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  • Mort d'un commis voyageur, VRP de chez Ricard

    pasqua,serge uleski

     

             Décédé lundi 29 juin à l'âge de 88 ans, les obsèques de Charles Pasqua ont été célébrées le vendredi 3 juillet au matin à la cathédrale Saint-Louis. La cérémonie a duré une heure. Toute la famille de droite s'est réunie autour du parrain du RPR.

    Au PS, des propos d’une complaisance inouïe sont venus saluer l’ancien ministre de l’intérieur. Comme quoi, tous se reconnaissent entre eux de leur vivant comme après leur mort. Une raison de plus pour rapprocher le PS de l’UMP (républicain ou non) ; PS dont il n’y a plus rien à attendre.

     

    ***

     

             A ceux qui ont une mémoire hémiplégique et aux ignorants, rappelons ceci : 

     

             - Charles Pasqua c'est le co-fondateur en 1958 du Service d’action civique (SAC)  composé d'un "ramassis de truands et de barbouzes" ; police politique de de Gaulle, initialement destinée à lutter contre l'OAS, cette police parallèle s'est très vite reconvertie dans la ratonnade des syndicalistes, des militants de gauche et d'extrême gauche... des années soixante jusqu'aux années 70.

            - Charles Pasqua c'est la Françafrique et ses réseaux : pillage du Continent africain, hégémonie des multinationales françaises, assassinats de chefs d'Etat, déstabilisation des sociétés avec l'instrumentalisation du tribalisme, humiliation, infantilisation des Africains car,  jamais, au grand jamais, l'Afrique ne doit prétendre à une quelconque autonomie de décision...

           - Charles Pasqua c'est la pratique d'une théorie chère à tous les petits "dictateurs" en herbe et à leurs larbins : "La démocratie s'arrête là où la raison d'Etat commence"...

           - Charles Pasqua ce sont "les Affaires" ; et dans les dernières années de sa vie, un va-et-vient incessant devant les tribunaux : détournements de fonds publics, rétro-commissions, financement de campagnes électorales  via le trafic d'armes...

           - Charles Pasqua, alors qu'il était ministre de l'intérieur, c'est le tandem Pasqua-Pandraud et la couverture systématique (et systémique) des bavures policières...

           - Charles Pasqua, c'est une tradition politique : celle des "grandes gueules" après (et d’après) un Le Pen,  puis un Tapie, et le dernier en date… un Sarkozy...


    Et enfin...

          - Charles Pasqua c'est un nombre incalculable de propos aussi imbéciles que démagogiques ;  le plus fameux d'entre eux : "Nous allons terroriser les terroristes !" C'est un jeune étudiant français, Malik Oussekine, âgé de 22 ans, matraqué par des policiers dans le quartier Latin lors d'une manifestation, qui en fera les frais selon l'adage bien connu : "A défaut de terroristes, on tue des étudiants, maghrébins de préférence !"

     

              Pour conclure, Charles Pasqua c'est une tradition d'ancien régime : l’inconstance, voire l’inconsistance, la frivolité d'un Régime souvent tenté de confier les intérêts politiques et diplomatiques du Royaume à une ou deux trois-quarts putains et demi-mondaines entremetteuses (la Pompadour, la Montespan, la du Barry... plus tard Marie Antoinette côté incompétence) à l'heure où le destin de la France se décidait dans les chambres à coucher : sur l’oreiller donc avant l'arrivée de Talleyrand ; avec Pasqua, c'est un VRP de chez Ricard qui aura ses entrées à Matignon et l'Elysée : Pastis et accent méridional !

    Image inversée d'un Lacombe Lucien, Pasqua commencera résistant (il aimait déjà la castagne, faut croire !) et finira quasi "truand".

    Une mauvaise farce, un conte cruel ce Pasqua... antithèse d'un Pagnol pour lequel l'éthique, la morale et la vérité devaient caractériser l'homme avec un grand H... l'homme du quotidien, héros discret d'une conduite qui se veut irréprochable autant que faire se peut.

     

               Parti de rien ou de si peu, comme tous les prétendants, sans doute Pasqua a-t-il fini par se penser incontournable car indispensable. N'hésitons pas néanmoins à affirmer que Pasqua est mort bien plus vieux que son âge ; dans les années 60, et Mai 68 le lui rappellera... pas suffisamment longtemps malheureusement, Pasqua était déjà un homme du passé tout en l'ignorant car, son présent à lui, son action politique, portait la marque aujourd'hui indélébile du passé de tous ceux qui ont un jour compris que « faire de la politique autrement » n’était pas simplement un slogan mais bel et bien une exigence ; faute de quoi, plus rien ne sera possible à terme car le dégoût général, le cynisme et le désengagement auront atteint un tel niveau que tous les corps intermédiaires s’en trouveront alors balayés pour ne laisser qu’une masse informe, seule face à un appareil d’Etat qui n’aura alors plus qu’une option : une répression de plus en plus ouverte.

     

    ***

     

     

               A la mort de Pasqua, le NPA a titré : " Mort d'un pourri". Qu'il soit permis ici de compléter le portrait par un : "Mort d'un VRP de chez Ricard et d'une bonne à tout faire !"

    Et même si son entourage pourra toujours se consoler en pensant qu’il n’était pas le premier ; restons lucides : Pasqua ne sera pas le dernier non plus car les « bonnes à tout faire », plus connues sous le terme de "larbins", occupent aujourd’hui tous les lieux du spectacle de ce qu'il faut bien appeler le non-pouvoir.

     

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  • Faits et documents : Edwy Plenel à poil et à vapeur !

     


                  A l’heure où Edwy Plenel et Médiapart partent en croisade contre Réconciliation nationale le nouveau parti d'Alain Soral et de Dieudonné, rejoignant ainsi tous les médias dominants, contre l’avis de près de la moitié des abonnés de ce journal ; abonnés qui préfèrent sans doute comprendre plutôt que de juger et qui refusent un lynchage qui sera, de toute évidence, contre-productif… tout comme l’acharnement contre Sarkozy qui conduira à sa victoire en 2007… ou bien Karl Zéro contre Le Pen qui mènera ce dernier au deuxième tour de la Présidentielle de 2002...

    Et si l’ouvrage de Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde avait déjà pas mal déblayé le terrain...

    Faits et Documents, d’Emmanuel Ratier, nous propose ICI un résumé de la « personnalité Plenel » à travers le parcours d’une carrière déjà bien remplie de trotskiste, de journaliste et de patron de presse.

     

                     Mais alors, pourquoi Médiapart choisit de se ranger sans nuance ni ménagement aux côtés des médias dominants – atlantistes, pro-israéliens, islamophobes et mondialistes -, contre Dieudonné et Soral et d’autres : Asselineau, Farida Belghoul, Etienne Chouard, Pierre Carles, Michel Collon, Sapir ; et tant d'autres encore, tous appartenant à la "dissidence"…

    La réponse au pourquoi de ce ralliement de Plenel, on la trouvera chez Plenel, le trotskyste, le journaliste et le patron de presse : dans sa carrière, dans son carnet d’adresses et chez ses proches.

    De plus, si le rince-doigts ne fait pas les mains propres, chirurgie esthétique ou pas, on ne se refait pas, jamais !


               ***


    Place aux faits et documents donc...


                Même en laissant de côté tous les contacts noués au cours des premières années de son engagement trotskyste, force est de reconnaître que le carnet d’adresses de Plenel est impressionnant : BHL, Fabius, Sarkozy, Minc, François Hollande, Jean-Marie Colombani, Alain Bauer, Pierre Joxe, associations communautaires juives, Cohn-Bendit, Dominique de Ville pin, des syndicalistes policiers, Ségolène Royal, d’innombrables patrons-flics (respectivement et successivement... RG, DST, DGSE, DCRI) et Franc-maçonnerie.

     

    La cohérence de ce carnet d'adresses ? Celle d’une carrière déjà bien mouvementée.

     

                   Au cours de ce résumé, la revue "Faits et documents"  qui se base uniquement sur… des faits et des documents, justement !… nous livre les informations suivantes :

     

                    « « « « « …………. devenu le jeune protégé d’Alain Krivine et Daniel Bensaïd, « son mentor » Plenel grimpe rapidement les échelons de l’organisation trotskiste.

    En 1975, Edwy Plenel fait la connaissance d’une jeune cadre de la Ligue, Nicole Lapierre, « un véritable coach qui l’aidera bientôt à gravir une à une toutes les marches du podium » (La Face cachée du Monde).

    Nicole Lapierre se raconte ainsi : « J’ai été Nicole Lipszejn jusqu’à douze ou treize ans, dans une famille de la bourgeoisie juive, aisée, plutôt assimilée, où l’on ne se disait pas juif mais israélite ».

    Chercheuse, elle a pour centre d’intérêts : « la mémoire de la Shoah » et des études yiddish.


                    ... chaud devant ! - ndlr.


    Nicolas Domenach, qui passa les vacances de l’été 1980 avec les Plenel, a raconté l’influence de Nicole Lapierre sur son compagnon : « On avait un fonctionnement en miroir. Moi j’étais avec Michèle Fitoussi, lui avec Nicole Lapierre, deux goys avec des femmes juives d’expérience. On portait la Shoah sur notre dos. Il disait qu’il était juif par sa femme. Il était fasciné par ses récits sur sa famille juive polonaise. Et elle le maternait tout en lui permettant […] de mûrir enfin. » (La Face cachée du Monde).

     

    Daniel Bensaïd de la LCR, lui, fera le constat suivant : « J’ai vraiment sous-estimé à quel point l’engagement d’Edwy Plenel se situait en dehors des références du monde ouvrier. » (La Face cachée du Monde)

     

               Le 1er mai, 1980, Edwy Plenel entre au journal Le Monde. En septembre 1982, il est affecté au service des informations générales, plus spécialement chargé des affaires de police et des services secrets.

    Jean-Paul Cruse, ex-délégué CGT de Libération, dressera un portrait au vitriol de Plenel dans L’Idiot International (25 septembre 1991) : « Fossoyeur du métier de journaliste […] qui a corrompu, dans l’esprit du pouvoir éclairé, le concept même d’une investigation indépendante, en produisant régulièrement dans les colonnes de ce qui fut autrefois un journal, les confidences choisies du ministre de la police. »

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    La troïka Minc-Plenel-Colombani


     

                En 1994, le quotidien du soir vit un bouleversement interne : Alain Minc préside le conseil de surveillance ; Jean-Marie Colombani est élu directeur de la publication du journal. Juste après l’élection de Colombani, qu’il a largement aidé, favorisé et soutenu, Edwy Plenel devient rédacteur en chef du Monde (mars 1994), puis directeur adjoint de la direction (octobre 1994) avant d'accéder au grade suprême : directeur de la rédaction, le 1er février 1996

    Plenel y fera entrer toutes les chapelles de l’extrême gauche…

     

            … du moins… ce qu’il en reste par ceux qui ne s’en réclament plus que du bout des lèvres, le plus grand nombre d’entre eux ayant fini « journalistes-animateurs de télé » ou « passeurs de plats » de et pour leurs petits copains – ndlr


    Marianne (10 février 2003) écrira : « Pour avoir droit aux colonnes du Monde, quand on publie un livre politique, il est une recette infaillible : avoir été, être ou aspirer à devenir trotskiste. »


                A l’automne 2002, un bruit court dans Paris : Pierre Péan et Philippe Cohen (également passé par la LCR et Le Monde) sont sur le point de sortir un brûlot La Face cachée du Monde qui met gravement en cause le « quotidien de référence » et la troïka Minc-Plenel-Colombani.

    Sophie Coignard dans Vendetta française se rappelle : « Dans le clan dominant, les trois premiers rôles sont tenus par Alain Minc, Jean-Marie Colombani et Edwy Plenel. Un trio qui sait se faire respecter et n’aime pas la critique […] Dès qu’ils apprennent l’existence de ce projet, les membres du trio prennent peur. Comment discréditer Péan ? Réponse : il a écrit un livre sur Bethléem, il a des sympathies pro-palestiniennes, donc il est antisémite.»

    Marc Tessier, alors président de France Télévisions, donne des consignes pour empêcher Péan et Cohen d’êtres reçus par les chaînes publiques (Stratégie, 21 février 2003) et France 2 organise, le 6 mars 2003, un numéro spécial de Campus, où Edwy Plenel, Jean-Marie Colombani et Alain Minc font blocs : « Alain Minc est devenu un ami, et je suis fier d’être son ami », explique alors Plenel.

                 Véritable best-seller, plus de 200 000 exemplaires seront vendus. Dans l’enquête, très documentée, Edwy Plenel  y est mis en cause pour ses méthodes :

     «  Cet homme sème l’inquiétude et la peur. S’il déteste quelqu’un, l’existence de la personne qu’il a prise pour cible risque fort de devenir un enfer. Plenel n’hésite pas à humilier publiquement, à monter des coups dans le dos de ses ennemis qu’il peut même, le cas échéant, agresser ouvertement […] c’est sa conception du journalisme, entre justice procédurale et tribunal populaire, entre filature policière et dénonciation publique, que Plenel, une fois parvenu à la tête de la rédaction du Monde, a imposé... Il y a au Monde, toutes les caractéristiques de fonctionnement d’une institution totalitaire. » - La Face cachée du Monde.

    Un protocole d’accord sera signé en juin 2004 dans le cadre d’une médiation judiciaire : Fayard renonce à toute nouvelle édition et publication de l’enquête, et Le Monde renonce aux actions pour diffamation

     

                 Edwy Plenel entame alors sa traversée du désert. En octobre 2006, par décret du président de la République, ce non-diplômé est nommé professeur associé à l’université de Montpellier. La nomination s’est faite par l’entremise de Dominique de Villepin.


