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  • La résistance, ce nouveau et dernier romantisme

     

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                    Marie-Madeleine Fourcade, Christian Pineau, Henri Frenay, Roger Pannequin…

                   On ne le dira jamais assez à propos de la Seconde guerre mondiale : à tous ces résistants de la première heure, les circonstances leur ont offert un ennemi d’exception contre lequel  tous pouvaient, sans état d’âme, sans l'ombre d'une hésitation, sous sourciller, sans même se retourner sur leurs actes, la joie au cœur mais son haine, livrer le plus noble des combats avec un préjudice extrême pour cet ennemi : le combat de la liberté contre l'occupant allemand et nazi même sous l'uniforme vert-de-gris d'une Wehrmacht rasée de près et polie.

                 Tuer ! N’avoir qu’une idée en tête : tuer ! Au lever du lit : tuer ! Encore et toujours tuer, matin, midi et soir ! Car l’occupant n’a droit qu'à l'alternative suivante : mourir ou se retirer… tout en continuant de mourir en se retirant.

                 Qu'il soit permis ici de rappeler que chaque mort faisait reculer l'oppression ; dans chaque mort, l'occupé retrouvait son humanité, sa souveraineté, gage de son honneur : balle dans la nuque, bombes, sabotage, guérilla, toute action contre ce corps étranger qu’est l’occupant, devenait alors juste, belle et noble parce que juste.

                 Nous sera-t-il donné un jour de combattre à nouveau un tel ennemi ? Un ennemi qui ne mérite rien, excepté la mort ?

    Je crois savoir qu'ils sont nombreux à trépigner d'impatience dans un nouveau sursaut de ferveur romantique car, la résistance est bel et bien un romantisme ! Le dernier.

     

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    En attendant...

    Autre temps, autre lieu...

     

               

     

                    L'armée israélienne d'occupation dans toutes ses oeuvres : le maintien de l'ordre colonial en Palestine...

                  Mais alors...

                  Où sont les Marie-Madeleine Fourcade, les Christian Pineau, les Henri Frenay, les Roger Pannequin de la cause palestinienne ? Où est le journal Combat de la libération de la Palestine ? Les de Gaulle, les Jean Moulin... à l'heure où les Palestiniens sont abandonnés par toute la communauté internationale !

     

     

                Infiltré, l'occupant israélien, cette hyène sur la carcasse du cadavre de la défaite palestinienne, piège des lanceurs de pierre palestiniens…

                D'autres vidéos à propos de la gestion du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine...  ICI

     

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                  Ce qui rend cette Palestine si proche de nous, nous Européens, c'est le scandale du soutien dont bénéficie l'Etat israélien, ici en Europe, et en particulier en France, de la quasi totalité de la classe politico-médiatique et de nos institutions (Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel, Conseil d'Etat), et ce jusqu'au plus haut sommet : Elysée, Matignon, Quai d’Orsay...

    Si proche dans nos coeurs donc pour les raisons explicitées ci-dessus ! Dommage toutefois que la Palestine soit géographiquement si éloignée car dans le cas contraire... comme on ne se serait pas privés, ici en France, sur notre sol, de rappeler à cette armée d'occupation qui serait alors israélienne, au bon souvenir des milliers de femmes et d'hommes qui ont trouvé, un demi siècle plus tôt, dans l'anéantissement de l'occupant une nouvelle raison d'espérer !

              Pour sûr ! Tous, nous serions alors montés au front dans l'ombre de Marie-Madeleine Fourcade, de Christian Pineau, de Henri Frenay et de Roger Pannequin, résistants de la première heure, eux derrière et nous devant cette fois-ci.

     

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  • Yitzhak Rabin : héros malgré lui...

                   Dans son dernier film, le réalisateur Amos Gitaï rend hommage à Yitzhak Rabin assassiné il y a 20 ans. Le film est quasiment passé inaperçu en Israël ; il a tenu à peine deux semaines à l'affiche.

     

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    ultra religieux, sioniste, israéliens, laïcs

                 Entre religieux et laïcs israéliens, qui a dit qu'il faut être deux pour faire la paix  ?

     

     

                                        

     

          

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    Il y a 20 ans… le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, Premier ministre de l'Etat d'Israël, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos alors qu’il prononce un discours à Tel Aviv.

    Il mourra quelques heures plus tard.

    Son assassin, Yigal Amir "agissant au nom de Dieu" selon ses dires, est un juif israélien étudiant en droit manipulé par des rabbins opposés aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et Bill Clinton, Président des États-Unis ; accords censés instaurer un mode de négociations autour de la question de l’occupation coloniale de Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 par l'Etat israélien et ses milliers de colons ; occupation condamnée par la communauté internationale puisque, outre son caractère humainement infâme, cette occupation-colonisation est une violation des lois qui régissent le droit international.

     

    accords d'oslo, palestine, rabin, arafat,Ne soyons pas dupes néanmoins : ces accords d’Oslo, une initiative de Shimon Peres (en politique, un imbécile notoire qui n'avait rien prévu,  même pas l'assassinat de son Premier ministre !) face à un Rabin pourtant réticent, étaient destinés à gagner du temps en mettant fin à la première Intifada qui, dans sa répression par l’Etat colonial israélien (souvenons-nous des mains brisées des jeteurs de pierres par des soldats israéliens devant les caméras du monde entier), faisait courir le risque de voir cet Etat être placé au ban des nations (ce qui est le cas aujourd’hui car on ne se refait pas ! Jamais !).

    Soit dit en passant, en novembre 1995, soit deux ans plus tard, ces accords n’avaient toujours pas vu un commencement d’application.

     

                 Selon le point de vue qui veut que jamais il ne soit rendu justice à la cause palestinienne, nombreux sont ceux qui ont très vite trouvé une consolation après l’assassinat de Rabin - pour peu qu'ils en aient été affectés -, car… aujourd’hui, en 2015, soit vingt ans plus tard, l’occupation de la Cisjordanie avec sa politique du "fait accompli" n'a jamais cessé de s'étendre : en effet, au moment de la signature des accords d’Oslo, la question coloniale impliquait 150 000 colons en Cisjordanie ; 20 ans plus tard, ce chiffre a quadruplé : on est passé à 600 000 colons avec Jérusalem Est.

     

                Yitzhak Rabin n’est donc pas mort pour rien car, aujourd'hui plus qu'hier, jamais l’espoir de voir le droit international et la force de ce droit rendre rendre justice aux Palestiniens n’a été aussi éloigné.

    De plus, cet assassinat nous rappelle, si besoin était, qu’il faut être deux pour faire la paix. En effet, depuis ce 4 novembre 1995, la fracture dans la société israélienne entre les religieux et les laïcs n’a jamais été aussi profonde. Fracture entre ceux qui veulent vivre en paix dans les frontières reconnues par la communauté internationale (celles de 1967) et les autres : rabbins, colons économiques et religieux, partis politiques opportunistes au clientélisme éhonté, avec au sommet de la pyramide, l’Etat israélien pour mener à la baguette tout ce beau petit monde, soufflant tantôt le chaud et le froid au nom d’une raison supérieure : celle d’un Etat qui a su exploiter avec un talent certain toutes les faiblesses du droit et de la morale avec la complicité et le soutien tantôt explicite, tantôt tacite, des USA et des Etats européens.

    Et s’il n’est même pas sûr qu’un individu tel que Benyamin Netanyahou soit dans les faits disposé à « mourir pour Israël » et ce malgré ses incessantes rodomontades, et pour peu qu’il en soit un jour question, soyez assurés qu’aucun homme politique de ce pays n'acceptera de mettre sa vie en danger dans le souci de rendre justice  - même une justice toute relative -, au Peuple palestinien car tous ont retenu la leçon de l'assassinat de Rabin : quiconque s'y risque... meurt.

     

     

                      

     

                                  Le témoignage de cet Israélien se passe de commentaire

     

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  • Crise des réfugiés : une supercherie infâme

     

                        Publié en Septembre 2015

     

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    Guerre en Syrie

    Crise des réfugiés en Europe

    Escroquerie et hypocrisie occidentales

    Une jeune syrienne témoigne

     

              

                «... Je me tiens devant vous en tant que citoyenne syrienne fière, pour vous parler de la situation dans mon pays. Nous étions un peuple aimé et respecté. Avant cette guerre, nous voulions résoudre de petits problèmes par rapport à ce que nous affrontons aujourd’hui : la bureaucratie et la corruption dans certains secteurs. Nous ne connaissions pas le terrorisme ou la criminalité. Nous avons beaucoup travaillé durant ces dix dernières années ; et nous avions fait de gros progrès (à propos de la lutte contre les manquements à la démocratie et à un état de droit pour tous  en Syrie – ndlr). La chose la plus importante est qu’avant cette guerre, il n’y avait pas de réfugiés syriens. Nous avions une identité nationale forte. A propos de ceux que vous voyez aux portes de l’Europe, et qui sont en route pour l’Allemagne ou les Pays-Bas, laissez-moi vous poser une question : si l’Occident ne veut pas de ces réfugiés, ou ne veut pas qu’ils périssent en mer, pourquoi ne lève-t-il pas les sanctions contre le peuple Syrien, qui ont déjà coûté 143 milliards de dollars à la Syrie ? Si ce n’est pas l’agenda de l’Occident, pourquoi n’aide-t-il pas les Syriens à rester pour aider l’armée syrienne à se débarrasser des terroristes et rendre la Syrie de nouveau sûre ? Pourquoi n’aide-t-il pas à reconstruire les maisons détruites avec l’argent qu’il dépense pour les réfugiés ? Les Occidentaux ont dépouillé la Syrie des gens qui pouvaient reconstruire le pays. Ils veulent briser la Syrie et le peuple Syrien. D’un côté, ils veulent prendre les docteurs syriens et leurs meilleurs étudiants, et cela entraînera une fuite des cerveaux. Et d’un autre côté, les multinationales veulent une main-d’œuvre bon marché pour faire baisser les salaires. Nous avons perdu jusqu’à présent cent mille soldats dans le combat contre les extrémistes. Je n’entends pas l’Occident pleurer sur leur sort, sur ceux qui ont donné leurs âmes pour défendre la nation en laissant derrière eux des familles, qui ont besoin d’aide. Une autre tendance ces derniers temps est de faire sortir les chrétiens de Syrie, pour vider l’une des premières terres chrétiennes de ses chrétiens. Ils ciblent notre identité, notre unité et notre souveraineté. Chers amis, tout ce que je vous demande aujourd’hui, c’est d’être à nos côtés en tant que peuple, nous qui vous défendons en même temps que nous nous défendons nous-mêmes. Soutenez notre armée et notre juste cause parce que, si nous perdons cette guerre, ça ne s’arrêtera pas à la Syrie ! »

     

     

     

                                                       Autre témoignage...

     

     

     

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                                     Onfray pose les responsabilités en ce qui concerne la Libye

     

                   Avec l'appui de Valls et de Hollande, Jean-Claude Juncker a appelé les Européens à l’audace et à l’humanité pour accueillir 160 000 réfugiés.

    Belle opération !

    En effet, c'est tout bénef ! Devinez pour qui ?

    On détruit les conditions d’existence de millions d’êtres humains puis l'on accueille en grande pompe sous le silence des médias déterminés à ne jamais poser les responsabilités, une poignée de "réfugiés" qui ont eu la chance de passer à travers des tonnes de bombes dans le cadre d’opérations de déstabilisation et de destruction de toute une région conduites par les pays d'accueil eux-mêmes et leurs alliés : c'est la main qui tue et l'autre qui soigne ceux que l’autre main n’a pas pu tuer.

     

               On estime à près de trois millions de mort musulmans, embargo irakien inclus, le vrai bilan de la fausse guerre dite "contre le terrorisme"  lancée par les USA depuis 1990, dont 1.3 million après les attentats du 11 septembre 2001 ; guerre qui n'est dans les faits qu'une vaste ratonnade, une de plus : régions dévastées, des millions d’êtres humains déplacés, abandonnés, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans secours, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) à la merci de prédateurs voraces…

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers sous l'aviation étasunienne, israéliennes, françaises et anglaises (on retrouve toujours les mêmes depuis la fin de la seconde guerre mondiale agissant sur tous les continents), corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

    Pour seul programme : la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, et "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent.

                 Vraiment, il n'est pas possible, à terme, qu'une telle supercherie infâme puisse échapper à un retour de bâton dévastateur. La morale l'interdit. Tout l'interdit et pour commencer l'histoire qui ne manquera pas de se venger...

     


    Onfray charge Hollande : bricolages et... par LePoint

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    Pour prolonger, cliquez : Naufrage en méditerranée

      

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  • Yitzhak Rabin : héros malgré lui...

    ultra religieux, sioniste, israéliens, laïcs

                 Ou quand, religieux et laïcs israéliens, il faut être deux pour faire la paix 

     

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    Il y a 20 ans aujourd’hui…

    Le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de 73 ans, Premier ministre de l'Etat d'Israël, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos alors qu’il prononce un discours à Tel Aviv.

    Il mourra quelques heures plus tard.

    Son assassin, Yigal Amir "agissant au nom de Dieu" selon ses dires, est un juif israélien étudiant en droit manipulé par des rabbins opposés aux accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP et Bill Clinton, Président des États-Unis ; accords censés instaurer un mode de négociations autour de la question de l’occupation coloniale de Cisjordanie et de Gaza depuis 1967 par l'Etat israélien et ses milliers de colons ; occupation condamnée par la communauté internationale puisque, outre son caractère humainement infâme, cette occupation-colonisation est une violation des lois qui régissent le droit international.

     

    accords d'oslo, palestine, rabin, arafat,Ne soyons pas dupes néanmoins : ces accords d’Oslo, une initiative de Shimon Peres (en politique, un imbécile notoire qui n'avait rien prévu,  même pas l'assassinat de son Premier ministre !) face à un Rabin pourtant réticent, étaient destinés à gagner du temps en mettant fin à la première Intifada qui, dans sa répression par l’Etat colonial israélien (souvenons-nous des mains brisées des jeteurs de pierres par des soldats israéliens devant les caméras du monde entier), faisait courir le risque de voir cet Etat être placé au ban des nations (ce qui est le cas aujourd’hui car on ne se refait pas ! Jamais !).

    Soit dit en passant, en novembre 1995, soit deux ans plus tard, ces accords n’avaient toujours pas vu un commencement d’application.

     

                 Selon le point de vue qui veut que jamais il ne soit rendu justice à la cause palestinienne, nombreux sont ceux qui ont très vite trouvé une consolation après l’assassinat de Rabin - pour peu qu'ils en aient été affectés -, car… aujourd’hui, en 2015, soit vingt ans plus tard, l’occupation de la Cisjordanie avec sa politique du "fait accompli" n'a jamais cessé de s'étendre : en effet, au moment de la signature des accords d’Oslo, la question coloniale impliquait 250 000 colons en Cisjordanie ; 20 ans plus tard, ce chiffre a pratiquement doublé : on est passé à 450 000 colons.

     

                Yitzhak Rabin n’est donc pas mort pour rien car, aujourd'hui plus qu'hier, jamais l’espoir de voir le droit international et la force de ce droit rendre rendre justice aux Palestiniens n’a été aussi éloigné.

    De plus, cet assassinat nous rappelle, si besoin était, qu’il faut être deux pour faire la paix. En effet, depuis ce 4 novembre 1995, la fracture dans la société israélienne entre les religieux et les laïcs n’a jamais été aussi profonde. Fracture entre ceux qui veulent vivre en paix dans les frontières reconnues par la communauté internationale (celles de 1967) et les autres : rabbins, colons économiques et religieux, partis politiques opportunistes au clientélisme éhonté, avec au sommet de la pyramide, l’Etat israélien pour mener à la baguette tout ce beau petit monde, soufflant tantôt le chaud et le froid au nom d’une raison supérieure : celle d’un Etat qui a su exploiter avec un talent certain toutes les faiblesses du droit et de la morale avec la complicité et le soutien tantôt explicite, tantôt tacite, des USA et des Etats européens.

    Et s’il n’est même pas sûr qu’un individu tel que Benyamin Netanyahou soit dans les faits disposé à « mourir pour Israël » et ce malgré ses incessantes rodomontades, et pour peu qu’il en soit un jour question, soyez assurés qu’aucun homme politique de ce pays n'acceptera de mettre sa vie en danger dans le souci de rendre justice  - même une justice toute relative -, au Peuple palestinien car tous ont retenu la leçon de l'assassinat de Rabin : quiconque s'y risque... meurt.

     

     

                      

     

                                  Le témoignage de cet Israélien se passe de commentaire

     

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  • Boualem Sansal, plus qu'un auteur : un leurre phénoménal...

                    "... la vérité de ces intellectuels maghrébins qui ont décidé de jouer les supplétifs des pires ‘’penseurs’’ néo-conservateurs français. Dans leur croisade du choc des civilisations, il leur faut du renfort basané. C'est bien connu, le colon a toujours besoin de son bon nègre, de son indigène alibi. Y a bon Banania. Dans cette guerre faite aux Arabes et musulmans, où à la tourelle, son char à pédales BHL (Bernard Henri Levy) se rêve en Patton, un nommé Kamel Daoud va être recyclé par les élites de Paris et qui, lui-même, était un militant barbu du FIS (front islamique du Salut)…"

                           -   Ahmed Bensaada

     

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             Boualem par-ci, Boualem par-là, omniprésent depuis la publication de son roman "2084, la fin du monde", interviews radios, télés, presse papier et internet sans nombre, le dernier roman de cet auteur a pour sujet...

    "Devinez !

    - ................

    - Allez !

    - L'isl...

    - Oui, c'est ça... encore un effort !

    - L'islamisme ?

    - Bingo !"

    boualem sansal, 2084 la fin d'un monde, littérature, fable, gallimard, fiction, islam, islamisme

                "2084 - la fin du monde" est une fable sur l’islamisme et l'Algérie. Après Houellebecq, l'auteur prophétise la soumission du monde à l'Islam.

     

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                 Comme un fait exprès, dès sa venue en France pour présenter son dernier roman, toutes les mouches à m**** et atlantistes des médias se sont ruées sur lui, caméra et micro en mains, même si, d'interview en interview (ICI sur bibliobs), il demeure difficile de suivre et de comprendre le positionnement de cet auteur qui, vivant en Algérie, déplore, sur LCP dernièrement, l'arabisation de l'Algérie dans les années 80.

    Mais alors, est-ce que cet auteur ignore qu'une Nation c'est une langue ? Ou bien, souhaitait-il que l'Algérie garde la langue de son colonisateur ? 1000 ans d'histoire et plus à la poubelle contre 150 années de colonisation de langue française ?

    On peut sans difficulté imaginer les réactions, ici en France, suite aux propos d'un auteur français interrogé sur un média allemand qui regretterait que la France n'ait pas gardé, une fois libérée en 1944, la langue de l'occupant.

     

               Grande est la tentation de recommander à Boualem Sansal de quitter l'Algérie puisqu'il pense manifestement qu'on y trouve trop d'Algériens arabophones ! D'autant plus que dans cette même interview, Sansal n'a pas assez de mots pour nous dire à quel point il admire la langue française.

    Soit. La langue française c'est en France que ça se passe. Qu'il s'y installe donc. Toute la caste médiatico-littéraire l'accueillera à bras ouverts. Nul doute ! D'autant plus que... taper sur les Musulmans est la garantie d'une ascension sociale à grande vitesse : prix littéraires, repas à la Closerie des Lilas aux frais des éditeurs subventionnés ras la gueule...

    Aussi, soyez le bienvenu Monsieur l'auteur algérien francophone et francophile qui souhaite filer droit avec l'Occident.


              Très confus dans ses analyses, à l'écoute de cet écrivain, force est de constater ceci : n'est pas Orwell qui veut (rapport au titre de son ouvrage 2084 en écho à 1984 ) ! De plus, pour avoir raison dans cent ans, il vaut mieux avoir raison de son vivant ; ce qui fut le cas d'Orwell qui dénonçait le "Big Brother soviétique" dès 1949, année de parution de son ouvrage "1984" qui traite du totalitarisme. Or, aujourd'hui, et contrairement à la thèse de l'auteur, ce n'est pas l'Islam qui domine l'Europe et le monde mais bien plutôt une oligarchie militaire, financière et culturelle sous le leadership des Etats-Unis.

              Alors, pour sûr ! Un leurre phénoménal toute cette effervescence médiatique autour de Boualem Sansal ! Un leurre qui cache  des millions de morts musulmans sous les bombes et les embargos occidentaux de ces vingt dernières années. Un leurre pour mieux nous inoculer le poison d'une diversion qui arrive à point nommé car la cible de ces médias ce n'est pas cet auteur - idiot utile de stratégies qui dépassent manifestement son talent littéraire -, mais nous tous, à la fois téléspectateurs et spectateurs crédules et de bonne foi. Un leurre censé détourner l'attention à propos de deux fléaux : la guerre faite à des peuples le plus souvent sans défense situés autour des routes d'acheminement des matières premières dans le dos d'une autre guerre savamment et délibérément entretenue, guerre intestine entre les Musulmans - Chiites, sunnites, pouvoir, influence, domination, Iran contre Arabie Saoudite ; second fléau : un mondialisme sous le leadership non pas des Musulmans (la bonne blague !) mais des USA et de Wall street : domination économique, culturelle et militaire. Un mondialisme tombeau de l'Europe, une Europe non pas en tant qu’entité ethnique mais en tant que puissance mondiale capable de déjouer la tentative de destruction de notre civilisation par un leadership à la solde d’un capitalisme sans identité sans foi ni loi.

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    Pour prolonger, cliquez : la conquête islamique : mirage et mensonge

     

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  • L’historien israélien Shlomo Sand répond à la tribune de Pierre-André Taguieff

     

     

                ... tribune publiée dans Le Monde à propos de l’antisémitisme en France.

                 Ci-après, la réponse de Shlomo Sand :

     

                « De mon point de vue, la principale caractéristique de la judéophobie parmi les groupes marginaux de banlieues est l’identification dangereusement erronée entre : sionisme, Israël et juifs. Or, c’est précisément ce que font, sans relâche et sans distinction, les dirigeants d’Israël, le CRIF... et toi.

     

    Je viens de lire ton article publié dans Le Monde, en date du 23 septembre : Pierre-André Taguieff, « L’intelligentsia française sous-estime l’antisémitisme », et, une fois de plus, je suis stupéfait ! Lorsque nous nous sommes connus, dans les années 80 au siècle dernier, j’avais la plus grande estime pour tes travaux investiguant les fondements du racisme théorique, dans la France de la deuxième partie du 19ème siècle.

    J’avais beaucoup apprécié tes apports dans l’analyse et la déconstruction de la judéophobie qui a, effectivement, joué un rôle de tout premier ordre, dans la constitution d’une partie des identités de l’Hexagone, et ce jusque vers le milieu du 20ème siècle. Toutefois, depuis quelques années, à la lecture de tes publications, j’ai de plus en plus de mal à comprendre la logique qui t’anime : affirmer que la judéophobie demeure hégémonique en Occident, considérer l’islamophobie comme un phénomène plutôt marginal, dont les intellectuels exagèrent l’importance, et se faire, en en même temps, le défenseur inconditionnel du sionisme et d’Israël me laisse très perplexe !

    En vérité, tu as notablement baissé dans mon estime lorsque tu as soutenu, avec enthousiasme, la guerre de George Bush contre l’Irak, et lorsque tu as exprimé une sympathie manifeste pour « La rage et l’orgueil », le livre islamophobe d’Oriana Fallaci (dans lequel, il est écrit, notamment, que les musulmans « se multiplient comme des rats »). Tes prises de positions passées me paraissent, cependant, moins préoccupantes que celles que tu développes, ces temps-ci, alors que se profile, dans la société française, un dangereux terrain miné, lourd de menaces pour « l’autre ».

     

                     La suite : sur Médiapart avec commentaires... et ICI aussi sur le site de "Union juive française pour la paix" ; Union qui ferait bien de se décider à occuper, dans les médias dominants, la place qui devrait être la sienne, et ce dans les meilleurs délais car il y a urgence ! Après tout, le CSA, c'est aussi fait pour ça ! Pour s'assurer que la parole publique soit équitablement répartie ; or, seuls le CRIF, l'UEJF et la LICRA - trois officines israéliennes incapables de la moindre analyse critique à l'endroit d'un Etat voyou : Israël -, occupent l'espace médiatique de ce qui est supposé être "la parole des Juifs de France".

    Pourquoi cette timidité, cette retenue de la part de l'UJFP alors que le droit pourrait facilement lui donner raison ? Cette UJFP serait-elle l'alibi d'une fausse pluralité dans laquelle ce sont toujours les mêmes qui savent se faire entendre ?

    On s'interroge à propos de l'absence de l'UEJF dans les médias dominants bien que sa présence soit aujourd'hui on ne peut plus essentielle comme nous le rappelle Shlomo Sand dans sa réponse à cet homme de discorde qu'est Taguieff.

     

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    Pour prolonger, cliquez : l'Union sacrée avec le PS

     

     

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  • Des frappes françaises en Syrie...

     

                ... ou quand la France se mêle de ce qui ne la concerne pas.

     

               On estime à près de trois millions de mort musulmans, embargo irakien inclus, le vrai bilan de la fausse guerre dite "contre le terrorisme"  lancée par les USA depuis 1990, dont 1.3 million après les attentats du 11 septembre 2001 ; guerre qui n'est dans les faits qu'une vaste ratonnade, une de plus : régions dévastées, des millions d’êtres humains déplacés, abandonnés, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans secours, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) à la merci de prédateurs voraces…

    Or, en ce qui concerne cette région, ce chaos n'est pas le nôtre. Qui plus est : c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer ; et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

     

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

     


                  Valls  devant l'Assemblée nationale mardi 15 septembre 2015 sur l'intervention militaire française en Syrie.

     

               De plus, les USA ont renoncé à la chute de Bachar el-Assad car, en ce qui les concerne, il semblerait que la stratégie du chaos qui a été la leur jusqu'à présent, ait atteint ses limites : celles d'un chaos contre-productif car incontrôlable.

    La France n'a bien évidemment aucun intérêt à miser sur cette chute de Bachar el-Assad ; ce qui impliquerait de jouer la carte USA contre les cartes arabe, iranienne, russe et chinoise - merci de vous reporter à la tradition diplomatique de notre pays ; l'Europe ne comptant pas puisqu'elle est sans identité ni volonté propres, reste alors un seul pays à contenter ; comprenez... un pays dont des hommes comme Valls, appuyés par Hollande et une bonne partie du PS, se doivent de servir les intérêts : Israël ; et accessoirement les monarchies du Golfe pour booster nos ventes d'armement.

    Aussi, ne nous y trompons pas : dans cet engagement de la France en Syrie (1) et dans le refus du gouvernement Hollande de s'appuyer sur Bachar el-Assad (contrairement aux analyses faites par les membres de la famille gaulliste, Villepin, Fillon, Jupé et.... Chevènement) pour tenter de rétablir un semblant de normalité dans cette région, c'est bien, encore et toujours la voix d'Israël - un pays qui ne respecte aucune loi internationale -, qui se fait entendre dans la bouche du ventriloque Manuel Valls !

    Un Etat sans projet autre que celui de la domination ; un Etat qui n'a rien à offrir au monde (et c'est une première !) et qui n'a qu'un souhait : ne rendre de comptes à personne et régner sur une région privée d'Etats, une région désarmée, une région sans diplomatie, une région à sa merci : occupation, domination, captation, vol, bombardement et assassinats.

     

     

    1 - Il serait bon de rester vigilant à ce sujet : est-ce que le gouvernement Hollande n''en profitera pas pour frapper le régime d'el-Assad. Comptons sur les Russes pour nous tenir informés.

     

    ***


     

                 Qu'à cela ne tienne !

                 Après la bêtise propre aux larbins-garde-chiourmes, six minutes d'intelligence avec Dominique de Villepin.

    Cela n'aura échappé à personne, comme un fait exprès, cet homme n'est plus ministrable... dans aucun gouvernement quel qu'il soit.

    On pourra tous le déplorer car, à l'heure où Védrine  sur lequel, naïvement, nous avions fondé quelques espoirs (c'était mal connaître le PS, c'est sûr !) a purement et simplement retourné sa veste (on dit que le Rwanda et sa présence à l'Elysée au moment du génocide y est pour quelque chose dans ce retournement - Védrine serait tenu !) cette intelligence-là n'a jamais été aussi précieuse qu'aujourd'hui.

     

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  • Crise des réfugiés : une supercherie infâme

     

    Guerre en Syrie

    Crise des réfugiés en Europe

    Escroquerie et hypocrisie occidentales

    Une jeune syrienne témoigne

     

              

     

                «... Je me tiens devant vous en tant que citoyenne syrienne fière, pour vous parler de la situation dans mon pays. Nous étions un peuple aimé et respecté. Avant cette guerre, nous voulions résoudre de petits problèmes par rapport à ce que nous affrontons aujourd’hui : la bureaucratie et la corruption dans certains secteurs. Nous ne connaissions pas le terrorisme ou la criminalité. Nous avons beaucoup travaillé durant ces dix dernières années ; et nous avions fait de gros progrès (à propos de la lutte contre les manquements à la démocratie et à un état de droit pour tous  en Syrie – ndlr). La chose la plus importante est qu’avant cette guerre, il n’y avait pas de réfugiés syriens. Nous avions une identité nationale forte. A propos de ceux que vous voyez aux portes de l’Europe, et qui sont en route pour l’Allemagne ou les Pays-Bas, laissez-moi vous poser une question : si l’Occident ne veut pas de ces réfugiés, ou ne veut pas qu’ils périssent en mer, pourquoi ne lève-t-il pas les sanctions contre le peuple Syrien, qui ont déjà coûté 143 milliards de dollars à la Syrie ? Si ce n’est pas l’agenda de l’Occident, pourquoi n’aide-t-il pas les Syriens à rester pour aider l’armée syrienne à se débarrasser des terroristes et rendre la Syrie de nouveau sûre ? Pourquoi n’aide-t-il pas à reconstruire les maisons détruites avec l’argent qu’il dépense pour les réfugiés ? Les Occidentaux ont dépouillé la Syrie des gens qui pouvaient reconstruire le pays. Ils veulent briser la Syrie et le peuple Syrien. D’un côté, ils veulent prendre les docteurs syriens et leurs meilleurs étudiants, et cela entraînera une fuite des cerveaux. Et d’un autre côté, les multinationales veulent une main-d’œuvre bon marché pour faire baisser les salaires. Nous avons perdu jusqu’à présent cent mille soldats dans le combat contre les extrémistes. Je n’entends pas l’Occident pleurer sur leur sort, sur ceux qui ont donné leurs âmes pour défendre la nation en laissant derrière eux des familles, qui ont besoin d’aide. Une autre tendance ces derniers temps est de faire sortir les chrétiens de Syrie, pour vider l’une des premières terres chrétiennes de ses chrétiens. Ils ciblent notre identité, notre unité et notre souveraineté. Chers amis, tout ce que je vous demande aujourd’hui, c’est d’être à nos côtés en tant que peuple, nous qui vous défendons en même temps que nous nous défendons nous-mêmes. Soutenez notre armée et notre juste cause parce que, si nous perdons cette guerre, ça ne s’arrêtera pas à la Syrie ! »

     

    ***

     

             

                     Onfray pose les responsabilités en ce qui concerne la Libye

     

                   Avec l'appui de Valls et de Hollande, Jean-Claude Juncker a appelé les Européens à l’audace et à l’humanité pour accueillir 160 000 réfugiés.

    Belle opération !

    En effet, c'est tout bénef ! Devinez pour qui ?

    On détruit les conditions d’existence de millions d’êtres humains puis l'on accueille en grande pompe sous le silence des médias déterminés à ne jamais poser les responsabilités, une poignée de "réfugiés" qui ont eu la chance de passer à travers des tonnes de bombes dans le cadre d’opérations de déstabilisation et de destruction de toute une région conduites par les pays d'accueil eux-mêmes et leurs alliés : c'est la main qui tue et l'autre qui soigne ceux que l’autre main n’a pas pu tuer.

     

               On estime à près de trois millions de mort musulmans, embargo irakien inclus, le vrai bilan de la fausse guerre dite "contre le terrorisme"  lancée par les USA depuis 1990, dont 1.3 million après les attentats du 11 septembre 2001 ; guerre qui n'est dans les faits qu'une vaste ratonnade, une de plus : régions dévastées, des millions d’êtres humains déplacés, abandonnés, "laissés" sans frontières, sans Etat, sans droits, sans armée, sans secours, sans police (en dehors des sociétés privées américaines de mise à disposition de mercenaires) à la merci de prédateurs voraces…

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers sous l'aviation étasunienne, israéliennes, françaises et anglaises (on retrouve toujours les mêmes depuis la fin de la seconde guerre mondiale agissant sur tous les continents), corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

    Pour seul programme : la captation et le pillage des ressources ainsi que le vol de la terre, et "la casse" des pays récalcitrants et les bombes contre les gouvernements et les Peuples qui s'y opposent.

     

                 Vraiment, il n'est pas possible, à terme, qu'une telle supercherie infâme puisse échapper à un retour de bâton dévastateur. La morale l'interdit. Tout l'interdit et pour commencer l'histoire qui ne manquera pas de se venger...

     

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  • Homeland... quand la CIA fait son cinéma

     

                 Homeland, une série télévisée américaine créée par Howard Gordon et Alex Gansa en 2011, attaque sa 4e saison. Bien que cette série, y compris ses derniers épisodes, soient téléchargeables sur Internet sans difficulté (en VF et en VOST), c’est Canal+ qui a l'exclusivité de sa diffusion.

     

                  Mais alors… qu’est-ce que c’est que cette série Homeland ? Que peut-on écrire à propos de cet objet si facile à identifier !

    La question mérite d’être posée.

     

                  Homeland, c’est d’abord et avant tout, une histoire américaine d’agents américains de la CIA qui, du Pakistan à l’Afghanistan en passant par l’Irak, passent le plus clair de leur temps à jouer aux gendarmes et aux voleurs, flingue d’une main (ou aux commandes d’un drone), et l'Ancien testament de l’autre ; en effet, une seule loi dicte leur conduite : la loi du talion.

    La spécificité de Homeland en tant que « chroniques d’une cour d’école de niveau primaire à l'heure de la récré», est la suivante : tout ce beau petit monde agents de la CIA joue le plus souvent seul ; par conséquent, ils sont à la fois les gendarmes et les voleurs, policiers et voyous, sauvages et barbares.

     

               Sans projet, ni stratégie (comment du reste pourraient-ils en avoir !), et bien que les cibles à abattre par ces pompiers-pyromanes professionnels - cibles qualifiées d’enfoirés et de salopards ou d’encul.., c’est au choix, à longueur d’épisodes -  soient remplacées dans l’heure qui suit leur exécution punitive, avec Homeland, c’est l’Amérique qui rend une justice quasi divine… transcendantale, assurément ! Pour preuve : cette justice vient d’en haut, toujours ! Du haut d’un drone ou d’un F16 !

    Malhonnête sur le fond, hystérique dans la forme, Homeland serait une série « commandée et financée » par la CIA, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement pour nous expliquer à quel point nous devons tous notre sécurité (entre deux attentats bien sentis quand même, et quelques otages exécutés !), nous les Occidentaux et les autres aussi, les quelques sept milliards d’être humains que compte notre planète, à cette Agence car Homeland est un véritable hymne à la CIA, à son personnel, leur sacrifice et leur engagement sans faille.

    Oui la CIA, cette Agence qui depuis les années 50 a violé toutes les lois internationales qu’il est possible de violer ainsi que toutes les constitutions et toutes les règles les plus élémentaires de la démocratie… comme respecter le résultat des élections dans un pays tiers ; responsable aussi cette agence d’un nombre incalculable d’atteintes aux droits de l’homme - assassinats, torture d’opposants - et autres crimes de guerre.

     

                 Al-Qaïda, Talibans, services secrets pakistanais... tout le monde est là : il ne manque personne ! Homeland est un thriller d'un nouveau genre - genre "géo-politique" -, qui vous explique le plus sérieusement du monde, avec des acteurs bien décidés à vous en convaincre, que les USA sont allées en Afghanistan pour sauver la veuve et l’orphelin ; défendre le droit des petites filles d’aller à l’école et plus globalement et généralement, dans le but de venir en aide à une population (qui n’avait pourtant rien demandé) dirigée à coup de fouet d’un bras ferme et d’une main qui jamais ne tremble : le fouet de la Charia.

    Homeland vous invitera avec insistance (des fois que …) à comprendre ceci : la sécurité des USA repose sur ses capacités à assassiner ici et là, des opposants férocement hostiles à l’occupation de leur pays, et plus encore lorsque les occupants sont des occidentaux.

    Quant aux acteurs qui sévissent dans Homeland, et deux d’entre eux en particulier, deux farfadets sortis tout droit d’un lavage de cerveau dans un centre de formation de la CIA :

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               Mandy Patinkin alias Saul Berenson (à gauche) : transfuge de la série « Esprits criminels », Berenson c’est la main qui tue et qui ferme les yeux de celui qu’elle vient de tuer, et qui, avec un regard de chien battu sorti de sa niche pour prendre un peu l’air, prépare déjà son prochain forfait…

              Claire Danes alias Carrie Mathison (seconde à partir de la gauche) : bi-polaire, langage châtié, ne doutant de rien, jamais ! Il lui arrive de tomber amoureuse même si elle offre volontiers son cul pourvu que la cause en vaille la peine, hésitant toutefois à noyer son chérubin âgé de quelques mois dans une baignoire au moment du bain…

    Face à ces deux protagonistes piliers sans lesquels tout l’édifice de la CIA s’effondrerait à en juger par ce qui leur est demandé comme implication et ce que ces deux acteurs acceptent de nous donner à voir et à entendre, force est de conclure ceci : seuls les acteurs américains sont capables d’un tel investissement, d’une telle empathie avec un sujet qui impliquerait ce que tous croient relever sérieusement de la sécurité des Etats-Unis d’Amérique (The United States of America – il faudrait pouvoir l’écrire avec l’accent américain !) 

    Voyez Clint Eastwood, Morton Friedman, Mel Gibson, Denzel Washington ! Et puis Harrison Ford, sans doute le pire de tous quand il s'agit de porter le monde sur ses épaules alors que ce monde ne lui avait rien demandé. Car, plus patriotique qu’un acteur américain, vous ne trouverez pas ! Et quand on sait qu’il n’y a pas de sécurité possible aujourd’hui pour les « salauds d’Etat » au nom de la raison du même nom, qui a dit qu’après les journalistes, les plus c… et les plus veules sont les acteurs de cinéma et de télé, américains de préférence (1)?

     

               Dans Homeland, chaque action meurtrière (assassinats, enlèvements, manipulations) de nos héros agents de la CIA que la morale et une tête bien faite reprouveraient sans hésiter, est contrebalancée par un acte commis par « le camp d’en face » jugé très certainement plus répréhensible encore par un téléspectateur moyen, très moyen, quidam de l’audiovisuel. Chaque acte « hors la loi » trouve, côté CIA,  sa justification dans l’argument du moindre mal ou encore « d’un mal pour un bien » (2). C’est à la fois le procédé utilisé par tous les criminels acculés car démasqués (dans la vraie vie : souvenons-nous des arguments d’un Papon ou d’un général Aussaresses, combattant de la guerre d’Algérie… et d’autres encore), et c’est aussi (dans les fictions) un procédé perfide qui permet de s’acheter une bonne conscience et de l’afficher auprès d’un public constitué de pauvres bougres (3) qui n’ont pas idée, européens de préférence, si on oublie le premier public de cette série : une audience américaine.

