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kémi séba

  • Kemi Seba : Supra-négritude

     

     

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               Un esprit clair, une démarche positive... une lucidité exigeante... bien que né en France, Kemi Seba a élu domicile en Afrique depuis dix ans.

               Trois axes guident aujourd'hui la pensée panafricaine de Kémi Seba  : l'autodétermination (à l'opposé de tout afrocentrisme), l'antivictimisation et le courage héroïque (ce qu'il nomme "la virilité des Peuples").

     

     

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                 Lors de la venue en France de Kemi Seba début maià l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage "Supra-négritude", les agents de la DCRI [Direction centrale du renseignement intérieur] étaient présents.

              Que les services français surveillent Kemi Seba sous prétexte qu'il représenterait une menace potentielle pour la sécurité publique, alors qu'un Mohammed Merah connu de tous les services et vivant en France,  a pu assassiner sept personnes dont trois enfants, plusieurs jours durant (1), avant d'être neutralisé... il n'y a pas de mot pour qualifier "la raison de cet Etat-là" !

    Quant aux détracteurs  de Kémi Seba - sans doute lui reprocheront-t-ils de ne pas être membre du PS, de SOS racisme ou du CRAN.... (La bonne blague !) -, petite classe moyenne blanche de gauche comme de droite qui n'a pour seule conscience politique et humaine que  les informations qu'ils ingurgitent et digèrent pour mieux ne rien voir et ne rien entendre de ce qui ne leur a pas été encore accordé de savoir... on épargnera donc à tous ces détracteurs à la petite semaine, les affres d'un jugement trop sévère... à l'exception toutefois d'une caste politique et médiatique dont il n'y a déjà plus grand-chose à sauver.

     

    ***

     

             Qu'on le veuille ou non, Kémi Seba demeure bel et bien, avec Dieudonné, le leader de la dissidence noire francophone le plus talentueux, loin d'un Chamoiseau qui ferait bien de ne se soucier que de ce qui le concerne vraiment... pour ne s'en préoccuper qu'exclusivement, à savoir : la littérature, les prix littéraires, la brasserie Lipp et les studios de télé au service d'un charabia mystico-poético-pantoufle propre aux auteurs désengagés qui aimeraient pourtant nous convaincre du contraire. Car enfin, n'a-t-on pas qu'un seul devoir aujourd'hui : mettre les mains dans le cambouis et ras la gueule ?

     

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    1 Cette analyse peut signifier deux choses : 

    a) Nos impôts sont bien mal utilisés puisque la DCRI surveille celui qu'il faut ignorer et ignore celui qu'il faut surveiller.

    b)  L'Etat craint plus un Kemi Séba qu'un Mérah ; en effet, Mérah ne fait que tuer (avant d'être tué à son tour)..... Kemi Seba, lui,  explique les choses et sait se faire comprendre. Et c'est la raison pour laquelle, Kemi Seba est régulièrement jeté en pâture à la vindicte des journalistes et à une opinion publique médiatique unanime contre lui.

    Un activiste tel que Kémi Séba est très précieux à plusieurs titres car il permet aussi de révéler au grand jour une fausse gauche (majoritairement PS, mais pas seulement) incapable de penser l’autre, et plus encore lorsqu'à ses yeux, il semble tout autre : d'où parle-t-il, d'où vient-il, qui est-il, et qui sommes-nous face à lui ?

    Sans doute, cette fausse gauche conseillera-t-elle à Kémi Séba de prendre sa carte au PS et à SOS racisme et pour les plus imaginatifs de cette fausse gauche, de rejoindre le FDG ?

    Et c'est alors qu'on réalise à quel point des hommes comme Kémi Séba ne peuvent compter que sur leur propre force.

        
    Kemi Seba interviewé par une équipe de France 2 

     

     

     

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur mangeoire et leur auge  respectives ! Et seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns... pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

    ***

     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... ainsi qu'au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin et FOG, omniprésent tous les deux, il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est dans les faits qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » ou quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     


     

    ***

     

     

                

                        Que l'on se rassure néanmoins : tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, veille et nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'une actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs : bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains ; soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir : jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

    ***

     

                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     "Mon légionnaire" créé par Marie Dubas en 1936 : paroles de R. Asso (ancien légionnaire), musique de Monique Monnot

    ________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec l'Etat profond

     

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur mangeoire et leur auge  respectives ! Et seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns... pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

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                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... ainsi qu'au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin et FOG, omniprésent tous les deux, il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam et seulement de l'islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est dans les faits qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » ou quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     


     

                       Vidéo à partir de 4.53 - Alain Soral dresse le portrait d'un monde au chaos très organisé.

