Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

les clandestins de la dgse à la sauce eric rochant

  • Les clandestins de la DGSE à la sauce Eric Rochant

      

    Les clandestins de la DGSE à la sauce Eric Rochant

     

     « Le bureau des Légendes » (LBDL) avant d'être une série télévisée française créée en 2015 par Eric Rochant, est un département de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE): « Au sein de cette Direction, un département appelé le Bureau des légendes forme et dirige à distance des clandestins opérant dans l'ombre, « sous légende » car leur identité a été fabriquée et va être accréditée non seulement par de faux papiers mais par une légende : une fausse biographie. Ils vivent de longues années dans une dissimulation permanente. Le clandestin est un agent qui va s’immerger dans le milieu ; il va vivre comme s’il était un expatrié. Il a pour mission de repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme sources de renseignements (personnes disposés à trahir leur pays puisque ces clandestins sévissent à l'étranger).»

                                          Bruno Fuligni, auteur

     

                  La série éponyme se proposera de mettre en scène ces clandestins durant cinq saisons, soit un total de 50 épisodes, de 2015 à 2019.

     

    ***

     

    Les clandestins de la DGSE à la sauce Eric Rochant

    Elevée sans père, sauf durant une partie de son enfance - elle a 6 ans lorsqu’il décède -, sous la tutelle émotionnelle d'une mère qui exige que sa fille l’appelle tous les jours -, Marina Loiseau (rôle tenu par Sara Giraudeau), dite « Phénomène » puis « Rocambole », sismologue de formation, est le prochain clandestin du Bureau des Légendes ; elle aura pour mission d'infiltrer le milieu du nucléaire iranien puis plus tard, la Russie, dans un centre de recherche en intelligence artificielle (IA).

    Personnalité neutre, falote (un peu gourde ?) sans aspérités ( aucun centre d’intérêt déclaré, aucune passion, pas d’amis), individu perdu dans une existence qui n’a qu’un souhait  "ne rien décider, ne rien assumer"… Marina Loiseau (seule femme clandestine de la série) incarne un personnage totalement dédiée à son rôle au sein du Bureau des Légendes : "Dites-moi ce que je dois faire de ma vie, ce que je dois penser, qui je dois tromper !"

    Manipulée par la DGSE et le Mossad, malmenée - interrogatoires musclés, prison -, cible de deux tentatives d’assassinat, aux ordres, soumise jusqu’à l’aveuglement, masochiste, cette clandestine n’aura de cesse d’en redemander, selon le principe suivant : « Plus ça fait mal, plus c’est bon ! ».

    Pour cette raison, ce personnage donnera une bien piètre image du clandestin à la sauce Rochant et DGSE tout au long de cette série finalement poussive. D’où l’interrogation qui suit à propos du profil psychologique de ces hommes et femmes qui acceptent de mettre leur existence et leur vie entre les mains de la DGSE  et d’une raison d’Etat  qui n’a de raison que l’ensemble des intérêts de ceux qui le dirigent ; lesquels intérêts, inutile de le préciser, ont la fâcheuse habitude de considérer l’intérêt général – le nôtre à tous - comme une donnée superfétatoire… et plus encore aujourd’hui, à l’heure où ce sont les multinationales qui, d’une manière ou d’une autre,  financent les candidatures de tout le personnel politique ; n’en déplaise à la Commission nationale des comptes de campagnes ainsi qu'à une constitution placée sous la vigilance d’un Conseil constitutionnel par trop pusillanime ; on épargnera le Conseil d’Etat de tout commentaire, d’autant plus que les commentaires formulés précédemment lui conviennent tout à fait.

    Une DGSE qui, soit dit en passant, n’a de cesse de sur-jouer son importance, son influence et son pouvoir ;  DGSE qui a pour agenda deux préoccupations indissociables dans les faits : l'une relève de la géopolitique, l’autre… de l’économie ;  préoccupation géo-politico-pantoufle doit-on ajouter quand on sait ce qu'il reste de l'influence et du respect de la France de ces trente dernières années sur la scène internationale et de son indépendance vis à vis, par exemple, des USA et d'Israël !  Quant au volet économique… entendez celui qui concerne les intérêts des multinationales (françaises ou pas), la Françafrique - l’infantilisation et l’exploitation éhontée de l’Afrique et des Africains -, pourra amplement nous renseigner à ce sujet.

     

    ***

     

                             Le renseignement est un service hiérarchisé et cloisonné : un bon clandestin est donc quelqu’un de discipliné. 

     

                     "Les clandestins" donc vu par Eric Rochant dans une série à rallonge ; des clandestins dépourvus de personnalité, transparents ; des clandestins dévoués qui toutefois peinent à exister loin de leur légende (fausse identité) car seule cette dernière semble capable de leur donner en tant qu’individu, une profondeur et une épaisseur aussi relatives soient-elles.  

    A chaque fin de mission un seul désir se manifeste, une seule priorité : endosser une autre légende. Loyaux jusqu’à l’auto-effacement et la caricature, ils vont et viennent de fausse identité en fausse identité.

    Ne nous y trompons pas : leur véritable et seule patrie à eux tous c’est leur employeur ; à charge pour cet employeur, la DGSE, de défendre cette autre patrie qu’est la France ; ce dont aucun de ces individus ne saurait douter.

    Intérêts de la France ? Intérêts de la sécurité de la France ou bien encore, intérêts de la sécurité de nous tous ? Assurément intérêts de l’Etat français et de nos multinationales... mais ça, nous l’avons déjà traité !

    Culte de l’obéissance (ce que la DGSE nomme « la loyauté »), culte de la raison d’Etat qui ne saurait en aucun cas être questionner faute de culture et d'esprit critique des recrues, tous n'ont qu'une proposition, qu'un produit à vendre : la trahison puisqu'à partir de l'étranger, ils ont pour mission de repérer les personnes susceptibles d'accepter de travailler pour un service de renseignement étranger contre les intérêts de leur propre pays.

    Ce n’est certes pas simplement de la banalité du mal dont nous sommes les témoins tout au long des agissements de ces clandestins décidément très actifs, toujours en mouvement, mais bien plutôt, de la banalité du mal pour un bien ; toujours le mal mais toujours pour le bien, et plus ça fait mal plus c’est bien ; une nécessité douteuse puisqu’elle exclut totalement la conscience.

    Dans ce contexte, l’être humain, on l’aura compris, n’est pas une fin en soi mais un instrument dans le cadre de rapports non-humains instrumentalisés à outrance.

    Et c'est alors que l'on découvre  l'inanité et la vacuité de ce statut de clandestin - marionnette ridicule -, sorte de coolie  au service de son sahib, car le jour où quiconque décide d'embrasser ce rôle, c'est bien sa liberté propre que ce quidam  détruit dans ce long et patient effort pour remplir sa mission et ne jamais décevoir son employeur.

    Un militaire a un grade, un uniforme et une arme ; une véritable et unique identité aux yeux de tous ; il est tantôt méprisé, tantôt célébré ; en revanche, le clandestin n'a que sa fausse identité et la trahison à offrir au monde ; sa seule promesse ; en cela, il s'avilit en avalisant tous ceux qu'il côtoie,

    Ni militaire ni citoyen donc... ou bien alors, sous-militaire et sous-citoyen, nul doute : les clandestins sont de l’étoffe de ceux qui enverront sans sourciller, hommes, femmes et enfants à la trappe au nom de cette loyauté qui, dans les faits, les terrorise ; et c’est alors que la morale, est, elle aussi, instrumentalisée puis totalement bafouée, voire discréditée.

                  Mais… « Tel est pris qui croyait prendre » car, ironie suprême… plus ignorant, plus absent de lui-même, plus manipulé qu’un clandestin de la DGSE, vous ne trouverez pas ! Et tous se croient « flamme » alors qu’ils ne sont ni mèche ni bougie. Car, clandestins face à eux-mêmes ils sont, et c'est sans doute mieux ainsi ; dans le cas contraire, ils ne tarderaient pas à réaliser qu'ils n'ont pas de destin comme la majorité de l'humanité, qu'ils n'ont qu'une vie comme nous tous et qu'ils ne doivent avoir qu'une seule crainte : passer à côté de la leur et de celle des autres, déshumanisés subrepticement au fil des ans ; ce qui leur arrivera.

                 Dans les faits, il semblerait que la DGSE, du moins celle que Rochant nous  présente, ne soit qu’une une lessiveuse ; elle nettoie tout sur son passage : les lieux, les corps et les esprits ; ceux de son personnel en premier, du plus petit maillon jusqu’au sommet de sa hiérarchie.  Et devinez quoi ? La DGSE a accompagné Eric Rochant tout du long de la réalisation de sa série ! Pour mieux s’en féliciter et sans doute aussi la contrôler ?

                Mais alors, agents à leur insu Rochant et son producteur ?

                Eh oui ! La DGSE c'est plus fort que tout, plus fort que les esprits faibles en particulier ; esprits aux abois, en quête d'une raison d'obéir à cet impératif catégorique : se mettre en marche à n'importe quel prix pour remplir le vide dont chaque existence humaine a en horreur car ce vide, c'est comme un trou béant vertigineux. 

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, Politique et actualité 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu