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  • L'état de la France : réalité et vérité toutes nues !

     

     

     


                       La colère des mères de familles originaires du Maghreb qui réclament la fin de la ségrégation, la fin des ghettos (savamment planifiés) qui condamnent à terme leurs enfants à l'échec scolaire et citoyen au sens le plus large - instruction, emploi, logement et sociabilité -, s'exprime là sans ambiguïté ; un cri de désespoir qui ne sera pas entendu ; indifférence qui condamne une nouvelle génération, une de plus, au rejet avec toutes les conséquences que l'on sait.

                       Dans le contexte d'une telle ségrégation, jamais une telle réalité de terrain, aussi concrète parce que factuelle n'a autant servi une vérité criante :

                      - Oui ! les populations dites " issues de l'immigration" veulent rejoindre la communauté nationale !

                      - Non ! les politiques d'intégration des populations d'Afrique noire et du Maghreb par le biais d'une planification d'une mixité culturelle et sociale n'intéressent personne ; ces politiques sont le cadet des soucis des élus, plus particulièrement locaux et de leur électorat dans une grande majorité... de celle qui vous permet d'être ré-élu, par exemple. 

                       Toute autre considération n'est qu'un procès d'intention aux relents xénophobes et racistes, adressé à des populations dont on se refuse, a priori, à reconnaître le droit à la pleine jouissance des conditions requises au développement de tout son potentiel en tant qu'êtres humains membres d'une communauté indivisible et universelle qui ne doit souffrir aucune discrimination.

     

    ***

     

                     Une conclusion s'impose : l'Etat français et les médias n'ont que faire d'un Musulman (au centre de l'attention politique et médiatique depuis des années) citoyen, lettré, éduqué, entreprenant et sans complexe car il ne fait pas recette médiatiquement et électoralement ; de plus, ce Musulman-là est difficilement manipulable et ne permet pas l'instrumentalisation de sa religion et des religions ainsi que des extrêmes à des fins politiciennes : diviser la communauté nationale autour de l'épouvantail omniprésent qu'est le RN, repoussoir politique idéal, et ainsi obtenir l'assurance d'être réélu au deuxième tour d'une élection quelle qu'elle soit, locale ou nationale, avec le soutien d'une majorité de l'électorat même si le taux d'abstention ne cesse de croître. 

     

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  • L'humanisme européen raconté par Fernand Braudel

     

     

                  Dévastation des nations, des cultures, des coutumes, des usages  au nom d'un mondialisme pour laquelle les êtres humains ne sont que des ventres à remplir ou des Peuples à affamer et à bombarder... c’est selon leur niveau de soumission ou de résistance...

    Diabolisation de tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de ce projet mondial… 

    Instrumentalisation de l'Islam aux fins de condamner des régions entières à une marginalisation irréversible...

    Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (l’Europe en soutien) qui a pour seul programme :  la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, sans oublier "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent...

    Chantage à l’antisémitisme et bannissement contre quiconque critique publiquement le soutien de la France à un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, de l’Elysée à Matignon, de l’Assemblée au Sénat et de tous les médias dominants et des institutions européennes...

     
    Construction d’une Europe-instrument d’une mondialisation qui n’est dans les faits qu’une guerre contre les salaires et les acquis sociaux...

     

                   A l'heure de toutes ces calamités, remémorons-nous, le temps d'une lecture, ce qui a fait la grandeur de l'Europe, aujourd'hui en danger, sans doute irréversible - son humanisme -, avec Fernand Braudel : extrait de l'ouvrage : "Grammaire des civilisations" rédigé en 1962 - en partie révisé en 1966 et 67.

                  "... Aspect fondamental de la pense européenne, forgé au XIXe siècle  par les historiens allemands, Pierre de Nolhac auteur de Pétrarque et l’humanisme a revendiqué l’honneur d’avoir introduit le mot humanisme dans la langue officielle de l’Université française en 1886. Un mot tardif donc car jusque-là on connaissait les humanistes et le mot s’appliquait à un groupe d’hommes précis qui, aux XVe et XIe siècles, s’étaient eux-mêmes donné ce nom.

    Mais le mot humanisme n’est pas resté lié aux seuls « humanistes » et au seul « esprit de la Renaissance italienne et européenne ». Il a été cela et bien autre chose encore, au point qu’on a relevé les expressions d’humanisme nouveau, humanisme chrétien, humanisme pur, et même technique et scientifique.

    Sur le plan de l’Histoire, on parlera tout aussi bien de l’humanisme du XIIe siècle que de celui de la Renaissance ou de la Réforme, de l’humanisme de la Révolution française.

                 Empruntons à Augustin Renaudet une définition large :

    « On peut définir sous le nom d’humanisme  une éthique de la noblesse humaine. Orientée à la fois vers l’étude et l’action,  elle reconnaît, elle exalte la grandeur du génie humain, la puissance de ses créations, oppose sa force à la force brute de la nature inanimée. L’essentiel demeure l’effort de l’individu pour développer en lui-même, au moyen d’une discipline stricte et méthodique, toutes les puissances humaines, pour ne rien laisser perdre de ce qui grandit l’humain et le magnifie. “Tendre d’un effort ininterrompu, dit Goethe au début du Second Faust, vers la plus haute forme de l’existence“. Pareillement Stendhal disait à Eugène Delacroix en 1850 : Ne négligez rien de ce qui peut vous rendre grand. »

              Cette merveilleuse définition devrait suffire. Mais elle ne signale pas assez fortement le sens même du mouvement. D’une certaine façon aussi, l’humanisme est toujours contre : contre la soumission exclusive à Dieu ; contre toute conception uniquement matérialiste du monde ; contre toute doctrine qui négligerait l’homme ; contre tout système qui réduirait la responsabilité de l’homme car la foi en l’homme est au centre de tout humaniste et humanisme.

    Élan, démarche batailleuse vers une émancipation progressive de l’homme, attention constante aux possibilités, pour l’homme, d’améliorer ou de modifier son destin, l’histoire de l’humanisme, saccadée, coupée d’arrêts, de reculs, de contradictions évidentes dont est pavé le passé entier de l’Europe semble toujours avoir vécu dans la recherche inquiète d’une solution autre que celles de l’heure présente, à ses problèmes et à ses difficultés. D’où un désir presque maladif d’aller vers le nouveau, le difficile, l’interdit aussi, et bien souvent le scandale.

