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  • Cour d'appel, chambre correctionnelle, influence et racket

     

     

     

     

     

     

    Par arrêt du 7 octobre 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de la 17ème Chambre correctionnelle de Paris déclarant Alain Soral coupable de provocation à la haine raciale à l’égard de Frédéric Haziza.

     

                  Suite à l’entretien du mois de novembre 2012 où Alain Soral avait qualifié Frédéric Haziza de « con du mois » et détourné la chanson L’Aziza de Daniel Balavoine pour en faire un karaoké dédié au journaliste, celui-ci avait porté plainte contre Égalité & Réconciliation et Alain Soral (directeur de la publication).

    Dans les propos qui avaient motivé la plainte de Frédéric Haziza, Alain Soral avait évoqué « un journaliste issu de la communauté dont on n’a pas le droit de parler qui occupe... oui c’est le mot... il s’agit d’occupation... à peu près la totalité de la superstructure idéologique de la France » et qui fait « un boulot de censeur tribaliste ».

    Durant l’audience du 17 octobre 2014, 3 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende avaient été requis contre Alain Soral par le procureur Annabelle Philippe.

    En première instance (délibéré du 21 novembre 2014), Alain Soral avait été condamné à payer un total de 13 002 euros (amende, dommages et intérêts, parties civiles...).

                  Le 7 octobre 2015, la cour d’appel a confirmé le jugement.

     

    ***

     

                   Justice d'exception...

                   Même si l'on pourra regretter la maladresse de Soral qui a commis l'erreur de "généraliser" le cas Haziza, aucun pays, aucun tribunal en Europe n'aurait condamné Alain Soral ( et Dieudonné antérieurement) pour avoir exprimé une telle opinion sur ce journaliste controversé.

    Après un jugement rendu contre Dieudonné - deux mois de prison avec sursis (1) -, que le "journaliste" Haziza ait pu obtenir gain de cause contre l'essayiste Soral... qu'un tribunal français puisse rendre, en appel, un tel jugement, indique à quel point la justice est bel et bien sous influence et sous contrôle. Taubira devra s'en expliquer après 2017.

    Quant à ce procureur Annabelle Philippe : quand serons-nous autorisés à demander des comptes aux procureurs et aux juges ?

    Car, jamais une justice indépendante n'aurait donné suite à la plainte déposée contre Soral ! Jamais une justice indépendante n'aurait condamné Soral dans le cadre de la libre diffusion des opinions et de son expression !

    Aussi, force est donc de conclure ceci : Christiane Taubira, garde des sceaux, peut être tenue personnellement responsable de l'acharnement du parquet contre Dieudonné et Alain Soral ainsi que contre tous ceux qui ont eu la présence d'esprit en Janvier de cette année de refuser de se ranger sous une bannière dictatoriale - " Je suis Charlie " -, rompant salutairement avec une unanimité fabriquée de toute pièce par les médias car ce sont bien ces "anti-Charlie" qui ont sauvé la démocratie ce jour-là et les jours suivants.

    Ce que l'Etat, la classe politique et médiatique ne leur ont pas pardonné. Pour sûr !

     

                   Le moment venu, on ne manquera pas de dresser à nouveau le portrait d'une femme qui a définitivement sombré, politiquement et moralement, dans l'exercice de sa fonction de garde des sceaux.

     

     

     

    1 - Dieudonné n’a jamais eu que deux cibles : le CRIF et la LICRA, tous deux responsables depuis 2003 de son bannissement des médias et d’un véritable acharnement que l’on peut à juste titre comparer à une chasse à l’homme comme on peut en mener contre des délinquants, voire des terroristes : d’où le « Je suis Charlie Coulibaly » de Dieudonné posté sur Facebook  ; comprenez : « Tout comme Charlie Hebdo, je suis un  transgressif mais... en ce qui me concerne, on me traque comme un terroriste ».

     

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     Un portrait de Frédéric Haziza

     

                        Coup de pied d'Haziza à un garde du corps de Dieudonné : ou quand Haziza cherche la confrontation dans l'espoir d'en sortir "victime".

    Tout est dit, tout est montré dans ce coup pied.

     

     ***

     

     

                 Entré à Radio J en 1982 (radio communautaire juive), Frédéric Haziza crée et anime l'émission politique Le Forum Radio J en 1988 ;  il est aujourd'hui chef du service politique de l’antenne depuis 2001.

    Conflit d'intérêt oblige... Frédéric Haziza est aussi journaliste-éditorialiste sur La Chaîne parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN) où, depuis 2003, il anime Questions d'info. Il présente également sur la même chaîne Entre les lignes.

    Terne, sans talent et laborieux, très certainement recruté grâce à des appuis, ce journaliste communautarisé est manifestement venu sur le service public chercher un complément de salaire.

    Scandale des scandales... qu’il soit permis ici de suggérer à LCP et au CSA  qu'il demande à Monsieur Haziza de choisir : soit il sert le service public, soit il sert sa communauté et ses intérêts partisans bien compris… incompatibles avec l’exercice du métier de journalisme dans ce même service public, mais certainement pas les deux, et qui plus est... aux frais des contribuables.