               Cette nomination prête à sourire quand on pense à la récente campagne menée par Laurent Mauduit et Médiapart à propos des faux diplômes du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis - ndlr


    En 2007,  Plenel servira de plume à la candidate socialiste Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.

     

                   Le 16 mars 2008, Edwy Plenel lance Mediapart avec trois anciens – très très anciens, rassurez-vous ! – ndlr -, militants d’extrême gauche du Monde : Laurent Mauduit, François Bonnet et Gérard Desportes.

    Dans la composition de ceux qui mettront la main à la poche, on retrouvera le même pot pourri d'un carnet d’adresses bien rempli : de la gauche, de la droite, de la politique, des affaires… » » » » » » »

      

                 Maintenant à la tête de son propre journal, le fondateur de Mediapart dont le succès 6 ans après son lancement est total si l'on raisonne en nombre d'abonnés (100 000), n’aime pas plus la concurrence pour autant ; bien au contraire : on dit qu'il se montre intraitable avec les journalistes qui sortent de vrais scandales politico-financiers ; Denis Robert en a fait les frais à propos de l’affaire Clearstream, cinq ans avant que la justice ne lui donne finalement raison.

    Il est vrai que Clearstream, c’est quand même autre chose que  l’affaire Cahuzac : le voleur de scooter !

    Edwy Plenel décrit le travail de Denis Robert en ces termes : « Cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot ».

    Faut dire que son ami Dominique de Villepin était impliqué ; la cour d'appel de Paris confirmera néanmoins la relaxe de l'ancien premier ministre qui était poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse".

    Fidèle en amitié, Plenel !

    Ca peut être une qualité. En toutes circonstances ? Faut voir.

    Comme quoi...  Plenel sait lui aussi protéger ses "amis de trente ans" ; Dominique  de Villepin étant un exemple parmi d'autres car, dans les faits, il n'y a pas plus de « journalisme indépendant »... que de « journalisme de connivence » ou « sous influence » : il n'y a qu'un "journalisme d'affinités" et un "journalisme d'antagonismes".

    En ce qui concerne Médiapart : acharnement contre Sarkozy  - acharnement qui n'explique rien et ne nous aide pas à penser quoi que ce soit -, et complaisance à l'égard de Dominique de Villepin.


     

    ***


                   Forts de ses 100 000 abonnés, Aujourd'hui Edwy Plenel coule des jours paisibles sur l'ïle de Médiapart, paradis journalistique  - si toutefois il en est un plus paradisiaque encore !

    Grand bien lui fasse.

     

                 La carrière d'Edwy Plenel nous révèle un homme sans enjeux qui ne s'est jamais remis en cause, qui n'a jamais rien posé sur la table, et sûrement pas son existence et moins encore un quelconque confort matériel et moral.

    Plastronnant sans danger et sans risque, pompeux, tel "un BHL"... mais de gauche celui-là  - on peut au moins reconnaître ça à Plenel ! -,  pour toutes ces raisons, "le beau et bon rôle" lui convient admirablement à présent, et il ne s'en prive pas, toujours à courir les agences de casting...


                Et c'est alors que l'on se souviendra de la phrase de Nietzsche à propos des gens de bien... bien sous tous rapports.


              

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart : témoignage d'un abonné

     

     

     

     

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  • Jean Jaurès en libre service

     

                Issu de la bourgeoisie, agrégé de philosophie, député socialiste pacifiste, dreyfusard, marxiste révolutionnaire et républicain, fondateur du quotidien l'Humanité, présent et actif à la création de la SFIO, Jean Jaurès sera assassiné à Paris le 31 juillet 1914.

    Récupéré par la "fausse gauche" contre le Parti communiste dès les années 20 car, en politique, il n'est jamais trop tôt pour trahir, Trotski dira de lui : "Jaurès tomba sur l'arène en combattant le plus terrible fléau de l'humanité et du genre humain : la guerre."

     

    ***

     

                Aujourd'hui, nombreux sont les politiques français qui invoquent Jean Jaurès, et plus encore à l'occasion du centième anniversaire de l’assassinat de cette figure du socialisme français.

    - Déjà Sarkozy s'est senti "l'héritier" de Jaurès, un soir à Toulouse ; c'était à l'occasion d'un meeting de campagne présidentielle en 2007 ; Sarkozy affichait ce soir-là l'ambition de "remettre au coeur de la vie politique française" les "valeurs que la gauche a trahies".

    Faut dire que... même l'électorat de gauche a le vide en horreur ; les conseillers de Sarkozy le savaient.

    - Comme plus rien ne peut nous surprendre, Jean Jaurès est régulièrement cité par le FN : «À celui qui n'a plus rien, la patrie est son seul bien». Cette phrase, citée entre guillemets, sera placée en haut d'une affiche au teint rosé. En fond s'affiche la tête de Jaurès. En bas le slogan: «Jaurès aurait voté Front national». L'affiche sera utilisée pendant la campagne européenne de 2009, puis réutilisée par Marine Le Pen en 2011, au congrès de Tours, lors de son discours d'investiture de présidente

     -  Et comme un malheur n'arrive jamais seul, en avril dernier, Hollande s’en est réclamé au moment précis où son virage social-libéral en épingle a envoyé toute la gauche dans les décors. 

    Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, millionnaire qui ne craint rien ni personne, et surtout pas le ridicule - rien de surprenant, l'argent vous rend insubmersible -, ira  jusqu'à affirmer qu'il y a du "Jaurès" chez Hollande.

    Au moins, sait-on aujourd'hui qu'il n'y a vraiment plus rien ni personne à sauver rue de Solférino.

                  Un Jean Jaurès en libre service : chacun se sert, chacun pèse le pour et le contre avant de l'emballer...et la rumeur dit que l'on peut même sortir sans payer, sans passer à caisse donc car, nombreux sont ceux qui pensent pouvoir contourner les détecteurs de mensonges, et autres tests de sincérité ; et quand on sait qu'il n'y a de fidélité que dans les actes...

                  On l'aura compris : moins on est de gauche, plus on évoque Jean Jaurès. De là à penser que Jaurès était de droite...                      

     
     
                  Mort, bien mort et enterré, bien enterré, profond dans l'inconscient collectif de toutes les boucheries guerrières, coloniales et sociales  - rapport au monde du travail, monde de la production et de la marchandise, ici et sous d'autres tropiques -, Jaurès c'est Dieu. Et tous tentent d'approcher son cadavre, le temps d'une prêche avant de retourner à leurs occupations; il est vrai que la politique n'attend personne ; de plus, les places sont chères car âprement convoitées.

    Relique des temps passés qui ne sont plus à venir, figure christique pour un peu, entre deux contradictions et trahisons dont la classe politique a le secret, certes, si c'est un «saint-Suaire » qui recouvre le visage de Jean Jaurès, il s'agira alors du visage d'un socialisme  aujourd'hui introuvable , et si c'est un linceul qui enveloppe son corps, il sera question bien plutôt du cadavre de notre République vendu au moins offrant d'une Europe et d'une mondialisation qui ont la prétention de ne rien devoir à qui que ce soit... cadavre putrescent déposé au fond d'un trou...appelé tombeau au Panthéon d'une Nation ingrate qui n'a de cesse de s'empresser d'enterrer ceux qui lui ont pourtant donné sa majuscule : "Cachez ce grand homme qui nous fout la honte... et que nous ne saurions voir, jamais plus !"

    Effusion de l'Esprit sain, et puis, publicité oblige...

    Tous s'en réclament ! sans doute dans l'espoir d'en sortir, les uns un peu plus propres, les autres un peu moins sales, d'autres encore un peu moins cons, d'autres de se sentir un peu plus à gauche et d'autres à droite... d'aucuns y vont à tâtons, d'autres à reculons, s'y risquant du bout des doigts, d'autres lui rentrent carrément dedans, d'autres l'étreignent dignement, d'autres l'ont embrassé mille fois du baiser de la mort...

    Mais tous ne jurent plus que par lui, par intermittence, un jour avec, un jour sans, un jour oui un jour non... ils y pensent et puis oublient, surtout pendant les campagnes électorales, et une fois la campagne passée, vainqueurs ou pas... une fois "dans la place", il sera alors surtout question de s'essuyer les fesses avec Jean Jaurès, et plus précisément de se torcher le cul avec  ses œuvres complètes - discours et articles de presse -,  dans une volte face éhontée, en moins de temps qu'il faut pour le dire et le déplorer, entre deux diarrhées dégoulinantes de realpolitik qui n'est dans les faits qu'une dette qu'il faut acquitter ; dette contractée auprès d'une oligarchie qui fait et défait les candidats à la fonction suprême.

                  Si on ne peut plus les sanctionner, eux tous, interchangeables à souhait qu'ils sont, au moins peut-on et doit-on leur dire à tous que l'on n'est pas dupes car on ne s'est pas laissé dépouiller de tout ; on n'a pas tout abandonné ni tout perdu : il nous reste encore un peu de dignité, merde alors !

     

     

    1 - L'Humanité y laissera son humanité dans un soutien indéfectible au goulag soviétique. La SFIO sans doute pour ne pas être en reste, perdra son âme dans la guerre d'Algérie. Les fils finissent toujours par trahir leur père avant de le tuer.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au cœur du PS

     

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  • Le FN : combien de divisions ?

     

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                   Avec 10% du corps électoral, pour la première fois, le FN arrive en tête lors d'une élection nationale : en effet, ce parti devance de cinq points l'UMP et distance largement le Parti socialiste avec plus de 25% des voix d'une élection européenne à 57% d'abstention ;le FN enverra donc entre 23 et 25 députés au parlement de Strasbourg qui en compte 751 mais sans perspectives réelles de coalition avec un parti "frère"

     

    Jean-Yves Camus, directeur de l'Observatoire... par FranceInfo

                

                    A propos de ce parti et de sa "victoire" (toute relative étant donné le taux de participation de 43% - taux identique à 2009 ; encore une fois... le score du FN représentant 10% du corps électoral), une analyse nous est proposée par Jean-Yves Camus, directeur de l'Observatoire des radicalités politiques car, si la victoire est toujours belle, que rapporte-t-elle au juste, et que doivent craindre les vaincus ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : PS, UMP face au FN… la déconfiture ?

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  • Les Thénardier de la politique et des médias

     

     

    les-thenardier moreno.jpg          A l’heure où le chef d’œuvre de 1933 du réalisateur Raymond Bernard, « Les misérables », Kruger à la photographie, Harry Baur dans le rôle de Jean Valjean, adapté par André Lang, est enfin disponible en DVD, entièrement restauré par Pathé…

     

    tibéri,le pen,balkany,sarkozy,politique,actualité,élections,uleskiCharles Dullin et Marguerite Moreno composant un couple d'anthologie, en Thénardier légendaires, figures aujourd'hui emblématiques et quasi archétypales…


               Autre temps, mêmes moeurs ! Ayons une pensée furtive pour les Thénardier qui, traversant les siècles, se sont reconvertis dans la politique et les médias, y investissant toute la famille car, redoublant d'inventivité, protéiformes, maintenant cravatés, guindés, parfumés, épilés et rasés de près, hauts en couleur, de stratagèmes en stratagèmes, jamais ils ne renoncent !

     

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                               Et combien d'autres encore...

     

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                      Et encore...


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                En veux-tu en voilà !

     

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        Tantôt aigles, tantôt vautours... l'écuelle aux dents*, ils prennent, ils prennent...

                                   Soyez en sûrs : ils ne vous rendront rien, ou bien, si peu en comparaison !


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    *  "Avec appétit" - La Fontaine dans "Le satyre et le passant".

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  • PS, UMP face au FN... la déconfiture ?

     

     

             
                     Lundi dernier, Yves Calvi, animateur-ventriloque d’une orthodoxie économique et politique totalitaire, patibulaire mais sûr de lui - assurance de celui qui sait qu’il ne peut décidément rien lui arriver de fâcheux -, et l’émission « Mots croisés » consacrée à la percée du Front national, émission-podcast par excellence, souris-zapping d'une main, fourchette de l’autre, entre midi et deux,  la poire et le fromage, – en effet, qui peut bien avoir envie de sacrifier une soirée à ce programme ? -, auront mis en scène, en direct sur France 2 et très certainement par inadvertance, la déconfiture de l'UMP et du PS face à un FN imperturbable, avec un Malek Boutih venu faire de la retape pour son parti qui l’aura envoyé au casse pipe (ses interventions -  la suivante encore plus inepte que la précédente -, auront permis au FN de prendre 5 points supplémentaires de popularité, n’en doutons pas un seul instant !) en bouc-émissaire tout désigné (de par ses origines) face aux leçons de morale politique d’Edwy Plenel, le repenti du journal Le Monde, aujourd’hui VRP de Mediapart, un Edwy Plenel grandiloquent et bonimenteur (comme quoi on ne peut pas cacher longtemps d’où l’on vient) ou bien amnésique (Alzheimer Plenel ?) car, en effet, c’est bel et bien Mediapart qui a refusé de recevoir MLP (la fille de  le Pen) lors de la dernière élection présidentielle.

     

    Un PS qui, et ça vaut la peine d’être précisé, aura mis plus de 25 ans à trouver à ce Malek Boutih un poste de député, ou bien plutôt… à accepter qu'il le soit ; un PS qui n'a jamais eu la moindre considération pour tous les Malek Boutih de France et de Navarre... sinon du mépris comme pour Najat Vallaud-Belkacem, petite ministre des Droits des femmes et porte-parole mezzo voce du gouvernement Ayrault, championne toutes catégories d'une bien-pensance idiote et puérile, et qui, une fois la présidence Hollande renvoyée dans les poubelles de l’histoire sans majuscule, prendra très vite le chemin du parlement européen, là où nichent tous les has-been de la politique et ceux pour lesquels « ça n’est jamais arrivé », tous en mal de revenus et en quête de salaires et d'indemnités en milliers d’euros et plan de retraite doré, le tout en grande partie non imposable. Il est vrai que tout le monde ne peut pas être sénatrice à 40 ans, telle une Dominique Voynet… longtemps cumularde, maire de Montreuil (93) écolo à ses heures perdues mais pas pour tout le monde, et sûrement pas pour elle.