     

                 Si le triomphe public et critique "at home" de Homeland (cinq Emmy awards, 2 Golden globes) ne surprendra personne, en revanche, ici en France, l'enthousiasme (même relatif) qui accompagne la diffusion de la série sur Canal+ et sa rediffusion sur la TNT, montre le niveau d’ignorance auquel l’immense majorité des clients des chaînes privées (et publiques) est parvenue ; désinformée, dépolitisée, dé-conscientisée, cette population en revanche people-isée comme jamais, incarne toutes les raisons au monde de désespérer de l’avènement d’une quelconque prise de conscience à la fois humaniste et politique - géo-politique, devrions-nous dire ! - qui verrait les responsables des politiques de l’Otan sous commandement américain des 20 dernières années dans cette région (bientôt l’Europe avec l’Ukraine ?) traînées devant une cour pénale internationale pour crime de guerre, voire… crime contre l’humanité.

     

                    Homeland peut s’apprécier à l’aune de deux ou trois critères ; ou pour le dire autrement : « Dites-moi qui vous êtes et je vous dirai quelle idée vous vous faites de Homeland ! ».

    Quel est votre niveau de conscience ? Etes-vous informé ? Beaucoup, un peu ou pas du tout ? Etes-vous capable d’établir un lien de cause à effet ? Avez-vous une bonne mémoire ?

    Selon les réponses, pour un Américain, un sioniste, un Juif, un Israélien et/ou un imbécile, c’est à l’ombre de la bannière étoilée ou du drapeau israélien planté au beau milieu de son salon, qu’il regardera, exalté, cette série Homeland aux cris de « Israël vaincra ! » et  « God bless America ! », un pack de bière à ses pieds.

    En revanche, un Musulman, un Arabe, un téléspectateur affectivement et culturellement proche d'une région qui s’étend disons de la Libye à l’Afghanistan… prendra très vite la décision de jeter son téléviseur par la fenêtre aux cris vengeurs de : « Bande d’encul.., allez donc tous vous faire foutre ! » avant de lancer à la cantonade : « Allahou akbar ! »

    Et les autres, ni Arabe, ni Juif, ni Musulman, ni Américain, ni rien, c’est-à-dire tout, entre deux éclats de rire et une grimace, n'hésiteront pas à adresser un doigt d’honneur ou une quenelle à cette série, et ce dès les premiers épisodes, avant d’aller se ressourcer auprès d’un Kubrick ou d’un Coppola ; deux réalisateurs qui ont toujours su que le patriotisme d’Etat est le refuge des crapules, et plus encore, lorsque ce patriotisme vit et prospère sur le dos de la justice et du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes.

     

    ***

     

                    Un détail, un dernier. Oh, trois fois rien !

                    Homeland est inspirée d’une série… israélienne : Hatufim (en hébreu : « Enlevés »), créée par Gideon Raff et qui a fait, dit-on, couler dans les chaumières d'Israël (colonies incluses) des larmes abondantes et chaudes comme ces eaux thermales au pied des volcans.

                    Décidément, on ne se refait pas. Jamais !

     

     

    1 - La série nous accordera toutefois un ou deux moments d’émotion purs, profonds, aux ressorts indiscutables, lorsque, par exemple, le personnage de Carrie, sous LSD, croit reconnaître hallucinée, Brody, l’être aimé décédé, auprès d’un gradé pakistanais ; un vrai moment d’émotion où la raison des sentiments triomphe, authentique, propre, dissociée même de ce à quoi cette série exige que nous adhérions ; une émotion dont les producteurs de cette série n’auront jamais besoin d’avoir honte car pour le reste...

     

    2 - Le bien ? Oui, le bien ! Comme continuer de décider qui vivra, où, comment et dans quelles conditions : sous une tonne de bombes ou bien les pieds en éventail au bord d’une piscine.

     

    3 - Génération Canal+ : haussement d’épaule, dérision et déculturation. L’ignorance ce n’est pas le retour de la barbarie mais bien plutôt le retour insidieux d’une bêtise insondable ; c’est Sacha Guitry parodié par Jamel Troisbouzze : et là, on touche le fond du fond… tout au fond.

     

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  • Palestine, Palestiniens, Hamas et Etat de Palestine : ça bouge en Europe !

     

     

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                    Une large majorité d'eurodéputés s'est entendue sur un texte qui, pour la première fois dans l'histoire de l'institution strasbourgeoise, reconnaît « en principe » l'État palestinien, et exhorte les États membres à lui emboîter le pas

    Leïla Shahid, déléguée de la Palestine auprès de l'Union européenne se " félicite qu'une grande majorité des deux tiers soutienne la reconnaissance d'un Etat de Palestine. Ce compromis reconnaît l'Etat de Palestine dans ses frontières de 1967, et Jérusalem-Est comme capitale."

     

    Vote qui devrait, ici en France, permettre d'apaiser bien des esprits et d'atténuer nombre de rancœurs à propos d'un Quai d'Orsay dirigé par un Laurent Fabius membre d'un gouvernement sous une présidence qui n'a jamais autant soutenu l'Otan et Israël dans leur conduite d'une stratégie de chaos irresponsable, d'instrumentalisation du terrorisme et de son financement par le Qatar et l'Arabie Saoudite, leurs alliés, ainsi que la menace permanente de la guerre par le biais de provocations là encore, irresponsables : la dernière en date, contre la Russie à propos de la captation de          l' Ukraine.

    Ce vote, c'est là aussi un peu de notre honte qui s'en trouve atténuée car, qu'il soit permis de rappeler qu'à chaque fois que le France et l'Europe ont été lâches, nous avons eu honte... honte pour elle comme pour nous.

     

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                      Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule... le Hamas a enregistré une victoire, « la correction d’une erreur historique de l’Union européenne », a estimé son numéro deux, Moussa Abou Marzouk. En effet, le Tribunal de l’Union européenne a annulé, mercredi 17 décembre, le placement du Hamas, branche religieuse (musulmane) de la résistance palestinienne, sur la liste des organisations terroristes de l’U.E.

     

                              Il ne manque plus que le vote de sanctions économiques, culturelles et diplomatiques contre Israël.

     

                               Allez, Europe ! Encore un effort ! T'y es presque !

     

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