    Car enfin... trouvez donc un journaliste de Radio Notre Dame, de beur-FM ou Radio Orient officiant sur le service public ! Ne vous donnez pas cette peine : vous n’en trouverez pas.

     

                  En 2012, après une interview avec Jacques Cheminade, candidat à l'élection présidentielle, la chaîne LCP recevra des dizaines de messages d'indignation. Il est reproché ceci à  F. Haziza : son manque de déontologie, son soutien indéfectible à Israël qu'il affiche sans vergogne, le conflit d'intérêt que représente son poste à Radio J et la partialité qui en découle.

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  • Marc-Edouard Nabe et sa revue Patience : lancement de son 2e numéro

     

     

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                     Marc-Edouard Nabe revient sur les événements de Janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo dont Nabe a bien connu les fondateurs dans les années 70 et 80.

    A propos de ces événements, Nabe fait le pari suivant : Hitler aurait été charlie. Pour sûr !

               Pari risqué mais qui ne manque de courage, de culot et de pertinence à bien y réfléchir.

     

     

              Lancement du 2e numéro de la revue Patience tourné le 20 août 2015 par Charles Branco, à la rue des Trois-Portes, Paris V.

     

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  • Des nouvelles de Dieudonné et d'Alain Soral

                 Dites la vérité, et vous ferez rire le monde entier !

     


    Alain Soral et Dieudonné

     

     

             Des tribunaux sous influence ; sortie du droit ; police de l'humour ; arrestations arbitraires ; racket judiciaire ; triomphe des valeurs inversées ; quenelle, instrumentalisation et   diversion ; le procès à venir de la famille Hayot contre Dieudonné...

    Le 27 juin 2015, Alain Soral et Dieudonné ont donné une conférence commune au théâtre de la Main d’Or à Paris, dans le cadre de la journée « Je ne suis pas Charlie ».

     

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  • 11 Janvier 2015 : quand les langues se délient enfin

     

     

                 Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque de la relégation et du mépris, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

                 Qu'à cela ne tienne : deux témoignages, deux questionnements, sont passés quasiment inaperçus dans les médias de masse qui se sont bien gardés d’en faire l’écho : ceux de Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos des événements  de Janvier et du slogan "Je suis Charlie", véritable cri de ralliement.

    Puis, tout récemment est arrivé l'ouvrage d’Emmanuel Todd et sa question : « Qui est Charlie ? » ; témoignage tout chaud, brûlant même !

    Nous clôturerons ce tour d’horizon avec votre serviteur et sa contribution datée du 12 janvier : "Il était une fois".

     

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                     Voici la contribution de Frédéric Lordon intitulée « Charlie à tout prix ? » publiée intégralement  ICI.

                     Voici un extrait  : « On pouvait se sentir Charlie pour l’hommage aux personnes tuées même si la compassion publique se distribue parfois d’une manière étrange, je veux dire étrangement inégale.

    On pouvait aussi se sentir Charlie au nom de l’idée générale, sinon d’une certaine manière de vivre en société, du moins d’y organiser la parole, c’est-à-dire au nom du désir de ne pas s’en laisser conter par les agressions qui entreprennent de la nier radicalement.

    Mais les choses deviennent moins simples quand « Charlie » désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. Si, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible car cette formule a fonctionné comme une sommation.

    Bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires ! Et puis surtout : célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale (une ligne atlantiste, sioniste et anti-Musulman - ndlr) ! Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures.

    Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

     

    ***

     

                     Voici la contribution d'Alain Badiou qui a pour titre : « Le Rouge et le Tricolore » - ICI dans son intégralité.

                     Voici un extrait : "Sur la trame générale de « l’Occident » contre « l’Islamisme », apparaissent, d’un côté, des bandes armées meurtrières ou des individus surarmés, de l’autre, au nom des droits de l’homme et de la démocratie, des expéditions militaires internationales sauvages, détruisant des Etats entiers (Yougoslavie, Irak, Libye, Afghanistan, Soudan, Congo, Mali, Centrafrique…) et faisant des millions de victimes, sans parvenir à rien qu’à négocier avec les bandits les plus corruptibles une paix précaire autour des puits, des mines, des ressources vivrières et des enclaves où prospèrent les grandes compagnies.

