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  • Journalisme : mort et résurrection

     

    Billet de blog publié en février 2016

     

                   Soixante-sept journalistes ont trouvé la mort en 2015 en "exerçant" leur profession, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF). La France est le 3e pays le plus touché en raison de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo en janvier.

    27 «journalistes-citoyens» (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d'après l'ONG qui réclame la nomination «sans tarder d'un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies».

    En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l'Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l'Inde, du Mexique et des Philippines.

     

                  BAROMÈTRE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE - Journalistes tués en 2015

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                      Ce billet - sa conclusion en particulier -, me vaudra d'être exclu de la plateforme des blogs du Nouvelobs après huit années de publication.

                     Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre.

     

    ***

     

                  Journalistes ? Vous avez dit journalistes ?

                   Est-ce le fait d’être titulaire d’une carte de presse qui fait de ces hommes et de ces femmes des journalistes ? Est-on bien sûrs qu'il s'agisse de "journalistes" et pas simplement de rapporteurs d'images et de commentaires déjà rédigés avant même d'être partis ?

    Comme un fait exprès, et comme on vient de le voir, l'Irak et la Syrie sont les deux pays les plus meurtriers pour les journalistes, alors que… à de très rares exceptions près... nous n'avons pas vu dans la presse de langue française un véritable travail de journaliste à propos de ces deux pays mais bien plutôt des ventriloques d'une stratégie échafaudée par une alliance américano-israélo-sunnite destructrice : Liban, Palestine, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Yemen...

    Aussi, en ce qui concerne la Syrie et son fiasco journalistique après celui de l’Irak, il semble bien que le piège se soit refermé sur une profession dont les membres n'ont plus aujourd'hui qu'un seul souci : préserver leur emploi et faire bouillir la marmite.

    Pendant ce temps-là, les rédactions envoient leur personnel au casse pipe aux quatre coins du monde. Et à ce sujet, on aura noté l'augmentation des décès de "journalistes" dans le cadre du non-exercice de leur profession ; augmentation directement proportionnelle au mensonge par omission et par ignorance dans le meilleur des cas - mensonge dénoncé à juste titre par tous les médias alternatifs depuis trente ans -, et dans le pire : désinformation et manipulations délibérées dans tous les médias dominants (1)

                    Connivences, consensus et conformisme… il est vrai que la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers à la tête desquels on trouvera de véritables épurateurs et pourfendeurs impitoyables depuis plus de 40 ans de toute pensée économique et politique alternative d’où qu’elle vienne.

                     Mais alors... est-ce à dire que... quand on est journaliste... moins on informe, plus on meurt ?

    C'est à croire !

    Dans tous les cas, on n'admettra que c'est vraiment cher payé quand on connaît la qualité de l'information qui nous est communiquée, son indépendance et sa profondeur de pénétration du réel : ce qui nous est montré autant que ce qui nous est caché.

                     En effet, parmi tous ces morts, où est aujourd'hui le journaliste exécuté pour avoir dit la vérité ?

     

     

    1 - Doit-on exonérer tous les journalistes, les absoudre, au sein d'une organisation de l'information qui serait sans lien de causalité, sans chaîne de responsabilités, sans hiérarchie, dans une dilution entière de l'action journalistique, dans un flou sinon artistique, du moins, décisionnel complet sur le mode d'un "ni coupable ni responsable" ou bien alors..  pour seul responsable, l'actionnaire qui a décidément bon dos ?

    Nombreux sont ceux qui critiquent les médias dominants ; et ces mêmes médias ne se font pas de cadeau entre eux, face à la concurrence féroce sur le marché de la "non-information" pour la captation-répartition de la manne publicitaire sans laquelle ils ne peuvent compter survivre. Mais rares sont ceux qui sont disposés à demander à l'individu "journaliste" de faire face à sa responsabilité personnelle dans son travail de sape d'une information honnête, intelligente et audacieuse.

    Et tous les titres sont concernés, de Médiapart à Marianne en passant par Libé car, tous se serrent les coudes. Mais alors.. qui continuera de contaminer l'autre ?

     

    ***

     

                   En France, la question de la liberté et de la responsabilité individuelle de chaque journalisme vis à vis de son métier et de son information est posée depuis longtemps déjà et la proposition suivante face à l'augmentation significative des décès de journalistes dans le cadre de leur profession aussi : plus l'information se porte mal... moins les journalistes nous informent et plus il en meurt !

    La presse a atteint un tel niveau de prévisibilité que, bientôt, on n'aura même plus besoin de la lire. On l'aura tous déjà lu avant même de l’avoir fait.

                   Un vrai tour de force !

                   Mais alors, licenciez donc toutes vos rédactions, et vous ferez de belles économies ! Vos articles, nous lecteurs, on les écrira pour vous ! Gratos ! Sérieux !

     

                 Quant à cette profession de journaliste qui se plaint d’être mal rémunérée, mais... qui donc aurait l’idée de verser un salaire, un vrai, à tous ces porte-voix d’une information qui est le plus souvent une véritable insulte faite au réel : qui fait quoi, à qui, pour-quoi, comment, où et pour le compte de qui !

    Le jour où ces journalistes évalueront leur propre travail pour ce qu'il est, pour ne rien dire du mépris dans lequel leurs patrons à tous les tiennent,  soyez-en sûrs : il ne leur viendra même plus à l'idée soit d'exercer ce métier soit de revendiquer quoi que ce soit à son sujet. Car enfin... a-t-on déjà vu des domestiques demander une augmentation ? Celle-ci est généralement laissée à l'entière discrétion du Maître car il est bon que des domestiques qui sont assez "domestiques" pour occuper un tel emploi n'aient droit à rien.

                     Flics, journalistes, matons, enseignants... tous méprisés (voyez leur niveau de formation et leur salaire !) car pour le système... ces métiers ne produisent rien sinon la nécessité encore et encore d'un contrôle et d'une prise en charge de centaines de millions d'individus qu'il faut sans cesse rappeler à l'ordre d'un ordre moral et social aux ordres et qui très tôt a déjà choisi et nommé ses chefs (quasiment dès la naissance - sélection par l'argent et la naissance).

