Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par litterature"WebAnalytics"

Avertir le modérateur

mondialisation

  • La France et le fascisme : autant de questions sans réponses

     

                 A l'heure où  "Ni droite ni gauche. L’idéologie fasciste en France",  paru en 1983, est repris en collection de poche avec une nouvelle préface de l’auteur sur près de 150 pages, non contente d'être la fille aînée de l'Eglise, à en croire l'historien Sternhell, la France serait aussi " la fille aînée du fascisme". Rien moins.

     

                                         Trente ans plus tard, qu'en est-il de cette France ?       

     

    france,fascisme,histoire,mondialisation,uleski,société,justice,politique,sternhell

    L'opuscule "La France et le fascisme" d'une quarantaine de pages se propose de répondre à cette question et d'en proposer d'autres à la réflexion du lecteur car, ce qui doit nous intéresser n’est pas tant de savoir si la France est la « fille aînée du fascisme » mais bien plutôt ce questionnement-ci : pourquoi certains historiens et politologues ont manifestement besoin de le penser à l’heure où aucune définition du fascisme ne semble possible, tout en tenant compte du fait que jamais en France il n’a existé un Etat fasciste, et qui plus est… librement consenti.

             Il semblerait que d’aucuns désignent encore le danger fasciste à l’extrême droite tout en apportant une définition totalement obsolète de ce fascisme – pour rappel : un marxisme dévoyé et une conception ethnoculturelle de la nation  - comme pour mieux faire diversion et nous cacher un autre fascisme,  taillé sur mesure pour demain celui-là,  et dans le marbre, jour après jour,  nation après nation,  culture après culture, être humain les uns après les autres... le fascisme d’une mondialisation contrôlée par les multinationales et la pègre ; un fascisme loi d’airain du fric et du pilonnage permanent des humbles et des relégués au nom d’une justice sociale emballée dans les cartons d’une science économique sans visage, sans morale et sans honneur ; loi qui ordonne la fin des toutes les controverses et de tous les débats.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : France et fascisme - thèse, anti-thèse

     

     

    L'ouvrage est disponible ICI

     

    Lien permanent Catégories : Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Traité de Rome, soixante ans déjà : que faire de l'Union Européenne ?

     Billet rédigé en 2013...

     

    barroso,bruxelles,europe,israël,mondialisation,ue,usa

           Vieille baudruche stalinienne issue de la guerre froide cette Union Européenne !

    Qu'on se le dise : il n'y a pas, il n’y aura jamais de majorité pour une Europe-alternative à une mondialisation des cartels, de la pègre et de la terreur et du chantage au chaos militaire. Il n'y en a jamais eu. Il n'y en aura jamais et moins encore avec 28 pays membres.

     

    ____________________

     

                  Table ronde de 2011 sur le thème "Que faire de l'Union européenne ?" avec Aurélien Bernier (porte parole du M'PEP), Bernard Cassen (secrétaire Général de l'association Mémoires des luttes, président d'honneur d'Attac), Michèle Dessenne (porte parole du M'PEP), Frédéric Lordon (directeur de recherche au CNRS), Jacques Nikonoff (porte parole fu M'PEP, professeur associé à l'institut d'études européennes de l'Université Paris 8), Emmanuel Todd (historien, ingénieur de recherche).

     

     

     

                  Pour Jacques Sapir il est bien question aujourd’hui de provoquer une crise afin de tirer l’UE vers nous à partir de décisions... unilatérales.

     

     

    ***

     

                 Hors du cadre de la nation, il ne peut pas y avoir de démocratie. C’est la raison pour laquelle l’UE ne sera jamais légitime, et c’est la raison pour laquelle elle devra à terme se passer du consentement des Peuples européens avec la complicité de la quasi-totalité de la classe politique de l’UE.

               (Souvenez-vous ! Après un « non » référendaire à la constitution européenne, c'est  toute la classe politique qui votera le traité de Lisbonne ; il sera adopté par l'Assemblée et le Sénat avec la bénédiction du conseil constitutionnel)

    Tous les fédéralistes nient les particularismes nationaux, soit par calcul soit par ignorance. D'où la catastrophe de l'Euro qui n'est, il est vrai, qu'une catastrophe pour ceux qui, chaque matin, assument le principe de réalité. Avec l’Euro : pas de croissance, chômage endémique, baisse du pouvoir d'achat,  immobilier à des niveaux records, crise du logement, et l'abstention croissante aux élections chez tous les Peuples européens.

    Ne pas vouloir comprendre ce qui fait un Allemand, ce qui fait un Espagnol ou un Français.... ce refus de l'Histoire et de la connaissance au profit d'un négationnisme aux calculs sordides cache le coup mortel que l'on souhaite porter au progrès social au nom des intérêts des classes dirigeantes. 

                (On pourra toujours s'étonner que les particularismes des Peuples européens soient ignorés à l'heure où on ne cesse de nous parler de ce caractère si français qui empêcherait toute réforme ! Mais alors… particularismes il y a bien… mais… seulement lorsqu’il est question de dénigrer les Peuples ?)

     

                On ne manquera pas de noter que seuls les journalistes parisiens, le MEDEF et la classe politique soutiennent une Europe fédérale ; en revanche, aucun intellectuel, aucun scientifique, aucun chercheur, aucun homme de culture ne soutient une telle Europe, une telle dictature technocratique en herbe pilotée via Bruxelles par les USA, pour les USA contre le reste du monde ! Une Europe, dans le meilleur des cas, succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et chaos), et dans le pire, une Europe victime collatérale d’une mondialisation qui n’aura pas le temps de se pencher sur le sort d’un demi-milliard d’individus à l’automne de leur espérance de progrès et de justice.

