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islamophobie

  • Alain Finkielkraut en prime time, encore et encore !

                   Portrait linguistique d'Alain Finkielkraut par Thomas Guénolé

     

                Thomas Guénolé, politologue, dresse le portrait d'Alain Finkielkraut chez Ruquier le 3.10.2015. Un portrait linguistique sur mesure à propos d'un grand petit bourgeois qui a peur de tout sauf de sa propre image dans le miroir car Finkielkraut a décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n'est pas "Alain Finkielkraut". 

                 Ne s'attaquant jamais aux causes, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), que l'on se rassure à propos de cet anti-intellectuel forcené: Finkielkraut n'a aucune espèce d'importance. Seule son omniprésence dans les médias nous oblige à intervenir et à le remettre à sa place à chaque fois que l'opportunité nous est donnée de le faire.

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut, contre toute raison

     

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                   Echange entre  Finkielkraut et une jeune femme nommée Wiam Berhouma le jeudi 21 janvier sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes"(2).

    On peut dire que cette jeune enseignante en anglais de Noisy-le-Sec a offert un "moment de vérité" aux téléspectateurs de France 2 en s'adressant à Finkielkraut comme suit : "Là où votre rôle d'intellectuel était d'éclairer les débats, vous avez, au contraire, obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives."

    En effet, la faillite de cet essayiste anti-intellectuel est totale.

     

                 L'intervention de cette jeune femme a chauffé les esprits ; sur twitter on ne compte plus les procès d'intention à son encontre. D'aucuns évoquent même (ICI) "une créature venue de nos craintes, de nos impuissances, de nos cauchemars. Une bouche inapte à la parole..." faisant ainsi l'aveu d'un trouble qui relève, sans l'ombre d'un doute maintenant, de la psychiatrie : paranoïa délirante et raciste, névrose communautaire et perversion narcissique communautariste : voir ICI une analyse à ce sujet.

                Quant à la presse, l'hebdo Marianne qui ne souhaite manifestement pas être en reste, y est allé de son commentaire ; faut dire que cela fait des années que cet hebdo qui avance masqué, a pris l'habitude de faire dire par les autres, généralement par le camp dit "d'en face", au nom d'un pluralisme de tartuffe (dans les faits on peut scander : "Marianne et Causeur, même combat !" dans leur procès d'intention contre l'Islam et leur soutien aux USA et à Israël), ce que ce magazine subventionné par les contribuables à hauteur de plusieurs millions d'euros chaque année - et il n'est pas le seul -, pense tout haut derrière les portes closes de ses comités de rédaction.

                  Même si Finkielkraut se moque bien de l'intervention de cette jeune femme, car il sait qu'il a pour lui l'opinion publique, les médias et une grande partie de la classe politique de droite, PS compris... qu'il soit permis ici de constater une nouvelle fois ceci : en France, après les Noirs, et dernièrement encore avec un dessin de Riss, salarié de Charlie Hebdo, depuis les "Arabes" des années 60 et 70, jamais une communauté n'a été autant insultée que la communauté musulmane.

     

                    Aussi, au fil des ans, on est en droit aujourd'hui d'en tirer la conclusion suivante : l'Etat français et les médias n'ont que faire d'un Musulman citoyen, lettré, éduqué, entreprenant et sans complexe car ce Musulman en particulier est difficilement manipulable et ne permet pas l'instrumentalisation de sa religion et des religions ainsi que des extrêmes à des fins politiciennes les plus abjectes  - une des spécialités du PS depuis les années 80 : diviser la communauté nationale et continuer d'occuper l'Elysée et Matignon au service de l'Otan, d'Israël et de l'Arabie Saoudite.

                   C'est sans relâche qu'il nous faut continuer de nous en alarmer à haute voix ici et partout ailleurs.

     

     

    2 - Ce soir-là, c'est un peu comme si Pujadas nous avait demandé de choisir entre Libé et le Figaro avec le choix de ces deux invités censés représenter deux France alors qu'il s'agit de la même France, et pour peu que ces deux énergumènes puissent représenter qui que ce soit : en effet, tous deux sont atlantistes, sionistes (leadership de la voix de l'Occident des USA et d'Israël avec pour seul projet la domination et le chaos pour les réfractaires) et europhiles, telle que l'Europe a été pensée depuis Maastricht :seule la question de l'immigration les sépare (multiculturalisme, intégration, assimilation) ainsi que l'islamophobie et le racisme anti-arabe propres à Finkielkraut qui sombre sous de multiples contradictions ; entre autres : il veut bien des bombes américaines mais pas de sa culture hégémonique et destructrice des identités ; il veut l'assimilation mais son principal souci est identitaire : sa part juive et le bien-être d' Israël au détriment des Palestiniens et des populations de toute une région... 

     

    Pour prolonger, cliquez : Tariq Ramadan et l'état de la France

     

     

     

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  • Zemmour : chroniqueur du café du commerce

     

                        RTL soutient « le second degré » de Zemmour, qui veut « bombarder Molenbeek » : ICI
     
     

    "Ta mère fit un pet foireux
    Et tu naquis de sa colique" - G. Apollinaire.

     

     
     

                    Cette chronique de Zemmour confirme, une fois de plus, qu'après  Finkielkraut et Elisabeth Lévy, à propos de la communauté musulmane d'Europe, on peut tout se permettre, tout insinuer, tout proposer... même son éradication !

     

                   Sinon, un autre chroniqueur, tellement plus courageux celui-là,  pourra-t-il suggérer ce qui suit ?

                  Que l'on bombarde Washington pour avoir détruit l'Irak et permis à Daech, sur les ruines de ce pays et de ses centaines de milliers de cadavres, de voir le jour ?

                  Ce même chroniqueur pourra-t-il, par la même occasion, recommander que l'on bombarde Ryad pour son financement (entre autres pays) de Daech et pour répandre sans entraves le bacille de Koch du salafisme dans nos quartiers dits "sensibles", cause de centaines de départ pour le Djihad ?

                 Et puis enfin, notre chroniqueur, maintenant tout à fait affranchi, pourra-t-il exiger que l'on bombarde Tel-Aviv pour avoir pris le quai d'Orsay d'assaut et inspirer à la France une politique extérieure qui nous coûte plusieurs dizaines de morts civils depuis le début de l'année ?

                 La réponse, nous la connaissons tous : Non ! Bien évidemment, ce chroniqueur ne le pourra pas, en aucun cas... car il ne s'agirait alors non pas d'un "trait d'humour" tel que RTL a pu qualifier l'incitation au meurtre de son chroniqueur favori ( et celui de ses auditeurs) mais bien plutôt de l'énonciation d'une vérité factuelle inaudible ; la vérité d'un monde d'une barbarie hautement civilisée : la barbarie des armes, du fric et de la domination.

     

                 Mais alors, qu'est-ce qui est permis, quoi et à qui ?

                 La réponse, on la trouvera sur RTL et chez son chroniqueur du café du commerce, Eric Zemmour, qui est, semble-t-il, la mesure de toute chose en matière de mépris, de racisme et de veulerie.

     

    ***

     

    Mentez ! Et vous jouirez d'une liberté d'expression sans limite !

     

                 Zemmour est libre de tout dire parce qu'il ment et parce que son mensonge prend pour cible une communauté méprisée sans pouvoir.

                 Zemmour ne dit pas la vérité ; c'est la raison pour laquelle il peut, en toute liberté, s'exprimer. La vérité ? Oui, Zemmour ne pointe pas là où il faut ; il rate sa cible et les maîtres censeurs de la vérité des faits le savent mieux que lui qui est aveuglé par une islamophobie aussi récurrente que pathologique ; d'autant plus que tous ont compris à propos des attentats du 13 novembre ceci : ce qui est en cause, ce n'est pas le Djihad et Daech mais notre politique étrangère ; c'est la raison pour laquelle Zemmour, qui ne met personne en danger, peut continuer de s'exprimer.

                 La vérité, vous dites ? 

                 Oui, la vérité !

                 Demandez donc à tous ceux qui se sont attirés les foudres de la classe politique, des médias et d'un certain nombre de "représentants" communautaires auto-proclamés parce qu'ils ont fait, et font encore, rire le monde entier en dénonçant tout simplement le mensonge qui recouvre tout. Et ça, c'est bel et bien impardonnable !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Collon répond à Zemmour

     

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  • Riposte laïque, Zelensky, islamophobie et aveuglement émotionnel

     

                 « Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? »

     

              Telle est la question posée dans un billet écrit en 2011 par Anne Zelensky et publié sous le sceau de « Risposte laïque », un mouvement qui s’est fait remarquer avec l’organisation d’un « d’Apéro saucisson » dans les arrondissements de Paris très marqués ethniquement, et qui n’a de cesse de dénoncer une « islamisation de la France ».

    Zelensky que l’on dit « figure importante dans les années 70 du mouvement féministe » est convaincue que l’immigration est un danger qui menace notre culture et notre école ; cette même culture, la nôtre et non l'Islam, qui, soit dit en passant, avait pourtant fait d’elle une féministe radicale.

    Depuis, Zelensky a quitté « Riposte laïque » qu’elle juge trop timoré.

                

                 « La France aux Français de culture européenne ! » telle est la ligne  d’Anne Zelensky aujourd’hui ! Aussi, avec cet article Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? que d’aucuns célèbrent encore (ICI : dans la partie "commentaire" du billet), force est de conclure que c’est bel et bien Mai 68 ainsi que l’enfant - une de plus - de la bourgeoisie et du Talmud qui plus est, qui rentre à la maison : au PS et/ou à droite, bien au chaud et majoritaire, après des années d’errance.

     

                 « Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? » (1)

                 Alors que cet article ne fait aucune distinction entre les vraie et fausse gauches, entre la gauche PS et la gauche hors PS, par commodité… ici, tout au long de ce billet, on entendra par « la droite » une classe qui privilégie l’Ordre au détriment de la Justice ; ordre qui permet à cette classe de dominer ; et par « la gauche », plus qu’une classe, un état d’esprit qui place la Justice avant l’Ordre ; l'injustice étant un facteur de dés-ordre. A ne pas confondre avec la gauche telle que définie par Michéa : à savoir, une gauche incarnée aujourd’hui par le PS qui a fait la révolution en 1789 et qui a eu raison de Robespierre ; une gauche des places à prendre et des fortunes à bâtir ; une gauche de la bourgeoisie, affairiste et que l’on retrouvera à la tête des mouroirs ouvriers de la révolution industrielle bien des années plus tard ; la gauche colonialiste aussi (Jules Ferry – Guerre d’Algérie avec la SFIO) ; et pour finir, une gauche qui aujourd’hui emploie un premier ministre et des ministres tels que Valls, Fabius et Macron ; en effet, la définition de Michéa a l’inconvénient, en ce qui nous concerne, de renvoyer toute idée de gauche aux extrêmes… gauches au demeurant, bien que Michéa soit tenté de regarder vers la droite dans sa recherche historique d’un ordre qui aurait privilégié la justice des conditions de vie contre un ordre qui aurait placé au centre de ses préoccupations les affaires, les profits et un matérialisme aliénant qui trouvera son épanouissement dans un consumérisme cause d’une réification mortifère.

     

     

    1 - On notera tout au long de la lecture de l'article de Zelensky, l'absence de majuscule accolée à "Islam" et  "les Musulmans" ainsi que l'emploi de "muzz" pour Musulman. Mépris manifeste qui, par avance, situe l'auteure dans le camp du racisme.

