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judaïsme

  • Religions et monothéismes : a love story ?

                   

               "Nous assistons à une « islamisation » des naufrages individuels, des précarités sans horizon et des fragilités psychiques. On n’est pas en échec, on est islamisé. On n’est plus insignifiant, on est islamisé. On n’est plus malade, on est islamisé... "

                                     Patrick Chamoiseau, 15 juillet 2016

     

     

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            (Suite aux événements du 14Juillet, une "prière du mort" a été prononcée mardi dernier à la mosquée ar-Rahma, dans le nord de Nice)

     

     

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                   Attentats, tueries, Daesch, Islam, France, Europe…

                   Soyez assurés et rassurés : dans les mosquées, on ne compte plus les prêches qui recommandent vivement de prier pour les victimes des attentats qui ont pris pour cibles des dizaines de civils, au hasard : Nice pour le plus récent d’entre eux ; Nice aux 84 morts avec ou sans mesures adéquates pour prévenir un carnage un soir de 14 Juillet, caméras grand-angle en action.

    Oui ! Les Imams de France n’ont donc pas assez de mots pour condamner Daesh et ceux qui commettent ces crimes au nom de l’Islam… tout en rappelant ceci à ceux qui seraient tentés non pas par le Jihade qui, comme la charité bien ordonnée, commence par soi-même, mais bien plutôt, et plus prosaïquement, par l’envie d’aller tirer dans le tas, ici ou ailleurs - avertissement sans ambiguïté :

                     « N’en croyez rien ! Ce n’est sûrement pas le paradis qui vous attend… mais l’enfer si vous commettez l’irréparable ».

    Et d’aucuns peut-être aussi… de marmonner : « L’enfer ? T’as dit Enfer Momo… bah… ça nous changera pas d’ici alors ! »

    Mais… chut.

    Vraiment ! Un seul souci pour le Conseil des Institutions musulmanes de France (CIMF – nouveau sigle créé par votre serviteur ) et leurs acteurs au quotidien, surtout le vendredi : dissocier l’Islam et les Musulmans de France de tous les crimes commis en leur nom en Europe en général et en France en particulier ; dénonciation et condamnation sur le conseil, sur la vive recommandation, voire la pression irrésistible, le commandement et puis finalement, l’ordre indiscutable (1) - disons les choses !-, de la droite concurrencée par le FN, puis l’extrême droite ainsi que les milieux atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme !) ; CRIF en tête, presse et les médias audiovisuels qui lui sont affiliés : Marianne, Causeur et BFMTV principalement ; Libération aussi, les jours de grand vent, quand il s’oublie et qu’il se fait dessus (chassez le naturel etc…) avant de faire sur les autres, les éclaboussant, adepte d’un journalisme incontinent.

     

                   Et nous autres alors dans cette affaire ? Oui, nous autres qui sommes désintéressés, avisés, informés, honnêtes et de bonne foi, privés d’arrière-pensées… eh bien, nous autres avons beau rassurer nos connaissances musulmanes pratiquantes à divers degrés et occasions (Musulmans on and off)… rien n’y fait :

    « Non, non ! C’est important pour nous de faire savoir publiquement que nous ne soutenons pas ces actes immondes qui n’ont rien à voir avec l’Islam !

    • Mais personne n’a dit que vous souteniez ces actes ! 
    • Si, si !
    • Je regrette : les gens de bonne foi savent que vous n’avez rien à voir avec ces actes immondes.
    • Si ! Si ! On voit bien. Tous tous ! Tous nous montrent du doigt. Tous nous soupçonnent de duplicité, de soutenir secrètement ces actes ! Tous, vous dis-je !
    • Mais non, arrêtez enfin quoi ! C'est ridicule. Avec les gens informés et honnêtes, il n’y a pas d’amalgame possible !
    • Mais si… 
    • Mais non !
    • Mais si !
    • Messi, la star de football ?
    • Mais non !
    • Ah ! Vous voyez bien !»

