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musique

  • Le chanteur Renaud soutien de Macron : un sevrage de trop pour le Johnny Haliday de la chanson engagée ?

     

                  Renaud a 64 ans ; il n'avait pas sorti d'album depuis 2006. Une dépression profonde a eu raison du chanteur : "... dix ans de pochtronnerie et  d'errance où je n'ai cessé de boire..." précise-t-il dans une interview.

                  Qu'à cela ne tienne : Renaud nous est revenu. Avec 287.323 exemplaires écoulés en sept jours, son nouvel album aura battu en 2016 tous les records de ventes.

              

                                    Clip du titre : "Toujours debout"

                               Debout, les jambes arquées... on sera vraiment tentés de suggérer : "Apportez-lui une chaise ! Vite, avant qu'il ne s'écroule !"

     

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                         Une écoute et un regard critique d'un fan de Renaud, le Patrick Bruel de la chanson engagée, à propos de son dernier album.

     

    L'album de Renaud... gratos.

     

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                         Avril 2014 : le chanteur Renaud sifflé sur scène quand il annonce qu'il va voter pour Emmanuel Macron

     

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                    Renaud sort donc de dix ans d'alcoolisme. Toujours anarchiste, dans une interview à l'Express datée du 30 mars 2016, et dans les textes des chansons de son dernier album, il dit s'être réveillé, a embrassé un flic... et contre La fille de Le Pen, au second tour de l'élection présidentielle, toujours très anarchiste sans doute, Renaud  confie qu'il votera sans hésitation pour Fillon (ou Juppé le cas échéant). Là, on redécouvre un Renaud gardien de notre belle et grande République. En effet, que deviendrait-elle sans lui ?

    Rien sur Charlie Hebdo auquel il a longtemps collaboré, rien sur la responsabilité de Philippe Val dans la mort des membres fondateurs octogénaires qui n'y étaient pour rien... même si Renaud prendra soin de conseiller aux Juifs français décédés lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes en Janvier 2015, d'aller reposer à Jérusalem (cherchez l'erreur !) ;  les Palestiniens ont du souci à se faire, car Renaud (un de plus !) semble les abandonner à l'arbitraire colonial israélien.

                    Pour le reste, à propos des textes de ses dernières chansons, force est de constater que le chanteur a toujours autant de mal avec la langue française, son vocabulaire en particulier... une langue donc, la sienne, décidément plus proche du niveau du brevet des collèges que de celle d'un Ferré ou d'un Nougaro, ses maîtres.

    Comme quoi...

     

                    Renaud est parti en tournée en octobre 2016 ; en revanche, Jean-Louis Murat qui a sorti, lui aussi, un nouvel album dans la même, en sera privé ; en effet "... les salles préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff" lance-t-il dans Metro-news, à qui veut bien l'entendre.

    Et nous l'avons entendu.

     

    ***

     

                     Manifestement, le sevrage est mauvais conseiller ; sevrage qui semble être venu à bout de la raison anarchiste ou anarchisante d'un Renaud déjà pas mal en porte-à-faux avec ce qu'implique un tel engagement.

                     Et puis, Renaud, c'est vrai, on l'aimait bien quand il était bourré au pastis, silencieux et absent. Aussi, ne se trouve-t-il donc personne pour lui tendre un verre, un dernier pour la route ?

     

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    Un des textes les plus radicaux de Léo Ferré

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  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                           

     

                                                     Saudade d'Armando Zeferino Soares 

     

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

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  • Olivier Messiaen : un document exceptionnel...

     

                          

                       ... d'un homme d'exception !

     

     

     

     

                Compositeur français (1909-1992), dévot catholique (1), organiste, théoricien, compositeur, enseignant (professeur de Pierre Boulez et de Karlheinz Stockhausen ) Olivier Messiaen improvise à l'orgue de l'église de la Sainte-Trinité (Paris 09) là où il fut organiste 60 années durant.

