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liberté d'expression

  • George Carlin : l'oncle d'Amérique de Dieudonné

                       Election américaine oblige !

     

     

                Décédé en 2008, à l'âge de 71 ans, George Carlin aura fait rire et penser, 50 années durant, des millions d'Américains et d'anglophones.

     

     

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    "Ca s'appelle "le rêve américain" car, pour y croire, il faut être endormi".

     

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                        Dans un monde où la bêtise et le mensonge sont rois, rien n'est plus drôle et plus terrifiante que la vérité.

     

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                     Satiriste et polémiste d'origine irlandaise, George Carlin n'épargnera personne : Présidents, gouvernements et leur politique, la société moderne américaine, les religions, les communautés, les lobbies... il ne connaîtra aucun tabou, il s'autorisera tout ; il abordera tous les sujets sans retenue ni auto-censure.

     

     

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  • Mourir pour Charlie Hebdo

     

                     Le 5 Janvier, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo ; victimes de ce qui peut être considéré comme un assassinat politique. Une plaque commémorative a ainsi été inaugurée à Paris sur les lieux de l'attentat.

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    Billet de blog publié en Janvier 2015

     

     

    charlie hebdo,liberté d'expression,wolinski,cabu,presse,médias,caricatures,société,actualité,attentat,islam

                    Philippe Val, patron de Charlie Hebdo avant sa nomination à France Inter sous Sarkozy en 2009.

     

     

    Attentat dans les locaux du journal Charlie Hebdo

     

    Wolinski et Cabu, deux membres historiques de ce journal sont décédés.

     

                  Longtemps on pourra se demander ce que ces deux caricaturistes, figures majeures de la presse satirique, faisaient encore à Charlie Hebdo qui, depuis dix ans, a fait de l'insulte, de l'humiliation de l'Islam et de son prophète à coups de pleines pages plus dégradantes les unes que les autres, son fonds de commerce au nom d'une liberté d'expression sans but ni raison, sans queue ni tête, une liberté à fonds perdus qui n’explique rien et n’entrevoie rien ; une liberté sans conscience ni intelligence : pas d’analyse ni de mise en perspective ; une liberté d’enfants terribles qui, tragiquement, ont oublié les enjeux politiques et géo-stratégiques derrière l'instrumentalisation d'un Islamisme aveugle et cruel, à l’heure de la volte face diplomatique de la France menée par le trio Hollande-Valls-Fabius en violation de notre tradition ; une France qui se tient désormais aux côtés de l’Empire (Atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières) sans nuances et sans complexe.

    Aussi, on peut être légitimement autorisés à se demander ce qui faisait courir Charlie Hebdo : la liberté d’expression ?

     

              Tous ceux qui pensent pouvoir tenir le monde en respect un crayon à la main à coups de caricatures souvent talentueuses devront au plus vite réaliser que le refus de prendre en compte le monde qui est le nôtre aujourd’hui, dans toute sa complexité et plus important encore, dans toute sa perversité, ce refus-là devra manifestement se payer très cher au moment où « l’humanité est sur le point de connaître en quelques décennies, le plus important changement global de toute son histoire, le choix de la stratégie du chaos étant ouvertement assumé par les puissances de l’argent. »

    Cette politique du chaos ciblera une terre en particulier, celle de l'Islam : Moyen-Orient, Proche-Orient et une partie du grand Maghreb.

    Il semblerait que Wolinski et Cabu, septuagénaires, aient décroché de cette réalité-là depuis une bonne vingtaine d’années et qu’ils en aient payé le prix le plus élevé : la mort. Philippe Val, un temps leur patron, qui a conduit le virage idéologique de Charlie Hebdo avant d'être nommé à la tête de France Inter en 2009 sous la présidence de Sarkozy (1) - virage qui rapprochera l'hebdomadaire d'une idéologie mondialiste, atlantiste et sioniste -, portera une lourde responsabilité dans l'acharnement vécu comme anti-musulman d'une rédaction contre une religion en particulier.

    Le dessinateur Siné, licencié par Val, aura été le premier à vivre avec violence cette volte-face éditoriale qui ne pouvait que conduire l'hebdomadaire et ses salariés droit dans le mur. 

     

                 Mais alors, fallait-il, et faut-il mourir pour Charlie Hebdo ?

    Bêtes et méchants - tels  ils se revendiquaient -, il semblerait que Wolinski et Cabu aient fini par trouver plus méchants qu'eux, et sans doute aussi, plus bêtes. Et la question suivante s'impose : pourquoi ces deux-là sont-ils restés si longtemps, non pas "méchants" mais "bêtes" ?

    Intégrisme religieux contre intégrisme anti-religieux (2), la liberté de représenter le prophète de la deuxième religion de France, Mahomet nu couché sur le ventre les fesses à l’air, tout en accompagnant cette représentation du commentaire  suivant : « Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ? »… fallait-il mourir pour cette liberté-là ?

    Il est vraiment temps que l’on nous remémore dans quelles circonstances le combat pour la liberté d’expression a gagné ses titres et ses lettres de noblesse qui sont les siens aujourd’hui.

     

               Rappelons que la critique de la religion, le Catholicisme en particulier, ici en France, a toujours reposé sur la dénonciation d’une chape de plomb sur les consciences et la lutte contre une organisation de l’existence liberticide et intransigeante, parfois cruelle, tentaculaire, de l’Ancien régime à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, et bien après encore… jusque dans le dernier village français, jusqu’à la dernière chasuble et soutane et le dernier viol d’une conscience qui aspire à une liberté seule capable de hisser l’être humain au sommet de tous les possibles.

    Tout au long de cette lutte, les représailles de l'institution religieuse n'épargneront personne.

    La critique du sionisme, bras armé du Judaïsme, trouve elle sa justification dans le fait que cette idéologie a pris en otage les Juifs de France (3), les médias et occupe tous les lieux de pouvoir et de la représentation politique jusqu’au plus haut niveau de l’Etat français ; cette critique sans complaisance, critique jusqu’à la dernière kippa, trouve sa légitimité dans la lutte contre une idéologie qui divise notre pays, ternit son image sur la scène mondiale et paralyse son pouvoir d’initiative au service de l’instauration d’un autre rapport au monde entre les Etats, les Continents, les Nations, les Cultures et les Civilisations.

    Là encore, dans cette lutte contre cette idéologie d'une intolérance inouïe - soumettez-vous ou disparaissez ! -, les représailles n'épargnent personne. Dieudonné, entre autres, en paiera le prix fort : le bannissement ; car c'est en 2003 qu'un pays s'est laissé dicter que la liberté d'expression s'arrêtait à Dieudonné. Depuis, l'étau ne s'est pas desserré.

     

                 En revanche, s’en prendre à l’Islam, semaine après semaine, une religion, la religion la plus pauvre de France, une religion sans pouvoir, sans moyens, sans représentation autre que dégradante à dessein - notez que les plus lettrés, articulés et avisés de cette communauté sont le plus souvent ignorés ou exclus par les médias dominants -, dont les fidèles ont pour lieux de prière des locaux sordides et dont une grande partie partage une condition sociale déterminée par l’occupation d’emplois ingrats et pénibles… tout ça avait-il vraiment quelque chose d’héroïque ?