    Par ici la maille ! On prend ! On amasse ! Des milliers d’euros tous les mois que la politique fait !

     

    N'empêche, Malek Boutih, colla-beur comme c’est pas permis - en comparaison, le comique-troupier Jamel Debbouze fait figure de rebelle  -, longtemps salarié de Skyrock faute de mieux (profil de l’audience de cette radio : les 12-16 ans  – mais alors, que vive la gauche gouvernementale, révolutionnaire et juvénile ! – manque plus que la capuche d’un Besancenot !) se démènera comme un diable même si, face à Plenel, la glotte lourde, le sourire figé, il restera muet.

     

    On pourra là, et sans difficulté, être les témoins de ce que les « Humiliés » doivent gravir comme pente pour se hisser à la hauteur de ce qui est attendu d’eux en retour s’ils veulent continuer de finir les plats et de ramasser les quelques miettes de ceux qui, invités VIP, se sont déjà amplement servis à la table du banquet : les héritiers et autres rentiers qui appartiennent à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la caste médiatico-politico- économique.

     

     « Oh hisse ! Oh hisse ! » Le pauvre Malik Boutih n’en finira pas de ramer et de brasser du vent, plus souvent courant d’air, occupé à rembourser la dette contractée auprès de ses créanciers, toute la soirée durant, entre deux références incontournables, véritable passeport auprès de la caste sus-nommée - le génocide juif et le nazisme (Primo Levi et Hitler) -, égratignant au passage les classes populaires soupçonnées de tous les maux – fascisme et racisme -, ignorant le fait, et c’est un comble venant de la gauche, que ces mêmes classes populaires ont tout simplement besoin, non pas de haïr les immigrés dont elles auront tôt fait de se désintéresser, mais bien de protections puisque cela n’aura échappé à personne… dans la guerre mondiale contre les salaires et les droits sociaux, ces classes sont en première ligne depuis trente ans ; protections levées par un PS à la sauce Mitterrand en 1983 ; parti qui les a abandonnées dans la jungle néo-libérale, et contrairement au conte, le petit Poucet n'y retrouvera jamais son chemin.

     

                 Martine Billard, coprésidente du Parti de gauche, autre invitée de ce programme sans queue ni tête,  nous confirmera ce que l’on soupçonnait déjà : Mélenchon est bien l'arbre qui cache la forêt, à savoir… l’absence au Parti de gauche d’un personnel militant charismatique, à la tête bien faite, à qui on ne l’a fait pas, doué pour la communication télévisuelle entre autres médias, capable de prendre la parole et de retenir l'attention du téléspectateur. Ce qui augure mal de l’avenir de ce parti et du front auquel il appartient.

     

                 Que l’on se console néanmoins… car, « Mots croisés » aura ce soir-là permis de démasquer un Dominique Reynié aussi objectif et scientifiquement rigoureux qu'un militant UMP. Reste à espérer que le thinktank Fondapol qu'il dirige ne se nourrit pas de subventions publiques ; dans le cas contraire, il faudra y regarder de plus près avant d’y remédier dans les plus brefs délais.

    On renverra donc ce Reynié à son activité d'enseignant à faire la leçon aux élèves de Science Po, pré-adultes déjà malléables à merci en attendant de l’être mais… corvéables cette fois-ci… nos élites médiatiques de demain.


    Mais... le croirez-vous ?


    Tel enseignant, tel élève.

     

    ***

     

                 Pour revenir à notre sujet… la déconfiture de l'UMP et du PS face à un FN imperturbable, un fait est maintenant établi : la dictature d’une mondialisation devant laquelle tous ont baissé les bras depuis trente ans, leur a décidément tout pris même si elle leur a laissé des postes grassement rémunérés pour l’exercice d’un pouvoir de façade et de galeries souterraines. Muets, aphones et tout nus : à poil ils sont ! Pareille à une pierre tombale, la soumission à cette mondialisation leur a soufflé d’un coup d’un seul la parole ; et le piège s’est refermé sur eux : aux oubliettes l’UMP et le PS ! Car force est de constater que ces deux partis dits de gouvernement n’ont plus rien à opposer à une sortie éventuelle de l’euro, pour ne rien dire d’une sortie de l’UE ; rien non plus sur un éventuel bras de fer avec l’Allemagne ; pas davantage… à propos du refus des diktats d’une commission européenne qui n’est qu’un instrument supplémentaire d’une mondialisation sans honneur ni justice ; rien sur le fait de tenir tête à la dictature des marchés ; rien sur le rétablissement  de protections aux frontières de l’Europe ; rien sur une sortie de l'Otan et un retour à une politique étrangère indépendante ; rien sur les dangers de l’ouverture des négociations entre l'Union européenne et les États-Unis en vue de la conclusion d'un partenariat transatlantique ; et enfin, rien contre le dumping salarial intra et extra européen de multinationales de la traite des salariés sur le marché mondial du travail.

     

    Il est vrai que depuis trente ans, le PS et l’UMP se sont retirés de la politique économique. Demain, ils ne gèreront pas davantage les ambitions d’un FN omniprésent car, sur cette question-là et sur toutes les autres, hors jeu ils sont ! Et c’est bel et bien le capitalisme financier et l'oligarchie mondiale qui s’en chargeront comme ils ont su admirablement le faire au cours des années 20 (du siècle précédent) jusqu'aux années 40 : à ce sujet, souvenons-nous  des analyses prémonitoires de Marx et de Lénine tout en nous reportant  à cette historienne qu’est Lacroix-Riz : la défaite programmée et la guerre des salaires (à propos de la même période historique : années 20-40) :


    http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/29...


                    ainsi que...


    http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/20...


                 Autre thèse, voire… antithèse, l’ouvrage de Francis Delaisi sur le formidable sursaut économique allemand  et son financement.


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    Pour prolonger, cliquez Brignoles, élection cantonale

     

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  • Un million et quelques...

     

                  Un million de voix, de bulletins, d’électeurs…

    Ce million, c'est ce qui sépare une France de la concorde... derrière Hollande à 51.67% de cette autre France de la discorde, anti-droits-de- l’homme, affairiste et sans pitié pour les faibles derrière Sarkozy à plus de 48%.

    Oui ! Le million... un million sur 46 millions d’inscrits et 37 millions de votants ! C'est ce qui sépare la défaite de la victoire de Hollande, des électeurs n’en faisant qu’à leur tête : une grande majorité d'entre eux, côtés FN et Modem, a voté pour le candidat UMP.

    Mais alors... qu’en était-il du rejet de Sarkozy ? 

     

              Donné très largement battu des mois durant (un rejet à hauteur de 60%), il a suffi d'une campagne menée autour des thèses du FN pour hisser Sarkozy à la hauteur d'une victoire probable et possible. Des départements… dans le Sud-Est notamment, affichent des scores compris entre 55 et 65% en faveur du Sarkozysme...

    Le Sarkozysme... d'une main, des cadeaux fiscaux pour les plus riches et bréviaire FN de l'autre !

    Un Sarkozysme qui n’a pas cessé dix années durant de flatter tout ce qui rabaisse l’être humain au rang d’un individu pétri de ressentiment, de rancœur, de revanche (1) tout en prenant soin d’entretenir toutes les peurs. Et à ce sujet, on laissera un militant UMP de l’Hérault le soin de conclure (2) : "A partir de demain, c'est la guerre. En comparant Sarkozy à Pétain, la gauche a accusé Sarkozy d'avoir vendu la France aux Allemands, mais eux, ils vont la vendre aux Arabes". 

     

    ***

     

              Cette campagne de 2012, le score de FN et le positionnement du candidat Sarkozy, à droite toute ! et aujourd’hui, après la communication des résultats définitifs, le risque bien réel de cohabitation (3), nous aura permis de faire le constat suivant : l'indifférence et l'absence de culture politique et historique sont incontestables car il faut le savoir : Marine Le Pen ne gêne plus personne... mais vraiment plus personne, jeunes, vieux, riches, pauvres, juifs, musulmans, cathos, ruraux, citadins, homos, hétéros, hommes, femmes... et la campagne de Sarkozy non plus.

    Aussi, le commentaire et l'analyse politiques et l'action du même nom exigent dès aujourd’hui une autre approche même si on peut toujours continuer de prêcher dans ce qui ressemblera de plus en plus à un désert de références politique, morale et culturelle... celles d'un autre âge, et ce alors que l'on doit se fixer comme objectif (et devoir ?) d'être entendus mais... encore faut-il commencer par écouter avant de chercher à corriger quoi que ce soit et qui que ce soit.

    Ecouter qui et quoi ? Une réalité certes locale, partielle et individuelle, virtuelle même ! et qui défie le plus souvent les statistiques (4) et des recensements de toutes sortes...  mais une réalité tout de même qui prend appui sur un vécu, un vécu par procuration parfois aussi... mais là encore, un vécu vécu comme tel ! Car c'est avec ça que l'on fait de la politique pour le meilleur ou pour le pire. Toute négation de ce vécu, tout déni mènera à l'échec toute tentative d'imposer une autre réalité : celle des données scientifiques, statistiques et historiques.

    On doit partir de ce vécu si on souhaite rompre le cercle vicieux du ressentiment, de la colère et de la rancœur à la racine duquel on trouvera une insécurité croissante ; et pour ce vécu-là, il n'y a pas de différence entre une réalité partielle, voire virtuelle et La réalité globale et quasi-scientifique des chercheurs et autres observateurs de la vie sociale. 

    Et puis, que l'on se souvienne : ventre affamé n'a pas d'oreilles !  

    Ventre aux mille faims… Car c'est bien l'insécurité – matériel, physique et culturelle -, insécurité identitaire re-sentie et vécue comme telle, ou bien redoutée...  qui est au cœur de tous les affolements de la boussole sociale, au sein de catégories aussi nouvelles que surprenantes.

    Jugez plutôt :

     

    - Un homosexuel (qui ne s'en cache pas et qui en possède tous les signes extérieurs !) algérien et arabe (né en Algérie, récemment naturalisé), non pratiquant (ni mosquée ni Ramadan), qui a voté Sarkozy au premier tour, et second tour. A la fois francophone et arabophone, âgé de 35 ans il vit en couple à Paris 12è avec un français d'origine algérienne, né en France et seulement francophone.

    Posez-lui la question suivante : "Mais... il n'y a rien qui vous gêne chez Sarkozy ? Rien dans la campagne qu'il mène ?".

    La réponse suivante ne tardera pas :" Non, pourquoi ? Et puis, on est français nous aussi !"

     

    - Le vote de juifs sépharades traditionalistes mais... sans excès, moyennement éduqués, que je côtoie régulièrement ; ce vote s'est porté au premier tour sur Le Pen et Sarkozy. Au deuxième tour, ce vote s'est porté tout aussi massivement en faveur du candidat Sarkozy, et pas seulement parce qu'il s'agit d'un candidat circoncis. Inutile de préciser que l'affaire Merah (5) n'aura rien arrangé non plus.

    Même question : "Mais... il n'y a rien qui vous gêne chez Sarkozy ? Rien dans la campagne de Marine Le Pen ?".

    Même réponse :" Non, pourquoi ?" avant de se replonger dans l'actualité people de la famille Le Pen avec Gala et Voici car, après la fille, c'est la petite fille qui embrasse la carrière politique tout comme son grand-père, selon l'adage : "Plus on est de Le Pen en politique plus les uns rient, plus les autres pleurent". Mais alors... à quand un vote massif des juifs et des musulmans pratiquants et traditionnalistes, même modérés, en faveur du FN ou de l'aile dure de l'UMP ? Ces croyants ayant finalement tout intérêt à rejoindre les catholiques pratiquants et traditionnalistes regroupés (remontés ?) contre une société jugée laxiste, corruptrice de leurs chères petites têtes brunes aux yeux noirs.

     

                 Autre catégorie à intégrer... à propos du vote FN...

     

    - Une Ivoirienne évangélique, née en côte d'Ivoire, naturalisée française, 35 ans, mariée avec un enfant  qui a voté FN car Marine Le  Pen a été la seule à s'opposer à la chute de Laurent Gbagbo provoquée avec l'appui de l'armée française.

     

                 Une autre encore...

     

    - Un jeune de 20 ans, français d’origine polonaise de la première génération – immigration des années 80 ; né en France de père Français, bachelier, il parle couramment le polonais sans toutefois l’écrire. 2012, c’est son premier vote : il est allé au FN. Pourquoi ça ? Scolarisé à Ivry sur Seine (94), racketté à plusieurs reprises au collège et au Lycée, avec ce vote il croit pouvoir rendre les coups qu’il a reçus et qu'il n'a jamais pu donner.  

     

               La nature a le vide en horreur, l'insécurité et la politique aussi. Et la réalité de ces nouvelles catégories méritent autre chose qu'un jugement moral à l'emporte pièce car... si condamner les émeutiers avec des "c'est pas bien de brûler des voitures" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler... sermonner le Peuple avec des "c'est pas bien de voter FN" n'a jamais empêché qui que ce soit de s’y complaire. Sans oublier les cas où les thèses de ce parti ne sont même plus reconnues pour ce qu’elles sont : xénophobes, racistes, nationalistes, discriminatoires et ethniquement suprématistes…

    Aussi, la lutte contre cette variable d'ajustement de la vie politique française qu'est le FN (un peu comme le chômage pour l'économie), ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec ! Et plus encore lorsque le FN s’ingénue à brouiller le jeu politique avec des discours dédiés au travail, à l'économie, au social...  à vilipender le FMI, la Commission européenne, les banques... tout ce qui depuis trente ans minent les conditions de vie des Français (mais rien contre les patrons et le Medef, d'aucuns l'auront noté !).

