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  • Les inénarrables de l'information sur France Culture

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    Marc Voinchet anime le 7-9 de France culture cinq jours par semaine.

     

              Falot et transparent, avec Voinchet, c'est l'invité qui fait Marc Voinchet. A l'écoute de ses interlocuteurs - d'un Régis Debray par exemple, les jours de grâce, de plus en plus rares au demeurant -, on réalise alors tout le chemin qu'il lui reste à parcourir pour espérer comprendre de quoi il est question, et alors que c’est lui qui les pose ; et puis aussi, de quoi ses invités parlent… de quoi il en retourne, le plus souvent très vite laissé sur le bas côté de la route incapable qu'il est de se rendre vers une destination quelconque par ses propres moyens : sans doute Marc Voinchet a-t-il abusé de l’auto-stop dans sa jeunesse.

     
            Voinchet accueille chaque matin les chroniqueurs qui lui sont imposés par ses employeurs : un Hubert Védrine qui n'a plus rien à dire depuis dix ans, tout occupé qu'il est à gérer son petit business de consultant international ; aussi  « Pas de vague ! Surtout pas de vague ! » Une Caroline Fourest  portée à bout de bras par BHL et qui survit médiatiquement grâce à ce dernier, au prix de tous les abaissement et de tous les parti pris auxquels il est possible de se plier et de se conformer : toujours du côté de ceux qui cognent... sur les plus fragiles qui plus est, Caroline Fourest !

    Détendu et heureux, Marc Voinchet écoute tous ces chroniqueurs, encourageant les uns, relançant les autres, une petite poussette ici et là ; sa rédaction lui imposerait la présence d'un Chimpanzé qu'il se ferait primate tout en trouvant ça très très drôle, voire même spirituel.

     

              Tenez ! Une chose ! On ne commente jamais assez les voix de ceux qui parlent à la radio ; on a tort : on devrait car la voix dit tout, non pas tant de celui qui parle que de ceux qui ont recruté cette voix. Absolument tout. Aussi,à propos de Marc Voinchet et de tous les autres, vous pouvez parier que tous ces gens ont été recrutés au son de leur voix :

     

    « Parlez dans ce micro, un peu pour voir !

    - Vous ne voulez pas que je vous parle d'abord de mon   parcours ?

    - Non. C'est pas la peine. On s'en fout M'sieur Voinchet de votre parcours: on recrute pas un randonneur ni un marathonien. Bon alors, parlez pour voir !

    - ……………………….

    - Plus près, dans le micro !

    -.................

    - Très bien ! Vous avez la voix qu’il faut.

    - La voix qu’il faut ?

    - Oui. La petite musique qu’il nous faut, je sais que vous saurez la jouer et la chanter.

    - La musique ? Chanter, jouer ? Mais je...

    - Tranquillisez-vous, c'est une musique facile, à deux temps... une musique binaire et primaire. Une berceuse si vous préférez. Allez, rhabillez-vous ! Vous commencez dès demain. »

     

                 France Culture, c’est France Musique finalement mais c’est pas toute la musique non plus ; faut pas rêver ! Mozart, Brahms, Schubert dans l’ordre et dans le désordre avec toutes les permutations possibles - musique de fond aussi, tout au fond.

     

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    Brice couturier.

              Chroniqueur germanophile, des années durant, Brice Couturier a eu pour mission sur France culture, de nous vendre le modèle allemand, celui de Schröder, une consoeur allemande à ses côtés.

    Américanophile, atlantiste, néo-libéral, néo-conservateur, européiste convaincu et béat, va-t-en-guerre (excusez tous ces pléonasmes !)... et pour finir, guantanamophile, d’aucuns disent que, décidément, Brice Couturier file un mauvais coton ; d’autres, au contraire,… la laine qu’il faut ; une laine tondue sur le dos de tous les damnés de la terre dans une tonte qui ne tolère aucune contestation.

                 Quiconque est de bonne foi ne saurait néanmoins reprocher à ce « Brice de Nice » de faire l’âne comme tant d’autres soucieux de garder leur emploi et de prospérer dans la carrière : politique, journalisme et divertissement. N’ayez aucun doute : Bruce Couturier est ce qu’il dit qui est ce qu’il croit : Brice Couturier est un homme de religion, un homme de toutes les religions, sauf une - inutile de préciser laquelle -, car, homme de toutes les doxas, homme-béquille, Brice Couturier aime qu’on pense à sa place. Et vous pouvez parier qu’il se croit anticonformiste ; et en moins de mots qu’il faut pour le dire : un homme libre, libre et rebelle, un vrai !

     

               Est-il nécessaire de préciser que vous ne trouverez pas son contraire sur France Culture ? Non, bien sûr. Son contraire serait inassimilable par une rédaction qui n’a plus rien à envier à celle de ses confrères ; et ces confrères-là sont en faillite. A ce sujet, il serait peut-être temps que le CSA, régulateur de la mort du pluralisme dans les médias, s'intéresse cette anomalie au nom de la pluralité non pas de l'information mais des points de vue propagandistes.

     

              Brice Couturier est à la fois le monde tel qu'il est, tel qu'il sera et tel qu’il doit être quand on se moque de savoir s’il est bon qu’il soit ce qu’il est ou bien quand on manque d’ambition pour le genre humain ou que l'on a la lâcheté de croire que si ce monde était différent, eh bien… il serait pire encore. Aussi, sur le vu de ses attributs, de ses allégeances et de son cv-bréviaire, il vraiment surprenant que Brice Couturier, chroniqueur et contradicteur ventriloque et métronome, n'ait pas encore été nommé à la tête de France Culture ! Mieux… de France télévisions ; ou bien du journal Le Monde ! Que sais-je encore ! Tenez : du CSA ! Et pour finir : le fauteuil de l’Elysée.

    Comment ? Vous dites ? Celui qui l’occupe aujourd’hui remplit à merveille sa tâche : celle qui lui a été assignée par ceux qui ont permis qu’il soit candidat ; ce qui lui donnait un chance sur deux d’être élu ?

    Soit.

                 N’empêche, directeur ou Président… avec Brice Couturier,  ce serait pire encore, c'est-à-dire : mieux, tellement mieux ; car aujourd’hui, la politique du pire est bel et bien la politique du meilleur.

     

     

    Tara Schlegel (désolé, je n'ai pas trouvé de photo plus "flatteuse"... si l'intéressée pouvait toutefois m'en faire parvenir une qui... ) : livrée à elle-même entre 18h et 18h20, reine de l'information de surface et technicienne de la même spécialité, la fée du logis de la rédaction de France culture, munie de son saut, de son balai et de sa serpillière, Tara Schlegel fait le ménage en 20 minutes : et c’est alors qu’au terme de son intervention, tout devient clair ; tout est propre, limpide ; vous pouvez toujours chercher ! Vous ne trouverez pas une tache, pas une poussière ; inutile de passer derrière elle : la messe est dite et le ménage a été fait de fond en comble jusqu’au lendemain - même lieu, même heure ! - après un repassage vers 22H la veille au soir pour éteindre toutes les lumières : celles de l’entendement.

     

               Tara Schlegel est payée pour ne connaître que le présent de l'indicatif : il est, elle est, ils sont. Du bas de son prompteur, du haut des certitudes de ceux qui en rédige le contenu, sa présentation de l'actualité colle au plus près de tout ce qu'il faut dire quand on ne se reconnaît même plus le devoir d'aller chercher l'information non pas dans l’écume mais bien plutôt dans les abysses.

    Pour cette raison, et pour beaucoup d'autres encore sans doute, on sera tentés de penser que Tara Schlegel est à l’information ce que ce que Procter & Gamble est aux produits d'hygiène et d'entretien - lessive et Monsieur Propre ; et quand on sait que France Culture est interdite de publicité, la porte fermée et verrouillée, reste alors la fenêtre ou les conduits d'aération ?

    Allez savoir ce qu'on ne saura jamais ! Les voies des multinationales ne sont-elles pas tout aussi impénétrables que celle de Qui vous savez mais que l'on ne nommera pas ici car on ne veut pas d'histoires avec qui que ce soit.

     

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    Dernier élu : Hervé Garette. Il anime une émission de débat, « Du grain à moudre » ; une émission de plus depuis que le débat a remplacé le travail d’enquête. Et quand on sait que ces émissions, au format éculé, sont animées par des journalistes… on ne pourra que déplorer ce qu’est devenu ce métier.

    Avec Hervé Garette tout est dans la voix et dans le ton : flagorneur d’invités venus défendre, le plus souvent, un pré-carré au conflit d’intérêt toujours aussi sûr de son bon droit, Garette se gardera bien de s'en plaindre selon le constat suivant, érigé par la profession en véritable principe : « Si on ne doit inviter que des gens de bonne foi, honnêtes et libres, on ne pourra plus inviter personne ! »

    Toutefois, des amateurs-professionnels comme Garette oublient de préciser ceci ; ces gens honnêtes et libres… ce n’est pas parce qu’ils n’existent pas ou plus que l’on ne les entend pas mais bien plutôt parce qu’ils sont considérés comme inaudibles aujourd’hui… tout en gardant à l’esprit la crainte majeure des animateurs d’émission de débat : ne plus pouvoir réunir autour d’une table les heureux élus appelés à débattre de tout, de rien… et de son contraire, et alors que cela n’a plus aucune espèce d’importance car, aujourd’hui ,ce qui importe, ce n’est pas le débat mais la confrontation, à l’heure où le rapport de force en faveur d’une oligarchie vorace et intolérante qui a pris le contrôle de toutes les rédactions des médias de masse, n’a jamais été aussi défavorable aux plus faibles.

               Plus proche d'un animateur de RTL dans le ton, dans la forme et le fond, ou bien d’une émission telle que « Le téléphone sonne » sur France Inter qui, au fil des ans, semble n’avoir qu’un souci : comment éviter de passer à l’antenne l’auditeur trouble-fête ? Des auditeurs qui ne reculent devant aucun stratagème pour passer le portique de sécurité d’une liberté d’expression sur laquelle on a depuis longtemps tiré la chasse, Hervé Garette et toute cette rédaction de France Culture c’est la politesse dont crève toutes les démocraties ; un petit maillon, certes, mais un de plus dans la longue chaîne de cette mort silencieuse qui, de temps à autre, donne de la voix et dont, ces derniers jours on a pu entendre aussi l’écho… en rafale. 

     

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    Cliquez : Les rencontres de pétrarque, un non-événement...

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Internet...

                

                     Prolongement du réel, avec Internet, on demeure plus que jamais présent au monde, et dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des Peuples et des populations. Avec Internet, on n'oublie rien et l’on se souvient de tout ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes  ! Loin de toute idée de virtuel, grâce à Internet, on renoue avec une critique sans concession des mécanismes de domination car aujourd'hui, seul Internet rend possible la diffusion d’une telle critique loin du confort des médias dominants qui nous font l’aumône de quatre minutes d’impertinence souvent sans lendemain avec pour seule conséquence : provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide, la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui, pour(-)quoi et pour le compte de qui.                

                    Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Alors oui ! Internet c’est aussi le scandale de la transgression...  mais la transgression boomerang ; la transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Un plaisir décuplé que cette transgression, piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct - d'une bien-pensance -, qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique -, jusqu’à ce qu’Internet devienne une action collective tant il suscite à la fois l’adhésion des uns, le rejet des autres et les indécis… lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion.

    Mais alors... quelle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent la peau » d’Internet et ceux qui en vivent  ! Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturel et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre la liberté d’Internet participent de près ou de loin, indirectement ou non, à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e), du chantage au chaos et des bombes.

     

                   A l’état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Internet devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin  de cet espace de liberté à risques, abrupt, dangereux, imprévisible car Internet oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire, ou bien à décider de s’en détourner et de regarder ailleurs.

    D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Internet « Il faut ! ». Internet a fait de la conscience une exigence plus haute que celle de la plupart des médias car Internet est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement. En effet, avec Internet on se sent moins bête... de somme ;  on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée des médias dominants aux ordres du moins-disant et du moins-pensant ; médias de masse du secteur public qui ne remplissent plus leur mission. Quant au secteur privé qui contrôle 80% des programmes (temps de cerveau disponible), il n'a aucune obligation morale ou contractuelle d'ouvrir qui que ce soit à quoi que ce soit ni d'élever la conscience de quiconque.

    Or, la société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition des richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité, ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations. Et quand on sait comment  les stratèges d'une perversité sans nom oeuvrent à provoquer chez l'autre une violence qui fait  écho à la leur si bien calculée et maîtrisée, et ainsi, forcer à la faute leur prochaine victime, cible de toute leur attention et manigances qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes...  Internet, la censure à son encontre  et les actions illégales menées contre lui, sont en tout point exemplaires :  ils annoncent déjà un monde cadenassé pour le pire.

     

                 Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : ne nous faisons aucune illusion car en l'absence d'Internet, il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias  qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin car Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

     

                  La suite... cliquez Internet penser le monde aujourd'hui.pdf

     

               (PDF d'une quinzaine de pages - pour quitter  ce document cliquez sur "page précédente")

     

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    Pour prolonger,  cliquez : Evgeny Morozov: « Internet est soumis à la loi du marché »

     

                 -  Agoravox Le média citoyen

     

     ainsi que pratique culturelle des Français.pdf

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  • Godard or not Godard ?

     

     

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                Godard, cet éternel, ce grand, cet immense amateur chez les professionnels ! Godard ou l'anti-cinéma !

     

    Un Godard qui, certes, fait ce qu'il peut, avec les moyens dont il dispose ; et comme il ne et n'y peut pas grand-chose et que ses moyens sont limités...

     Un Godard qui oublie souvent le cinéma en cours de route, trop occupé qu'il est à vouloir à tout prix nous expliquer qu'il est d'une intelligence bien supérieure à la moyenne de ceux qui servent le même Art que lui...

    ... et même si ce Godard-là aura eu, malgré tout, le mérite de chercher même s'il lui est souvent arrivé de tourner alors qu'il n'avait rien trouvé : et là... mon Dieu, là... une heure trente, c'est long, très long : une éternité.


     

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    "Film socialisme" ou quand Godard rempile
     

     

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             Une souscription est lancée ; souscription qui devrait, nous l'espérons tous, permettre à Godard de s'offrir un chef opérateur et un preneur de son dignes de cet Art cinématographique qu'il est censé servir. A moins qu'il ne se soit agi depuis un demi-siècle d'autre chose en ce qui le concerne car...

    Car enfin... comment trouver une justification à la qualité déplorable de la bande son et de l’image de son dernier opus "Film socialisme" ? Qualité aussi affligeante que tout ce que l’art contemporain - fossoyeur de l’Art Moderne -, nous présente depuis les années 60 - un art de bric et de broc.

    Le titre de son dernier long métrage aurait dû nous alerter avec son emploi inconsidéré et gratuit de social-isme là où l'on serait en droit de trouver social-iste, à la fois adjectif et substantif (et substantiel ?!) - tout comme cette substance dont le film aurait eu bien besoin car...

    Une longue suite de name-dropping... en-veux-tu-en-voilà mais inaudibles, homme de citations (citations le plus souvent pédantes, académiques, scolaires et creuses ) plus que de cinéma (il ne suffit pas de mettre des images sur du texte ou de la musique sur des images pour faire du cinéma), dont les références musicales sont celles de tout le monde, Film socialisme qui ignore superbement le spectateur (film pour Godard seul ?), d'une complaisance rare, ou bien d'une insouciance proche de la négligence, est un véritable défi lancé au cinéma : en effet, dans ce qu'il faut bien appeler "une proposition audio/vidéo" (type de proposition qui force la remarque suivante : n'importe quel quidam sans compétences techniques ni artistique aurait pu être, dans une large mesure, à l'origine de ce film) difficile de trouver un plan de cinéma, une idée, un visage, un regard, une voix dignes du 7è Art ; proposition d'une pauvreté sans nom dans laquelle le "réalisateur" peine à trouver quelque chose à dire, à montrer, à donner à entendre, et qui plus est : quelque chose à nous dire, à nous spectateurs pourtant débordants de bonne volonté.

    On nous promet Odessa, l'Egypte, la Palestine, l'Or espagnol... on n'en verra pourtant qu'un ou deux plans, aussi indéfinis qu'interchangeables.

    Un port turc ?... De nuit ; port qui pourrait être n'importe quel port... avant un bavardage de type bric-à-brac intellectuel indigent et mal inspiré dans un garage et une station service...

     

    ***

     

               Godard prétend habiter le cinéma ; force est de constater que, dans les faits, Godard n'habite que lui-même car,si on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments, au cinéma, les bonnes intentions ne suffisent pas..

             Aussi...qui aura le courage de demander à Godard - le réalisateur le plus sur-évalué de tous, tant sur un plan artistique qu'intellectuel (avec Scorsese... pour d'autres raisons)-, non pas de rempiler mais... de raccrocher avant que l'on en vienne tous à penser que vraiment, cet homme-là n'était pas fait pour le cinéma ?! 

     

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    Pour prolonger et rebondir... Godard chez Mediapart

     

    Ainsi que Cinéma, de film en film, de salle en salle

     

     

     

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  • Censure et censeurs… maîtres et serviteurs

     

          Quelques pistes de réflexion et de questionnement...
     
     
    (1)
     
                 Qui se souvient des censeurs ?
     
                 Personne.
     
                 Car, in fine, le censeur est toujours méprisé non seulement par ceux qu'il censure mais aussi, et surtout, par celui qui paie son salaire.
     
    A ce sujet, on ne manquera pas de remarquer ceci : les salaires les plus bas, appelons-les "salaires du mépris", c'est bien dans la police qu'on les trouve, chez les matons et chez les vigiles des supermarchés - ces derniers appartenant souvent aux minorités visibles ; autre marque de mépris de la société qui confie ce travail à ceux qu'elle respecte le moins -, car, dans les faits, c'est un travail que personne ne souhaite rémunérer et valoriser : ni l'Etat ni le secteur marchand ; et plus le mépris grandira à leur encontre, plus la technique viendra remplacer à moindre coût tout ce petit monde du contrôle et de la répression.
     
    Les techniciens de surface partagent aussi leur sort ; eux, ils nettoient la merde : celle des autres. La merde dérange toujours !Il est vrai qu'avec la merde, ce sont l'argent et le pouvoir qui sont visés (2).
     
    Si l'esclave ou l'exploité finit toujours par mordre le poing qui pèse sur sa nuque, le maître finit toujours par mépriser sa police ou son service d'ordre (Fouché/Talleyrand). Ce mépris à leur égard à tous, et ici, pour ce qui nous occupe... le mépris à l'endroit du censeur, vient du fait suivant : dans son "travail", on ne trouve aucune valeur ajoutée puisque le censeur n'a de cesse de retrancher ; sa contribution est purement négative et soustractive.
     

                   La censure, la vraie, ne cherche qu'une chose et n'a qu'un seul but : faire taire celui qui s'apprête à dire ce qui pourrait bel et bien être une vérité (vérité d'opinion ainsi qu'une vérité relative à des faits avérés...) ; lui et ceux qui seraient tentés de l'imiter ; vérité jugée inaudible par celui pour lequel le censeur travaille : groupes d'intérêts que ce même employeur a lui aussi toutes les raisons de craindre. En ce qui concerne la presse et les médias (dans ce secteur on trouvera aussi des "salaires du mépris"), à chaque fois qu'il est question de censure - et il n'est question que de cela finalement, les médias brillant par tous les feux de ce qu'ils ne disent pas -, il s'agit le plus souvent de chantage sur les emplois et les carrières car la censure est dissuasive, toujours ! Elle isole le censuré et met à mal toute idée de solidarité (3).
     

                 Privé d'humour et d'ironie, le censeur ne fonctionne qu'au premier degré tel une trancheuse à charcuterie : pas de quartier ! Une tranche ou rien !
     
    Quant à l'épaisseur de cette tranche...
     
    Après la machine à jambon, voici la matraque du censeur-CRS qui s'abat sur ce manifestant... chercheur au CNRS qui a eu la mauvaise idée de mettre son nez dehors et de donner de la voix.
     
    La censure du censeur c’est aussi l'exercice du pouvoir par procuration car le censeur a tout intégré de celui qui l’emploie jusqu'à ne faire plus qu'un avec lui ; il a tout intériorisé de son employeur ; en premier lieu, toutes ses craintes, toutes ses angoisses, toutes ses peurs et autres sueurs froides, tous ses partis pris,  toutes ses haines car, celui qui l'emploie, soyez en sûrs, est un craintif de premier ordre pour son petit commerce... faisant commerce de tout ; plus surprenant encore, il se pourrait bien qu'il soit lui-même au service d'un plus angoissé que lui ; et en ce qui concerne celui-ci, il s'agira plus précisément de terreur...  terreur à l'idée que le masque de ce nouvel acteur ne tombe entre de mauvaises mains - comprenez... des mains vertueuses, éprises de justice, de liberté et de la vérité têtue des faits -,  car il y a fort à parier que le porteur de ce masque ait pour seule loi d'airain : la connivence, la collusion, la cooptation, le trafic d'influence, la concussion, l'abus de confiance et les bombes.
     
     
                      Une consolation néanmoins : aujourd'hui, seuls ceux qui existent et qui comptent sont censurés. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter les médias dominants : plus aucune voix dissidente autorisée (à l'exception de Mélenchon et de la fille de Le Pen) qui n'ait pas été au préalable validée par la caste politico-économico-médiatique qui décide de tout ce qui sera dit, par qui et comment.
     
     
     

    1 - Contrairement à Maurice Clavel, on ne se retire pas du monde… on reste, on dénonce, le crachat en dernier recours une fois notre plume sèche. On notera la présence d'un Duhamel tout jeune et déjà à l'oeuvre (avec Elkabbach sans doute en congé ce soir-là) en garde-chiourme de la censure et de toutes les interdictions de penser autrement. 40 ans plus tard, omniprésent dans les médias, l'homme n'a pas bougé d'un iota.
     

    2 - C'est comme ça,  on n'y peut rien ! Est-ce sans doute parce que tous les pouvoirs et toutes les fortunes reposent sur un tas de fumier ? Et du fumier à la merde... ou bien plutôt (respectons la chronologie !) ...de la merde au fumier...


    3 - Il suffit de penser à toutes les actions menées contre Dieudonné, et l'indifférence de ses paires qui gardent le silence, terrorisés.
     
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  • Revue de presse : les Une du Nouvelobs, ici et ailleurs

     

     

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    Christiane Taubira refuse de débattre avec Marine Le Pen : une erreur stratégique ?

     

                 La politique ayant horreur du vide, et les partis « siphons » aussi, qu'il soit permis de noter ceci : aujourd'hui, près de 50% du discours du FN, c'est celui que devrait tenir la gauche. Et Christine Taubira le sait mieux que personne. Elle n'a donc rien à gagner à débattre, sinon reconnaître publiquement qu'elle appartient bel et bien à un gouvernement que l'on peut sans difficulté, et avec regret, qualifier de "gouvernement de la 2e droite" ; gouvernement à la solde d'une oligarchie mondiale sans honneur ni justice ; un gouvernement occupé à
    reverser des dividendes aux actionnaires qui ont investi leur avenir sur un François Hollande maintenant redevable ; retour sur investissement qui ne souffrira aucun retard.


