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  • A voté !

    élection présidentielle 2017, a voté Macron pour faire barrage à marine le penElection confettis...

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  • Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président !

     

     

    magritte, macron, serge uleski, présidentielle 2017

    ©Magritte, La décalcomanie, 1966©Magritte, La décalcomanie, 1966

     

     

                   Macron l’effacé ; Macron président qui s’effacera et la France avec lui ; cette France qui n’a pas cessé depuis 10 ans de sombrer dans le silence, anonyme, pour la plus grande satisfaction d’une Europe et d’un mondialisme qui entendent bien marginaliser tous ceux qui refuseraient de se soumettre à ses diktats financiers à grand renfort d’opérations guerrières car, ne nous y trompons pas : le mondialisme c’est bel et bien la guerre !

     

                    Dès Août 2016, le Système composé de tous les acteurs chargés de s’assurer que les Elections mettent en scène des candidats qui, s’ils peuvent prétendre sérieusement occuper l’Elysée, soient capables de faire en sorte que la donne reste la même...

    Le Système a donc compris qu’il ne fallait pas compter sur Hollande ni sur un duel Valls-Juppé à la prochaine élection présidentielle ; il a aussi anticipé le fait que Hamon et Fillon sortiraient vainqueurs de leur primaire respective. Or, le Système savait que Hamon serait un candidat minoritaire au sein de son parti et médiocre en tant que compétiteur : Mélenchon le mangerait trop cru ; de plus, un second tour Mélenchon-Le Pen n’était pas envisageable : à « gauche toute ! » d’un côté ; extrême droite de l’autre. D’où la nécessité de la candidature Macron avec un Fillon empêtré dans des affaires judiciaires pilotées par l’Elysée.

    Arrive alors un second tour Macron-Le Pen ; Macron l’homme au regard fixe et vide ; l’homme au sourire poli ; banquier, internationaliste béat, excellent valet qui a derrière lui des années d’obéissance - les serviteurs font de piètres maîtres -, un candidat en théorie assuré d’un bon report des voix de la droite (celles de Juppé et de Bayrou) et du centre gauche (celles de Valls). Mais c’était sans compter sur la colère de ceux qui ont vu la droite et la gauche expulsées de la campagne ; colère aux conséquences imprévisibles une fois dans l’isoloir le jour de scrutin.

                  Toujours à propos de Macron, candidat décalcomanie, réalise-t-on seulement que tous les intervenants des médias publics et privés voteront Macron ? Tous les universitaires carriéristes voteront Macron ! Une grande partie de la classe politique dont le parti ne peut plus leur garantir leur ré-élection – LR et PS – votera Macron elle aussi !

    Mais alors, après ça, qui continuera de soutenir que le monde est décidément mal fait ? Qui donc ? Le monde dans le chaos des bombes comme dans le silence des crèves-la-fin et des suicidés de demain n’a jamais été aussi bien organisé finalement !

     

                    Macron ? Vous avez dit "Macron" ?

                    Le projet mondialiste, de la commission européenne  aux lobbies des banques  et des multinationales  - ne pouvait pas mieux espérer : candidat sur mesure Macron, chouchou des médias dont les propriétaires ne peuvent que souhaiter la victoire ! Macron candidat, Macron faisant campagne, soutenu par l'Elysée et Matignon ainsi que par les grands-patrons du CAC40 (industrie du luxe, armement, agro-alimentaire)…

    Macron ! Encore Macron ! Candidat sans attache électorale ni mandat, candidat hors-sol comme les élevages et les cultures du même nom ! Avec Macron considéré comme le premier véritable « libéral » français depuis la « révolution » thatchérienne – on est maintenant ouvertement prévenus ; on ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ! - c’en est fini de la France, ce caillou dans la chaussure des USA, de la commission européenne et du mondialisme depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

                    Mais alors, quelle est cette France qui votera Macron, candidat à l’œil vide, le regard absent, sans expression ; candidat  qui n’est jamais dans et avec ce qu’il dit, pour peu qu’il dise quoi que ce soit ? Qui votera donc pour lui, jusqu’à l’élire Président quand l’autre France ne se déplace plus pour voter depuis trente ans ?

