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marine le pen

  • Présidentielle 2017 : avec l’option Macron, jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé

     

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                  Tout en ayant l’immense naïveté de penser qu’aujourd’hui on peut gagner une élection présidentielle en occupant le centre-gauche et le centre-droit, et contrairement à ce que ce candidat prétend et tous ses soutiens avec lui, médias inclus, Emmanuel Macron est loin d’être le candidat d’un « …il y a du bon à gauche comme à droite… » fédérateur car, dans les faits, Macron se réfère au centre-gauche et au centre-droit qui n’ont, historiquement, rien à voir avec la gauche et la droite : pour s’en convaincre il suffit de penser à un Manuel Valls, du côté de la gauche, et à François Bayrou ou Jean-Louis Borloo du côté de la droite.

    Aussi, antagonismes, ressentiments et colères aidant, deux certitudes à propos du second tour de cette élection présidentielle qui annonce un face-à-face Macron-Marine le Pen (MLP) semblent s’imposer au fur et à mesure que l’on s’en rapproche :

    - Jamais la droite de Fillon (18% de l’électorat) ne jouera la carte Macron contre le Pen.

    - Jamais la gauche de Mélenchon ainsi qu’une partie de celle de Hamon (tous les deux pesant aux alentours de 18% tenant compte de fait que l’autre partie de l’électorat Hamon partira chez Macron au second tour de l’élection) ne répondront favorablement à ce nouvel appel, après celui de 2002, en faveur d'un "sursaut républicain" ; en effet, il ne faut plus compter sur une mobilisation de cet électorat à la hauteur de celle de l’élection de 2002 qui opposait Le Pen père à Jacques Chirac.

    Avec au deuxième tour une abstention record estimée (abstention à la fois structurelle et conjoncturelle) à près de 30% - abstention composée des refus de voter Macron de la gauche et de la droite cumulés à un report d’une partie des voix de Fillon sur MLP d’un électorat habité par un ressentiment bien ancré, sur le ton de « A nous la droite, on nous a volé notre victoire ! », vol commis par le candidat de François Hollande qu’est Emmanuel Macron, un François Hollande chef d’orchestre des ennuis judiciaires de Fillon puisque le succès de Macron est indissociable des ennuis du candidat LR -…

     

                    Jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                 Pour PLM, un seul défi : rendre moralement acceptable - car sans conséquence majeure -, l’abstention à venir au second tour de l’élection présidentielle de ces deux électorats ; en effet, seule cette abstention conjoncturelle cumulée à cette autre abstention structurelle entre 18 et 22% que l’on enregistre à chaque élection présidentielle, lui feront prendre une très sérieuse option sur la victoire forte de son score de 30% au premier tour ; le vote de soutien en sa faveur du reste de cette droite de Fillon qui se refusera à voter Macron, fera le reste. C’est la raison pour laquelle, en campagne, MLP semble prendre soin de ne pas user ni abuser des thématiques des années 80-90 propres à l’extrême droite, à savoir :

    - Les Etrangers sont responsables de l’augmentation de la délinquance, crimes et délits.

    - Les Etrangers volent le travail des Français et sont responsables du chômage. -

    - Les Etrangers sont en grande partie à l’origine du déficit chronique de nos régimes sociaux.

     

    MLP a compris qu’il lui faut avant tout « rassurer » cette gauche déterminée à ne plus répondre au « chantage à l’extrême droite » pratiqué par le candidat dit « républicain » au second tour de l’élection présidentielle ; elle se doit de l’anesthésier cette gauche, de tromper sa vigilance, de faire en sorte qu’elle baisse sa garde car deux ressentiments forts jouent maintenant en faveur de MLP :

    - Le ressentiment d’une gauche dépitée par la candidature Macron et l’indigence d’un PS moribond, sans honneur et sans courage et de son candidat Hamon qui semble incarner toutes les raisons qui font que le PS est condamné à une mort certaine…

    - Le ressentiment, voire la colère, des électeurs du candidat Fillon dans le contexte d’une élection présidentielle qu’elle ne pouvait pas ne pas gagner car après cinq ans d’une présidence-Hollande, il suffisait de se baisser par rafler la mise élyséenne.

    Remarquons à propos de la prestation de MLP à l’occasion de ce premier débat télévisé du 20 mars qui a réuni cinq candidats ceci : si le sujet de l’immigration a été abordé, MLP s’est bien gardée de faire un lien direct entre chômage et immigration ; délinquance et immigration ; amalgame qui réveillerait cette gauche qui a été capable de se mobiliser en 2002 contre le fondateur du FN en faveur d’un candidat appartenant à ce qu’il est courant d’appeler « la droite républicaine » car pour MLP – et c’est là le point nodal de cette campagne présidentielle et de la présence du FN au second tour -, il est bel et bien question d’endormir cette gauche qui devra s’abstenir à l’occasion du face-à-face Macron-MLP que tous les sondages ne cessent de confirmer.

    Pour cette raison, et si le FN c'est aussi et surtout du militantisme mis à la portée des caniches de la politique, il semblerait qu'un simple re-positionnement de type « gaullisme social - souveraineté et solidarité - suffise, une fois François Fillon et ses capacités de rassemblement définitivement anéanties ; reste alors à MLP à afficher une détermination sans faille contre l’intégrisme islamique (lutte en partie cache-sexe de la bonne vieille haine de l’Arabe) ; cette détermination ne lui sera contestée par personne puisque cette lutte est partagée par tous ses concurrents.

     

    ***

     

               MLP présidente, c’est l’assurance d’une crise politique et sociétale comparable aux événements de Mai 68 par son ampleur : mobilisation de masse et violence urbaine ; une crise qui provoquera inévitablement une remise en cause de l’organisation politique de la société française ; mais aussi… c’est à espérer, car « A quelque chose malheur est bon ! », une crise que tous ceux qui veulent en finir avec la 5è République, attendent avec impatience ; du moins les plus lucides d’entre eux ; ces derniers savent qu’historiquement seule une situation de crise est capable de rompre définitivement les ponts avec un présent devenu ingérable ; seules les crises permettent le changement en profondeur car contrairement à ce qu’affirme Mélenchon devenu soudainement amnésique, lui pourtant si féru d’histoire politique, un passage en douceur de la 5è à la 6è République, une nouvelle République shootée à « la démocratie totale », une République annonciatrice d’actes fondateurs d’une légitimité sans précédent à grands coups de tirages au sort, de consultations citoyennes sans nombre, un nouvelle République fruit d’un blocage sans solution d’une société confrontée à un mur jusqu'ici infranchissable – celui de l’argent, de la perte de souveraineté et de toute considération morale parmi les élites financières -, quand on sait ce contre quoi cette nouvelle République devra se battre – contre des intérêts privés colossaux - ce passage-là ne se fera pas sans tumulte ; nombreux sont ceux qui lui feront la guerre à cette nouvelle République.