    Quant à ce journalisme politique qui ne tiendrait pas compte de ces nouvelles catégories, un journalisme arc-bouté à une analyse FN  du type "racisme, antisémitisme, fascisme… " on peut craindre qu’à la longue, privé de lecteurs à l'exception d'une poignée de militants, il ne finisse par ne plus se parler qu’à lui-même.

    Et les appels à la constitution d'un front républicain n’arrangeront rien…  ils ne sont déjà plus relayés ni écoutés ni pris en compte. Vous pensez bien : "Un front républicain une fois tous les 5 ans, le soir des élections, à défaut d'un Pacte républicain (conditions de vie ensemble, justice, protection des minorités et des plus faibles...) tous les jours de l’année !" nous objectera-t-on. 

     

    ***

     

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               Après dix ans de Sarkozysme, une brèche a été ouverte, grande (6), car tout est possible depuis que nous sommes tous livrés à nous-mêmes, sans projet collectif et directeur, seuls, en bandes, en clans, en communautés réelles ou virtuelles ! 

    Mais alors... où trouver un espoir de redressement des valeurs humanistes ?

    Le PS, pour ne parler que de lui, trouvera sans doute dans les années à venir son salut et ses chances de survie contre un déclin assuré (Hollande étant le dernier sursaut) dans sa manière de prendre à bras le corps  les questions de l'immigration, de l'intégration, de l'insécurité tant économique que physique et culturelle, de l’exemplarité du personnel politique et de la protection des acquis sociaux pour y insuffler et y opposer un autre discours, une autre symbolique, d’autres réponses qui seront de vraies réponses tout en sachant que l’immense majorité des êtres humains, contrairement aux cadres et idéologues du FN et d’une partie de l’UMP n’a qu’un souci : vaquer à ses occupations sans être nécessairement habité par un besoin irrépressible d’un bouc émissaire sur lequel frapper chaque matin.

    Dans le cas contraire, ce sont bien les hyènes et les chacals de la politique qui se nourrissent sur le cadavre d’un certain esprit humaniste qui, aujourd'hui, a bel et bien déserté les consciences de millions d’individus, le FN et une UMP de survie et en sursis qui rafleront la mise d’un nationaliste discriminatoire, refermé sur lui-même qui marquera le déclin de la France et de son rayonnement politique, culturel et économique un peu à l'image d'une Europe qui a déjà amorcé son retrait de la scène mondiale en tant qu’acteur autonome avant le déclin irréversible de son influence tant culturelle qu’économique.

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    1- Dix années de... "Vous n'aimez les syndicats ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas l'idée du vote des étrangers ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas les faux chômeurs, les fraudeurs du RSA ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas l'impôt, vous avez raison ! Vous n'aimez pas les fonctionnaires ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas les Musulmans ? Vous avez raison ! Vous n'aimez pas l'idée de mariage pour les homosexuels ? Vous avez raison !..."

    2 - Vraiment ! Faut éviter d'encourager la bêtise... car à ce jeu on sort toujours gagnant, ou bien plutôt... perdant, côté intelligence même si d'autres pourront toujours se demander : qui a besoin d'un électorat d'une intelligence supérieure à toute la bêtise qu'un candidat est capable de susciter chez cet électorat ? La réponse sera la suivante : tous ceux qui refusent de baisser les bras.

    3 - Même si rien n'est encore perdu... car, après tout, il y a des mariages de raison (l'élection de Hollande contre un rejet de Sarkozy) qui peuvent dès les premières semaines se transformer en mariage d'amour !

    4 - Les derniers chiffres communiqués à propos de l'immigration contredisent toutes les affirmations d'augmentation massive, voire d'invasion, de populations oisives vivant d'aides sociales... (sans toutefois traiter la question de la densité et de la répartition de cette immigration)...

     

    5 - Mais alors, pourquoi se précipiter chez le FN ? L'UMP et le candidat Sarkozy n'étaient donc pas capables de "prendre en charge" toute la colère suscitée par les actes de Mohamed Merah ? Là encore, on revient à la case départ : celle de l'absence de cultures politique et historique.

     

    6 - C'est cette brèche ouverte, grande, qui va d'une partie des électeurs du Modem (à l'inverse du FN, avec le Modem, on peut respecter son leader et ses quelques cadres mais difficile trouver des excuses à ses électeurs qui ont voté majoritairement pour Sarkozy) au FN en passant par Sarkozy et l'UMP ...

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  • Marine Le Pen place de l'Opéra ce 1er Mai 2012

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    Sans surprise cet appel à voter blanc de Marine Le Pen le 6 Mai prochain...

    En revanche...

    Un discours d'une heure place de l'Opéra dont 45 minutes dédiées au travail, à l'économie, au social...  à vilipender le FMI, la Commission européenne, les banques... tout ce qui depuis trente ans minent les conditions de vie des Français, mais rien contre les patrons et le Medef...

    le FN semble faire le choix définitif d'occuper le terrain de la gauche et de rivaliser...

    Plus important encore que l'annonce de la défaite de Sarkozy avec cet appel à voter blanc, une date à ne pas oublier ce 1er Mai 2012 : Marine Le Pen a parlé comme un ancien communiste passé à l'extrême droite...

    Cela ne vous rappelle rien ni personne ?

    Allez, faites un effort ! Cherchez !

     

    Dans la foule on pouvait entendre à propos de la campagne de Mélenchon : "Communistes, assassins !"

    Ca y est ? Oui ? Non ?

    Jacques Doriot !

    Oui ! Jacques Doriot, ouvrier métallurgiste, il sera l'un des représentants de l'Internationale communiste au congrès clandestin de la formation du Parti Communiste Chinois en 1921. En 1936, Doriot fonde le Parti populaire français (PPF) et prend position contre le Front populaire (avant d'être un partisan radical de la collaboration pendant la guerre).  

     

    ***

     

     

    La droite dite républicaine, dite "de gouvernement"... a décidément du souci à se faire !

    Même si le FN a appelé à voter blanc, un appel clair à la défaite de Sarkozy aurait bel et bien scellé la victoire de Hollande dès ce jour, dès cette heure, ici et mainteant, ce 1er Mai 2012 à 13H.

    Dommage que Marine Le Pen n'ait pas su ou voulu expliquer à quel point la défaite de Sarkozy renforcerait les chances de ce Parti d'aborder les Législatives en position de force, avec sur le terrain, une UMP que l'on trouvera très certainement divisée après la défaite de son candidat, avant de prendre le contrôle de la droite sur un plan médiatique, sur le terrain aussi et dans les urnes, et ce bien que le mode de scrutin électoral majoritaire à deux tours ferme au FN les portes de l'Assemblée nationale à l'exception de quelques sièges.

     

    A suivre donc...

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  • Nicolas Sarkozy : nécrologie...