     

     

     

    1 - Personne n'est parfait !

     

     
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    Pour prolonger... cliquez Olivier Messiaen
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  • Un pygmée occitan*

     Le 4 mars 2004, Claude Nougaro s’éteignait à l’âge de 74 ans

     

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                    Il a été et demeure notre meilleur auteur avec Léo Ferré, notre plus grande voix aussi et notre meilleur musicien (même s'il n'était pas instrumentiste... il y a des voix bien plus musiciennes encore !) - le plus complet, le plus authentique.

    "L'âme basanée", aucune musique ne lui résistait... aucune ne résistait à sa voix, à son verbe ; aucun rythme ne l'intimidait, aucune culture ! Preuve irréfutable d'un talent immense ; et peut-être aussi... de génie. 

    Alors oui, le "pygmée occitan" - tel il se définissait -, a bel et bien fini par grimper sur les cimes !

     

                           Toulouse to win (un des textes les plus aboutis de l'artiste)

     

    Cette musique aimée du fond de mes minimes

    Ce paquebot volant illuminé de rythmes

    Manhattan scintillant un arbre de Noël

    Dans la pénombre bleue ses cuivres en sourdine,

    Ses chanteurs enchaînés à la beauté d’un hymne...

    Je les ai autour de moi comme un arc-en-ciel

     Le pygmée occitan a grimpé sur les cimes

    où neigent souplement des flocons de soleil

     

     

     

     

    ***

     

                     A l'heure où des marchands de soupe nous donnent à consommer de la musique comme on boit un café au comptoir, on réalise trop souvent tout le chemin parcouru à fuir tout ce que cet artiste (avec Léo Ferré) a laissé en héritage : rigueur, intégrité et excellence... tout ce que doit, pourtant, tout artiste à son public : le respect en retour de ce que cet artiste reçoit... pour avoir, il est vrai, tant donné, même et surtout ce qu'on n'attendait pas de lui parce qu'on ne le soupçonnait pas encore en lui... ni l'artiste non plus, peut-être.

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     * Se reporter au titre "Toulouse to win".

     

    Pour prolonger... cliquez Le Rap au secours de la chanson française

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  • Premier... il sera le dernier

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                  Dès les années 50, et plus tard, à sa maturité, ainsi qu'au plus fort de son influence et de sa domination dans les années 70 et 80, Charles Aznavour aura été le chroniqueur des chambres à coucher, là où les couples se font et se défont : drame de la vie conjugale... union, désunion, trahison et ruine. Faut dire que cet artiste n'a jamais su se résoudre à "quitter la table" même et surtout "lorsque l'amour est desservi..."      

                   Authentique artiste populaire, aujourd'hui universel, faisant l'unanimité, ce petit homme (par la taille) a tout osé. Fils d'immigrés arméniens, de lui, il a tout inventé, tout créé... de lui et de son Art (1).

    Auteur-compositeur d'une comédie humaine qui n'en a jamais fini avec l'enfer et le paradis, la chute et l'ascension, il aura hissé le music-hall jusqu'au sommet ; même si l'émotion, et parfois la rage des sentiments, se sont peu à peu étiolées au fil des ans et de sa carrière internationale - sa carrière anglo-saxonne n'ayant rien arrangé : elle aura fait de lui un show-man, et pire encore... un crooner ; comme quoi, la chanson française n'a rien à gagner au contact de la langue anglaise !

     

     

    E io tra di voi (Et moi dans mon coin)

     

                  Dans une carrière menée tambour battant, en expert, jusqu’à ameuter le monde entier (dès les années 50, Aznavour travaillait déjà à la traduction en langue anglaise de ses chansons), les textes du maître couvriront tous les âges de la vie et tous les personnages : la femme, la mère, l’épouse, le mari, l’amant, le père de famille… ils évoqueront toutes les conditions, riches et pauvres, les minorités (Les immigrés), la condition homosexuelle des années 70 (Comme ils disent), les affres du Rideau de fer (Camarade), le compagnonnage fraternel (Au nom de la jeunesse – Nos vertes années) bucolique et juvénile.

