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livre d'image : le retour de godard - c'était en 2016

  • "Livre d'image" : le retour de Jean-Luc Godard - c'était en 2016

    livre d'image  de godard

     

               La critique a été d'une telle complaisance à l'égard de Jean-Luc Godard et de son "cinéma" depuis un bon demi-siècle que notre réalisateur a fini par croire qu'il avait vraiment quelque chose à dire et qu'il le disait bien, voire... mieux que quiconque. 

    Pauvre de nous alors... nous, spectateurs.

               Si le cigare est toujours là - on n'est pas fils de banquier suisse pour rien - sachez que Godard donne dans la conjugaison au passé antérieur... et ça c'est plutôt nouveau. A quand le subjonctif imparfait ?

    Précisons aussi qu'il n'y a pas une seule image "propre" dans ce livre, - saturées qu'elles sont du côté de la couleur ! - sans doute parce "ça fait style...". Mais ça, ça l'est moins... nouveau. C'était déjà dans le cas dans "Film socialisme" de 2010. Quant au son...

    En ce qui concerne la musique, il aurait vraiment fallu  - mais il est sans doute trop tard aujourd'hui -, que quelqu'un s'occupe de l'éducation de notre réalisateur dans ce domaine. Tous ces pastiches récurrents de musique romantico-pantoufle ou bien celle d'un répertoire classique écuré dans les hypermarchés, dénotent un manque de culture musicale qui ne date pas d'hier : dans "Le mépris" (1963) - film putassier, prétentieux et bête, film-esbroufe -, 90 minutes durant sous la dictée du "compositeur" Georges Delerue, on pouvait déplorer l'absence d'un choix musical qui soit à la hauteur des ambitions affichées.

    Nouvelle vague, nouvelle vague... plus ça change plus...

               J.L Godard confirme : assurément contemporain, de son temps donc, un peu escroc  - contrairement à ce qu'il aimerait nous faire croire, Godard ne travaille pas, ni les textes  ni ce qui devrait être son art, le 7è du nom -, en cela on peut craindre que la postérité soit sans pitié à son égard, JLG  demeure sans aucun doute le réalisateur français le plus sur-évalué qui soit car avec cette nouvelle production, certes, on réalise à quel point Godard aime les images (de cinéma ou pas ) mais bien davantage encore et surtout, à quel point les autres réalisateurs ont été et sont bien plus doués que lui quand il s'agit d'en fabriquer, d'en produire et d'en diffuser... de ces images que Godard aime tant.  

               Tenez, une dernière chose, trois fois rien mais n'empêche : plus une image sur la Palestine, plus une... mais un seul mot, chuchoté, presque honteux... ou bien craintif ?  Alors que notre réalisateur avait toujours quelques images et quelques mots en faveur de ce petit peuple sans défense, humilié, volé et tué à petit feu.  

    Godard a donc été mis au pas. Dont acte. A moins qu'il ne s'y soit mis tout seul comme un grand qu'il n'est pas car il a du flair notre réalisateur.

                "Livre d'image" libre dans la contrainte et la soumission alors ? 

     

                Le "livre" se termine sur l'Arabie telle qu'elle se nommait dans les années 20 du 20è siècle ; un long charabia sans direction ; un radotage qui achève de nous assommer d'ennui.

                Aussi, si la vieillesse est un naufrage, pour d'autres elle est aussi une noyade et d'autres encore, un enterrement. Souhaitons alors à JLG de très belles obsèques. 

     

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    Pour prolonger, cliquez : Godard or not Godard

    Lien permanent Catégories : Cinéma de film en film 0 commentaire
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