             Trois cas exceptionnels significatifs se présentent à nous : l’humanisme de la Renaissance, l’humanisme de la Réforme qui est son contemporain (1) ou presque, puis, fort loin d’eux, au XVIIIe siècle, l’humanisme véhément de la Révolution française.

              L’humanisme de la Renaissance se présente comme le dialogue de Rome avec Rome, de la Rome païenne avec la Rome du Christ, de la civilisation antique avec la civilisation chrétienne.

    Erasme, Rabelais, Montaigne… à côté de chaque humaniste, latinistes et hellénistes passionnés, on peut reconnaître avec un sourire de complicité ou de malveillance, l’Ancien qui le conduit par la main.

    L’humanisme de la renaissance est-il une lutte contre le Christianisme ?

    Qu’elle se détourne de l’enseignement traditionnel de la scolastique et de la théologie, c’est certain. Qu’elle fasse ses délices d’une littérature antique toute païenne et que le sens du mouvement de sa pensée soit l’exaltation de l’homme et que la conscience aiguë des possibilités multiples de l’homme ait préparé longtemps à l’avance toutes les révolutions de la modernité et aussi l’athéisme, nul ne le contestera.  

             L’humanisme protestant, cet immense fleuve luthérien et calviniste de la Réforme prend sa source entre le XVe et XVIe siècle sous le signe de la révolte et de la liberté. Il touche très vite les masses. Romantique et révolutionnaire, Luther hurlera : «ce n’est plus un monde comme hier où les gens étaient chassés et conduits comme du gibier». L’opposition à Rome, aux abus et aux désordres de l’Eglise est totale.

    Même si les premières églises protestantes n’ont pas créé la liberté religieuse pour laquelle elles avaient pris les armes - persécutions sans nombre dans ses propres rangs, procès, assassinats, crimes, bûchers dressés -, le savoyard Sébastien Castellion sera désormais une des lumières annonçant la voie nouvelle où finalement le Protestantisme  s’engagera.

    Dans un jeu d’influences réciproques, poussant l’Europe vers une indépendance spirituelle, la liberté de conscience chez les Protestants et l’évolution générale de la pensée philosophique et scientifique de l’Europe s’insèrent dans le grand siècle libéral : droit au libre examen, critique historique des textes sacrés jusqu’à ignorer cette scission du laïque et du religieux.

              L’humanisme révolutionnaire d’une Europe qui reste à la fois révolutionnaire et contre-révolutionnaire, issu de la Révolution française au retentissement  européen et mondial, la France devenant alors « l’âme du monde à cheval » - le mot est de Hegel -, cet humanisme-là évoquera la légitimité de la violence au service du droit, de l’égalité et de la justice sociale, de la patrie jalousement aimée car le courage de la violence – courage de mourir ou de frapper -, ne s’accepte que s’il est le seul moyen de fléchir le destin, de le rendre plus humain, plus fraternel.

               Retrouvons à nouveau Auguste Renaudet et son humanisme, éthique de noblesse humaine : « Une telle éthique impose à la société un effort constant pour réaliser, en elle, la plus haute perfection des rapports humains ; une immense conquête, un immense travail de culture, une science toujours plus élargie de l’homme et du monde. Cette humanisme fonde une morale individuelle et collective ; il fonde un droit et une économie ; il aboutit à une politique ; il nourrit un art et une littérature ».

     

    ***

     

             Jamais cette éthique-là n’a été autant moquée, bafouée, méprisée, piétinée, martyrisée puis finalement ignorée d’une oligarchie mondiale vorace, crapuleuse et barbare... au service d'un projet mondial d'une régression sans précédent.

     

     

    1 - Dommage que Braudel n'ait pas su voir dans le Christianisme un humanisme - sans doute le premier -, avec le pardon, la compassion et la miséricorde.

     

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    Pour prolonger,  cliquez : Les enjeux du mondialisme

     

                       

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  • Mourir pour Charlie Hebdo

     

                     Charlie Hebdo : 4 ans déjà !

     

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    Billet de blog publié en Janvier 2016

     

                       Le 5 Janvier 2016, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo ; victimes de ce qui peut être considéré comme un assassinat politique. Une plaque commémorative a ainsi été inaugurée à Paris sur les lieux de l'attentat.

     

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                    Philippe Val, patron de Charlie Hebdo avant sa nomination à France Inter sous Sarkozy en 2009.

     

     

    Attentat dans les locaux du journal Charlie Hebdo

     

    Wolinski et Cabu, deux membres historiques de ce journal sont décédés.

     

                  Longtemps on pourra se demander ce que ces deux caricaturistes, figures majeures de la presse satirique, faisaient encore à Charlie Hebdo qui, depuis dix ans, a fait de l'insulte, de l'humiliation de l'Islam et de son prophète à coups de pleines pages plus dégradantes les unes que les autres, son fonds de commerce au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté à fonds perdus qui n’explique rien et n’entrevoie rien ; une liberté sans conscience ni intelligence : pas d’analyse ni de mise en perspective ; une liberté d’enfants terribles qui, tragiquement, ont oublié les enjeux politiques et géo-stratégiques derrière l'instrumentalisation d'un Islamisme aveugle et cruel, à l’heure de la volte face diplomatique de la France menée par le trio Hollande-Valls-Fabius en violation de notre tradition ; une France qui se tient désormais aux côtés de l’Empire (Atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières) sans nuances et sans complexe.

    Aussi, on peut être légitimement autorisés à se demander ce qui faisait courir Charlie Hebdo : la liberté d’expression ?

     

              Tous ceux qui pensent pouvoir tenir le monde en respect un crayon à la main à coups de caricatures souvent talentueuses devront au plus vite réaliser que le refus de prendre en compte le monde qui est le nôtre aujourd’hui, dans toute sa complexité et plus important encore, dans toute sa perversité, ce refus-là devra manifestement se payer très cher au moment où « l’humanité est sur le point de connaître en quelques décennies, le plus important changement global de toute son histoire, le choix de la stratégie du chaos étant ouvertement assumé par les puissances de l’argent. »

    Cette politique du chaos ciblera une terre en particulier, celle de l'Islam : Moyen-Orient, Proche-Orient et une partie du grand Maghreb.