                 Artiste composite, artiste de la synthèse, sans aucun doute la marque des plus grands, Aznavour combinera un Jacques Brel à fleur de peau avec son cœur à vif (Je bois), l’esprit caustique d’un Brassens avec l’appui de l’auteur Bernard Dimey, la fantaisie poétique d’un Trenet, Piaf Edith, figure malingre que la vie a ravagée et qui lutte encore debout faisant face… et puis le cabaret, temple des premières années d’un Léo Ferré, avec l’intérêt qu’il portera aux poètes de la bohême, la vraie, celle de la faim : André Salmon entre autres… auquel il offrira une de ses plus belles mélodies.

    Des musiques jazzées des années 50, au twist des Yéyés, puis, après mai 68, le col roulé du chanteur à texte, avant d’embrasser les années 70, années glamour - paillettes, coupe et tissu Ted Lapidus aux motifs extravagants, aux couleurs impossibles d’une élégance pourtant inégalée - en traversant toutes ces époques, toutes ces modes sous la contrainte et le danger d’une relégation et d’un oubli toujours possibles, d'une ambition colossale qui ne connaîtra jamais de repos faute d'assouvissement - plus, toujours plus de succès, de notoriété, de célébrité sur tous les continents -, Aznavour n’a jamais lâché la nécessité d’une qualité irréprochable, textes et mélodies, travaillant avec les meilleurs arrangeurs (Paul Mauriat, Raymond Lefèvre, Christian Gaubert, Del Newman, Kenny Clayton, Marvin Hamlisch) au côté de son beau-frère compositeur Georges Garvarentz. Et si les modes, d'importation principalement anglo-saxonnes, ont pu un temps menacer son Art, il les aura toutes domestiquées et dominées avant de les laisser loin derrière lui car "le style Aznavour" c’est un cocktail savamment dosé :

    - Un visage sans frontières, aux mille kilomètres parcourus et dont l'histoire semble bien plus grande encore que les yeux qu'il abrite et ce regard inquiet, agité, comme aux abois...

    - Un corps chétif qui menace toujours de basculer, oscillant, jamais vraiment stable : c'est ce corps-là qui porte la voix...

    - Une voix, un souffle et un phrasé hors norme...

    - Une gestuelle qui trahit une tension, un désir et une impatience :
    être entendu et convaincre...

    - Un texte impudique qui ne renonce jamais à dire dans le fond comme dans la forme, ce qui est le plus souvent tu ; texte ciselé pour servir un thème récurrent, véritable marque de fabrique de l’artiste : la déception amoureuse et l’usure des sentiments ; thème à la fois universel et d’une proximité et d’une intimité à toute épreuve...

    - Une structure mélodique à la fois savante (classique) et populaire (traditionnelle), métissée à grand renfort d'appoggiatura, de turns, de mordants et autres ornements musicaux que l'on peut aisément retrouver dans tous les chants traditionnels, toutes civilisations confondues, de l'Irlande à l'Asie, en passant par le Maghreb, le Proche et Moyen-orient...

    - Structures mélodique, harmonique et une orchestration, ou bien plutôt une couleur harmonique et instrumentale d’une efficacité redoutable car…  personne n’a les mots de la musique et la musique des mots comme cet artiste (Nougaro et Ferré peuvent seuls rivaliser)…

                  ............Corps, voix, gestes, texte et musique comme autant de personnages d’un théâtre de l’intime, mêlant sublime et catharsis, Aznavour est à la chanson ce que le théâtre est à l'expérience humaine : notre expérience à tous car, personne n'échappe à Aznavour. Et l'on y revient toujours à la première alerte amoureuse comme un amant sur les lieux de sa dernière conquête ou défaite, c'est selon. Et l'artiste le sait avant même que son public n'en fasse l'expérience jubilatoire ou bien amère.