    On prétend de ci de là que ce n’est pas le fait d’être musulman en soi, comme indice négatif, que visent les caricatures de Charlie-Hebdo, mais l’activisme terroriste des intégristes. C’est objectivement faux. Prenez une caricature typique : on y voit une paire de fesses nues, c’est tout, et la légende dit « Et le cul de Mahomet, on peut s’en servir ? ». Le Prophète des croyants, cible permanente de ces stupidités, serait-il un terroriste contemporain ? Non, cela n’a rien à voir avec quelque politique que ce soit. Rien à voir avec le drapeau solennel de la « liberté d’expression ». C’est une ridicule et provocatrice obscénité visant l’Islam comme tel, c’est tout. Et ce n’est rien d’autre qu’un racisme culturel de bas étage, une « blague » pour faire péter de rire le lepéniste aviné du coin. Une complaisante provocation « occidentale », pleine de la satisfaction du nanti, envers, non seulement d’immenses masses populaires africaines, moyen-orientales ou asiatiques qui vivent dans des conditions dramatiques, mais envers une très large fraction du peuple laborieux ici même, celui qui vide nos poubelles, nettoie la vaisselle, s’éreinte au marteau piqueur, fait à cadence accélérée les chambres des hôtels de luxe ou nettoie à quatre heures du matin les vitres des grandes banques. Bref, cette part du peuple qui, par son travail seul, mais aussi par sa vie complexe, ses voyages risqués, sa connaissance de plusieurs langues, sa sagesse existentielle et sa capacité à reconnaître ce que c’est qu’une vraie politique d’émancipation, mérite au moins qu’on la considère, et même, oui, qu’on l’admire, toute question religieuse mise de côté.

    Dès le début, l’Etat s’est engagé dans une utilisation démesurée et extrêmement dangereuse. Au crime à motivations identitaires, il a opposé dans les faits une motivation identitaire symétrique. Au « musulman fanatique » on a opposé sans vergogne le bon Français démocrate. Le scandaleux thème de « l’union nationale », voire de « l’union sacrée », qui n’a servi en France qu’à envoyer les jeunes gens se faire massacrer pour rien dans les tranchées, est ressorti de ses placards naphtalinés.

    Il a même été possible que le criminel de guerre coloniale Netanyahou figure au premier rang des manifestants, supposés venir là célébrer la liberté d’opinion et la paix civile.

    ***

     

                       C'est au tour d'Emmanuel Todd avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

    Todd évoque une crise religieuse car pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors deux France : une France laïque, voire laïcarde, classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote PS et une France catholique majoritairement de centre-droit (UMP), sans oublier des traditionalistes ultra-minoritaires mais très actifs (FN) ; deux France unies autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

                 "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïques et laïcards, qui n'ont plus de religion, et les cathos modérés et intégristes.

     

     

                    Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychiatrique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser alors à une sorte d’union sacrée PS, UMP et FN (Oui, le FN ! qui est aussi un parti de la haine envers le faible, le dominé, le nécessiteux et pas seulement d'origine étrangère) . Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces trois partis qui « contrôlent » le jeu politique et les résultats des élections depuis les années 80.

    Ces deux France se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire (la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un projet xénophobe aussi ; le PS une fois encore, parti sioniste, n’hésitant plus, avec la complicité des dirigeants du Crif, à jouer le Juif contre le Musulman, l'Arabe, l'Africain et le sympathisant blanc : à titre d'exemple, Dieudonné, autre exutoire, dès 2003 ; et plus récemment, avec une version "Valls et la Licra" contre l'humoriste-activiste et son public.

                     Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, l’alliance de ces deux France a pour point nodal un soutien inconditionnel à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001.

    Ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme",  de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

     

    ***

     

                     Votre serviteur, enfin...  avec un billet de blog qui a pour titre : "11 Janvier 2015 : il était une fois".

                     Un extrait  :


                     Un rassemblement et une marche historiques : plus de 3,7 millions de Français ont défilé en hommage aux 17 victimes des tueries de la semaine.

                   Avec cette manifestation qui semble rejeter "la politique", ou se situer comme "en-dehors" sinon au-delà, parmi les trois millions et plus de participants à la marche "Je suis Charlie", un grand nombre a sans doute vu dans les événements de ces derniers jours non pas la manifestation d’une cause mais bien plutôt celle d’un effet. Or, la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo et celle du supermarché de Vincennes auraient pourtant dû provoquer le réveil d'une prise de conscience des causes qui nous y ont menés et par voie de conséquence, à une prise de conscience politique. Aussi, ce qui semble être le rejet de cette conscience-là par toute une population aujourd'hui dépolitisée qui a trouvé à s'exprimer dimanche, annonce, qu'on le veuille ou non, des déceptions sans nombre dans les mois et les années à venir car personne, aucune société, ne peut échapper à la politique ou s'en extraire :

    - Doit-on accepter que la classe politique se laisse tenter par le maintien d'une pression sécuritaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle à des fins électoralistes et dans l'espoir d'une prise de contrôle accrue sur notre liberté d'expression et de mouvement jusqu'au coeur dans notre intimité à grand renfort de nouvelles lois liberticides ?

    - Quelles conclusions tirer de notre ralliement à une politique étrangère atlantiste ?

    - Peut-on faire l’économie de nous interroger sur une représentation de l’Islam qui, islamophobie consciente ou inconsciente, semaine après semaine, humilie ses croyants tout en les marginalisant ?