     

     N'insistons pas.

     

     

                   A l’heure de l'auto-victimisation généralisée à outrance - Homosexuels, Juifs, Musulmans, Réfugiés (et Hollandistes... sic ) -, à l’heure où il semblerait que tout ce beau petit monde juge que, décidément, on ne les détestera jamais assez… l’énergie dépensée par les Imams de France auprès de ceux qu’ils estiment devoir rassurer quant à leur condamnation d’une fermeté à toute épreuve du terrorisme religieux ou pas - mais surtout religieux, quand même ! -, sonne un peu comme une prière… une prière d’un genre particulier cependant ; une prière subliminale : « Détestez-nous ! Tenez-nous donc tous collectivement responsables que l’on puisse vous expliquer à quel point c’est injuste, à quel point c’est pas bien de nous faire ce procès-là, à quel point vous ne nous aimez pas, à quel point… à quel point…

                … à quel point l’Islam, pareille à toutes les religions monothéistes, est une religion d'amour et de paix ! »

    Là soudain, une envie irrépressible de pouffer de rire nous submerge… et puis très vite aussi, le désir de prier notre interlocuteur (la prière encore et toujours la prière !) sur un ton courtois, cela va sans dire, de cesser de nous prendre pour des imbéciles incultes et amnésiques…

    Car la contrainte, le contrôle, l’intolérance, la violence psychologique, le meurtre et le génocide - conversion sabre au clair, canons chargés, bûchers flambant neufs, braises ardentes, excommunication, cris, larmes et sang -, sont consubstantielles aux trois religions monothéistes ; tout ce qui vit, marche et crève - hommes, femmes, enfants, vieillards et les bêtes, les bêtes aussi -, est une cible : croyants car on ne l’est jamais assez, athées, agnostiques, infidèles, mécréants : l’histoire du Christianisme remplit à merveille ce cahier des charges ; l’Islam aussi ; quant au Judaïsme indissociable du sionisme religieux, bras armé et instrument du sionisme tout court - plus de terre, toujours plus : s’étendre et dominer …

    Demandez donc à tous ceux qui ont vu leur carrière brisée (artistes, journalistes, politiciens) et parfois aussi leur vie sociale, ici en France, toutes les portes se refermant sur eux comme dans un tombeau, pour avoir osé un jour dénoncer l’emprise de l’idéologie sioniste sur toutes nos institutions : de l’Eysée au Sénat, en passant par le quai d’Orsay, le Parlement ; sans oublier les médias…

    Et en dernier ressort, dans le cas où vous auriez un doute, rendez-vous dans une région aujourd’hui à feu et à sang, en vous arrêtant dans un territoire en particulier… territoire occupé, la Cisjordanie, par une religion, le Judaïsme… religion et idéologie – deux en un pour le prix de milliers de vie palestiniennes…

    Après le Christianisme et l’Islam… là aussi, tout amour le Judaïsme ?

    Peut-être, mais alors il ne peut s’agir que d’un amour, là encore, d’un genre particulier : une haine subliminale dans le style :

                  « Comment ça mon petit Palestinien chéri et adoré, qu’est-ce que t’as ? Ben, t'es pas heureux ? T’as pas un bout de terrain pour tes oliviers, rien pour nourrir ta famille, c'est ça ? Qu’à cela ne tienne. Viens, je vais te céder un peu de terre… (comment ça ? C’est ta terre ? Oui mais c’est la mienne maintenant !)… genre bac à sable pour que ta marmaille puisse s’y amuser un peu. Après tout, on est pas des monstres ! (Même s’il ne faut pas nous tenter, jamais !) »

    Et ça aussi, plus explicite cette fois-ci :

                  « Ta maison, c’est ma maison ! Ta terre, c’est la mienne maintenant !