    Quant aux groupes qui, de par le monde, commettent des actes inqualifiables au nom d’une certaine conception de l’Islam, s’en repaître à longueur de colonnes, des mois durant, et là encore, sans travail d’information digne de ce nom, - qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Qui les finance ? Quels intérêts servent-ils ? -, relevait d’une conception quelque peu immature et irresponsable de ce que sont la presse, l’information, le lecteur et ce à quoi Charlie Hebdo pouvait bien penser contribuer : à une meilleure compréhension de tous les mécanismes de désinformation et de manipulation destinés à nous renvoyer l’image d’un monde décidément illisible et ainsi nous inciter à nous en désengager ?

    De ça, on peut en douter.

     

    ***

     

               "Ne vous arrêtez jamais à la mort car elle n'éclaire à la fois rien et tout !"

     

                Cet attentat très ciblé - véritable assassinat politique - arrive au pire moment pour la communauté musulmane prise en tenaille, d'aucuns diront "pris en otage", entre les livres de Zemmour et de Houellebecq, les interventions d'un Finkielkraut ou d'une Elisabeth Lévy,  et des médias impliqués dans une course à l’audience qui les condamne inévitablement à commettre les pires outrages contre l’intelligence et la justice dans la stigmatisation d'une communauté et d'une géographie (les quartiers, les banlieues...) qui n’avaient vraiment pas besoin d’une telle attention.

     

                De plus, avec un Président au fond du trou, un Crif toujours sur le pied de guerre, une presse subventionnée courageuse mais pas téméraire, souvent de parti pris, et des médias de masse qui feront, nul doute, entre deux pauses publicitaires, des choux gras de cette tragédie… le moment est vraiment venu de se taire et de les observer tous autant qu’ils sont : ils nous en apprendront tellement sur eux-mêmes et sur le monde qu’ils nous préparent pour demain. Il sera toujours temps alors de revenir et d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

    On pense déjà au pire.

     

     

                Charlie Hebdo par Denis Robert

     

     

    1 - Qui, dans les années 70 et 80 aurait pu prédire que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo serait nommé par la droite, et qui plus est, par un Sarkozy... à la direction de France Inter ? Avec Val, Charlie Hebdo a tranquillement descendu la même pente que le PS. Profits records... distribution de dividendes de plusieurs centaines de milliers d'Euros pour Val et Cabu, les deux principaux actionnaires.

     

    2 - On peut douter qu’il y ait jamais eu ce qu’on peut appeler « une pensée » chez un Wolinski ou chez un Cabu ; moins encore chez un Choron professeur auto-proclamé...

    Et l'on se souviendra que cette "petite bande de joyeux lurons" avait quand même beaucoup de mal avec ceux qui ne pensaient pas comme eux. On les disait plutôt sectaires... pour ne rien dire de leur caricature récurrente du Français moyen - et toute la classe ouvrière avec lui -, systématiquement assimilé à un beauf raciste, alcoolique, et antisémite, accompagnée d'une représentation le plus souvent machiste et dégradante des femmes.

     

    3 - Le questionnement à propos du danger que représente l'élite juive sioniste pour le Juif du quotidien (en France ou en Israël) n'est pas nouveau. Le dernier questionnement concerne le génocide nazi. Une étude qui répond au titre de "Quels juifs furent exterminés ?" est disponible ICI ; une étude qui interroge l'histoire du génocide des Juifs à travers le prisme de "la lutte des classes" au sein de cette communauté : à partir de 1933, qui a décidé, au sein de la communauté juive, de "qui pourra quitter l'Europe - pour la Grande Bretagne, la Palestine ou les USA -, et qui ne le pourra pas" ; "Qui vivra et qui mourra".

     

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  • Cour d'appel, chambre correctionnelle, influence et racket

     

     

     

     

     

     

    Par arrêt du 7 octobre 2015, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de la 17ème Chambre correctionnelle de Paris déclarant Alain Soral coupable de provocation à la haine raciale à l’égard de Frédéric Haziza.

     

                  Suite à l’entretien du mois de novembre 2012 où Alain Soral avait qualifié Frédéric Haziza de « con du mois » et détourné la chanson L’Aziza de Daniel Balavoine pour en faire un karaoké dédié au journaliste, celui-ci avait porté plainte contre Égalité & Réconciliation et Alain Soral (directeur de la publication).

    Dans les propos qui avaient motivé la plainte de Frédéric Haziza, Alain Soral avait évoqué « un journaliste issu de la communauté dont on n’a pas le droit de parler qui occupe... oui c’est le mot... il s’agit d’occupation... à peu près la totalité de la superstructure idéologique de la France » et qui fait « un boulot de censeur tribaliste ».

    Durant l’audience du 17 octobre 2014, 3 mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende avaient été requis contre Alain Soral par le procureur Annabelle Philippe.

    En première instance (délibéré du 21 novembre 2014), Alain Soral avait été condamné à payer un total de 13 002 euros (amende, dommages et intérêts, parties civiles...).

                  Le 7 octobre 2015, la cour d’appel a confirmé le jugement.

     

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                   Justice d'exception...

                   Même si l'on pourra regretter la maladresse de Soral qui a commis l'erreur de "généraliser" le cas Haziza, aucun pays, aucun tribunal en Europe n'aurait condamné Alain Soral ( et Dieudonné antérieurement) pour avoir exprimé une telle opinion sur ce journaliste controversé.

    Après un jugement rendu contre Dieudonné - deux mois de prison avec sursis (1) -, que le "journaliste" Haziza ait pu obtenir gain de cause contre l'essayiste Soral... qu'un tribunal français puisse rendre, en appel, un tel jugement, indique à quel point la justice est bel et bien sous influence et sous contrôle. Taubira devra s'en expliquer après 2017.

    Quant à ce procureur Annabelle Philippe : quand serons-nous autorisés à demander des comptes aux procureurs et aux juges ?

    Car, jamais une justice indépendante n'aurait donné suite à la plainte déposée contre Soral ! Jamais une justice indépendante n'aurait condamné Soral dans le cadre de la libre diffusion des opinions et de son expression !

    Aussi, force est donc de conclure ceci : Christiane Taubira, garde des sceaux, peut être tenue personnellement responsable de l'acharnement du parquet contre Dieudonné et Alain Soral ainsi que contre tous ceux qui ont eu la présence d'esprit en Janvier de cette année de refuser de se ranger sous une bannière dictatoriale - " Je suis Charlie " -, rompant salutairement avec une unanimité fabriquée de toute pièce par les médias car ce sont bien ces "anti-Charlie" qui ont sauvé la démocratie ce jour-là et les jours suivants.

    Ce que l'Etat, la classe politique et médiatique ne leur ont pas pardonné. Pour sûr !

     

                   Le moment venu, on ne manquera pas de dresser à nouveau le portrait d'une femme qui a définitivement sombré, politiquement et moralement, dans l'exercice de sa fonction de garde des sceaux.

     

     

     

    1 - Dieudonné n’a jamais eu que deux cibles : le CRIF et la LICRA, tous deux responsables depuis 2003 de son bannissement des médias et d’un véritable acharnement que l’on peut à juste titre comparer à une chasse à l’homme comme on peut en mener contre des délinquants, voire des terroristes : d’où le « Je suis Charlie Coulibaly » de Dieudonné posté sur Facebook  ; comprenez : « Tout comme Charlie Hebdo, je suis un  transgressif mais... en ce qui me concerne, on me traque comme un terroriste ».

     

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     Un portrait de Frédéric Haziza

     

                        Coup de pied d'Haziza à un garde du corps de Dieudonné : ou quand Haziza cherche la confrontation dans l'espoir d'en sortir "victime".