    - La communauté juive de France peut-elle continuer de confier sa représentation à des associations qui ne sont que des officines d’un Etat étranger, Israël en l'occurrence, qui a fait la preuve de son incapacité à bâtir un état moderne, responsable, respectueux des lois internationales et dont la classe politique et les premiers ministres successifs sont devenus les véritables ennemis mortels de cette communauté, ici, sur le sol de notre République ?

    - Doit-on refuser de mettre un terme au dénigrement systématique de la France, de son passé qui désarme des millions de français issus de l’immigration ou de la colonisation et les laisse sans identité enviable autre que celle de la religion ?

     
    - Peut-on continuer avec la promotion d'un économisme pour lequel il n'y a de vérités qu'économiques... ratios et calculs ?

    - Peut-on nier plus longtemps encore le racisme institutionnel qui a tout recouvert : logement, travail, études, considération citoyenne ?

     

                           Là, c'est la politique qui frappe à la porte. Assourdissant !

     

     

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  • Deux mois de prison avec sursis : le prix de la liberté d'expression pour un métis franco-camerounais

     

                Dieudonné a été condamné, mercredi 18 mars, à deux mois de prison avec sursis en raison d'un message posté sur Facebook après les attentats djihadistes qui avaient fait dix-sept morts au début de janvier en France.

     

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             Précédemment...

     

                

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              Interpellé mercredi 15 janvier à 7 heures à son domicile en Eure-et-Loir par dix policiers, Dieudonné a été placé en garde à vue. Il sera jugé en correctionnelle pour « apologie du terrorisme », après avoir déclaré sur Facebook qu’il se sentait "Charlie Coulibaly " : Charlie car Dieudonné est l'humoriste  le plus proche de l' esprit Charlie Hebdo des années 70 et 80  ; Coulibaly, car depuis 13 ans, Dieudonné est la victime d'une chasse à l'homme qui ressemble fort à une traque menée contre un tueur-fou.

     

     

                   Le parquet de Paris a décidé de le convoquer « à une audience ultérieure » à l’issue de sa garde à vue, en cours d’achèvement mercredi en début de soirée".

              

    ***

     

     

                 " Par l’obscénité que constitue l’arrestation d’un comique métis populaire et talentueux, pour une phrase, au moment même où l’on prétend mener un combat sans concession pour la liberté d’expression, cette opération policière, politique et médiatique nous place effectivement face à une réelle opération de terreur. 

    Une opération de terreur policière, politique et médiatique menée par le sionisme international et l’impérialisme américain, dont tous les analystes sérieux, muselés par les médias dominants, démontrent depuis des années qu’ils sont in fine les seuls bénéficiaires d’un « terrorisme islamiste » dont ils sont aussi, via diverses médiations, les machiavéliques commanditaires…" - Alain Soral

     

     

     

             Plus gros vendeur de billets de spectacle...

     

    Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante : qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression - si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas -, Dieudonné ou ceux qui tentent de le faire taire ?

     

              "Le premier qui trouve Dieudonné drôle perd son job : journalistes, artistes, producteurs, animateurs, presse, radios et télés."

     

                  Dieudonné "vient" de l'anti-racisme et de l'anti-communautarisme. Aujourd'hui encore, à ses spectacles, on y rencontre toute la France et toutes les France. Qu'il soit permis ici de rappeler ce qui suit : si dans les années 40, cela demandait sans aucun doute beaucoup plus de courage d'être un résistant (communiste ou gaulliste, juif ou pas) que d'écrire dans "Je suis partout", aujourd'hui, force est de reconnaître qu'il faut un courage sans limite pour être Dieudonné plutôt qu'un représentant du CRIF et de la LICRA, un Zemmour, un Finkielkraut ou un Philippe Tesson.

     

               Avec ces nouvelles menaces contre Dieudonné, ce Django de la liberté d'expression, c'est bien le plus grand humoriste de langue française et le plus grand satiriste que l'on tente de censurer et de bâillonner.

    Aussi, ne cessons jamais de dénoncer cette vendetta de plus de dix ans et de soutenir l'artiste Dieudonné.

     

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    Tesson chez Morandini

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, Molière et l'Art contemporain par

    François-Laurent Balssa

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  • Saïd Bouamama revient sur les tueries de janvier 2015 et sur le slogan "Je suis Charlie"

     

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  • Charlie Hebdo versus Dieudonné…

     

                   "Avec Charlie Hebdo c'est toujours drôle ; avec Dieudonné, jamais ! Cherchez l'erreur ! Cherchez qui dérange et tape sur qui et quoi ? Et qui ne dérange personne sinon les petits, les humbles et parfois même les plus faibles de notre société, les dominés."

     

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               A la question "Pourquoi Charlie Hebdo c'est bien et Dieudonné c'est mal " les titres dans la presse se succèdent.

     

                  « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que Charlie Hebdo peut faire des “unes” sur la religion » ?

    La question revient, lancinante, depuis la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo. A en croire cette même presse, elle correspondrait à une interrogation d'une partie des lecteurs.