                       (Dès à présent, Hollande va chercher ses ordres à Bruxelles et Fabius à Washington et (mais ça, c’est plus récent) à Jérusalem. Après Montauban et Toulouse, il nous faut nous éloigner de toute politique de parti pris, injuste et cynique : nous devons rechercher l'apaisement ; aussi, nous n’aurons donc pas d’ennemi excepté celui qui nous désignera comme tel ; et à aucun moment, les ennemis de nos "partenaires" ne devront être a priori nos ennemis  - quand on sait le don que possèdent certains de nos "alliés" pour s’attirer les foudres de la colère et de la vengeance…

    Pour parvenir à cet apaisement, il nous faut regagner de l’autonomie en tant que communauté, Peuple et Nation : on ne peut pas compter sur l'Europe dans le domaine, entre autres, de la politique étrangère ni sur les options économiques d'une mondialisation d'une violence culturelle et sociale sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

    Il nous faudra aussi garder nos distances avec des alliances mortifères (USA et Israël). Quand on voit le talent dont font preuve certains pays pour enterrer leurs morts ; de ce spectacle à la fois obscène et dérisoire, il est impensable que cela devienne, ici en France, un recours, voire même... une politique délibérée : celle qui consiste à souder une Nation autour du meurtre, de l’assassinat, de l’attentat, de la colère, de la vengeance… à la racine desquels on trouvera une politique d’Etat qui n’a de cesse de demander à son Peuple de récolter ce qu’il a semé car une telle politique est non seulement immorale, anti-humaniste mais suicidaire.)

     

                  On ne doit reconnaître qu'une politique en Europe : la coopération, la complémentarité, la solidarité et la protection mutuelle pour le bien commun. Toute autre politique ne remplit que les poches du capitalisme international. En effet : quelle politique industrielle solidaire lorsque l'industrie automobile va en Roumanie chercher un SMIC à 400 euros… et l’Allemagne avec un salaire horaire à 5 Euros ?

     

           (A ce sujet il est grand temps que nous achetions non pas français mais... ce qui est fabriqué en France !)

     

                  Les politiques de mondialisation dont l’EU est un des instruments, n’ont qu’un but : la guerre aux salaires, aux protections, aux réductions des inégalités, à la démocratie, à la souveraineté des Peuples et des Nations. Cette Europe-là nous vendra tous (nous, la démocratie et nos acquis sociaux) au moins-offrant et au plus fort avec une France prise dans l'étau anglais et allemand : un Euro Deutsche Mark et une Angleterre qui, chaque jour, depuis 30ans, rend caduques toutes les ambitions françaises indépendantes de la puissance tutélaire étasunienne.

    Dans cette perspective, aucune sortie possible par le haut : on ne peut que subir, aussi une seule option s'offre à nous : une politique unilatérale de rupture, de crise… et si rien n’est possible, de retrait de l’Euro et de l’UE. Un seul pays y suffira car un pays de l’importance de la France peut facilement déjouer toutes les stratégies et remettre tous les compteurs de l’histoire de l’Europe à zéro, sur une nouvelle ligne de départ.

                

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Marie-France Garaud au plus près d'une réalité sans conteste : la fin de la politique avec la disparition de l'Etat souverain

     

     

     

                        Parmi les invités de Taddéï à "Ce soir ou jamais"(1), seule Marie-France Garaud saura poser le problème de la situation économique et sociale de la France : la fin de la politique avec la disparition de l'Etat souverain au service d'un Peuple tout aussi souverain, là où plus aucune volonté ne peut s'exercer à propos de la question suivante : quelle doit être la relation de la France avec l'Europe, le monde et les forces économiques et politiques qui dictent depuis le triomphe du trio infernal Thatcher-Reagan-Friedman des années 80, sa loi d'airain à tous les Etats dans le cadre d'une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les Etats-Nations, les salariés ; et par ricochet, une guerre contre la démocratie et la liberté d'expression et d'information ?

                    Après Garaud, d'autres rendront le bon diagnostic quant aux effets de la crise sociale et politique française sans toutefois se résoudre à identifier les causes contrairement à Marie-France Garaud.

     

     

                    Quant à Bernard Stiegler, fidèle à lui -même, il évoquera une innovation technique tueuse d'emplois par millions comme une fatalité ; lui aussi a manifestement intégré, inconsciemment sans doute, la mort de la politique car, à aucun moment il ne lui vient à l'idée de questionner cette technique, ou plus directement et plus explicitement, de préciser ou de suggérer qu'il pourrait encore nous appartenir de choisir, dans le cadre de la destruction des emplois par cette même technique et la recherche d'un profit optimal, quels sont ceux, de ces emplois, qui doivent mourir et ceux que l'on souhaite garder.

    Stiegler, comme tant d'autres, a déjà renoncé, entre deux voyages aux USA et à Berlin - il y enseigne ! -, (2) à poser en ces termes notre relation avec l'innovation technique : ce qui est techniquement possible n'est pas nécessairement souhaitable car enfin, ce n'est pas à la technique de décider dans quel monde nous souhaitons et devons vivre mais bien plutôt, à la politique et au politique.

    Stiegler nous demande de nous préparer à la disparition de millions d’emplois ; son reproche majeur concerne notre refus de nous y préparer, non pas en nous y opposant mais en accompagnant cette destruction massive avec l'espoir de concurrencer le monopole du monde anglo-saxon dans ce domaine : numérisation du monde oui ! A condition que l'Europe soit un acteur majeur aux côtés des USA.

                    Mais alors, qu'en est-il d'un : "Non à la numérisation du monde ! Et que l'Europe en soit un frein majeur !" ????

    Aussi, à propos de ce qu'on nommera un "syndrome d’accompagnement", surprenant que Stiegler n’ait pas eu, à un moment ou un autre, sa carte au PS ! Cette fausse gauche qui n’a de cesse d’accompagner la droite, justement !

    L’accompagnement, encore et toujours !

     

                       "La technique, c'est plus fort que toi !"

                       Stiegler n'est-il pas trop proche des "techniques nouvelles" et de l’innovation numérique pour ne pas s’être laissé, au fil des ans, "bouffer" par leur pouvoir de dé-conscientisation gigantesque, un peu comme pour le pouvoir de l’argent sur ceux qui n’en ont jamais eu ou la soif de reconnaissance ? Hypnotique et corrupteur ce pouvoir !

    Comme un fait exprès, on notera au passage le fait que les références de Stiegler ont souvent pour origine le monde anglo-saxon ; les USA en particulier.

     

                   Ce qu’on pouvait reprocher à Cassandre finalement c’est de prédire le malheur sans pour autant être capable de le prévenir : pointer du doigt le poison sans pour autant désigner l'anti-dote. 

    Prédire ou prévenir une catastrophe... il est vrai que ce n’est pas le même talent, voire... le même génie, qui est alors requis : talent et génie politiques s’entend. Et là, on retrouve Marie-France Garaud issue d’une tradition qui a su accoucher, quoi que l’on dise, d’hommes politiques d’exception.

    La politique donc, encore et toujours ! Et c'est la raison pour laquelle il nous reste à souhaiter que Madame Garaud ne cesse de prendre soin d'elle afin qu'elle puisse vivre le plus longtemps possible car elle seule semble à même de nous rappeler cette vérité aussi cruelle qu'embarrassante qui éclaire d'une lumière crue notre lâcheté et complaisance face à notre propre devenir : notre acceptation de la mort de la politique et la consécration de l'impuissance publique ainsi qu'une crise sans précédent de la résistance et d'une mobilisation massive et soutenue.

     

     

    1 - "Ce soir ou jamais" vit ses dernières heures. L'élection présidentielle n'est pas loin... elle approche, c'est sûr ! Le ménage a donc commencé ; et seuls Ruquier et Fogiel seront maintenus. People-isation des esprits oblige ! Mais... qui a dit que ce sont les moins politisés qui votent encore ?

    Faut bien dire que ça fait des années que Taddéï accepte de se faire "balader" par France-télévisons et ses responsables de programmes. Il ne s'en plaint pas du reste ; ses émissions vont et viennent... tantôt ils le déprogramment, tantôt ils le changent de créneau horaire... Taddéï se laisse guider... promener... l'important pour lui, semble-t-il, c'est de continuer de passer à la télé et à la radio... France Culture puis Europe 1... alors qu'à l'heure d'internet, il existe des solutions pour ceux qui souhaitent vraiment nous donner des nouvelles de la société et du monde autour d'acteurs majeurs quant à la compréhension de qui fait quoi, à qui , où, comment,pour-quoi et pour le compte de qui.

    2 - Oui ! Il y enseigne, nous affirme-t-il ! A moins, qu'à son insu, il n'y soit enseigné ! Et c'est alors que l'on se croît le maître avant de découvrir que l'on est qu'un élève et payé comme tel ; ce qui peut en consoler plus d'un, malgré tout.

    USA, Berlin, Paris... oublieux Stiegler du fait suivant : qui trop embrasse mal étreint ! 

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Penser l'économie aujourd'hui avec Thomas Piketty

                Thomas Piketty est Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et professeur à l'École d'économie de Paris ; il a notamment publié "Les Hauts Revenus en France au XXe siècle" (Grasset, 2001), avec C. Landais et E. Saez, "Pour une révolution fiscale" (Seuil/La République des idées, 2011) et "Peut-on sauver l'Europe ?" (Les Liens qui libèrent, 2012).

     

     

                      Réunion-débat avec Thomas Piketty - Le jeudi 13 mars 2014 à l'École Normale Supérieure - Paris

     

                      "La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance."



    Extraits du livre en ligne : http://www.seuil.com/extraits/9782021...

     

     

    Piketty et Todd 

     

     

    Lien permanent 0 commentaire
  • Jacques Cheminade sur la France dont le monde a besoin

     

                   Candidat à la présidentielle de 1995, Jacques Cheminade est le fondateur du parti « Solidarité et progrès ». Banni des médias dominants, Jacques Cheminade défend un programme de réorganisation complète du système financier international. En matière de système bancaire, il réclame la nationalisation des banques centrales.

     

    ***

     

    « Elever le débat, c'est faire son métier d'homme »

     

                   Patriote et citoyen du monde : défendre la Nation et repousser une mondialisation truquée, la France du Conseil National de la Résistance est en cours de démantèlement ; fin du contrat social de protection et d'un dynamisme qui repose sur un Etat fort, sur l’investissement et l'ascension de tous par "le mérite".

                  Toutes catégories confondues, aujourd'hui près de 10 millions d'individus sont au chômage, sans activité ou bien dans un activité minimale : des contrats de quelques heures par semaine.

    90% des emplois créés le sont dans le cadre d'un  contrat à durée déterminée.

    Les emplois de service ne remplacent pas les emplois industriels perdus.

    Paupérisation de l'Etat et de ses capacités d'investissement. Hégémonie d'une économie financière du pillage :

    -   L'Espagnol à 600 euros.

    -   Le Grec à 400 Euros

    -   L'Ukrainien, très convoité, à 200 euros. Inutile de préciser que l’économie financière attend de l'exploitation de ce travailleur ukrainien appelé à rejoindre l'U.E des profits colossaux.

                  Le traité trans-atlantique aura pour conséquences : la paralysie de l'Europe en tant qu'entité politique et économique autonome ; l'abaissement des normes de protection alimentaire ; des dé-règlementations au détriment des citoyens consommateurs et des Etats protecteurs des Peuples.

     

     

                    A partir de la 30e minute... Jacques Cheminade nous présente un groupement appelé BRICS : acronyme anglais pour désigner un groupe de cinq pays qui se réunissent en sommet annuels : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, cinq pays déterminés à protéger leur souveraineté nationale et l'idée de l'établissement d'une coopération sur la base d'un gagnant-gagnant.

    Jacques Cheminade voit une place et un avenir pour la France dans ce re-groupement contre une Europe acquise à un trans-atlantisme destructeur de tous les potentiels français : chômage, délocalisation, désindustrialisation, budget de la recherche à minima avec pour conséquence une dépendance technologique qui annonce une France- esclave.

    Pour revenir à un ordre de développement mutuel... Jacques Cheminade nous propose de regarder plein Est, de la Russie à la Chine, de Brest à Shanghai, et plein Sud : de Shanghai à Johannesburg ; ce qui implique  de sortir de l’Euro, de l’U.E et de l’Otan pour, à nouveau, embrasser le monde entier.

     

     

                            Série de conférences organisée par l'Institut Schiller autour de la questions des BRICS : ICI

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Jacques Cheminade : questions, réponses

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Penser la dissidence aujourd'hui avec Don Quichotte et Sancho Panza

     

                      L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou L'Ingénieux Noble Don Quichotte de la Manche (titre original en espagnol El Ingenioso Hidalgo Don Quijote de la Mancha) est un roman écrit par Miguel de Cervantes et publié à Madrid en deux parties, en 1605 et 1615.

     

    ***

    politique,orson welles,onfray,don quichotte,sancho panza,actualité,littérature,cerventes,espagne,chevalerie,romann,livres,mondialisation,médias,presse

               Don Quichotte et Sancho Panza... mais... qui est l’un, et où est l’autre ?

     

     

                     Certes, pour être brutal, le don Quichotte de Cervantès est bel et bien un mythomane paranoïaque, et son compagnon d'infortune, Sancho Panza, son          «médecin», sa tentative de cure ; Sancho est celui qui, compassionnel et patient, tentera, sans relâche, à chacune des hallucinations de son Maître, de le ramener à la raison : celle de la réalité de ce qui est, de ce qui existe contre tout ce qui n’est pas et qui n'est que le fruit d’un cerveau malade, celui de don Quichotte en l’occurrence.

                       Disons-le sans tarder : ce qui fait que ces deux figures de la littérature mondiale sont attachantes et parfois même émouvantes, c’est leur bonne foi totale, leur honnêteté à tous les deux. Ce qui fait que nous lecteurs, nous ne pouvons pas nous empêcher de les aimer c’est l’absence de vice et d’arrière-pensée chez ces deux personnages car aucun d’eux n’est manipulateur ou menteur ; aucun d’eux ne manipule l’autre ni ne lui ment : respect, commisération, efforts redoublés, l’un tentant de sauver l’autre… et l’autre d’instruire l’un sur un idéal existentiel : l’esprit de chevalerie.

    Mais alors…

    Dans cette perspective-là, - un don Quichotte paranoïaque et un Sancho Panza « médecin », et si les don Quichotte d’aujourd’hui, loin d’être attachants, ne faisaient plus sourire personne ? Car enfin, ne serions-nous pas tentés de les juger plutôt détestables tous ces négateurs d’une réalité délibérément travestie dans le but de servir non pas un esprit chevaleresque  - noblesse, courage et générosité -, mais une idéologie, une seule, celle de la domination : la protection des intérêts de la classe dominante, ou plus exactement l’hyper-classe, oligarchie mondiale aux intérêts mondiaux ?

    Car ne nous y trompons pas : nous ne sommes plus en présente d’un don Quichotte paranoïaque mais bien plutôt d’un don Quichotte machiavélique : un stratège politique hors pair.

    Aussi, il semblerait que seuls les Sancho Panza d’aujourd’hui soient encore dignes de considération. Certes, ils ne sont plus « médecins curateurs » mais activistes lanceurs d’alertes ; et s’ils ont perdu leur jovialité, leur truculence… c’est qu’aujourd’hui, les enjeux sont d’un tout autre ordre : il n’est plus question de ramener à la raison un Don Quichotte égaré et agité mais tendre et pacifique, fou à lier mais dont la folie n’est un danger pour personne excepté pour lui-même ; il s’agit bien plutôt de dénoncer et de tenter de contenir l’expansionnisme d’un Don Quichotte pour lequel le pouvoir c’est la domination et la fin…tous les moyens : manipulations , corruption, intimidations, assassinats, guerres ; un imprécateur de premier ordre.

                 Dans une autre perspective maintenant, la plus courante, même si erronée, à savoir… un don Quichotte homme des causes perdues qui se bat contre des moulins à vent alors que l’ennemi, le vrai, est ailleurs mais inaccessible - comme hors de portée -, un don Quichotte non paranoïaque donc... curieusement, il se pourrait bien que la réalité soit aujourd’hui incarnée par ce don Quichotte-là et la fiction, ou plus exactement dans le contexte qui est le nôtre, la falsification des faits aux fins de domination le soit par un Sancho Panza qui n’aurait alors qu’un souci : faire passer notre don Quichotte pour un mythomane paranoïaque aujourd’hui calomnié en tant que "complotiste" et décrié par toute une classe politico-économico-médiatique au service de la domination.

    Et la dissymétrie entre ces deux personnages est telle que le combat est loin d’être gagné. Toujours dans cette perspective d’un don Quichotte non paranoïaque, force est de constater que dans les faits, chaque jour est une défaite : don Quichotte homme des causes perdues s’effondra vaincu et mourra sans doute épuisé dans un combat pour la vérité d’une réalité de plus en plus évanescente… et Sancho Panza, l’homme de la mystification délibérée triomphera.

              En revanche, et pour revenir à Cervantès et à son don Quichotte négateur du réel, la situation s’est aujourd'hui inversée : dans le contexte d’une mondialisation liberticide, sans honneur et sans justice, c'est bel et bien le défenseur de la fausse-réalité, celle de la société du spectacle à une échelle maintenant mondiale, qui a triomphé : Don Quichotte donc, celui qui dit ce qui n’est pas ; et Sancho Panza, le soi-disant complotiste non pas négateur mais pourfendeur de cette fausse réalité, a sans doute déjà perdu même si en ces temps de confusion et de faux-semblants, les puissants avançant masqués, il se pourrait bien que tout le monde soit le don Quichotte de l’un et le Sancho Panza de l’autre car tout est fait pour entretenir une telle confusion qui ne sert qu’un seul intérêt…

    Devinez lequel !

    ______________

     

    politique,orson welles,onfray,don quichotte,sancho panza,actualité,littérature,cerventes,espagne,chevalerie,romann,livres,mondialisation,médias,presse

     

                   Billet de blog rédigé en réaction à la conférence de Michel Onfray : « Le principe de don Quichotte » en mai 2013 : ICI ; un Onfray qui, comme à l’accoutumée, évite soigneusement de prendre quelque risque que ce soit, jamais un mot plus haut que l'autre, dans une approche et analyse plutôt œcuméniques (tout le monde pouvant y trouver son compte : réconciliation et consensus), s'en prenant aux vieilles lunes du stalinisme... tout en se gardant bien de transposer cette fable de Cervantes dans un contexte pourtant bien plus brûlant : la falsification de la réalité, la distorsion des faits sans doute sans précédent dans l’histoire ( à savoir : qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui ?) par une coalition politico-énonomico-médiatique pour laquelle ce qui est ne doit pas être.

    Aussi, il semblerait bien que Michel Onfray ait lui aussi quelques problèmes avec la réalité liberticide d'une actualité de crises et de guerres aussi mensongères que dévastatrices.

    Il n'en reste pas moins qu'Onfray n’est définitivement ni un don Quichotte dans un cas ni un Sancho Panza dans un autre. Une seule réalité lui colle à la peau néanmoins : elle est commerciale et touche au marketing : une réalité qui consiste à devoir vendre des livres au plus grand nombre : pas de vague donc ! Pas de vague, pas de vague,  jamais ! Excepté dans le microcosme parisien (avec un ouvrage contre Freud et un autre contre Sartre)… microcosme dont tout le monde se fout… et dont la réprobation ne vous fera jamais perdre un seul lecteur.

     

    _________________

     

                  Images extraites de l'adaptation d'Orson Welles pour le cinéma du roman de Miguel de Cervantes( 1605). Réalisation commencée dans les années 50 et achevée dans les années 70. Ni les acteurs, ni Orson Welles ne verront le film monté. Saluons au passage Akim Tamiroff (Pancho... un fidèle... souffre douleur de Welles) et l'acteur Francesco Reiguera, et toute l'équipe de la post-production : montage image, son, musique et voix.

     

     

    Lien permanent Catégories : Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • « Merci patron » de François Ruffin : tel est pris qui croyait prendre

     

     

                       « Merci Patron » de François Ruffin (1), ce documentaire distribué par la SDI (société des distributeurs indépendants)… sorti le 24 février 2016, qualifié par "Le Monde diplomatique" de "film d'action directe", et par son auteur de "comédie documentaire" ou "thriller social" a pour trame ce qui suit : « Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine du Nord, qui fabriquait des costumes Kenzo (groupe LVMH) a été délocalisée en Pologne. C'est alors que François Ruffin, fondateur et rédacteur en chef du journal ironique et satirique "Fakir", frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d'un inspecteur des impôts belge, d'une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d'ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l'assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le coeur de son PDG, le milliardaire Bernard Arnault. »

                       Dans la salle, ce vendredi-là, en fin d’après-midi, il était 18H, tous avaient plus de 60 ans ; et les femmes étaient majoritaires. Allez savoir pourquoi ! Sans doute est-ce parce que dans l’industrie de la confection, les femmes et leurs petites mains ont longtemps été les favorites des employeurs ?

    Manifestement, ce jour-là, ce sont les retraités qui ont choisi d’aller cauchemarder sur une réalité à rebours d’une vie qui n’est plus la leur : travail, cadences, menace du chômage, licenciement… Il est vrai que le danger d’hier à la fâcheuse habitude d’être vécu aujourd’hui avec une pointe de nostalgie car, une fois le malheur hors d’atteinte, bien des années plus tard, grande est la tentation de se dire : « Si avant c’était pas mieux, c’était quand même moins pire que ça en avait l’air ! »

     

                      Dans « Merci patron », Bernard Arnault sera sa tête de turc de Ruffin, une heure vingt durant. Pourquoi ce milliardaire, falot, sans charisme, physiquement « insignifiant », haut comme trois pommes, plutôt qu’un autre ?

