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  • Destruction de la libye : un rapport parlementaire britannique accable Cameron et Sarkozy

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    Sarkozy, Cameron et Bernard-Henri Lévy (chaussant des lunettes noires) en visite en Libye

     

    Les motivations françaises en question :

    Le rapport retranscrit une conversation avec un membre des services secrets américains : la France n'est pas intervenue pour sauver Benghazi, mais pour cinq autres raisons, bien différentes: 

    - S'emparer d'une partie de la production de pétrole libyenne
    - Augmenter l'influence française en Afrique du Nord
    - Améliorer la popularité de Nicolas Sarkozy en France
    - Replacer l'armée française au centre de l'échiquier stratégique mondial
    - Répliquer à la volonté de Kadhafi de remplacer la France comme puissance dominante en Afrique francophone

    Cinq ans plus tard, note le rapport, la Libye est au bord du gouffre ; plus de deux millions de personnes nécessitent une aide humanitaire ; 400.000 Libyens ont été déplacés de force ; et les forces militaires en présence continuent de se livrer à de multiples exactions contre les populations civiles et combattantes.

     

    ***

                   Encore une fois, c'est la démocratie anglo-saxonne et ses journalistes qui viennent dire tout haut ce que nous savions tous mais qu'aucun de nos médias, ici en France, n'avait jusqu'à présent osé expliciter ni aucune commission parlementaire. Aussi, force est de conclure que ce rapport britannique de la chambre des députés inflige une honte sur tous les médias français et son personnel ainsi que sur notre Parlement composé de députés-godillots. Et c'est avec impatience que l'on se donne rendez-vous aux Législatives de 2017 qui verront, en ce qui concerne notre camp, la gauche - une gauche alliée aux souverainistes en matière de politique étrangère - contribuer à précipiter le PS dans les abîmes d'un score électoral dont il ne se relèvera pas car ce parti doit mourir pour que la gauche renaisse.

     

                             Compte rendu de la BBC à propos de ce rapport : ICI

     

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                        A la lumière des faits et des informations dont nous disposons aujourd'hui, à quand un Tribunal pénal international pour la Libye ?

    Qui demandera l’ouverture d’une procédure d’enquête ?

    Alors que le système judiciaire français ne s’y résoudra jamais, la Cour Pénale internationale pourrait-t-elle exercer sa compétence ? L’initiative en matière d’enquête et de jugement lui reviendra-t-elle ?

                Et puis enfin.. qui, de la cour pénale internationale (CPI) ou du  tribunal pénal international (TPI), juridictions chargées de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, reconnaîtra coupables Bernard-Henri Lévy, Nicolas Sarkozy et David Cameron, premier ministre de Grande Bretagne au moment des faits ?

    La question est posée. On peut maintenant se mettre à rêver à une Justice majusculaire.

     

                           Pour prolonger, cliquez : Bernard-Henri Lévy-Cameron-Sarkozy - cour pénale internationale

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  • Dans la peau de Mouammar Kadhafi...

     

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                ... l'homme qui, avec Nasser, a fait rêvé des millions d'Arabes et d'Africains ! Contrairement à ceux qui l'ont exécuté qui n'ont jamais fait rêver qui que ce soit, excepté, peut-être, le temps d'une campagne électorale de trois semaines pour deux d'entre eux (Cameron et Sarkozy). Quant au troisième larron, un sigle - BHL -, force est de reconnaître que nous sommes bien en peine, depuis quarante ans, de lui assigner un domaine de compétence et de lui reconnaître quelque mérite que ce soit (littéraire, intellectuel, artistique, journalistique) même si la question de savoir à quoi il sert et qui, est sans ambiguïté (1).

     

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                      On l'aura compris : Mouammar Kadhafi n'est plus.

    Qu'à cela ne tienne ! Dans son roman sorti en Août, "La dernière nuit du Raïs, l'auteur algérien, Yasmina Khadra, ressuscite Mouammar Kadhafi en se glissant dans sa peau : « J'ai écrit en état de transe. Il y a eu des effets secondaires purement physiques pendant l'écriture : j'étais vraiment Kadhafi ! » confie Khadra.