     

                     « Pourquoi cette différence de traitement entre Dieudonné et Charlie Hebdo ? »

               Ironie de la situation : cette question met en cause un Dieudonné dont on peut affirmer, sans trop risquer de se tromper, qu’il est celui qui, de la scène humoristique, est le plus proche, dans l’esprit, de Charlie Hebdo, celui des années 70, avant l’ère Philippe Val. A ce propos, Dieudonné a travaillé un temps avec l’un d’entre eux.

     

                 « Que recouvre la formule « liberté d'expression », et pourquoi s’arrête-elle à Dieudonné ?»

                 Inutile de préciser que tous répondent à cette question en mettant en cause Dieudonné : « Les caricatures de Charlie visent une idéologie et non pas une communauté en tant que telle ; c'est ce qui distingue Charlie Hebdo des discours de Dieudonné. Il y a une tolérance quand il y a un second degré et la volonté d'amuser sans intention de nuire à autrui. »

            Ce juriste n’a sans doute jamais vu une caricature de Charlie Hebdo et n’a jamais assisté à un spectacle de Dieudonné.

     

           Qu'à cela ne tienne ! Libé, Nouvelobs, Médiapart, l’Express, le Figaro, tous s’y sont frottés à cette question - Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné c’est mal -, comme si l’on pouvait en toute impartialité y répondre à l’heure où il est maintenant prouvé depuis le bannissement des médias de l’humoriste en 2003 à la suite d’un sketch sur France 3 qui mettait en scène un colon juif des territoires occupés de Palestine… que quiconque manifeste de la sympathie à l'égard de Dieudonné se verra sanctionner : chômage (des salariés licenciés, des lycéens renvoyés à la suite de la publication de quenelles), menace physique, procès en sorcellerie, perte de la possibilité d’une carrière dans les domaines suivants : la politique, le divertissement et les médias.

            Juristes, chroniqueurs, rédacteurs en chef, tous nous expliquent que … avec Charlie Hebdo, ça part toujours d’un bon sentiment mais qu’en revanche, avec Dieudonné, c’est bel et bien un humour haineux qui nous est proposé : un humour antisémite, raciste et négationniste.

    Or, jamais Dieudonné n’a été condamné pour négationnisme. A juste titre, il ne l’est pas. Bien au contraire, il n’a cessé de dénoncer l’utilisation à des fins commerciales et politiques de domination du génocide des Juifs au détriment, ici, en France, d’une histoire nationale qui accorderait à tous les crimes et à toutes les souffrances la même importance, la même audience et la même représentation ; et par voie de conséquence : la même reconnaissance et empathie en dehors de toute recherche d’un traitement d’exception en faveur d’une communauté en particulier.

    De plus, jamais Dieudonné n’a été condamné pour racisme. Quant à son antisémitisme supposé, Dieudonné n’a jamais eu que deux cibles : le CRIF et la LICRA, tous deux responsables depuis 2003 de son bannissement des médias et d’un véritable acharnement que l’on peut à juste titre comparer à une chasse à l’homme comme on peut en mener contre des délinquants, voire des terroristes : d’où le « Je suis Charlie Coulibaly » de Dieudonné ; comprenez : « Tout comme Charlie Hebdo, je suis un  transgressif mais que l’on traque comme un terroriste ».

     

                    Froisser la mémoire des uns est un délit. Froisser la Foi des autres est un délice - Le journal de Personne

             A propos de Charlie Hebdo et sa représentation du prophète Mohamed, des pays comme l’Iran ont su renvoyer la balle ; ils proposeront de répondre aux provocations en organisant un concours international de caricatures sur le génocide juif des Nazis.

    C’était une idée ; elle avait le mérite de l’intelligence ; elle ne manquait pas d'esprit non plus.

    En revanche, ici, en France, face à Dieudonné, seule la répression est de mise. De là à penser que pour les uns tout est permis et que pour les autres rien ne l’est… deux poids, deux mesures…

    Cette initiative conduite par l’Iran, non reprise ici en France, a permis de démontrer "… que le pouvoir occidental ment quand il prétend que les démocraties avancées mettent la liberté au-dessus du blasphème et du sacré, alors que c’est un interdit quasi religieux qui frappe quiconque souhaite caricaturer le génocide juif (dans sa version et son instrumentalisation à des fins commerciales et politiques... s'entend)".

    Moquerie, insultes, représentations obscènes, voire pornographiques du génocide juif ? N'y pensez même pas ! On hurlera alors au blasphème et à la transgression antisémite ; le mot magique est lâché ; il ferme toutes les portes et n’en ouvre qu’une seule : celle des tribunaux qui prononceront alors des condamnations qui ruineront socialement et économiquement tout individu qui serait jugé coupable, même au nom du droit à l’humour, au blasphème, à la transgression ou plus simplement à la liberté d’expression. 

