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  • Alain Finkielkraut en prime time, encore et encore !

                   Portrait linguistique d'Alain Finkielkraut par Thomas Guénolé

     

                Thomas Guénolé, politologue, dresse le portrait d'Alain Finkielkraut chez Ruquier le 3.10.2015. Un portrait linguistique sur mesure à propos d'un grand petit bourgeois qui a peur de tout sauf de sa propre image dans le miroir car Finkielkraut a décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n'est pas "Alain Finkielkraut". 

                 Ne s'attaquant jamais aux causes, se cachant derrière Péguy sans doute pour ne pas avoir à citer Maurras et Barrès (1), que l'on se rassure à propos de cet anti-intellectuel forcené: Finkielkraut n'a aucune espèce d'importance. Seule son omniprésence dans les médias nous oblige à intervenir et à le remettre à sa place à chaque fois que l'opportunité nous est donnée de le faire.

     

    1 - Heureusement que ces derniers étaient antisémites, ou bien encore : heureusement que Finkielkraut est juif car, dans le cas contraire, on pouvait craindre le pire : le ralliement de Finkielkraut à la pensée de ces deux auteurs aujourd'hui jugés infréquentables.

    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut, contre toute raison

     

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                   Echange entre  Finkielkraut et une jeune femme nommée Wiam Berhouma le jeudi 21 janvier sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes"(2).

    On peut dire que cette jeune enseignante en anglais de Noisy-le-Sec a offert un "moment de vérité" aux téléspectateurs de France 2 en s'adressant à Finkielkraut comme suit : "Là où votre rôle d'intellectuel était d'éclairer les débats, vous avez, au contraire, obscurci nos pensées, nos esprits, avec tout un tas de théories vaseuses et très approximatives."

    En effet, la faillite de cet essayiste anti-intellectuel est totale.

     

                 L'intervention de cette jeune femme a chauffé les esprits ; sur twitter on ne compte plus les procès d'intention à son encontre. D'aucuns évoquent même (ICI) "une créature venue de nos craintes, de nos impuissances, de nos cauchemars. Une bouche inapte à la parole..." faisant ainsi l'aveu d'un trouble qui relève, sans l'ombre d'un doute maintenant, de la psychiatrie : paranoïa délirante et raciste, névrose communautaire et perversion narcissique communautariste : voir ICI une analyse à ce sujet.

                Quant à la presse, l'hebdo Marianne qui ne souhaite manifestement pas être en reste, y est allé de son commentaire ; faut dire que cela fait des années que cet hebdo qui avance masqué, a pris l'habitude de faire dire par les autres, généralement par le camp dit "d'en face", au nom d'un pluralisme de tartuffe (dans les faits on peut scander : "Marianne et Causeur, même combat !" dans leur procès d'intention contre l'Islam et leur soutien aux USA et à Israël), ce que ce magazine subventionné par les contribuables à hauteur de plusieurs millions d'euros chaque année - et il n'est pas le seul -, pense tout haut derrière les portes closes de ses comités de rédaction.

                  Même si Finkielkraut se moque bien de l'intervention de cette jeune femme, car il sait qu'il a pour lui l'opinion publique, les médias et une grande partie de la classe politique de droite, PS compris... qu'il soit permis ici de constater une nouvelle fois ceci : en France, après les Noirs, et dernièrement encore avec un dessin de Riss, salarié de Charlie Hebdo, depuis les "Arabes" des années 60 et 70, jamais une communauté n'a été autant insultée que la communauté musulmane.

     

                    Aussi, au fil des ans, on est en droit aujourd'hui d'en tirer la conclusion suivante : l'Etat français et les médias n'ont que faire d'un Musulman citoyen, lettré, éduqué, entreprenant et sans complexe car ce Musulman en particulier est difficilement manipulable et ne permet pas l'instrumentalisation de sa religion et des religions ainsi que des extrêmes à des fins politiciennes les plus abjectes  - une des spécialités du PS depuis les années 80 : diviser la communauté nationale et continuer d'occuper l'Elysée et Matignon au service de l'Otan, d'Israël et de l'Arabie Saoudite.

                   C'est sans relâche qu'il nous faut continuer de nous en alarmer à haute voix ici et partout ailleurs.

     

     

    2 - Ce soir-là, c'est un peu comme si Pujadas nous avait demandé de choisir entre Libé et le Figaro avec le choix de ces deux invités censés représenter deux France alors qu'il s'agit de la même France, et pour peu que ces deux énergumènes puissent représenter qui que ce soit : en effet, tous deux sont atlantistes, sionistes (leadership de la voix de l'Occident des USA et d'Israël avec pour seul projet la domination et le chaos pour les réfractaires) et europhiles, telle que l'Europe a été pensée depuis Maastricht :seule la question de l'immigration les sépare (multiculturalisme, intégration, assimilation) ainsi que l'islamophobie et le racisme anti-arabe propres à Finkielkraut qui sombre sous de multiples contradictions ; entre autres : il veut bien des bombes américaines mais pas de sa culture hégémonique et destructrice des identités ; il veut l'assimilation mais son principal souci est identitaire : sa part juive et le bien-être d' Israël au détriment des Palestiniens et des populations de toute une région... 