     

     

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                 Cela établi, il est maintenant temps de nous pencher sur cet article auquel on tentera de répondre point par point, à commencer par son titre :

     

    « Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ? »

     

                  Aucune fascination de la gauche pour l’Islam mais bien plutôt le refus de la stigmatisation de toute une population dans une grande majorité dominée socialement, culturellement et économiquement ; une population affectée le plus souvent aux tâches les plus ingrates, aux salaires les plus bas, résidant dans des quartiers dépourvus d’un environnement propice à l’épanouissement de ses enfants et dont le parcours depuis deux générations semble n’avoir qu’un nom : discrimination ; discrimination en matière de logement, de travail, d'éducation, de vie sociale pour ne rien dire de son image telle que renvoyée par les médias de masse et l’actualité mondiale.

    « Comment donc des gens « ennemis déclarés des religions », héritiers des combats ouvriers et laïques, hostiles à « l’opium du peuple » – si fort stigmatisé par Maître Marx – peuvent ils se retrouver aujourd’hui défenseurs de l’islam ? Les autres religions continuent à être frappées d’opprobre, surtout la catholique. »

     

                Ceux qui défendaient la main mise de la religion catholique sur la société et les consciences (patronage et enseignement), ceux qui ont bataillé contre les lois Jules Ferry, ceux qui s’opposaient à la séparation de l’Eglise et de l’Etat appartenaient tous sans exception à la classe dominante, la bourgeoisie qui reste l'ennemie naturelle et historique de la gauche.

    Or, ceux qui, aujourd’hui, ne cessent de faire le procès de l’Islam et des Musulmans appartiennent tous, et une fois encore, au camp de la domination : la droite, l’extrême droite, et plus récemment les sionistes et les atlantistes (excusez ce pléonasme) lesquels valident depuis les années 90 la politique d’Israël et des USA qui peut se résumer à une vaste ratonnade de la Libye à l’Afghanistan en passant par Gaza et "les territoires" ; ratonnade aux trois millions de morts musulmans, bombardements et embargos compris.



    « La gauche entretient à l’évidence avec l’islam une relation passionnelle. »

     

                C'est bien plutôt l’islamophobie (de droite et sioniste) qui est, par excellence, la manifestation d’une relation passionnelle ; passion à la racine de laquelle on trouvera un racisme politique, historique et revanchard ; le dominant déplore de tout temps le refus des dominés de se soumettre ;  la cible de l’islamophobie c’est l’Arabe : les Palestiniens - du Fatah et du Hamas  - (pour les sionistes français juifs et non juifs) qui refusent de disparaître corps et biens ainsi que l’ancien colonisé, l’insoumis de la guerre de libération algérienne (pour la droite et l’extrême droite ).

    L’émotionnel et l’irrationnel  sont bel et bien du côté de l’islamophobie avec son vocabulaire  hystérique, complotiste et paranoïaque : invasion, remplacement de population, colonisation, guerre religieuse…


    « L’Islam (…) nous ramène au temps d’avant le totem et tabou. Il revendique tout ce qui désormais, au terme de longs siècles de civilisation, n’est plus dicible.

    -l’affirmation d’une toute puissance conquérante et indiscutable, qui nous renvoie à l’enfance, assortie de l’obligation de la soumission.

    -Le déni de l’ambivalence fondatrice du réel, il y a le Bien, de son côté et le mal, ou plutôt l’impur de l’autre côté

    - la haine et le mépris de l’Autre, incarné dans la Femme, qu’il cloître et met ainsi hors d’état de nuire. »

     

                   L’étude de tous les textes des trois religions monothéistes offre le même constat : en dehors de la religion, point de salut ! Aucune spécificité de l’Islam. Aujourd’hui encore, les mentalités n’ont guère changé : interrogez donc un colon de Cisjordanie ! Ou bien, questionnez un Juif dit « français », un Juif de France donc, qui adhère au concept de « peuple élu », par définition anti-universaliste et anti-républicain et pour lequel Jérusalem demeure la capitale éternelle du peuple juif - "Et fuck les lois internationales !" - sans oublier un Catholique du mouvement « La manif pour tous ».



    Ce sont là trois axes fondamentaux de cette idéologie. Or on les retrouve, camouflés dans les comportements de bon nombre de gens de gauche. Mais au fond, ils partagent le même sentiment de toute puissance, les muzz par le biais de la religion, les gôches par celui du dogme.

     

                  La gauche, la vraie,  n’est  plus dominante depuis 1983. C’est le libéralisme mondialiste tel que géré par le PS ( la gauche de Michéa) et les droites dites républicaines (pas la droite  de de Gaulle ni de Bernanos) qui tiennent le haut du pavé : le mondialisme et une Europe au service de ce même mondialisme qui n’est dans les faits qu’une guerre contre les Nations, l’Etat providence, les salaires, la liberté d’expression et la démocratie ; une guerre qui prend pour cibles en priorité l'Europe, là où les protections sociales et la notion d’Etat de droit étaient les plus développées.

     

    Le muzz (Musulman – ndlr) est maintenu en enfance dès qu’il ouvre les yeux sur ce monde, il ne choisit rien, mais on lui offre à la fois la certitude d’être celui qui détient la vérité absolue et l’obligation en contrepartie de se soumettre aveuglément à une force le dépassant.

     

                   Mauvais procès fait à l’Islam : là encore, toutes les religions infantilisent ; toutes les religions ont la prétention de prendre en charge l’individu du berceau jusqu’à la tombe ;  cette prise en charge couvre tout le spectre  à la fois spirituel et matériel de l'existence humaine : quoi manger (quoi ne pas manger) ; qu’est ce qui est assurément moral ( ce qui ne l’est pas) ; quoi penser (quoi ne pas penser) ; qui épouser ( qui ne pas épouser) ; et pour finir : où et comment mourir. Une telle prise en charge vous débarrasse du fardeau de la liberté avec ses incertitudes et l’angoisse de devoir choisir seul et pour soi ; c’est l’auto-détermination, même partielle et toute relative dans les faits, plus globalement la liberté qui se trouve ainsi neutralisée … et c’est la raison pour laquelle nombre d’individus ont recours à la religion et à une vision communautariste de l'existence car la liberté intimide, elle est anxiogène ; la religion anesthésie ; elle est rassurante et sans douleur.