     

                   Si seule une crise majeure peut faciliter un tel projet, il se pourrait bien que le destin politique du FN qui aura longtemps été la variable d'ajustement de la politique française, un peu comme le chômage en économie, que le destin de MLP donc soit de faciliter à son corps défendant l'avènement de cette nouvelle République garante d'une renouveau démocratique et solidaire ; et si cela peut la consoler, qu’elle sache que l’on ne choisit pas toujours son destin.

     

                       Et jamais le risque d’une victoire du FN n’a été aussi élevé !

     

                   Ceux qui se sont réjouis du positionnement de Macron « ni droite ni gauche mais droite et gauche tout à la fois ! », avec tous les encouragements des médias, devraient avoir compris ceci : s’il n’y a plus de gauche ni de droite, il y aura non pas « le centre » mais bien plutôt l’extrême droite dont la victoire aura pour protagonistes : une gauche abstentionniste et une droite vengeresse.

    Aussi, il est fort probable qu’après trente ans d’une entreprise machiavélique de promotion de la famille le Pen encouragée par un François Mitterrand âpre à la guerre contre ses adversaires politiques et avide de longévité, que ce soit le FN qui finisse par tirer les marrons chauds bouillants du feu : « Enfin ! » diront ses soutiens, comme un retour de bâton, effet boomerang ironique ! Pensez donc : la promotion du FN devait assurer au PS le monopole de l’occupation du palais de l’Elysée ad vitam aeternam ! Aujourd’hui la victoire envisageable de MLP, à défaut, la simple présente du FN au second tour de l’élection présidentielle de 2017, une fois de plus, une fois de trop, après 2002, pointera d'un doigt vengeur au PS sa dernière demeure : sa tombe.

    Mais faute d’une crise accoucheuse de ce "renouveau démocratique et solidaire" au profit d’une cohésion sociale riche en promesses, inutile d'en douter, cette victoire du FN nous engagera dans un combat de chaque jour, de chaque instant jusqu’à l’épuisement : mais de quelles forces ? Les nôtres ou bien les leurs ?

    Et quand on sait que la candidature de Macron destinée à venger Hollande contre Valls et la gauche du PS a aussi pour but de prévenir l’éventualité de la victoire de MLP qu’un face-à-face MLP-Hamon ou MLP-Valls laissait présager tellement le divorce est consommé à gauche comme à droite avec les pseudos gouvernement et de gauche et de droite (Jamais assez à gauche pour les uns, jamais assez à droite pour les autres !), tout en dérobant à la droite une victoire qu’elle croyait acquise… force est de conclure que c’est bien le pari d’un fou que ce pari sur Macron ; un fou ou un imbécile… élyséen qui plus est, car Macron pourrait fort bien s’avérer n’être qu’un candidat de l’abstention à gauche, qu’un candidat du refus du pacte républicain par la gauche et la droite, qu’un candidat d’un report massif des voix des électeurs de Fillon sur MLP.

     

    ***

                  Le Système n'a pas pu mettre en scène un second tour Manuel Valls-Alain Juppé...

    Téméraire, il prend le risque d'un face-à-face Macron-MLP avec la complicité de l'Elysée.

    Que ceux qui sont responsables de l'expulsion de "la gauche" et de la droite du second tour de l'élection présidentielle sache le moment venu en assumer toutes les responsabilités - il leur faudra très certainement rendre des comptes -, pour ne rien dire du jugement de l'histoire.

                        

     

                     Mais alors...  

                      A l'occasion de la communication des résultats du premier tour lorsque Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, et sans doute aussi le parti LR, demanderont à leur électorat respectif de voter Macron pour barrer la route de l'Elysée au FN... "Tout ça pour ça !?", devrons-nous nous attendre à des éclats de rire tonitruants et irrépressibles ou bien à des sanglots inconsolables ?

                    Poser la question, c'est inévitablement y répondre.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI - Présidentielle 2017

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  • Renaud Camus candidat en 2017 pour porter sa théorie du «grand remplacement»

     

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                Nul doute, l'annonce de la candidature de Renaud Camus créera quelques frictions dans la galaxie Front National  d'autant plus que Renaud Camus est adhérent du SIEL, un petit parti de droite identitaire satellite du FN, une des composantes principales du Rassemblement Bleu Marine (RBM). Son président Karim Ouchikh (?) commente la candidature de Camus comme suit : « Camus cherche à faire comprendre au FN que le phénomène du changement de peuple est un sujet essentiel. Et nous partageons cette conviction. Mais il a comme nous conscience que Marine Le Pen reste la seule candidate crédible et il se retirera. Il s'agit d'une stratégie d'influence pour pondérer la ligne majoritaire du FN».

     

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                   Immigration incontrôlée, abolition des frontières, espace Schengen, « On n’est jamais assez protégé chez soi ! », la théorie selon laquelle un processus de substitution de la population française serait en cours sur le territoire - comprenez : les Musulmans seraient appelés au fil des ans à remplacer le Français de souche européenne -, a son théoricien et porte-drapeau, barbu de surcroît, et ses adeptes rasés de près : aucune nuance, aucun compromis possible, tout ce bon monde refuse l’idée d’une nécessité migratoire même contrôlée et choisie ; non contents de rejeter l’argument démographique, études à l’appui, ils font aussi superbement l’impasse sur cette vérité-ci : il y a fort à parier qu’aucun d’entre eux ne serait disposé à demander à leurs enfants d’oublier les études supérieures pour mieux s’empresser d’embrasser d’une étreinte amoureuse et d’un pas alerte et volontariste, les carrières suivantes : conduire des bus, ramasser les poubelles, récurer les toilettes des touristes des hôtels parisiens, nettoyage de millions de m2 de bureaux chaque matin, la plonge dans les restaurants jusqu'à pas d'heure, alimenter les réseaux de prostitution, « toiletter » les pensionnaires dépendants de nos maisons de retraite et de nos hôpitaux, chauffeur-livreur, balayer les rues, occuper un emploi de nounou chez la petite et grande bourgeoisie de nos centres villes, et enfin : manœuvres dans le bâtiment et les travaux publics en été comme en hiver (1).

    200 000 immigrés, chaque année (Insee ICI), extra-européens pour la moitié d'entre eux, qui sont destinés à occuper ces emplois sans lesquels la France cesserait sans doute de fonctionner.

    Que l’on se rassure : la question n’est pas de savoir si ces emplois sont dégradants mais bien plutôt, si… encore une fois, ces identitaires adeptes de la lutte contre le « grand remplacement » à venir, seront disposés à sacrifier leurs propres enfants en leur refusant des études supérieures avant d’exiger d’eux qu’ils se portent candidats à tous ces emplois, aujourd’hui majoritairement occupés par une population immigrée même si ces identitaires ont la fâcheuse habitude d’oublier de mettre au monde ces fameux chérubins tant prisés, de souche européenne incontestable, car ces identitaires sont plus souvent qu’à leur tour, célibataires et sans enfants – voyez Renaud Camus : 70 ans et sans descendance (2).

                      Aussi, ne cherchez pas plus loin… avec cette lutte contre le "Grand remplacement", il s’agit bel et bien d’une anxiété compensatrice à l’origine de laquelle on trouvera la bonne vieille culpabilité de celui qui n’est pas à la hauteur de ses convictions : il pense une chose ; il en vit une autre faute de courage, de détermination et de cohérence, à charge pour les sans-grades, les petits, les humbles, les trimeurs...  de porter le fardeau d'une conviction vécue par procuration par ces mêmes identitaires alors que toute conviction appelle pourtant quelques sacrifices : et quand on sait que rien de grand ne peut être accompli sans renoncements, il semblerait que ces identitaires tiennent plus à leur confort personnel qu'au confort d'une Nation dont ils nous rebattent pourtant les oreilles et dont l'évocation aussi respectable qu'elle puisse être, pourrait bien être aussi, comme pour le patriotisme, le refuge des crapules.

    Une fois encore, force est de constater qu’au fond, tout au fond, là où tout nous est révélé sur et à soi-même, tout n’est que compensation et diversion : le « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! » de tous ces identitaires, nous promet une société d’un autoritarisme dans lequel les anciens-nouveaux « gueux », en partie... sûrement pas très catholiques eux non plus ! -, auront été désignés pour occuper les emplois laissés vacants, une fois que... on ne sait quels immigrés auront été raccompagnés jusqu'à... on ne sait quelle frontière ; ce que les identitaires nomment "la remigration".

    C'est la vieille politique de la schlague (3). Faut dire qu'avec ces gens-là, l'Allemagne n'est jamais très loin !

    Après les immigrés, les européens récalcitrants donc face à des emplois dont tous avaient oublié l'impérieuse nécessité... dans des entreprises sans syndicats de salariés dignes de ce nom pour bien faire (comme quoi, ces identitaires pensent à tout ! Anti-immigré, anti-syndicaliste...), puis, plus tard, sans aucun doute, les camps car l'Histoire repasse toujours le même plat : le poison d'une vision d'un monde propre sur lui mais tellement dégueulasse à l'intérieur car si l'enfer est pavé de bonnes intentions, cet enfer porte plus souvent encore la marque d'une hargne dévastatrice, tous crocs dehors, là où tout doit pourrir et mourir ; n'oublions jamais que les projets les plus bêtes et les plus fous finissent tous à la porte d'entrée d'un bunker : bidon d'essence et allumettes car rien ne doit survivre ni demeurer ; et sûrement pas la honte.

    En attendant, les sans-formations, les sans-diplômes ou les mal-diplômés et les chômeurs ont du souci à se faire : la nouvelle société numérique avec ses emplois tout aussi numérisés, propres et ludiques... il ne leur faudra pas compter dessus : "Désolés folks !"

    Il y a des politiques de "plein emploi" qui glacent.

     

                   Et c’est alors que le lycée Henri IV ne désemplira pas ; la bourgeoisie, identitaire ou pas, pleinement ou mesurément, n’aura pas à s’inquiéter car elle n’aura pas à sacrifier aucun de ses fils et filles ; les classes populaires veillent au grain contraintes et forcées en assumant le principe d’une réalité têtue qui peut en laisser plus d’un sans illusion.

    Comme quoi, plus ça change, plus… 

     

     

    1 - Contrairement à ce qu'on serait tentés de penser... le fait que ce sont les populations immigrées qui sont affectées aux tâches les plus ingrates n’a rien à voir avec le racisme : il s’agit d’un lumpenprolétariat armée de réserve d’un capitalisme qui a embourgeoisé la classe ouvrière ; ce que Marx n’avait pas prévu, lui qui a su par ailleurs tout prévoir ; cette classe a fini par rêver des rêves de pauvres qui sont ceux que l’on prête aux riches qui, eux, n’ont pas besoin de rêver puisque tout, presque tout, leur est donné et acquis dès la naissance.

    Cette classe ouvrière a donc cessé de rêver à la révolution si tant est qu’elle en ait rêvé ne serait-ce qu'un jour. En revanche, pour la rêver à leur place, les candidats étaient légion parmi la bourgeoisie révolutionnaire.

    2 - Renaud Camus, ce mondain qui est de l’étoffe dont tous les imbéciles de notre histoire politique européenne sont faits. Qu’il soit un penseur d’opérette ne change rien à l’affaire ; il transpire la bavure à des kilomètres. C’est heureux qu’il ne soit pas flic.

    3 - Peine disciplinaire dans les armées allemandes et autrichiennes d'autrefois qui consistait en des coups de baguette que l’on donnait à l’homme puni.

     

     

     

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  • Déchéance de la nationalité : la volte-face électoraliste de François Hollande

     

                      Volte-face de François Hollande et de Manuel Valls...

                     A cette pauvre Christiane Taubira, ils lui auront vraiment tout fait et elle aura tout avalé sans en perdre une goutte ! Alors qu'il y a une semaine, la non-introduction dans le projet de loi constitutionnelle de la déchéance de nationalité pour les personnes nés en France était acquise.

    Christiane Taubira garde néanmoins le sourire, à l'aise, Blaise !

    La déchéance de nationalité est donc maintenue, Christiane Taubira devra la défendre devant le Parlement : elle devra vivre son naufrage politique et moral jusqu'à la noyade comme d'autres de boire leur vin jusqu'à la lie.

     

                     Avec cette volte-face qui peut être considérée comme une vraie légitimation du FN, un boulevard qui lui est maintenant ouvert, et d'une pierre deux coups, la continuation de la destruction du PS en tant que parti potentiellement capable de proposer une politique de gauche, Hollande et le PS de Valls jouent l’opinion : en effet, 95% des sondés soutiennent cette déchéance de la nationalité ; opinion auquelle Hollande donne rendez-vous au 2e tour de l'élection présidentielle si possible face à Marine le Pen.

    Reste à savoir qui, du front de gauche -  principalement communistes à l'Assemblée -, et des écolos, refusera de voter cette loi.

    On dit que l'aile gauche du PS est vent debout contre ce projet constitutionnel ;  l’ancien ministre Benoît Hamon, François Lamy proche de Martine Aubry, ou Anne Hidalgo, la maire de Paris, dénoncent cette mesure.

     

                 Ils ne sont pas les seuls. Médiapart et son patron Plenel trouvent  là matière à s'indigner : " L’introduction dans notre Constitution de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français serait un attentat contre la République, ruinant son principe d’égalité de tous les citoyens sans distinction d’origine. En portant ce projet, la présidence Hollande et le gouvernement Valls actent leur propre déchéance politique en signifiant leur ultime rupture avec le peuple de gauche qui les a élus."

