : l’avoir ou pas

     

     

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    L'atome : frayeur et splendeur !



                   La communauté internationale exige que l'Iran réduise ses capacités nucléaires afin d'exclure tout débouché militaire. Téhéran, qui soutient que son programme nucléaire est strictement pacifique, revendique son droit à une filière nucléaire civile complète et demande la levée des sanctions économiques qui l'asphyxient.

    Téhéran et le «5+1» (Chine, Etats-Unis, France, Russie, Royaume-Uni et Allemagne) et l'Iran poursuivent ce dimanche leurs négociations pour arracher au moins un accord de principe.

    L'Iran a fait savoir dimanche qu'il souhaitait laisser la porte ouverte à la discussion en cas d'échec.


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                Diable ! Pourquoi toute cette agitation autour de l’Iran ? Et à quelles fins ?


    Aux fins de trouver dès demain matin, une issue démocratique dans ce pays, ou bien alors, une solution au martyre du Peuple palestinien face à un Etat israélien « hors la loi » et sans scrupules ? Ou bien encore, dans le souci que le Peuple iranien, tout comme les Irakiens et les Afghans, puisse enfin goûter aux bienfaits et aux avantages d'une présence militaire occidentale sur son sol ?

    Oui ? Non ?


               Mais alors... que l'on cesse donc toute cette agitation et cette indignation sélective et intermittente qui n’ont qu’un seul but : nous cacher des interventions punitives de type colonial et des expéditions prédatrices de type mafieux pour le contrôle des dernières ressources naturelles de cette région !

     

     

    ***

     

              Au sujet de "La bombe"... la bombe et l'Iran, qui osera poser la question du nucléaire israélien estimé à 140  têtes nucléaires opérationnelles ?

    Aucun média, aucun analyste n'osent aborder cette question car, le premier qui en parle perd son job ou son accréditation.

    Quand on sait l'utilisation qu'Israël fait de sa supériorité militaire depuis 1967, nous n'avons aucun intérêt à ce que cet Etat qui ne respecte aucune loi internationale parvienne avec ses alliés à priver l’Iran de « la bombe ».  

    Tout en gardant à l’esprit que jamais depuis la Seconde guerre mondiale nos dirigeants n'auront exigé de nous tous d'accepter une telle promiscuité avec un pays, Israël, si peu recommandable, et alors qu’il nous est donné à comprendre que l’extrême droite israélienne actuellement au gouvernement est bien moins infréquentable que l’extrême droite française sous prétexte qu’elle est de confession juive, et alors qu'au regard de l’Histoire, cette extrême droite-là, israélienne donc, n’a pourtant... et bien évidemment... et plus que toute autre... aucune excuse…

    Pour toutes ces raisons, faut-il rappeler que notre intérêt en tant qu'Européens, c'est que dans cette région, on puisse établir un équilibre de la "terreur" ; ce qui préservera du chaos irakien, afghan, libyen et syrien... l'Iran, ce beau et grand pays pacifiste (voyez ses poètes, son cinéma, sa musique... !) qui n’a jamais déclaré la guerre à qui que ce soit. Quant aux propos de son ancien leader Ahmadineja, aujourd’hui deux responsables de la sécurité israélienne - Yuval Steinitz et Dan Meridor - reconnaissent que ce leader n’a jamais appelé à « la destruction de l’Etat israélien » : erreur de traduction.

    Et en ce qui concerne le soutien de l’Iran à la cause Palestinienne, tous les Peuples du monde entier ne soutiennent-ils pas cette cause, et nous tous aussi, en Europe ?

     

              Refusant de se soumettre en acceptant l’exploitation de ses ressources en pétrole par et pour l’Empire seul, tout en abandonnant son soutien aux Palestiniens, pris en tenaille par l'Irak et l'Afghanistan - pays occupés et détruits -, aujourd'hui, l’Iran a contre lui trois acteurs majeurs du chaos dans une région qui s’étend de la Libye à L’Afghanistan, aussi, qui peut nier que « la bombe » représente pour l’Iran sa seule chance à terme de ne pas partager le sort de l’Irak, de l'Afghanistan, de la Syrie et de la Libye, pays livrés à une coalition scélérate, Israël, USA et Arabie Saoudite et à une Europe d’une lâcheté sans nom ?


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    Pour prolonger... cliquez  Le nucléaire iranien par Kenneth Neal Waltz, pour le Council on Foreign Relations

     

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  • Des nouvelles d'Israël : courtesy of Yuval Steinitz, ministre du renseignement

     

     

                     Israël : station balnéaire


                        Destination très prisée en France car, ne l'oublions pas : Israël demeure entre deux bombardements de population civile, trois nouvelles colonies et deux assassinats dits « ciblés », une destination touristique de premier choix ; et c'est sans honte que nombre de nos concitoyens s’y rendent et s'en vantent.


    carte-israel-palestine.jpg

    Il y a des cartes qui valent mille discours

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                S’il y a des interviews qui se passent de commentaire, d’autres, en revanche, éclairent d’un jour nouveau et d’une lumière tout aussi nouvelle, comme aucune autre, tellement ces interviews-là sont rares, des réalités jusqu’alors cachées, injustement et volontairement niées.


    ***


                 De passage à Paris pour rappeler à l’Etat français en général et à Laurent Fabius en particulier, les ordres de l'État hébreu sur le dossier du nucléaire Iranien (1), Yuval Steinitz, TDC de première catégorie (2), ministre israélien du Renseignement, des Affaires stratégiques et des Relations internationales, s’est confié - d’aucuns diront : « s’est confessé » -,  à un journaliste du Point.fr  : Armin Arefi, journaliste franco-iranien - une fois n'est pas coutume !

                                                                       C'est ICI


                 A la lecture de cette interview, on ne manquera pas de remarquer le ton employé par l’interviewer ; un ton péremptoire propre à ceux qui jouissent d’une impunité totale et qui ne s’en cachent pas ; dans ce ton, on trouvera des décennies de coudées franches sur la scène internationale : n’avoir de comptes à rendre à personne ainsi que... disposer de la vie de tous ceux qui s'opposent au vol de la terre et à la captation d'une ressource vitale  - l'eau -, d'un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud, du temps de l'Apartheid.

     

                Voici les moments forts de cette interview :


    "Votre prédécesseur, Dan Meridor, n'a-t-il pas admis qu'Ahmadinejad n'avait jamais appelé à rayer Israël de la carte ?

    - L'erreur de traduction provient des médias officiels iraniens."

     

                      Dans les faits, ce sont les officines de propagande (USA, Israël) relayées par des médias aux ordres qui ont assuré la diffusion de cette traduction mensongère à dessein, dans le cadre de la diabolisation du Régime iranien qui n’avait aucun intérêt à une telle méprise.


     

    "Comment expliquez-vous qu'Israël ait aidé le Hamas à ses débuts ?        

    - Cela a été une erreur, dans les années 1980, il y a 30 ans. Certains en Israël ont pensé aider les islamistes afin de contrebalancer le pouvoir des nationalistes. Cette même erreur a été commise par les États-Unis en soutenant les talibans et certains djihadistes en Afghanistan contre l'Union soviétique."

     

                         Merci pour cette confirmation longtemps réfutée par tous ceux qui vouent à Israël une dévotion à toute épreuve : surtout celle des faits avérés.


     

    "Pour nombre de diplomates européens, la cause des violences est plutôt à chercher dans la poursuite tous azimuts de la colonisation israélienne...

    - Il est tout à fait inadéquat d'utiliser le mot colonisation."


                Quel mot faut-il employer alors : occupation ? Annexion ? Anschluss ?


         

    « La colonisation n'est-elle pas illégale au regard du droit international ?

    - Ce n'est pas au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, où siègent un grand nombre de dictatures arabes, de décider ce qui est légal ou pas. Il y a tellement d'autres problèmes dans le monde, regardez la terrible guerre en cours en Syrie. Israël est une vibrante démocratie à l'occidentale, avec un système judiciaire fort et indépendant."

     

               En rejetant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU,  l’Etat israélien rejoint le groupe des Etats dits « voyous ». Ce que nous sommes nombreux à dénoncer depuis des années.

    On notera au passage la compassion de Yuval Steinitz à l’endroit de la souffrance du Peuple syrien même si, comme un fait exprès, la fin de son calvaire servirait à merveille les intérêts d’Israël - la chute de Bachar el-Assad -, alors que la fin du martyre palestinien nuirait gravement aux intérêts d’Israël, à savoir : la création d’un Etat palestinien et le retrait de près de 300 000 colons de Cisjordanie.

    Et puis enfin, si Israël est une démocratie vibrante, sonnante et détonante, il ne peut alors s’agir que d’une démocratie sur le modèle de la France des années 50 : une démocratie sans opposition digne de ce nom, entre deux montées dans le Djebel et, - pour ne pas en être redescendus les mains vides -, deux séances de torture dans les caves d’Alger.

     


    1 - Quand on pense au fait que « la bombe » représente la seule chance pour un pays tel que l’Iran de ne pas « finir » comme l’Irak, le Yémen, le Liban, la Syrie, la Libye, l’Afghanistan et d’autres encore -, on ne saurait en aucun cas soutenir ceux qui s'opposent à la nucléarisation de l'Iran.


    2 - TDC : personnage malfaisant, menteur et paranoïaque ; en politique ou dans les affaires, véritable sociopathe à un niveau tant local qu’international, privé de conscience humaine autre que celle qui concerne son clan, son parti, son ethnie, sa classe ou sa caste.

     

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  • Iran, Fabius, la France et nous

    Thierry Meyssan, sur l'attitude de "la France"



                     A propos des négociations de Genève sur le nucléaire iranien le 9 novembre, les pays réunis ont parlé d'une France intransigeante désignée comme responsable de l’échec des pourparlers. Les faucons se réjouissent (les néo-conservateurs américains, le gouvernement israélien et l'Arabie Saoudite). Les colombes, elles, battent de l'aile.


    "Diplomatiquement, la stratégie de la France est payante auprès d’Israël, de la Turquie et surtout de l’Arabie saoudite, puisque Paris s’est posé comme l’interlocuteur privilégié de tout ceux qui ont une peur bleue de la bombe iranienne", décrypte Gauthier Rybinski, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24.


    Il y va également des intérêts économiques de la France dans la région, où, ces derniers mois, Paris a multiplié les signatures de contrats notamment avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. La France compte également sceller assez rapidement un accord capital avec la monarchie wahhabite sur la livraison de missiles sol-air et pour la vente d'avions Rafale au Qatar : "Échaudés depuis qu’ils se sont retrouvés esseulés en rase campagne après la volte-face d’Obama sur le bombardement punitif contre le régime syrien, les Français sont sans doute animés par un désir de revanche", note Gauthier Rybinski.


                     Qu'il soit permis de préciser ceci : parler d'intransigeance de La France à propos de ces négociations, c'est sûrement un raccourci un peu court et un abus de langage, voire une insulte, car enfin, s'agit-il vraiment de la France et de son Peuple souverain  ? Ne s'agit-il pas plutôt, comme le souligne Thierry Meyssan, d'une présidence Hollande et d'un gouvernement dont le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, ministre élu par personne, ne sait plus comment satisfaire, dans la continuité d'un Sarkozy tout aussi zélé, les desiderata d'une puissance étrangère nommée Israël.


    Rappelons qu'il n'y a aucune légitimité populaire et démocratique ni aucun précédent diplomatique derrière l'engagement de cette présidence et de ce gouvernement auprès d'un pays dont il faut bien constater qu'il n'a plus rien aujourd'hui à envier à l'Afrique du Sud de l'apartheid.


    D'autre part, on ne manquera pas de noter le vocabulaire d'un ministre des affaires étrangères qui n'a plus aucune retenue (1) ; un vocabulaire et un langage, là encore, en rupture totale avec notre tradition diplomatique européenne de ces cinquante dernières années, du quai d'Orsay à l'Elysée ; vocabulaire qui appartient à une région, et un pays en particulier, que Fabius ferait bien de fréquenter mais du bout des pieds car, Netanyahu et son gouvernement de coalition d'extrême droite ne sont pas plus fréquentables sous un drapeau israélien que sous celui d'un drapeau tricolore.

    Dans le cas contraire, devra-t-on alors exiger le départ de ce ministre prête-nom et porte-voix ?

    Assurément.


                    Et pour ne pas conclure... on précisera ce qui suit : que l'on sache en haut lieu que cette politique qui viole tout ce qui a fait la réputation de la France dans le monde, admiration et respect, participe, à gauche, du dégoût qui n'en finit pas de gagner les coeurs et les consciences.

    Aussi peut-on affirmer sans risquer d'être contredit : plus personne ne lèvera le petit doigt pour sauver ce gouvernement et cette présidence, et l'on n'aura alors qu'un souhait : que toutes les élections à venir leur soient fatales !




    1 - A propos de Bachar El Assad : "Cet homme ne mérite pas de vivre". A propos des touaregs du Mali : "Ces barbares..."

     

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    ainsi que Porter la crise au coeur du PS et des Verts


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  • Viet-Nam, Irak oui ! Syrie non !

     

     

                 Pourquoi doit-on s’opposer à toute ingérence en Syrie et accueillir avec la plus grande des réserves les événements et toute information venant de Syrie ?

     

    1 – Ceux qui se penchent sur le berceau syrien  n’ont aucun projet de justice, de démocratie et de liberté pour le Peuple syrien.


    2 – La chute d’Assad ne conduira pas à la démocratie, à la justice et à la liberté pour le Peuple syrien.


    3 – Les grands bénéficiaires de la chute du régime syrien seront entre autres : les USA, Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite  qui n’ont jamais soutenu la démocratie, la liberté et la justice dans cette région et nulle part ailleurs.


                     A – Les USA : empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... entente spirituelle unanime entre les hommes : Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...


                     B – Israël : Etat qui ne respecte aucune loi internationale, vit et prospère sur le dos de centaines de milliers de Palestiniens placés sous un régime de quasi Apartheid.


    Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation...


    Ici : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme, racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer la connivence au plus haut sommet de l'Etat français avec cette politique : journalistes, artistes, producteurs radio et télé, universitaires et blogueurs...


                    C – l’Arabie Saoudite – Qatar : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues... et partout ailleurs en Afrique.

     

     

    Car enfin…


    Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?


                Personne, excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.


    La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?


                 USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...


    Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?


                 Aux mêmes.


                  Et bien que les États-Unis aient utilisé du gaz orange au Viet-Nam et aidé Saddam Hussein à utiliser du gaz contre l’Iran, il semble bien qu'ils ne soient pas disposés à ce que Bachar al-Assad ou quiconque en Syrie puissent en faire autant.


    Doit-on alors saluer au passage une remise en cause salutaire des USA par les USA ?

    La question est posée.




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    Pour prolonger, cliquez Syrie: la lettre d'un ancien ambassadeur de France à François Hollande


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  • Iran et l'axe occidentalo-sunnite : une lecture de Jean-Michel Vernoche

     


                      "Alliance Europe, Israël, Etats-Unis...

     

    Réintégrer l’Iran dans la sphère occidentaliste par tous les moyens, tout en privilégiant des options relevant du « smart power » qui écartent donc un choc  frontal, Netanyahu ayant perdu toute légitimité pour engager les USA dans un conflit direct.

     

    Les raisons de la nécessité de la destruction de la société iranienne : l’Islam en tant que religion n’est pas en cause ni les mollahs même si on ne doit pas négliger l'animosité entre les Chiites (Iran) et les Sunnites(conduits par le Qatar et l'Arabie Saoudite) ; il s’agit de faire « la guerre » au caractère révolutionnaire et souverainiste de cette République : l’Iran est une sorte de cailloux dans la botte du grand ogre géant que sont les USA.

     

    Ce qu’on ne pardonne pas à l’Iran c’est d’échapper au nivellement libéral du monde : accueil des multinationales, privatisations, emprunts, endettement, atomisation sociale, segmentation des marchés à l’infini… libéralisation des mœurs qui accompagnent toujours une ultra-libéralisation des sociétés.  

     

    L’Iran résiste à la dissolution des nations dans un tout libéral ; il pratique un Islam arc-bouté sur des valeurs de traditions qui s’opposent à l’idolâtrie  de l’argent et de la marchandise. Ce qui ne peut plus être toléré.

     

    Et cela passe par un Iran qui cultiverait un Islam dit moderne : Qatar et PSG, Arabie Saoudite et Riviera.

     

    L’Iran est un couloir énergétique et pas seulement un producteur d’énergie : le 3e au monde. L’acheminement de l’énergie (détroit d’Ormuz) est tout aussi important que la production d’énergie.

     

    La probabilité d’un Iran nucléaire mettrait à mal tous ces projets fomentés par l’Occident à l’endroit  de ce Pays encore indomptable."

     

                 C'est indéniable : le temps joue en faveur de l’axe occidentalo-sunnite (Qatar et Arabie Saoudite) : en effet, l’absence de liberté en Iran condamne ce régime à moyen et long termes non pas à la démocratie (la bonne blague !) mais...à toutes les déstabilisations possibles, les multiples  manquements aux droits de l'homme du régime iranien  fournissant un prétexte parfait : soulèvements populaires sans nombre orchestrés, assistés et encadrés par l'axe occidentalo-sunnite, campagnes internationales de dénigrement... formation d'un gouvernement en exil... etc...

     

               . A ce sujet, il suffit de se reporter aux précédents libanais, irakien, libyen, tunisien, égyptien, syrien......



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