    Macron élu, Macron Président, un Macron qui avait dans son équipe de campagne  un cadre des laboratoires Servier, démissionnaire  une fois démasqué, c’est assurément le dernier clou dans le cercueil  d’une France  désormais interdite de scène internationale, aphone, incapable de s’adresser au monde.

    Un candidat, Jean Lassalle, l’a dit et redit : « Nous les élus, nous ne sommes plus que les acteurs d’un théâtre d’ombres ». Bien sûr que le pouvoir est ailleurs, chez ceux auxquels le prochain « Président » tout comme ses prédécesseurs, devra obéir.

     

                  Hollande, Juppé, Valls hors-jeu ! Il est vrai que le système n’aime pas qu’on le prenne en traitre, par derrière qui plus est. Il se venge toujours.

    A l'heure où les conditions de la victoire de MLP n’ont été aussi favorables, autant dire, la victoire assurée pour quiconque se trouvera face à elle au second tour - second tour qui n’en est plus un par la force des choses ! - force est de constater que  « le système » a volontairement organisé ce face-à-face Macron-MLP ; un face-à-face anti-gauche et anti-droite ; un face-à-face « anti-second tour Mélenchon-Fillon » : le volet social chez Mélenchon lui est insupportable ; de plus, les deux candidats partagent avec plus ou moins de détermination une aversion pour un mondialisme aveugle ; et comme cela ne suffisait pas : tous deux cultivent une certaine idée de la France dans leur choix réciproque d’une politique étrangère d’équilibre et indépendante.

    Là encore, c’est bien tout ce que le système ne peut plus tolérer, même avec un Fillon capable de se compromettre avec la finance mondiale.

     

                        Certes, seules les crises provoquent des changements profonds (les pleins pouvoirs à Pétain en 40 avec le conseil de la résistance quatre ans plus tard ; la guerre d’Algérie, le Putsch et la 5è République avec l’arrivée de de Gaulle ; le Mai 68 ouvrier et estudiantin) ; pas de crise politique pas de changement politique ; c’est sûr ! MLP victorieuse – aussi improbable que cela puisse être -, peut toutefois représenter, crise majeur aidant, un bien pour un mal : celui d’une opportunité unique de provoquer une refonte complète de la vie politique car la droite et la gauche n’ont aucun intérêt au déclin et à la disparition tout en tenant compte du fait que le FN ne peut pas être une option ni pour le système ni pour une gauche de l’anti-système.

    De plus, le passé de la France - le positif comme le négatif -, l’interdirait. Aucun ralliement donc de la droite dite de gouvernement ne peut être envisagé par MLP sinon dans les marges, toutes petites marges.

    Moralement, personne ne peut se risquer à un ralliement à MLP : notez qu’une partie de la droite et tout le centre sont déjà partis chez Macron car Macron, cette nouvelle figure en carton-pâte qui fait tourner nombre de têtes, c’est l’avenir… l’avenir de tous ceux qui ne veulent rien lâcher : faut dire que l'on vit tellement bien et mieux sur le dos de tous les autres, tous arrimés et condamnés qu'ils sont à un salariat au salaire obscène d’une précarité haïssable !

    De plus, MLP a très peu profité des déboires judiciaires de la famille Fillon.

    Reste que… pour un électeur de gauche, seule l’abstention au second tour fait sens.

     

    ***

     

                        « … Vous n’avez pas voulu d’un second tour Valls-Juppé, un second tour du même avec le même… qu’à cela ne tienne : contents ou pas, vous aurez Macron comme Président ! »

                        Mélenchon, Hamon, Pierre Laurent, Jadot, Lafont patron de l'UDI, Fillon...  et c'est alors que tous devront appeler à voter Macron pour faire barrage à MLP le soir de premier tour car il ne sera pardonné à aucun d'entre eux de ne pas le fait.

    Que voulez-vous : le système est impitoyable et sans merci. Il prend tout et ne vous laisse rien. Il n’offre qu'une seule échappatoire : se soumettre, perdre son âme, et périr par la même occasion.

     

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    Pour prolonger, cliquez : La fuite vers Macron

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  • Benoît Hamon : l'homme sans destin

     

    hamon vainqueur d ela primaire.jpg

                   Vainqueur incontesté avec 58,88% des voix de la primaire de la gauche en janvier 2017, l'ancien ministre de l'Éducation qui a terrassé Manuel Valls, Benoît Hamon, a gagné le droit d'être candidat à l'élection présidentielle d'avril et de mai 2017.