     

    Dommage toutefois que cet ouvrage n'ait pas été écrit dans la langue de Kadhafi qui est aussi celle de l'auteur (2) mais bien plutôt dans la langue de" l'ancienne" puissance coloniale de la région, ainsi que dans la langue de ses assassins doublement assassins soit dit en passant puisque... l'assassinat de Kadhafi a plongé la Libye qui n'est plus tout comme son leader, dans un chaos qui a pour conséquence tragique ce qui suit : ce qui reste de la Libye est aujourd'hui le principal tremplin de la migration vers l’Europe ; des populations que plus rien n'arrêtent, prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

     

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    Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

     

     

    1- Se reporter à la page suivante : La Libye révolutionnaire de Françoise Petit Demange.

     

     

    2 - Yasmina Khadra, athlète littéraire coureur de prix et amateur de gastronomie française : la Coupole, Closerie des Lilas, café de Flore, Lipp et Flo ? Une chose est certaine : Khadra a une excellente mémoire : il n'a pas oublié qui sont les maîtres et leur langue !

     

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    Pour prolonger, cliquez : de la Lybie à la cour pénale

     

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  • Bernard-Henri Lévy-Sarkozy : de la Libye à la Tunisie, de l'Elysée à la Cour Pénale Internationale

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                        Le corps de cet enfant syrien de 5 ans s'est échoué sur une plage de Bodrum, en Turquie, le 2 septembre 2015  : Michel Onfray pose clairement les responsabilités...

     

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          Billet rédigé le 1er juillet 2015

     

                    Au lendemain de l'attaque qui a fait 38 morts à Sousse en Tunisie, Olivier Ravanello revient sur les responsabilités de la France dans ce qui se passe actuellement en Libye : "La France a plus que les autres une responsabilité sur ce qui se passe en Tunisie, parce que nous sommes responsables de la situation en Libye".

    La région est déstabilisée depuis la chute du régime Kadhafi, ce qui a un impact direct sur son voisin, la Tunisie : "C'est la France qui a cru simplement que l'initiative d'un "philosophe"pouvait suffire..."

     

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                Sarkozy, Cameron et BHL en Libye en 2011, fiers du devoir accompli : un nouveau théâtre chaotique d'opérations destinées à garantir les intérêts de tous à l'exception des Libyens et des peuples de toute une région qui s'étend du Mali à la Tunisie en passant pour l'Egypte vient d'être ouvert par l'Etat français et un "philosophe" en carton-pâte. Nul doute, ce théâtre jouera à guichet fermé côté horreurs.

     

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                 Compte tenu de la destruction de la Libye, devenue le principal tremplin de la migration vers l’Europe, les réfugiés prennent tous les risques pour rejoindre la côte européenne.

               Pas un mois n’a passé sans la découverte de centaines de cadavres à côté d’embarcations de fortune. L’année 2014 a battu un triste record : celui du nombre de migrants ayant trouvé la mort en tentant de traverser la mer Méditerranée. Au moins 3.419 migrants ont perdu la vie depuis janvier sur « la route la plus mortelle du monde », a annoncé l’agence des Nations Unies en charge des réfugiés, l’UNHCR.

     

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              A la lumière des faits et des informations dont nous disposons aujourd'hui, à quand un Tribunal pénal international pour la Libye ?

    Qui demandera l’ouverture d’une procédure d’enquête ?

    Alors que le système judiciaire français ne s’y résoudra jamais, la Cour Pénale internationale pourrait-t-elle exercer sa compétence ? L’initiative en matière d’enquête et de jugement lui reviendra-t-elle ?

                Et puis enfin.. qui, de la cour pénale internationale (CPI) ou du  tribunal pénal international (TPI), juridictions chargées de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre, reconnaîtra coupables Bernard-Henri Lévy et Nicolas Sarkozy ?

    La question est posée. On peut maintenant se mettre à rêver à une Justice majusculaire.

     

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          Sur la chute de Kadhafi et la destruction de la Libye : Le soleil noir de l'Occident

     

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  • Hubert Védrine – orgueil, prestige et conseil : par ici la monnaie !

     

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                  Après l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, nombreux sont ceux qui, plus ignorants qu’optimistes, avaient mis tous leurs espoirs dans le retour d’une France dont la diplomatie renouerait avec une tradition de recherche d'équilibre et d'indépendance, loin des prévaricateurs irresponsables et jean-foutre...