    Il semblerait que Wolinski et Cabu, septuagénaires, aient décroché de cette réalité-là depuis une bonne vingtaine d’années et qu’ils en aient payé le prix le plus élevé : la mort. Philippe Val, un temps leur patron, qui a conduit le virage idéologique de Charlie Hebdo avant d'être nommé à la tête de France Inter en 2009 sous la présidence de Sarkozy (1) - virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste et sioniste -, portera une lourde responsabilité dans l'acharnement vécu comme anti-musulman d'une rédaction contre une religion en particulier.

    Le dessinateur Siné, licencié par Val, aura été le premier à vivre avec violence cette volte-face éditoriale qui ne pouvait que conduire l'hebdomadaire et ses salariés droit dans le mur. 

     

                 Mais alors, fallait-il, et faut-il mourir pour Charlie Hebdo ?

    Bêtes et méchants - tels  ils se revendiquaient -, il semblerait que Wolinski et Cabu aient fini par trouver plus méchants qu'eux, et sans doute aussi, plus bêtes. Et la question suivante s'impose : pourquoi ces deux-là sont-ils restés si longtemps, non pas "méchants" mais "bêtes" ?

    Intégrisme religieux contre intégrisme anti-religieux (2), la liberté de représenter le prophète de la deuxième religion de France, Mahomet nu couché sur le ventre les fesses à l’air, tout en accompagnant cette représentation du commentaire  suivant : « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »… fallait-il mourir pour cette liberté-là ?

    Il est vraiment temps que l’on nous remémore dans quelles circonstances le combat pour la liberté d’expression a gagné ses titres et ses lettres de noblesse qui sont les siens aujourd’hui.

     

               Rappelons que la critique de la religion, le Catholicisme en particulier, ici en France, a toujours reposé sur la dénonciation d’une chape de plomb sur les consciences et la lutte contre une organisation de l’existence liberticide et intransigeante, parfois cruelle, tentaculaire, de l’Ancien régime à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et bien après encore… jusque dans le dernier village français, jusqu’à la dernière chasuble et soutane et le dernier viol d’une conscience qui aspire à une liberté seule capable de hisser l’être humain au sommet de tous les possibles.

    Tout au long de cette lutte, les représailles de l'institution religieuse n'épargneront personne.

    La critique du sionisme, bras armé du Judaïsme, trouve elle sa justification dans le fait que cette idéologie a pris en otage les Juifs de France (3), les médias et occupe tous les lieux de pouvoir et de la représentation politique jusqu’au plus haut niveau de l’Etat français ; cette critique sans complaisance, critique jusqu’à la dernière kippa, trouve sa légitimité dans la lutte contre une idéologie qui divise notre pays, ternit son image sur la scène mondiale et paralyse son pouvoir d’initiative au service de l’instauration d’un autre rapport au monde entre les Etats, les Continents, les Nations, les Cultures et les Civilisations.

    Là encore, dans cette lutte contre cette idéologie d'une intolérance inouïe - soumettez-vous ou disparaissez ! -, les représailles n'épargnent personne. Dieudonné, entre autres, en paiera le prix fort : le bannissement ; car c'est en 2003 qu'un pays s'est laissé dicter que la liberté d'expression s'arrêtait à Dieudonné. Depuis, l'étau ne s'est pas desserré.

     

                 En revanche, s’en prendre à l’Islam, semaine après semaine, une religion, la religion la plus pauvre de France, une religion sans pouvoir, sans moyens, sans représentation autre que dégradante à dessein - notez que les plus lettrés, articulés et avisés de cette communauté sont le plus souvent ignorés ou exclus par les médias dominants -, dont les fidèles ont pour lieux de prière des locaux sordides et dont une grande partie partage une condition sociale déterminée par l’occupation d’emplois ingrats et pénibles… tout ça avait-il vraiment quelque chose d’héroïque ?

    Quant aux groupes qui, de par le monde, commettent des actes inqualifiables au nom d’une certaine conception de l’Islam, s’en repaître à longueur de colonnes, des mois durant, et là encore, sans travail d’information digne de ce nom, - qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qui les finance ? Quels intérêts servent-ils ? -, relevait d’une conception quelque peu immature et irresponsable de ce que sont la presse, l’information, le lecteur et ce à quoi Charlie Hebdo pouvait bien penser contribuer : à une meilleure compréhension de tous les mécanismes de désinformation et de manipulation destinés à nous renvoyer l’image d’un monde décidément illisible et ainsi nous inciter à nous en désengager ?

    De ça, on peut en douter.

     

    ***

     

               "Ne vous arrêtez jamais à la mort car elle n'éclaire à la fois rien et tout !"

     

                Cet attentat très ciblé - véritable assassinat politique - arrive au pire moment pour la communauté musulmane prise en tenaille, d'aucuns diront "pris en otage", entre les livres de Zemmour et de Houellebecq, les interventions d'un Finkielkraut ou d'une Elisabeth Lévy,  et des médias impliqués dans une course à l’audience qui les condamne inévitablement à commettre les pires outrages contre l’intelligence et la justice dans la stigmatisation d'une communauté et d'une géographie (les quartiers, les banlieues...) qui n’avaient vraiment pas besoin d’une telle attention.

     

                De plus, avec un Président au fond du trou, un Crif toujours sur le pied de guerre, une presse subventionnée courageuse mais pas téméraire, souvent de parti pris, et des médias de masse qui feront, nul doute, entre deux pauses publicitaires, des choux gras de cette tragédie… le moment est vraiment venu de se taire et de les observer tous autant qu’ils sont : ils nous en apprendront tellement sur eux-mêmes et sur le monde qu’ils nous préparent pour demain. Il sera toujours temps alors de revenir et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    On pense déjà au pire.

     

     

                Charlie Hebdo par Denis Robert

     

     

    1 - Qui, dans les années 70 et 80 aurait pu prédire que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo serait nommé par la droite, et qui plus est, par un Sarkozy... à la direction de France Inter ? Avec Val, Charlie Hebdo a tranquillement descendu la même pente que le PS. Profits records... distribution de dividendes de plusieurs centaines de milliers d'Euros pour Val et Cabu, les deux principaux actionnaires.

     

    2 - On peut douter qu’il y ait jamais eu ce qu’on peut appeler « une pensée » chez un Wolinski ou chez un Cabu ; moins encore chez un Choron professeur auto-proclamé...