    Mystère.

    merci patron, françois ruffin, lvmh,jocelyne et serge klur,bernard arnault,capitalisme, mondialisme, mondialisation,les deschiens,délocalisation,

                      Avec «Merci Patron », Ruffin tente de faire du "Michael Moore" avec deux bouts de ficelle. Contrairement à ce dernier, Ruffin n’a pas un physique – et parce que tout est important à l’écran ! -, qui lui permet de gagner notre sympathie dès les premières images et moins encore, de remporter notre adhésion sur la forme, et le fond… qui reste discutable comme on le verra. Car, chez Ruffin, tout est dans la dégaine ; une dégaine qui illustre une pensée bancale qui marche sur une jambe. En effet, Ruffin a la démarche de celui qui se croit debout alors qu’il est intellectuellement accroupi.  Pour cette raison, avec « Merci Patron », le Système peut dormir tranquille et l’Oligarchie mondiale n’a pas à craindre de croiser sa route… elle ne le remarquera même pas ; et si par malheur ce même Ruffin prend la parole… cette même Oligarchie aura sans aucun doute du mal à étouffer un fou rire irrépressible.

    merci patron, françois ruffin, lvmh,jocelyne et serge klur,bernard arnault,capitalisme, mondialisme, mondialisation,les deschiens,délocalisation,

                    Dès les premières images de « Merci patron », images sans relief à l'éclairage incertain, lumière blafarde… c’est le malaise : misérabilisme et ringardise suintent comme jamais… ils transpirent par tous les pores de la pellicule… on pense alors à Canal + et à Groland, et c’est le désespoir.

    Misérabilisme quand la misère fait la manche : Ruffin met en scène le couple Jocelyne et Serge Klur licenciés quelques mois plus tôt par LVMH, face caméra, suppliant Bernard Arnault de leur rendre leur travail : « Monsieur Arnault, reprenez-nous s’il vous plaît ! »; cette misère-là, c’est la misère d’un cinéma avec une écuelle posée par terre, auge à cochons : « A votre bon cœur Messieurs-dames ! » hurle le mendiant, entre deux numéros pathétiques d’acrobate sans métier ni talent.

    Avec ce couple "Jocelyne et Serge Klur" on pensera aux Deschiens bien évidemment mais sans le paradoxe de l’acteur de Diderot : cet acteur qui n’est pas ce qu’il donne à entendre ; pas plus qu’il n’est ce qu’il donne à ressentir ; alors que les Klur sont bel et bien ce qu’ils laissent paraître : pas de quoi sourire ou ricaner face à l'exposition de ce couple dans une mise en scène qui fait que très vite on sera tentés de se demander avec mauvaise conscience comment un groupe comme LVMH a pu un jour les employer …

    Après Groland, sans doute est-ce l’influence d'une Belgique proche - magazine télévisé Strip-tease oblige ! - sur un Ruffin originaire du Nord qui se fait sentir car ce dernier oublie un peu vite que la troupe des Deschiens c’est d'abord une écriture et une mise en scène au millimètre près ainsi qu'une immense capacité à produire de l’Art : l’art de l’incarnation et de la représentation – un mensonge qui dit trop souvent la vérité.

    Et puis ceci : combien de temps encore va-t-on accepter une représentation dégradante et humiliante des populations du Nord de la France ? Et le fait que des gens comme Ruffin ou Dany Boon soient originaires de cette région ne change à l’affaire : il l’aggrave tout au contraire.

     

                       A l’heure d’internet, canal de diffusion et de création sans précédent, le "machin" de Ruffin que d’aucuns osent appeler un film… est une véritable gifle adressée à tous ceux qui, depuis des années maintenant, ont soif de revanche sur un monde qui étouffe la moindre diffusion d'une information honnête car ce documentaire « zombie » à caractère néandertalien n’a ni l’art ni la manière de montrer et de démontrer quoi que ce soit sinon qu’il vaut mieux n’avoir rien à gagner pour n’avoir jamais rien à perdre : merci pour ce rappel !

    De plus… nonobstant ce qu’Internet est capable aujourd’hui de nous donner à entendre et à voir, ce cinéma-là, cinéma dit « militant », arrive difficilement à la hauteur – par exemple -, d’un documentaire des années 70 à propos de l’entreprise « Wonder » dans son authenticité et sa pertinence ; et moins encore à ce que le groupe Medvedkine et Chris Marker ont pu filmer du monde ouvrier à Sochaux et à Besançon, là encore dans les années 70.

     

                       Nous tous qui nous disons de gauche aurions mieux fait de nous méfier ; en effet, Ruffin a fait la une du New York Times ; son « film » est encensé par Télérama, les Inrocks, Marianne, France Inter, le Figaro, le Nouvelobs, radios et télés…

    Mais alors, depuis quand est-ce que la gauche fait l’unanimité dans les médias dominants, ceux de la « fausse gauche » y compris ?

    La réponse...

    Mais depuis que cette gauche traite les effets et non les causes, tiens pardi ! Et puis aussi : depuis que cette « gauche » se garde bien de nommer tous ceux qui, depuis, trente ans, ont précipité des millions de travailleurs européens dans un mondialisme qui n’est qu’une guerre contre les Etats-nations, l’Etat providence, le droit des  salariés, la liberté d’expression et la démocratie.

     

                       En prenant pour cibles Bernard Arnault et le groupe LVMH, force est de constater que le documentaire de Ruffin se condamne à ne traiter que les effets tout en passant à côté des causes car enfin :

    Qui a pensé le mondialisme ?

    Qui l'a rendu opérationnel ?

    Qui a permis cette mise en concurrence de tous contre tous tant à un niveau national qu'européen que mondial ?

    Qui sont ceux qui aujourd’hui soutiennent ce mondialisme ?

    Quel avenir politique possible pour ceux qui refusent de s’y soumettre ?

                        A toutes ces questions, aucune réponse ne nous mènera vers Bernard Arnault qui s'est simplement contenté d'aller là où l'argent ne coûte pas cher et là où il rapporte gros : "Bernard Arnault, vous avez dit Monsieur Ruffin ! Allez donc ! A aucun moment ce petit homme falot et malingre aurait pu penser le mondialisme !"

                        Mentionnons aussi le fait suivant : Ruffin c’est aussi  « Nuit debout » ; un mouvement à dormir debout ? Mouvement qui n'obtiendra très certainement rien comme d'autres ailleurs en Europe (et à Wall Street, pas davantage ! Un Wall Street un temps occupé et vite libéré) ; mouvement d'une génération dont une partie affiche un poing-levé d’une main, i-phone « made in China ! de l'autre » car, s’il n’y a pas de petits profits pour Bernard Arnault, toute économie est bonne à faire du côté des consommateurs ; et c'est alors que des pauvres équipent sous d'autres latitudes d’autres pauvres un peu moins pauvres qu'eux.

                        I-phone et LVMH-confection… la boucle est donc bouclée.

     

                        Pas de quenelle chez Ruffin… c’est sûr ! Pas d’attaque frontale non plus ; d’où l’unanimité des médias à l’encontre de "Merci patron" qui nous fera regretter sans l'ombre d'une hésitation, les films de Jean Yanne, ceux des années 70 : pensez seulement à "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" encore plus pertinent aujourd'hui qu'hier.

                        Et puis tenez : auprès de qui Emmanuel Macron est le plus populaire aujourd'hui ? Comme un fait exprès, il l'est auprès de ceux qui précipiteront en 2017, au deuxième tour d'une élection sans objet, la nomination du prochain Président d’une République européenne et mondiale, en attendant sa délocalisation sur la planète Mars ;  précisément les petits actionnaires de LVMH, ersatz de capitalistes,  figures archétypales dignes d’un électorat collaborationniste, jamais satisfait, hyènes aussi voraces que leur maître Arnault-LVMH, à leur échelle, certes, à leur petite échelle de mange-merde de l'actionnariat, et dont Ruffin prendra pourtant la défense en dénonçant le mépris de LVMH à leur égard à l’occasion d’une Assemblée générale.

     

                      La boucle bouclée... Tel est pris qui croyait prendre !

     

     

    1 - François Ruffin (né 1975) est un journaliste fondateur et rédacteur en chef du journal dit d’extrême gauche Fakir ; il écrit aussi dans Le Monde diplomatique. Sept années durant, il a participé à l'émission de France Inter Là-bas si j'y suis de Daniel Mermet, producteur de l'émission.

    2 - Bernard Arnault, né 1949, est propriétaire du groupe de luxe LVMH et du holding Christian Dior. Il est la 10e fortune mondiale en 2013 avec un patrimoine estimé à 29 milliards de dollars.

     

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Penser le monde aujourd'hui avec Peter Dale Scott et l'Etat profond

     

                    Parapolitique, gouvernements de l'ombre... s'il n’y a de science  que du caché…  (Gaston Bachelard), de même n'y a--t-il de politique que du dissimulé.

    Docteur en sciences politiques et ancien diplomate canadien, Peter Dale SCOTT est  l'auteur de nombreux ouvrages qui analysent la politique étrangère américaine, les narcotrafics et les opérations secrètes. Ces recherches et écrits mettent en lumière le concept de ce qu'il définit comme le « supramonde » ou l’État profond dissimulé au sein de l'État Public.

    Porte-parole du mouvement anti-guerre contre le conflit US au Vietnam, et plus récemment contre les guerres en Irak et en Afghanistan, il cofonda le programme d'études « Paix et Conflit » de la prestigieuse Université de Berkeley, où il enseigna la littérature anglaise durant près de 30 ans.

    Il est à la parapolitique des Etats ce que Noam Chomsky est à l'analyse des médias.

     

     

     

                   Interview de Peter Dale Scott à propos de son ouvrage La Route vers le Nouveau Désordre Mondial

     

                  "Cet ouvrage est une étude ambitieuse, qui décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.

    Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

    L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

    À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile. L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda. Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

    D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être."


    Traduit de l'anglais par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI

     

    ***

     

                   « l’État profond » est un pouvoir qui ne provient pas de la Constitution, mais de sources extérieures et supérieures à celle-ci, et qui est plus puissant que l’État public. Il s’agit d’un système informel et complexe. l’État profond c’est le fil rouge qui se déploie sur les trois dernières décennies et qui explique comment nous avons connu la dérégulation, la financiarisation de l’économie, la faillite de Wall Street, l’érosion des libertés civiles et la guerre sans fin.  « L’état profond » est un niveau de gouvernement ou de super contrôle difficilement perceptible qui se maintient quel que soit le résultat des élections et qui est susceptible de contrecarrer les mouvements sociaux ou les changements radicaux.»