     

                           "Dites-moi que je suis mauvais que je sois meilleur encore !"

     

                      Eternel challenger, lutteur acharné, pourtant favori et sans rival - toujours plus de travail, toujours plus d'entêtement ! -, compétiteur-né, sacrifiant tout à son métier, plus d'un demi-siècle durant, sûr de son talent et de la nécessité de son succès... tel un impératif catégorique, nul autre que cet artiste ne se sera autant construit sur l'échec et sur ce succès qui tardera à venir après 27 ans passés sur les planches - depuis l'enfance -, sur des critiques assassines qui le forceront à se hisser jusqu'au sommet de son Art, jusqu'à produire les meilleurs textes, les meilleures mélodies et les meilleurs arrangements. 

                    Premier dans une carrière internationale de plus de 60 ans, d'une longévité hors du commun - à l'âge de 92 ans, Charles Aznavour se produit encore sur toutes les scènes des capitales du monde entier -, TIME Magazine et la chaîne CNN l'ont récemment élu "Artiste du siècle" devant Elvis et Bob Dylan. Toujours sur son 31, si Aznavour est le plus grand hommage qu'un artiste de music-hall puisse rendre à son public, il est aussi et surtout, sans l'ombre d'un doute... le dernier tragédien de la scène artistique populaire mondiale.

     

        

    1 - Néanmoins, Aznavour reconnaît la filiation artistique suivante : Maurice Chevalier pour la carrière internationale, Charles Trenet pour les textes et Piaf pour la dramaturgie scénique.          

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    Aznavour à travers le monde

     

    Une version de "Comme ils disent" par le transformer Lola Lasagne

     

     

     

    Roy Clark dans une interprétation de la version anglaise de "Hier encore".  

     

     

     

    Ray Charles... La Mamma

     

     

     

    Nina Simone : "Tomorrow Is My Turn" sur la mélodie de "L'amour c'est comme un Jour"

     
    Bob Dylan dans la version anglaise (The times we've known) de "Les bons moments"

     

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  • Beethoven : un compositeur en crue

     

    Claudio Arrau - Beethoven - Piano Sonata No 30 in E major, Op 109

     

     

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    Thème du 3e mouvement de la sonate numéro 30 de Beethoven

     

                 Dans le troisième mouvement de cette sonate (vidéo à 6.20) composée en 1820, on trouvera tous "les pianos" à venir ; celui de Schubert, de Chopin, de Scriabine, de Debussy, de Rachmaninov - un piano symphonique, orchestral dans le finale de la sonate juste avant le retour du thème ; et puis... Ravel qui s'en fera l'écho avec sa "Pavane pour une infante défunte"  un siècle plus tard. Un mouvement qui, certes, annonce l'avenir mais qui n'oublie pas de saluer aussi le passé ; celui d'un J.S Bach presque totalement oublié du vivant de Beethoven.

    Un 3è mouvement en "forme variation" même si Beethoven semble ne plus y croire après trente années de pratique ; aussi on parlera bien plutôt de développement-variation ; développement en spirale comme dans un tourbillon en cercle concentrique qui s'enroule et se déroule.

    Un mouvement lent, cantabile, placé contre toute attente, à la fin de la sonate ; un 3e mouvement qui "avale" les deux précédents ; 6mns pour les deux premiers  ; 14 minutes pour le 3è : une sonate en déséquilibre donc qui annonce la 9e symphonie (1822) avec dans les choeurs, ses aigus inattendus, voire... invraisemblables, décriés, hurlés... et sa forme éclatée... car pour Beethoven, tout était trop étroit, trop étriqué, toujours !

                     Beethoven ne pouvait penser la musique qu'en crue, débordante... une musique réfractaire à toutes les camisoles stylistiques et formelles : la "forme sonate" s'efface alors avant d'être proprement balayée tout comme la symphonie.