     

     

     

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                        Que l'on se rassure néanmoins : tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, veille et nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'une actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs : bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains ; soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir : jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

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                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     "Mon légionnaire" créé par Marie Dubas en 1936 : paroles de R. Asso (ancien légionnaire), musique de Monique Monnot

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  • Boko Haram, Daesh... ou le mirage d'un Islam conquérant sous un soleil de plomb

                    

                        C'est à l'opéra de Nice, le 6 juin 2015, que les deux essayistes Michel Onfray et Eric Zemmour se sont rencontrés à l'initiative de Franz-Olivier Giesbert (FOG). Le premier sujet évoqué sera... l'Islam, bien évidemment ! Intarissable Islam ; à moins que ce ne soit ceux qui s'en repaissent tout au long de l'année comme les vaches, les veaux et les porcs de fourrage, de lait et de granulés dans leur auge respective. Seules les portes des abattoirs les distinguent et les séparent tout en épargnant les uns pour l'heure ; jusqu'au jour où... qui sait... existence commune, destin commun...

    C'est à voir. Et nous verrons.

     

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                 Qu'à cela ne tienne !

                 Dès les premières minutes, ce débat Zemmour-Onfray avec Fog en arbitre désoeuvré, les bras ballants, nous offre la confirmation de ce que l'on soupçonnait déjà : Onfray (sorte de BHL de gauche même si... de moins en moins de gauche et de plus en plus proche de Finkielkraut) n’a finalement jamais cessé de n’être qu’un prof de philo pour terminale ; un Bac+4 d'une Université médiocre qui ferait la leçon à des BTS.

    Quant à Zemmour, aucune surprise : c’est toujours et encore le lycée qui sermonne le Collège.

    Reste Franz-Olivier Giesbert (FOG) : il est frappant à quel point le niveau du débat entre Onfray et Zemmour est à la hauteur de celui qui l’a organisé ; un FOG qui est à l’intelligence, au courage, à l’esprit critique... enfin bref... au métier de journaliste ce qu’est un hippopotame à la course contre une actualité qui requiert la rapidité d’un jaguar.

    Avec Joffrin, omniprésent tous les deux, FOG est sans doute le journaliste le plus médiocre de la scène médiatique. Il faut reconnaître que ceux qui les emploient ne s’y sont pas trompés : Joffrin et FOG ont été et sont de tous les quotidiens, de tous les hebdos, de tous les partis, en trente ans de carrière, et plus... comme d'autres de toutes les chambres à coucher, roulant de lit en lit.

    Pour cette raison, qui en vaut bien d'autres, force est de faire le constat suivant : ce qui nous est donné à entendre dans ce débat qui brille par l'absence de ceux qui auraient vraiment des choses à nous dire, est sans niveau, sans expertise et sans réflexion. Le « café du commerce » en comparaison, est cent fois plus riche, plus pertinent et plus cocasse… tellement plus !

    Car enfin… croire en toute bonne foi que l’on parle de l’Islam lorsque l’on mentionne Daesh, Boko Haram, les frères Kouachi… l’Islam et le danger islamiste jihadiste intégriste en Europe et ailleurs, c’est un peu comme tergiverser autour de l’idée de «démocratie » et son déploiement eu égard à la politique conduite par les USA, de la Libye à l’Afghanistan en passant par le Yémen et l’Afrique subsaharienne depuis septembre 2001 : politique aux 3 millions de morts musulmans.

    Evoquer l’actualité d’un Islam qui n’est qu’un « Islam spectacle » dans le sens où les situationnistes des années 60 entendent « le spectacle » quand "le vrai est un moment du faux"... c'est faire preuve d’une bêtise et d'une ignorance abyssales et c’est participer à une entreprise de désinformation destinée aux pauvres bougres et autres gogos des journaux de 20h. Car cet Islam-là est bel et bien un conte ; et qui plus est, un conte cruel et cauchemardesque pour adultes occidentaux à la tripe sensible et au cerveau en panne sèche... et pour longtemps. 

