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  • Médiapart face à ses abonnés, ex-abonnés et autres commentateurs

                 

                                     Mediapart face à quelques abonnés, ex-abonnés et autres commentateurs  en février 2017 

     

                Une mise au point : si la censure dans le club de médiapart est très peu exercée, en revanche, hypocrite - et c'est là une des "qualités" de la direction de médiapart, la duplicité et le mensonge par omission - Christian Bonnet omettra de mentionner (et les invités aussi sans doute intimidés) la désindexation de Google de tous les billets de blogs qui dérangent la ligne éditoriale du journal ; ce qui est jugé indésirable ne doit pas sortir de Médiapart car aucune libre parole ne doit effrayer des abonnés potentiels et faire courir le risque d'un désabonnement incontrôlable. Faut dire que Médiapart a la réputation de ne prendre aucun risque avec le désabonnement et ses chances de conquête de nouveaux abonnés.

    Censure  sournoise !

    Durs durs l'apprentissage et la pratique de la liberté d'expression ! Même chez Médiapart.

    Et si Médiapart maintient la possibilité de déposer des commentaires (modéré à postériori) sur ses articles, contrairement à d'autres publications en ligne qui les ont supprimés, c'est tout simplement pour éviter un désabonnement massif de ceux qui en seraient privés : près de 10% des abonnés soit 10 000 à 9euros par mois, soit la somme de 90 000 x 12 = 918 000 euros par exercice.  

         

     ________________________

     

    Médiapart  un abonné témoigne

     

      ... abonné de la première heure : 2008 ; contraint au silence en juin 2013

     

    Billet publié en 2013 sur Médiapart sous le titre "Médiapart à 5 ans", deux mois avant l'éviction de votre serviteur.

     

    ***

     

                 Hormis le fait de nous dévoiler de temps à autre les noms de ceux qui ont piqué dans la caisse et de ceux qui ont frauduleusement mis un peu de blé de côté ou qui en ont distribué tout aussi illégalement, après cinq ans d’abonnement, force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose sur Médiapart :

    Rien sur la géo-politique.

    Rien sur le « Printemps arabe » et la superficialité des dites « révolutions »… excepté un soutien béat qui n’explique et n’entrevoit rien.

    Rien sur "Le pouvoir" et "Les Pouvoirs" et leurs nouvelles structures et centres de décision : qui décident quoi, qui dirigent qui ? - profils, antécédents, formation...

    Aucune mise en perspective régionale sur la Syrie ou sur tout autre conflit (1)...

    On savait que l’analyse de l’actualité internationale est le talon d’Achille du journalisme français mais tout de même !

    Refus du débat contradictoire ou plus simplement... pluraliste...

    Dans les faits, Médiapart semble n’avoir qu’un intérêt, louable au demeurant : les frasques de la caste politique, médiatique et affairiste ; et un engagement : contribuer à la moralisation (?) de la vie politique et économique.

    Rien moins !

    Mais rien de plus manifestement.

     

               Là encore, c’est imparable, sur Médiapart comme ailleurs : plus le maître des lieux aboie au nom des grands principes, plus le maître se dit déterminé face à ce qu’il considère être une exigence, plus il aboie fort donc, et  plus dans les faits, il recule. Et d’ailleurs, n’ayez aucune illusion : s’il aboie aussi fort c’est aussi et surtout parce qu'il sait qu'il est sur le point de battre en retraite sur nombre de sujets pourtant d’une importance pourtant capitale : est-ce le prix à payer en contrepartie d’une affaire Bettencourt ici, d’une affaire Cahuzac là, en attendant la prochaine ?

    Aussi, la preuve semble établie : l'anti-sarkozysme ne vous aide pas à penser grand-chose d'autre que l'anti-sarkozysme, en boucle, matin, midi et soir jusqu'à finalement ne plus oser penser rien du tout.


                 
    Certes, « Le droit de savoir » de Médiapart n’implique pas le droit de TOUT savoir sur TOUT. Quant au terme malheureux de  "moralisation"... parlons plutôt d’éthique tout en gardant à l'esprit qu'une campagne en faveur d’un assainissement de la vie politique  - qui fait de la politique, pour qui et à quelle fin ? - qui ne tienne aucunement compte de  cette nouvelle donne qu'est la Mondialisation, se résume dans le meilleur des cas, à une posture, et dans le pire... à une sorte d'imposture malencontreuse un peu dans le genre de celui qui regarde le doigt qui lui montre la lune.