                  Aujourd'hui, 4 mars 2017, deux mois plus tard, à la tête d'une campagne sans souffle, force est de constater que Benoît Hamon semble avoir aussi et surtout gagné le droit de perdre cette élection ; et plus les semaines passent et plus cette candidature ne semble pas simplement illusoire mais dérisoire aussi car ce souffle, souffle propre à la gauche, ce vent porteur, c’est bien chez Mélenchon qu’il souffle ce souffle... à 10%.

    Soit dit en passant, même à ce niveau de popularité, grande est la tentation d’évoquer,  à propos du score de Mélenchon, une candidature-témoignage un peu à l’image de celle d’un Poutou ou d’un Cheminade.

     

                 Mais alors, quel sens donné à la campagne de Benoît Hamon ? Comment la qualifier ?

    Candidat du vide, vide laissé par le retrait de Valls et par l’instrumentalisation venue tout droit de l'Elysée d’un innocent, Emmanuel Macron, puceau de la politique qui semble croire qu’il doit tout à ses qualités supposées et à son physique de gendre idéal... un Macron qui s’est pris au jeu, même s'il lui faudra bientôt entonner le refrain d'une chanson célèbre « J’me voyais déjà »...

    Oui ! Benoît Hamon fait campagne et sa campagne meurt à petit feu. Un Benoît Hamon qui n’a pas et n’a jamais eu, dans tous les cas de figure, un destin présidentiel car, soyons lucides et sérieux un instant : à ce destin présidentiel, il ne peut raisonnablement pas y prétendre ; sans doute peut-il espérer occuper le poste de premier secrétaire du PS, un secrétaire de plus, très certainement le dernier du nom ; mais rien n’est moins sûr car Valls veille dans l'ombre ; il pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite de Benoît Hamon dont le programme pourrait tout aussi bien convenir aux années 70 et 80 ; programme symptomatique d’une classe politique sans flair, sans imagination ni vision.

    Hamon, un candidat sans doute trop heureux d’être là où il est alors que personne ne l’attendait ; candidat au sourire complaisant ; auto-satisfaction de celui qui n’en revient pas d’être candidat ; et cela semble suffire à son bonheur.

    Quant aux électeurs…

     

              Non, décidément, Hamon est bien un candidat sans destin. Et ce n’est certainement pas Fillon avec ses déboires judiciaires - déboires indissociables, rappelons-le, de la candidature de Macron et de son score -, qui nous contredira. Macron et Fillon l’ont compris très tôt. C’est la raison pour laquelle tous deux ne lâchent rien ; l’un baignant dans un lyrisme un peu ridicule et l’autre, jouant la carte de celui qui jamais ne renonce face à l’adversité : une qualité, c’est sûr.

    Un présidentiable, ça se renifle à des kilomètres : ç’a une odeur, voire même un parfum : celui d’un destin  et celui de la victoire ; Mitterrand et Chirac étaient de ceux-là. Avec Hamon, aucune odeur sinon celle de l’accident. Et si la fonction fait l’homme, cette fonction de candidat ne l’a pas transformé : Hamon a gardé le même costume, la même taille et le même style.

    Décidément non ! Ce rôle de candidat à la présidentielle 2017, Hamon ne l’a pas saisie à bras-le-corps, le verbe haut ; faut dire qu’il lui manque un bras ; et puis, comme un malheur n’arrive jamais seul : amputé par Mélenchon, une jambe aussi.

    A l’heure du bilan et de l’analyse de son échec, le rappel de cette amputation lui sera d’un grand secours. Pour sûr !

     

    ***

     

                                              To be or not to be

                En ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon, on ne peut que constater ce qui suit : réconcilier la gauche avec le PS au sein duquel toute synthèse n’est plus possible, et jamais plus elle ne le sera… la seule réconciliation souhaitable passe inévitablement par la dissolution du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" qu'auront été Fabius, Valls et Hollande ; car le PS ne pas être réformé et tous les partis meurent un jour.