     

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                        Que l'on se rassure néanmoins ; tout n'est pas perdu. Chroniqueur politique pour le GRAND RENDEZ VOUS 2STV - émission politique la plus populaire d'Afrique de l'Ouest -, Kémi Seba, toujours en forme, nous offre quelques pistes de réflexion à propos d'un actualité qui se voudrait "islamiquement barbare".

    BOKO HARAM, Daesh... Kémi Seba nous rappelle que jamais la Françafrique ne s’est aussi bien portée en Libye, au Mali, au Tchad et partout ailleurs ! Bases militaires sans nombre ; bases aériennes et terrestres sur les cadavres de milliers d'Africains...

    Soutien inconditionnel aux "chefs d'Etat" chiens de garde des multinationales françaises... jamais les intérêts français n'ont été à ce point sécurisés !

    Et pour finir, jamais la France n’a été aussi forte en Afrique subsaharienne !

     

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                 Pas vu, pas pris !

                 N'empêche, qui peut aujourd'hui en douter : dans 20 ou 30 ans, nombreux sont ceux qui éclateront de rire à l’idée de se remémorer ces années de plomb, sabre au clair, à pied, à cheval et à vapeur, en 4x4 et à dos de chameaux aussi, dans les dunes, sous une chaleur torride, à la recherche d’une oasis introuvable ; hallucinations, vessies et lanternes... la caravane passe, on agite les bras, on tente un cri… en vain.

    Pour sûr, ce sera l'hilarité générale à la simple évocation d’un Islam prédateur sans foi ni loi ; pour ne rien dire de ce fameux conflit de civilisation car…

              Conflit… mon cul ! Civilisation… ta sœur !

     

     

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  • Radio France Internationale... la voix de la Françafrique ?

                  C'est François-Xavier Verschave, décédé en juin 2005, qui a forgé et décrit le concept de « Françafrique » ; terme parodiant l’expression la "France-Afrique" de Félix Houphouët-Boigny.

    La « Françafrique » est ce volet occulte de la politique de la France en Afrique. Les deux principaux ouvrages qui traitent ce sujet sont  : La Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000).

     

                 "... Dès son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle comprend qu’il est acculé à accorder les indépendances africaines. Les discours décolonisateurs américain et soviétique renforcent en effet le mouvement des peuples. Il accorde donc ces indépendances : c’est la face émergée de l’iceberg, toute blanche, "la France amie de l’Afrique", etc. En même temps, De Gaulle demande à son bras droit Jacques Foccart de mettre en place un système de dépendance intégrale : il s’agit de conserver un cortège d’États clients, l’accès à des matières premières stratégiques, et la dîme pour son parti politique. Sous la légalité proclamée s’installe donc une illégalité de fait. Organiser cette illégalité sur quarante années n’a pu se faire que par des moyens illégaux, inavoués.

    Foccart commence par sélectionner des chefs d’État "amis de la France" - par la propagande, des fraudes électorales massives, et deux punitions exemplaires : l’épouvantable répression des indépendantistes camerounais, l’élimination du président togolais élu malgré la fraude, Sylvanus Olympio. Le seul rescapé de ses complots, Sékou Touré, en deviendra paranoïaque. Foccart tient son "pré-carré" par un contrôle économique, monétaire, militaire et barbouzard. La convertibilité du franc CFA permet tous les circuits parallèles d’évasion de capitaux, de la rente des matières premières et de l’aide publique au développement. Paris impose une série d’accords militaires léonins, largement secrets. Chaque chef d’État est chaperonné par un officier de la DGSE, qui en principe le protège, mais peut aussi favoriser son élimination, comme dans le cas d’Olympio. Les Services français recourent au besoin à des groupes de mercenaires ou des officines de vente d’armes... " - Association Survie

     

                          Jamais RFI (Radio France Internationale) ne vous comptera cette histoire-là !

     

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                    Jomo Kenyatta, Ruben Um Nyobè, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara...

                   Jamais vous n'entendrez sur RFI les noms de ceux qui ont inspiré et dirigé les luttes d'émancipation et d'indépendance sur le Continent africain.  Quant à leur rendre hommage tout en validant leurs analyses et leurs actions... n'y comptez même pas !