    Des miettes d’investigation donc, et Médipart semble s'en contenter car cela suffit à son bonheur et à celui de ses abonnés qui croient vraiment que quelque chose d'important est arrivé avec la démission et les aveux de Cahuzac.

    La financiarisation de la politique est inséparable de la financiarisation de l'économie et la libération des capitaux qui ne souffrent à l'heure de l'informatique ni frontière ni délai. Et jamais une presse d’investigation, minoritaire de surcroît, n'y suffira.  Seul un mouvement populaire - on pourra parler aussi d’engouement -, soutenu si possible par quelques médias... seuls une dynamique et un engagement capables d’établir un rapport de force qui permette une réelle pénétration d'investigation jusqu’à forcer un Etat (et non un gouvernement) à se doter des moyens nécessaires à la poursuite impitoyable des outils, des acteurs et des filières de la corruption, feront que l’on pourra alors véritablement envisager des résultats probants même localement car si la corruption est mondiale, ses bénéficiaires sont aussi locaux et facilement identifiables pour peu qu’on y mettre des moyens tout en gardant à l'esprit qu'un pays de l'importance de la France déterminé à lutter contre la corruption  - ce qui implique une remise en cause de la mondialisation et de la CE -, courra inévitablement le risque de se voir ostracisé tant sur un plan économique que diplomatique : c'est donc un vrai projet politique de société que cette lutte.

     

              Du côté du Club de Médiapart...  - sorte de forum des abonnés en accès libre,  tout un chacun pouvant donc s’y rendre -, on retrouve la même politique : on privilégie les abonnés les "moins-pensant" qui se contentent le plus souvent de valider, tels des ventriloques, les articles qui sont mis en ligne. Peu nombreux mais récurrents, ils sont une quinzaine. Adeptes d'une bien-pensance qui s'ignore, petite meute de groupies proche de la rédaction, très solidaires, ils n’hésitent pas à trainer dans la boue les abonnés dissidents ou dissonants ; et quand ce sont des salariés de la rédaction qui se joignent à eux, la suppression des commentaires est monnaie courante ainsi que les insultes.

    Le Club de Médiapart  reste néanmoins, et c'est sans doute là son intérêt majeur, un laboratoire fascinant côté soumission et flagornerie  - tout l'abaissement dont un être humain est capable -, d’une petite classe moyenne née au début des années 50, largement majoritaire sur Médiapart - adulte en Mai 68 donc ! -, aujourd’hui totalement dépassée et larguée qui s’accroche mordicus à des schémas qui ne concernent déjà plus, depuis 20 ans maintenant, une réalité d’une complexité inédite derrière laquelle se cachent un ordre et une logique d’une perversité sans précédent (2).

     

                A sa création, il est vrai que Médiapart a su réunir des compétences de journalisme d'investigation, les hommes et le temps qui permettent un travail de longue haleine jusqu'à forcer la justice à y mettre son nez… même si cette dernière n’en a finalement aucune envie : pour un juge, il n’y a que des coups à prendre et aucune perspective d’avancement dans la perspective d'incessants retours de flammes et de bâtons à chaque changement de majorité.

    Quelques compétences en économie avec Laurent Mauduit même si ce dernier consacre le plus clair de son temps à critiquer les économistes et leurs soutiens médiatiques - à juste titre ! -, sans toutefois proposer de nouvelles orientations...

    Pour le reste, pas grand-chose ou si peu.

    Après réflexion, et le plus sérieusement du monde, il semble que Médiapart souffre d'une absence de culture politique de la part de ses fondateurs et de son équipe. Certes, Plenel est un ancien trotskiste... mais... une fois que l'on a grandi, une fois adulte, une fois que l'on est sorti de ce qui n'aura été finalement qu'un endoctrinement parmi beaucoup d'autres, endoctrinement qui aura fait de vous un être borné entre l'âge de 17 et 25 ans....que vous reste-t-il ? Quelle culture pour démêler toutes les stratégies de domination et de diversion ?

    Il n'y a finalement qu'une culture politique : celle acquise au contact de l'Histoire ; ce qui a été et qui continue d'être car, comme avec le mensonge, on n'en a jamais fini avec l'Histoire, et toutes les histoires...

    Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement... une fois discrédité - à savoir : accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, Médiapart donne l’impression d’une rédaction pétrifiée, d'une rédaction qui redoute le faux pas, celui que des médias sous influence appuyés par une caste politique et économique et quelques leaders communautaires et d'opinions ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation".

    Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation (les spécialistes du Moyen-Orient, de la Russie... etc.) à la parole d'experts à la solde (conseillers) de grandes entreprises et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus ; prise en charge qualifiée encore une fois de parano-conspirationniste par des partis intéressés et des journalistes (pour ce qu'il en reste !) aujourd’hui aux ordres de rédactions terrorisées : chantages professionnel et financier.

    Sur l’actualité internationale… même RFI fait cent fois mieux ! Médiapart se réfugie le plus souvent dans l’émotion ou le soutien digne d'activistes mais loin de toute idée de journalisme : images de désolation, sang et haine... parce que… jamais personne ne vous les reprochera et puis, avec ces images-là, on ne risque pas de se tromper : elles n’expliquent rien du passé et rien de l’avenir. Quant aux véritables enjeux….

    Sur la politique intérieure ou européenne aucune couverture de ceux qui pensent autrement, plus loin… ailleurs…

    Alors fatalement on finit par tendre un micro à Bayrou.

    Dure dure la dissidence !

     

                  Si des considérations mercantiles dictent souvent les choix éditoriaux de Médiapart (dans la partie Club aussi, et surtout ! Là où tout peut arriver, et là où un contrôle draconien doit être exercé) en revanche, on notera l'absence d'idéologie et de parti-pris… dans un  monde pourtant hautement idéologisé... d’où les limites de son journalisme d’investigation qui a pour moteur la « moralisation » de la vie politique et économique hexagonale, et seulement hexagonale - à chaque jour suffit sa peine sans doute ! Démarche qui court le risque de se terminer, inévitablement, et à la longue, faute de perspectives, de hauteur et de largeur de vue et de profondeur de champ, en moraline à bon compte qui n’explique et n’entrevoit rien du monde de demain, telle un ultime point aveugle.

    Médiapart a fait à peine la moitié du chemin qui aurait dû être le sien : celui d'une presse alternative d'information. Médiapart ne s'y est jamais mis tout simplement parce que ses fondateurs n'en ont pas la culture ; quoi qu'ils puissent penser et dire, on ne sort pas indemnes d'une vie consacré à un journalisme de grands-médias même au journal Le Monde que personne ne lisait déjà plus, du moins ceux qui, plus tard, seront appelés à s'intéresser vivement à une information autre, voire… tout autre.

    Il est vrai qu'Internet a tout remis en cause même s'il a permis la création de "Médiapart" puisqu'avec Internet on peut lancer un journal avec une mise de fonds minimale, en condamnant à terme la fausse dissidence payante (genre... "Arrêt sur Images") à l'heure où la vraie dissidence est gratuite partout ailleurs... une dissidence conduite par des experts et des universitaires en rupture de ban, des documentaristes auto-produits, des acteurs  issus de la société civile, des artistes, des  intellectuels bannis des médias de masse.......

    Dure dure la concurrence !

     

                   Médiapart n'a pas joué la carte de la rupture avec tous les anciens modèles du journalisme. Etant donné l'âge de ses fondateurs, Médiapart ressemble plus à un projet de fin de carrière qu'à une vraie dynamique avec un futur assuré parce que... en avance sur son temps. Et c'est sans doute trop tard aujourd'hui. En dehors de Plenel qui porte Médiapart à bout de bras, de sa rédaction, aucune individualité n'a émergé en 5 ans.

    A l’heure où Médiapart s'affiche comme "journal indépendant", on sera vraiment tentés d’espérer en un journalisme qui, à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, se proposera de nous présenter toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés, y  compris celle du journal en question pour peu que sa rédaction l'ait jugé approprié.

    Pour le dire autrement… on appellera de nos vœux une presse qui nous présentera tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs.

    Car à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les dirigent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    L’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan (3)… non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                 L'audience d'Internet en tant qu'outil de diffusion d'une contre-information opposée aux médias dominants, d'après les recoupements qui ont pu être faits... c'est un "marché " d'un million de francophones, et seulement un million. Ce qui sous-entend que tous les autres lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sont bon an mal an plutôt satisfaits. Et ce n'est pas une surprise car sur ces médias majoritaires on retrouve un peu près les mêmes attentes et donc les mêmes réticences et aversions quant à l'exposition d'un point de vue dissident ou dissonant. Et si les auditeurs ou les téléspectateurs n'attendent pas particulièrement de tous ces médias une autre approche, un autre contenu... c'est sans doute aussi  parce qu'au fond, ils pensent que l'information c'est le métier des journalistes et pas le leur ; ce qui explique l'absence de mobilisation critique ; et là, on retrouve les documentaires d'une Caroline Fourest : une documentariste pour une audience somnolente.

    Aurait-on alors les médias que l'on mérite ou bien, des médias que notre niveau de conscience et de disponiblité vigilantes peut encore se permettre tout en sachant qu'en face de nous, rien ne nous sera épargné ni accordé tellement le mépris et les intérêts de classe dictent nombre de comportements ?

    Médiapart n’échappe pas à la règle : on rencontre le même refus d'un regard et d'une mobilisation critiques de la part de ses abonnés ; ceux qui s'y risquent s'attirent très vite les foudres d'un lectorat totalement inféodé à la rédaction de Médiapart car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur (4).

                  La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

    Sans doute Médiapart contribue-t-il à faire en sorte que jamais cela n'arrive ! Et si on peut être idéaliste ou utopiste avec soi-même, quand il s'agit des autres, mieux vaut leur accorder le bénéfice du doute et se dire qu'ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'il leur est donné de craindre et d'espérer en toute lucidité à la fois professionnelle et commerciale ; et même s'il est difficile de nier le fait que Médiapart défend une certaine idée du journalisme, Médiapart reste très en deçà de tout ce qu'on pouvait légitimement attendre d'un média dit indépendant même si en restant abonné, on peut encore défendre un principe : celui d'une presse qui n'aurait de service à rendre à personne.

              La contre-information intéresse peu de gens. On peut le déplorer pour une seule raison : moins ils sont nombreux à souhaiter défendre cette contre-information plus la liberté d'informer et de penser est en danger.

    A ce sujet, Internet est plutôt un miroir aux alouettes : déformant la réalité, comme une loupe ou un verre grossissant, il laisse penser qu'il existe dans le domaine de la contre-information une communauté importante... alors qu'il n'en est rien.

    Certes, les journalistes des grands médias sont discrédités (toutes les études le montrent), n'empêche... tout comme cette classe politique impuissante et sans pouvoir, sinon dans les marges... marges très étroites, les élections mobilisent quand même une majorité du corps électoral, et les médias dominants - surtout radios et télés -, une audience de loin majoritaire qui s'évalue entre 15 et 20 millions en cumul.

    Le constat suivant s'impose, un rien terrifié : sans l'arrivée d'Internet (5), il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin mortifère.

    Car Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ___________________

     

    1 - Qu'il soit ici permis de préciser ce qui suit : on peut intégrer les événements de Syrie dans un contexte historique et géographique bien plus large que les frontières de ce pays - de la chute du mur de Berlin à la Somalie, des événements du 11 Septembre à l'Afghanistan puis l'Irak jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egype, de la Tunisie et la Libye et la menace qui pèse sur l'Iran -,  impliquant le Qatar, l'Arabie Saoudite, les USA, Israël et la Russie sans pour autant porter atteinte à la légitimité (et la nécessité ?) de cette révolte syrienne qui n'est pas encore une Révolution... puisque c'est bien ce que craint Médiapart qui a la faiblesse de penser qu'il n' y a que des coups à prendre et des abonnés à perdre en adoptant une telle approche analytique d'investigation qui est pourtant, à l'en croire, sa vocation première.

    Et plus encore quand on sait qu'en dernier ressort, tout comme pour l'Egypte et la Tunisie... ce n'est pas le Peuple syrien qui décidera de la suite des événements : démocratie, dictature militaire, dictature religieuse ou bien chaos ?

    Se refuser à toute mise en perspective globale, c'est prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

    Voir à ce sujet… http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2012/10/27/quand-mediapart-baisse-son-froc.html

     

    2 -  Autre témoignage des déçus du "participatif" à la sauce Médiapart ICI

     

    3 - Questionnez un journaliste, une rédaction : tous vous diront qu'ils sont libres. En revanche, demandez-leur s'ils ont fait le tour de tout ce que se pensait et de tout ce qui était pensé sur un sujet donné... là, vous pourrez sans difficulté les prendre en faute.

     

    4 - C'est fou la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout !

     
    5
    -  Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système soi-disant verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce pour notre plus grand bonheur.


    Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé et promis.

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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