    Diplômé de Sciences-Po et de l’ENA, occupant un temps les hautes sphères de l’Etat, à l’Elysée dès 1991 puis au quai d’Orsay jusqu’en 2002, en ministre des affaires étrangères copain comme cochons et larrons en foire avec Madeleine Albright, Condoleezza Rice … (après la mère, la fille… respectivement poids lourd et poids léger mais toutes deux secrétaires d’Etat) à l’heure d’une diplomatie américaine qui reposait (et repose encore aujourd'hui) sur des bombardements massifs de populations civiles et sur des assassinats chirurgicaux à l’aide de drones aux victimes collatérales multiples : écoles, réunions familiales, mariages, banquets, naissances et enterrements d’une pierre deux coups !…

    Hubert Védrine, l’homme qui a un temps semblé pouvoir porter à bout de bras une diplomatie en faveur d’un monde multipolaire, tout en reconnaissant l’Hyper-puissance des USA (Védrine est à l’origine de cette invention sémantique ; et c’est là sa seule contribution à ce jour : sa capacité à nous dire ce dont tous les Peuples du monde ont pu, un jour ou l’autre, faire l’hyper-expérience sous une pluie de bombes)…

    Cet homme-là aurait retourné sa veste, le soufflet retombé : à plat Védrine ! Dégonflé…

    A trois semaines du Tour de France : Védrine n’a donc pas fait plouf mais pschiiiiiiiiii………tt… le cul sur la selle.

                 Certes, on nous objectera : « Mais… vous vous attendiez à quoi de la présidence de Hollande? Que Védrine ré-occupe le quai d'Orsay, et dénonce à qui veut bien l’entendre, ceci : Les USA sont une bande de trous du cul qui tuerait père et mère pour ne pas avoir à céder ne serait-ce qu’une once de pouvoir et surtout… ne pas partager quoi que ce soit avec qui que ce soit qui, au préalable, ne se soumettrait pas, et sans conditions, à ses diktats... tout en sachant que les USA ne leur laisseraient que des miettes quoiqu’il arrive. Parce que… pourquoi croyez-vous qu’ils s’entendent si bien avec Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite ? C’est les mêmes ! Bananes !»

    Soit.

    Faut pas rêver ! Aussi, ne rêvons pas, et ne rêvons plus.      

     

                    Quelques livres écrits, le plus souvent ignorés car rien n’est plus difficile que d’avoir quelque chose à dire ! Même si… au pays de Chateaubriand, faut bien tenter l’impossible auquel nul n’est pourtant tenu ; préfacier, « rédacteur » de rapports pour Sarkozy et pour Hollande (Védrine aurait-il un côté flic que nous ignorions : rédiger des rapports sur tout et tout le monde ?), enseignant à Science-Po, chroniqueur sur France Culture car, s’il n’y a pas de petites économies, tout gain, d’où qu’il vienne, est toujours bon à prendre, à son sujet, force est de constater qu’ils étaient tout aussi nombreux à voir en lui, potentiellement du moins, une sorte de Talleyrand.

    A la place, on découvrira le commentateur d’un monde dont les évolutions se font sans lui, occupé à regarder passer les trains de l’Histoire… de conférences en conférences, sous toutes les latitudes, à 20 000 dollars la phrase ou le paragraphe (l'Euro est une monnaie de pays faibles ; le Dollar... celle d'un pays ruiné mais qui frappe fort encore !) pour des gogos qui n’ont pas idée - faut dire que Védrine a pour modèle Kissinger, Henry de son prénom, surnommé « le boucher de la realpolitik » ; un conférencier à la voix pâteuse, à la diction professorale, ton monocorde au charisme digne d'une porte de prison, un rien pédant, pour ne pas dire grand-chose sinon que … si c’était autrement, ce serait pire encore puisque personne ne souhaite que ça change, alors que la sagesse commande ceci : quand on n’a rien à dire qui n’ait pas déjà été asséné par des médias aux ordres, tous les jours de la semaine, on ferait mieux de garder le silence.

    Ou bien alors, Védrine ferait partie de ceux qui, quand ils n'ont rien à dire, souhaitent que tout le monde le sache ?

     

                 Qu'à cela ne tienne : soyons raisonnables et mettons-nous un instant à la place de Hubert Védrine : après son passage au quai d'Orsay, comment aurait-il pu se résigner à proposer à la cantonade, et en particulier aux internautes épris de dissidence, des vidéo-conférences gratis à la Etienne Chouard ou à la Jacques Sapir ou bien encore à la François Asselineau ; et puis… parce qu’il aurait soudain eu besoin de prendre l’air… sa participation à des colloques qui se tiendraient à Gaza ou à Téhéran, avec pour toute rémunération et défraiement, un plat de semoule et quelques fèves… délicieuses au demeurant car dans ces régions qui semblent quelquefois perdues pour l’humanité, on sait encore cuisiner...