     

     

    Saïd Bouamama : « Les figures de la révolution africaine »

     

     



    Francafrique par survivant

       

    Survie : cette association a trois objectifs principaux : ramener à la raison démocratique la politique de la France en Afrique (lutte contre la Françafrique et le néocolonialisme), combattre la banalisation du génocide et réinventer la solidarité internationale par la promotion des Biens Publics mondiaux.

    Se reporter à l'ouvrage : La gloire des imposteurs par Aminata Traoré, sociologue.

     

               Si en  20 ans, l'association "Survie" a pu une ou deux fois s'exprimer sur RFI, les analyses de ce collectif et les révélations du caractère scandaleux de cette Françafrique néo-colonialiste, surpassent de très loin et de très haut le moindre travail dit "journalistique" de la rédaction de RFI sur ce sujet comme sur tous les autres.

     

     

                La complainte, la révolte à peine contenue d'un Africain, Malick Noël Seck, exaspéré par une francophonie qui n'est que le bras armé de la Françafrique et une élite africaine tout au service des multinationales françaises : des autoroutes là où des hôpitaux sont attendus... des poulets d'exportation qui inondent le marché local contre l'indépendance alimentaire d'un pays, d'un continent...

     

                  Jamais il ne nous sera donné d'entendre cette complainte sur l'antenne de RFI.

     

    Kemi Seba : panafricaniste de nationalité française exilé pour les uns, de retour sur la terre de ses ascendants pour les autres : l'Afrique.

     

                   Une fois encore, jamais vous ne... etc... etc...

     

    ***

     


                 Là où le football - opium des Peuples africains francophones,  avec ses gladiateurs, ses forçats et ses mercenaires qui en Europe, assurent le spectacle, de Marseille (en 1ère division) à Le Poiré-sur-vie (en national) -, omniprésent sur l'antenne de RFI, semble servir d'exutoire à une information sous influence et sous conditions, celles dictées par l'Elysée - financement d'Etat oblige ! -, et les bailleurs de fonds et les stratèges d'un Continent finalement méprisé comme aucun autre, avec RFI c'est... jamais, jamais, jamais, jamais !

                   De là à conclure que RFI serait la voix de la Françafrique... grande est la tentation.

     

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    Pour prolonger, cliquez : La Françafrique sous les présidences Sarkozy et Hollande

     

     

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  • Compaoré exfiltré : la françafrique dans toutes ses oeuvres

     

               François Hollande le répète : quand il a fallu évacuer l’ex-dirigeant du Burkina Faso, la France a aussi joué un rôle : « Cette évacuation, nous ne l’avons pas faite nous-mêmes, précise François Hollande, mais nous avons fait en sorte qu’elle puisse se faire sans drame ».


     

     ***

     

     

             "François Hollande a déclaré que le gouvernement français a aidé Compaoré à partir sans drame.... Décidément, la France aime aider les présidents africains à partir... certains au cimetière (tués par eux quand ils résistent comme Sankara), pendant que d'autres coulent des jours heureux sous l'impérialiste bannière.... Ce scénario est une réalité de l'oligarchie française aujourd'hui comme hier... Il serait temps que nous comprenions à quel point certaines ingérences sont des déclarations de guerre..." - Kemi Seba


    Le portrait de Thomas Sankara a été brandi durant le soulèvement populaire qui a conduit au départ de Blaise Compaoré, le 30 octobre dernier. La mémoire de Thomas Sankara, l'ex-président charismatique assassiné par des éléments de l'armée, il y a 27 ans, lors du coup d'État qui a porté au pouvoir son frère d'armes, ce même Blaise Compaoré, a refait surface à la faveur des évènements au Burkina Faso.

    La veuve de Thomas Sankara demande que justice soit enfin faite.

     

    ***

     

     

     

    Françafrique : la famille recomposée


               Organisée par Survie Savoie, la conférence de Thomas Noirot a été l'occasion de dresser un panorama de la politique française en Afrique, et de rendre compte de la chute de Blaise Compaoré et des derniers événements survenus au Burkina Faso

     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le colonialisme aujourd'hui avec la Françafrique et les ONG

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  • Kémi Seba : le retour

     

                 Kemi Seba est sorti de prison.