    • Ah bon ? Pourquoi ?
    • Parce que c’est écrit ?
    • Où ça ?
    • Dans le Livre, le grand Livre… l’unique, le seul…
    • Et les autres Livres alors ?
    • C’est de la m**** !
    • Comme vous y allez !
    • De quoi 
    • Quand même : vous y allez un peu fort là non ?……………….
    • Je vais te dire une bonne chose : si ta maison c’est ma maison, si ta terre c’est ma terre… c’est aussi, et c’est surtout parce que t’es isolé, sans défense, et par conséquent, trop faible donc pour résister, espèrer et prétendre à autre chose, espèce de trou de balle… de la prochaine balle qui va te trouer le cul si tu insistes !
    • Mais…
    • Y’a pas de mais… t’as compris ? Tu veux pas finir dans un fossé, une balle dans la nuque ? 
    • Ben non, si je peux l’éviter.
    • Alors, prends tes cliques et tes claques, toi et ta marmaille ! Casse-toi ! »

     

                          Yahvé-ou akbar ! Dieu est Dieu au nom de Dieu, nom de dieu !

     

    ***

     

                   Qui a dit que l'athéisme et l'agnosticisme sont le meilleur antidote contre la fièvre religieuse et poisseuse ?

     

     

     

    1 - A ce propos, merci de vous reporter à mon billet de blog : Musulmans de France : sommation et commandement

     

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    Pour prolonger, cliquez : Attentats et terrorisme

     

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  • Kippa et République : ce qu'il fallait aussi dire

                  Rony Brauman : « La kippa est un signe politique d’affiliation à la politique de l’Etat d’Israël »

     

                     L’ancien président de Médecins sans frontières et professeur à l’université de Manchester, Rony Brauman, un des rares en France, parmi les Français juifs ou les Juifs français (on ne sait plus à la fin !), sinon le seul, à dire la vérité sur Israël et les soi-disant "Institutions juives de France", syndicats d'étudiants inclus (UEJF), qui ne sont dans les faits que des officines israéliennes, Rony Brauman a dénoncé samedi un « deux poids, deux mesures » des autorités françaises entre la kippa et le port du voile :

                    « Avec le port de la kippa on affirme une affiliation politique, un signe de fidélité à l’Etat d’Israël et c’est plus problématique, un signe allégeance à la politique de l’Etat d’Israël », a-t-il déclaré sur Europe 1, tout en poursuivant : « La République, dans sa vision laïcarde, qui refoule les signes religieux hors de l’espace public, exhibe cette fois ce signe. Quand une femme voilée se fait attaquer, il s’agit d’écarter ces signes religieux, c’est différent quand c’est un homme avec kippa qui se fait agresser. Il y a deux poids, deux mesures ».

                   Rony Brauman à nouveau : « Les parlementaires qui sont arrivés à l’Assemblée nationale avec une kippa (Claude Gloasguen et Meyer Habib) font aussi partie de ces gens qui ont sifflé quand la mère d’une victime de Merah est arrivée au parlement avec un foulard. Par ailleurs, ces parlementaires se présentent comme des amis intimes de Benjamin Netanyahou, Premier ministre israélien. Je me demande ce que les gens penseraient si des institutions musulmanes se faisaient les représentantes d’un Etat islamique en France ».

     

                   CQFD : ce qu'il fallait aussi dire à propos du port de la Kippa et de l'agression à la machette dans les rues de Marseille d'un enseignant dans une école juive qui portait une kippa au moment des faits, par un adolescent de 15 ans de nationalité Turque et d'origine kurde.

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    Pour prolonger, cliquez : Rony Brauman : courage et persévérance

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  • Marion Sigaut : Israël... une information de première main

                      "Plus grand est le mensonge, plus large est sa diffusion et plus fort est son emprise et son pouvoir de contrainte, plus il faut le dénoncer et remettre une couche... de vérité ! Toujours ! "

     

                     A propos d'Israël, derrière chacun des mots de ceux qui, ici en France, soutiennent la politique de cet Etat voyou, derrière chacune de leurs phrases, il y a un non-dit, un mensonge énorme.