            On ajoutera ceci à propos de la fausse interrogation qui oppose Charlie Hebdo (ou Zemmour pour l'occasion) à Dieudonné : lorsque l’on s’interroge un instant sur le curriculum vitae de ceux auxquels on s’adresse pour trancher cette question  - juristes et avocats pénalistes ,entre autres -, très vite on ne peut pas ne pas s'apercevoir que ces derniers ont pour clients - mais est-ce un hasard ? -, Charlie Hebdo justement ! Ou bien le CRIF et la LICRA ; d'autres défendent qui un Houellebecq, qui les FEMEN, qui un Eric Zemmour lorsque ces derniers font l’objet de poursuites pour « incitation à la haine » ou pour « diffamation » car, dans les faits, en dehors de tout ce beau monde, vous ne trouverez aucune autorité morale et intellectuelle au dessus de tout soupçon pour condamner Dieudonné sans réserve.

    Et comme un fait exprès, on peut menacer ou injurier l’humoriste sans pour autant prendre le risque d’un procès ou d'une condamnation :

    -      « A quoi voulez-vous vous attendre avec Dieudonné ? C’est jamais qu’ un nègre » (animateur de télé québécois)

    -      « Les services secrets devraient s’occuper de Dieudonné » (Michel Onfray)

    -      « Dieudonné devrait être  fusillé séance tenante » (Philippe Tesson)

     

     

    ***  

       

           La problématique « pourquoi Charlie Hebdo c’est bien et pourquoi Dieudonné c’est caca » s’articule avec, d’un côté, un journal (Charlie Hebdo) qui prend pour cible la religion d’une population la plus faible et la plus discriminée en Europe - une population appartenant massivement aux classes populaires (1)  -, et de l'autre, un Dieudonné qui, dès 2003, a pris pour cible non pas une communauté mais une idéologie, le sionisme, d’une brutalité sans équivalent dans l’histoire récente, représentée ici en France par le CRIF, la LICRA, l’UEJF et la LDJ. Une idéologie qui a ses entrées non pas dans les foyers de la Sonacotra, ni dans les quartiers relégués ou chez les salariés des multinationales du BTP aux travaux pénibles et sous-payés, mais bien plutôt à l’Elysée, à Matignon, au Parlement, au Sénat et dans tous les médias de masse soit en tant qu’actionnaires, soit en tant que chroniqueurs, journalistes, directeurs et directrices de l’information : si vous avez un doute, merci de vous reporter à la liste des invités au dîner du CRIF chaque année ou plus simplement de passer une semaine en compagnie de France 2, Europe 1 et BFM-TV à l'heure de "l'information".

     

     

              Satire et droit à l’humour, un si long combat judiciaire contre Dieudonné

     

             Oui, tous ces journaux tentent d’expliquer à leurs lecteurs pourquoi « Charlie Hebdo c’est bien et Dieudonné ça pue » : or, à la lecture des commentaires postés, il semblerait qu’ils n’y parviennent que difficilement. Cela ne surprendra personne car rien n’est plus convaincant que la vérité ! Rien ne recueille autant l’adhésion du plus grand nombre que la vérité ! Dites la vérité, non seulement vous ferez rire le monde entier mais tout aussi salutaire : personne ne la contestera car, en ce qui concerne le sujet qui nous occupe plus spécialement, cette vérité sera porteuse d’une exigence à la fois intellectuelle, factuelle, morale et humaniste ; pour cette raison, la vérité est belle, égalitaire et fraternelle ; le mensonge est laid ; il salit tout ce qu’il recouvre. Il est destiné à la domination de quelques uns sur le plus grand nombre, toujours !  Et par les temps qui courent, la vérité… donc la beauté, n’a pas de prix et c’est la raison pour laquelle ils sont si peu nombreux à pouvoir se l’offrir.

              La vérité ? C’est la recette de Dieudonné : dites la vérité et tout le monde éclate de rire comme libéré d’un poids immense, celui du mensonge auquel nous sommes tous tenus… et c’est alors que l’on en redemande car rien n’est plus lourd à porter que le mensonge imposé qui se sait mensonge contre le meurtre de la vérité.

    Par conséquent… si Charlie Hebdo avait tenté de prendre pour cible un colon juif des territoires occupés ou un certain Moïse - ou bien encore... tenez ! Pire ou mieux, c’est au choix ! -, les présidents du CRIF les plus récents (Prasquier et Cukierman...) - et il y a de quoi ! - eh bien, vous pouvez parier que le premier procès que ce journal aurait perdu l’aurait ruiné en quinze jours et toute l'équipe de Charlie serait encore de ce monde aujourd'hui ; morte socialement et professionnellement mais vivante quand même, cette équipe qui n'en serait plus une !

    A ce sujet, on peut se reporter au témoignage du caricaturiste Siné, licencié par Val pour antisémitisme qu'aucun tribunal n'a validé : c'est ICI.


                Alors : "Pourquoi Charlie Hebdo c’est bien, et pourquoi Dieudonné est un terroriste ?"

            Charlie Hebdo prend pour cible les locataires des foyers Sonacotra et des quartiers relégués (2). Dieudonné ceux de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale, le CRIF et la LICRA.