     

                 Interpellé en septembre 2014, Kémi Séba était en France (il réside depuis 3 ans au Sénégal) pour présenter son dernier livre : Black nihilism.

    En octobre 2009, cet auteur avait été condamné à deux mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, par la cour d’Appel de Paris, pour violences en réunion. Le sursis avait été révoqué en octobre 2011, car Kémi Séba n’avait pas respecté les obligations de sa mise à l’épreuve. Il doit maintenant exécuter cette peine.

     

             Libéré, le Cercle des Volontaires lui tend un micro pour qu'il puisse s'exprimer en toute liberté.

     


                  Que les services français surveillent Kemi Seba sous prétexte qu'il représenterait une menace potentielle pour la sécurité publique, alors qu'un Mohammed Merah connu de tous les services et vivant en France,  a pu assassiner sept personnes dont trois enfants, plusieurs jours durant (1), avant d'être neutralisé... il n'y a pas de mot pour qualifier "la raison de cet Etat-là" !

     

     


     

    1Ce commentaire peut signifier deux choses : 

    a) Nos impôts sont bien mal utilisés puisque la DCRI surveille celui qu'il faut ignorer et ignore celui qu'il faut surveiller.

    b)  L'Etat craint plus un Kemi Séba qu'un Mérah ; en effet, Mérah ne fait que tuer (avant d'être tué à son tour)..... Kemi Seba, lui,  explique les choses et sait se faire comprendre. Et c'est la raison pour laquelle, Kemi Seba est régulièrement jeté en pâture à la vindicte des journalistes et à une opinion publique médiatique unanime contre lui.

    Un activiste tel que Kémi Séba est très précieux à plusieurs titres car il permet aussi de révéler au grand jour une fausse gauche (majoritairement PS, mais pas seulement) incapable de penser l’autre, et plus encore lorsqu'à ses yeux, il semble tout autre : d'où parle-t-il, d'où vient-il, qui est-il, et qui sommes-nous face à lui ?

    Sans doute, cette fausse gauche conseillera-t-elle à Kémi Séba de prendre sa carte au PS et à SOS racisme et pour les plus imaginatifs de cette fausse gauche, de rejoindre le FDG ?

    Et c'est alors qu'on réalise à quel point des hommes comme Kémi Séba ne peuvent compter que sur leur propre force.

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    Pour prolonger, cliquez : Black nihilism

     

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  • De Karl Marx à Frédéric Haziza...

     

                     ... en passant par Freud et Lévinas - l'hécatombe de l'excellence juive : Finkielkraut, BHL, Haziza, Crif, Licra et UEJF

     

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    Procès Soral-Haziza : les images d’ERTV par ERTV

     

                 Quand Alain Soral doit répondre de son intelligence et de son courage devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

     

     

     

     

    * Frédéric Haziza : entré à Radio J en 1982 (radio communautaire juive), il crée et anime l'émission politique Le Forum Radio J (depuis 1988) avant d'occuper le poste de chef du service politique de l’antenne en 2001.

    Conflit d'intérêt oblige... qu'à cela ne tienne, il est aussi journaliste-éditorialiste sur La Chaîne parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN) où, depuis 2003, il anime Questions d'info. Il présente également sur la même chaîne Entre les lignes.

     

    En 2012, après une interview avec Jacques Cheminade, candidat à l'élection présidentielle, la chaîne LCP recevra des dizaines de messages d'indignation. Il sera reproché à F. Haziza son manque de déontologie, son soutien indéfectible à Israël, le conflit d'intérêt que représente son poste à Radio J et la partialité qui en découle.

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    Pour prolonger, cliquez : George Steiner, un diamant d'intelligence

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  • Pas de fleurs pour Kémi Seba

     

     

                  A l'heure où des députés peuvent des années durant, et sans être inquiétés, être exonérés de l'impôt sur le revenu faute de déclaration, si d'autres peuvent en toute impunité financer leur campagne électorale avec de l'argent des puissances étrangères ou bien avec des rétro-commissions de vente d'armes, là encore, sans être inquiétés... pour ne rien dire du blanchiment de ceux qui oeuvrent au sein des réseaux pédo-criminels et autres - notables, élus, magistrats, policiers, industriels -, sans oublier toutefois une complaisance de tous les jours vis à vis de la LDJ (ligne de défense juive) et ses coups de force...