    Mais… couscous ou pas, le caviar, c’est quand même autre chose ! Et Védrine veut s’en mettre jusque là ; et à la louche, s’il vous plaît !

    Pour ce faire, en 2003, il créera HV Conseil au chiffre d’affaires de plusieurs centaines de milliers d’Euros.

    Contortions et élasticités… en veux-tu en voilà ! La reconversion de Védrine dans le grand bain du business en conseiller des Princes de ce monde à la tête de multinationales ou des Etats, une oligarchie d’exception – proche du Groupe Arnault, Védrine siège au conseil d'administration de LVMH ; les dirigeants de Total le consultent régulièrement -, a sans doute été facilité par le fait que Védrine a la réputation d’être l’ami de tout le monde ; autant dire… de personne, et quand on sait que l’on juge un homme à ses ennemis …

    On le dit froid et dépassionné dans ses analyses, dans ses diagnostics, et si d’aventure d’aucuns viendraient à le prendre au sérieux, dans ses recommandations ; froid donc mais pas cynique pour autant ; plutôt réaliste ; autant dire : sans ambitions pour les autres (pays, individus, Peuples...)

    Aujourd’hui encore, à la critique d’un Hollande et d’un Fabius néo-cons atlantistes et sionistes (excusez ce pléonasme) comme c’est pas permis, il préfère le silence : « Pas de vagues, pas de vagues ! Surtout pas de vagues ! Et puis… jamais ! »

    La polémique, c’est mauvais pour les affaires.

    Rien sur le refus de laisser l'avion d’Evo Morales survoler l'espace aérien d'une France qui soupçonnait la présence d'Edward Snowden dans cet aéroplane.

    Et sur le fond de l’affaire, la dérive techno-totalitaire de la NSA , rien non plus.

    Rien sur l’Ukraine et la tentative de hold-up de l’Otan… ou si peu, à peine audible, mezzo-voce, tellement Védrine est précautionneux avec les intérêts de ses clients et prudent avec sa bourse.

     

               Cantatrice chauve... à propos de cette circonspection face aux événements, de cette capacité de recul, voire de retrait, qui, nul doute, se voudrait la marque d'un homme aux analyses réalistes et pleines de sagesse, la rumeur va bon train : au sujet du génocide du Rwanda (Védrine était alors secrétaire général de la présidence de la République), il se pourrait bien qu'il n'ait pas - lui et ceux qui l’entouraient et les autres qu’il a servis -, les fesses tout à fait propres : « Vous nous ménagez ; en échange de quoi, on vous fait travailler et l’on se gardera soigneusement de vous glisser quelques peaux de bananes » ; et l’on ajoutera : « … tout en évitant de donner les clés de placards dans lesquels des squelettes attendent encore, entre deux balais, un seau et une serpillière, une sépulture décente, tout en agitant leurs membres décharnés.»

              Mais alors... que faut-il y lire dans cette reconversion de Védrine, cette volte-face inattendue (1) ?

    Fascination pour le Prince, pour le Maître des lieux, même à cent   lieux ? Quête d’un Graal inaccessible au commun des mortels ? Jusqu’au jour où l’on franchit le pas : on fait le choix de se rapprocher de son excellence, on guette son regard, on mendie un sourire, on se prend à oser espérer pouvoir influencer ses décisions jusqu’à les faire sienne ; et c’est alors que le conseiller revêt les habits du Prince, chausse ses chaussures, convoite sa couche, de préférence quand il est le seul à l’occuper… alors que le bon sens et la sagesse voudraient que, face à un homme dit de « pouvoir », on prépare sans tarder la riposte, la contre-offensive, et dans le pire des cas, la guerre : guerre sociale… guerre de classes… guerre pour le respect de la parole donnée et de ses engagements… guerre contre la concussion.