    « Il y a cependant un point de divergence apparent entre muzz et gôches : la question des femmes. Les muzz osent afficher l’apartheid des femmes et les parquent sans états d’âme. Les gôches sont là encore pris entre deux feux : leur sexisme foncier et leur « idées » généreuses. »

     

                  Cette analyse n’a plus aucune pertinence aujourd’hui. La gauche en tant que force politique et le syndicalisme sont féministes définitivement depuis une quarantaine d’années. Quant à ce féministe hystérique qui souhaite faire le bien des pauvres jeunes musulmanes voilées des classes populaires, et ce malgré elles, en cherchant bien, et sans creuser très profond, on retrouve invariablement la bourgeoisie d’affaires de la fausse gauche (Elisabeth Badinter millionnaire) et le camp atlantico-sioniste : Caroline Fourest et Elisabeth Levy entre autres.



    « Les féministes sont régulièrement qualifiées de colonialistes et racistes, quand elles critiquent l’islam. En réalité, celui ci offre une magnifique soupape à la misogynie foncière des gens de gauche. »

     

                    La contradiction n’est que superficielle puisque dans sa démonstration, l’auteure confond la fausse gauche et la vraie gauche.

    La première gauche se sert de l’Islam pour entretenir l’illusion d’un clivage politique entre le PS et les droites dites républicaines, le tout accompagné d’une instrumentalisation du FN pour diviser tout ce beau petit monde, tout en se donnant une bonne conscience : c’est la gauche de SOS racisme, la gauche d’une instrumentalisation de la morale en politique.

    La vraie gauche, en revanche, a pris conscience que les attaques contre l’Islam émanaient principalement de ses ennemis historiques : la droite, l’extrême droite ainsi que les sionistes-atlantistes de ces trente dernières années.

    « Telle celle de Sade, dont la délinquance sexuelle est érigée en parangon de l’érotisme tordu. La pornographie, qui dans sa forme brute, nous rejoue indéfiniment le scénario de la domination des femmes, a toujours été jalousement défendue par la gauche pour laquelle elle est liberté d’expression, face à « l’ordre moral ».


               La gauche dite « sadienne » c’est une gauche de la rue d’Ulm émotionnellement anesthésiée et blasée, à la recherche de sensations fortes, composée d’esbroufeurs à la petite semaine ; une gauche des centres d’Art contemporain issue d’un milieu bourgeois coincé : ce sont les enfants de cette bourgeoisie-là, historiquement, ses filles et fils politiquement illettrés qui n’avaient que Sade pour emmerder leurs parents ; ils n’ont ni lu ni travaillé aucun des textes fondateurs de la gauche. Ce culte de Sade, c’est encore et toujours la bourgeoisie qui s’encanaille à moindre frais et sur le dos d’une réalité pourtant évidente : Sade était un sociopathe tortionnaire grapho-maniaque qui avait certes des lettres - une brute lettrée si on préfère -, pour lequel la chair humaine était chair à canon et chair à jouir (à exploiter sexuellement) .

    Sade aurait fait un entrepreneur redoutable dans l’art d’optimiser la ressource humaine.

    Comme quoi, la bourgeoisie reconnaît au premier coup d’œil un des siens.

     

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               En conclusion, ce texte de Zelensky n’est que l’expression d’une idéologie non seulement ennemie historique de la vraie gauche mais aussi, et surtout, d'une idéologie qui se trompe de cible car le danger n’est pas plus religieux aujourd’hui qu’hier ; le danger c'est le mondialisme sous le leadership non pas des Musulmans (la bonne blague !) mais des USA et de Wall street : domination économique, culturelle et militaire.

    Un mondialisme tombeau de la France, une France non pas en tant qu’entité ethnique mais en tant que stratège des scènes européenne et mondiale ; une "France puissance" capable de déjouer la tentative de destruction de notre civilisation européenne par un leadership à la solde d’un capitalisme sans identité sans foi ni loi.

    D’où la nécessité en Europe, soit dit en passant, d’une alliance entre la vraie gauche et les souverainistes (2)  (à ne pas confondre avec les excités de l’identité française) si l’on doit pouvoir établir au plus vite un véritable rapport de force politique face à ce mondialisme qui vise l'Europe en priorité.

     

    2 - Se reporter à la proposition de Jean-Pierre Chevènement et au refus de Mélenchon : ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Islamophobie, E. Levy et A.Finkielkraut

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  • Quand Charlie Hebdo persiste et signe

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                       Jamais Charlie Hebdo ne se serait permis un tel humour, noir au demeurant, si cet enfant de 5 ans n'avait pas été arabe, musulman et syrien ; l'enfant d'une famille d'exilés réfugiés en Turquie.

    Humour noir, humour cul-de-sac qui n'entrevoit rien, provocation gratuite puisqu'elle n'explique rien et moins encore, les mécanismes de domination et de destruction - dans le cas qui nous occupe, le pourquoi de tous ces réfugiés - qui ont conduit cet enfant sur cette plage.

     

     

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    Cet enfant de 5 ans échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015 après un naufrage et une noyade se nommait : Aylan Kurdi.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Mourir pour Charlie Hebdo

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  • E. Levy, A. Finkielkraut et RCJ : le passage à l'acte

     

     

                Ils évoqueront Le grand remplacement cher à Renaud Camus, suprémaciste blanc ; ils soutiendront l'opinion d'un sondage qui place la complainte "Trop d'immigrés en France !" en tête de gondole...