                 En revanche, à l'endroit de Kemi Seba, auteur et activiste panafricaniste né en France, la justice sera  d'une rigueur sans faille et d'une exactitude à toute épreuve, avec ou sans Christiane Taubira garde des sceaux !

    Indépendance de la justice à la solde du pouvoir économique et politique oblige, sans doute !

     

                   En effet, Kemi Seba a été incarcéré samedi soir ; il a été placé en détention selon des sources judiciaire et policière. Kémi Séba était en France (Kemi Seba réside depuis 3 ans au Sénégal) pour présenter son dernier livre : Black nihilism. En octobre 2009, cet auteur avait été condamné à deux mois de prison avec sursis, avec mise à l’épreuve, par la cour d’Appel de Paris, pour violences en réunion. Le sursis avait été révoqué en octobre 2011, car Kémi Séba n’avait pas respecté les obligations de sa mise à l’épreuve. Il doit donc exécuter cette peine.

     

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                  Jour après jour, les agissements de la présidence Hollande et du gouvernement Valls nous confirment un ralliement sans esprit de justice à la raison du plus fort... raison qui ne souffrira aucune contestation !

    L'étau se resserre donc autour de ce qu'on pourra appeler la dissidence :

     

                  Pour rappel : une dissidence qui a pris pour cible une pensée unique qui se déploie autour d’un projet mondial qui ne souffrira aucune contestation : ici… la menace du chômage (d'où l'unanimité de médias et de leurs salariés précaires ou richissimes contre cette quenelle), ailleurs… celle des bombes contre quiconque s’y oppose : individus, peuples et Etats :

     

    - Dévastation des nations, des cultures, des coutumes, des usages et du contrat social et autres compromis au nom d'une mondialisation pour laquelle les êtres humains ne sont que des ventres à remplir (ou des Peuples à affamer, c’est selon... leur niveau de soumission ou de résistance !), et du temps de cerveau disponible à distraire jusqu'à l'abrutissement...

     

    -  Diabolisation de tout individu qui refuse d'adhérer à l’univers conceptuel de cette mondialisation ; individu dissident qui se verra alors qualifier, au choix, de... fasciste, raciste, antisémite, complotiste paranoïaque, nationaliste, populiste, homophobe, démagogue anti-européen et anti-américain...  

     

    - Instrumentalisation de la culture arabo-musulmane en générale et de l'Islam en particulier (foulard et pratiques religieuses) aux fins de condamner des quartiers entiers à une marginalisation irréversible, ici en France et en Europe.

     

    - Hégémonie d’une alliance américano-israélo-saoudienne (La Grande Bretagne et la France comme supplétifs) qui a pour seul programme :  la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, sans oublier "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent...

     

    - Tentative de marginalisation de la Russie ; politique qui consiste à faire le choix de soutenir le dissident milliardaire Khodorkovski aujourd'hui résident en Suisse contre le lanceur d'alerte (héros ?)  Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile politique...

     

    - Chantage à l’antisémitisme et bannissement contre quiconque critique publiquement la politique d’Israël ; un Etat qui n'a aujourd'hui plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid  et dont la politique jouit ici en France du soutien et de la complicité de l’Etat français au plus haut niveau - une alliance qui nous salit davantage chaque jour -, avec en prime l’exploitation du génocide juif à des fins économique, politique et géostratégique...

     

    - Conditionnement des esprits à une nouvelle guerre froide  dans un face à face USA-Chine pour le plus grand profit du complexe militaro-industriel occidental...

     

    - Construction d’une Europe-instrument d’une mondialisation sans honneur ni justice qui n’est dans les faits qu’une guerre contre les salaires et les acquis sociaux...

     

    - Mise en concurrence de tous les salariés à une échelle tant locale qu’européenne et mondiale...

     

    - Mise à mort subreptice, ici en Europe, de la liberté d’expression et de la démocratie, à grand renfort d’instances tutélaires sans légitimité démocratique (fonds, banques, commissions, organisations) ainsi que de technologies de la surveillance et du contrôle de millions de citoyens.

     

    - Neutralisation de tout esprit critique en faisant peser sur ceux qui n'ont pas renoncé, le discrédit du ressentiment, de la jalousie, et pire encore : de l'envie.