     

    Pour prolonger, cliquez : Tariq Ramadan et l'état de la France

     

     

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

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  • E. Badinter ou quand l'hebdo Marianne invite la bourgeoisie millionnaire à sauver les jeunes filles des classes populaires musulmanes

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                    L'hebdo Marianne consacre un hors-série à la laïcité, cette maladie bien française dont on ne guérit semble-t-il jamais.

    Tous les Peuples d'Europe (Grande Bretagne, Allemagne, pays scandinaves) n'ont jamais eu besoin de recourir à ce faux concept qu'est la laïcité, à ce vocable creux et vague et qui cache le plus souvent un fanatisme anti-religieux - un fanatisme anti-immigrés aussi, musulmans et arabes de surcroît -, pour faire vivre en bonne entente leurs résidents et citoyens issus de cultures du monde entier : en effet, toutes les démocraties accordent à toutes les religions un même droit d'existence, de respect et de protection.

    Mais alors, pourquoi la France a-t-elle besoin de se distinguer à ce point ? Que cache cette problématisation de l'autre, croyant, pratiquant et aujourd’hui musulman ?

     

                     Pompadour d'un féminisme de salon, marraine de guerre des tranchées d'un féminisme de la Grande guerre contre l’obscurantisme religieux non plus des poilus mais des barbus, dans un des entretiens proposés par Marianne, Elisabeth Badinter dénonce ce qu'elle considère être les lâchetés des socialistes depuis vingt-cinq ans à propos du voile.

    Ah ! Le voile. Le voile et l'Islam, encore et toujours l'Islam !

    Coutumière du fait, E. Badinter n'avait-elle déjà déploré en 2011 dans un entretien au journal Le Monde qu'en dehors de Marine Le Pen", plus personne ne défende la laïcité ?
    Encouragée par Marianne, E. Badinter persiste et signe, le ton vengeur cette fois-ci : "Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité" (1)

     

                  Mais alors, que cela ne nous empêche surtout pas de garder la tête froide : la raison du plus "connaissant" triomphera alors de la raison du plus "borné", raison de mère maquerelle de l'émancipation féminine ! Car personne n'est autorisé à nous demander de choisir entre l'intégrisme religieux et l'intégrisme anti-religieux monomaniaque - un intégrisme anti-musulman -, érigé au rang de religion.

     

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               Année après année, E.Badinter dame patronnesse, semble confirmer son appartenance à un féminisme obtus et sectaire ; un féminisme à la manière d'un "Sauvons les femmes malgré elles !" Un féminisme "Enfer pavé de bonnes intentions" qui, dans les faits, ne connaît pas le sujet et/ou l'objet de ce qu'il croit être sa compassion ; d'où son intransigeance.

    Avec Diderot comme auteur de chevet, un auteur il est vrai bien plus respectable que Voltaire qui avait la haine du populo chevillée au corps ("la populace" disait-il), entretien après entretien, force est de conclure que E. Badinter est une femme du 18e siècle qui rend bien des services à une France et une République qui ne se reconnaissent plus aucune obligation de résultats côté justice sociale et tolérance de l'autre et son acceptation quand il est différent, et ce depuis qu'il est d'une urgence absolue d'être capable de pouvoir en afficher quelques uns... de ces résultats tant attendus et si nécessaires.

    Quant à Marianne... faut dire que cet hebdo n'est pas à son premier coup d'essai ; depuis ces derniers mois, et plus encore depuis les tueries de Janvier (Paris et Vincennes), cet hebdo est très à l'aise – à l’aise et demandeur  -, avec un discours tenu par un nombre considérable d'idiots utiles d'une islamophobie politique : principalement pro-sioniste (Michel Onfray récemment, en dernier converti) ; une islamophobie qui lorgne pas seulement du côté de la France ou de l'Europe mais aussi, du côté d'un pays étranger auquel il est décidément difficile de refuser quoi que ce soit ces temps-ci.

    Jugez plutôt : Le journal Libération, la chaîne d'information israélienne i24news et le magazine L'Express vont être réunis au sein d'un nouveau groupe plurimédias "Mag&NewsCo", détenu par le patron de Numéricable et SFR Patrick Drahi, coactionnaire de Libération, et son associé Marc Laufer. Une raison supplémentaire de ne pas lire ces journaux que l'on ne lisait plus d'ailleurs et que l'on n'avait jamais lu non plus. Un gain de temps considérable, assurément !