    Tout est dit, tout est montré dans ce coup pied.

     

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                 Entré à Radio J en 1982 (radio communautaire juive), Frédéric Haziza crée et anime l'émission politique Le Forum Radio J en 1988 ;  il est aujourd'hui chef du service politique de l’antenne depuis 2001.

    Conflit d'intérêt oblige... Frédéric Haziza est aussi journaliste-éditorialiste sur La Chaîne parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN) où, depuis 2003, il anime Questions d'info. Il présente également sur la même chaîne Entre les lignes.

    Terne, sans talent et laborieux, très certainement recruté grâce à des appuis, ce journaliste communautarisé est manifestement venu sur le service public chercher un complément de salaire.

    Scandale des scandales... qu’il soit permis ici de suggérer à LCP et au CSA  qu'il demande à Monsieur Haziza de choisir : soit il sert le service public, soit il sert sa communauté et ses intérêts partisans bien compris… incompatibles avec l’exercice du métier de journalisme dans ce même service public, mais certainement pas les deux, et qui plus est... aux frais des contribuables.

    Car enfin... trouvez donc un journaliste de Radio Notre Dame, de beur-FM ou Radio Orient officiant sur le service public ! Ne vous donnez pas cette peine : vous n’en trouverez pas.

     

                  En 2012, après une interview avec Jacques Cheminade, candidat à l'élection présidentielle, la chaîne LCP recevra des dizaines de messages d'indignation. Il est reproché ceci à  F. Haziza : son manque de déontologie, son soutien indéfectible à Israël qu'il affiche sans vergogne, le conflit d'intérêt que représente son poste à Radio J et la partialité qui en découle.

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  • Deux ou trois choses que je sais à propos de la blogosphère : ici et ailleurs…

     

            Dans la série : Les gens sont tolérants dans l’ensemble mais vaut mieux penser comme eux ! C'est quand même plus sûr !

     

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             "Chacun tourne en réalités autant qu'il peut, ses propres songes : l'homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges " - Jean de la Fontaine : le Statuaire et la Statue de Jupiter.

     

     

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                Ils ne ratent jamais une occasion de se plaindre et d'appeler à la censure. Leur préoccupation favorite... la dénonciation de l’antisémitisme, même et surtout fantomatique, ainsi que de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe ou à un Musulman (français ou non ), sans oublier ceux qui se refusent à une diabolisation scélérate et criminelle de l'Islam.

     

    Cette dénonciation qui a le plus souvent pour but de calomnier un adversaire idéologique (les anti-sionistes ou plus simplement ceux qui s'opposent à la présence de cette idéologie mortifère dans tous les lieux de la représentation nationale et dans les médias), pour ne rien dire des cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë, même et surtout lorsque le discernement fait cruellement défaut, ils ne sont certes pas les seuls à la mener comme on conduit une chasse à l'homme car, il est vrai que les petits Serge Klarsfeld en herbe sont légion sur la toile ; chasseurs d'antisémites pourtant maintes fois recalés à l’examen de l’obtention d’un permis : en effet, ils ne feraient pas la différence entre un faisant et une chèvre tout occupés qu’ils sont à faire feu coûte que coûte ; sans oublier leur inaptitude aux maniements des armes : plus ils sont persuadés d’identifier une cible, plus ils sont sur le point de se tirer une balle dans le pied.

       

    Rendez-vous sur leur blog à tous - blogs sans visage, sans nom digne de ce nom et sans culture ! Leurs tags les plus populaires sont les suivants : Arabes, Musulmans, Islam, Islamistes, antisémistisme…

    Un anti-sémitisme qui n’est, dans les faits, qu’un anti-sionisme exacerbé, sera l’objet de toute leur attention  ; un anti-sionisme diabolisé par le cynisme de ceux qui, en secret, rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus la politique d’un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid et une alliance qui nous salit un peu plus chaque jour... Israël ; un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses moeurs politiques, et notamment, dans l’utilisation de sa force armée : à  ce sujet, on se doit de rappeler la politique de cet Etat à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine. 

    Et quand on sait que l’antisionisme n’est, le plus souvent, que la manifestation d’une désapprobation de la politique de cet Etat et non, la contestation de son droit à l’existence, la lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée, ici en France, pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement et socialement les définir et la dissolution de toutes les officines israéliennes qui, sous couvert d'associations et de conseils dits "représentatifs", influencent notre classe politique et nos médias déjà sous la dépendance du monde des affaires.

      

                Rappelons à toutes fins utiles ce qui suit : banaliser l’antisémitisme c'est discréditer la lutte contre l'antisémitisme ; discréditer cette lutte c'est commettre une erreur irréparable et une faute impardonnable. Aussi, nous devons tous veiller à ce que l’accusation d’antisémitisme (et de racisme) ne devienne,  pareilles aux incantations patriotiques et nationalistes, le refuge des imbéciles, des crapules et des salauds.

      

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                Qu’il soit ici permis d’affirmer que tous ces blogueurs et blogueuses, petits soldats d’une cause aujourd'hui sans honneur et sans gloire... le sionisme, et ce depuis 1967, ne sont finalement qu’un gigantesque lapsus ; celui d'une identité juive qui les étouffe chaque jour davantage ; et quand on sait que cette appartenance n’est le fait que du hasard, celui de la naissance, cela en dit long sur leur capacité à tous à pouvoir choisir pour eux-mêmes qui ils souhaitent être en dehors de ce que le sort a pu décider pour eux.   

    On les imaginera sans peine derrière leurs écrans d’ordinateurs, éructant, gémissant, rageant ; faut dire qu’ils n’ont rien choisi ; ils ne font que subir cette appartenance qui les ronge, et qui, finalement, les noie un peu plus chaque jour. D’où, très certainement, cette obsession avec tout ce qui de près ou de loin touche à la question et à l’identité juives - tout ce qui leur a été imposé -, pour ne rien dire de leur obsession de l’antisémitisme comme s’ils n’avaient qu’un souhait : qu’on les haïsse mais… jamais assez !  

    Véritables trahisons républicaines que cette exacerbation identitaire et ce besoin d'appartenance qui mène à l'aveuglement et à l'indifférence face à la souffrance de l'autre (1); exacerbation qui exonère un être humain de faire ses propres choix ; et c'est alors que toute sa vie lui est servie sur un plateau... plateau religieux ou communautaire ; aveuglement sur lequel, il est bon de le rappeler, ont reposé et reposent encore aujourd'hui, tous les régimes totalitaires, pour ne rien dire de ce désir de combler ce vide ontologique et existentiel qui les taraude tous, jour après jour ! Car, sans remède ils sont ! face à cette appartenance dévorante du même avec le même et cette dévotion incestueuse et cannibale !

    Pas moyen de s’oublier quelques heures par jour ! Pas moyen de se ficher la paix ! On ne fait l'expérience que de ce besoin d'appartenance : soi-même matin, midi et soir, pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même, juif et seul ! 

    Pris au piège d’une névrose aussi maladive qu’obscène dans laquelle ils s’enlisent un peu plus chaque jour… ils rapetissent, leur vue baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l'indigestion viennent les submerger avant de les engloutir ; et tout à fait vidés maintenant, et vides comme une coquille vide, c'est alors qu'un sentiment d'impuissance s'installe, et puis la rage aussi face à cette impuissance haïssable car, quand on a tout perdu, ou bien, quand on n’a rien acquis pour soi-même toute sa vie durant, notre origine, seule identité alors disponible n’est-elle pas tout ce qui nous reste... contre toutes les autres identités... et plus encore lorsqu’elles sont tout autres, et par conséquent, porteuses de tous les dangers : que l’on en vienne à réaliser, la mort dans l’âme, que l’on n’est rien, ou bien si peu, en comparaison ? 