    Et l'on se souviendra que cette "petite bande de joyeux lurons" avait quand même beaucoup de mal avec ceux qui ne pensaient pas comme eux. On les disait plutôt sectaires... pour ne rien dire de leur caricature récurrente du Français moyen - et toute la classe ouvrière avec lui -, systématiquement assimilé à un beauf raciste, alcoolique, et antisémite, accompagnée d'une représentation le plus souvent machiste et dégradante des femmes.

     

    3 - Le questionnement à propos du danger que représente l'élite juive sioniste pour le Juif du quotidien (en France ou en Israël) n'est pas nouveau. Le dernier questionnement concerne le génocide nazi. Une étude qui répond au titre de "Quels juifs furent exterminés ?" est disponible ICI ; une étude qui interroge l'histoire du génocide des Juifs à travers le prisme de "la lutte des classes" au sein de cette communauté : à partir de 1933, qui a décidé, au sein de la communauté juive, de "qui pourra quitter l'Europe - pour la Grande Bretagne, la Palestine ou les USA -, et qui ne le pourra pas" ; "Qui vivra et qui mourra".

     

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  • "Soumission" : sixième roman de Michel Houellebecq

     

     

    Billet de blog rédigé en 2015 

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                        Si une vision politique discutable ou indigente et une faiblesse littéraire ne sont pas indissolublement liées - en effet ceux qui pensent mal ou de travers ne sont pas systématiquement de mauvais écrivains, Ferdinand Céline l’a prouvé jusque dans ses pamphlets antisémites considérés comme des perles littéraires par un George Steiner auquel rien n’échappe -, avec Houellebecq, il en va tout autrement : mauvais penseur, mauvais écrivain pour sûr ! Même si la critique semble mettre des années à le réaliser et à l’accepter. Il est vrai qu’il est plus valorisant de reconnaître que l’on avait raison, qui plus est seul contre tous les autres, que de confesser ceci : « On s’est tous plantés à propos de Houellebecq ! »

     

                   Michel Houellebecq aurait dû être l'auteur d'un seul ouvrage : « Extension du domaine de la lutte » en 1994, d'un intérêt certain en tant que symptôme d’une société libérale très avancée qui a placé l'efficience et la performance au coeur de son projet, pour chacun d'entre nous, à nos risques et périls... pour les plus indigents, car Houellebecq n'a jamais été autre chose qu'un symptôme : il a représenté – et ce n’était pas un rôle de composition chez lui -, une catégorie d’hommes – homme au masculin -, susceptible d'intéresser davantage les sociologues et que les critiques littéraires ; une catégorie directement concernée par la question de la misère sexuelle qui est le lot de l’homme dépourvu de qualités physiques face à « l’homme machine » réduit au seul critère d’une performance économique et sexuelle, à la fois objet et marchandise ; et plus encore, lorsque cet homme déshérité a des prétentions de conquête très largement au-dessus de ce que peut vous laisser espérer un réalisme à la fois esthétique et social ; et Houellebecq, de par son physique et sa place dans la société, avant son statut d’auteur célébrissime, était bel et bien au cœur de cette problématique, il faut le reconnaître.

    Un Houellebecq symptôme donc. Or, un écrivain n'est pas un symptôme, mais bien plutôt une maladie et son remède, médecin et patient ; et quand il est bon, vraiment bon : un écrivain c’est une épidémie avec toute la logistique médiatico-humanitaire qui accompagne une telle calamité qui menace au pire un continent, au mieux... la planète toute entière, prix Nobel à la clé.

     

                  Avec Houellebecq, roman après roman, force est de constater qu’il s’est aussi et surtout agi d’une catégorie d’hommes qui, dans les faits, supporte mal « l’affirmation du désir féminin » par les femmes elles-mêmes sans la médiation d’hommes bien disposés envers elles : les Vadim et les Truffaut qui ont su aussi se servir au passage. Désir au sens le plus large : sexe, réussite sociale, pouvoir et contrôle ; désir inaccessible à cette catégorie d'hommes faute d’en connaître non seulement l’histoire mais aussi ses véritables motivations et ses ressorts ; désir face auquel ces hommes peinent à trouver une place : la pauvreté de leur physique et sans doute aussi une enfance dont les conflits, ou pire encore, l'absence de conflits « mère-fils », « père-fils » faute de candidats, n’ont pas trouvé leur résolution dans une vie d’adulte épanouie ne leur étant d’aucun secours. Arrive alors le constat amer : un physique ingrat condamne à une vie tout aussi ingrate, une vie effacée, sans joie, sans charme ; des hommes dont les corps n’exulteront pas ; toute exaltation leur sera interdite dans une société où le « savoir jouir » a pourtant tout recouvert.

    Manifestement, Michel Houellebecq a toujours trouvé la punition injuste et sa biographie personnelle n’a rien arrangé en tant qu’enfant d’une société post-soixantehuitarde aux parents absents dont le laxisme cachait une indifférence et un refus d'assumer ses responsabilités en tant que parents... qui s’affichait « tolérance » ou « quête de soi »… de voyage en voyage, de lit en lit.

             

               Question lancinante donc : quel avenir et quel devenir pour les moches, les fauchés qui plus est, sur le marché du sexe… qui est à la fois un marché et de la performance physique et de la performance économique et financière ? Bander longtemps, avoir un beau petit cul et une carte de crédit de VIP.

    Incidemment, et cela aurait dû alerter les critiques littéraires, Houellebecq n’a pas compris, ou bien plutôt, n’a pas voulu, ou bien encore, n’a pas su se résoudre à accepter de reconnaître que ce déterminisme-là était tout aussi impitoyable avec les femmes qu’avec les hommes que la nature et la réussite sociale n’ont pas favorisés. Dans le cas contraire, il est vrai que Houellebecq aurait très vite réalisé que toutes ses récriminations contre les femmes, ce procès permanent contre la femme, livre après livre, une femme responsable de tous nos malheurs, étaient nulles et non-avenues ; mais faut croire que la mauvaise foi en littérature paie toujours.

    Ironie de la situation : Houellebecq n'aura eu besoin d'aucune religion finalement, tout en n'ayant rien à envier à aucune d'entre elles, quand il s'est agi de fomenter un tel procès d'intention contre tout ce qui touche au féminin.

     

                  Avec « Soumission », cette France islamisée en 2022 et la victoire du parti de la «Fraternité musulmane», Houellebecq et son éditeur sont allés chercher non pas le lecteur, celui d'un Christian Bobin ou d'un Eric Vuillard, mais le non-lecteur ; celui qui n'ouvre qu'un livre, un seul, tous les dix ans, et dans lequel ce non-lecteur ira retrouver son propre ressassement.

    On saluera ici la logique économique d'un tel choix, les lecteurs se faisant de plus en plus rares, autant aller chercher ceux qui ne lisent pas mais qui gambergent à l'excès autour de l'Islam, entre autres obsessions.

                 Le mal français ?

                 La femme libérée et l'Islam.

                Après Zemmour, Houellebecq ! Certes, ce dernier est autorisé à croire qu'il pense quand il pense ce qu'il pense et qu'il l'écrit jusqu'à en faire un "roman" qui nous sera alors vendu comme tel. En revanche, ce que l’on ne pourra que difficilement pardonner c'est le fait que le monde de l'édition ait tenté depuis 20 ans de faire de Houellebecq un écrivain avec la complicité de la critique, et de nous en convaincre livre après livre, et ce sans ménagement aucun. Or, le vernis « littéraire » et « politique » de Houellebecq ne résiste pas à une interview un tant soit peu compétente. De plus, un écrivain, ç'a du flair, une tête bien faite, une écriture, un vocabulaire... tout ce qui a toujours manqué à Houellebecq.

    Mais tout se tient finalement : l’Art contemporain contre l’Art moderne, Houellebecq maître en littérature, politique et complaisance face à la corruption généralisée, l’extrême droite sous la protection de l'abstention et des médias, jusqu’à la confusion qui en arrange plus d'un : on peut être socialiste et travailler pour la Banque, en venir et y retourner une fois que l’on a épuisé tout son crédit auprès d’électeurs maintenant écoeurés qui enragent.

     

                  Après la publication de « Soumission », il est vraiment surprenant  que toute la critique soit à ce point navrée comme si Houellebecq n'était pas toujours passé à côté du fait que la littérature c’est aussi un mode d’étude : sciences sociales, journalisme, droit, histoire, philosophie, psychologie…

    Pour le dire autrement : la littérature c’est du travail, beaucoup de travail, un travail à plein temps.

    En comparaison, écrire n’est rien.

    "Politiquement correct" oblige ! La critique condamnera alors l'islamophobie d'un Houellebecq, voire sa misogynie, sans toutefois remettre en cause la politique éditoriale de ceux qui n'ont pas cessé, à de très rares exceptions près, de nous imposer ce littérateur "monté de toutes pièces" : un vrai coup tordu pour la crédibilité de la littérature.

    D'autres moins hypocrites mais plus pervers... tel un Eric Conan de Marianne, dénonceront le sexisme d'un Houellebecq pour mieux valider en catimini son islamophobie.

     

    ***

     

                 Autant le compagnonnage autour de Dieudonné ou d’Alain Soral à propos de la dénonciation d’un mondialisme au service de l’Empire (atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières : chaos et chantage) qui n'est qu'une guerre faite aux Etats providence, nations et peuples, réunit des cœurs sincères et vaillants, épris de justice et d’indépendance, en revanche la « fausse question musulmane » semble n’attirer que le rebut médiatico-intellectuel d’une société adepte de délires à la fois paranoïaques et savamment calculés parce qu’idéologiques : revanche historique à propos de la décolonisation (l’Afrique noire et le Maghreb en priorité), sionisme articulée à travers une allégeance indéfectible à Israël, racisme à peine masqué derrière un suprémacisme blanc, avec la complicité à la fois tacite, objective et plus rarement inconsciente faute de formation et de compétence dans ce dernier cas, des médias dominants ; il suffit alors de penser entre autres à ceux-ci : Eric Zemmour, Richard Millet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Cukierman, Renaud Camus et maintenant Michel Houellebecq, à grand renfort de publicité : mille interviews, mille passages télé et radio… mille commentaires.

                   Bêtise, diversion, ignorance et scélératesse : taper sur la victime, sur le plus faible, toujours et encore ! Exonérer les coupables qui arrangent si bien les affaires de notre auteur et ses éditeurs successifs depuis 20 ans…

                   Aussi, bienvenue au club de la lie non-pensante, Monsieur Houellebecq !

     

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    Pour prolonger, cliquez  Houellebecq, le Forrest Gump de la littérature

     

     

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  • Bataclan : 3 ans déjà - pour quoi je meurs ?

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015

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                         Attentats Paris, Barcelone, Londres, Bruxelles :

                                         « Pour quoi je meurs ? »

     

                   "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

         Jean-Luc Mélenchon, dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée.

      

     

                    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages (1) diffusés tout au long de la soirée de Vendredi 13 novembre 2015, semblent ne poser qu’une question : « Pourquoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.

     

                   Difficile néanmoins d’accepter qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question lancinante « Pour(-)quoi je meurs ? ». Question qui n’est pas près de cesser de hanter tous ceux qu’elle a déjà commencé de vampiriser.

    Et c’est alors que l’on prend son courage à deux mains pour tenter d’expliquer deux ou trois choses :

                   Pourquoi je meurs ? demandez-vous...  eh bien, permettez-moi de vous dire que le jour où vous vous déciderez à ne plus accepter de vivre dans l’ignorance, alors, ce jour-là, vous aurez non seulement la réponse à votre question mais... d'une pierre deux coups, à votre douleur et à votre peur, vous substituerez une colère bienfaitrice car salvatrice. Mais attention ! Pas n’importe quelle colère ! Pas la colère dont l’Etat fait des choux gras ; la colère dont l’Etat se nourrit jusqu’à en devenir obèse, car cette colère-là renforce son pouvoir ; alors non ! pas cette colère, cette fameuse colère, celle qui nous est le plus souvent donnée à voir et entendre les jours des grandes catastrophes, la colère de l’ignorance bien évidemment ! Celle qui prend les effets pour les causes et ce faisant, se trompe de cible.

    Et pour ce qui est des tueries de ce vendredi 13 censé être la « Journée de la gentillesse » - eh oui ! le plus sérieusement du monde ! -, il est bien évidemment question de cette colère qui oubliera dans les jours à venir, soyons-en certains, de se tourner vers le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon et les façades du ministère des affaires étrangères, quai d’Orsay, ainsi que vers les ambassades des Etats-Unis et d’Israël ; deux Etats qui ont pris le contrôle de notre politique étrangère avec nos "dirigeants" - Hollande, Valls et Fabius - qui vouent "un amour éternel" à ces deux Etats (2) qui représentent un véritable danger pour la paix dans le monde depuis une bonne vingtaine d'années.

     

                   « Vous ne vous occupez pas de politique, monsieur ; je vous plains, car un jour la politique s'occupera de vous. »

                   Royer-Collard (à Sainte Beuve)

     

                   Alors oui ! Il est bel et bien question de substituer à cette colère de l'ignorance entretenue par l'Etat et ses relais médiatiques, la colère de ceux qui savent ! Aussi, travaillons tous ensemble à faire en sorte que ce soit la colère de ceux qui n’ont plus peur car, demain, ils sauront pour(-)quoi ils sont en danger de mort… que ce soit cette colère-là qui triomphe car, à l'avenir, seule cette colère nous protégera : elle fera en sorte que les événements de ce 13 novembre 2015 aient une probabilité de récurrence bien plus faible, voire nulle, car nous tous alors, exigerons de l'Etat qu'il cesse de nous mettre en danger pour son seul profit dans la gestion de carrières politiques mirobolantes auprès d'une oligarchie mondiale sans foi ni loi.

    Car enfin… doit-on une fois encore rappeler ceci ?

    La seule colère que l’Etat accepte, c’est la colère de l'ignorance qui le rend plus fort et fait de vous un être plus dépendant encore ; un citoyen désarmé réclamant à cor et à cri "protection et considération" sans soupçonner toutefois qu'il ne saurait en être question étant donné les choix qui sont faits par cet Etat qui a failli. De cette colère-là, l’Etat s’en repaît ; rien de surprenant à cela, puisque c’est ce même Etat qui en est à l’origine ; cette colère-là, l’Etat et ses relais médiatiques ont tout mis en œuvre pour qu’elle soit votre seul recours les jours de catastrophes, les jours où dans votre chair, vous êtes atteint… dans votre chair et dans votre psychisme ; et tous les psys de la terre n’y changeront rien ; et toutes les cellules de soutien psycho-machin, cellules post-traumatiques non plus !

    Cette colère, colère de l’ignorance qui se trompera fatalement d’objet, l’Etat (et les médias) l’entretient - il vous la garde au chaud pour ainsi dire ! - tout au long de l’année en vous gardant dans l’ignorance car il sait  que cette colère quasi « stratégique », vous la lui rendrez au centuple lorsque vous lui remettrez les « pleins pouvoirs » au cri de « Protégez-nous ! » ; une injonction crédule et suicidaire car, l’Etat ne protège que l’Etat. De plus, jamais un acte terroriste n’a mis en danger l’Etat ; l’Etat sort toujours plus fort d’une campagne d’attentats, et les victimes et leur famille plus faibles et plus dépendants encore.

     


                     Valls jure de "détruire" Daech ; un Valls grenouille de la politique qui n'a de cesse de chercher à se faire aussi grosse que le boeuf.

     

                    Aussi, attendons-nous dans les mois à venir à un Etat-providence croupion, Etat certes fauché mais anticipons dès maintenant un Etat mastodonte dans ses fonctions régaliennes - surveiller et punir -, tout en gardant à l'esprit qu'il n'est pas sûr, mais pas sûr du tout, que cette surveillance et ce goût pour le châtiment nous mettent à l'abri du pire.

     

    ***

     

                 Nous avons incriminé l'Etat, reste alors ses relais ; le premier de ses relais : les médias et le mensonge par omission.

                 Face à ces témoignages qui nous sont proposés depuis deux jours comme autant d’aveux d’ignorance, il nous faudra encore une fois mettre en cause tous ces journalistes payés pour ne jamais expliquer pour(-)quoi 129 personnes sont mortes et 300 sont blessées ; bilan encore provisoire. Des petites mains du journaliste à 1800 euros par mois, costume bon marché, micro d’une main, parapluie de l’autre, les jours de pluie, des journaux de 20H, pour mieux nous expliquer qu’ils ne savent rien - car ce qu’ils savent, ils font bien de le garder pour eux s’ils souhaitent garder ce qui n'est plus qu'un « job » -, aux journalistes-vedettes et stars à raison de dizaines de milliers d’euros par mois… tous contribuent, jour après jour, à entretenir cette colère à venir, cette colère de l’ignorance qui protègera l’Etat et ses politiques de toute remise en cause les jours de grandes catastrophes : jours de colère justement ! Ce qui nous promet dans les années à venir des milliers de vies détruites, sidérées qui ne trouveront aucune raison de recommencer à espérer car leur colère à tous, celle entretenue par l’Etat et les médias, ne les sauvera pas.

     

     

     

     

    1 - A propos de tous ces micros-trottoirs, ceux du lendemain Samedi 14 novembre en particulier, déjà plus sereins, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots  ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...

    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats.

    Alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS  renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement)  ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

    2 - Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Il y a bien quelque chose de  pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Marie Monique Robin

     

                    Qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ...

     

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    muriel robin monsanto

                   Marie-Monique Robin est une journaliste d'investigation, réalisatrice documentariste et écrivain. Elle a reçu le prix Albert-Londres en 1995. Elle a également reçu le prix norvégien Rachel Carson en 2009, puis la légion d'honneur par décret présidentiel du 1e janvier 2013.
     
     
    Ce petit bout de femme né de parents agriculteurs croule sous les honneurs, comme si le "système" cherchait à tempérer ses ardeurs... mais rien ni fait. Elle persiste et signe, documentaire après documentaire - une trentaine : le trafic d'organes, le para-normal et la science, les escadrons de la mort au Chili et en Argentine, la firme Monsanto leader mondial des OGM, la torture aux USA dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l'Industrie agroalimentaire - poison et alimentation...
     
     
    Infatigable, elle apporte à la compréhension de notre monde contemporain une contribution inestimable : qui pense ce monde à coups de milliards face à d'autres milliards, ceux d'êtres humains à la merci ?
     

    Le monde selon Monsanto


     

     

                 Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d'herbicides dévastateurs (comme l'agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou de l'hormone de croissance bovine (interdite en Europe).

    Quels sont les objectifs de cette entreprise qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s'intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d'organisation humanitaire ?

    Les moissons du futur

     

               Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie dans différents points du globe.

    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ?

    Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ?
     
    Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux — pollution, énergie et santé publique — ne sont jamais pris en compte.
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    Pour prolonger ... cliquez Le site de Marie Monique Robin ainsi que Marie Monique Robin/Arte
     
     
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  • Le triomphe de Dominique de Villepin sur Internet

     

     

                   1ère publication en novembre 2015

     

     

    DI

     

                         Mise en ligne par les soins de votre serviteur, cette vidéo de l' intervention de Dominique de Villepin à propos de la politique étrangère du quai d'Orsay sous la "présidence" de François Hollande chez Taddéï en Septembre 2014, a fait près de 2 millions de vues en moins de deux semaines.

    C'est bel et bien "la doctrine Villepin" qui triomphe.

    Aussi, encore un peu de patience ! Après cet autre intervention de Michel Houellebecq dans un quotidien italien à propos des attentats du 13 novembre 2015, l'analyse qui place Hollande, Fabius et Valls en tête des responsabilités de ces attentats,  ne manquera pas de se répandre comme une traînée de poudre politique. Car enfin, depuis quand est-ce dans l'intérêt de la France de jouer Israël contre les Palestiniens, l'Ukraine contre la Russie, les USA contre Poutine, l'Arabie Saoudite contre l'Iran, Boko Haram contre Khadafi, Daech né de la destruction de l'Irak, financé par l'Arabie Saoudite contre Bachar al-Assad...

    Et bien, depuis que nous avons remis les clefs du quai d'Orsay aux USA, à l'Arabie  Saoudite et à Israël : alliance contre-nature, alliance anti-européenne ; alliance en violation de notre tradition diplomatique qui a fait notre force car notre vocation c'est la paix et la diplomatie car nous n'avons aucunement besoin d'ennemis pour exister et nous imposer.

                     Aussi, il y a bien quelque chose de pourri au royaume de la diplomatie française ! Nul doute !


                    Pour notre malheur, l'Elysée, Matignon et le quai d'Orsay sont occupés par des hommes incapables de penser un monde affranchi des exigences chaotiques d'une Pax Americana décadente et la nécessité aujourd'hui de nous en éloigner pour retrouver au plus vite notre indépendance et notre tradition diplomatique de recherche d'équilibre.

               Quant à Daesh, si c'est un problème, il ne peut s'agir que d'un problème  américain et saoudien : que ceux qui ont allumé le feu l'éteignent.

    Pour ce qui est des 700 Français partis faire le djihad - soit 0.000001 des "musulmans" français - pour peu qu'on puisse les identifier, et eux, se reconnaître comme tels -... ils seraient partis quand même...

    D'autant plus que tous les gens honnêtes, libres et informés ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère. De plus, Daesh n'a pas particulièrement besoin de s'en prendre à la France ; la France n'est qu'une cible à partir du moment où un Président inconséquent et un premier ministre "retardé congénital" - dixit Houellebecq... décident de participer à la "guéguerre" contre Daech, à la hauteur de cinq avions Rafales.

    Ces avions nous ont coûté jusqu'à présent : 130 morts civils et 300 blessés en deux heures, un vendredi soir, à Paris, le 13 novembre 2015.

     

                       François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius....

                       Il est temps de "sortir" ces trois hommes de la politique (et leur parti qu'est le PS, par la même occasion), afin que, dans un proche avenir,  ils ne puissent plus occuper un poste à caractère "politique" quel qu'il soit. Les élections à venir, des Européennes aux législatives de 2017, devraient nous permettre d'atteindre ce but, en attendant, nous l'espérons tous, leur jugement.

                    Reste à trouver une juridiction appropriée.

     

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  • Le grand mensonge de François Hollande chef de guerre

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                    Le président français, en visite-éclair lundi dernier à Bagdad


                  «Agir contre le terrorisme, c'est prévenir des actes terroristes sur notre sol», a déclaré le président, lors d'une allocution à Bagdad devant des militaires français.

    Une telle affirmation force le questionnement suivant : a-t-on affaire à un parfait imbécile ou bien à un "générateur aléatoire" d'une langue de bois aussi cynique qu'irresponsable ?

    Nombreux sont ceux qui s'empresseront d'ajouter : "La réponse à cette question importe peu puisque l'on sera prochainement débarrassé de ce mal-président bouffi d'incompétence !"

    Faut dire que François Hollande personnalise à la perfection la faillite intellectuelle du parti qu'il a longtemps dirigé : le PS et ses hommes de mains que nous avons vu se répandre en bêtises les unes toujours plus crasses que les précédentes depuis 1983.

    Avec Hollande la coupe est d'autant plus pleine que les cerveaux sont maintenant vides.

                   La Présidentielle de 2017 et les Législatives devraient sanctionner avec la plus grande fermeté et détermination cette débâcle à la fois intellectuelle et morale. C'est à espérer.

    En attendant.....

                          
                          Dominique de Villepin :  six minutes d'intelligence à propos de l'engagement militaire occidental au Moyen-Orient... par ULESKI

     

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    France culture et l'Islam : le terrorisme en face

                             

               

     

                      A noter la prestation de François Burgat (politologue, directeur de recherches au CNRS (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman / IREMAM – Aix en Provence) qui remet à l'endroit l'esprit à l'envers d'un Gilles Kepel pour lequel "islamisme" rime avec "opportunisme" (de carrière médiatique et d'édition) sous l'arbitrage pour une fois circonspect d'un Finkielkraut.

                                Pour en savoir plus : c'est ICI

     

                  Burgat traite et interroge les causes. Kepel le nez dans les sourates du Coran gère sa petite carrière que l'on sait déjà éphémère dans les médias. Faut dire à la décharge de Kepel ceci : il n'y a pas de carrière universitaire, politique et médiatique pour quiconque aujourd'hui interroge les causes.

    Or Kepel aime les grosses cylindrées allemande et américaines, la bonne chère et compte bien sans aucun doute se retirer dans dix ans, au soleil, les pieds en éventail quelque part dans le Sud.

    l'Islamisme fait recette ; on peut bâtir une carrière sur ce vocable qui n'explique rien. Kepel dont personne n'avait entendu parler voilà cinq ans le sait mieux que quiconque.

    En revanche, faire le procès de ceux qui ont délibérément réuni les conditions nécessaires à l'émergence de cet "islamisme" ne rapporte que des ennuis : insultes, procès en islamo-gauchisme, censure, vexation professionnelle et une retraite sous un tout autre climat que celui de Kepel cela va sans dire mais tellement mieux en le disant.