     

                 Si l'on doit faire un peu de sociologie, rappelons que E.Badinter dans toutes ses oeuvres de bienfaisance est, tout comme Voltaire, une millionnaire (2) rentière (elle fait travailler les autres !) qui appartient à une bourgeoisie qui se prête d'autant plus facilement à ce type d'instrumentalisation ou de récupération de la part des médias (la promotion d'une laïcité islamophobe de républicains intégristes, le plus souvent atlantistes et sionistes) que cette classe sera toujours, in fine, une fois dos au mur, confrontée à l'insoumission, à l'incontrôlable, à la liberté d'autrui, du côté de l'exclusion et de l'humiliation aux fins de domination économique, intellectuelle et morale dans laquelle se niche un dogmatisme qui n'est pas exempt d'un impensé colonial et d'un inconscient colonialiste : chassez le naturel, il revient galopant et triomphant ! même dans l'amertume et le ressentiment car l'échec rend mauvais.

                 Mais alors, pourquoi ne pas inviter E. Badinter à prendre quelques leçons auprès d'Edgar Morin par exemple ! Un Edgar Morin tellement plus sensible, c'est-à-dire, tellement plus au fait avec ce qui est, pourquoi ça l'est et pourquoi, dans certaines circonstances, il est important que ça le demeure ; car E. Badinter confirme une fois de plus que l'intolérance vient de l'incompréhension qui a pour racine l'ignorance et un rigorisme dit laïc ou laïcard, aveugle, aussi charitable que condescendant, tout en gardant à l'esprit qu'il est plus important de comprendre que de savoir. Quant à savoir - assumant que E. Badinter a bien dû lire quelques livres à défaut d'être capable de sortir de sa classe et de son arrondissement, -, ne pas avoir compris ce que l'on sait, c'est sans doute là le pire des maux ! E. Badinter semble y avoir succombé.

     

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                La bêtise au mieux, fruit d'un dogmatisme aérien, voire galactique sans prise sur la réalité des conditions d'existence, au pire une conjuration, prospère dès qu'on cesse de la dénoncer... aussi, ne baissons jamais les bras : dénonçons-la sans relâche car il en restera toujours quelque chose !

    Devinez quoi !

    De l'intelligence ?

    C'est fort possible.

     

     

     

    1 - Faut-il s'attendre à un "rapprochement" entre ce qu'il est convenu d'appeler "les sionistes" et l'extrême droite dans sa version Front National ? Une analyse vous est proposée ICI

     

    2 - En 2011, le magazine Challenges estime la fortune de E. Badinter à 652 millions d'euros, soit la 56e fortune de France, puis la 51e. En mars 2012, elle est classée par le magazine américain Forbes 13e personne la plus riche de France, avec une fortune familiale estimée à 1,1 milliard de dollars.
     

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                      Avec "Femme voilée dans la boîte", l'artiste engagée Sonia Merazga incarne une performance artistique inédite à propos des règlements et lois d'exception liberticides, ici, en France, à l'adresse des femmes voilées...

    Jusqu'à leur exclusion et... déshumanisation ?

                                C'est la question que pose cette artiste.

     

     

    Pour prolonger, cliquezLe féminisme et l'Islam : foulard et liberté

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  • Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses…

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.


    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)


                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.


                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».


    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…


                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.


                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :


    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.


                 Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !


                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche adressé à notre essayiste au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?


    Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques le touchent directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à tout point de vue opposé ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux "larbins" d'une ploutocratie à vocation oligarchique.


                     C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"


    ***

     

              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, et plus récemment Edwy Plenel… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.


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  • Dieudonné et Alain Soral présentent le parti "Réconciliation nationale"

     

                    Ayant sans doute accès aux messageries de Dieudonné et d'Alain Soral, ainsi qu'à leurs portables grâce à des contacts noués avec la DGSI, Edwy Plenel qui semble s'orienter jour après jour vers un journalisme qui n'hésite pas à exploiter des informations collectées en toute illégalité - se reporter à l'affaire Bettencourt dont l'exploitation des écoutes illégales par Médiapart aura été sanctionnée par la loi, puis à l'affaire Cahuzac -, par des services de l'Etat qui n'ont aucun souci du droit, pour des raisons non pas idéologiques mais bien plutôt... d'impératifs commerciaux - plus de buzz et d'abonnés ! Toujours plus ! -, Edwy Plenel  et son journal en ligne, Médiapart, l'avaient annoncé avant les intéressés eux-mêmes : l'humoriste Dieudonné et l'essayiste Alain Soral créent  le parti "Réconciliation nationale".

     

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                     Pour sûr, les masques vont prochainement tomber ! Car il se pourrait bien que ce souci de réconciliation nationale en gêne plus d'un et plus d'une ! En effet, entre la diabolisation des Musulmans par Zemmour et le FN et la tentative de criminalisation de l'anti-sionisme ou plus simplement de la critique d'un quai d'Orsay et d'un palais de l'Elysée totalement sous influence israélienne et atlantiste, jusqu'au chantage à l'antisémitisme, dans et par les médias dominants ainsi que les médias dits "indépendants" - Médiapart, Marianne, le Canard enchaîné en autres -,  avec l'appui du PS et d'une partie de l'UMP... sorte d'union sacrée, force est de constater que pour la dite "réconciliation nationale" l'espace risque d'être sacrément réduit, voire inexistant ; d'où le coup de chapeau que l'on adressera à Dieudonné et Alain Soral pour leur tentative d'exposer au grand jour les contradictions d'un système qui n'a plus qu'un souci : diviser pour continuer de régner, oscillant entre désinformation et duplicité ; une duplicité propre à une bourgeoisie aux abois mais unie contre ce qu'elle considère être des "gueux" qu'elle soupçonne de ne plus vouloir jouer à colin-maillard avec elle qui voit tout, entend tout et domine tout jusqu'à distribuer les rôles de chacun.

    Ce que ne pardonne pas "le système" à un essayiste tel que Soral, contrairement à Zemmour qui est partout chez lui dans les médias, s'est bien de ne pas être raciste en général et  islamophobe en particulier ainsi que sioniste, ou du moins, de refuser de se taire à propos d'une idéologie tentaculaire et anti-humaniste. Car enfin, que l'on nous montre un essayiste, un seul, qui ne soit ni islamophobe ni sioniste, qui soit invité régulièrement dans tous les médias dominants et les médias dits "indépendants" ?

    Ne cherchez pas, vous n'en trouverez pas.

    Et cette vérité-là, aucun média ne pourra l'entendre. La guerre est donc inévitable. Médiapart sera le premier média-tartuffe d'une indépendance feinte à ouvrir les hostilités contre Dieudonné et Alain Soral. En effet, sur Médiapart depuis deux semaines, on ne compte plus les articles... caricaturaux (1), cela va sans dire, qui prennent pour cible Alain Soral en priorité, épargnant Dieudonné pour l'heure. A moins que les médias ne se soient répartis les tâches et les rôles.

                    Grand-Guignol, jeu de massacre ! Ambiance assurée !

    Mais alors... que la fête commence ! Et vite !

     

    1 - Il est vrai que pour attaquer un Finkielkraut et un BHL, il faut pouvoir montrer patte blanche : taper sur Soral et Dieudonné.

    ICI, à toutes fins utiles, vous trouverez quelques infos concernant la composition de la rédaction de Médiapart.

     

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  • Des nouvelles de la Syrie...

     

    Du gaz sarin dans l'arsenal djihadiste mais Obama s'est tu

     Courtesy of Marianne

     
     
     Les dernières révélations du journaliste américain Seymour Hersh
     
     
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              Pour mieux accuser Bachar al-Assad de l’attaque chimique du 21 août dernier dans la banlieue de Damas, l’administration américaine aurait caché que le Front al Nosra disposait de gaz sarin...

     


    Charles Dharapak/AP/SIPA
     
     
              Le camp du bien contre le camp du mal dans la tragédie syrienne ? Cela fait longtemps que la réalité a balayé cette thèse lénifiante. S’il reste encore des Candide, les dernières révélations du journaliste américain Seymour Hersh vont mettre leur angélisme à rude épreuve. Des infos si sensibles qu’aucun journal de son pays n’a eu le cran de les publier !

    C’est la London Review of Books, le magazine littéraire britannique, qui a accueilli l’enquête de Seymour Hersh, célébrissime aux Etats-Unis pour avoir dénoncé naguère le massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam et, plus près de nous, le scandale des sévices infligés aux prisonniers irakiens dans la prison d’Abou Ghraib.
     
               Selon Seymour Hersh, ce scoopeur sans peur, l’administration Obama aurait délibérément caché les conclusions d’un rapport secret sur les capacités du Front Al Nosra, la milice des rebelles syriens djihadistes, à produire du gaz sarin. C’est un haut responsable de l’Agence chargée du renseignement militaire qui aurait réceptionné le document.

    Un document très étayé qui citait les noms des petits chimistes préférés d’Al Nosra, dont un certain Ziyad Tarik Ahmed, ancien militaire irakien spécialiste des armes chimiques. Ces informations capitales précédaient de deux mois la fameuse attaque du 21 août dans la banlieue de Damas, imputée par (presque) la totalité des médias au régime de Bachar. Cette tragédie a failli entrainer une intervention internationale en Syrie, dont François Hollande s’est révélé l’un des plus chauds partisans tandis que Barack Obama opérait assez rapidement une volte-face spectaculaire.


             Obama a « sélectionné » les renseignements qui lui avaient été transmis. Pas question de jeter l’opprobre sur le camp du bien, alias les révolutionnaires opposés au tyran. Pas question d’évoquer à l’époque la guerre qui opposait déjà les rebelles à d’autres rebelles, pas plus que les crimes de guerre commis par ces anges déjà très sanglants. Pourtant, des rapports alarmants sur les massacres de civils commis par les preux révoltés étaient déjà sortis dans les ONG et la première mention du gaz sarin aux mains d’Al Nosra remonte à la fin 2012 !

    Les conclusions du document auquel se réfère le journaliste américain sont donc, non seulement plausibles, mais presque tardives. Le fait qu’elles aient été dissimulées par l’administration américaine, comme le soutient Hersh, constituerait donc un scandale d’Etat, aussi énorme qu’a pu l’être en son temps – février 2003- le mensonge de Bush et Colin Powell sur l’arsenal biologique de Saddam Hussein.
        
                 Tous les médias américains (et français ? ndlr), tétanisés par ces accusations, se bouchent le nez. Rappelons qu’ils s’étaient tous alignés sur les mensonges bushistes à la veille de l’intervention en Irak. Seymour Hersh était seul alors. Comme aujourd’hui.
     
     
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    Pour prolonger, cliquez Syrie mon amour !

     

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  • Haro sur un Africain, une Arabe musulmane et un Français de souche

     

                       La colère est nécessaire dit Aristote. Quelle victoire obtient-on sans elle, si elle ne remplit notre âme, si elle n'échauffe notre coeur ? Seulement, il faut s'en servir non comme d'un capitaine mais comme d'un soldat : ne pas lui obéir mais lui commander. Car tôt ou tard, à notre heure, le soldat devra obéir au signal de la retraite.

     

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    Dieudonné le métis camerounais, clown au nez noir, humoriste satiriste sans rival au service d’un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants.

    Dieudonné n’est-il pas alors le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?


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    Avec l’abandon en 1983 d'un projet destiné à contrer l'offensive néo-libérale s’ensuit un deuxième abandon : celui des classes populaires livrées au chômage et à la violence d’un libéralisme économique  sans précédent ; arrive alors SOS racisme et le détournement d’un élan qui se voulait fraternel et rassembleur porté par des français issus de l’immigration, appelé « Marche pour l’égalité » ; récupération dans le but de reléguer les classes populaires blanches et européennes maintenant stigmatisées, accusées de tous les maux – racisme, antisémitisme, xénophobie, islamophobie -, et à propos desquelles le PS ne fondait plus aucun espoir électoral, à la désertion des urnes ou au vote FN, vote stérile,  avec l’appui de tous les médias qui tiennent depuis trente ans un rôle stratégique dans la production et la diffusion d’une doxa qui recouvre tout : à la fois la finance, l’économie, le politique et la culture.

    Il reviendra à Farida Belghoul  de dévoiler au grand jour toute la supercherie de ce système de domination par la division et la diversion ; elle refusera la récupération de cet élan par le PS et SOS racisme.

    soral.jpgSavoyard autodidacte, Alain Soral est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Lucien Golmann, de Philippe Muray, de Michel Clouscard et de Jean-Claude Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.

                       Dieudonné, Farida Belghoul et Soral... trois figures bannies des médias et contre lesquelles une guerre dissymétrique sans pitié est menée (une de plus… après le Moyen-Orient, le Maghreb et l'Afrique subsaharienne) et un verdict sans appel quotidiennement rendu de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

    Il est dit que ni SOS racisme (on ne sourit pas !) ni la Licra (non ! on ne se moque pas !) ni le MRAP (on ne pouffe pas !)  et ni la Ligue des droits de l'homme (on ne s'étouffe pas !) ne voleront à leur secours.

    On notera au passage que ces trois figures, l’Africain, l’Arabe musulman et le Français de souche auraient dû symboliser un modèle  multiculturel dont le PS et les Verts souhaitait assurer la promotion.  Et c’est sans doute là toute l’ironie de la situation : que ce soit précisément cette France Black, Blanc, Beur qui mette à mal une idéologie de domination dont la loi d'airain a pour seul modèle : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes.

    Car dans les faits, il n’a jamais été question de rassembler ce pays autour d’une idée forte qui aurait le souci de la justice pour tous mais bien de le diviser, de le dépecer pour mieux le livrer à une oligarchie mondiale seule capable de garantir à une classe politique sans courage et sans projet digne de ce nom, secondée par une classe économique et médiatique vorace, des carrières nationales, européennes et mondiales mirobolantes, sur le dos de la démocratie, du monde du travail et de l’histoire sociale et culturelle de tout un pays, voire d’un continent : la France et l’Europe.

     

    ***

     

                    Dieudonné, Farida Belghoul et Soral...combinaison explosive !

                    Pour leur faire face et pour leur faire la guerre... , cet autre trio : les Médias dominants (qui appartiennent à l’hyper classe économique : banque, armement et industrie du luxe), une classe politique UMP – PS et une bourgeoisie à la tête d’une presse dite « indépendante » et « alternative » : Marianne, le Monde Diplomatique, Médiapart, Charlie Hebdo… ainsi qu’un vieux modèle de presse et d’expression : le Canard enchaîné.

    On n’oubliera pas non plus des universitaires au sujet desquels, encore une fois, Marx avait vu juste lorsqu’il affirmait en 1844 que les fonctionnaires  - ici, on ciblera en priorité les universitaires et autres enseignants des Grandes Ecoles -, sont les gardes chiourmes (sorte de garde prétorienne) d’une domination exercée par l’Etat dans une alliance de gouvernement avec le grand Capital (aujourd’hui… oligarchie mondiale ou mondialiste)  par le biais des multinationales et de la Banque.

    Bien évidemment, on pensera aussi  à La Trahison des clercs de Julien Benda

     

                    Mais... revenons à cette presse dite "indépendante" et à ses supplétifs... une presse qui se croit et se veut « alternative » entre les mains d’une bourgeoisie de la bien-pensance et du politiquement correct, actrice d’une fausse rébellion contre un ordre établi qui les subventionne (aide de l'Etat en dizaines de millions d’euros ; universitaires fonctionnaires à l’abri du besoin) et qu’ils ont  parfaitement adopté.

    Pensez seulement à Médiapart (son patron est le fils d’un Vice-recteur de la Martinique) qui s’est fait une spécialité de s’appuyer sur des poètes et des auteurs issus du colonialisme et de la traite négrière qui n’ont fait finalement que célébrer la langue de leurs maîtres  - Césaire et Senghor : l’un finira maire de Fort-de-France en Martinique, l’autre Président du Sénégal ; et plus près de nous dans le temps, un Edouard Glissant et un Chamoiseau : ce dernier  a fini au café de Flore et à la Closerie des Lilas-, tous inopérants sur un plan politique et sur leur capacité à établir un rapport de face avec qui que ce soit, et par conséquent, inoffensifs.

    Jugez plutôt : à propos de l’élection d’Obama, Glissant et Chamoiseau parleront de « véritable miracle » - de quoi faire hurler de rire ou de rage n’importe quel activiste.

    L’hebdomadaire Marianne (en difficulté faute de lecteurs payants) soutient un Front de gauche sans troupes ni assise populaire, composé en grande partie de fonctionnaires de l’enseignement et de syndicalistes - cherchez l’erreur !

    Le Monde diplomatique, quant à lui… et à l’heure où sur Internet la dissidence fait rage… et gratuitement qui plus est, ce mensuel privé de lecteurs, est à la recherche de mécènes pour assurer les fins de mois, payer les imprimeurs et les salaires (sûrement confortables) de ses permanents.  D’où son repositionnement et son ralliement au lynchage médiatique de notre trio.

    Charlie Hebdo a fait de l’insulte d’une population la plus fragilisée et la plus exploitée de notre société - les Musulmans -,  son fonds de commerce… 

    Et pour finir : le Canard enchaîné dont l’humour passé et repassé, mille fois ressassé, et l’ironie… sentent un peu, il faut bien le dire…l’urine et les couches culottes de l’incontinence à la fois analytique et stylistique.

    Tous ligués donc... contre un métis camerounais, une algérienne musulmane et un français de souche autodidacte ; tous à leur faire la guerre... guerre à trois symboles non pas de la domination de classe mais de l’humiliation : Africain noire, populations arabo-musulmanes et Français de souche déclassés et autodidactes  - y compris ceux des classes populaires auxquelles tous les procès sont faits : inadaptation au monde, xénophobie, homophobie, islamophobie, racisme, antisémitisme... depuis que le PS, comme un fait exprès, a abandonné l’ambition non pas tant de changer le monde que de protéger les plus faibles d’entre nous tout en les élevant à l’infinité de tous les possibles d’êtres humains en devenir, et ce quelle que soit leur condition d’origine ; coïncidence qui vaudra à quiconque se met en tête d’insister sur sa concomitance d’être qualifié de complotiste paranoïaque. 

     

                      Cette bourgeoisie dite progressiste et tolérante - bourgeoisie de « gauche » de la fausse rupture -, se définit évidemment selon le critère de la production d’un discours autour de ce qu’elle croit incarner : un contre modèle aux médias dominants.

    Pour cette bourgeoisie-là, l’obligeance est inconcevable. Offensive d’un côté, forteresse de l’autre, la mentalité de cette classe prône avant tout les liens, pas seulement du sang, mais de la convergence de vue et de comportement. Dans ce qu’elle croit être leur dissidence, tous ont les mêmes réflexes et la même prudence : savoir jusqu’où  ne pas aller trop loin et contre qui ; et plus important encore : ne jamais nommer ni les choses ni les gens, cultiver le flou d’une rhétorique de la bien-pensance et d’un politiquement correct qui épargne bien du souci à ceux qui pourraient en retour, le leur en causer quelques uns.

    De plus, cette bourgeoisie de l’opposition au système, est bien trop sûre de ses catégories de pensée  pour accepter la moindre remise en cause : «Nous remettre en cause ? Mais pourquoi faire ? Nous l’avons déjà fait en proposant une autre information indépendante ! »


    Aussi, ne la mettez jamais face à ses contradictions ! Ne la prenez jamais par surprise !  Ne lui échappez pas ! Ne lui résistez pas ! Car elle doit pouvoir tout anticiper de ceux au nom desquels elle prétend œuvrer.
    Et enfin : ne forcez jamais cette bourgeoisie à se décevoir ! Sa férocité sera à la hauteur de tout ce qu’elle soupçonnait en elle et que des « gueux » viennent  maintenant révéler au grand jour, à son grand embarras et bientôt, à son grand désespoir : « Comment ça ? On ne vaut donc pas mieux que les autres ? »

     Confrontée à sa propre duplicité, c’est alors qu’arrivent la colère et une volte-face pas tant au nom d’intérêts de classe (et/ou d’une solidarité d’appartenance ethnique), que des grands principes avec lesquels elle ne saurait transiger, et alors que ces grands principes ne sont aucunement au cœur de la problématique en question.

     

                     Tel un rituel macabre, véritable jeu de massacre dans une action soutenue que rien ne peut empêcher et qui prend la forme d’une imparable montée du désir de vengeance…  cette folie, non pas à deux, mais à trois (rappelons les protagonistes : les médias dominants, la classe politique et une bourgeoisie à la tête de médias dits « alternatifs »  ou « irrévérencieux ») sous-tend un puissant désir de retour à la normale, à l’harmonie d’un ordre, au statuquo, dans l’univers clos et sécurisant d’une dissidence qui ne se donne les moyens de rien car, cette bourgeoisie-là, pas plus que l’autre, n’est disposée à en payer le prix : il y a les autres ; ils n’existent que pour ça d’ailleurs : payer l’addition à sa place !

    Cette restauration de l’harmonie, de l’équilibre passe toujours par le meurtre du trublion provocateur, incontrôlable, libre comme cette liberté qu’aucun bourgeois quel qu’il soit n’accordera à un métis, à un Arabe, à un Musulman ou un Français de souche déclassé car tous demeurent à jamais la mauvaise conscience d’une bourgeoisie qui appartient à une gauche dite « sociétale » (Clouscard, Michéa, Muray et Soral ont tout dit à son sujet), dont le profond mépris pour celle ou celui qui ne peut rien pour lui-même, engendre une culpabilité qu’un politiquement correct  vient apaiser  mais pour un temps seulement.  

    Car… chassez le naturel… il revient au galop.

    Médias dits « alternatifs » contre « médias dominants », les humoristes à leurs places, là où fleurissent les blagues de potaches sans suite dans les idées ... et la démocratie sera bien gardée !

     

                    Toujours prompte à se montrer compatissante, avec cette bourgeoisie, le moment où tout bascule est le moment où ses intérêts économiques sont menacés : subventions d’Etat, carrières universitaires, manque à gagner dû à la perte de lecteurs.

    Classe insidieuse dans laquelle des psychologies opaques prospèrent comme autant de points aveugles de la psyché humaine, si les coupables peuvent être aussi des victimes, avec cette bourgeoisie-là, aucun risque : elle est seule coupable puisque son pouvoir reposera toujours sur la dépossession de plus grand nombre.

    Chacun de ses sourires adressés aux humbles, aux sans-grades, cache l’auto-satisfaction de ceux qui sont aux commandes et qui contrôlent toutes les situations ; chacune de ses joies est volée à la mélancolie du déclassé ou au désespoir de la bête de somme abruti par un travail dégradant.

    Une bourgeoisie en apparence moderne, esprit libre-penseur et républicain d’une complaisance inouïe avec ses propres contradictions  – c’est la paille dans l’œil du voisin et la poutre dans le sien -, dont l’avantage comparatif et son ascendant rhétorique ont pour sécurité la possibilité d’en jouir pleinement chez les confrères des médias dominants et concurrents, passant de l’un à l’autre en toute fluidité : dominant/alternatif – alternatif/dominant - le Monde diplo/France Inter, France Inter/le Monde diplo ; ou bien encore : Médiapart/France2, France2/Médiapart…

    L’affirmation de cette classe passe toujours par l’exécution des trouble-fête qui outre-passent leur fonction de clowns et de fous du roi ; tout comme  la bourgeoisie d’une droite sans complexe n’existe que parce qu’elle est capable de bannir et de calomnier,  c’est dans l’élimination sociale que cette autre bourgeoisie résout ses propres conflits de conscience : « Chassez loin de moi cette vérité à mon sujet que je ne saurais voir et accepter !»

    Si la conscience de classe est là de part et d’autres, le regard-faisceau d'un métis, d'une Algérienne musulmane et d'un Français en disgrâce,  transperce les certitudes de cette bourgeoisie, blesse mortellement son orgueil et la brûle de l’intérieur car à ses yeux, cette combinaison africaine, maghrébine et française n’a qu’un seul tort : remettre en cause sa prétendue supériorité morale et intellectuelle tout en lui rappelant (preuve à l’appui – celle de son ralliement à la campagne de diabolisation de nos trois comparses) qu’elle est finalement, elle aussi, du côté de la domination.

    Et c’est bien cette brûlure qu’elle ne leur pardonne pas.

    Les paroles disent une chose et les faits… une autre. Or, notre trio infernal du tiers et du quart mondes refuse ce jeu de dupes : « Vous n’êtes pas ce que vous dites ! En revanche, nous…  nous le sommes ! ».

     

                      Chez cette bourgeoisie qui se plaît à se penser rebelle, compassionnelle, généreuse et honnête, on trouvera le désir d’être reconnue en tant que gardienne d’une moralité qui, dans les faits, n’a qu’un seul souci : balayer au plus vite de sa conscience l’absence d’un véritable engagement au prix de tous les risques (physique et matériel) en faveur de la justice et de la liberté, oublieuse du fait suivant  : qui ne risque rien n’a aucune leçon à donner à qui que ce soit !

    Et jamais cette bourgeoisie-là n’acceptera qu’on la mette en danger ;  et un seul danger la guette : qu'on expose au grand jour la duplicité de son existence privée comme publique  … ou pour le dire autrement : son caractère hypocrite, égoïste, lâche face aux puissants et intransigeant face aux dominés, et ce à chaque fois qu’elle est prise en défaut... et en faute.

     

                      Après Renoir et « La règle du jeu » en 1939, c’est Claude Chabrol qui nous le rappellera dans «  La cérémonie » en 1995.

     

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    Pour protéger sa fille, sa moralité et l’unité de la famille Lelièvre - famille recomposée archétypale d’une bourgeoisie entrepreneuriale -, et châtier au passage celle qui osera s’attaquer à sa respectabilité, Lelièvre père à qui on aurait volontiers donné tout de même le bénéfice du doute quant à la perversité des travers propres à la classe auquelle il appartient (1), sera sans pitié face à quiconque menace, non pas le confort matériel maintenant acquis et sécurisé d’une classe qui n’a plus à s’expliquer depuis des générations, mais bien plutôt son confort moral  : « On est des gens bien ! On ne laissera personne nous salir !» ; Lelièvre père sacrifiera « la bonne » en la congédiant ; décision prise en cinq minutes montre en main ; et le destin de cette "femme de maison" analphabète de basculer pour toujours avec ce licenciement sans préavis : « Si vous êtes analphabète ce n’est sans doute pas entièrement de votre faute… mais  il faut que vous soyez disparue dans une semaine. »

     

                Aussi, qu’il soit permis ici de proposer à la réflexion des uns et des autres dans les années à venir, ce qui suit : si cette bourgeoisie des médias dits «alternatifs et indépendants» devra un jour rendre des comptes … cette bourgeoisie de la fausse dissidence qui se précipite dans les abris dès la moindre alerte, ce sera de nous expliquer comment elle a pu , aux côtés d’une hyperclasse et de ses supplétifs, ne pas trouver quoi que ce soit à sauver chez ces trois damnés de la terre : l’Africain, l’Arabe musulman et le Français de souche autodidacte.

     

     

     

    1 - Chabrol choisira délibérément de tout faire pour que l’on trouve cette famille Lelièvre décidément sympathique, généreuse, humaine et compréhensive ; et si cette famille se révèlera bientôt impitoyable, Chabrol ne prend pas grand risque et "se couvre" en lui opposant une «  femme de maison » et une postière à la limite de la psychiatrie... jadis soupçonnées de parricide et d'infanticide… sans doute pour soulager la conscience des critiques de cinéma qui appartiennent eux aussi à la bourgeoisie, celle du commentaire médiatique, du fardeau de devoir condamner sans réserve les Lelièvre, leur propre classe donc. Courageux Chabrol mais pas téméraire ni fou : les affaires sont les affaires !

    Avec cette postière et cette « employée de maison », la critique et le public bourgeois pourront donc à loisir évoquer « deux monstres » (comme ce fut le cas lors de l'émission « Le masque et la plume » à la sortie du film en 1995), s’exonérant ainsi de l’obligation de devoir interroger son propre mode de fonctionnement en tant que classe, et c’est sans doute là que Chabrol rejoint ce milieu bourgeois qu’il n’a jamais quitté et dans lequel son cinéma n’a pas cessé de l’enfermer et une partie de son public non critique avec lui… car avec « La cérémonie », élitiste, il offrira aux esprits avisés seuls la possibilité de situer la monstruosité chez les Lelièvre (et non chez les deux meurtrières) en tant que classe symbole d’une domination qui a pour socle : l’humiliation et la dépossession du plus grand nombre.

    Sans doute Chabrol n’a-t-il fait que se regarder à travers son cinéma, de film en film… un peu lourdingue et complaisant Chabrol ! comportement typique d’un bourgeois sorti du rang : il ne saura jamais vraiment ce que sont la liberté, la dissidence, la rupture, la grossièreté et la vulgarité, et moins encore une aspiration libertaire qui ne prenne pas appui sur un ordre bourgeois : sécurité oblige !

    Et puis, n'est pas Pasolini qui veut !

     

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