     

    Jean-Luc Mélenchon aussi qui ne souhaite pas être en reste : " Le Père Noël gouvernemental est une ordure. Oui, cette fois-ci, c’est la fois de trop. Le point où commence davantage que l’indignation ou le dégoût. La nausée absolue. Ils auront tout démoli. L’État, l’indépendance, les acquis du Conseil National de la Résistance, la parole donnée, l’identité de gauche : tout ! Et maintenant la France elle-même. La France dans ce qui fait la peau qui l’enrobe, sa chair commune, le squelette qui la tient articulée. Soyez maudits pour cette ignominie sans précédent ! En créant de toute pièce la catégorie des « Français de souche » et des « étrangers de souche » Valls et Hollande ouvrent une boite de Pandore dont le pire est certains de sortir."

     

                Plenel, Mélenchon, et au PS, Aubry, Marie-Noëlle Lienemann, Hamont, Hidalgo... précisément ceux qui, en 2017, n'en doutez pas un seul instant ! nous demanderont de "voter François Hollande" pour barrer la route de l'Elysée au FN... tout FN qu'il est Hollande !

    Et parmi eux, particulièrement ceux qui, faute de courage, ont la lâcheté de se persuader, mandat après mandat, qu'ils dépendent du PS pour leur ré-élection : pensez simplement à M.H Lienemann : conseillère générale, ministre, député, maire, sénatrice ; 30 ans au PS, 30 ans de contestation du PS.

    Il ne viendra à l'idée d'aucun d'entre eux de travailler à une réelle alternative de gauche puisque leur indignation et leur contestation à répétition pourvoient amplement à l'entretien de leur bonne conscience et de leur carrière.

                 Aussi, aucun d'entre eux ne bougera, aucun, tétanisés par la peur des représailles de la direction du PS en 2017 et puis, confortés dans leur complaisance par une opinion publique qui, tel le nombre, sanctifie.

    Après tout, souvenez-vous : on a tout reproché à Pétain et rien à sa popularité.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Il faut que le PS meure pour que la gauche renaisse

     

     

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  • Elections régionales : la pêche à la ligne

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    Election présidentielle de 2017 : répétition générale !

     

                        Les élections régionales de décembre 2015 confirment un tripartisme durable PS, FN, LR-UDI...

    Valls appelle à un soutien massif en faveur des listes LR-UDI contre le FN au second tour, sans doute dans l'espoir d'obtenir le même soutien de la droite au second tour de la présidentielle de 2017 contre Marine le Pen - si tant est que le candidat Hollande passe le premier tour.

    Le PS se maintiendra donc dans les Régions grâce au score élevé du FN, et LR-UDI gagnera grâce au retrait du PS.

    Bonjour le brouillage politique !

                   

                 Avec un Etat PS dont la stratégie présidentielle de 2017 repose sur la guerre, le terrorisme, un FN à 40% et une abstention record (1)... la gauche étant absente de ce second tour, recommandons sans l'ombre d'une hésitation, la pêche à la ligne dimanche prochain : qu'une abstention massive de la gauche inflige une 5è défaite électorale à l'Etat PS.

     

                   Car... le PS doit mourir pour que la gauche renaisse !

     

     

    1 -  Avec, en cadeau pour la droite, plusieurs millions de chômeurs...  aussi, si cette droite n'est pas capable de gagner la présidentielle de 2017, alors.. c'est vraiment à désespérer. Cependant, elle n'aura pas le droit de se tromper de candidat contre Hollande.

    Pour une autre analyse des résultats du premier tour des Régionales de 2015, c'est ICI  et LA

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique : un nouveau paradigme

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  • Malek Boutih à la mode Chandeleur : le repenti converti et retourné comme une crêpe

     

    Elections régionales 2015


    Mélenchon refuse de "trancher entre des nuances de gris"

     

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                  Malek Boutih ou la nouvelle gauche ! Celle de Valls, dans le cadre d'une répétition générale de l'élection présidentielle de 2017, qui demande à l’électorat de la gauche et du PS de voter LR-UDI pour faire barrage au FN.

    Pas si nouvelle que ça cette gauche-là ! C'est la fausse gauche PS du mois d'Avril 2002... le 21 plus précisément qui a vu Le Pen père au second tour de la présidentielle contre Jacques Chirac ; et Jospin de nous demander de barrer la route au FN ; un FN qui clôturera les élections à 20%.


    Aujourd'hui, le PS a retenu la leçon et demandera en 2017 le même élan « républicain » de solidarité à la droite car… devinez quoi ! Quinze ans plus tard, le PS travaille à un second tour de la présidentielle qui verra cette fois-ci, un François Hollande face à la fille le Pen.

     

     

                  On est le 9 décembre, Malik Boutih fait le job que lui demande Valls ; en service commandé, le député socialiste réagit violemment à l'annonce de Jean-Pierre Masseret, candidat PS : arrivé 3è, il a décidé de se maintenir au second tour des élections régionales dans le Grand Est contre le FN et l’UDI-LR ; i refuse cet élan républicain de 2002 (1).

    Il semblerait donc que la gauche, la vraie, pour Malik Boutih (2) c’est celle qui est cause du FN et qui demande à son électorat de voter à droite.

    Dont acte.

     

    ***

     

                Le 16 novembre, sur France Inter, à la matinale, heures tapantes, à la fraîche, c’est Malek Boutih l’invité : ICI .

    Autre sujet, même registre. La chasse est ouverte ! Député PS, Malek Boutih franchira le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions, ce matin-là, conviendront à toute la droite, du FN aux centristes :


    « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»


    « J'en ai marre du procès d'intention qui dit que la France est toujours raciste et les autres toujours victimes" – après 20 ans de militantisme à SOS Racisme et une culpabilisation de chaque instant du « Français de souche », quel retournement !


    « Je suis républicain parce qu'il y avait une bibliothèque en bas de chez moi (Neuilly-sur- Seine – ndlr), et pas une salle de rap » - le Rap rendrait anti-républicain ? Ou bien alors, Boutih essaie de nous dire que le Rap est l’expression d’une prise de conscience du fait suivant : des millions de Français des « quartiers » sont privés de la promesse républicaine et de ses valeurs ?


    « La fameuse séparation entre les quiétistes, ceux qui veulent prier et ceux qui passeraient au terrorisme est artificielle. » Mais alors : tous terroristes potentiels ces Musulmans quiétistes ?


    « Des jeunes issus de ces quartiers n’en peuvent plus, ils ont envie d’être engagées, qu’on leur donne une chance de combattre ces gens-là. Nous avons une armée républicaine potentielle sur le territoire. » - Apologie d’une guerre intestine sur notre territoire entre Français issus de la colonisation et de l'immigration autour de la religion musulmane : croyants hirsutes contre les croyants modérés et les non-croyants ?


           Et puis, last but not least : « On ne peut pas considérer que le port du voile est normal »

                             N'en jetez plus, la poubelle est pleine Monsieur Boutih.

     


             Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui, un certain Juillet 40, vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.


                  Anti-Musulman, anti-rap, anti-sociologie, Boutih récidivera quelques jours plus tard sur BFMTV face à Finkielkraut avec lequel il finira par faire « risette » : ICI

    Là, Elkrief et BFMTV boivent du petit lait. Faut dire que depuis quelques semaines, au côté de Marine le Pen, Malek Boutih et son biais franchement anti-Musulman - véritable sésame pour quiconque souhaite faire son entrée dans les médias -, a son fauteuil chez BFM : c'est "table ouverte" pour Malek ! "Open bar" aussi ! C'est quand il veut à l'heure qu'il veut. Car enfin... comment dire tout le mal que l'on pense des Musulmans - " antisionistes, antisémites, anti-français, violents, ringards et sous-éduqués" selon la grille de lecture des médias atlantistes et proches d'Israël, sans l'aide de ce qu’on appelle " le beur de service » car si tous les antisémites ont « leur Juif » ( Renaud Camus et Richard Millet… Finkielkraut), tous les racistes ont « leur Arabe » qui dira tout haut ce que vous pensez tout bas... et qui le dira tellement mieux que vous, avec tellement plus de force, décomplexé, dans la mesure où il ne saurait être accusé de racisme ou d'islamophobie.


                  Des millions de chômeurs, des départements et des régions sinistrés, crise du logement, précarité, relégation, des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !


    Aucun rapport avec un FN à 40% et une abstention à 50  ?

    Que nenni ? Jamais de la vie ?


                Malek Boutih a une autre explication : seule la complaisance de la "gauche" - complaisance à l'endroit de la religion musulmane et des entorses à la laïcité -, est responsable nous dit le député PS aux analyses de droite.

    Et voilà les Musulmans responsables et sans excuses et l'Islam cause de tous les maux !


                   A la tête de SOS-racisme, officine PS pour Français issus des minorités visibles qui savent apprendre à marcher au pas et à la cadence du parti pré-cité, vingt années durant, avec son « touche pas à mon pote – (musulman) » aujourd’hui le même Malek Boutih nous explique que le pote ne l’est plus, et que la condamnation du racisme ordinaire du petit blanc européen de souche cachait une complaisance coupable, voire criminelle, à l’endroit de la menace de l'Islam sur la laïcité.

    Là, c'est Boutih qui rejoint l'analyse du FN à propos de la période "SOS racisme" des années 80 et 90.

    Cherchez l'erreur !

     

    ***

     


                Enthousiaste et pressé, chez BFMTV ou à France Inter... droit et enjoué, Boutih c’est l’élu qui n’en revient pas, qui n’en est jamais revenu, et qui connaît sa chance : la députation ; et tous savent à son sujet que le soupçon d’ingratitude peut être écarté. C'est sûr ! Malek Boutih affiche une loyauté sans bornes pour un système électoral qui privilégie depuis près de 20 ans, des individus falots, des individus gestionnaires de commandes, des chargés de clientèles électorales et d’affaires, selon le principe qui veut que ce soit celui qui paie et qui distribue les récompenses qui décide ; Malek Bouthi le sait mieux que quiconque car la gauche PS c’est la gauche qui n’a jamais donné sa chance à un seul émigré : en ce qui concerne Boutih, le PS mettra vingt ans à accepter qu’il soit député car les petits blancs du PS n’aiment pas partager et moins encore, céder leur place (3).


    Alors, vous pensez bien : Boutih qui est à la politique ce que les Harkis sont à l’histoire de la dé-colonisation, sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur : l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

     

    malek boutih, serge uleski, islamophobie,ps,

    Et d'un !

     

     

    ***


                  Dans les replis sinueux de son cortex cérébral, de circonvolution en circonvolution – faut croire qu'une fois nommé et en place, manifestement on apprend vite, et l'on prend le pli tout aussi rapidement ! -, Malek Boutih n’a de cesse de creuser son sillon. Et c'est alors que... pas à pas, sans éclat ni tapage, par la petite porte, porte de derrière pour ainsi dire... mois après mois, année après année, on s’y traîne, debout mais couché, lentement mais sûrement, alléché par l’odeur d’une promesse de reconnaissance au sein du grand barnum politique et sociétal... et puis, par un beau matin, on retrouve ses chaînes, le bruit de son cliquetis et son entrave, celle dont on croyait s’être débarrassé car la décolonisation doit trop, beaucoup trop à une bourgeoisie européenne indisposée par le spectacle de l’humiliation, de l’exploitation et du mépris - la couleur de son sang, l’odeur de son urine, de sa crasse et de sa sueur ; d’où ce retour, non pas du refoulé, mais bien plutôt, un retour à la case départ ; là d’où l’on vient et que l’on n’avait jamais vraiment quitté faute d’avoir été l’acteur majeur de sa libération. Faut dire que le colonisé esclave « bon à tout faire » et « à servir à tout » a été promu par son maître qui a eu la charité d’en faire son « camarade » de parti ; et c’est le ridicule qui accompagnera tôt ou tard son ascension grotesque.

    Orgueil et fourvoiement, on parlera alors de trahison, d’une rare laideur, qui nous inspirera néanmoins de la pitié… pitié face à cette erreur monumentale : coucher avec le mépris qui a décidé de tout, de votre condition d’être au monde, à peine humain, en l’occurrence.

    A ce sujet, on pourra se reporter aux analyses de Saïd Bouamama : La tradition colonialiste  des socialistes : de la SFIO au PS.


                 Et c'est alors que l'intéressé ira jusqu'à tenir le fouet. Et c'est aussi celui qui a participé à "La marche des beurs pour l’égalité" qui échangera son lexique et son codex de militant du droit et de la justice pour tous contre une logorrhée au service de la domination du plus fort sur le plus faible : encore une fois, le dominé se soumet à son Maître qui l'a en partie affranchi... dans le sens de "mettre au parfum" dans le contexte d'une liberté de parole étroitement surveillée.


    « Django » le long métrage de Quentin Tarantino à propos de l'Esclavage, nous en donnera quelques exemples aussi hilarants et savoureux que pathétiques avec Samuel Lee Jackson incarnant un personnage pitoyable et cruel : « le nègre domestique » ICI.

    Frantz Fanon,, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.


    Il est vrai que le PS n'a pas son pareil lorsqu'il s'agit de salir celles et ceux dont il loue les services ; il exigera tout d'eux qui, sur le plan de la morale, de l'éthique et de la rigueur intellectuelle, y laisseront tout ce qu'ils possédaient avant d'y entrer. Prêtez-lui main forte, un bras, et c'est tout votre corps, corps et âme, que vous y abandonnerez car, c'est maintenant bien établi : on sort manchot, cul-de-jatte, lobotomisé et sale - en d'autres termes : discrédité - d'une collaboration, même éphémère, avec un parti tel que le PS qui cultive comme aucun autre, le mépris courtois et sournois envers ceux qui le servent, sans doute à cause d'une trahison politique qui lui sied si bien depuis trente ans ! Mépris que l'on pourrait sans difficulté interpréter comme une sorte de un transfert à des fins thérapeutiques : en effet.... c'est celui qui dit qui est, car... n'est-ce pas une tâche insurmontable à la fois de le dire et de constater qu'on l'est... parjure sans foi ni loi, le matin devant sa glace à l'heure où il faut en remettre une couche ?


               Harlem Désir (il sera le premier chronologiquement), Najat Vallaud-Belkacem, puis Christiane Taubira et maintenant Malek Boutih... même en politique, on leur confiera le sale boulot. Mais alors... est-ce un hasard si ce destin sacrificiel qui ressemble fort à une crucifixion touche en priorité des Français qui appartiennent à des minorités visibles ?

    Manifestement, personne n’a aidé Boutih à penser les dangers de la compromission et le piège qui se referme sur la victime qui choisit de servir son bourreau : celui d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Celui qui est du côté du manche ; bourreau de toujours, qui vous domine des pieds à la tête, entre deux sourires, deux tutoiements, deux embrassades : Judas père et fils. Car si le pouvoir corrompt, le pouvoir « privé du pouvoir de tenir tête » rabaisse et avilit ; on quitte son fauteuil débiteur et sale… endetté à vie.


                  Au sujet de Malek Boutih, difficile de ne pas penser à ce qui suit : si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de courber l’échine aux fins de conjurer le danger d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié pour la seconde fois, par une classe qui ne vous fera jamais oublier d’où vous venez et quel nom vous portez. Toute l’Histoire de France, depuis l’esclavage et la colonisation, plaide contre cette classe. Car... le front encore couvert de sueur, rien n’enhardit le rescapé, ou l'échappé-belle, comme la soumission aux diktats des puissants ! Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable (Souvenons-nous de Bérégovoy et de son CAP de mécanique-auto faisant la première de couverture de Time magazine avant de recevoir un satisfecit du Wall Street journal pour son action en tant que premier ministre-gestionnaire), devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ?

    Si les anciennes victimes font d’excellents bourreaux, de même, les anciens fauchés, un peu moins fauchés maintenant - pour ne rien dire de ceux qui le sont restés -, semblent faire d’excellents garçons de course recouvreurs pour le compte de créanciers pressés de rentrer dans leur argent : aussi, Malek Boutih n'a pas fini de rembourser sa dette ; il en est qu'aux premières échéances.

     

    ***


              Ce qui suit pourrait bien être une tentative d’explication, du moins… une piste de réflexion non négligeable : la tentation de la soumission et le syndrome du larbin ICI - empathie avec celui qui vous a longtemps fait marcher et qui vous a fait les poches aussi ;  le syndrome de Stockholm (empathie avec celui qui vous séquestre) n'y suffisant plus manifestement.  

           

                 La faute de Malek Boutih c'est d'avoir oublié d'assumer les origines du nom qu'il porte, et ce à quoi ces origines obligent avec pour conséquence une compromission auprès de ceux qui, en aucun cas, ne peuvent être considérés comme des interlocuteurs dignes de confiance et ce faisant, des interlocuteurs capables de vous aider à porter avec fierté cette histoire de vos origines car toutes leurs allégeances et l'histoire dont ils sont les produits contredisent cette possibilité.

    Pour vous, ils n'accepteront qu'un rôle : que vous soyez l'instrument de leur histoire et non de la vôtre.

    Derrière cette "compromission" nichent la recherche d'une intégration-acceptation à n'importe quel prix, chienne de la soumission, ainsi que la peur du rejet et la fatigue de son vécu, année après année, épuisement après épuisement. Plus profond encore, on trouvera une honte, celle de ses origines - encore et toujours cette honte ! -, cause d'une intériorisation à la fois consciente et inconsciente de tous les discours, au mieux "dépréciatifs", au pire "racistes" qui sont rattachés à cette "origine semelles de plomb" quand sa valeur intrinsèque, qui ne doit faire l'objet d'aucun débat, est niée de part et d'autre.

     

     

    1 - Pour une autre analyse des résultats du premier tour des Régionales de 2015, c'est ICI  et LA

    2 - Il participe en 1983 à la Marche pour l'égalité. Il entre à SOS Racisme en 1984, en devient le vice-président de 1985 à 1992 puis président  de 1999 à 2003 ; secrétaire national du PS de 2003 à 2008, il est membre du bureau national et député de l'Essonne depuis juin 2012.

    3 – Salaire d’un député : Indemnité mensuelle : 7 100,15 € bruts par mois. 

    Indemnité représentative de frais de mandat : 5 770 € bruts par mois, pour faire face aux diverses dépenses liées à la permanence parlementaire.

    Les députés disposent de 9 504 € bruts par mois sous forme de crédit destiné à rémunérer leurs collaborateurs, d'un accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, du remboursement des forfaits de cinq lignes mobiles et d'un abonnement Internet.

    Un député ne peut cumuler son indemnité parlementaire et les indemnités d'autres mandats électifs que dans la limite d'une fois et demie le montant brut de l'indemnité parlementaire de base, soit 8 272,02 €. Un parlementaire ne peut donc percevoir plus de 2 757,34 € au titre de ses mandats locaux.

     

     

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  • "Ce soir ou jamais" à l'heure où le débat avait encore lieu...


    Ce soir ou jamais - 17 janvier 2011... par ERTV

     

                De ce débat de 2011 autour de la question du nouveau FN, celui de Marine Le Pen succédant à son père - débat sur le populisme aussi -... seuls Alain Soral et Bernard Stiegler tireront les marrons de ce foyer télévisuel. Les autres invités seront sans voix ou presque ; comprenez : sans raisonnement.

    A propos de Jacques Rancière qui interviendra dans les dernières minutes, on notera sa difficulté d'expression à l'oral ; difficile pour lui, manifestement, de partager un raisonnement, une pensée ; mieux vaut alors se reporter à ses écrits.

     

              Au cours de l'émission, Soral sera magistralement synthétique à propos de l’Islamophobie ; il nous présentera ce racisme qui n'ose pas dire son nom - ce qui s'avère être aussi, mais pas seulement, un "antisémitisme des lâches" (1) car ce racisme prend pour cible un peuple sémite dominé, sans voix ni pouvoir -, comme variable d’ajustement et de régulation politiques  - un peu comme le chômage en économie -, qu’un PS aux abois depuis les années 90 saura orchestrer et diriger d’une main de maître et à la barbe de tout un électorat dit « de gauche » ; mais pas seulement, car les centristes seront aussi les dindons de la farce.

    Stiegler, lui, introduira dans la discussion le mot juste, le mot qui résonne aujourd'hui encore et pour longtemps : régression.

     

                  On notera en passant ceci : déjà Taddéï rencontrait des difficultés à "assumer" ses invités : à propos des interventions de Soral, il aura très vite recours au vocable "complot" avant que Stiegler ne vienne appuyer Soral sans doute à regret, dans sa dénonciation d'un monde qui ne doit rien au hasard ; un monde qui pense et qui est pensé par des "salopards" de première. Taddéï regagnera alors sa niche, la queue basse et silencieux.

     

             Dommage que Bernard Stiegler et Alain Soral dont ce sera la dernière intervention dans les médias avant son bannissement total, ne puissent pas dialoguer car, tous les deux, seraient alors d'accord sur l'essentiel : le caractère régressif du mondialisme (ce qui est appelé à tort "la mondialisation") : la réduction de l'être humain à une marchandise sans frontières dans un univers hyper concurrentiel ; plus qu’un projet abjecte, un aboutissement cette réification ; le destin d’un capitalisme qu’un Karl Marx prophétique avait déjà identifié voilà plus d'un siècle.

     

     

    1 - Bien évidemment, dans les cas où cette islamophobie n'est pas propagée par, entre autres, Zemmour, Finkielkraut ou Elisabeth Lévy...  dans ce cas, il s'agira alors tout simplement de racisme politique (relatif à la décolonisation et à Israël) et culturel (discréditer humainement un adversaire).

     

    ***

     

     

    Stiegler en solo

     

                Un homme qui est capable de comprendre ceci à propos du Jihadisme occidental (conversion à l'Islam ; départ au Moyen-Orient pour la lutte armée de Français issus ou nom de la culture musulmane) ne pourra jamais avoir tout à fait tort à propos de quoi que ce soit : "Le consumérisme nous a totalement désocialisés. Nous avons des comportements de gorets  en tant que consommateurs ; des porcs nous sommes ; et c’est plus vivable ; c’est (aussi) pour ça qu’il y a des mômes qui basculent du côté du Jihadisme extrême (pas seulement religieux ; écologique aussi - ndlr) ; ils n’y croient plus à cette société consumériste ; ça les dégoûte (le tout marchandise) et ça les rend méchants. Ils seront de plus en plus nombreux à l’avenir. »

     

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    Pour prolonger, cliquez : Eloge du populisme

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  • Geoffroy de Lagasnerie, Edouard Louis : les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable

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                    Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis publié dans Le Monde daté du 27-28 septembre 2015, appelle à une contre-offensive intellectuelle et politique : « Depuis quelques semaines, deux débats sont trop souvent posés séparément : celui de la proximité manifeste de plus en plus grande d’un certain nombres d’essayistes et d’écrivains avec les thèses de l’extrême droite d’une part, et, d’autre part, celui du silence des intellectuels sur les problèmes politiques. Mais comment ne pas voir que tout cela forme une seule et même configuration. »

    Les auteurs s’empressent alors de redéfinir la scène intellectuelle et politique en adoptant « quelques principes éthiques pour la pensée et l’action » auxquels nous répondrons succinctement :

     

    1. Principe de refus : fuir les débats imposés, refuser de constituer certains idéologues comme des interlocuteurs, certains thèmes comme discutables, certains problèmes comme pertinents.

     

                       Qu’il y ait des « problématiques incompatibles entre elles » ne saurait en aucun cas nous interdire de les exposer et d’en débattre.

     

    2. Principe de nomination : nommer les individus tels qu’ils sont, ne plus ratifier leurs tentatives de falsification 

     

                     D’accord ! Mais est-ce que ces auteurs réalisent que les ennuis, des ennuis sérieux, commencent dès que l'on nomme les individus et les choses ?

                    Qu'ils demandent à Dieudonné et à Alain Soral s’ils ont un doute à ce sujet ! Ou bien alors, ces deux comparses se proposent-ils d'enfoncer des portes ouvertes tout en privilégiant les encyclopédies et les archives nécrologiques ?

     

    3. Les risques de la théorie du genre, ne sont pas des sujets de discussions, ce sont des insultes et des mensonges.

     

                      « Bonjour caroline Fourest ! » ; une Caroline Fourest qui passait sans doute par là au moment de la rédaction de ce manifeste ; une commande puisqu'elle ne sait pas non plus écrire.

                     Précisons que la théorie du genre n’est qu’une affaire d’opinion intéressée qui plus est, puisque développée par le lobby LGBT. Cette théorie n’est le fruit d’aucun travail scientifique même à un niveau universitaire ; cette théorie n’est donc qu’une affaire d’opinion et toutes les opinions sont discutables.

     

    4. Principe de redistribution de la honte : Il y a des individus dont on préférerait qu’ils se taisent, non par la force, comme on ne manquera pas de nous en accuser, mais, au contraire, en leur faisant comprendre que leurs discours ne méritent rien d’autre que le mépris.

     

                  La liberté d’expression n’est pas divisible. Que ceux qui se taisent cessent de le faire. Mais si vous ne pouvez pas répondre à ceux qui tiennent le haut du pavé, alors c’est vous qui avez un problème ; pas eux !

                 Dans cette perspective d'une "redistribution de la honte", la gauche sera à nouveau confrontée à une classe populaire qu’il lui faudra, une fois encore, conspuer et condamner tout en lui demandant de se taire : c’est le retour des années Lang, SOS racisme et d'une bourgeoisie PS donneuse de leçon ; précisément ceux qui ont livré ces classes populaires à un mondialisme vorace et cruel : chômage, ressentiment, désespoir, colère ; abstention massive aux élections et le vote FN.

    Retour à la case départ donc.

     

    ***

     

                 Outre le fait que ce manifeste « occulte 15 années de contestation, d’échecs, de doutes dans le monde universitaire » comme nombre d’intellos d’Etat leur feront remarquer, la thèse sous-jacente de ce manifeste semble être "l'invasion subreptice du discours de "gauche" par un discours "de droite (honteuse ?)" qui chercherait tout de même à se faire passer pour "de gauche", ce qui permet la conjonction domination symbolique de la gauche + domination idéologique de la droite" - par Antoine P.

    D’autres n’ont pas manqué de faire remarquer ceci : « Qu'est- ce qui empêche de parler de "nation, de peuple, de souveraineté ou d'identité nationale, de désagrégation" et de" classes, d'exploitation, de violence, de répression, de domination "?

    En effet : rien, sinon un dogmatisme idéologique qui n'est plus de mise.

    Quant à parler d’"intellectuelle" à propos de Simone de Beauvoir comme ce manifeste tente de nous le rappeler : c’est une mauvaise plaisanterie ! Et pour Jean-Paul Sartre, encore faut-il savoir de quel Sartre il s'agit ? Le Sartre stalinien avec son « On en fait pas d’omelette sans casser des œufs !», aux dizaines de millions de morts ? Ou bien, le socialiste libertaire des boat-people ?

     

                    Décidément, force est de constater que ce manifeste passe à côté de l’essentiel  par nostalgie d’une époque que ses auteurs n’ont d’ailleurs pas connue : les années 70, la gauche, la droite, le programme commun, la constitution d’une majorité de gouvernement autour d’un programme de gauche… alors qu’aujourd’hui, il est difficile de "penser la gauche" sans tenir compte de ce qui suit :

     

    1. Après 30 années d’expérience, le constat de l'échec du PS en tant que parti capable d'assumer pleinement un gouvernement de gauche dans la durée et de tous les partis européens dits "de gauche" avec lui. 

    2. Le mondialisme, cette guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, le contrat social européen, la démocratie, qui a remis sur le tapis, après l’idéal d’une construction européenne qui avait un peu endormi tout le monde, la question de la démocratie et l’idée qu’il n’y a pas de démocratie hors du cadre de la souveraineté des nations et des peuples. D’où, soit dit en passant,  le caractère fascisant de ce mondialisme et des institutions relais (la Commission européenne en ce concerne notre Continent) qui souhaitent passer par-dessus bord la souveraineté des peuples et par voie de conséquence : la démocratie.

    3. Dans ce contexte français, dans la relance du débat à gauche et dans l’occupation de l’espace médiatique, les années 70 ne nous seront d’aucune aide ; en revanche, il faut dès maintenant commencer à réfléchir à une alliance avec les souverainistes gaullistes ; une alliance qui partirait de Dupont-Aignan  - seul capable de "rapatrier" l’électorat populaire réfugié dans l’abstention et le FN ; une alliance qui couvrirait tout le spectre de gauche - PC, parti de gauche -, jusqu'à son extrême - pourquoi pas ! - sans oublier Asselineau, les dissidents des Verts qui souhaitent vraiment faire de l'écologie et du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" que sont Fabius, Valls, Hollande...  car c'est bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit.

                     On l'aura compris : une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi. En peu de mots : l'exigence d'un retour au Conseil National de la Résistance (1). Ce qui implique un décloisonnement du « champ intellectuel » : qui est l’ennemi, où est-il, qu’est-ce qui divise qui, sur quoi, qu’est-ce qui rassemble qui autour de quoi.

     

                       Ce manifeste d'inspiration passéiste de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis - les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable - passe totalement à côté de cette nouvelle donne que sont la mondialisation et l'échec du PS en tant que parti de gouvernement de gauche. Pour ces raisons, il semblerait que ce manifeste soit déjà mort-né, pire encore : mort avant même d’avoir vu le jour  : une fausse couche a eu raison de sa pertinence.     

                   Aujourd'hui, les médias travaillent à la fois à l'entretien de l’illusion de la souveraineté et à l'abolition des frontières avec la promotion de Marine le Pen (MLP) et de Valls ; MLP rendant possible Valls ; la menace MLP mobilisant tous « les républicains » contre le FN.

                    Aussi, contrairement à ce qu’affirme le manifeste, on trouvera aucune fascination pour le FN mais la complicité des médias mondialistes dans cette instrumentalisation, et ce depuis les années Mitterrand : d’où la priorité accordée à ceux qui sont susceptibles intentionnellement ou non de « faire monter » le FN et de légitimer quelque peu son programme et ses thèmes de campagne. Car cela ne vous a pas échappé : c’est le mondialisme qui toujours triomphe aux élections depuis 1983 et non le souverainisme et une démocratie renforcée ; un mondialisme sans joie qui traîne les pieds avec Jacques Chirac et son reste de gaullisme, certes !  mais mondialisme triomphant quand même !

    Et si beaucoup d’intellectuels se taisent aux grands regrets de Geoffroy de Lagasnerie et d'Edouard Louis, il se pourrait bien que ce silence soit le silence de l'auto-censure face à un terrorisme intellectuel qui frappe toutes les camps et toutes les familles politiques et dont ce manifeste semble s'inspirer sans retenue.

    Et ça, franchement, c'est pas très nouveau.

     

     

     

    1 - CNR  : Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique - quel nouveau paradigme

     

     

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  • Enrico Macias : «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

                       

                   Dans un entretien accordé à BFM cette semaine, le chanteur a déclaré que si la représentante du Front National parvenait au pouvoir, il partirait vivre en Israël (1).

    enrico macias, israël,serge uleski

     

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    «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

    Ne nous tente pas Enrico ! Surtout, ne nous tente pas !

     

     

    «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                           On ne savait pas qu'Enrico Macias était musulman et qui plus est, arabe ;  précisément ceux qui ont le plus à craindre une victoire du FN à l'élection présidentielle.  A moins qu'il faille considérer les propos d'Enrico Macias comme une marque de  solidarité envers cette communauté victime d'un mépris sans bornes ! Toutefois, on pourra légitimement en douter quand on connaît les allégeances de ce saltimbanque : OAS, Israël et CRIF.

     

                «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                         A ce sujet, Enrico, si tu pouvais emmener dans tes bagages Zemmour, Finkielkraut, Cukierman, Prasquier, Alain Jacubowitz, E. Lévy, BHL, Taguieff et Goldnadel (1)... on te serait éternellement reconnaissants car, ici, on respirerait tellement mieux !

     

    «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                 Au moins sait-on sur qui la France pourra compter en cas de pépins ! Et quand on connaît la fortune que ce chanteur à amasser durant sa carrière auprès d'un public exclusivement francophone, un seul mot nous vient à l'esprit : ingratitude.

             

                «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                Oui mais... sans ton blé ; notre blé ! Tes comptes bancaires bloqués Enrico. 

     

                  «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

               Alors, en es-tu toujours aussi sûr maintenant  ?

     

     

     

    1 - Ce qui n'empêche nullement E. Macias de soutenir systématiquement l'extrême droite israélienne.

     

     

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  • Quand François Hollande trouve enfin sa place


    Quand Hollande trouve enfin sa place par ULESKI


    Quand Hollande trouve enfin sa place par Serge ULESKI

     

               Vive intervention de M. Le Pen face à F. Hollande au parlement européen de Strasbourg. Ou quand, après trois années de non-présidence, François Hollande trouve enfin sa place : vice-chancelier de Angela Merkel, administrateur de la province France.

    Dommage néanmoins que ce soit la fille de Le Pen qui la lui ait attribuée. La gauche, pour ce qu'il en reste, aurait pu s'en charger : Mélenchon ?

    Trop tard. Encore une fois, le buzz, c'est pour le FN ! Faut dire que... moins il y aura de gauche, plus il y aura d'abstention et plus il y a aura de FN car le FN se remplit à mesure que la gauche se vide.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

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  • Ca sert à ça le FN : à faire élire le PS et à faire perdre la gauche !

     

                    

    Sophie Montel barbier.jpeg

     

    Le PS n'est pas mort, il bouge encore !

    Législative partielle dans le Doubs : Frédéric Barbier, le miraculé.

     

    51% d'abstention

    2.09 % de bulletins nuls

    7%  de votes blancs

     

    Le candidat PS passe devant le candidat FN avec une avance de 863 voix.

     

    Si le PS doit mourir pour que la gauche renaisse, ça sert à ça le FN : à faire perdre la gauche et à faire gagner le PS !

     

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    Pour prolonger, cliquez FN-PS : les deux faces d'une même pièce

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