    Le patron ne plaindra toujours de ses employés, le bourgeois de son domestique, et l'esclavagiste de son esclave car dans les faits ils aimeraient tous pouvoir se passer d'eux. La fin dernière de l'exploitation et du contrôle c'est bien qu'il n'y ait plus personne à exploiter et à contrôler.

     

    ***

     

                  Aussi, aujourd'hui, force est de constater que la mort du journalisme trouve sa résurrection dans ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler : la ré-information qu’Internet a seul rendu possible.

                  A ce sujet, la question suivante s'impose : où finit la ré-information, où commence le conspirationnisme...

     
                  Ne nous y trompons pas : ce sont précisément ceux que cette ré-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident même si le conspirationniste, c'est un peu comme pour le "populiste"... c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais explique tout : un parti pris de classe, tendance bourgeois de centre-ville, pétés de tunes et morts de trouille à l'idée que leur état de servitude ne soit révélé au grand jour ; sont concernés : la classe politique et médiatique ainsi que les universitaires carriéristes.

                   Même à sciences Po, tous savent que ce vocable de "complotiste" n'a qu'une fonction : discréditer un adversaire libre et capable de dire tout haut ce que des "journalistes salariés" ne peuvent pas ou plus écrire ; des journalistes donc et autres analystes, experts, chroniqueurs et animateurs aux médias subventionnés à raison de plusieurs millions d'euros par an d'argent public et dont les patrons sont aux ordres d'actionnaires à la tête de multinationales de la finance, de l'armement, de l'agro-alimentaire et du luxe ; en cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité par le truchement, dans le meilleur des cas, du mensonge par omission, ou bien dans le pire, par la falsification des faits.

                    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal ou webzine, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible ?

     

                     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias

     

    Pour prolonger : Acrimed, un peu mais pas trop

     

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    Pour prolonger, cliquez  : Pour un journalisme de toutes les intelligences

     

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  • Etats généraux de la presse : un lecteur prend la parole

     

               Entre deux rots, le coude bien haut...

     

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                "Mesdames, Messieurs les journalistes : informer, c’est résister et préparer la riposte ! Informer, c’est faire la guerre à tous ceux qui paieraient cher pour ne plus vous voir faire votre travail !

    Si, comme c’est le cas, l’info en continu est au journalisme ce que le spot publicitaire est au Septième Art, et la restauration rapide à notre belle et grande tradition culinaire : qu’est-ce qu’une information pour cette information événementielle ? Une part d’audience et une part de marché, et rien d’autre. Le fait divers est au journalisme ce que le bal musette est à la musique : si on ne danse pas, on ne s’amuse pas !

    Tout est fait pour divertir et faire diversion. On relativise, on décontextualise, on obscurcit pour empêcher toute analyse courageuse. Et lorsqu’ils s’aventurent à vouloir nous expliquer quoi que ce soit, c’est pour mieux brouiller toutes les pistes et nous amener à penser que l’on n’y peut rien.

    Seule une information mise en perspective renforce un regard critique. Ne cherchez donc pas l’émotion car l’émotion est le pire des mensonges quand il s’agit d’éclairer la vérité. Cherchez une prise de conscience, lucide et déterminée. Votre métier ne consiste pas accompagner les événements pour mieux les tenir en laisse et faire en sorte qu’ils n’échappent pas à la censure mais... à les prévoir et à les dénoncer, tous ces événements et apporter la contradiction à tous ceux qui... une nouvelle fois, paieraient très cher pour que tous ces événements demeurent inaccessibles car... incompris.

    Une information digne de ce nom ne se consomme pas, elle se déguste comme on déguste un vin, un grand millésime, un grand cru, grand et rare. Un journaliste n'a pas à rassurer, à inquiéter, à fabriquer du réel qui n‘a de réel que le somme de toutes leurs manipulations face auxquelles, noyés dans des “pourquoi” et des “comment” restés sans réponses, on s’interdit toute question pour ne plus attendre de réponse.

    Posez-vous toutes les questions et tentez d’y répondre avec audace et honnêteté. N’hésitez pas à froisser toutes les susceptibilités et à gêner tous les intérêts ! L’information qui sortira de votre rédaction par la grande porte et la tête haute révélera au monde le réel tel qu’il est. 

    Votre information réveillera les consciences endormies ; et si vos lecteurs en perdent le sommeil : eh bien, tant mieux ! Votre information aura pour vocation première et dernière de mettre en lumière l’arnaque incommensurable qui se cache derrière tous ceux qui ont la prétention de faire de nous des êtres soi-disant libres et responsables, alors qu'il est surtout question de faire en sorte que nous soyons dépassés par une réalité volontairement incompréhensible. Votre information ne soumettra personne. Vous ne nous adressez pas à des consommateurs mais à des êtres doués de raison. Vous n'êtes pas là pour asservir, ni pour servir qui que ce soit et vous servir au passage.

    Votre information ne sera pas un événement, un spectacle, une vitrine, un tremplin, mais une libération. Pas de mise en scène donc ! Car l’information événementielle est au journalisme ce que la messe est aux enterrements : elle n’explique rien cette messe et cherche à faire de nous des êtres résignés... face à l’inéluctable. Si les voies de Dieu sont impénétrables, sachez que les voies de leur information verrouillée longtemps à l’avance le sont tout autant.

    Vous l’aurez maintenant compris : votre information doit combattre sans relâche un système barbare, hautement civilisé et sophistiqué qui cherche inlassablement à pénétrer le mental de pauvres bougres qui mourront, si rien n’est fait, sidérés. Votre information fera crever tous ces tartuffes et tous ces petits Machiavel en herbe !

    Mesdames, Messieurs les journalistes ! Faites la guerre à l’information désincarnée et faites la crever une bonne fois pour toutes les fois où cette information a tenté de nous prendre, nous, lecteurs, encore et toujours pour des demeurés..."

     

                  Oups ! Il s'est effondré ! Aidez-le à se relever. Il n'y arrivera pas tout seul.

     

     
     
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  • Acrimed : un peu mais pas trop !

                                                                 

     

                     Du grain à moudre sur France Culture qui tente de rebondir à propos du baromètre annuel 2016 de LA CROIX sur la relation des Français et des médias : plus de deux sondés sur trois considèrent que les journalistes ne résistent pas aux pressions des partis politiques et du pouvoir.

     
    Sera présent ce soir-là : Henri Maler d'Acrimed.
     
     
    ***
     
                        Si on peut se féliciter de la présence sur les ondes de Radio France de Henri Maler, fondateur d'Acrimed l'observatoire des médias, en revanche on sera déçu par sa prestation car il semblerait que la critique des médias par Acrimed place le journalisme et le journaliste (ou les journalistes) au cœur de cette critique ; or, placer le journaliste au centre de toutes les attentions dans le domaine de la critique de médias et de l’information c’est un peu comme "lâcher la proie pour l’ombre".
     
    Selon les analyses d’Acrimed, les journalistes seraient mal formés faisant ainsi retomber la responsabilité d’une information médiocre sur les écoles de journalisme : ces écoles formeraient donc mal nos journalistes presse, radios et télés ; par conséquent, il suffirait de « réformer » l’enseignement dans les écoles de journalisme pour régler le problème au sein d’une profession en berne.
     
    Or, faire reposer la responsabilité de l’état de délabrement de cette profession sur ces écoles c’est là encore lâcher la proie pour l’ombre car c’est ignorer, ou bien oublier un peu vite ou feindre d'oublier ceci : qui signent les chèques des salaires de tous ces journalistes à la fin de chaque mois ? « Qui » dans le sens de : « quelle est la véritable motivation » de tous ces employeurs propriétaires de titres pour lesquels tous ces journalistes-employés travaillent ? En effet, qui sont ces investisseurs, à perte qui plus est puisqu’aucun titre n’étant économiquement ou financièrement rentable en tant que « centre de profits »  - les véritables bénéfices  ou retombées d’un investissement dans les médias sont ailleurs ! -, tous survivent grâce à des centaines de millions d’euros de subventions d’Etat, argent des contribuables, de Marianne au Figaro en passant pour l’Humanité, qui sont-ils donc ?
     
    Si Acrimed déplore le niveau abyssal de l’information et nous tous avec eux, doit-on alors supposer que les propriétaires des médias de masse sont tout aussi ulcérés par la médiocrité du travail fourni par leurs employés supposément « journalistes » qu’ils recrutent et dont ils acquittent pourtant les salaires chaque mois et que tous, préfèreraient pouvoir, par conséquent, recruter de bien meilleurs éléments, mieux formés et plus avisés ? En d’autres termes, tous ces propriétaires de médias souhaiteraient pouvoir embaucher de véritables journalistes car la motivation première de ces propriétaires serait de faire de nous tous des citoyens informés, avisés et par conséquent, des citoyens capables de discernement et de jugement, comme par exemple : soupçonner le fait que les propriétaires de tous ces titres - entre autres Vincent Bolloré, Lagardère, Dassault, Rothschild, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Pinault, Arnault, Bouygues -  pourraient bien s’avérer être des crapules ?
     
    Bien évidemment il n’en est rien ; si les banques, les multinationales investissent dans des médias que les lecteurs seuls sont bien incapables de rentabiliser, c'est aussi et surtout pour la raison suivante : ces organes de presse sont de formidables moyens de propagande et de pression - chantage et intimidation - contre tous ceux - citoyens et Etats -, qui seraient à un niveau ou à un autre susceptibles de remettre en cause les intérêts économiques, financiers et politiques de leurs propriétaires respectifs.
     
                  Aujourd’hui, c’est bien une situation paradoxale qui s’offre à nous : ce sont ceux qui ne payent pas les salaires de tous ces journalistes - hormis sur le service public que le contribuable finance mais en partie seulement puisque la publicité pourvoie largement au financement des médias d’Etat - dont on peut déplorer à juste titre le manque de pertinence, qui s'en plaignent - Acrimed en l’occurrence -, alors que leurs employeurs qui passent à la caisse tous les mois n’en pipent pas mot.
     
    Dans les faits, on peut dire que si les écoles de journalisme ne préparent pas leurs élèves au métier de « journaliste » digne de ce nom, en revanche, on ne peut guère leur reprocher de ne pas préparer ces mêmes élèves à travailler dans la presse, la radio et la télé car c’est bel et bien de leur employabilité qu’ils s’occupent, et en particulier de ce qu’attendent tous ces employeurs potentiels de tous ces jeunes fraîchement diplômés !                  
     
                  Depuis l’arrivée d’Internet et des nombreux acteurs de la ré-information, force est de reconnaître que la critique des médias de masse, médias dominants, est un exercice vain puisque plus personne n’a besoin de subir ces médias et les multiples biais idéologiques de leurs propriétaires. Seul importe aujourd’hui d’être capable de contrer ces médias et le grand mensonge par omission de ces derniers ; il faut être une force de proposition dans le cadre d’une ré-information susceptible de toucher un vaste public et non se complaire dans une analyse et une critique des contenus des médias qui n'intéresse et ne convainc que les déjà-convaincus qui ont franchi le point de non-retour depuis longtemps déjà ; les téléspectateurs des journaux de 20H et d'autres inepties journalistiques  - « Envoyé spécial » - ne lisent pas Acrimed.
     
    Et puis, n’y-a-t-il pas pour tout le monde 24H dans une journée ? Pour les lecteurs et non-lecteurs d’Acrimed ! Aussi, le temps passé à lire les analyses de ce collectif aussi pertinentes soient-elles, n'est-ce pas autant de temps en moins passé à lire et à travailler sur la contre-information ? Travail d’une priorité absolue ; il n’y a sans doute pas d’autre aujourd’hui.              
     
    On pourra toutefois saluer ce diagnostic d’Acrimed à propos de France culture que peu ose et pourtant si juste même si on reste là encore dans le domaine de la critique des médias et non de la ré-information. N’empêche, critiquer c’est peut-être aussi, après tout, ré-informer :              
      
                 "France Culture devrait être en principe la station de radio tout indiquée pour aborder sérieusement la question des formes et des motifs des visions « conspirationnistes ». Mais, depuis quelques années, France Culture n’est plus tout à fait France Culture : les polémiques en dessous de la ceinture qui se présentent comme des débats cultivés tendent à s’y multiplier, les émissions sérieuses masquant des émissions qui le sont beaucoup moins."               
     
     
                     Qu'à cela ne tienne : conseillons au plus vite aux membres d’Acrimed qui se sont suffisamment « shootés » aux médias spécialisés dans le mensonge par omission, de rejoindre les acteurs du web dans le domaine de la contre-information ou ré-information gardant à l'esprit ceci : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire car c’est bien dans le travail de contre-information et de ré-information que l’on court tous les dangers et non dans la critique des médias dominants. Aussi, il serait temps que la rédaction d’Acrimed se décide enfin à courir ce danger-là. 
     
     
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  • Classement de la liberté de la presse 2016 de RSF : un encouragement à continuer de désinformer sans entrave ni sanction ?

     

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                    La situation du journalisme en France est considéré comme « satisfaisante » par RSF... ce qui prouve qu’il n’y a rien à attendre de cette organisation en ce qui concerne une véritable critique des médias.
    Ce classement nous est donc d’aucune utilité ; en effet, il ne dit et n’explique rien.

                   Si peu critique à l'endroit de la presse occidentale, ce classement sera-t-il perçu comme une incitation pour les journalistes occidentaux à continuer de mentir par omission, et ce en toute liberté ?

    Car enfin... en France et en Europe...

    Jamais les journalistes n'ont été autant décrié...


    A l'endroit de ceux qui dénoncent des médias sous influence (Etat, annonceurs publicitaires et Oligarchie), jamais la contre-attaque n'a autant usé des termes : extrême gauche, extrême droite, complotiste...


    Jamais la presse n'a été autant dépendante du financement de l'Etat...


    Et puis enfin : jamais les gardes chiourmes de cette presse sous influence ne se sont autant appuyés sur les pays les plus mal classés par RSF pour relativiser le scandale de la désinformation par omission qui caractérise "un journalisme à la française".

     

                    A propos de ce classement de RSF et de ses critères, suggérons ceci : le jour où l'on pourra mesurer l'importance de l'auto-censure chez les journalistes d’une profession qui n'en est quasiment plus une (sinon un moyen comme un autre de faire bouillir la marmite à quelques centaines d'euros par mois pour l'immense majorité de ceux qui possèdent une carte de presse), on pourra alors accorder à ce classement la crédibilité qui lui manque, tout en gardant à l’esprit que les commentaires hyper-complaisants des journalistes (en autres médias... sur France culture dans l‘émission « Secret des sources » du 7 mai 2016) à propos de ce classement ne contribuent en rien à combler ce manque, et notamment ce commentaire-ci : "Le rachat par les Oligarques des titres de presse au bord de la faillite permet à ces titres de ne pas mourir".
    Mais pourquoi diable ce sauvetage par l'Oligarchie ?

    "Qu'importe l'info pourvu que les titres vivent !" Tel est le raisonnement d'une profession à ce point précarisée que le seul souci d'un journaliste aujourd'hui n'est pas "le journalisme" mais la sauvegarde de son emploi, et pour les plus téméraires d'entre eux : l'espoir d'une place au soleil sur le modèle d'un FOG, d'un Pujadas ou d'un Joffrin ; un même homme du Figaro au Nouvelobs, interchangeable à souhait. Et quand on sait ce que demandera l’accession à un tel poste… on peut déjà craindre le pire quant à la qualité du travail de ce journaliste au fil d’une carrière ascensionnelle.

     

                  RSF précise : "Le Classement n’est pas un indicateur de la qualité de la production journalistique."

    Défendre un tel parti pris, c’est oublier un peu vite que la presse et les journalistes, ici en Europe, sont instrumentalisés. Faut-il alors en déduire ceci : ce classement de RSF serait un encouragement adressé aux journalistes occidentaux à continuer de "désinformer" qu’il ne s’y prendrait pas autrement ! Encouragement à désinformer en toute liberté, sans entraves ni sanctions - cela va sans dire ! - tantôt pour le compte d'un consensus occidental - Construction européenne, l'Euro, l'hégémonie des USA, l'Otan, Israël, Arabie Saoudite : c'est là le meilleur des mondes qui nous est proposé ! Consensus imposé avec le concours des médias par le privé et le public - en Europe, ces deux secteurs à la fois politique et économique sont chaque jour, jour après jour, difficilement dissociables ; aux USA, ces deux secteurs ont déjà totalement fusionné jusqu'à financer toute élection, du Président au plus petit juge du plus petit comté ; tantôt pour le compte des actionnaires de cette même presse.


                    Tenez au fait ! Mais que deviennent les secrétaires généraux de RSF ? Leurs parcours, leurs carrières ? Une enquête s'imposerait-elle ?

     

                   RSF souligne que trois pays d’Europe du Nord occupent le haut de leur classement, tout en se gardant bien d’expliquer pourquoi.

    Si les trois pays d’Europe du nord qui occupent le haut de ce classement sont la Finlande (1ère, comme depuis 2010), les Pays-Bas (2ème, +2), la Norvège (3ème) la raison en est certainement la suivante : dans ces 3 pays, sur quoi et de quoi un journaliste peut-il informer qui puisse justifier dans les milieux d’affaires, dans la classe politique et chez les patrons de presse, le recours à la censure, à la coercition, au chantage au chômage ou à la promesse d’une carrière aussi radieuse que lucrative - la carotte et le bâton ?

    Et pour cause ! Dans ces trois pays, pas de passé colonial ni d’Empire néo-colonial (ou de néo-Empire colonial) à gérer ; pas d’industrie d’armement dont il faut assurer la pérennité ; pas de place de leadership à maintenir ; ces 3 pays n’étant pas au centre d’intérêts géo-stratégiques de premier ordre, leur soutien ou non soutien à cet ordre mondial dirigé par les USA et l’Otan importe peu ; ces trois pays sont prospères et peu peuplés et leur société plutôt égalitaire ; de plus, ces pays ne faisant pas partie soit de l’Union européenne et/ou de la zone Euro, aucune pression sur la classe politique et médiatique n'est à déplorer de la part d’une classe économique soucieuse d’imposer un consensus autour de la construction européenne tout en prenant soin de faire taire toute remise en cause de ce consensus...

    Et pour finir : l’importance des gains potentiels d’une compromission avec un système de corruption  étant sans comparaison avec celle des principales économies mondiales - puissances exportatrices -, dans leur commerce avec le monde, de plus la justice de ces pays étant proprement financée, à quoi bon prendre un tel risque ?

    En d’autres termes, ceux qui partout ailleurs ont tout à craindre d’un journalisme digne de ce nom, un journalisme qui dit tout et ne cache rien (si vous voulez connaître la vérité des faits à propos de quoi que ce soit, ne vous trompez pas : enquêtez donc auprès des journalistes et de leurs journaux !), ceux-là ont, dans le contexte de ces 3 pays du nord de l'Europe en tête du classement sur la liberté de la presse, beaucoup moins à redouter d'une presse libre qui emploierait des journalistes libres... dans un monde de contes de fées tout aussi libre...

                                    ... cela méritait d'être précisé.

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Soyons ambitieux ! Hasardons-nous à proposer à RSF un autre type de classement ; un classement non pas sur la liberté de la presse mais bien plutôt un classement sur le taux de satisfaction des opinions publiques vis-à-vis des journalistes car enfin, pour qui un journaliste travaille-t-il donc si ce n'est pour nous tous avides que nous sommes de savoir qui fait quoi, à qui, où, comment, pour()quoi, et pour le compte de qui ?

                     Rappelons ici ce qui devrait être un engagement pour tous : le premier devoir d'un journaliste n'est-il pas de dire, quand la situation se présente à lui, qu'il ne peut pas nous informer ? 

                     "Chers lecteurs, chers téléspectateurs, chers auditeurs... désolé mais là, je ne peux pas vous informer ou vous en dire plus !" car, reconnaître que l'on ne peut pas son métier est tout aussi important que d'admettre son ignorance et/ou son insuffisance... même si... un tel aveu est réservé à une toute petit minorité composée de ceux qui, lucides, ont compris que l'on est, finalement aussi son pire censeur - comme on peut être son pire ennemi -, par arrivisme, par manque de courage ou pire encore : par incompétence...

                      Et c'est alors... et c'est ainsi que toute une profession se trouve un beau matin dans l'incapacité d'envisager qu'une autre information puisse être possible ou bien souhaitable car il y a fort à parier que, dans les décennies à venir, l'incompétence des chefs et autres directeurs d'on ne sait quelle rédaction indigente qui aura pour origine une ignorance crasse savamment enseignée, sera rémunérée à coup de millions par des donneurs d'ordre hyper-compétents et omniscients, même si, pour l'heure, c'est bien encore l'arrivisme, un arrivisme mâtiné de lâcheté et de bêtise, qui rafle la mise sur le dos d'un journalisme en berne, un journalisme d'exécutants smicardisés, à la queue basse.

     

     

     

                     

     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias 

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  • Indignez -vous ! Indignez-vous ! Il en restera toujours quelque chose

    Edwy Plenel - On n'est pas couché 5 mars 2016

     

     

                

                   Faible du côté du concept, plutôt réticent à traiter les causes, guère courageux lorsqu'il s'agit de nommer les gens, reste alors pour Edwy Plenel à endosser un rôle, le seul rôle à sa portée : le beau rôle. En cela, Edwy Plenel rejoint Bernard-Henri Lévy qui a longtemps tenu ce rôle dans les médias jusqu'à "l'affaire de la Libye" qui nous a révélé un individu irresponsable, entièrement occupé à servir les intérêts d'un Président de la République, Nicolas Sarkozy (en effaçant toutes traces d'un éventuel financement par Kadhafi de sa campagne présidentielle de 2007) et de deux puissances étrangères, Israël et les USA, faisant ainsi d'une pierre trois coups.

                   Patron-gourou d'un journal de groupies - journalistes et abonnés compris -, nommé Médiapart, jour après jour, Edwy Plenel semble en passe de délaisser le journalisme au profit d'une posture où l'indignation serait alors appelée à remplacer l'analyse, la synthèse et le courage de nommer les choses et les responsables des maux qu'il n'a de cesse de dénoncer.

    Et c'est alors que... prestation après prestation télévisuelle et radiophonique, le journalisme est congédié et qu'une indignation qui n'explique rien - qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui -, occupe toute la place, une place confortable de surcroît, là où personne ne pourra jamais vous attaquer et/ou vous reprocher... devinez quoi ? Vos indignations justement ! Car si on a de moins en moins raison de se révolter aux yeux de la classe politique et des médias qui sont impitoyables avec ceux qui refusent de se soumettre, il semblerait que l'on ait toujours raison de s'indigner.

                   Manifestement, Edwy Plenel l'a compris mieux que quiconque.

     

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  • Syrie : que la lumière soit !

             Publié en Juin 2013

     

                 Pourquoi doit-on s’opposer à toute ingérence en Syrie et accueillir avec la plus grande des réserves les événements et toute information venant de Syrie ?

    1 – Ceux qui se penchent sur le berceau syrien  n’ont aucun projet de justice, de démocratie et de liberté pour le Peuple syrien.

    2 – La chute d’Assad ne conduira pas à la démocratie, à la justice et à la liberté pour le Peuple syrien.

    3 – Les grands bénéficiaires de la chute du régime syrien seront entre autres : les USA, Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite  qui n’ont jamais soutenu la démocratie, la liberté et la justice dans cette région et nulle part ailleurs.

                     A – Les USA : empire orphelin privé de civilisation (dans le sens de... entente spirituelle unanime entre les hommes : Elie Faure), gigantesque outil de destruction seulement capable aujourd'hui d'exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs...

                     B – Israël : Etat qui ne respecte aucune loi internationale, vit et prospère sur le dos de centaines de milliers de Palestiniens placés sous un régime de quasi Apartheid.

    Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation...

    Ici : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme (le dernier en date celui de Stora ICI), racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer la connivence au plus haut sommet de l'Etat français avec cette politique : journalistes, artistes, producteurs radio et télé, universitaires et blogueurs...

                    C – l’Arabie Saoudite – Qatar : 1er agent de propagation du bacille de la peste religieuse intégriste dans nos banlieues... et partout ailleurs en Afrique.

    Car enfin…

    Qui peut bien souhaiter une Syrie démocratique, forte, libre et indépendante (mais musulmane quand même !) dans cette région ?

                Personne, excepté le Peuple syrien pour peu qu'il existe et qu'il en soit capable.

    La Syrie d'Assad dérangeait quels intérêts ?

                 USA, Israël et les monarchies sunnites alliées des USA...

    Une Syrie détruite et à genoux rend service à qui ?

                 Aux mêmes.

                En effet, on ne négocie pas avec un pays qui n'existe plus, ou bien un pays plongé dans le chaos, sans représentants dignes de ce nom !

    Alors, le plateau du Golan (pour ne mentionner que lui).... château d'eau de la région... c'est dans la poche de qui ?

    Devinez !

     

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                   Qu'il soit ici permis de rappeler certains faits :

                   Dans cette région du Moyen-Orient, lorsqu'un pays ne peut pas ou ne veut pas servir les intérêts de la coalition… hier occidentalo-israélienne, aujourd'hui étendue au Qatar, à la Turquie et à l'Arabie Saoudite, ce pays doit "disparaître". Or, la Syrie, l'Irak, la Libye, l'Afghanistan (et d'autres encore... demain l'Iran ?) ne servent plus à rien si ces pays ne servent pas les intérêts de cette coalition ; d'où le fait que l'Irak soit encore et toujours plongé dans le chaos dix ans après la chute de Saddam Hussein car seul importe que le pétrole coule à flot et qu'il soit acheminé en toute sécurité ; le pays en tant que tel n'a plus aucune espèce d'importance ni sa population ; et c'est alors qu'on le livre alors en pâture à des forces d'une violence inouïe, d'un antagonisme paroxystique ; forces qui toutes s'annulent entre elles : c'est le chaos assuré ad vitam æternam.

     

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              Ce qu'on pourra difficilement pardonner aux médias dominants à propos des événements de Syrie, et quelle que soit l'issue, c'est d'avoir délibérément choisi de ne pas nous communiquer toutes les informations disponibles.

     


                    En d'autres temps on aurait pu parler de "guerre de l'information"... mais depuis deux ans, force est de constater qu'une seule information circule dans tous les médias dominants : "Bachar al-Assad assassine son Peuple ; il doit partir !"

    Seul Internet parvient encore à nous communiquer une information qui reprend toutes les informations disponibles sur la Syrie.

    Ce témoignage-ci diffusé par aucun média de masse, semble vouloir nous dire que le Peuple syrien s'est fait piéger par une opération à l'origine de laquelle on trouvera une stratégie venue de l'étranger ; stratégie qui n'avait aucun souci de libérer les Syriens d'une dictature mais bien... de créer le chaos dans l'espoir de renverser à n'importe quel prix un des derniers régimes qui s'oppose à la coalition américano-israélo-saoudienne.

     

     


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  • Léa Salamé telle qu'en elle-même


                   Aliza Bin-Noun, "porte-parole officiel en France de la politique d'Israël" répond à Léa Salamé sur France inter

     

     

                    Regardez ce sourire de Léa, écoutez ses questions... voyez comment elle hoche la tête avant même que son invitée ne lui réponde comme si Léa Salamé partageait déjà avec elle la réponse ! Edifiant ce ton précautionneux, révérencieux, mezza voce, et puis ce corps penché en avant comme pour se faire petit, tout petit... un peu comme si, même assise, Léa Salamé se tenait à genoux ; mentalement, c'est sûr !

    Notez : rien à propos de la politique israélienne de colonisation ! Rien à propos des méthodes de maintien de cet ordre colonial sordide : 600 000 colons qui, en toute illégalité, vivent aux dépens, sur le dos, au détriment de milliers de Palestiniens sans défense !

              Nul doute, nous assistons là, une fois encore, à tout ce qui est dénoncé depuis des années par tous ceux qui ne souffrent plus la servilité avec laquelle les journalistes se plient à l'obligation, pour quiconque souhaite prospérer dans la carrière médiatique, de ne jamais mettre en difficulté, entre autres, Israël et ses représentants, CRIF inclus.

    Dont acte.

     

     

              Autre entretien, autre invité, autre attitude : jugez le ton presque menaçant de Léa Salomé à l'égard de J.P Chevènement qui peine à condamner sans équivoque Bachar al-Assad tout en se montrant réticent à l'idée d'un départ de ce dernier auquel Léa Salomé attribue, tout de go, la responsabilité de 250 000 victimes sans douter un seul instant de la véracité de cette information.

    La différence entre le premier entretien et celui-ci ?

    Devinez !

    Dans le premier entretien, l'invitée a le pouvoir de ruiner votre carrière dans les médias en exigeant que l'on y mette fin ; dans le second... déjà bien vieillissant et politiquement isolé, J.P Chevènement n'a que le pouvoir de laisser entendre aux auditeurs de France Inter que son interlocutrice n'est qu'une gourde médiatique, une gourde de plus qui sait ce qu'il faut craindre, de qui et pourquoi ; cce qu'il ne fera pas car chez J. P Chevènement "ça ne se fait pas !"

    Et c'est bien dommage.

     

    ***

     

             Pour revenir au premier entretien, qu'il soit permis ici de révéler ceci : un ami ingénieur du son chez Radio-France m'a affirmé en toute bonne foi que ce matin-là, une odeur irrespirable s'était répandu dans tout l'étage, cage d'ascenseur comprise, au passage de cette porte-parole de l'Etat d'Israël ; odeur inqualifiable m'a-t-il précisé ; pestilentielle a-t-il fini par lâcher ; l'odeur de ceux qui, sur un plan moral, jugent n'avoir aucun compte à rendre à que ce soit depuis que tous baignent dans une culture de l'impunité totale.

    Quant au studio de radio qui a accueillie cette Aliza Bin-Noun, seules deux personnes ont tenus bon confrontés à cette odeur insoutenable, sans doute le temps nécessaire à son passage à l'antenne : Léa Salamé et Patrick Cohen.

    Sachez néanmoins qu'ils ont dû être évacués tout de suite après le départ de leur invitée ; une assistance respiratoire a été requise pour tous les deux par les services médicaux appelés en urgence car, si la déontologie du journalisme a bien été bafouée et mise en danger de mort ce matin-là, en revanche, le pronostic vital des intéressés n'a pas été engagé.

    Comme quoi... le ridicule ne tue plus ; et la lâcheté et la flagornerie, pas davantage.

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  • Léa Salamé telle qu'en elle-même


                   Aliza Bin-Noun, "porte-parole officiel de la politique d'Israël en France" répond à Léa Salamé sur France inter

     

     

                    Regardez ce sourire de Léa, écoutez ses questions... voyez comment elle hoche la tête avant même que son invitée ne lui réponde comme si Léa Salamé partageait déjà avec elle la réponse ! Edifiant ce ton précautionneux, révérencieux, mezza voce, et puis ce corps penché en avant comme pour se faire petit, tout petit... un peu comme si, même assise, Léa Salamé se tenait à genoux ; mentalement, c'est sûr !

    Notez : rien à propos de la politique israélienne de colonisation ! Rien à propos des méthodes de maintien de cet ordre colonial !

     

              Nul doute, nous assistons là, une fois encore, à tout ce qui est dénoncé depuis des années par tous ceux qui ne souffrent plus la servilité avec laquelle les journalistes se plient à l'obligation, pour quiconque souhaite prospérer dans la carrière médiatique, de ne jamais mettre en difficulté, entre autres, Israël et ses représentants, CRIF inclus.

    Dont acte.

     

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             Qu'il soit permis ici de révéler ceci : un ami ingénieur du son chez Radio-France m'a affirmé en toute bonne foi que ce matin-là, une odeur irrespirable s'était répandu dans tout l'étage, cage d'ascenseur comprise, au passage de cette porte-parole ; odeur inqualifiable m'a-t-il précisé. Quant au studio qui l'a accueillie, seules deux personnes ont tenus bon, sans doute le temps nécessaire à son passage à l'antenne : Léa Salamé et Patrick Cohen.

    Sachez néanmoins qu'ils ont dû être évacués tout de suite après le départ de leur invitée ; une assistance respiratoire a été requise pour tous les deux par les services médicaux appelés en urgence car, si la déontologie du journalisme a bien été bafouée et mise en danger de mort ce matin-là, en revanche, le pronostic vital des intéressés n'a pas été engagé.

    Comme quoi... le ridicule ne tue plus ; et la lâcheté et la flagornerie, pas davantage.

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  • LCP-Public Sénat, BFM-TV et i-Télé : récupération, lessivage et recyclage

     

            Un regard sur ceux qui, bien que remerciés et parfois même... discrédités - recalés de l'audimat et/ou de l'éthique professionnelle, ne connaissent jamais le chômage ou la crise ou bien encore, la retraite !

     

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    Patrick Poivre D’Arvor sur Radio Classique. On ne le présente plus ; un PPDA... risée des professionnels de l’information digne de ce nom, remercié par TF1 après trente ans de bons et loyaux services rendus à la désinformation par omission et par démagogie : "Pourquoi donner ce que l'immense majorité des téléspectateurs ne vous demande pas !"

     

    ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolle Serge Moati aussi ! Ancien animateur de l’émission Riposte sur la 5. Mais qu’on se rassure : si riposte il y a eue, il ne s'est agi, le plus souvent, que d'une riposte purement formelle, et par voie de conséquence, d'une riposte bien pâle ; une riposte proportionnelle à la menace (ou à l'attaque) auquelle les invités ont dû faire face, mais... aucun péril en la demeure ; surtout pas. Et puis... jamais !

    Aujourd'hui, il continue ses gesticulations sur LCP (chaîne publique de l'Assemblée nationale) aux frais des contribuables pour une poignée de téléspectateurs.

     

    ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolleOlivier Mazerolle, un temps à la tête de la rédaction de France 2, promptement remercié pour manquement à l'éthique de sa profession avant d'entrer puis chez BFM TV, a rejoint en 2013 Bernard Tapie pour diriger le quotidien "La Provence" avant de prendre sa retraite un an plus tard.

                     

    ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolleJean Marie Colombani sur Public Sénat (chaîne publique) : cumulard comme personne, il semblerait que le quotidien le Monde, Slate.fr, France culture, France Inter et France Télévisions en son temps, ne lui suffisent plus.

     

     

     

     

     

    Franz-Olivier Giesbert sur France 5 avec "Les grandes questions " (entouré de trois gourdes, dont une en particulier : Géraldine Muhlmann), patron de l'hebdo Le Point. Sur le service Public, il est connu et reconnu pour avoir épuisé comme personne d’autre avant lui, des millions de téléspectateurs. Et aujourd'hui, à la simple évocation de son nom, on ne compte plus ceux qui se précipitent sur leur télécommande pour le chasser de leur vue et de leur mémoire. Mais n'empêche, lui aussi, est toujours là entre deux comités de Rédac au Point.

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    Eric Zemmour finalement jugé indésirable sur le service public et sur i-Télé, après des années de commentaires xénophobes dans le meilleur des cas, racistes dans le pire, sévit sur RTL, écrit dans le quotidien Le Figaro et anime une émission sur la chaîne Paris Première.

     

     

     

     

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                 Un illustre inconnu maintenant... mais pas pour tout le monde : un dénommé Frédéric Haziza, journaliste sur LCP (encore LCP !), et puis aussi... à Radio J : radio de la communauté juive ; il est le chef du service politique de cette radio.

    Terne et laborieux, sans talent, spécialiste des procès en antisémitisme, très certainement recruté grâce à des appuis, ce journaliste communautarisé est manifestement venu sur le service public chercher un complément de salaire.

                 Cherchez donc un journaliste de Radio Notre Dame, de beur-FM ou Radio Orient officiant sur le service public ! Ne vous donnez pas cette peine : vous n’en trouverez pas.

     

                        Scandale des scandales (1)... qu’il soit permis ici de suggérer à LCP et au CSA  qu'il demande à Monsieur Haziza de choisir : soit il sert le service public, soit il sert sa communauté et ses intérêts partisans bien compris… incompatibles avec l’exercice du métier de journalisme dans ce même service public, mais certainement pas les deux, et qui plus est... aux frais des contribuables.

    Que l'on suggère donc à Monsieur Haziza, puisque manifestement son poste à Radio-J ne lui suffit pas, de déposer un CV chez BFMTV ou chez i-télé.

                      

     

               ppda,zemmour,moati,giesbert,elkabbach,journalisme,politique,société,haziza,colombani,mazerolleEt le pompon revient à Jean-Pierre Elkabbach, la honte de ce qui n’a jamais été finalement sa profession mais n'empêche : un demi siècle de « journalisme » au service de la classe politique, de droite de préférence, de Giscard (eh oui ! il a commencé jeune !) à Sarkozy, sur le service public avant d’y être jugé indésirable parce que totalement compromis et discrédité ; aujourd'hui, il poursuit son oeuvre sur Europe 1, là où il a pu continuer de servir les intérêts de ses amis et ceux des actionnaires de cette station de radio, d’une pierre deux coups, et comme les journées sont longues : il anime une émission littéraire sur Public Sénat.

     

     

                       Et jamais ils ne renoncent car jamais on ne le leur demande ! Et pour cause : en bons professionnels, tous savent ce qu'on attend d'eux, et pour certains... depuis des décennies. 

                                                                               

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                    Si vous avez pu identifier d’autres opérations de récupération, de lessivage et de recyclage, n’hésitez pas à compléter cette liste.

     

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    1 - On nous aura vraiment tout fait sur le service public : on a connu le journalisme de droite passeur de plats (Elkabbach), le journalisme de gauche ou PS (Levaï), le journalisme de cirque et de foire (Mourousi), le journalisme agent de sa propre cause (PPDA)... avec Haziza, voilà maintenant que l'on nous sert du journalisme communautaire : radio J défend une communauté et des intérêts forcément partisans ( intérêts économiques, politiques, religieux et culturels...) incompatibles avec l'exercice du métier de journalisme dans le service public. 

     

     

                Pour prolonger, cliquez : Liberté, liberté chérie !

     

     

                          Cadeau ! Même si on n'apprendra pas grand-chose de nouveau à propos de la censure et de l'auto-censure dans le journalisme...

    Ou peut-être si : Jean-Pierre Canet et Nicolas Vescovacci, auteurs du documentaire sur le Crédit mutuel dont la diffusion sur Canal+ a été censurée par Vincent Bolloré, ne savaient pas que ce même Boloré avait des intérêts au Crédit Mutuel.

                     Cherchez l'erreur !

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  • Charles Enderlin quitte France 2 : un "juste" prend sa retraite...

     

                Correspondant de France 2 depuis 34 ans en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, le journaliste franco-israélien Charles Enderlin quitte le bureau de Jérusalem le 17 août prochain : retraite oblige.

     

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                    Rares sont les journalistes capables de manifester toute leur carrière durant une relation intime et positive envers la vérité des faits sur un sujet qui, le plus souvent,  se retrouve très vite noyé sous le mensonge d'Etat, le chantage et l’intimidation, voire les menaces car, s'il n'y a pas de carrière politique pour ceux qui veulent prendre l'argent là où il se trouve, pareillement, il n'y a pas de carrière journalistique et médiatique pour ceux qui, sans relâche, ne se reconnaissent qu’un devoir : traquer la vérité des faits. Et quand il s'agit de la politique israélienne et de la complicité d'un Etat français terrorisé à l'idée de s'opposer... n'imaginez même pas un strapontin lors de la remise des prix.

     

                  Charles Enderlin n'a pas fait carrière ; il n’a pas recherché quelque avantage d’ordre matériel ou autre... il est resté correspondant de France 2 trente années durant. Pas de poste prestigieux grassement rémunéré, pas de médaille, pas de remerciements. Souvent décrié, parfois haï, menacé aussi... Charles Enderlin a tenu bon : jamais il ne s’est servi du mensonge pour cacher la vérité.

    Il a toujours cherché à servir une vérité en péril, menacée de mort à chaque instant, tout en risquant son emploi, maigre pitance.

    On lui a tout fait. Il a bien résisté. Ce qui fait de lui un résistant de la première heure.

    Si la vérité pouvait parler, elle témoignerait en personne. N'empêche, nombreux nous sommes aujourd'hui à pouvoir témoigner pour lui.

     

     

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    Gaza 2014 - Se soumettre ou bien périr

     

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                 Avant de prendre sa retraite à la fin de l’année, Charles Enderlin s’est livré au JDD.fr dans une interview qui, là encore, sert la vérité : «Il n’y aura pas deux Etats. Les 400.000 colons israéliens ne seront pas évacués de Cisjordanie. Les Israéliens ne sont pas prêts à renoncer à Jérusalem-Est et au Mont du Temple (Esplanade des Mosquées pour les musulmans). »

     

                                               La suite ICI

     

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    Pour prolonger : cliquez Judaïsme, sionisme, colonialisme et chantage

     

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