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  • Crise de la transmission et deuil de l'oubli - 2

    Ce que vous n'avez pas connu ne peut en aucun cas vous manquer !

    En sommes-nous si sûrs aujourd'hui ?

     

     

     

    Plus qu'une oeuvre musicale : une cathédrale

     

             Maeterlinck, Debussy... ou quand l'opéra rencontre le meilleur de l'association "langue, musique et chant", une fois purgé (sevré ?) de Wagner (et de l'opéra italien), sous la direction d'un Debussy extasié.

     

     

                 Comme compositeur, théoricien, pédagogue, administrateur et chef d'orchestre, Pierre Boulez a écrit une des plus belles pages de la musique de la seconde moitié du XXè siècle... sinon la plus belle.

     

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                 J.S Bach, Claude Debussy, Pierre Boulez...

    Qui les protègera de l'oubli, de cette perte de mémoire, de cette amnésie savamment organisée et entretenue par des marchands de succédanés et une économie de l'ersatz qui a tout emporté sur son passage ?

    Au sujet de cet oubli, le véritable deuil, finalement, n’a pas pour objet la perte - à l'heure du numérique, plus rien ne se perd, et pour peu qu’il s’agisse d’une œuvre, celle-ci est indestructible : désormais, ce qui a été le sera à jamais !

    Non ! Aujourd'hui, le deuil a bien plutôt pour objet l’absence de transmission et l’ignorance certaine de ceux à qui aucune chance ne sera donnée de découvrir et de connaître tout ce dont il nous a été donné d'être les témoins...

    Car si Internet c'est toute la mémoire du monde, avec le concours de millions d'acteurs du web déterminés à transmettre le passé, même récent, encore faut-il soupçonner l'existence de tout ce qu'une génération a pu faire advenir intellectuellement et artistiquement.

     

                  Le deuil, c’est donc le deuil de la non-transmission avec lequel il nous faut vivre ; le deuil de notre incapacité à pouvoir transmettre et « raconter l’autre » qui n’est plus ; le raconter auprès d’un public absent, indisponible ; des millions d'êtres humains privés de leurs capacités à faire un pas en arrière car, aujourd’hui,  il n’est donné à personne de se retourner : "Pas le temps ! Et puis j'étais pas né !"

    Et ce deuil-là est sans recours ni consolation.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Littérature, art et essais

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  • Halsey, Sellars, Ratle, le Rundfunkchor et le Berliner Philharmoniker pour une "Passion" hors norme

                  Simon Halsey (chef de choeur), Peter Sellars, Simon Ratle, le Berliner Philharmoniker et le Rundfunkchor à la tête d'une tentative, trois jours durant, de créer une communauté de destin le temps d'un concert autour d'une longue prière, une longue médiation où la "Passion du Christ selon saint Matthieu" n'est pas chantée mais vécue en direct, là, ici et maintenant, par les instrumentistes, les chanteurs et le public.

                 Une lecture de l'oeuvre qui s'affranchit  d'une tradition pompeuse  à l'origine de laquelle on trouvera une conception de la religion sortie tout droit du 19e siècle : une chape de plomb qui recouvre tout et dicte chaque parole, chaque geste.

     

                 C'est à un rituel auquel le metteur en scène, Peters Sellars, nous demande de prendre part, là où la religion s'affranchit de tout dogmatisme ; un rituel au terme duquel chacun sortira transformé.

     

                     Peter Sellars à propos de sa direction scénique de l'oeuvre de J.S Bach

                     C'était en 2010. Une semaine de préparation, des semaines de répétition pour une représentation à Salzbourg puis à Berlin.

     

     

     

                    " A la fois mont Everest et monument, cathédrale musicale, lutte entre l'âme et le corps - cette âme qui se bat pour s'émanciper de l'enveloppe charnelle qui la retient prisonnière - que cette Passion ! Car Bach est le compositeur du doute et de la déchirure intérieure. Sensuelle et métaphysique, vous pouvez douter du chemin, l'harmonie de Bach vous ramènera toujours à la maison."