    Aussi, force est de conclure ce qui suit : le PS n'a vraiment pas son pareil lorsqu'il s'agit de salir celles et ceux dont il loue les services le temps d'un passage dans un de ses gouvernements iniques dont il a le secret ; il exigera tout d'eux qui, sur le plan de la morale, de l'éthique et de la rigueur intellectuelle, y laisseront tout ce qu'ils possédaient avant d'y entrer.

    Prêtez-leur un bras et main forte, et c'est tout votre corps, corps et âme, que vous y laisserez car, c'est maintenant bien établi : on sort manchot, cul-de-jatte, lobotomisé et sale - en d'autres termes : rincé et discrédité - d'une collaboration avec le PS.



     

    Dieudonné : mes 3 conseils à Valls et Taubira pour stopper la contagion antisémite

    (de Thierry de Cabarrus, chroniqueur politique)


                "... il s’agit, tout bonnement, de protéger notre société fragilisée contre la tentation abjecte de se trouver des boucs émissaires responsables de la crise qui la frappe."

     

     

                 Entre temps, Dieudonné, lui, a certainement besoin de se protéger de quelques élites communautaires et de leurs supplétifs qui depuis dix ans cherchent à abattre celui qu'il faut bien se résoudre à considérer comme notre plus talentueux humoriste satirique de langue française depuis Molière, fils de Voltaire, sans aucun doute le plus grand anti-tartuffe de la société du spectacle médiatique et politique. 


    Quant à Monsieur Thierry de Cabarrus... s'il souhaite que l'on prenne au sérieux ses interventions écrites, il lui faudra intervenir dans des médias qui acceptent parmi ses chroniqueurs agréés et autres blogueurs associés toutes les opinions à propos, entre autres, de Dieudonné.

    Or, il se trouve que sur le Nouvelobs comme sur tous les médias mainstream, une seule opinion prévaut : il faut faire taire cet activiste politique.



    En d'autres termes, si d’aventure Monsieur Thierry de Cabarrus devait penser qu'il faut soutenir Dieudonné, à aucun moment il ne pourrait le faire savoir. C’est la raison pour laquelle, sauf le respect qu’on lui doit, à lui et à tous les intervenants accrédités par le Nouvelobs, nous préférons accorder bien plus d'attention aux commentaires qui sont postés (même après le couperet de la censure), d'autant plus que ces commentaires qui émanent d’intervenants qui ne doivent rien à personne, soutiennent dans une immense majorité des cas, la démarche de Dieudonné.


    ***

    Ne jamais renoncer !


    Dénoncez ! Dénoncez ! Il en restera toujours quelque chose !



    Mikhaïl Khodorkovski est arrivé en Suisse

                  Longtemps on se souviendra d'une Europe et de médias qui auront préféré Mikhaïl Khodorkovski à Snowden faisant le choix de soutenir le dissident milliardaire aujourd'hui résident Suisse contre un Edward Snowden résident provisoirement sur le sol russe, aujourd'hui "apatride" et sans un sou, auquel toute l'Europe a refusé l'asile politique...

                   Après ça, vous irez déplorer le divorce croissant entre les Français et les médias, la politique et l'économie.

     

     

    Assurer la pérennité du "Nouvel Observateur"

                    Préoccupons-nous plutôt de la pérennité du métier de journaliste qui part à vau-l'eau sur tous les sujets qui touchent, entre autres, à la société française ; et que ce soit avec le Nouvelobs ou sans, importe peu ; seule importe l'information : profondeur et hauteur.

    Et là, quelque chose me dit que l'on est loin du compte.


    Dieudonné : non, il n'est pas interdit d'interdire

    (de Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur)


              Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.


    Certes ! Nous ne sommes pas dupes : le bannissement depuis 10 ans de Dieudonné a pour but, à la fois de réduire au silence un opposant mais aussi, et surtout, de le radicaliser (le forcer à hurler - métaphoriquement) et de le pousser à la faute afin de le marginaliser définitivement aux yeux d'un public somnolent car éreinté après une journée épuisante - et cette audience-là est bel et bien aujourd'hui l'unique cible des médias de masse ; public qui n'a, malheureusement, ni les facultés ni le temps de déjouer les intrigues de médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage et menaces physiques ; ailleurs les bombes.

     

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, on peut être assurés qu’à aucun moment ils ne seraient en position de mener à bien cette ambition (pour ne rien dire de ceux qui s'autoriserait à le faire) ; car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont  incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement ou pas longtemps, étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit à l'erreur dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage auquel il a été fixé un seul objectif  : malmener et tabasser le réel à coups d'articles aussi indigents que malhonnêtes, et ce afin d'assurer la protection d'intérêts partisans contre le bien commun ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

     

    L'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement : l'absence de voix dissonantes laisse entrevoir un abîme d'incompétences... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et des manquements coupables de lèse-société.

     


    Dieudonné : à Nantes, entre "pro" et "anti", un dialogue sans haine

              "Les uns manifestaient contre l'antisémitisme. Les autres ont leur billet pour le spectacle de jeudi soir. Ils ont su se parler. C'était impossible à prévoir."


                A force de publier des articles qui maltraitent et tabassent  le réel à coups de pied, de poing et de matraque, cela n'a rien de surprenant : les propriétaires des médias dominants finiront par faire du métier de journaliste, un métier qui ne veut plus rien souhaiter savoir ni comprendre.



    Dieudonné, Soral, Zemmour et la haine des autres

     

                   Décidément, jamais vous ne renoncez !


    ***


    Alain Soral ou la raillerie nietzschéenne !



                Difficile de se passer de l'intelligence d'Alain Soral ! Fervent soutien, dans l’esprit, au conseil national de la résistance, il est celui qui, aujourd'hui en France, avec l’aide de Rousseau, de Marx, de György Lukács, de Philippe Muray, de Michel Glouscard et de Jean- Michel Michéa , développe les analyses les plus courageuses, les plus pertinentes, les plus intelligentes et les plus talentueuses sur la société française (d’aucuns écriront : "... sur ce qui est arrivé à la France...") de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours.


    Quant à Zemmour...


    Pauvre de lui ! Victime, il n'aura rien choisi pour lui-même, se contentant de porter, comme on porte un fardeau, une histoire familiale qui a fait de lui un être verrouillé à double tour : ressentiment, aveuglement et anti-humanisme forcené.

    On ne peut que le plaindre. Il a toute notre commisération et notre compassion (enfin... jusqu'à un certain point parce que... faut pas pousser non plus !).

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    Pour prolonger, cliquez : Pour une presse de toutes les intelligences

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  • Penser la contre-information aujourd'hui avec Wikileaks

     

                 

                      Qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui !

     

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    Discours de Julian Assange, fondateur de Wikileaks

     


     

    Le 20 décembre 2012 : Julian Assange porte-parole et rédacteur en chef de Wikileaks - « Apprenez ! Défiez ! Agissez maintenant ! » -, réfugié depuis juin 2012 à l'Ambassade d'Equateur à Londres.  

     

              « Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts, et WikiLeaks fait partie de ces médias.» - Julian Assange

     

    La chasse est ouverte.  La guerre contre Wikileaks est engagée. Aujourd’hui, Julian Paul Assange tente d'échapper à son extradition vers la Suède qui le réclame dans une affaire de viol et d'agression sexuelle présumés. L'Australien de 41 ans affirme qu'il risque à terme d'être extradé vers les Etats-Unis, furieux de la publication par WikiLeaks de documents.

     

                « Dans une décision-clé concernant les documents du Pentagone, la Cour suprême américaine a déclaré que “seule une presse libre et sans restriction peut efficacement révéler ce que cache un gouvernement”. Aussi, la tempête qui entoure WikiLeaks aujourd'hui renforce le besoin de défendre le droit de tous les médias de révéler la vérité. » - Julian Assange

      

    Qu’il soit ici permis de rappeler ce qui suit : sans briser le off, sans les fuites, sans « indicateurs », sans le vol, sans le recel, sans la dénonciation de clause de confidentialité ou du devoir d’une quelconque réserve, sans la rupture de la loi du silence, sans "traitres "... PAS D'INFORMATION !
    Ou bien alors : quelle information ?! Celle qu'on aura bien voulu nous concéder au journal de 20H ?

     

             La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer.

     

    Quant à ceux qui tentent d’amalgamer le souci de transparence et de vérité - souci propre au régime démocratique : droit à une information indépendante et honnête pour le plus grand nombre - avec le fascisme, le nazisme et le stalinisme (1), on leur rappellera que ces régimes n’ont jamais cultivé cette transparence mais bien plutôt la propagande, la falsification, le mensonge, l’intimidation, l’assassinat et le meurtre de masse. 

                                                        

    ***



               Qui peut nier le fait que Wikileaks fait vivre la démocratie bien plus sûrement que ceux qui comptent dans les mois et les années à venir, s’acharner à détruire cette agence ? Est-il nécessaire de préciser le fait qu'ici en France, ce sont bien l'identité et l'idéologie mêmes des détracteurs de Wikileaks (la droite autoritaire, le PS quand il est au pouvoir et toute la classe médiatique - journalistes et éditorialistes) qui, aujourd'hui, doivent nous inciter à soutenir cette agence d'information !



    Aussi... Il semble bien que l'heure soit venue pour chacun de choisir son camp.

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    1 - Il suffit de se reporter à la revue de BHL, la règle du jeu, qui a publié un article d’une imbécilité sans nom, et qui a pour titre : "La transparence est toujours fasciste".

     

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Internet...

                

                 

     

                    Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui...

     

               Après Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio, Atzmon, Guy Debord, Irène Frachon, Georg Lukács, Jules Romains, Louis-Ferdiand Céline, Michel Collon, Wikileaks, Marie Monique Morin, Marcel Duchamp, la Banque, Dupont-Aignan, Clap 36, la Scop Le Pavé, la loi Fabius-Gayssot...

     

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                   Prolongement du réel, avec Internet, on n'oublie rien et l’on se souvient de tout, surtout de ce dont on a bien failli ne pas se souvenir, tête en l’air que nous sommes tous ! Avec Internet on ne quitte rien, bien au contraire, loin de toute idée de virtuel… on demeure plus que jamais présent au monde, et dans le monde, un monde sous influence, celle de l’éternelle tentation de manipuler ou d’assujettir des sociétés, des nations, des Peuples et des populations…

    Grâce à Internet, on renoue avec une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique  loin du confort des médias dominants qui nous font l’aumône de quatre minutes d’impertinence souvent sans lendemain et qui n’a pour seule conséquence : provoquer la mauvaise humeur de petits chefs capricieux et autres hommes de mains d’un pouvoir liberticide, la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, comment, à qui et pour(-)quoi et pour le compte de qui.

     

                       Le scandale éclabousse les tenants du mensonge, dérange toutes les catégories car le scandale c’est l’inédit et l’inouï. Le scandale fait tache d’huile, et tôt ou tard, il provoque une crise : toute tentative de l’étouffer le renforce car le scandale c’est aussi tout ce qu’on tente de taire. Alors oui ! Internet c’est aussi le scandale de la transgression...  mais la transgression boomerang ! La transgression non pas comme fin en soi mais comme moyen : dénoncer une autre transgression qui a pour objet un mensonge qui dit toujours la vérité sur le fumier d'une bonne conscience d'un mépris sans limite pour le faible, le désarmé, l'inarticulé, le vaincu qui ne vivra point ce qui ne lui sera pas accordé et donné de vivre, et qu'il ne prendra pas non plus car il ne mérite rien

    Un plaisir décuplé que cette transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct - d'une bien-pensance -, qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédent – et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

    Jusqu’à ce qu’Internet devienne une action collective tant il suscite à la fois l’adhésion des uns, le rejet des autres et les indécis… lesquels indécis s’en remettront inévitablement à la propagande la plus performante, celle qui contrôle tous les réseaux de diffusion qui font l’opinion ; une telle dissymétrie de moyens d’action entre ceux qui « veulent la peau » d’Internet et ceux qui en vivent ! Dissymétrie que l’on retrouve dans le cadre d’une mondialisation sans retenue aux comportements prédateurs sans foi ni loi, dans les domaines militaire, culturelle et économique comme jamais auparavant. Et cela ne surprendra personne le fait que les forces rassemblées contre la liberté d’Internet participent de près ou de loin, indirectement ou non à ce nouvel ordre mondial : celui du dumping moral(e) et celui du chantage des bombes.

     

                   A l’état de veille et d’alerte constant, oeuvre salubre, Internet devrait être reconnu d'utilité publique car, depuis la déchéance de l’homme politique nous n’avons jamais eu autant besoin  de cet espace de liberté à risques, abrupt, dangereux, imprévisible car Internet oblige à choisir son camp comme la politique à identifier l’adversaire, ou bien à décider de s’en détourner et de regarder ailleurs.

    D’un côté Bartleby «  J’aimerais mieux pas… »,  de l’autre Internet « Il faut ! ». Internet a fait de la conscience une exigence plus haute que celle de la plupart des médias car Internet est l’exact opposé de tout ce qui est voué à l’amenuisement. En effet, comme on est sur le point de le quitter, on se sent moins bête (… de somme) ;  on reprend la main et le dessus sur l’abrutissement et le faible ressac de la désobéissance et de la dénonciation parcimonieuse et timorée des médias dominants aux ordres du moins-disant et du moins-pensant ; médias de masse du secteur public et para-public (réduits à la marge) ne remplissent plus leur mission. Quant au secteur privé qui contrôle 80% des programmes (temps de cerveau disponible), il n'a aucune obligation morale ou contractuelle d'ouvrir qui que ce soit à quoi que ce soit ni d'élever la conscience de quiconque.

    La société, ce n'est pas que de l'économie et de la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de (se dire) dire et d'entendre (de s'entendre dire) la vérité, ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations. Et quand on sait comment  les stratèges pervers peuvent provoquer de la violence chez l’autre pour faire écho à la leur si bien calculée, et ainsi, forcer à la faute leur victime qui, ce faisant, dédouane bien involontairement de tout reproche les responsables de ces stratagèmes…

                   A ce sujet, Internet, la censure à son encontre, et les actions illégales menées contre lui dans l'indifférence la plus totale est en tout point exemplaire ; il annonce déjà un monde cadenassé pour le pire.

     

                 Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : ne nous faisons aucune illusion car en l'absence d'Internet, il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias dominants qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin mortifère . Car Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

                  La suite... cliquez Penser le monde avec Internet.pdf

     

               (PDF d'une quinzaine de pages - pour quitter  ce document cliquez sur "page précédente")

     

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    Pour rebondir, cliquez Penser le monde avec...

     

                 ainsi que  Agoravox Le média citoyen

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  • Faut-il sauver l’abonné soldat et groupie de Mediapart ?

     

     

                Avec 72000 abonnés, le Club pourrait bien être, pour peu qu’on y prête attention un instant, un véritable laboratoire de sociologie ainsi que de "psychologie des abonnés en meute" succédané de la "psychologie des foules" (*).

     

    Composé d’abonnés appartenant à ce qu’il est convenu d’appeler « le camp progressiste »... une pincée  d’extrême gauche ici, une cuillère de FDG là (et ailleurs, un soupçon de traditionalisme - nationaliste ou pas), en ce qui concerne le Club de Médiapart et les abonnés qui, systématiquement soutenus par la rédaction du journal, s'y expriment le plus souvent et le plus bruyamment -, force est de constater que trois icônes récurrentes et incontournables éclairent d'une lumière vive et parfois éclatante leur conscience telles un phare : Bayrou, Onfray, Fourest.et Obama... piliers et voûte, telles une cathédrale, de la compréhension de notre monde contemporain - nouvel horizon indépassable d'une radicalité radicale...

     

    Et quand vraiment la dépression fait rage (antidépresseurs et alcool ?) il convient d'ajouter deux noms : Noah et Patrick Bruel !


                                                          (Non ! On ne ricane pas svp !)

     

                          Et Gare à ceux qui oseront bousculer ou ternir l’image de ces quatre… non ! de ces six trous du cul !

     

                    Tenez ! Voici quelques exemples de réactions suite aux diverses publications concernant trois d’entre eux :

     

     

    22/04/2013, 10:05 Par Rachid Barbouch

     

    Je vous cite (c’est lui qui me cite : ndlr) :

     

        "Jamais l'humiliation des Musulmans et des Nations arabes (entre autres cibles de l'hégémonie militaire, économique et culturelle américaine*) n'a été aussi prégnante que sous laprésidence d'Obama."

     

        C'est archi-faux. La présidence d'Obama est la plus soft de l'histoire des Etats-Unis. Les pires présidents pour les Arabes étaient Ronald Reagan et les Bush père et fils. Relisez l'Histoire avant de raconter n'importe quoi.

     

     

    -         Résumé : si vous critiquez Obama c’est que vous ne le connaissez pas.

     

     

    05/02/2013, 11:16 par dianne

     

    "son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement la société française ?"

     

    Si cela était vrai, quand on voit avec quel talent ses détracteurs apportent leurs cailloux à l'édifice, on ne pourrait que s'en réjouir.

     

    "Essayiste pour une classe moyenne dont le flirt avec ce qu'elle croit être "le monde des idées" aussi famélique et timoré soit-il, trahit sans aucun doute un besoin de supplément d'âme"

     

    La république des idées ? Non, celle du mépris. Confirmation lumineuse. Et amusante au fond. Car de quoi s'agit-il ? De se conforter entre gens qui, d'une part, ne l'ont pas lu et, de l'autre, ne le liront jamais.

     

    Dommage. Les germanopratins ne sont pas toujours là où on les attend.

     


             - Résumé : si vous critiquez Onfray c’est que vous ne l’avez pas lu.

     

     

    17/10/2011, 17:26 Par Marie-Anne Kraft

     

    Pourquoi tant de haine ? ... et de bêtise ?

     

    Vous croyez que c'est avec votre sectarisme et en martelant sur le ton de l'incantation que Bayrou est un hypocrite, un tartuffe etc. que vous allez convaincre les internautes ? Il sont bien plus intelligents que vous ne le croyez ...

     

    Si je ne suis pas d'accord avec les thèses du Parti de Gauche ou de JL Mélenchon, j'explique pourquoi et je respecte M. Mélenchon, je ne verse pas dans ce style et ces incantations débiles.

     

    -         Résumé : Si vous critiquez Bayrou c’est que vous êtes un imbécile haineux.

     


           Et puis la haine… la haine pure, à l’état brut… sans visage et sous pseudo… la haine dans toute sa banalité quasi meurtrière, voire… génocidaire pour peu que cette haine ait un jour et la main et les coudées franches ainsi qu’un chèque en blanc pour financer ses projets de camps et de morgue :

     

     

    11/04/2013, 17:50 Par grain de sel

     

    en réponse au commentaire de Serge ULESKI le 11/04/2013 à 17:25

     

    Vous n'avez rien à interdire, pauvre type ! On est sur un espace public, ici. Et la racaille c'est vous qui fermez d'habitude vos billets aux commentaires pour faire l'apologie de vos maîtres à penser Dieudonné, Soral, Meyssan et consort, instaurant de la sorte la forme la plus perverse possible de la censure: on est d'accord avec moi ou on n'a rien à faire ici.

     

    Une fois encore, sur la Syrie, vous vous distinguez. J'abonde à ce que dit Joël ci-dessus et Bernard Uguen ci-dessous. Vous êtes un rouge-brun de la pire espèce, et bouffi de vous-même. Il suffit de vous regarder éructer dans ce commentaire. Quant à votre blog, il donne la nausée. Honnêtement, je ne comprends toujours pas ce que vous faites ici et comment MediaPart ne vous a pas encore viré.... Peut-être que vous êtes une sorte de symbole malgré vous, utilisé pour faire la preuve de la largeur d'esprit du site et de son parti-pris anti-censure et auto-modération...

     

    De toute façon, chaque fois que je vous lis, c'est beurk ! Il faut me tendre une cuvette d'urgence. Et je ne pense pas être la seule d'après ce que j'ai compris !

     

     

    -         Cette haine-là, gigantesque, je l’imagine paradoxalement de petite taille, en sur-charge et délaissée ; faussement serviable, faussement enjouée avec son entourage... boule de haine et d'envie... sorte de pauvre à la Chatiliez... l'horreur absolue derrière un anonymat qui cache une honte insondable : le sentiment de sa propre inutilité.

     

     

    ***


               Faut dire que le ver était dans le fruit.

     

               Le ver ?

     

              Oui, l’antisarkozysme qui a fondé Médiapart et qui l’a soudé… tout en motivant la quasi-totalité des premiers abonnés de 2008 : une dizaine de milliers. L’antisarkozisme ainsi que l’anti-FN, ou ce qu’on appelle aujourd’hui les antifas, sorte d’éternels ados de l’engagement politique, historiquement incultes, politiquement à jamais immatures, et qui ont sombré depuis 20 ans dans une bien-pensance qui les condamne à ne plus rien penser du tout, sans oublier leurs filles et fils qui mettent toujours autant d’entêtement à ressembler à leur père et mère, et quand ils sont victimes, à sympathiser avec leurs bourreaux. D’où leur penchant à tous pour Bayrou, Fourest, Obama et Onfray et les jours de dépression profonde mais... vraiment profonde, proche du suicide maintenant...  le tandem Noah-Bruel.

     

    Et c’est bien là que le bât blesse car l’anti sarkozisme et l’anti-FN ne vous aide à penser qu’une seule chose : l’antisakozisme et l’anti-FN et rien d’autre.

     

    Vous en doutez encore ? Demandez donc à Hollande, au PS et aux Verts ( et à Mélenchon aussi.. quand même un peu) !

     

     

    ***

     

                Depuis… cet abonné de Médiapart a descendu la pente, déprimé, il a glissé lentement mais sûrement vers un comportement de groupie, sans doute par compensation.

     

                Mais alors… comment sauver cet abonné-soldat d'un engagement sectaire de bien-pensant qui ne pense plus rien au-delà de sa propre incapacité à chercher à savoir tout ce qu’il ignore ? Comment venir en aide à tous ces abonnés... groupies couvées, choyées, encadrées, dirigées et encouragées par une rédaction qui sans aucun doute n’en espérait pas tant ? Oui ! Les sauver tous ces abonnés-soldats-groupies !


    Mais... le faut-il vraiment ? Est-il seulement encore temps ? Et puis, est-ce si urgent ?

     

                Jugez plutôt ! Voici les trois traits qui caractérisent cet abonné-soldat-groupie :

     

    1 -



            A l’écoute de la vidéo, vous prendrez soin de remplacer les termes de « riches, puissants, patrons »… par Médiapart, la rédaction, Plenel, la presse etc…


    2 - L’imbécilité telle que définie par Bernanos : « L'imbécillité m'apparaît comme une réaction naturelle de défense comparable à cette carapace écailleuse sur l'échine des ânes trop battus. Ils ont fini par croire ce que les Puissants qui les exploitent leur disaient. Le raisonnement de l'imbécile est l'un des plus coriaces. L'imbécile est une création de nos sociétés. Les imbéciles appartiennent à une espèce monstrueuse de stoïques. Ils choisissent l'abêtissement par peur du scandale que leur révolte provoquerait. Le courage leur fait défaut aussi. Ils acceptent tout en bloc car ils refusent, au fond d'eux-mêmes, tout. Ils ne veulent rien savoir. Ils se réfugient dans la lettre. On peut se demander à quel prix l'imbécillité a été forgée au cours des âges, de quelles déceptions, de quelles humiliations sans nombre dévorées dans l'impuissance et le silence s'est formée peu à peu l'absurde dignité des imbéciles. L'imbécile expie. Il ne veut plus rien savoir et souhaite tout oublier, enfoui au plus profond de la mémoire collective, avec le souvenir des affres et les angoisses subies jadis par les ancêtres. Les imbéciles tiendront toujours et jusqu'au bout pour une conception du monde, de la société, de la vie qui le dispense de choisir. »


    3 - Ainsi que ce nouveau concept qui a pour auteur votre humble mais… déterminé serviteur : Les nouveaux ploucs de la conscience (politique et autres).