    - Passivité de tous les médias dominants, et ce sans exception : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte au sein desquels s’exerce sans vergogne un chantage au chômage contre quiconque s’opposerait à une telle soumission ; médias qui ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune.

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    Pour prolonger, cliquez : Supra-négritude

     

     

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  • Interdiction du "Congrès de La dissidence" : liberté et démocratie en berne

     

     

                  « Ce que demande la démocratie c’est un débat public vigoureux. Et si elle a besoin d’information, le type d’information dont elle a besoin ne peut être produit que par le débat . Nous ne savons pas quelles choses nous avons besoin de savoir tant que nous n’avons pas posé les bonnes questions, et nous ne pouvons poser les bonnes questions qu’en soumettant nos idées sur le monde à l’épreuve de la controverse publique. »  -  Christopher Lasch dans « La révolte des élites et la trahison de la démocratie.

     


    Congrès de la dissidence du 4 mai 2014 à Bruxelles par ERTV

     


                  Toutes les analyses convergent : c’est bien le professionnalisation du journalisme et de la politique qui a tué le débat ; des débats au moment des élections où ce sont les médias aux services de leurs actionnaires (industrie, banque et armement) et des annonceurs qui définissent les thèmes et déterminent les règles du jeu au désavantage de la démocratie.

    Quant à la politique : elle se plaît à nous faire savoir que la plupart des questions sont trop complexes pour être soumises au jugement du peuple ; comprenez : les intérêts en jeu, carriéristes et économiques, ce qu’il est convenu d’appeler «  le dessous des cartes », ne doivent sous aucun prétexte être exposés  ; car, avec le politique, ce qui est n’est pas ; il s’agit toujours d’autre chose, autre part, et puis ailleurs aussi tant à un niveau local que national, européen et mondial : de la gestion de la commune aux grandes messes du G8 ou autre G2O.

     

                Le politique est le client des médias, et les médias sont leur porte-voix : échange de bon procédé qui scelle la rupture des moyens de connaissance du public. Reste alors le divertissement et le faits divers - les stars, le sexe et la violence -, jetés en pâture à une audience et à des lecteurs d'une démocratie atone, d'une apathie confirmée à l’égard de la chose publique : qui fait quoi, à qui, pour(-)quoi, où, comment et pour le compte de qui.

     

    Personne n’avait pourtant sérieusement demandé à la démocratie que le peuple puisse se gouverner lui-même. Le public était trop heureux de ne jouer qu’une part que l’on qualifiera de « procédurière », s'intéressant non pas tant à toutes les lois votées  - par un Parlement uni quant au projet global et divisé seulement sur la répartition des places à occuper et à prendre d’assaut parfois aussi -, qu'au fait que la loi soit respectée par tous dans l’intérêt de tous : justice et égalité.

    Pas de citoyen omni-présent donc ; pas de prises de décisions publiques non plus.

    Les médias et la classe politique dominantes se sont alors engouffrés dans cette brèche ouverte par une vision minimaliste et une ambition somme toute modeste de l’exercice de la démocratie chez le peuple qui a laissé le gouvernement de ses affaires à des professionnels de la politique et à des experts, et le compte rendu de leurs actions et de leurs décisions à des professionnels de l’information dans un monde vaste, de plus en plus complexe et imprévisible... du moins, tel qu’il nous est présenté et donné de l’appréhender. D’où la portée restreinte du débat public… jusqu’à sa disparition pure et simple : en effet, là où il n’y a plus d’alternative (politique, économique), il ne saurait y avoir de débat car enfin : à quoi bon débattre de ce qui n’est pas et ne sera jamais !

     

     
     
    ***

     


    Tepa - MetaTV versus AFP - Le Clash au Congrés... par metatvofficiel

     


                   Meta TV rencontre l'AFP le 04 mai à l'occasion de ce qui aurait dû être  "Le Congrès de la dissidence" organisé par le mouvement "Debout les belges" à Anderlecht. Toutes les stars de la dissidence et du Web étaient présentes : le député belge Laurent Louis, Dieudonné, Alain Soral, Marion Sigaut, Kemi Seba, Jacob Cohen, Tepa, Salim Laïbi, Joe Le Corbeau, Egalité et Réconciliation, le cercle des volontaires, Pierre Hillard, Gilad Atzmon...