               

                  Maintenant que la défaite de Sarkozy est confirmée par la droite elle-même… pas plus tard que ce matin encore, sur France Culture, ce samedi 28 avril à 12h50, dans l’émission La Rumeur du monde de l’aveu même de Jean-Marie Colombani et de Jean-Claude Casanova qui sont à la gauche ce que les soins palliatifs sont à l'espérance de vie - on ne pourra pas leur reprocher d’être partisans...

    Il est donc grand temps de dresser le portrait d’une mort politique imminente avant que tous les patrons de presse et autres éditorialistes complaisants et obséquieux (Joffrin, FOG et Duhamel en premier lieu – journalistes nains et véritables garçons de salle de la classe politique, passeurs de plats hors pair) ne découvrent chez Sarkozy des qualités et des vertus aujourd’hui encore cachées.

     

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    1-sarkozy.jpgNicolas Sarkozy  né le 28 janvier 1955 à Paris, occupera successivement les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, de ministre de l'Intérieur, de ministre de l'Économie et des Finances et de président du conseil général des Hauts-de-Seine, président de l'UMP puis Président tout court… par effraction, à la suite d'un hold-up d’une République au réveil aussi brutal que tardif car...

    Ce n'est qu'en 2012, alors candidat à un second mandat à la tête de l'État, qu'il échouera lamentablement et que son départ sera fêté par une foule en liesse.

     

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    1-france-s-president-sarkozy-speaks-duri

                  Président à la "Casse-toi pauv' con !", Président Rolex, homme instable et agité qui n'avait pour seul bagage culturel que son ambition et comme moteur de son action, un désir de revanche ; de petite taille, démarche disgracieuse, peu (ou mal) diplômé (il n'aura pas fait les Grandes Ecoles), fils d’immigré hongrois, d’aucuns ont eu l’audace sinon la présence d'esprit, de le comparer à Richard III (1) ! Manquait plus que les meurtres et les assassinats sauvages, bien qu’en politique, il ait pratiqué le viol : celui de la République française et de l'UMP.

    A son enterrement - politique s’entend -, parmi ses anciens ministres et autres faire-valoir, une seule personne était présente : un dénommé Copé de son prénom François - Jupé s’étant décommandé au dernier moment ; il s’était vomi dessus -,

    Car tous les autres l’avaient abandonné dès le lendemain de sa défaite, et tous niaient l’avoir servi ou soutenu sinon sous la contrainte ; volte-face à l’image d’un quinquennat sous l’influence de la lâcheté et d’un opportunisme et d'un arrivisme sans foi ni loi.  

    Nommé le mal-président, sa contribution la plus notable, son œuvre... l’ouverture de la droite de gouvernement au Front National ; en d’autres termes, on doit à cet homme sans retenue, privé de culture politique et de sens de l'Histoire, et pour lequel la fin justifiait les moyens, d'avoir livré une droite sortie tout droit du Conseil national de la résistance aux chacals et aux hyènes de la politique (les cadres du FN pour ne pas les nommer) ainsi qu’à des individus sans assise ni colonne vertébrale (Borloo), coquilles vides qui n'ont que leur arrivisme à nous opposer (Rama Yade, Dati), et d'autres encore situés soi-disant au centre - centre introuvable ; hurluberlus ambitieux mais sans moyen, ni tactique, ni stratégie sinon ceux de l’échec et de la défaite (Bayrou en chef de file)...

    Responsabilité qui, face à l’Histoire, ne manquera pas d’en inspirer plus d’un et dont cet énergumène sans héritage qui n'aura rien laissé ni rien légué de profitable à une France forte et unie, devra porter le fardeau comme une tortue sa carapace, sans doute jusqu’à son ultime conséquence et sa dernière demeure.

     

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    1 - "...But I, that am not shaped for sportive tricks,
    Nor made to court an amorous looking-glass;
    I, that am rudely stamp'd, and want love's majesty
    To strut before a wanton ambling nymph;
    I, that am curtail'd of this fair proportion,
    Cheated of feature by dissembling nature,
    Deformed, unfinish'd, sent before my time
    Into this breathing world, scarce half made up,
    And that so lamely and unfashionable
    That dogs bark at me as I halt by them;
    Why, I, in this weak piping time of peace,
    Have no delight to pass away the time,
    Unless to spy my shadow in the sun
    And descant on mine own deformity:
    And therefore, since I cannot prove a lover,
    To entertain these fair well-spoken days,
    I am determined to prove a villain..."

     

    ― Richard III - Acte 1 - Scène 1 William Shakespeare

     

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  • FN à 18% : plaidoyer pour les classes populaires

     

     A l'heure où la sociologie se penche sur le vote FN...

     

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    Fuck la sociologie et les sociologues qui sermonnent les classes populaires !

     

    Car, si condamner les émeutiers avec des "c'est pas bien de brûler des voitures" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de les brûler... sermonner le Peuple français avec des "c'est pas bien de voter FN" n'a jamais empêché qui que ce soit de s’y complaire.

    Aussi, la lutte contre le FN ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et d'ailleurs : c'est un échec !

     

                                                 ***

     

    Eduquez donc les gens à vivre comme des chiens !

    Et en attendant...

    Laissez venir à nous vos soi-disant fascistes chômeurs avinés RMistes, tous les laissés-pour-compte alcoolo-tabagiques ou non, ménopausées ou pas, en surcharge pondérale, consommateurs forcés de mal-bouffe et de bière bon-marché, laids et vieux, en emploi, sans emploi,en sursis,  jeunes et moches... ruraux, citadins, rurbains, ploucs en tous genres, éternels perdants, humiliés, bafoués, insultés...

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    Qu'ils sachent qu'on les aime tous ces agneaux dévorés de l'intérieur par des loups, des renards et des chacals sournois et revanchards  !

    Oui ! qu'ils sachent qu'on les aime malgré tout ce qui peut nous séparer (2)... des trous à rats taudis aux beaux quartiers, des salaires obscènes qu'on n'ose pas montrer aux bonus en millions d'euros...

     

    ***

     

     

    Bonnes poires ! Mais.. jusqu'à quand se contenteront-ils d'aboyer sans mordre ?

     


    kery james live feat béné titre:"l'impasse" par maklouf94 

    "... de toute façon en France on est grillés... j'ai pas b'soin de leurs diplômes, i'm' faut des billets..."

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    1 - Les appels à la constitution d'un front républicain se multiplient... un front républicain une fois tous les 5 ans, à défaut d'un Pacte républicain (conditions de vie (de vivre) ensemble, justice, protection des minorités et des plus faibles...) tous les jours de la semaine. Bientôt, ces gens-là finiront par ne plus s'adresser qu'à eux-mêmes !

     

    2 - Quiconque pense que ce qui nous sépare des classes populaires ce sont nos diplômes, notre éducation et nos salaires est soit un imbécile soit un salaud car, la seule chose qui nous sépare de ces classes, ce sont nos conditions de vie... conditions qui déterminent tout le reste.

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 1 commentaire
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