    ***


                  Sans doute des sociologues alertés par quelques confrères finiront bien un jour par se pencher sur ces abonnés-soldats-groupies de Médiapart… ceux d’une génération, jeune adulte en mai 68, qui, au fil des ans, a pris le parti de tout ignorer de ce qu’elle ne sait pas ; génération de la première contraception et des premiers grands cancers - stérilité et ablation. Et à ce sujet, il se pourrait bien que les prescriptions des uns et les bistouris des autres aient eu la main un peu lourde - lourde et baladeuse pour ces derniers (jusqu'à la lobotomie ?). C’est à voir donc.



                En attendant, que faire pour qu'à l'avenir, "Espèce d'abonné Mediapart va !", ne devienne pas sur le Net, une véritable insulte (un peu comme aujourd’hui avec "Espèce de journaliste va !") passible de poursuites pour diffamation ? Et tout aussi important : comment faire pour que l'opprobre ne retombe pas sur toute la communauté des abonnés ? Et quand on sait que cette communauté a la fâcheuse habitude de regarder ailleurs et de se réfugier dans le silence quand l'orage gronde, et quand il éclate... alors là, c'est...  "Tous aux abris !"; on peut légitimement être inquiet.



    Car enfin... sera-t-on bientôt dans l'obligation de dissimuler à la police ou à une quelconque officine, le fait d'être abonné à Médiapart ? De honte, devra-t-on aussi le cacher à notre entourage, aux collègues de bureau, d'usine, d'atelier, à l'administration fiscale aussi et aux caisses de retraite (on dit les retraités très nombreux sur Mediapart) ? Ira-t-on jusqu'à conseiller aux chômeurs de taire cet abonnement auprès de Pole Emploi ?


                       Car… c’est bien cela qui est en jeu aujourd’hui ! N’en doutez pas un seul instant !


                L'appel d'offre ou bien plutôt, l'appel à solution est donc lancé. N'hésitez pas à y répondre. Dans cette attente... profitons de l'opportunité qui nous est offerte pour jeter tous ensemble un coup d’œil aux pérégrinations d’un abonné de Mediapart, abonné non pas de la première heure mais de la première minute, qui prit en  2008 le vent en poupe avant qu'il ne retombe comme un soufflé, et la poudre d'escampette comme on prend un train encore en gare pour mieux en descendre à son départ, à savoir votre humble mais néanmoins résolu serviteur :


    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/161012/sauvons-le-club-de-mediapart

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/030712/extremis

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/030712/rideau

    -         http://blogs.mediapart.fr/edition/meta-mediapart/article/240413/mediapart-cinq-ans-un-abonne-temoigne

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/300313/serge-uleski-la-parole-censuree

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/050313/deux-ou-trois-choses-que-je-sais-de-nous-sur-mediapart-2

    -         http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2012/11/13/antoine-perraud-et-l-art-de-la-conversation-a-la-francaise.html

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/101212/billets-de-blog-ignores-par-la-une-du-club-de-mediapart-creation-dune-

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/270113/mediapart-et-lislamophobie-ou-quand-le-journalisme-seffondre-1

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/230213/deux-ou-trois-choses-que-je-sais-de-nous-abonnes-mediapart

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/220912/je-reviens

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/110313/si-hessel-est-antisemite-alors-nous-sommes-tous-antisemites-et-fiers-de-nous-tenir-ses-cotes

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/260413/pot-daccueil-avec-discrimination-lentree-bienvenue-sur-mediapart-quand-meme

    -         http://blogs.mediapart.fr/blog/serge-uleski/110413/mediapart-et-la-syrie-ou-quand-le-journalisme-seffondre-2

     

                                 Toute une époque ! Et… quelle époque !

     

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    * Oui, c'est bien de sociologie qu'il s'agit car je reste persuadé que se trouve là, regroupée dans ce petit espace qu'est Médiapart, petit village de sexagénaires à la radicalité feinte, toute une frange d'une population pour laquelle finalement le PS a vendu son âme dans les années 80 ; population à la fois victime et complice de toutes ses stratégies de diversion, de division et de manipulation de ces 30 dernières années, le cerveau maintenant littéralement vidé.


    J'entends par...  Club... l'espace en libre accès, sorte de forum, et en particulier... celui des abonnés soutenus par la rédaction et dont on trouve les contributions placées régulièrement en UNE (une cinquantaine d'abonnés au total) et qui là encore, instrumentalisés ( eh oui ! encore et toujours !) - sorte de faire-valoir -, permettent à Médiapart, entre deux affaires Cahuzac, d'afficher une respectabilité à bon compte... cad : dans la norme de ce qui se dit et de ce qui se fait partout ailleurs.
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  • Dieudonné : Coluche et Desproges... trente ans après

     

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                        Quand Dieudonné "se paie" Zemmour, c'est le fantôme de Coluche et de Desproges qui remue ses chaînes et qui vient hanter une France tout autre, et dont ils auraient sans doute le plus grand mal à déchiffrer les ressorts, comme pris de vitesse et de vertige, avant de tenter de s'y reconnaître et de s’y retrouver. Et pourtant, dans cette France des années 70 et 80 qui savait encore rire d'elle-même et des autres sans avoir à demander l'avis à qui que ce soit, tout était déjà bien en place : les ghettos et les discriminations prospéraient, il est vrai, à l’ombre et dans le silence de la honte - existences tuées dans l'œuf, d’autres bientôt menacées d'étouffement au grand dam d'une majorité silencieuse -, avant que cette honte, celle des pères et des mères, ne cède la place au ressentiment, puis... la haine - celle des filles et des fils -, qui surgira d’une vraie-fausse-nouvelle France : la France du Rap.
     
     
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    Coluche de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris, meurt le 19 juin 1986. Avec Coluche, c’est la France d’une immigration italienne qui n’est déjà plus, et depuis longtemps,  un sujet de dissertation (combien étions-nous à connaître cette origine italienne de Coluche ?)  - une immigration assimilée jusqu’à l’indifférence et sa disparition du paysage français -, qui prend et monopolise la parole pendant une bonne dizaine d’années…
     
    Un Coluche dont le talent comique cachait pourtant, tel un arbre, une forêt dense de discriminations (1) ainsi que maintes explosions à venir ; discriminations dont les victimes, aujourd’hui, ne nous lâcheront pas de si tôt…
     

    dieudonné,coluche,déprosges,société,politique,médias,mediaPierre Desproges, né en 1939 à Pantin, meurt le 18 avril 1988 à Paris. D’aucuns ajouteront : petit français blanc sans histoire, au métier et à la vie faciles : un coup sur l’extrême droite et ses électeurs ( la classe ouvrière), et un coup sur la fausse gauche (celle du foie gras et du caviar) pour ne pas faire de jaloux. 

     
     
     
    1 - On n'oubliera pas La Marche des beurs, de son vrai nom "La Marche pour l'égalité et contre le racisme" qui s'est déroulée en France en 1983 ...
     