                Parce que le PS doit mourir pour que la gauche renaisse, il est là le destin de Benoît Hamon : être celui qui portera et conduira cette dissolution et cette reconstruction sur les bases suivantes :

    Construire un mouvement plus qu'un parti (mouvement qui place en son centre les militants) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes qui soutiennent Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable ; porte-parole multiples ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force de plusieurs centaines de milliers d'activistes, avec pour objectif : un mouvement dont on pourra évaluer le poids électoral entre 15 et 20% ; mouvement alors incontournable pour quiconque souhaitera former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable : que personne ne puisse se passer de vous.

                  Faire naître une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale telle est donc la mission qui attend Benoît Hamon dans les années à venir car, mieux vaut savoir perdre un peu aujourd’hui pour gagner plus demain : plus de pouvoir, plus de crédibilité.

                  Pour l'heure... élection présidentielle, victoire, défaite... pour toute consolation : qui reprochera à Hamon sa défaite ? Personne. La primaire ne pouvait qu'élire un perdant. Et puis, qui peut bien envier la victoire à venir de la droite car, quand on pense à ce que le « vainqueur » aura gagné : quel pouvoir ? Quelle liberté d’action ?

    Poutou le non-candidat nous le rappelle : « Faire campagne dans l'espoir d'occuper les lieux de non-pouvoir que sont l'Elysée et Matignon est absurde. »

     

    ***

     

                 Dissolution du PS...

    Reste à décider de l’agenda : quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ? Ou bien encore, après les Législatives ?

                 Reconstruction de la gauche...

    Il se pourrait bien que ce destin-là soit déjà trop grand pour le petit Hamon, élève studieux certes qui apprend bien ses leçons et qui rend des devoirs acceptables mais où est l’excellence dans tout cela car c’est bien ce qui est requis aujourd'hui : l’excellence d’un esprit clairvoyant qui aura tout anticipé car tout compris.

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    Pour prolonger, cliquez : Serge Uleski et la présidentielle 2017

     

     

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  • L'élection présidentielle 2017 : cette élection à un tour

     

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                  Tous l'ont compris : celui qui passe le premier tour de la Présidentielle, face au FN, est assuré de rafler la mise : la Présidence de la République.

    Occuper l'Elysée 5 années durant, 10 peut-être... c'est pas rien ! Tout en continuant non pas à donner mais bien plutôt à obéir aux ordres (la Banque, le Medef, la Commission européenne, l'Allemagne, les USA, Israël et les Monarchies du Golfe) ... tout en affichant des allures de patron, fanfaronnant du haut du perron de l'Elysée... pour n'avoir finalement, privé de courage, qu'un seul talent : celui des manigances politiciennes destinées à se maintenir cinq années de plus !

                 Si Macron en fait beaucoup et si Fillon s'accroche désespérément, cherchant à gagner du temps - il sait les humeurs changeantes, les opinions instables ; il sait qu'un événement peut en cacher et en chasser un autre, très vite, et que le corps électoral a plus ou moins intégré le fait que les motivations de la classe politique sont aussi d'ordre vénal -, c'est que tous deux savent la victoire tout près...

    Faut tenir bon pour Fillon...

    Continuer d'en faire des tonnes pour Macron... meeting après meeting...

    Car si les hyènes, les chacals, les vautours et autres charognards sont capables de sentir l'odeur du sang et des carcasses putrescentes à des kilomètres, les Macron et Fillon ont senti la victoire là, à portée de main - une victoire qui hurle, assourdissante et qui ne demande qu'à se donner sans réserve et sans état d'âme - face à une Marine le Pen qui ne peut espérer jouer qu'un rôle de sparring Partner au second tour de cette non-élection présidentielle.

    Tous deux ont donc reniflé cette victoire quasi acquise et puis une autre donnée aussi : parmi les 45 millions d'électeurs, du moins.... parmi ceux qui se déplacent encore et qui bravent l'abstention comme d'autres le mauvais temps, on y trouve toujours autant de pauvres bougres amnésiques, complaisants, d'une sottise d'une invention toujours renouvelée, année après année, génération après génération ; et ça aussi, le politique sait l'identifier très tôt et très vite ; le corps électoral est une fille facile qui se laissera toujours faire pourvu qu'on sache lui parler car les beaux parleurs et la promesse de lendemains qui chantent un bouquet de fleurs à la main ont toujours eu sa préférence.

     

                    Macron, Fillon... pour tous les deux... une aubaine cette élection ! Une affaire de premier ordre !

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS, Présidentielle et législatives 2017 0 commentaire
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