    E. Levy et A. Finkielkraut franchissent le pas : dans l'émission Esprit d'escalier de la radio RCJ (radio de la communauté juive), ils n'auront de cesse durant une bonne vingtaine de minutes, de rendre hommage à Marine Le Pen, jouant la fille contre le père. 

    Et c'est alors que l'on se dit :"Heureusement que le père est considéré comme "anti-sémite" ! Dans le cas contraire, on aurait pu craindre le pire."

     

               Un rapprochement semble, jour après jour, se confirmer entre les "leaders" médiatiques juifs (E. Lévy, Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel, Prasquier, Cukierman, Klasfled-fils...) et le Front national contre les Musulmans et l'Islam, nouveau visage de la "vieille" haine raciste anti-arabe ; et c'est plus récent (une trentaine d'années) : haine envers les activistes pro-palestiniens issus de l'immigration ainsi que contre nous tous, d'origine européenne.

              Si le poisson pourrit par la tête... il semblerait, en ce qui concerne RCJ et ses animateurs débridés, qu'on en soit arrivés aux pieds.

    Mais alors ? Que reste-t-il à sauver ? Une amputation est-elle encore envisageable ? Ou bien, jeter le bébé avec l'eau du bain ?

     

                  A suivre...

     

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    Pour prolonger, cliquez : Sionisme et Front national : un rapprochement imminent ?

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  • Philippe Tesson ne sera pas inquiété... ou quand la justice soutient les propos racistes et islamophobes


                  En Janvier, le CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie) avait saisi la justice pour faire condamner dans l’urgence les propos insultants et inacceptables tenus par Philippe Tesson sur les ondes d’Europe 1 le 14 Janvier 2015, accusant l’ensemble des Musulmans d’amener « la merde en France ».

     


                       Après l'ouverture d'une enquête pour "incitation à la haine raciale" contre Philippe Tesson,  le juge des référés vient de débouter le CRI de ses demandes au motif que les propos de Philippe Tesson ne constitueraient pas une provocation à la haine à raison de l’appartenance religieuse.

    Dont acte.


                       Face à la persistance de la hiérarchisation entre les différentes formes de racisme, le CRI entend poursuivre le combat politique et judiciaire : mettre la justice française face à ses responsabilités.

     

    ***

     

    Philippe Tesson, oui !

    Dieudonné, non !


             La justice ne cache même plus son parti pris ! Ce qui, à compter d'aujourd'hui, nous dispense de devoir respecter cette institution et son personnel.

    Avec ce jugement scandaleux, on n'aura donc pas tout perdu ; une  jurisprudence est maintenant établie : notre mépris profond pour ce pouvoir régalien.


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    Pour prolonger, cliquez : L'homme par qui le scandale arriva

     

     

     

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  • Saïd Bouamama : Palestine, islamophobie, to be or not to be Charlie

     

    Les bons et les mauvais Musulmans

     

    Sur la question palestinienne et l'importation du conflit.

     

     

    Une conséquence de l'islamophobie

     

     

    Que faire face à l'unité nationale de l'après-Charlie

     

     

     

    Saïd Bouamama, né en 1958 à Roubaix, est un sociologue, Docteur en socioéconomie, il est membre de l'IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et formateur de travailleurs sociaux.

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    Pour prolonger, cliquez : Saïd Bouamama

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  • E. Badinter ou quand l'hebdo Marianne invite la bourgeoisie millionnaire à sauver les jeunes filles des classes populaires musulmanes

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                    L'hebdo Marianne consacre un hors-série à la laïcité, cette maladie bien française dont on ne guérit semble-t-il jamais.

    Tous les Peuples d'Europe (Grande Bretagne, Allemagne, pays scandinaves) n'ont jamais eu besoin de recourir à ce faux concept qu'est la laïcité, à ce vocable creux et vague et qui cache le plus souvent un fanatisme anti-religieux - un fanatisme anti-immigrés aussi, musulmans et arabes de surcroît -, pour faire vivre en bonne entente leurs résidents et citoyens issus de cultures du monde entier : en effet, toutes les démocraties accordent à toutes les religions un même droit d'existence, de respect et de protection.

    Mais alors, pourquoi la France a-t-elle besoin de se distinguer à ce point ? Que cache cette problématisation de l'autre, croyant, pratiquant et aujourd’hui musulman ?

     

                     Pompadour d'un féminisme de salon, marraine de guerre des tranchées d'un féminisme de la Grande guerre contre l’obscurantisme religieux non plus des poilus mais des barbus, dans un des entretiens proposés par Marianne, Elisabeth Badinter dénonce ce qu'elle considère être les lâchetés des socialistes depuis vingt-cinq ans à propos du voile.

    Ah ! Le voile. Le voile et l'Islam, encore et toujours l'Islam !

    Coutumière du fait, E. Badinter n'avait-elle déjà déploré en 2011 dans un entretien au journal Le Monde qu'en dehors de Marine Le Pen", plus personne ne défende la laïcité ?
    Encouragée par Marianne, E. Badinter persiste et signe, le ton vengeur cette fois-ci : "Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité" (1)

     

                  Mais alors, que cela ne nous empêche surtout pas de garder la tête froide : la raison du plus "connaissant" triomphera alors de la raison du plus "borné", raison de mère maquerelle de l'émancipation féminine ! Car personne n'est autorisé à nous demander de choisir entre l'intégrisme religieux et l'intégrisme anti-religieux monomaniaque - un intégrisme anti-musulman -, érigé au rang de religion.

     

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               Année après année, E.Badinter dame patronnesse, semble confirmer son appartenance à un féminisme obtus et sectaire ; un féminisme à la manière d'un "Sauvons les femmes malgré elles !" Un féminisme "Enfer pavé de bonnes intentions" qui, dans les faits, ne connaît pas le sujet et/ou l'objet de ce qu'il croit être sa compassion ; d'où son intransigeance.

    Avec Diderot comme auteur de chevet, un auteur il est vrai bien plus respectable que Voltaire qui avait la haine du populo chevillée au corps ("la populace" disait-il), entretien après entretien, force est de conclure que E. Badinter est une femme du 18e siècle qui rend bien des services à une France et une République qui ne se reconnaissent plus aucune obligation de résultats côté justice sociale et tolérance de l'autre et son acceptation quand il est différent, et ce depuis qu'il est d'une urgence absolue d'être capable de pouvoir en afficher quelques uns... de ces résultats tant attendus et si nécessaires.

    Quant à Marianne... faut dire que cet hebdo n'est pas à son premier coup d'essai ; depuis ces derniers mois, et plus encore depuis les tueries de Janvier (Paris et Vincennes), cet hebdo est très à l'aise – à l’aise et demandeur  -, avec un discours tenu par un nombre considérable d'idiots utiles d'une islamophobie politique : principalement pro-sioniste (Michel Onfray récemment, en dernier converti) ; une islamophobie qui lorgne pas seulement du côté de la France ou de l'Europe mais aussi, du côté d'un pays étranger auquel il est décidément difficile de refuser quoi que ce soit ces temps-ci.

    Jugez plutôt : Le journal Libération, la chaîne d'information israélienne i24news et le magazine L'Express vont être réunis au sein d'un nouveau groupe plurimédias "Mag&NewsCo", détenu par le patron de Numéricable et SFR Patrick Drahi, coactionnaire de Libération, et son associé Marc Laufer. Une raison supplémentaire de ne pas lire ces journaux que l'on ne lisait plus d'ailleurs et que l'on n'avait jamais lu non plus. Un gain de temps considérable, assurément !

     

                 Si l'on doit faire un peu de sociologie, rappelons que E.Badinter dans toutes ses oeuvres de bienfaisance est, tout comme Voltaire, une millionnaire (2) rentière (elle fait travailler les autres !) qui appartient à une bourgeoisie qui se prête d'autant plus facilement à ce type d'instrumentalisation ou de récupération de la part des médias (la promotion d'une laïcité islamophobe de républicains intégristes, le plus souvent atlantistes et sionistes) que cette classe sera toujours, in fine, une fois dos au mur, confrontée à l'insoumission, à l'incontrôlable, à la liberté d'autrui, du côté de l'exclusion et de l'humiliation aux fins de domination économique, intellectuelle et morale dans laquelle se niche un dogmatisme qui n'est pas exempt d'un impensé colonial et d'un inconscient colonialiste : chassez le naturel, il revient galopant et triomphant ! même dans l'amertume et le ressentiment car l'échec rend mauvais.

                 Mais alors, pourquoi ne pas inviter E. Badinter à prendre quelques leçons auprès d'Edgar Morin par exemple ! Un Edgar Morin tellement plus sensible, c'est-à-dire, tellement plus au fait avec ce qui est, pourquoi ça l'est et pourquoi, dans certaines circonstances, il est important que ça le demeure ; car E. Badinter confirme une fois de plus que l'intolérance vient de l'incompréhension qui a pour racine l'ignorance et un rigorisme dit laïc ou laïcard, aveugle, aussi charitable que condescendant, tout en gardant à l'esprit qu'il est plus important de comprendre que de savoir. Quant à savoir - assumant que E. Badinter a bien dû lire quelques livres à défaut d'être capable de sortir de sa classe et de son arrondissement, -, ne pas avoir compris ce que l'on sait, c'est sans doute là le pire des maux ! E. Badinter semble y avoir succombé.

     

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                La bêtise au mieux, fruit d'un dogmatisme aérien, voire galactique sans prise sur la réalité des conditions d'existence, au pire une conjuration, prospère dès qu'on cesse de la dénoncer... aussi, ne baissons jamais les bras : dénonçons-la sans relâche car il en restera toujours quelque chose !

    Devinez quoi !

    De l'intelligence ?

    C'est fort possible.

     

     

     

    1 - Faut-il s'attendre à un "rapprochement" entre ce qu'il est convenu d'appeler "les sionistes" et l'extrême droite dans sa version Front National ? Une analyse vous est proposée ICI

     

    2 - En 2011, le magazine Challenges estime la fortune de E. Badinter à 652 millions d'euros, soit la 56e fortune de France, puis la 51e. En mars 2012, elle est classée par le magazine américain Forbes 13e personne la plus riche de France, avec une fortune familiale estimée à 1,1 milliard de dollars.
     

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                      Avec "Femme voilée dans la boîte", l'artiste engagée Sonia Merazga incarne une performance artistique inédite à propos des règlements et lois d'exception liberticides, ici, en France, à l'adresse des femmes voilées...

    Jusqu'à leur exclusion et... déshumanisation ?

                                C'est la question que pose cette artiste.

     

     

    Pour prolonger, cliquezLe féminisme et l'Islam : foulard et liberté

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  • Un sans faute d'Aymeric Caron face à Michel Onfray

     

             Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés... par une maladie : l'islamophobie.

     

     

                   Etait-ce à Michel Onfray de faire du Zemmour ou de rejoindre Finkielkraut ? Ne pouvait-il pas s'abstenir ?

    Mauvais procès que celui de Michel Onfray contre l'Islam car enfin, trouvez-nous une religion qui soit ou ait été "à l'aise" avec l'homosexualité, l'émancipation de la femme, l'avortement, les beuveries du samedi soir jusqu'au coma éthylique de nos jeunes ?

     

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                   Aymeric Caron était là : il a veillé au grain. La question qui tue, c'est lui qui la posera à Michel Onfray : " Mais alors, si, dans le texte, l'Islam est une religion si détestable, comment se fait-il que les Musulmans français soient aussi paisibles dans leur pratique de cette religion ? Ils n'auraient donc rien compris à l'Islam ?"