    Les uns ont les moyens de se défendre. Et comment ! Les autres pas ; d’où, après des années infructueuses d’indignation face à la surdité de la société, le recours au terrorisme car si l’humour est la forme supérieure du désespoir, le terrorisme, comme chacun sait, est l’arme de dominés pris au piège d’une injustice que rien ne semble pouvoir réparer.

    Aussi, on peut sans se tromper affirmer que la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo marque l’impuissance de la communauté musulmane de France à imposer, contrairement au CRIF avec le soutien de la Licra (ou bien, les associations homosexuelles - par exemple), le cadre dans lequel il sera permis de se moquer d’elle, de la ridiculiser, de la caricaturer ou de l’attaquer frontalement. Et c’est cette incapacité-là, dans une société aux préjugés tenaces contre cette population, contre son histoire, sa religion, ses mœurs et sa langue (3)… à propos de laquelle nous devons tous nous interroger : peut-on encore longtemps dénier à l’Islam de France le droit de se défendre et d'imposer dans un cadre républicain des limites à ceux qui veulent "s'en prendre à elle" ? Sans pour autant donner dans une intolérance qui n'aurait plus rien à envier à un terrorisme moral et politique.

               Voyez plutôt ! Tout rapport de force aussi modeste soit-il lui est tellement défavorable, voire impossible à imposer, qu’à l’aune des tueries de Paris et de Vincennes, des voix s’élèvent sans honte ni gêne pour demander ceci  : « Il serait temps qu’à l’école on puisse enseigner aux enfants des quartiers l’antiracisme et la tolérance »...

    Et quand on sait que l’on s’adresse là aux Français issus de la culture arabo-musulmane et/ou africaine, c'est à dire aux deux groupes les plus discriminés en Europe - éducation, travail, logement et reconnaissance citoyenne -, c'est dire tout le chemin qu'il nous reste à parcourir pour accorder toute l'attention nécessaire à ceux qui en auront le plus besoin dans les années à venir.

     

     

    1 - Charlie Hebdo, une analyse de l'intérieur ICI

    2 - ou bien le Catholicisme, une religion à terre en Europe.

    3 - La France qui a "marché" ce dimanche 11 janvier 2015, c'est la France de souche majoritairement européenne ; une France moyennement éduquée à très éduquée ; la France des centres de nos villes et de la proche périphérie ; c'est la France qui vote. Alors que la France qui ne s'est pas mobilisée dimanche, c'est la France des quartiers dits "sensibles", la France issu de la colonisation et de l'immigration ; France de culture arabo-musulmane et d'Afrique noire, la France discriminée, la France rurale aussi, abandonnée à son triste sort ; la France qui ne vote pas ou plus. Or, c'est cette France-là qui aura besoin de toute notre attention, de tous nos soins dans les années à venir.

    Pour son malheur, la classe politique s'intéresse en priorité à ceux qui votent, et la police à ceux qui cassent. Aussi, on peut être pessimistes quant aux capacités de cette classe politique à tirer les leçons adéquates des tueries de ces derniers jours.

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    Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné

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  • Dieudonné, à nouveau en danger...

     

     

                              "Avec Charlie Hebdo c'est toujours drôle ; avec Dieudonné, jamais ! Cherchez l'erreur ! Cherchez qui dérange et tape sur qui et quoi ? Et qui ne dérange personne sinon les petits, les humbles et parfois même les plus faibles de notre société, les dominés."

     

              Interpellé ce mercredi 15 janvier à 7 heures à son domicile en Eure-et-Loir par dix policiers, Dieudonné a été placé en garde à vue. Il sera jugé en correctionnelle pour « apologie du terrorisme », après avoir déclaré sur Facebook qu’il se sentait "Charlie Coulibaly ".

     

     

                   "Le parquet de Paris a décidé de le convoquer « à une audience ultérieure » à l’issue de sa garde à vue, en cours d’achèvement mercredi en début de soirée" - AFP.

              

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             Plus gros vendeur de billets de spectacle...

     

    Que l'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante : qui aujourd'hui en France fait vivre la démocratie et la liberté d'expression - si par démocratie et liberté d'expression on entend autre chose qu'un débat télévisée entre... Mélenchon et Copé, arbitré par un Pujadas -, Dieudonné ou ceux qui tentent de le faire taire ?

     

              "Le premier qui trouve Dieudonné drôle perd son job : journalistes, artistes, producteurs, animateurs, presse, radios et télés."

     

                  Dieudonné "vient" de l'anti-racisme et de l'anti-communautarisme. Aujourd'hui encore, à ses spectacles, on y rencontre toute la France et toutes les France. Qu'il soit permis ici de rappeler ce qui suit : si dans les années 40, cela demandait sans aucun doute beaucoup plus de courage d'être un résistant (communiste ou gaulliste, juif ou pas) que d'écrire dans "Je suis partout", aujourd'hui, force est de reconnaître qu'il faut un courage sans limite pour être Dieudonné plutôt qu'un représentant du CRIF et de la LICRA, un Zemmour, un Finkielkraut ou un Philippe Tesson.