               Face à ce désastre humain, et avant de les abandonner tous autant qu'ils sont à leur triste sort, on ne saurait que trop leur signifier ce qui suit : souffrez que l’on puisse encore célébrer le flair, le talent, l’intelligence (et parfois même... le génie) d’un Dieudonné, d’un Alain Soral, d'un Gilad Atzmon, d'un Jean Bricmont, d'un Etienne Chouard, d'un Asselineau et de tant d’autres, garants d’une liberté d’expression qui maintient en vie la démocratie envers et contre tout... et en premier lieu, contre une sclérose à la fois humaniste et intellectuelle et ainsi, cesser de se vautrer dans une appartenance ethnique qui signe la mort de la   culture ; car la culture c'est l'autre... toujours ! et plus encore lorsqu'il est tout autre. 

     

               

    1 - Le communautarisme, c'est le niveau zéro de la pensée ; à quelques exceptions près, exceptions qui confirment la règle donc, parmi les penseurs les plus talentueux, tous ceux qui s'y sont baignés s'y sont intellectuellement et moralement noyés. Alors, on peut facilement imaginer ce qu'il en est du quidam internaute qui s'y vautre : parlez-lui de culture (parlez-lui de l'autre), il sortira très vite son révolver : insultes, procès d'intention, chantage, diffamation.

      

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    L'hystérie des procès de l'antisémitisme

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  • Un entretien de Julian Assange au Spiegel...

     

     

    https://allainjules.files.wordpress.com/2015/07/julian_assange1.jpg?w=594

                    Wikileaks est de retour publiant des documents prouvant  la surveillance US du gouvernement français, des câbles diplomatiques saoudiennes et affichant la preuve de la surveillance massive du gouvernement allemand par les services secrets américains. 

     

     

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    SPIEGEL: Quelles sont les raisons de ce retour ?

     

    Assange: WikiLeaks publie beaucoup de matériel au cours des derniers mois. Nous n'avons jamais cessé de publier, mais parfois, il a été question de pièces qui ne concernait pas l'Occident et les médias occidentaux - des documents sur la Syrie, par exemple. Mais vous devez prendre en compte qu'il y a  conflit avec le gouvernement des États-Unis, qui a commencé pour de bon en 2010 après le commencement de la publication d' une série de documents américains classés.

     

    SPIEGEL: Qu'est-ce que cela signifie pour vous et pour WikiLeaks ?

     

    Assange: Le résultat a été une série d'affaires juridiques, les blocus, les attaques de relations publiques et ainsi de suite. Avec le blocus bancaire, WikiLeaks a été coupé de plus de 90 pour cent de ses finances. Le blocus est arrivé d'une manière totalement extrajudiciaire. Nous avons pris des mesures juridiques contre le blocus et nous avons été victorieux dans les tribunaux, afin que les gens puissent nous envoyer des dons à nouveau.

     

    SPIEGEL : Quelles difficultés avez-vous dû surmonter ?

     

    Assange : Il y avait eu des attaques sur notre infrastructure technique. Et notre personnel a dû accepter une réduction de salaire de 40 pour cent, mais nous avons été en mesure de nous en sortir ensemble sans avoir à se séparer de qui que ce soit, ce dont  je suis assez fier. Nous sommes devenus un peu comme Cuba, en travaillant sur des façons de contourner ce blocus. Divers groupes comme la Fondation Wau Holland Allemagne ont recueilli des dons pour nous pendant le blocus. Ils nous ont permis de payer pour de nouvelles infrastructures, ce qui était nécessaire. J'ai publié des pièces datant de presque 20 ans sur la surveillance de la NSA, dont je connaissais la surveillance de masse NSA et le GCHQ. Nous avions besoin d'un système de protection nouvelle génération afin de protéger nos sources.

     

    SPIEGEL: Et est-il en place maintenant ?

     

    Assange: Oui, il y a quelques mois, nous avons lancé un système d'acquisition de nouvelle génération et également intégré nos publications. Nous croulons sous l'information maintenant. Economiquement, le défi pour WikiLeaks est de savoir si nous pouvons intensifier nos revenus en proportion de la quantité de matériels que nous avons à traiter.

     

    SPIEGEL: Il y a neuf ans, lorsque WikiLeaks a été fondé, on pouvait lire sur son site Internet: « L'objectif est la justice. La méthode est la transparence». Ceci est la vieille idée des Lumières né au 18ème siècle. Mais si vous regardez les régimes politiques brutaux et grandes entreprises impitoyables, ne sont ce pas un  slogan trop idéaliste ? La transparence, c'est suffisant ?

     

    Assange: Pour être honnête, je n'aime pas le mot de  transparence; le verre est transparent. Je préfère celui d'éducation ou de compréhension, qui sont plus humains.

     

    SPIEGEL: Le travail de WikiLeaks semble avoir changé. Au début, il a publié des documents secrets. Plus récemment, vous avez également fourni le contexte des documents.

     

    Assange: Nous avons toujours fait cela. J'ai écrit des milliers de pages d'analyse personnellement. WikiLeaks est une bibliothèque géante de documents parmi les plus persécutées du monde. Nous donnons asile à ces documents, les analysons, les promouvons et nous en obtenons de plus en plus. WikiLeaks a plus de 10 millions de documents et analyses connexes maintenant.

     

    SPIEGEL: l'usage de votre bibliothèque est elle toujours interdite techniquement pour le personnel du gouvernement américain et de l'armée américaine ?

     

    Assange: WikiLeaks est encore un objet tabou pour certaines parties du gouvernement. Les pare-feu ont été mis en place. Chaque employé du gouvernement fédéral et de chaque entrepreneur a reçu un e-mail indiquant que s'ils lisent quelque chose de WikiLeaks, y compris par le site du New York Times, on leur supprime alors leur ordinateur immédiatement et un auto-rapport est établi. Ils n'ont plus qu'à avouer. Voilà une nouvelle hystérie McCarthyste.

     

    SPIEGEL: Savez-vous quelque chose de vos lecteurs ?

     

    Assange: Pas beaucoup, nous ne les espionnons pas. Mais ce que nous savons c'est que la plupart de nos lecteurs viennent de l'Inde, suivie de près par les États-Unis. Nous avons aussi un certain nombre de lecteurs qui font des recherches sur des personnes. Par exemple quand la sœur se marie et que quelqu'un veut en savoir plus sur le marié. Ou quelqu'un est en train de négocier un accord d'entreprise et veut savoir quelque chose au sujet de son partenaire potentiel ou un bureaucrate.

     

    La suite ICI

     

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  • Penser la liberté d'expression aujourd'hui avec Jean Bricmont

      

                “Ce qu’il faut sauvegarder avant tout, ce qui est le bien inestimable conquis par l’homme à travers tous les préjugés, toutes les souffrances et tous les combats, c’est cette idée qu’il n’y a pas de vérité sacrée, c’est-à-dire interdite à la pleine investigation de l’homme ; c’est cette idée que ce qu’il y a de plus grand dans le monde, c’est la liberté souveraine de l’esprit; c’est cette idée qu’aucune puissance ou intérieure ou extérieure, aucun pouvoir et aucun dogme ne doit limiter le perpétuel effort et la perpétuelle recherche de la raison humaine ; Cette idée que l’humanité dans l’univers est une grande commission d’enquête dont aucune intervention gouvernementale, aucune intrigue céleste ou terrestre ne doit jamais restreindre ou fausser les opérations ; cette idée que toute vérité qui ne vient pas de nous est un mensonge.” - Jean Jaurès

     

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             Jean Bricmont ou la réhabilitation du réel... 