     

    Onfray aujourd'hui n'est plus.

     

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              Ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit.

    Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison, pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait, car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter.

    Pour cela, deux examens de passage sont requis : la critique de l'Islam et la dénonciation de l'antisémitisme supposé de nos "banlieues" et de l'extrême gauche.

               Nul doute, nombreux sont ceux qui penseront qu'il a réussi haut la main ce passage, même si, en ce qui nous concerne, ce sera : Adieu Michel Onfray !

     

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    Les Animaux malades de la peste

     

    Un mal qui répand la terreur,
    Mal que le Ciel en sa fureur
    Inventa pour punir les crimes de la terre,
    La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
    Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
    Faisait aux animaux la guerre.
    Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :

     

    Jean de la Fontaine : la suite ICI

     


    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

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  • Élisabeth Lévy : la pasionaria au service d'une islamophobie xénophobe

     

     

                  Tout comme Zemmour et Finkielkraut, obsédés par tout ce qui de près ou de loin touche à la religion musulmane et à ses pratiquants plus ou moins fervents ici en France et ailleurs, ce que les Elisabeth Lévy de ce monde ne comprendront jamais c’est qu'avec ou sans l’Islam, c'est de nous qu'il s'agit ! Oui ! de nous... face à nous-mêmes, en notre âme et conscience, et certainement pas... d'eux car, une fois que l'on aura opposé le cynisme occidental veule et intéressé de nos élites économiques et politiques aux archaïsmes de ceux d'en face, en fin d‘analyse, il sera quand même, et encore, et toujours question, ici en Occident, du même cynisme veule et intéressé de ceux qui servent une organisation de l’existence d‘une violence économique, sociale et culturelle sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et qui s'étend sur le monde..

    Faut dire qu'à propos d’Elisabeth Lévy si d’aucuns la considèrent « journaliste » - elle anime sans complexe un webzine qui a érigé la veulerie analytique et l’islamophobieau rang de vertus élémentaires : un peu de judaïsme, une bonne dose de sionisme discipliné, bête et méchant et un positionnement à droite, voire à l'extrême droite -, d’autres, en revanche, plus lucides, la définisse comme suit : sioniste servile, porte parole de l’Etat d’Israël comme il n’est pourtant plus permis de l’être depuis des lustres, à défaut et plus près de nous, depuis 2009 - à ce sujet, on pourra se reporter à l’ouvrage de « Etre juif après Gaza » de Esther Benbassa.

     

    ***

     

              Visage tendu à la « Finkielkraut », symptôme s’il en est d’une tension intérieure aux frustrations sans nombre, tension intenable mais qu’il faut bien pourtant tenir ! Ne nous y trompons pas ! Au fil des ans, cette tension à la racine de laquelle on trouvera une allégeance communautaire pleine et entière, est devenue un véritable fardeau car cette solidarité à la fois tribale et idéologique n’offre aucune reconnaissance affective à l’échelle de la nation française, en dehors de sa communauté et de carrières dans des médias complaisants et tout acquis à la cause politico-ethnico-religieuse d’une idéologie aussi redoutable qu’impitoyable, à savoir : le sionisme dont les représentants les plus médiatisés sont au bord de l’asphyxie intellectuelle et morale ; là encore, n’en doutons pas un seul instant !

    D’où une gestuelle qui trahit une impuissance et une impatience, et une diction laborieuse d’épuisement mentale au terme d’une désocialisation symbolique certes ! mais bien réelle : le sentiment de ne jamais pouvoir faire un avec un tout, décidément têtu, qui refuse de se soumettre à une idéologie étrangère à son histoire ; et plus important encore, étrangère à son véritable caractère national, unique en Europe : un engagement jamais pris en défaut pour l’égalité entre tous les citoyens.

    C'est alors que cet échec a conduit tout ce petit monde tout aussi craint que méprisé, à un comportement paranoïaque et à une idée, une seule, fixe et récurrente comme une maladie chronique et sans remède : l’ennemi est partout, ici, et surtout là où il se trouve en plus grand nombre encore, à des milliers de kilomètres.

    Et ce fardeau dont on ne peut se décharger qu’au prix d’une rupture avec une identité offerte dès la naissance et qui n’a même pas le mérite d’un effort individuel fruit d’un long travail avec et sur soi-même, porte un nom : la haine. Une haine froide,pure et cristalline, une haine aiguisée, lame de rasoir, haine déterminée de l’Arabe anti-sioniste, musulman ou pas, éduqué ou pas mais pour sûr... pro-palestinien et français et pour lequel le génocide juif appartient à une histoire qui ne saurait être la sienne, et ce sous aucun prétexte ; refus d’une fermeté à la fois saine et informée. Ce dont personne ne saurait se plaindre.

    Blasphème inexpiable.

     

     

                 Haine du Maghrébin et de l’Africain… et l’on ne manquera pas de mettre en avant la spécificité de cette double haine islamophobe et xénophobe : l’histoire familiale d’une Elisabeth Lévy ; et c’est là qu’elle rejoint ce qu’on peut appeler « le syndrome de Zemmour » ; un Zemmour qui passe le plus clair de son temps à distribuer de bons et mauvais points de "francité" aux français issus du Maghreb et d’Afrique, alors que toute la généalogie de ce même Zemmour renvoie à ce même Maghreb.

    Descendante d'une famille de Juifs séfarades algériens installés au Maroc, c'est sûr qu’à ce petit jeu, Elisabeth Lévy trouvera plus français qu’elle sans difficulté : effet boomerang garanti (1).

    Une haine donc mais aussi une crainte : celle de perdre le quasi monopole du contrôle sur tout ce qui se dit et se fait dans les médias, entre autres lieux d'influence  sur les consciences et les opinions : qui est autorisé à parler, de quoi, à qui et où ; ce qui explique en grande partie le vide critique qui, depuis plus de trente ans, occupe tous les lieux de débat à l'heure où les projets tant européens que mondiaux d'organisation de l'existence ne recueillent plus  le soutien que d'une petite minorité : et cette concomitance n'est bien évidemment pas un hasard.

     

     

                 Tartufferie républicaine ! Celle des repus gavés, même s'il doit bien leur arriver à tous, parfois, dans un moment de lucidité toujours trop rare, de soupçonner le caractère illégitime de leurs conditions matérielles et sociales car nombre d'entre eux ne doivent rien à eux-mêmes - talent, savoir-faire, compétences -, mais tout à ceux qui les ont récompensés pour leur engagement en faveur d’intérêts communautaires bien bien supérieurs à quelque intérêt général que ce soit ; d’où l’agressivité d’une E.L. et une culpabilité de moins en moins « refoulable », les événements au quotidien venant contredire ou bien, dévoiler au grand jour, l’escroquerie d’un positionnement médiatique dans lequel on ne trouvera pas une once de sincérité et d’honnêteté, mais bien plutôt... plus, toujours plus ! En revanche, moins, toujours moins si possible pour ceux qui n’ont qu’à se contenter de ce qu’on leur donne : c’est-à-dire rien ou si peu. Pour vérifier la véracité de cette injustice sociale, il suffit de se reporter aux études de l’INSEE et du CREDOC concernant les français dits "issus de l’immigration et de la colonisation africaine et maghrébine".

    Et si le fait d’être français aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir la France du XIXe siècle, face aux questionnements de E.L,. on pourra quand même nous aussi s’interroger à propos de ceci :

     

               - Est-ce "français" que de manifester son soutien, ici à Paris, à un Etat voyou tout occupé, cinq semaines durant, à passer par pertes et profits plus de deux milles hommes, femmes et enfants au terme d’une ratonnade de maintien de l’ordre colonial, le petit doigt sur la couture du pantalon entre deux « vendredi de Shabbat » ?

                 - Est-ce "français" de soutenir systématiquement un Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid ?

             - Est-ce "français" que d’œuvrer à ce que cet Etat soit soutenu par toute la classe politique et médiatique jusqu’au plus haut sommet de l’Etat ?

                - Est-ce "français" que d’exercer un chantage à l’antisémitisme sur tous ceux qui s’aventurent à dénoncer les points précédents ?

     

                 Là encore, on pourra sans difficulté trouver « plus français » !

     

                 Pauvre Elisabeth Lévy ! Elle semble avoir toutes les raisons au monde de se faire oublier sur la question de l’identité nationale et pourtant, cette E.L. se repaît d’un débat sans objet qu’elle tente pourtant, sans répit, d’introduire partout où les médias l’invitent à gesticuler.Et puis, c’est sûr, E.L. a vu juste dans sa dénonciation permanence de l’Islam :

     

                - L'injustice sociale ne touche pas en priorité les immigrés ou bien, les français issus de l'immigration mais... les Bretons.

                - Les seules vraies victimes du racisme en France ne sont pas en priorité les noirs et les arabes mais... les Auvergnats.

                - Pas de problème de tolérance vis à vis de la religion musulmane mais bien plutôt vis à vis du judaïsme et du catholicisme ; il suffit de penser aux difficultés sans nombre que rencontrent les juifs et les catholiques toutes les fois qu'ils souhaitent se réunir dans des lieux de culte décents et dignes d‘un pays moderne et tolérant.

                 Madame Elisabeth Lévy, en tant que négationniste, n'a de leçons à recevoir de personne. C’est sûr !

     

                 Syndrome de Zemmour donc : les êtres revendicatifs la gênent au plus haut point, et plus spécialement ceux qui ouvertement se considèrent comme humiliés ; à leur contact, un seul réflexe : nier leur souffrance - il est vrai qu'il y a des souffrances qui ne laissent aucune place à qui que ce soit mais bien plutôt un seul devoir : la partager sans conditions -, avant de se précipiter dans le camp des puissants - USA, Otan, Israël -, à droite de l’échiquier politique - pourquoi faire les choses à moitié ! -, comme pour mieux se persuader de la supériorité de la raison du plus fort sur les affects qui minent les plus faibles.

     

    ***

     

                Nul doute : une seule appartenance, une seule allégeance mais un double discours : « Faites ce que je dis mais pas ce je pense et ce que je fais ! » C’est bien la preuve, difficilement réfutable, de l’appartenance d’Elisabeth Lévy à ce qu’il est aujourd'hui convenu d’appeler « La domination » en tant qu’agent patentée sous le couvert d’un autre syndrome, après celui de « Zemmour », celui de Finkielkraut ; un Finkielkraut qui se cache derrière Charles Péguyet l’Académie française pour mieux dissimuler une identité une et indivisible, entièrement tournée vers une appartenance ethnique et tribale et la mémoire d'une catastrophe humaine, le tout dédié à la perpétuation d’une raison d’être au monde qui commande tout : allégeances, actes, anathèmes, postures et jugements.

     

              La fausse problématique musulmane soulevée par tous ces individus aura au moins eu le mérite de lever le voile sur une réalité et des acteurs médiatiques bien réels et préoccupants ceux-là, et dont il ne faut plus renoncer à dénoncer jour après jour la nocivité sociale : un poison.

     

     

    1 - Règlement de compte inter-communautaire sans fin et sans issue depuis la fin de la guerre d'Algérie : juifs séfarades et colons, les uns expatriés, les autres rapatriés... eux tous pour avoir refusé l'indépendance algérienne - une Algérie aux Algériens -, contre tout ce qui de près ou de loin ressemblerait aujourd’hui, ici en France, à un nationalisme algérien, ou plus largement, à un pan-arabisme, de la part de titulaires de la carte d'identité française nés en France.

     

     

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