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats - pour(-)quoi je meurs ?


     

     

     

     

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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

                  Alors qu'Alain Finkielkraut a été élu jeudi 10 avril à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 – 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits...

    Revenons sur cet essayiste.

     

     

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                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent sinon embarrassantes, du moins… franchement gênantes pour tout le monde ; et en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut rarement absent de nombre d’émissions dites d'information.

     

    Quant aux médias qui s’évertuent à lui tendre un micro avec ou sans caméra en guise de miroir - animateurs de télé ou radio ; ceux que d’aucuns auront la complaisance d’appeler « des journalistes » -, si immanquablement ils suspendent leur jugement à son sujet, et alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres… une balle dans le pied ou bien encore, une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

     

    ***

     

     

                  Mais alors ! Qui est donc ce Finkielkraut perdu dans un "qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute ?), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille la mort de la politique, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Privé de culture historique, économique, sociologique et politique, grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien - on retrouve là cet esprit bourgeois qui prend et qui ne rend rien -, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine (d'où sa nomination à l'Académie Française ? Il suffit seulement de penser à un Jean d'Ormesson !).

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     


    ***

     

     

                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (1) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut),l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël  (A chacun ses casseroles !).

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle, et qui, manchot(e), se comptent sur les doigts d’une seule main ; une main qui s’empresse de se refermer pour former un poing : étau et roc.


    ***

      

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais !


    Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués plus que révélateurs, même si, ignorés de lui-même par définition, il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels.

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et  par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'un vague sentiment apeuré ou bien d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (2) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

    *** 

     

                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... sinon à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (3).

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (4).

     

      


    *** 

     

     


                   Intraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants, lâches et veules), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (5) face à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

     

    1– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule "Indignez-vous" de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

    2 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m…. ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    3 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

    4 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

    5 - Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

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  • Burkini : le scandale d'une défaite

                    Les débats, commentaires et invectives autour du port du burkini font rage en France et à l'étranger depuis trois semaines car la France en est là manifestement : brukini ou pas burkini ?

    Le Conseil d'Etat a tranché ; et même si ce conseil ne jouit plus d'aucune crédibilité depuis l'affaire Dieudonné... son jugement fait loi : tous les arrêtés anti-burkini des municipalités concernées sont donc annulés. On pourra éventuellement s'en réjouir d'autant plus que là n'était pas la question ni le problème.

     

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                                       Marwan Muhammad par ci,
     
                                                                      Marwan Muhammad par là...
     
                   La vraie défaite à propos du burkini c'est que les femmes concernées par ce vêtement aient accepté que ce soit un homme, musulman de surcroît, qui soit manifestement le seul autorisé à "défendre" cette tenue... car, nombreux sont ceux qui, à juste titre, n'acceptent aucune parole d'homme à propos des femmes, a fortiori quand il s'agit de leur tenue vestimentaire.
     
    Aussi, dans le contexte de la société française, force est de s'interroger : comment un homme peut-il se" respecter" si peu au point de penser qu'il est moralement, culturellement et intellectuellement autorisé à s'exprimer à propos du burkini alors que ce dernier aurait dû savoir qu'une femme musulmane concernée par le burkini pour le porter sur les plages, était bien plus à même de s'expliquer à ce sujet (1) ? Autre interrogation : faut-il vraiment que la femme musulmane ait totalement rendu les armes, au mieux... baissé les bras face à ce qui fait d'elle un être autonome, capable de prise de décision qui ne doit rien à personne, et en dernier lieu à un homme, fût-il son mari, pour n'avoir pas, à notre connaissance, exigé d'être entendue à la place de Marwan Muhammad ?
     
    C'est là qu'est le véritable scandale d'une défaite consommée en ce qui concerne l'absence de parole de femme musulmane en France ; de plus, les médias sont certainement complices autant par paresse que par lâcheté en sur-exposant plus que de raison la figure de Marwan Muhammad sans faire l'effort d'aller chercher une parole féminine.
     
    De plus, privilégier une parole d'homme sur un sujet qui concerne les femmes, parole religieusement connotée, ce n'est sûrement pas la bonne voie à emprunter pour lutter contre l'islamophobie puisque telle est la mission du CCIF (Comité Contre l'Islamophobie) dont Marwan Muhammad est le représentant
     
    A propos de ce Comité (et le CFCM pareillement) que l'on peut soutenir sur le fond, celui de la lutte contre l'islamophobie, lorsque le porte-parole de ce comité sera une femme, nous serons sans doute plus nombreux, nous qui sommes des non-musulmans de bonne foi et de bonne volonté, à accorder à ce collectif toute l'attention qu'il pourrait mériter.
     
                     En attendant, on ne peut que conseiller vivement à tout un chacun de suspendre son soutien à ce collectif sans parole de femme.

     

     1 - La méfiance, pour peu qu'il en soit question ici contrairement à ce qui a pu être sous-entendu ailleurs sur Internet suite à la publication de ce billet, ne concerne pas l'homme musulman en tant que tel mais l'homme "tout court" ; l'homme au masculin. Cela fait des décennies qu'en France plus aucun homme ne s'autorise à commenter, à valider ou pas, une tenue de femme et pas simplement parce qu'aucune femme ne le supporterait mais bien plutôt parce que culturellement, intellectuellement et moralement, cet homme a intégré le fait qu'il ne serait en aucun cas habilité à le faire : tout en lui l’interdit et l'interdirait s'il devait être tenté de le faire. Il s'agit bien à la fois de culture, de morale et de disposition ou de compétence intellectuelle.

    Toujours dans le contexte de la société française, il semblerait que ce Marwan Muhammad soit donc totalement "largué" : lui et son comité (CCIF) ont 40 ans de retard.

    Cela précisé, mon billet a pour sujet le silence des femmes concernées par le port du Burkini et le fait qu’elles puissent accepter que ce soit un homme qui prenne en charge ce sujet ; que d'aucuns refusent de s'interroger sur le silence de ces femmes ne doit en aucun cas priver qui que ce soit de se poser les bonnes questions qui sont aussi des interrogations plus que légitimes.

    Lien permanent Catégories : Islam, Coran et Musulmans 0 commentaire
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