     

    république des censeurs bricmont uleski.jpg

                  La démocratie ce n'est pas un débat à la télé ou à la radio, sûrement pas non plus une presse entre les mains de la Banque, du lobby de l’armement et de l’industrie du luxe, et pas davantage les élections depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation.

    La démocratie, c'est la libre circulation des idées - dissidentes et/ou minoritaires de surcroît -, ainsi que le droit à l'opinion et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit dans une critique essentielle et frontale à propos de… qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui.

     La démocratie c'est aussi un mode de résistance contre la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique sans laquelle toute vie sociale crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédents. Et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.

     
               La liberté d’expression est une et indivisible ; elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités.

    Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la défense de cette liberté ou bien plutôt, sa reconquête, et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui la font vivre car, une liberté d’expression qui privilégie une opinion qui est celle de tout le monde n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus... jusqu'au jour où cette dictature lève le masque : s'ensuivent alors... racket, procès en dommages-intérêts, calomnies, bannissement médiatique et intimidation physique.

     

    ***

     

     

                       Jean Bricmont nous rappelle avec raison que c'est bien l'instrumentalisation à des fins politiques (diviser pour mieux continuer de régner et de trahir tous ses engagements) de l'antifascisme, de l'antiracisme et de l'antisémitisme (et du génocide nazi par la même occasion : d'une pierre deux coups) qui est responsable du climat délétère qui empoisonne la société française (1).Dieudonné, en 2003, fut une des toutes premières victimes.

    A noter que cette instrumentalisation trouve sa source chez le PS et que l’on peut facilement la dater : 1983 ; année au cours de laquelle ce parti fera volte-face et renoncera à peser sur le cours de l’Histoire avant de jeter en pâture son électorat à un libéralisme économique funeste.

     

    ***

                

               La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 38e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

    Il semblerait qu'en France, on ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, humoristes, syndicalistes, activistes)...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.

     

                  Soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance, et la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous.


    Seule la liberté est capable de rendre compte de toutes les mémoires du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge. En état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, ce combat-là devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin de cette liberté d'expression qui est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement (les libéraux et ultra-libéraux le savent mieux que quiconque quand il s'agit du commerce). En effet, au contact de cette liberté, on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée des médias dominants aux ordres du moins-disant et du moins-pensant ; médias de masse du secteur public et para-public (réduits à la marge) ne remplissent plus leur mission. Quant au secteur privé qui contrôle 80% des programmes (temps de cerveau disponible), il n'a aucune obligation morale ou contractuelle d'ouvrir qui que ce soit à quoi que ce soit ni d'élever la conscience de quiconque.


              Qu'il soit ici permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité ; ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

    Nous tous devons accepter d’être remis en cause ne serait-ce que pour notre propre salut individuel et collectif, même s’il ne saurait être question de sauver qui que ce soit malgré lui mais bien plutôt d’exposer au grand jour les contradictions et les faux-semblants d'une caste politico-médiatique qui n’entend recevoir de leçons de personne : ce qui est déjà un signe inquiétant d’auto-exclusion du champ de la critique, champ démocratique ; contraintes et libertés, servitude et grandeur.

    Cette remise en cause est le moyen le plus sûr de lutter contre toutes les tentatives d’instauration d’un régime dans laquelle un groupe de pression (religieux, politique ou économique) déciderait de l’état d’exception jusqu’à la suspension du droit dans son intérêt seul, - tentation toujours présente chez les êtres humains regroupés en communauté  et quelle que soit cette communauté - , telle une véritable juridiction d’exception, là où précisément l’Etat de droit vacille et la cohésion sociale implose car aucune société n’est à l’abri des conséquences d’une telle remise en cause de ses équilibres toujours précaires.

    Pour cette raison, on ne peut que dénoncer un tel danger à l’heure où toute une caste politique et intellectuelle a baissé les bras ; caste qui s’est ralliée à un nouvel ordre mondial du dumping moral et social, ainsi que du bannissement des Peuples qu'on affame et des Nations que l’on détruit sous des tonnes de bombes.

     


     

                 Alors oui ! La censure... encore et toujours la censure ! Cette maladie bien française sous tous les régimes ! La censure et le bannissement à l’endroit de toutes les voix dissonantes et dissidentes… véritable chasse aux sorcières qui ferait passer, pour un peu, le maccarthysme  pour un jeu de société un peu pervers certes ! mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque.

    Ce qui confirme, jour après jour, le fait que les médias ont définitivement tourné le dos à la liberté d’expression sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement... une fois discrédité, à savoir : l’accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie.

     
    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journalistes d'investigations".

               Mais alors, comment est-on passé en 20 ans d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts carriéristes à la solde des multinationales et des chancelleries ?

     La question est posée.

     

     

     

    1 - Merci de vous reporter à "Jean Bricmont répond aux propos méprisants du journaliste Dominique Vidal" au sujet de l'ouvrage de Gilad Atzmon, La parabole d’Esther : ICI

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  • Revue de presse autour des événements Charlie Hebdo...

                Pourquoi la liberté d’expression s’arrête à Dieudonné

     

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                    Par Nicolas Bourgoin : démographe, docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignant-chercheur.

                           "Certains hasards de calendrier en disent long. Un an presque jour pour jour après l’interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes qui mettra un terme à sa tournée, une grande marche républicaine est organisée… pour défendre la liberté d’expression. Et comble de l’ironie, y défileront ceux-là mêmes qui étaient à l’avant-poste du combat contre l’humoriste : les principaux responsables politiques de l’UMPS et les associations de l’antiracisme institutionnel. Par cette contradiction manifeste, le deux poids deux mesures apparaît dans toute sa splendeur. Hier unis comme un seul homme pour faire taire un humoriste, les mêmes font aujourd’hui front commun contre « la barbarie » islamique qui menacerait la liberté d’expression. Reste évidemment à comprendre les vrais raisons de cette indignation à géométrie variable. Et sur cette question (comme sur les autres) si l’on veut s’approcher de la vérité, il vaut mieux s’éloigner à grands pas de l’opinion dominante…"
     
                                  La suite ICI

     

     

                  Luz: "le soutien à Charlie Hebdo est à contre-sens de ses dessins"

     

    Luz: le soutien à Charlie Hebdo est à "contre-sens" de ses dessins

                             Luz, dessinateur à Charlie Hebdo

     

                Luz dans un entretien diffusé samedi sur le site internet des "Inrocks":

     

                   "... C'est formidable que les gens nous soutiennent mais on est dans un contre-sens de ce que sont les dessins de Charlie". Cet unanimisme est utile à Hollande pour ressouder la nation. Il est utile à Marine Le Pen pour demander la peine de mort". Les colombes de la paix et autres métaphores du monde en guerre, ce n'est pas notre truc. Je n'étais pas à la manifestation spontanée du 7 janvier. Des gens ont chanté la Marseillaise. On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabu, Honoré, Wolinski: ils auraient conchié ce genre d'attitude"...