                     Et si tous s'accrochent à ce mensonge,  et si tous y croient encore, tout ce que ces hommes et ces femmes peuvent se permettre aujourd'hui avec la complicité de la classe politique et des médias, c'est de nous demander de croire à ce mensonge, nous tous avec eux,  tout simplement parce qu'ils ne sont pas assez "homme" pour affronter la vérité car tout au fond, bien profond,  il se pourrait bien qu'à leurs yeux,  les Palestiniens ne soient pas assez humains pour mériter une telle remise en cause.

     

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                    En  revanche, après 20 ans de kibboutz - de 1971 à 1989 -, Marion Sigaut nous restitue la vérité puisque, bien que femme, elle est manifestement assez "homme" pour le faire.

     

     

     

                    Que cette parole-là soit inaudible partout ailleurs que chez ceux qui ont accepté de lui tendre un micro, cela ne surprendra personne, excepté les imbéciles et les lâches car il n'y a pratiquement plus de médias pour contrer tous les mensonges auxquels il nous est demandé de croire quotidiennement sans sourciller et sans nous révolter.

     

     Juillet 2014 - extrait. Entretien dans son intégralité ICI

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    Pour prolonger, cliquez :  Marion Sigaut, historienne

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  • Yitzhak Rabin : héros malgré lui...

                   Dans son dernier film, le réalisateur Amos Gitaï rend hommage à Yitzhak Rabin assassiné il y a 20 ans. Le film est quasiment passé inaperçu en Israël ; il a tenu à peine deux semaines à l'affiche.

     

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    ultra religieux, sioniste, israéliens, laïcs

                 Entre religieux et laïcs israéliens, qui a dit qu'il faut être deux pour faire la paix  ?

     

     

                                        

     

          

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    Il y a 20 ans… le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, Premier ministre de l'Etat d'Israël, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos alors qu’il prononce un discours à Tel Aviv.

    Il mourra quelques heures plus tard.

    Son assassin, Yigal Amir "agissant au nom de Dieu" selon ses dires, est un juif israélien étudiant en droit manipulé par des rabbins opposés aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et Bill Clinton, Président des États-Unis ; accords censés instaurer un mode de négociations autour de la question de l’occupation coloniale de Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 par l'Etat israélien et ses milliers de colons ; occupation condamnée par la communauté internationale puisque, outre son caractère humainement infâme, cette occupation-colonisation est une violation des lois qui régissent le droit international.

     

    accords d'oslo, palestine, rabin, arafat,Ne soyons pas dupes néanmoins : ces accords d’Oslo, une initiative de Shimon Peres (en politique, un imbécile notoire qui n'avait rien prévu,  même pas l'assassinat de son Premier ministre !) face à un Rabin pourtant réticent, étaient destinés à gagner du temps en mettant fin à la première Intifada qui, dans sa répression par l’Etat colonial israélien (souvenons-nous des mains brisées des jeteurs de pierres par des soldats israéliens devant les caméras du monde entier), faisait courir le risque de voir cet Etat être placé au ban des nations (ce qui est le cas aujourd’hui car on ne se refait pas ! Jamais !).

    Soit dit en passant, en novembre 1995, soit deux ans plus tard, ces accords n’avaient toujours pas vu un commencement d’application.

     

                 Selon le point de vue qui veut que jamais il ne soit rendu justice à la cause palestinienne, nombreux sont ceux qui ont très vite trouvé une consolation après l’assassinat de Rabin - pour peu qu'ils en aient été affectés -, car… aujourd’hui, en 2015, soit vingt ans plus tard, l’occupation de la Cisjordanie avec sa politique du "fait accompli" n'a jamais cessé de s'étendre : en effet, au moment de la signature des accords d’Oslo, la question coloniale impliquait 150 000 colons en Cisjordanie ; 20 ans plus tard, ce chiffre a quadruplé : on est passé à 600 000 colons avec Jérusalem Est.

     

                Yitzhak Rabin n’est donc pas mort pour rien car, aujourd'hui plus qu'hier, jamais l’espoir de voir le droit international et la force de ce droit rendre rendre justice aux Palestiniens n’a été aussi éloigné.

    De plus, cet assassinat nous rappelle, si besoin était, qu’il faut être deux pour faire la paix. En effet, depuis ce 4 novembre 1995, la fracture dans la société israélienne entre les religieux et les laïcs n’a jamais été aussi profonde. Fracture entre ceux qui veulent vivre en paix dans les frontières reconnues par la communauté internationale (celles de 1967) et les autres : rabbins, colons économiques et religieux, partis politiques opportunistes au clientélisme éhonté, avec au sommet de la pyramide, l’Etat israélien pour mener à la baguette tout ce beau petit monde, soufflant tantôt le chaud et le froid au nom d’une raison supérieure : celle d’un Etat qui a su exploiter avec un talent certain toutes les faiblesses du droit et de la morale avec la complicité et le soutien tantôt explicite, tantôt tacite, des USA et des Etats européens.

    Et s’il n’est même pas sûr qu’un individu tel que Benyamin Netanyahou soit dans les faits disposé à « mourir pour Israël » et ce malgré ses incessantes rodomontades, et pour peu qu’il en soit un jour question, soyez assurés qu’aucun homme politique de ce pays n'acceptera de mettre sa vie en danger dans le souci de rendre justice  - même une justice toute relative -, au Peuple palestinien car tous ont retenu la leçon de l'assassinat de Rabin : quiconque s'y risque... meurt.

     

     

                      

     

                                  Le témoignage de cet Israélien se passe de commentaire

     

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    Pour prolonger, cliquez : La résistance, un nouveau romantisme

     

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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

                  Alain Finkielkraut a été élu en avril 2014 à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 : 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits.

                  Revenons sur cet essayiste à l'heure où le Figaro lui ouvre en grand ses colonnes à propos de la "ratonnade" israélienne à Gaza qui a fait plus de 2000 morts du côté des civils palestiniens à propos desquels il n'aura pas un mot, lui non plus : "Israël doit vaincre ! Israël vaincra!"

    Tel est son seul message.

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    Publié en 2014

     

     

                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent à la fois embarrassantes et gênantes pour tout le monde ; en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut omniprésent dans les médias qui s’évertuent à lui tendre un micro ; et si ceux qu'on a encore la complaisance d’appeler « des journalistes » suspendent leur jugement à son sujet alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres une balle dans le pied ni sur une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

              Qui est donc ce Finkielkraut qui n'a de cesse de se perdre dans le questionnement suivant : "Mais... qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille l'anti-intellectuel, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! N'expliquant jamais rien, ne cherchant jamais à comprendre quoi que ce soit ni qui que ce soit, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), Finkielkraut est l'anti-intellectuel par excellence. Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgTel un Zemmour... de la rue d'Ulm contrairement à l'original qui vient de la rue saint Guillaume (Science-po), privé de culture historique, économique, sociologique et politique, Finkielkraut ne connaît que lui-même, faute de mieux. Grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine...

     

    D'où sa nomination à l'Académie Française ? C'est fort possible. Il suffit seulement de penser à "l'oeuvre" d'un Jean d'Ormesson auquel Finkielkraut doit son élection ; un Jean d'Ormession qui sait quelle est sa dette en tant membre d'une classe qui a porté et élevé l'antisémitisme jusqu'au vertige comme aucune autre classe dans l'histoire.

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     

     

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

     


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                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (2) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut), l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël.

     

    A chaque génération ses casseroles ! Le stalisnisme dans les années 50 et 60 ; aujourd'hui, le sionisme. 

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle. 

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais ! Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués, ignorés de lui-même... par définition, et qu'il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels la tête sur le billot.

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; un grand pas donc vers une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (3) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

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                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques (3) qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... excepté à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (4).

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (5).

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants par lâcheté et veulerie), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (6) quand on le compare à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

    2– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    3 - Cette émission a une fois de plus franchi, le samedi 10 octobre 2015, le seuil du tolérable. À la 28e minute, Georges Bensoussan prononce ces mots : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française (...). Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu. Un sociologue algérien, Smaïn Laacher vient de dire dans le film qui passera sur France 3 : "C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, on le tète avec le lait de la mère". »

    À cet instant, nous assistons en direct au glissement assumé d’un racisme culturel à un racisme biologique, condamnant au délit, sans distinction, une partie de la population française dès la naissance. La suite ICI

     

    4 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m**** ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    5 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    6 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

    Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

     

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  • Parole contre parole...

     

    Qui trouvera à redire à cette Parole religieuse-là ?

             Aucun homme honnête dans le cadre d'un prêche religieux. Et c'est bien là le problème aujourd'hui : le refus de la Parole musulmane d'où qu'elle vienne alors que les paroles chrétienne et juive n'ont pas a priori à craindre une disqualification méprisante qui peine à cacher une politique raciste d'humiliation et de domination politique et économique à une échelle mondiale.

    Ici, en France, derrière le Musulman, cherchez l'Arabe, le Palestinien ! Et nombreux sont ceux qui le trouvent en moins de temps qu'il faut pour se perdre dans un délire paranoïaque qui condamne l'avenir à ne jamais connaître la concorde : cette union des cœurs et des volontés qui apporte la paix

                      Aussi, ne nous désolidarisons pas de ceux auxquels tout est refusé... a priori.

     

     

    Des nouvelles des races humaines maintenant...

    Mais ça, c'était avant... avant Morano.

                Là, "Le grand remplacement" a droit de cité. le FN n'est alors pas loin, tout près... à portée de main. Nul besoin de se contorsionner pour le toucher comme une vieille baudruche, relique putassière, qui fait le trottoir.

     

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  • L’historien israélien Shlomo Sand répond à la tribune de Pierre-André Taguieff

     

     

                ... tribune publiée dans Le Monde à propos de l’antisémitisme en France.

                 Ci-après, la réponse de Shlomo Sand :

     

                « De mon point de vue, la principale caractéristique de la judéophobie parmi les groupes marginaux de banlieues est l’identification dangereusement erronée entre : sionisme, Israël et juifs. Or, c’est précisément ce que font, sans relâche et sans distinction, les dirigeants d’Israël, le CRIF... et toi.

     

    Je viens de lire ton article publié dans Le Monde, en date du 23 septembre : Pierre-André Taguieff, « L’intelligentsia française sous-estime l’antisémitisme », et, une fois de plus, je suis stupéfait ! Lorsque nous nous sommes connus, dans les années 80 au siècle dernier, j’avais la plus grande estime pour tes travaux investiguant les fondements du racisme théorique, dans la France de la deuxième partie du 19ème siècle.

    J’avais beaucoup apprécié tes apports dans l’analyse et la déconstruction de la judéophobie qui a, effectivement, joué un rôle de tout premier ordre, dans la constitution d’une partie des identités de l’Hexagone, et ce jusque vers le milieu du 20ème siècle. Toutefois, depuis quelques années, à la lecture de tes publications, j’ai de plus en plus de mal à comprendre la logique qui t’anime : affirmer que la judéophobie demeure hégémonique en Occident, considérer l’islamophobie comme un phénomène plutôt marginal, dont les intellectuels exagèrent l’importance, et se faire, en en même temps, le défenseur inconditionnel du sionisme et d’Israël me laisse très perplexe !

    En vérité, tu as notablement baissé dans mon estime lorsque tu as soutenu, avec enthousiasme, la guerre de George Bush contre l’Irak, et lorsque tu as exprimé une sympathie manifeste pour « La rage et l’orgueil », le livre islamophobe d’Oriana Fallaci (dans lequel, il est écrit, notamment, que les musulmans « se multiplient comme des rats »). Tes prises de positions passées me paraissent, cependant, moins préoccupantes que celles que tu développes, ces temps-ci, alors que se profile, dans la société française, un dangereux terrain miné, lourd de menaces pour « l’autre ».