     

               Avec ces nouvelles menaces contre Dieudonné, c'est bien le plus grand humoriste de la langue française et le plus grand satiriste que l'on tente de censurer et de bâillonner.

    Aussi, ne cessons jamais de dénoncer cette vendetta de plus de dix ans et de soutenir l'artiste Dieudonné.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Dieudonné, Molière et l'Art contemporain par

    François-Laurent Balssa

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  • "Charlie à tout prix ?" par Frédéric Lordon

     

                    Si l'information est la somme de tous les points de vue, alors on peut aujourd'hui affirmer que l'information est sans doute définitivement morte et enterrée avec les tueries de Charlie Hebdo et du supermarché de Vincennes en ce qui concerne les médias dits "dominants".

                    Avec Le monde, Libération, France Culture, France 2, BFM-TV... entre autres organes de presse et de diffusion, un problème majeur est posé : celui d'une information honnête, compétente, proche d'une recherche de la vérité, de toutes les vérités dans le souci  de coller au plus près du réel... de tous les réels : situations, ressentis, opinions, analyses, interprétations... 

     

                   Face à ce mur médiatique de l'omission, face à ce barrage de paroles  destiné à étouffer toutes les voix un tant soit peu dissidentes, confrontés à cette volonté délibérée de ne pas offrir à un public majeur et adulte toutes les clés de la compréhension des événements de ces derniers jours, que nous reste-t-il comme recours ? Quelles actions ? Vers qui nous tourner ? Peut-on attendre encore quoi que ce soit du CSA qui, depuis sa création, n'est que la tombe du pluralisme et de la liberté d'expression dans l'audiovisuel ?

    La question est posée.

     

    __________________

     

     

                    Ci-dessous, un extrait d'un point de vue qu'aucun média "mainstream" n'acceptera d'entendre : celui de Frédéric Lordon, économiste et philosophe, qui nous propose une réflexion autour du slogan "Je suis Charlie" relatif aux événements de la semaine dernière.

    Ce texte est tiré d’une intervention à la soirée « La dissidence, pas le silence ! », organisée par le journal Fakir à la Bourse du travail à Paris le 12 janvier 2015.

     

     

     

                    "... quand « Charlie » désigne – et c’est bien sûr cette lecture immédiate qui avait tout chance d’imposer sa force d’évidence – quand « Charlie », donc, désigne non plus des personnes privées, ni des principes généraux, mais des personnes publiques rassemblées dans un journal. On peut sans la moindre contradiction avoir été accablé par la tragédie humaine et n’avoir pas varié quant à l’avis que ce journal nous inspirait – pour ma part il était un objet de violent désaccord politique. Si, comme il était assez logique de l’entendre, « Je suis Charlie » était une injonction à s’assimiler au journal Charlie, cette injonction-là m’était impossible. Je ne suis pas Charlie, et je ne pouvais pas l’être, à aucun moment.

    Je le pouvais d’autant moins que cette formule a aussi fonctionné comme une sommation. Et nous avons en quelques heures basculé dans un régime de commandement inséparablement émotionnel et politique. Dès ses premiers moments, la diffusion comme traînée de poudre du « Je suis Charlie » a fait irrésistiblement penser au « Nous sommes tous américains » du journal Le Monde du 12 septembre 2001. Il n’a pas fallu une demi-journée pour que cette réminiscence se confirme, et c’est Libération qui s’est chargé de faire passer le mot d’ordre à la première personne du pluriel : « Nous sommes tous Charlie » — bienvenue dans le monde de l’unanimité décrétée, et malheur aux réfractaires. Et puis surtout célébrons la liberté de penser sous l’écrasement de tout dissensus, en mélangeant subrepticement l’émotion de la tragédie et l’adhésion politique implicite à une ligne éditoriale. Ceci d’ailleurs au point de faire à la presse anglo-saxonne le procès de se montrer hypocrite et insuffisamment solidaire (obéissante) quand elle refuse de republier les caricatures. Il fallait donc traverser au moins une mer pour avoir quelque chance de retrouver des têtes froides, et entendre cet argument normalement élémentaire que défendre la liberté d’expression n’implique pas d’endosser les expressions de ceux dont on défend la liberté.

     

    Mais cette unanimité sous injonction était surtout bien faite pour que s’y engouffrent toutes sortes de récupérateurs. Les médias d’abord, dont on pouvait être sûr que, dans un réflexe opportuniste somme toute très semblable à celui des pouvoirs politiques dont ils partagent le discrédit, ils ne manqueraient pas pareille occasion de s’envelopper dans la « liberté de la presse », cet asile de leur turpitude. A l’image par exemple de Libération, qui organise avec une publicité aussi ostentatoire que possible l’hébergement de Charlie Hebdo. Libération, ce rafiot, vendu à tous les pouvoirs temporels, auto-institué dernière demeure de la liberté d’expression ! — peut-être en tous les sens du terme d’ailleurs. Et combien de la même farine derrière Libé pour faire de la surenchère dans le Charlisme ?"

     

                             Le texte dans son intégralité ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Pour une presse de toutes les intelligences

     

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