    De ce congrès, le Conseil d’Etat belge confirmera l’arrêté d’interdiction pris par le bourgmestre d’Anderlecht. Le gouverneur de Bruxelles a étendu la mesure à l’ensemble du territoire bruxellois.

     

    Tous les participants à ce congrès infortuné ont en commun la condamnation d'une Europe instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits, la démocratie et la culture humaniste ; la condamnation de l'Euro, autre instrument de la paupérisation du continent européen, et last but not least... la condamnation de la politique étrangère de cette même Europe ; une Europe supplétive d'une politique de terreur et de chaos conduite par les Etats-Unis et ses poissons pilotes issus, pour certains d'entre eux, d'alliances contre-nature de circonstance selon le principe qui veut que... "les ennemis de mes ennemis sont mes amis."

     

    Ce qui fait de ce rassemblement et de ses participants... devinez quoi et qui ?

    Des anti-sémites et des fascistes.

    Où est le rapport, on se le demande. Chez l'erreur ! A moins que... faut  bien dire que dans l'Art de se tirer une balle dans le pied, les Médias, les associations communautaires et la classe politique, tous inféodés à la domination mondiale du plus fort sur le plus faible, n'ont pas leurs pareils.

    Aussi, que ceux qui se sentent morveux se mouchent.

     

     

    ***

     

             « C’est seulement en soumettant  nos préférences et nos projets à  l’épreuve du débat que nous en arrivons à comprendre ce que nous savons et ce qu’il nous reste à apprendre. Tant que nous n’avons pas  à défendre nos opinions en public, elles demeurent des opinions au sens péjoratif : des convictions à moitié formées fondées sur des impressions aléatoires et des présupposés admis sans examen. C’est l’acte de formuler nos conceptions et de les défendre qui les tire de la catégorie des « opinions », qui leur donne forme et définition et permet également à d’autres de les identifier comme la description de leur propre expérience. Bref, nous n’en arrivons  à connaître ce que nous avons en tête qu’en nous expliquant devant les autres : la discussion est risquée et imprévisible et pour cette raison elle est éducative.» op. cit.

     

    Qui veut apprendre et de qui ?

     

    Sûrement pas les médias et la classe politique ! Du Peuple, ils ne prendront et n’écouteront rien car la discussion, la controverse sont un danger permanent pour tous ceux qui refusent le débat et la remise en cause du bien fondé de décisions politiques qui, cela n’aura échappé à personne, servent des intérêts que nous sommes de plus en plus incapables de reconnaître.

     

               « Si nous maintenons fermement que le débat est l’essence de l’éducation, nous défendrons  la démocratie comme la forme de gouvernement non pas la plus efficace mais la plus éducative, telle qu’elle étend aussi largement que possible le cercle de la discussion et oblige ainsi tous les citoyens  à articuler leurs conceptions, à les mettre en danger et à cultiver les vertus de l’éloquence, de la clarté de pensée et d’expression et du jugement solide.» op. cit.

     

                 Les scientifiques ne débattent-ils pas entre eux jusqu’à s’opposer violemment ?

     

    Les médias en choisissant de ne servir que la désinformation - mensonges et omissions -,  à propos de la chose publique, monopole d’une classe politique qui ne raisonne qu’en termes de "storytelling" et de "communication" a abandonné le rôle qui aurait dû être le sien : faire vivre le débat ; saisir tous les points de vue ; élargir les frontières de notre compréhension du monde ; débattre des différentes options et autres choix d’organisation de l’existence en société, à l’heure où la promotion et l’intention de ne jamais nuire à ses employeurs et leurs actionnaires, ont remplacé l’information ; et quand information il y a, elle est le plus souvent inutilisable car parcellaire et décontextualisée à dessein.

     

               Qu'il soit permis de conclure par ceci : sans débat public, sans controverse, l’information sera sans pertinence, trompeuse et manipulatrice. Ce qu’elle est aujourd’hui et la langue avec elle, là où elle affaiblit ce qu’on peut appeler « l’autorité du mot » et de la parole… donnée puis reprise… la ceinture serrée jusqu’à l’étouffement, et le bâillon posé sur des lèvres exsangues : motus et bouche cousue.

     

    Qui vivra, verra.

    Mais alors... que les dissidents meurent le plus tard possible.

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