     

                     La suite : sur Médiapart avec commentaires... et ICI aussi sur le site de "Union juive française pour la paix" ; Union qui ferait bien de se décider à occuper, dans les médias dominants, la place qui devrait être la sienne, et ce dans les meilleurs délais car il y a urgence ! Après tout, le CSA, c'est aussi fait pour ça ! Pour s'assurer que la parole publique soit équitablement répartie ; or, seuls le CRIF, l'UEJF et la LICRA - trois officines israéliennes incapables de la moindre analyse critique à l'endroit d'un Etat voyou : Israël -, occupent l'espace médiatique de ce qui est supposé être "la parole des Juifs de France".

    Pourquoi cette timidité, cette retenue de la part de l'UJFP alors que le droit pourrait facilement lui donner raison ? Cette UJFP serait-elle l'alibi d'une fausse pluralité dans laquelle ce sont toujours les mêmes qui savent se faire entendre ?

    On s'interroge à propos de l'absence de l'UEJF dans les médias dominants bien que sa présence soit aujourd'hui on ne peut plus essentielle comme nous le rappelle Shlomo Sand dans sa réponse à cet homme de discorde qu'est Taguieff.

     

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  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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  • "Au nom du Temple" : un reportage de Charles Enderlin

                     

                      ... ou quand un Judaïsme fanatique n'a rien à envier à tous les autres fanatismes religieux...

     

     

                 Dans ce documentaire, Charles Enderlin, correspondant de France 2, nous livre une courte histoire de la colonisation de la Cisjordanie par Israël, de 1967 à nos jours (1).

    Mosquée Al Aqsa ou Mont du Temple, sionisme religieux et messianique ; fanatisme qui n'a rien à envier à tous les autres : 500 000 colons en Cisjordanie en toute illégalité internationale, rabbins, chefs de bandes, illuminés, terroristes, adultes et enfants, hommes et femmes... tous perdus pour la raison...

    Imaginez un milliard de ces énergumènes tels qu'ils nous sont présentés dans ce reportage, et c'est une guerre de mille ans qui nous est déclarée et un retour à la pire des barbaries - la barbarie religieuse -, un soleil noir sur toute notre humanité.

     

                 Aussi,

                 Que le droit international (à défaut de Dieu qui n'a de cesse de regarder ailleurs pendant que le droit et la justice sont bafoués) et des chefs d'Etat couillus renvoient tout ce petit monde fanatisé, calotte-sombrero sur le cuir chevelu (Olé !), à leurs chères études ; celles qu'ils n'ont jamais faites manifestement : les humanités ; ce qui devrait les rapprocher de cette humanité qui est la nôtre : droit et  justice pour tous ! et pour Dieu : des miettes.

     

     

     

    1 - On pourra déplorer que Charles Enderlin n'ait pas insisté sur le cynisme de toute la classe politique israélienne, des travaillistes au Likoud, dans son instrumentalisation du Judaïsme ; une classe qui, jamais, n'acceptera de rendre justice au Peuple palestinien. Enderlin préférant renvoyer dos à dos le Hamas et les fanatiques juifs.

    Aussi, qu'il soit permis d'adresser les encouragements suivants à ce journaliste : "Allez, encore un effort Charles ! T'y es presque !"

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  • Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses…

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.


    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)


                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.


                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».


    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…


                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.


                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :


    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.


                 Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !


                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche adressé à notre essayiste au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?


    Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques le touchent directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à tout point de vue opposé ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux "larbins" d'une ploutocratie à vocation oligarchique.


                     C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"


    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, et plus récemment Edwy Plenel… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.


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    Pour prolonger, cliquez : Michel Onfray ici et là

     

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