    Qui a dit : « Quand je croise un homme de pouvoir, je change de trottoir ! »

     

                    Loufiats passeurs de plats et portiers (on surnomme Védrine « l’ouvreur de portes » grâce à son carnet d’adresses) des puissances de l’argent et des Etats dominateurs de surcroît, et si tous ces conseillers des Princes de la politique et des affaires se vivaient Président et Prince par procuration ? Oui ! par procuration... en retrait, dans l'ombre d'une jouissance toute secrète... interdite, presque honteuse, le temps d'un entretien ou de la remise d’un rapport ?

    Car Védrine, n'est-ce pas au fond... la province rurale (il est né dans la Creuse…. faut-il y voir là un lien direct avec le caractère de ses interventions ? ) avec sa petite bourgeoisie parasitaire, de tout temps attirée, voire fascinée, par tout ce qui brille : les ors de la République en priorité ; une République confinée à un ou deux arrondissements de Paris...

    Et quand on sait que Paris n’est pas la France…

     

                 A l’heure où quelques uns, téméraires, s’autorisent encore des analyses héroïques à propos d'une situation sans précédent dans l’Histoire du monde : une alliance dévastatrice USA-Israël-Qatar-Arabie-Saoudite ; les uns pour allumer la mèche en déstabilisateurs pompiers pyromanes, les autres pour introduire le vers dans le fruit, et d’autres encore, les plus nombreux, pour porter l’estocade jihadiste - chaos et génocide des populations civiles -, selon le principe suivant dont Machiavel n’aurait même pas osé rêver : quiconque ne se soumet pas, n’a qu’un droit : mourir d’une mort aussi atroce que lente et aussi sûre que la promesse de cette autre mort à terme, pour nous tous, en temps de paix et sous tous les tropiques...

    Rentré dans le rang avant même d’en être sorti, sinon si timidement qu’on en a gardé un souvenir plutôt vague et confus, déjà éteint telle une bougie soufflée… rappelons que Védrine a soutenu la guerre faite à Kadhafi pour preuve de son allégeance. Depuis, sur un ton badin… il n’a de cesse de chercher à nous rassurer : «Tout ne va pas si mal que ça dans le meilleur des mondes. La France a juste besoin de s’adapter. Ce qu’elle fera volontiers ; libre mais contrainte. »

    C’est sûr, on ne peut pas cacher très longtemps d’où l’on vient ! Un temps membre du bureau national du PS, Védrine personnifie à la perfection ce qu’est devenu ce parti (et les Verts aussi… verts de gris, de la couleur du billet du même nom ; monnaie de singes pour des tartuffes de l’engagement politique en faveur du bien commun et de l’intérêt général) au fil des jours, des mois et des années, à occuper les lieux du « non-pouvoir », grassement rémunérés - Elysée, Matignon ainsi que des dizaines de milliers de postes d’élus sur tout le territoire -,… et si par malheur vous osez leur enlever des mains la cuiller et le blinis rutilant - rapport à la course au caviar -, qu’ils s’apprêtent à porter à leur bouche, la sanction est immédiate : chantage au FN, chantage à l’antisémitisme, chantage à l’anti-américanisme primaire et au complotisme paranoïaque.

    Le Maccarthysme, c’était vraiment de la rigolade en comparaison.

     

               S'il est difficile aujourd'hui de nier que le bien commun et l’intérêt général s’accommodent fort mal de la recherche d’une réussite financière à tout prix, on reconnaîtra néanmoins à Hubert Védrine un seul mérite : avoir quitté la politique avant de faire des affaires, tout en demeurant membre du PS ; et cette fidélité à ce parti qui l’a fait et vu naître, dénote à la fois un esprit persévérant, loyal et cohérent envers un PS qui a su se réconcilier comme aucun autre avant lui, avec ce qu'il est devenu depuis 1983 : le parti d'une gauche qui n'est dans les faits qu'une droite de moins en moins complexée comme pour mieux nous intimer l'ordre, à tous, d’aller voir ailleurs si ça se fait encore d’être « de gauche » et d’espérer quoi que ce soit… en homme…

    Tenez : de gauche, justement !

    Insulte faite aux trente années d'investissement et de mobilisation de tout un électorat qui a fait les carrières de ceux qui, aujourd'hui, sont sans vergogne sous le prétexte que "... si je ne m'enrichis pas, sachez que vous ne serez pas moins pauvres pour autant !"

     

     

    1 - Rappelons à toutes fins utiles que Védrine était anti-interventionniste, qu'il s'opposait au retour de la France dans l'Otan, et qu'il était très critique à l'égard de la politique des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS et des Verts

     

     

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