                                           P. Sellars

     

     

                 Si le roman "Les misérables" est la bible de notre République, "La passion selon saint Matthieu", est la religion de tous les mélomanes même et surtout athées.

     

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  • Enrico Macias : «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

                       

                   Dans un entretien accordé à BFM cette semaine, le chanteur a déclaré que si la représentante du Front National parvenait au pouvoir, il partirait vivre en Israël (1).

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    «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

    Ne nous tente pas Enrico ! Surtout, ne nous tente pas !

     

     

    «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                           On ne savait pas qu'Enrico Macias était musulman et qui plus est, arabe ;  précisément ceux qui ont le plus à craindre une victoire du FN à l'élection présidentielle.  A moins qu'il faille considérer les propos d'Enrico Macias comme une marque de  solidarité envers cette communauté victime d'un mépris sans bornes ! Toutefois, on pourra légitimement en douter quand on connaît les allégeances de ce saltimbanque : OAS, Israël et CRIF.

     

                «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                         A ce sujet, Enrico, si tu pouvais emmener dans tes bagages Zemmour, Finkielkraut, Cukierman, Prasquier, Alain Jacubowitz, E. Lévy, BHL, Taguieff et Goldnadel (1)... on te serait éternellement reconnaissants car, ici, on respirerait tellement mieux !

     

    «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                 Au moins sait-on sur qui la France pourra compter en cas de pépins ! Et quand on connaît la fortune que ce chanteur à amasser durant sa carrière auprès d'un public exclusivement francophone, un seul mot nous vient à l'esprit : ingratitude.

             

                «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

                Oui mais... sans ton blé ; notre blé ! Tes comptes bancaires bloqués Enrico. 

     

                  «Si Marine Le Pen est élue présidente, je quitte la France»

     

               Alors, en es-tu toujours aussi sûr maintenant  ?

     

     

     

    1 - Ce qui n'empêche nullement E. Macias de soutenir systématiquement l'extrême droite israélienne.

     

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 1 commentaire
  • Pavarotti est mort

     

                   Ne me demandez pas pourquoi... je viens de me rappeler que Pavarotti nous a quittés en 2007 (Eh oui ! Six ans déjà !)

    Est-ce que cette vidéo, découverte par accident, y serait pour quelque chose ?

     

                  Ni l'art de Barry White ni l'Art lyrique que Pavarotti est censé servir, n'ont besoin de l'un et de l'autre : l'un n'apportant rien à l'autre.

     

    ***

     

              Jamais personne n'aura prostitué (1)  son instrument et son Art - la voix et l'Art lyrique (italien) en l'occurrence -, comme Pavarotti.

    Il fallait qu'il soit de tous les concerts, de tous les publics, en tous lieux, de tout temps et par tous les temps, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige. Sans doute aurait-il fini par accepter d'animer, pour peu qu'on le lui propose, la foire au boudin chez Auchan ou bien la semaine de la Choucroute au centre commercial de Clichy-sous-bois.

    Luciano_Pavarotti_in_Saint_Petersburg.jpgIl aurait été à l'opéra et à l'Art lyrique ce que les compilations à prix discount vendues dans les grandes surface sont  à la production musicale. Et qu'il ait été autodidacte et issu d'un milieu modeste, n'est pas une excuse non plus.

     

    ***

     

                   Mais bon... allez, on te pardonne Luciano ! Et puis, il y a prescription car, après toi, d'autres ont fait pire encore.

     

    ___________________

     

    1 - Si du vivant de Pavarotti la loi sur la prostitution et la pénalisation des clients avait été votée, aurait-on dû alors poursuivre le public qui a payé pour assister à ses concerts ?

    Et demain, qu'en sera-t-il  ?

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