     

                        La suite ICI

     

     

              Général Pinatel : "La France est totalement vassalisée aux intérêts américains"

     

     

               Parole de militaire : un peu de géopolitique et mille raisons de s'opposer à la politique étrangère de la France depuis 2007 ; politique qui va contre l'intérêt de notre rayonnement et de notre influence dans le monde et de notre sécurité à tous.

     

                  La suite ICI

     

     

           Boycott de la manif de dimanche ! par le mouvement : "Reconstruction communiste"

     

    - Boycott de la manif de dimanche !

     
     
               La suite ICI
     
     
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  • Deux ou trois choses que je sais à propos de la blogosphère

     

            Dans la série « Les gens sont tolérants dans l’ensemble mais vaut mieux penser comme eux ! »

     

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                Ils ne ratent jamais une occasion de se plaindre et d'appeler à la censure. Leur préoccupation favorite... la dénonciation de l’antisémitisme, même et surtout fantomatique, ainsi que de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Arabe ou à un Musulman (français ou non ), sans oublier ceux qui se refusent à une diabolisation scélérate et criminelle de l'Islam.

     

     

    Certes, cette dénonciation qui a le plus souvent pour but de calomnier un adversaire idéologique (les anti-sionistes), pour ne rien dire des cas de névrose obsessionnelle et de paranoïa aiguë et même et surtout lorsque le discernement fait cruellement défaut, ils ne sont pas les seuls à la conduire comme on conduit une chasse à l'homme car, il est vrai que les petits Serge Klarsfeld en herbe sont légion sur la toile : chasseurs d'antisémites pourtant maintes fois recalés à l’examen de l’obtention d’un permis (ils ne feraient pas la différence entre un faisant et une chèvre tout occupés qu’ils sont à faire feu coûte que coûte), sans oublier leur inaptitude aux maniements des armes (plus ils sont persuadés d’identifier une cible, plus ils sont sur le point de se tirer une balle dans le pied)...

     

       

    Rendez-vous sur leur blog à tous, pseudos sans visage et sans nom digne de ce nom ! Leurs tags les plus populaires sont les suivants : antisémitisme, Arabes, Musulmans, Islam, Islamistes, Juifs et Israël…

      

    Un anti-sémitisme qui n’est, dans les faits, qu’un anti-sionisme exacerbé sera l’objet de toute leur attention ; un anti-sionisme criminalisé par le cynisme de ceux qui, en secret, rêvent de faire de l’anti-sionisme un délit ; ceux-là mêmes qui n’ont qu’un souci : défendre mordicus la politique d’un Etat qui n'a, aujourd'hui, plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid dans une alliance qui nous salit un peu plus chaque jour... Israël ; un Etat pourtant étranger à la France et à l’Europe par ses moeurs politiques, et notamment, dans l’utilisation de sa force armée (on se doit de rappeler cette politique à l’égard du Peuple palestinien : assassinats, meurtres, bombardements civils, colonisation, occupation, humiliation ; faisant peser sur quiconque tente de s’opposer à cette politique, une menace de mort certaine).

      

    Et quand on sait que l’antisionisme n’est, le plus souvent, que la manifestation d’une désapprobation de la politique de cet Etat et non, la contestation de son droit à l’existence, la lutte contre l’anti-sémitisme (tout comme la lutte contre le racisme) ne peut être qu'un point de départ et certainement pas une fin en soi. Dans le cas contraire, ce sera un échec. Et si l’anti-sémitisme ne peut être qu’un point de départ, ce point de départ ne peut avoir qu’un seul point d’arrivée (pour peu que l’on se reconnaisse une obligation de résultats et pas simplement une obligation de mise en accusation) : le rapprochement des communautés autant que l’on puisse géographiquement, ethniquement et socialement les définir.

      

                Rappelons à toutes fins utiles ce qui suit : banaliser l’antisémitisme c'est discréditer la lutte contre l'antisémitisme ; discréditer cette lutte c'est commettre une erreur irréparable et une faute impardonnable. Aussi, nous devons tous veiller à ce que l’accusation d’antisémitisme (et de racisme) ne devienne,  pareilles aux incantations patriotiques et nationalistes, le refuge des crapules et des salauds.

      

    ***  

      

                Qu’il soit ici permis d’affirmer que tous ces blogueurs et blogueuses, petits soldats d’une cause aujourd'hui sans honneur et sans gloire... le sionisme, et ce depuis 1967, ne sont finalement qu’un gigantesque lapsus ; celui d'une identité juive qui les étouffe chaque jour davantage ; et quand on sait que cette appartenance n’est le fait que du hasard, celui de la naissance, cela en dit long sur leur capacité à tous à pouvoir choisir pour eux-mêmes qui ils souhaitent être en dehors de ce que le sort a pu décider pour eux. 

      

    On les imaginera sans peine derrière leurs écrans d’ordinateurs, éructant, gémissant, rageant ; faut dire qu’ils n’ont rien choisi ; ils ne font que subir cette appartenance qui les ronge, et qui, finalement, les noie un peu plus chaque jour. D’où, très certainement, cette obsession avec tout ce qui de près ou de loin touche à la question et à l’identité juives - tout ce qui leur a été imposé -, pour ne rien dire de leur obsession de l’antisémitisme comme s’ils n’avaient qu’un souhait : qu’on les haïsse mais… jamais assez !  

     

    Véritables trahisons républicaines que cette exacerbation identitaire et ce besoin d'appartenance qui mène à l'aveuglement et à l'indifférence face à la souffrance de l'autre - besoin qui exonère un être humain de faire ses propres choix, toute sa vie lui est alors servi sur un plateau... plateau religieux ou communautaire et sur lequel, il est bon de le rappeler, ont reposé et reposent encore aujourd'hui, tous les régimes totalitaires ; désir de toute puissance aussi face au vide ontologique et existentiel qui les taraude tous, jour après jour ! Car, sans remède ils sont face à cette appartenance dévorante du même avec le même, avec cette dévotion incestueuse et cannibale car, pas moyen de s’oublier quelques heures par jour ! Pas moyen de se ficher la paix ! On ne fait l'expérience que de ce besoin d'appartenance : soi-même matin, midi et soir, pour seule réalité, pour seul horizon, et encore et toujours soi-même, juif et seul !

      

    Pris au piège d’une névrose aussi maladive qu’obscène dans laquelle ils s’enlisent un peu plus chaque jour… ils rapetissent, leur vue baisse et pour finir, la saturation, le trop-plein, l'indigestion et le dégoût viennent les submerger avant de les engloutir ; et tout à fait vidés maintenant, et vides comme une coquille vide, c'est alors qu'un sentiment d'impuissance s'installe, et puis la rage aussi face à cette impuissance haïssable car, quand on a tout perdu, ou bien, quand on n’a rien acquis pour soi-même, toute sa vie durant...

    Notre origine, seule identité disponible... la seule à notre portée, et dont on n’est nullement responsable, n’est-elle pas alors tout ce qui nous reste... contre toutes les autres... et plus encore lorsqu’elles sont tout autres, et par conséquent, porteuses de tous les dangers : que l’on en vienne à réaliser, la mort dans l’âme, que l’on n’est rien, ou bien si peu, en comparaison ? 

     

    Face à ce désastre humain, et avant de les abandonner tous autant qu'ils sont à leur triste sort, on ne saurait que trop leur signifier ce qui suit : souffrez que l’on puisse encore célébrer le flair, le talent, l’intelligence et le génie d’un Dieudonné, d’un Soral, d'un Gilad Atzmon, d'un Jean Bricmont, d'un Etienne Chouard et de tant d’autres, garants d’une liberté d’expression qui maintient en vie la démocratie envers et contre tout... et en premier lieu, contre une sclérose à la fois humaniste et intellectuelle...

    Tout en leur rappelant au bon souvenir de ce Juif sorti du ghetto - pour peu qu’il y ait mis un jour les pieds car, quelque chose nous dit qu’il avait franchement mieux à faire : j'ai nommé George Steiner.

    Diamant d'intelligence, modèle de tous les modèles ce George Steiner ! Il ne se plaignait jamais ; faut dire qu’il ne se vautrait pas dans une appartenance ethnique qu’il savait de circonstance et auprès de laquelle il ne trouverait aucun mérite. Il était à l’affût non pas d’antisémites ou d’antisionistes à trucider, même derrière un écran d’ordinateur ; non, il était à l’affût, toute sa vie durant, de la moindre manifestation de talent et de génie ; à l’écoute, il était aussi d'une générosité et d'un désintéressement qui rendaient hommage à l’excellence d’où qu’elle vienne ; et avec lui, elle venait vraiment de tous les horizons.  

    Pour tout vous dire… tout ce qui n’était pas lui le fascinait, tout George Steiner qu’il était. Et vous savez quoi ?! On ne lui connaissait aucun ennemi excepté dans ce qui n’était pourtant déjà plus sa communauté depuis longtemps puisque George Steiner se tenait ailleurs, précisément là où il faut être quand on a l’ambition d’élever la conscience de ses contemporains, et de les ouvrir au monde.


    _____________________

     

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  • Penser la censure aujourd'hui avec Jean Bricmont

     

     

     

             Jean Bricmont ou la réhabilitation du réel... 

     

     

    république des censeurs bricmont uleski.jpg

     

               

                 La démocratie ce n'est pas un débat à la télé ou à la radio, sûrement pas non plus une presse entre les mains de la Banque, du lobby de l’armement et de l’industrie du luxe, et pas davantage les élections depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation.

     

    La démocratie, c'est la libre circulation des idées - dissidentes et/ou minoritaires de surcroît -, ainsi que le droit à l'opinion et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit dans une critique essentielle et frontale à propos de… qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui.

     

    La démocratie c'est aussi un mode de résistance contre la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique sans laquelle toute vie sociale crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédents. Et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique.


     
               La liberté d’expression est une et indivisible ; elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités.

    Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la défense de cette liberté ou bien plutôt, sa reconquête, et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui la font vivre car, une liberté d’expression qui privilégie une opinion qui est celle de tout le monde n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus... jusqu'au jour où cette dictature lève le masque : s'ensuivent alors... racket, procès en dommages-intérêts, calomnies, bannissement médiatique et intimidation physique.

     

     

     

                       Jean Bricmont nous rappelle avec raison que c'est bien l'instrumentalisation à des fins politiques (diviser pour mieux continuer de régner et de trahir tous ses engagements) de l'antifascisme, de l'antiracisme et de l'antisémitisme (et du génocide juif par la même occasion : d'une pierre deux coups) qui est responsable du climat délétère qui empoisonne la société française.

    A noter que cette instrumentalisation trouve sa source chez le PS et que l’on peut facilement la dater : 1983 ; année au cours de laquelle le PS fera volte-face et renoncera à peser sur le cours de l’Histoire avant de jeter en pâture son électorat à un libéralisme économique funeste.

     

    ***

                 

               La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 38e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

     

    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

    Il semblerait qu'en France, on ne sache faire qu'une chose : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, humoristes, syndicalistes, activistes)...

     

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.


                  Soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance, et la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous.


    Seule la liberté est capable de rendre compte de toutes les mémoires du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge. En état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, ce combat-là devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin de cette liberté d'expression qui est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement (les libéraux et ultra-libéraux le savent mieux que quiconque quand il s'agit du commerce). En effet, au contact de cette liberté, on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée des médias dominants aux ordres du moins-disant et du moins-pensant ; médias de masse du secteur public et para-public (réduits à la marge) ne remplissent plus leur mission. Quant au secteur privé qui contrôle 80% des programmes (temps de cerveau disponible), il n'a aucune obligation morale ou contractuelle d'ouvrir qui que ce soit à quoi que ce soit ni d'élever la conscience de quiconque.



              Qu'il soit ici permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité ; ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations.

     

    Nous tous devons accepter d’être remis en cause ne serait-ce que pour notre propre salut individuel et collectif, même s’il ne saurait être question de sauver qui que ce soit malgré lui mais bien plutôt d’exposer au grand jour les contradictions et les faux-semblants d'une caste politico-médiatique qui n’entend recevoir de leçons de personne : ce qui est déjà un signe inquiétant d’auto-exclusion du champ de la critique, champ démocratique ;  contraintes et libertés, servitude et grandeur.

    Cette remise en cause est le moyen le plus sûr de lutter contre toutes les tentatives d’instauration d’un régime dans laquelle un groupe de pression (religieux, politique ou économique) déciderait de l’état d’exception jusqu’à la suspension du droit dans son intérêt seul, - tentation toujours présente chez les êtres humains regroupés en communauté  et quelle que soit cette communauté - , telle une véritable juridiction d’exception, là où précisément l’Etat de droit vacille et la cohésion sociale implose car aucune société n’est à l’abri des conséquences d’une telle remise en cause de ses équilibres toujours précaires.

     

    Pour cette raison, on ne peut que dénoncer un tel danger à l’heure où toute une caste politique et intellectuelle a baissé les bras ; caste qui s’est ralliée à un nouvel ordre mondial du dumping moral et social, ainsi que du bannissement des Peuples qu'on affame et des Nations que l’on détruit sous des tonnes de bombes.

     


     

                 Alors oui ! La censure... encore et toujours la censure ! Cette maladie bien française sous tous les régimes ! La censure et le bannissement à l’endroit de toutes les voix dissonantes et dissidentes… véritable chasse aux sorcières qui ferait passer, pour un peu, le maccarthysme  pour un jeu de société un peu pervers certes ! mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque.

     

    Ce qui confirme, jour après jour, le fait que les médias ont définitivement tourné le dos à la liberté d’expression sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement... une fois discrédité, à savoir : l’accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie.

     
    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journalistes d'investigations".


               Mais alors, comment est-on passé en 20 ans d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts carriéristes à la solde des multinationales et des chancelleries ?

     

     

    _______________________________


     

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  • Quand Pierre Jourde souhaite protéger ses "antisémites"

     

     

                       « Quoi qu’il en soit, toute interdiction d’un texte ou d’un spectacle est une atteinte à la liberté de pensée et d’expression, qui cessent d’exister dès lors qu’on leur assigne la moindre limite. Que Soral continue à publier et à répandre ses logorrhées incohérentes sur internet, en se targuant de l’intelligence qu’il s’attribue et des victoires qu’il s’accorde à lui-même avec une forfanterie de vieux gosse. Que Dieudonné continue à rigoler bien gras sur les cadavres squelettiques de Bergen Belsen. Il faut se battre pour qu’ils en aient le droit. Je le trouve d’ailleurs un peu mou du genou, Dieudonné, avec sa pauvre « quenelle » censée sodomiser le « sionisme ». Dieu que c’est petit, timide, hypocrite, tout ça ! Très jeune fille catholique, finalement, qui glisse un mot osé après le verre de muscat.

    Allons, messieurs les juges, messieurs les préfets, permettez-leur de continuer, d’abord parce que la liberté d’expression ne se fractionne pas, ensuite parce qu'on n'interdit pas les clowns navrants. Laissez-nous les contempler comme on contemple, avec un mélange de dégoût et de pitié...» 

     

                             Pierre Jourde dans son intégrité intégrale...  ICI

     

    Un Pierre Jourde en service commandé assurant le minimum syndical : insultes et anathèmes, avant de regagner son logis devoir accompli.

     

    ***

     

              Cher Monsieur Jourde,

     

              Essayez donc une fois, juste une fois d'être du côté de la lame et non du manche, même si tout porte à croire que vous ne le pourriez pas même avec la meilleure volonté du monde.

              Etre du côté de la lame, c'est à la fois une malédiction et une grâce ; une calamité et un don. Et là encore, on peut douter que vous ayez été appelé.

    A l ‘heure où la chirurgie esthétique fait des miracles, l'erreur c'est de penser que c'est un commerce comme un autre que celui de la balafre (quand on est du côté de celui qui la reçoit, bien évidemment !), sans doute parce que précisément c'est le talent, voire le génie, de vos contemporains qui vous aveugle avant de vous éblouir à regret ou bien, qui vous force à l'exercice d'une mauvaise foi dont on peut sans doute sortir indemne, certes !  mais rarement grandi : à savoir... plus libre et plus avisé.

     

               Céline avait un problème avec les Juifs avant de vomir sur toute l'espèce humaine. Dont acte. Heidegger avait sa carte au parti nazi en 1943 ; et il pensait que Hitler était la meilleure chose qui soit arrivée à l’Allemagne et à l'Europe. C'est vrai.

    Aujourd’hui, Céline est une figure mondiale de la littérature admirée, respectée qui en a formé plus d'un.

    Heidegger a formé tous nos "philosophes" ; aujourd'hui, on le commente jusqu'à plus soif, colloques après colloques, dans toutes les langues, et sans animosité ni procès d’intention ; bien au contraire : on lui tresse des lauriers comme à personne d’autre.

    Apprenti auteur en 1930, qui aurait bien pu souhaiter passer à côté de Céline ?

    Apprenti philosophe, à la même période, là encore, qui aurait bien pu souhaiter passer à côté de Heidegger ?

    C'est sûr : ces gens-là, et d’autres, ont troué le cul de leur époque et de ceux qui devaient sans doute vous ressembler...  avant de s'installer dans la postérité sans demander l'avis à quelque Académie que ce soit.

    Aussi... force est de constater que Dieudonné et Soral ont encore de la marge ; une sacrée distance à parcourir et à combler pour peu que ce soit là leur projet : trouer le cul de notre époque.

     

              Un auteur, un artiste... ce n'est pas un OPJ chargé d'enregistrer les plaintes des bourgeois des beaux quartiers qui ne supportent pas le "tapage nocturne" d'un jeune ménage...

    Un auteur, un artiste c'est un voyou balafré avec un coeur gros comme ça ! et ce voyou sait que ceux qui le jureront demain n'auront qu'un seul mérite : être du côté du manche parce que leur nature, les circonstances de leur naissance et les choix qui ont été les leurs tout au long de leur vie – allégeances et soumission -, les y auront conduits : juger les autres et obtenir leur tête, de leur vivant si possible.

    N'allez surtout pas croire que ces juges seraient investis d'une mission quasi divine, forts d’un droit imprescriptible, et qu’ils appartiendraient tous à une sorte d’aristocratie du châtiment, en l’occurrence : châtier les salauds.

    Si toute fortune repose sur un tas d’immondices, et aujourd’hui plus encore mais moins que demain… quand on sait à quel prix pour les autres l’argent se gagne… sur le dos de tous les autres, il se pourrait bien que toute autorité morale et intellectuelle, surtout morale, et a fortiori dans les trente dernières années, soit dépourvue de légitimité (les intentions de cette "autorité" seraient loin d'être "pures") et qu’elle repose elle aussi sur ce même tas ;  tas de fumier mitoyen donc, ce qui facilite les échanges : une pelletée de l’un dans l’autre et vice versa, dans une réciprocité propre à toute collusion  (soit dit en passant… c’ est ce que Céline avait pressenti bien avant tout le monde).

    Après tout, personne n’est là pour écouter leurs ricanements à tous une fois la chose faite et plier, verdict rendu, le dos tourné.

    De plus, pour juger les autres il faut avoir été au moins une fois accusé et être capable de se tenir droit devant ses juges. Et quand on sait le sort que l'on réserve à ceux qui s'y collent, courageux et téméraires... à cette tâche qui consiste à juger de la légitimité des juges patentés et certifiés tels...

     

    Et si cet auteur, cet artiste doit avoir mal, il mettra un point d'honneur à avoir mal en priorité pour ceux pour lesquels ceux qui demain le jugeront n'ont jamais eu aucun souci puisqu'il y a fort à parier que leur prospérité à eux repose sur leur douleur à tous.

    Aussi, il semblerait que Bartleby se soit décidé à vider son sac. 

    Quant à identifier les domaines de prédilections d’une domination éhontée et arrogante, sûre de son impunité plus que de son bon droit, car personne n’est dupe même  et surtout ceux qui ont toutes les raisons au monde de parier sur l’inertie de corps  sans tête épuisés et malmenés par des campagnes d’abrutissement et d’abêtissement déterminées, récurrentes et humiliantes… rien de plus facile donc de les identifier tous ces « centres de décisions » en faveur d’un jugement sans appel qui vaut excommunication... relapse.

     

                  Qui  a dit qu’un chef d’œuvre c’est ce qu’on est à peu près assuré de rater surtout s’il se trouve sous nos yeux ?

    Aussi , Monsieur Jourde, donnez-vous donc le bénéfice du doute : le doute est salutaire, il protège de la bêtise, il n’évite pas les regrets mais… il nous tient loin des  remords.

    Et puis… ils sont tellement nombreux à aboyer. Une voix en plus, une voix en moins…

    Imaginez donc un instant... votre silence, pour un peu, pourrait passer pour de la circonspection, voire même, pour une forme de sagesse bien bien supérieure à la normale saisonnière. 

    Non....................................................................................................... ?

     

    ***

     

                 Ah oui, je voulais vous dire : Dieudonné c'est l'Histoire qui se répète : après la tragédie, est venue la comédie.

    A vous de chercher de quelle tragédie il est question.

     

                  Et puis enfin... que l’on nous montre un honnête homme, un seul, ou qu’il se fasse connaître dans les meilleurs délais, qui ne soit ni un politique aux arrières pensées inavouables ni juge et partie, ni un pleutre, ni un imbécile ou bien une gourde, un honnête homme donc qui soit d’avis qu’il n’y a rien à sauver chez Dieudonné… car on l’attend encore !

    Et c'est bien là que le bât blesse et que tout soutien à Dieudonné trouve son sens car là réside le noeud du problème : qui êtes-vous et qui sont-ils pour..........................

     

                  Si toutefois, tel un colibri, vous souhaitez éteindre l'incendie et contribuer au rétablissement d'une légitimité aussi souveraine qu'incontestable de ceux qui seront appelés à nous juger demain...  soyez le bienvenu !

    Mais attention ! Préparez-vous à y abandonner, dès maintenant, à l'entrée...  tout espoir d'une vie pénarde !

    ________________________

     

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