     
     
     
                 Et puis… une fois Coluche et Desproges contraints au silence…
     
    Voici la France de la Traite, de la Colonisation, de l'immigration et de toutes les discriminations qu'un Dieudonné tente d'incarner avec plus au moins de bonheur depuis 15 ans, qui monte sur scène sans demander la permission à quiconque.
     
    Avec Dieudonné, nom d’artiste de Dieudonné M'bala M'bala né le 11 février 1966, force est de constater que Coluche et Desproges prennent comme un sacré coup de vieux ! Pour un peu, et rétrospectivement, la France des années 70 et 80 nous semblerait douce à vivre, facile à plaisanter, à sourire et à rire : une France d’une force tranquille (2). Rien de surprenant à cela puisqu’il s’agira d’une France qui ignorera superbement les plus faibles : des laissé-pour-compte par millions.
     
    Une France à retardement donc, comme la bombe du même nom. 
     
     
     
    2 - On n’oubliera pas ce sketch de Dieudonné chez Fogiel en 2008 qui mettait en scène un colon religieux israélien ; sketch qui n'était ni raciste, ni antisémite, et pas nécessairement anti-sioniste non plus : ce sketch ne remettait pas en cause l’existence d’Israël, en revanche, il dénonçait une frange extrémiste du judaïsme (après le Christianisme et l’Islam que Dieudonné avait moqués dans deux spectacles précédents) encouragée et soutenue par l’Etat israélien à des fins d’expansion territoriale via la colonisation des territoires palestiniens ; une politique du fait accompli qui se veut irréversible.
     
    A la suite de ce sketch, très vite, Dieudonné fut banni des médias (télé, presse, radio), et plus tard... interdit de salles de spectacle sur le territoire français ; phénomène de vendetta jamais rencontré en France contre un artiste dans l’exercice de son art ; sous de Gaulle et Giscard, même les artistes engagés n’ont pas connu un tel acharnement !
     
     
                     Bien sûr, Dieudonné et son public, aujourd'hui, c'est aussi, et surtout, la France du ghetto, de tous les ghettos et de toutes les discriminations, ainsi qu' une tranche d’Histoire qui peine à trouver sa place et à se faire accepter même au prix d’un froissement de l’orgueil national…
     
    Une France du délabrement politique et social ; un délabrement maintenant consommé, proche du pourrissement...
     
    Une France dans laquelle quarante ans de Front national aura fini par avoir raison chez toutes les élites médiatiques (à ne pas confondre avec les élites morales et intellectuelles qui, elles, ont déserté les médias) d'un "on ne peut pas tout dire et surtout pas n'importe quoi" : Finkielkraut, Chirac, Zemmour, Hortefeux, Luc Rosenzweig, Frêche, Elisabeth Lévy, jusqu'au Président Sarkozy en campagne et hors campagne...
     
    Libre à chacun de compléter cette liste... 
     
              *** 

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                  Violence sociale, violence verbale, discrédit des élites politiques, économiques et médiatiques ; tout comme cette mondialisation qui n'a de compte à rendre à personne…
     
    Plus rien ne fait peur puisque tout est destiné à faire peur…
     
    Voici alors venu le temps de la catharsis, chacun selon ses moyens, son statut et son pouvoir dans une épuration de toutes les peurs et de toutes les frustrations pour les uns, et de toutes les injustices pour les autres : à chacun son spectacle et son public ; décomplexés, on se libère enfin ; et les coups donnés sont et seront de ceux que l'ont a et aura reçus.
     
    Mais… c’est là que le bât blesse car c’est bien sur le dos des plus faibles que cette catharsis s’opère ! Communautés démunies, sans pouvoir politique, économique et médiatique, et qui, aux yeux d’une majorité qui se croit encore non concernée parce que… à l’abri, n'ont que deux visages : ceux de l'extrémisme religieux et de la délinquance...              
     
    Communautés qui n’auraient plus qu'une arme : dénoncer sans relâche une hypocrisie qui ne se cache même plus, assumée comme telle, à prendre ou à laisser, jetée au visage de ceux que la justice a désertés ; hypocrisie d’une arrogance nouvelle : celle d’un mépris affiché qui sonne le glas de la politique, de l'intelligence et de tout principe de causalité ; mépris que seuls les imbéciles (ou bien, les salauds ) prendront pour une franchise courageuse et salutaire...               
     
    Et alors qu'il n'est question que d'un... "Tu ne vivras point ce qui ne te sera pas donné à vivre, et que tu ne prendras pas non plus !" sans appel et sans recours.              
     
                    Reste à espérer que jamais ces communautés ne seront un jour tentées de reprendre à leur compte la parole suivante de Dieudonné : "La mort sera plus confortable que la soumission à ces chiens." 
     
    _____________                   
     
     
     
     Pour prolonger, cliquez : Le phénomène Dieudonné
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  • Qui écoute encore Leïla Chahid ?

     

     

    Très prisée par les journalistes, très courtisée Madame Chahid, toujours !

    Vous avez remarqué ?!

    __________________________

     

             Digne représentante de la JetSociety palestinienne, seule bénéficiaire des accords d’Oslo ; et grâce à ces accords, Leïla Chahid peut enfin se déplacer sans être inquiétée : toujours entre deux avions - Paris, Londres, Berlin, Madrid -, allers et retours incessants, tailleur Chanel, cocktails, réceptions, le tout aux frais de la princesse qu’est la Communauté européenne...

    Et puis, toujours courtoise Leïla, toujours "très comme il faut" à la télévision, à la radio, même confrontée à des interlocuteurs qui n’ont pas cessé de balader et d’humilier le Peuple palestinien depuis plus de quarante ans...

    Et à quel prix pour ce Peuple ! ! !

    Alors... vite ! Et sans rire...

    Rêvons d'une ou d'un porte-parole du Peuple palestinien en guenilles et savates, façon Gandhi !

    Intransigeant, façon Mandela !

    Avec panache, façon Fanfan la Tulipe (Gérard Philippe dans le rôle-titre ou plus récemment, Vincent Perez)

    Oui, sans rire ! Vite ! Et... au plus vite !

     

    ***

     

                    Quiconque, aujourd'hui, n'est pas en colère, est soit un salaud, soit un imbécile, soit un escroc.

     

    Madame Chahid à toutes les raisons au monde d'être en colère ; or, on pourra la trouver plutôt sereine, alors que son peuple crève de faim, et qu'il crève.. tout court (voir les rapports des ONG) !

    Madame Chahid n'aurait-elle pas qu'un devoir aujourd'hui : se trouver au plus près de son peuple, à risquer sa vie comme lui, tous les jours ?

    Sa fonction de porte-parole est d'un pathétisme qui n'a d'égal que son inaptitude à pouvoir témoigner sur les lieux mêmes, jour après jour, sans relâche, de la condition de martyr du Petit Peuple Palestinien. Et si un jour, Leïla Chahid (et d'autres avec elle) s'était reconnue une obligation de résultats, nul doute, elle aurait été démissionnaire depuis longtemps déjà !

    Car enfin, qui nous parlera du drame de cette dissymétrie tragique entre les "représentants" du Peuple palestinien et ceux de l'Etat israélien quant à leurs capacités respectives d'expression, d'explication et de représentation ? In fine , c'est toute la crédibilité de la cause palestinienne qui, année après année, s'en trouve érodée, faute de résultats, de progrès et de réelles perspectives d'avenir.

    A la longue, les perdants, toujours perdants, aux élites auto-indulgentes quant à leurs insuffisances, jusqu'à l'acceptation tacite de leur propre impuissance, finissent toujours par lasser nombre de leurs partisans ; lassitude qui viendra assombrir le combat de ce Peuple, aujourd'hui martyr de toute une région et de ses propres « élites et leaders »...

                   Car... pour ce Peuple à la destiné injuste et cruelle, il semblerait que le verdict soit tombé il y a longtemps déjà : ce sera... pas de réussite, pas de soutien et pas de pitié.

     _____________________________

     

    Pour prolonger... cliquez Israël et son Etat

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