     

                  "Dites-moi de qui et de quoi il ne faut surtout pas parler et je vous dirai qui vous emploie et qui il faut craindre"

             On ne manquera pas de noter que tous les acteurs de la dénonciation de la désinformation, des opérations clandestines ou sous " faux drapeau" et autres violations de l'Etat de droit et des constitutions des Etats, indisposent au plus au point toujours les mêmes ;  les corporations, individus ou groupes d'individus et d'intérêts suivants :

                 - Les journalistes des médias dominants et leurs rédacteurs en chef ; en effet, ils ne peuvent pas se permettre de telles investigations menant à de telles conclusions sans mettre en danger leur carrière professionnelle puisque cela n'aura échappé à personne : leurs employeurs-propriétaires (banque, armement et industrie du luxe) sont le plus souvent à la fois concernés et impliqués dans les agissements mis en cause, directement ou bien indirectement, ou bien à travers leurs clients - les marchés qui sont les leurs  : les gouvernements, les multinationales et l'oligarchie milliardaire.

    Ces médias ont alors recours à la calomnie : l'accusation de "complotiste paranoïaque" sera la plus courante ; elle est destinée à disqualifier tous ceux qui souhaitent nous alerter à propos des agissements de la face cachée des Etats.

                - Les alliés sous-traitants des Etats incriminés car, rares sont les Etats directement mis en cause qui se chargent ouvertement de contrer leurs accusateurs ; à titre d'exemple : c'est la France sous un gouvernement UMP ou PS et des lobbys communautaires qui prendront  ouvertement en charge cette contre-attaque  (souvenons-nous des discours de Sarkozy, et plus récemment, de Valls, de la LICRA ou du CRIF) à l'endroit de tous ceux qui remettent en cause la politique des USA, de l'Otan et d'Israël.

                        Et par extension...

                - Les universitaires et autres employés de l'Etat.

                - Ceux qui souffrent de ce qu'il est convenu d'appeler "le syndrome du larbin" : faibles au quotidien, formant le groupe le plus nombreux des quidams sans conscience politique ou citoyenne, impuissants, ils ne respectent que la force qui viendra  pourtant demain les anéantir après avoir fait d'eux, jour après jour, des esclaves consentants ; et nul ne sait vraiment au prix de quelles humiliations s'est forgé en eux cet état d'esprit qui toujours nie la réalité des rapports de force, et leur statut de dominés... heureux de l'être, faute de courage.

               - La bourgeoisie des centres villes : pro-mondialisation, pétée de tunes, seuls le déni de la réalité et la réfutation de faits incontestables peuvent les sauver d'une culpabilité inexpiable car ils sont bien les derniers à ignorer que leur confort matériel repose à la fois sur la désinformation et la tyrannie du profit et de l'exploitation ; mode d'organisation de l'existence à l'origine duquel on trouvera les Etats les plus puissants militairement,  économiquement et culturellement : les USA en tête.

                            Et enfin...

     

              - Ceux qui n'ont que pour seule identité que leur appartenance communautaire ou nationale, adeptes de l'expression : "My country, my community... right or wrong !" Très influents, ils pratiquent un chauvinisme et/ou une solidarité communautaire à toute épreuve, même et surtout à l'épreuve de la vérité des faits ; chauvinisme et solidarité proches du niveau zéro de la pensée ; attitude redoutable sans laquelle aucun système corrompu ne peut survivre ; d'où la responsabilité majeure de tous ces individus dans l'asservissement de notre monde à la raison du plus fort porteur de tous les vices : voracité, avarice et domination.

     

    ______________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Entretien avec Maxime Chaix, traducteur de Peter Dale Scott

     

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Fukushima, 5 ans déjà : chronique d'un désastre

     

                        Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur.

    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meurt et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
                   Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
                   Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

    ____________________

                    

     

                     La question importante que ce documentaire se garde bien d'aborder.. et c'est sans doute la raison pour laquelle la chaîne ARTE l'a sélectionné pour diffusion...  c'est bien évidemment celle-ci :

    Le Japon étant un pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !)...qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Cinq ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en France.

     


                       

                Après
    Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité, avec Fukushima doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui de souris de laboratoire dociles et quasi fatalistes à la merci de toutes les stratégies de puissances étrangères auxquelles il est manifestement difficile de ne pas obéir ; des êtres aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence.

    Mais alors… après nous, le déluge ?

     

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Le courage des lâches

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Etat d’urgence ? Vous avez dit Etat d’urgence ?


    Attentats de PARIS : réactions dans les quartiers par tvnetcitoyenne

     

     

                  TVnetcitoyenne basée à Chambéry (73) a recueilli la parole des habitants des quartiers populaires.

     

    ***

     

                        Les démocraties ne seraient donc efficaces dans leur lutte contre le terrorisme que sous un régime d’exception ?


    La diplomatie de l’Europe étant arrimée aux intérêts saoudiens, américains et israéliens depuis une quinzaine d’années, le pire est donc à craindre. Est-ce à dire que l’Europe nous prépare un état d’urgence perpétuel ?


    Ce qu’on appelle le mondialisme (ou "la mondialisation") dont l’U.E est un des instruments, serait-il alors consubstantiel à un régime d’exception qu'est l'état d'urgence ?


    Le mondialisme et le terrorisme, arme de contrôle massif des populations confrontées à un mondialisme qui n’est qu’une guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, les salariés, la liberté d’expression et par voie de conséquence, une guerre contre la démocratie, avec l’Europe comme cible privilégiée, seraient donc à terme indissociables ?

     

                          Toutes ces questions ne devraient-elles pas nous alerter ?

    _______________

     

    Pour prolonger, cliquez : Pourquoi je meurs

     

    Lien permanent Catégories : Attentats, terrorisme, Charlie..., politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu