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nabe

  • Liberté, liberté chérie !

    Sur toute chair accordée
    Sur le front de mes amis
    Sur chaque main qui se tend
    J’écris ton nom

     

    ***

     

                     « Mais par delà toutes ces catastrophes, on apercevait déjà, comme par anticipation, la fin du monde, telle que prédite » - Apocalypse de saint Jean.

     

                   La démocratie ce n'est pas un débat à la télé ou à la radio, pas une presse entre les mains de la banque et du lobby militaro-industriel, et sûrement pas les élections non plus depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan politique, économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation. Il n'est donc plus question de faire des "choix de société" mais bien plutôt de se protéger de cette dictature qui, dans les faits, est une véritable muselière puisque ce carcan ne recueille aucunement le soutien d'une majorité d'Européens (entre autres populations).

    Pour cette raison, plus que jamais, la démocratie doit être la libre circulation des idées - dissidentes et/ou minoritaires de surcroît -, ainsi que le droit à l'opinion, à la critique et à une information honnête et indépendante pour le plus grand nombre ; et la défense de ce droit.

    Soutenir la liberté d'expression est un véritable engagement et un sacrifice (accepter ce qu'on n'aurait jamais osé ou bien désiré lire et entendre), car... il n'y a pas de liberté, il n'y a que des preuves de tolérance, et la liberté de parole de l'un est la garantie de la liberté de parole de tous.

     Aussi, qu'on ait donc la présence d'esprit de se poser la question suivante :

      

                    Qui aujourd'hui fait vivre cette démocratie et la liberté d'expression ? 

     Ceux-ci ?

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                  Pour certains d'entre eux, véritables épurateurs médiatiques et pourfendeurs impitoyables depuis 40 ans de toute pensée alternative d’où qu’elle vienne...

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    Sans oublier des pitres "humoristes" aux 4 minutes d’impertinence souvent sans lendemain - une diversion pour le sordide ordinaire de la ménagère de plus de 40 ans et autres adultes infantilisés et ados attardé(e)s ; la trivialité, la grossièreté, voire la vulgarité, prenant le plus souvent le pas sur une critique essentielle et frontale : qui fait quoi, où, comment, à qui et pour-quoi et pour le compte de qui ; un rire qui aurait de la suite dans les idées autre que le tiroir-caisse.

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                       Ou bien ceux-là ?

     

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                  Si écrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir (C. Bobin), l'humour doit aussi poser la question de l'action car le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie exercée contre le droit à une critique sans concession des mécanismes de domination et la diffusion d’une telle critique. 

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    Quant à la transgression ! Un plaisir décuplé cette transgression piment d’une vie sociale qui crève lentement sous la chape de plomb d’un politiquement correct qui cache mal une débauche et une orgie de prise de pouvoir et d’intérêts sans nombre et sans précédents ! Et nous ne sommes qu’au tout début de ce disfonctionnement citoyen et démocratique. 

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                    Qu'il soit ici permis de rappeler que la société, ce n'est pas simplement l'économie et la répartition de richesses. Loin s'en faut. Ce qui fait le lien, ce qui fait société relève aussi de notre capacité à tous de dire et d'entendre la vérité ; ce qui implique aussi et surtout la dénonciation des mensonges et des manipulations (Coluche, Desproges, Dieudonné).

    Nul doute... le véritable enjeu aujourd’hui, en France, c’est la défense de la liberté d’expression ou bien plutôt, sa reconquête, et le soutien qu'il faut apporter à tous ceux qui font vivre cette liberté en lui assignant chaque jour de nouveaux défis, en repoussant toujours plus loin ses limites jusqu'au trouble, jusqu'au malaise, pour mieux ouvrir en deux, tel un éclair (Faurisson, Meyssan, jadis Marc-Edouard Nabe), le ciel d'une pensée qui ne s'autorise plus rien, terrée et morte de trouille.

     Or, une liberté d’expression qui privilégie une expression qui est celle de tout le monde sur le fond comme sur la forme (colères qui ne sont le plus souvent que des sautes d’humeurs, indignations aussi partagées qu’intermittentes) n’est pas une liberté mais une dictature molle qui porte le nom de consensus jusqu'au jour où cette dictature qui n'ose pas dire son nom lève le masque : racket et procès en dommages-intérêts, calomnie, bannissement médiatique et intimidation physique.

     

    Etienne Chouard à propos d'une démocratie introuvable 

     

    ***

     

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    Au sujet des Etats-Unis, si on doit, en tant qu’Européens, avoir de sérieuses réserves quant au mode d'organisation de son existence, force est de constater toutefois que seul le Peuple américain parmi les Peuples d’Occident a réellement compris où sont les véritables enjeux pour l’individu et pour la société.

    Farouchement attachés au Premier Amendement de leur Constitution, âprement, ce Peuple a compris longtemps avant tout le monde, dès 1791, que la liberté d’expression est une et indivisible et qu'elle est bel et bien la première des libertés, et parfois aussi, la dernière : celle des déshérités. Alors qu'en France, il semblerait bien qu'on ne sache faire qu'une chose (1) : rejeter, bâillonner, censurer, stigmatiser, traduire devant les tribunaux la moindre tentative d'exercice de liberté d'expression politique et artistique (rappeurs, auteurs, essayistes, pamphlétaires, artistes de scène, syndicalistes, activistes)...

    Tous les médias, leurs producteurs et leurs animateurs, chroniqueurs et journalistes y contribuent, chaque jour, chaque semaine... radios, télévisions, journaux ; médias qui ignorent sciemment d'innombrables réalités et expressions culturelles, politiques et sociales.

     

     

                     

     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias 

     

     

    1 - Seuls les imbéciles et les tartuffes ignoreront qu'aujourd'hui, tout comme Dieudonné et tant d'autres, Coluche et Desproges feraient l'objet d'une censure impitoyable.

     

    Ceux que l'on présente encore :

     

    - Etienne Chouard

    - Jean Bricmont

    - Jacques Sapir

    - Frédéric Lordon

    - Michel colon

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  • "Patience 2" de Marc-Edouard Nabe : une recension de Guillaume Basquin

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               Dans le 2e numéro de sa revue Patience, sortie en Septembre 2015, Marc-Edouard Nabe revient sur les événements de Janvier dernier dans les locaux de Charlie Hebdo dont Nabe a bien connu les fondateurs dans les années 70 et 80.

    A propos de ces événements, Marc Edouard Nabe l'affirme haut et fort: "Hitler aurait été Charlie !"

    Difficile de lui porter la contradiction car... on grossissant le trait, légèrement, et quand on sait de quoi est capable et de quoi est responsable une bonne partie des « dignitaires » chefs d’Etat ou non qui ont marché ce dimanche 11 Janvier 2015… tous pompiers-pyromanes, la tentation sera grande de soutenir cette proposition de Nabe.

     

    11 janvier 2015, serge uleski, je suis charlie

                         Ils sont venus, ils sont tous là ! Carré de tête de la manifestation : Cameron, Jean-Claude Juncker, Merkel, Netanyahu, Hollande, le ministre américain de la Justice Eric Holder, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg...

     

     

                          C'est Guillaume Basquin, chez Médiapart, qui expose la lucidité de diagnostic politique de Marc-Edouard Nabe à propos des événements du 7 Janvier 2015.

     

     

    Extrait :

                      " Patience 2, donc. La couverture déjà… Impossible de parler de ce « magazine » sans en montrer la couverture, très violente et politiquement incorrecte (euphémisme, n’est-ce pas ?). La voici reproduite.

    Couverture

    Ma première réaction a été : « Ah ! un peu facile : les “Charlie”, dans leur multitude bienpensante, sont des “fascistes” à vouloir nous entraîner dans leur “bonne” pensée … »

    J’avais faux. Ce n’est pas du tout ça que Nabe a voulu dire. Encore faut-il se renseigner, et l’écouter, dans une vidéo qu’on peut trouver sur son site, présenter son « livre » rue des Trois-Portes, lieu historique de la fondation d’Hara-Kiri, ancêtre de Charlie Hebdo. Verbatim : « Même “lui” est “Charlie”. On en est arrivé à un tel stade de compromission, de traîtrise, de dégueulasserie, de guimauverie, que même Hitler aujourd'hui serait “Charlie”. » Tout à fait différent, n’est-ce pas ? On sait que les masses ne sont pas toujours (pas souvent ?) éclairées, malheureusement ; dans un livre essentiel de Georges Bernanos, La France contre les robots, récemment réédité par les éditions du Castor Astral, on apprend que ce sont les masses, après tout, qui ont porté Mussolini et Hitler au Pouvoir absolu. C’est très gênant, n’est-ce pas ? Ça ne se dit pas… Dès 1945, Bernanos écrivait : « Il est possible que ces vérités déplaisent. »

    Car, la voilà cette vérité déplaisante du temps d’alors : « Ce qui fait l’unité de la civilisation capitaliste, c’est l’esprit qui l’anime, c’est l’homme qu’elle a formé. Il est ridicule de parler des dictatures comme de monstruosités tombées de la lune […] dans le paisible univers démocratique. Si le climat du monde moderne n’était pas favorable à ces monstres, on n’aurait pas vu en Italie, en Allemagne, en Russie, en Espagne, des millions et des millions d’hommes s’offrir corps et âmes aux demi-dieux, et partout ailleurs dans le monde […] d’autres millions d’hommes partager publiquement ou en secret leur nouvelle idolâtrie. » Plus grave : « Car les Démocraties, vous le savez, […] comptaient beaucoup d’amis des fascismes – des millions et des millions d’hommes acclamaient une doctrine qui, non seulement reconnaît à la Collectivité tout pouvoir sur les corps et les âmes, mais encore fait de cette sujétion totale de l’individu – pour ne pas dire son absorption – la fin la plus noble de l’espèce. » L’incroyable s’était produit : les hommes s’étaient mis à mépriser ce qui fait l’essence humaine même, la liberté. Dans cette grande opération de manipulation des masses qu’a été l’affaire « Je suis Charlie », même Hitler, l’incarnation même de la grande catastrophe métaphysique de l’Occident pour les Temps modernes, ce symbole du Mal absolu qu’a été le nazisme populaire, aurait probablement été « Charlie »… Oui, ça se tient. Maître en esthétisation de la politique (alors qu’il faut politiser l’Art, comme le disait Hans Jürgen Syberberg dans un ouvrage capital, La Société sans joie[3]nous y sommes !), il aurait très probablement défilé le 11 janvier aux côtés de François Hollande…"

     

                             Le billet de Guillaume Pasquin dans sa totalité ICI

     

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    Le 7 Janvier de Nabe : une vidéo ICI

     

    Le site de Marc-Edouard Nabe ICI

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  • Yann Moix : passé, présent - et avenir ?

                             

                    Contrairement à ceux dont le passé ne passe pas, celui de Yann Moix, récent, impétueux et à haut risque, est passé comme une lettre à la poste ; il a filé ce passé à une vitesse supersonique... et tout le monde a tout oublié ; du moins ceux qui, aujourd’hui, le soutiennent, le couvent et le récompensent.

    Il nous faudra donc nous y arrêter sur ce passé, ne serait-ce que pour comprendre le présent et peut-être aussi, l'avenir d'un Yann Moix.

    Mais... dans un instant car il nous faut, d'abord, parler de ce présent.

     

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                  Entre deux films et un roman, Yann Moix a  trouvé à s’occuper : il s’est assis depuis la rentrée de septembre aux côtés de Léa Salamé dans "On n'est pas couché", le talk-show présenté par Laurent Ruquier tous les samedis en deuxième partie de soirée sur France 2.

    Ce qui nous promet, soit dit en passant, de beaux et de grands conflits d'intérêts : pensez au jour où Moix devra  faire la recension d'un livre d'un auteur de sa propre maison d'édition Grasset !

     

    Pour remplacer Aymeric Caron, il est dit que Laurent Ruquier a pioché parmi ses fidèles même si on oublie un peu trop facilement que Ruquier n’a pas la réputation de décider quoi que ce soit pour qui que ce soit, et moins encore pour lui-même ; comme tous les animateurs du PAF, il se doit d’être aux ordres ; ce qui se solde par une émission qui reçoit ceux que tout le monde reçoit tout en bannissant tous ceux que ces mêmes médias bannissent ici, là, et partout ailleurs.

    Faut dire que Yann Moix colle aux baskets d'un Ruquier qui s'est fait une spécialité d'être omniprésent dans les médias du décervelage : Moix a donc fait aussi partie des pensionnaires des "Grosses têtes", l'émission que Laurent Ruquier présente tous les après-midis sur RTL. Avec l'animateur, il a également participé à "On va s'gêner" sur Europe 1 et à "L'Émission pour tous" sur France 2.

    C'est à se demander comment Yann Moix arrive encore à poser ses fesses sur un siège quel qu'il soit... même rembourré.

    Mystère.

     

                 Longtemps les auteurs dignes de ce nom ont pu vérifier que la littérature ne nourrissait pas son homme et que, par voie de conséquence, peu d’auteurs étaient disposés à se montrer à la hauteur du sacrifice que demande cette littérature décidément ingrate et qui se moque pas mal des conditions de vie de ceux qui la servent des années durant.

    Moix est-il la preuve vivante de cette vérité amère, car, avec cet engagement tous azimuts dans les médias, ce n’est plus de sacrifice qu’il s’agit mais d’un véritable acte d’héroïsme car enfin… toute cette activité, tout cet abaissement, c’est pas rien pour un auteur qui a très tôt juré une fidélité éternelle à une littérature à la fois exigeante et courageuse !

    Certes, on peut aussi porter un autre regard sur ce Moix omniprésent dans les médias car on peut toujours affirmer a contrario : la littérature n’affame pas, elle gave les auteurs ; et en ce qui concerne Moix, un Moix pourtant privé de lecteurs, cette littérature le gave comme personne d’autre avant lui ! Oui ! Elle le gave notre Moix ! Elle le... à moins que...

    A moins qu’il ne s’agisse non pas de littérature mais plus simplement d’être capable de s’entourer d’appuis qui comptent car la rumeur va bon train : comment Moix a-t-il obtenu le job de Caron, son prédécesseur chez Ruquier ? Est-ce BHL dont Moix est très très proche (1) et à qui les médias ne peuvent rien refuser, qui l'aurait imposé ? La question est posée.

    Rappelons à toutes fins utiles que Yann Moix qui a quitté sa province - Orléans pour Paris -,  sur ses grands chevaux, bien décidé à empoigner la littérature, est l’auteur d’une dizaine de romans."Naissance", son dernier ouvrage en date, a remporté le Prix Renaudot en 2013. Il a réalisé deux long-métrages, "Podium", avec Benoît Poelvoorde et "Cinéman" avec Franck Dubosc.

    Porté à bout de bras par Bernard Henri Levy, Yann Moix - la call-girl de BHL ! -, avec Caroline Fourest, mène la grande vie au prix de tous les abaissements et de tous les partis pris auxquels il est possible de se rallier, de se plier et de se conformer car BHL ne connaît pas les demi-soumissions ; avec BHL, il faut avaler, tout avaler, couleuvres et le reste ; il faut aussi accepter de se ranger à droite de l'échiquier politique, du côté de ceux qui cognent... sur les plus fragiles qui plus est, même si contrairement à Fourest qui ne sait rien faire, Moix n’est pas dépourvu de talent et toute personne de bonne foi ne saurait douter de l’authenticité de son engagement auprès de la Littérature et des auteurs, même si…

                  Tenez : deux avis opposés sur le talent de Moix en tant qu’auteur  vous sont proposés : ICI et puis LA.

    Arrangez-vous avec ces deux-là…moi, je n’ai pas d’avis sur la question. Je n’ai pas encore trouvé le temps de lire un ouvrage de Moix même si j’ai pu apprécier « Podium » qui, sans être un film important, a su nous surprendre : l'acteur Poelvoorde n'y est sans doute pas pour rien non plus. 

     

     

    1 - Moix anime un blog dans la revue en ligne créée et dirigée par Bernard-Henri-Lévy : La règle du jeu.

     

     ***

     

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     Docteur Yann et Mister Moix ?

     

     

                   Revenons maintenant au sujet de ce billet : le passé somme toute récent de Yann Moix.

    C’est un dénommé Paul-Éric Blanrue qui s’est chargé de nous le rappeler : ICI dans son intégralité.

    Paul-Eric Blanrue est un historien comme on les aime : un historien mal assis, en rupture de ban(c) ; un historien maudit et banni (Alain Decaux n'a qu'à bien se tenir !) Jamais vous ne le verrez à la Télé ou ne l’entendrez à la Radio même par mégarde ou par accident. C'est simple : quiconque l’invite... meurt… professionnellement s’entend.

     

                 On apprend alors que Moix formait au début des années 2000 avec Blanrue et Marc-Edouard Nabe, un trio inséparable. Pour Paul-Eric, Yann Moix qui était employé à l’hebdomadaire Marianne classé très à gauche dans ces années-là, c'était « Mon Yannou ».

    Blanrue nous rappelle que pour Moix, Marc-Edouard Nabe, l’auteur de Au régal des vermines publié en 1985, un texte bien écrit mais plein de haine pour le genre humain (à noter que les Juifs n’étaient pas épargnés non plus ; et c'est important ; on verra pourquoi dans un instant) était un demi-dieu, un classique vivant de la littérature française.

    Rastignac orléanais (comprenez : arriviste venu tout droit d’Orléans) Moix fera sien un briquet à l’effigie du Duce (Mussolini), le dérobant à Blanrue. Faut dire que Moix n’était déjà pas un vitupérant gauchiste puisque Le Pen ne le déplaisait pas.

    Blanrue, ami personnel du professeur Robert Faurisson, précise que cette acquaintance n’était pas un secret pour Yann Moix qui connaissait depuis les années 90 les travaux de cet autre historien maudit et banni : "Rencontrant régulièrement le professeur à Vichy ou lors de ses venues dans la capitale, correspondant avec lui au quotidien par e-mail, la proximité que j’entretenais avec cette sulfureuse personnalité qui avait, d’ailleurs, peu de secrets pour toi, non seulement tu me le demandais, mais tu en redemandais, mon Yannou, et combien goulûment : qui en était ? Qui n’en était pas ? Ça te passionnait ! "

    Au sujet du professeur Faurisson, rappelons, en passant, qu'après un jugement favorable à son endroit - jugement qui renverra tous les historiens à leurs chères études -, une loi verra le jour :  la loi Gayssot :
    une loi qui est certes capable de plaisanter avec l'Histoire mais certainement pas avec le génocide des Juifs d’Europe par les Nazis (2).

     

    Et puis, voilà que Moix qui ne se sentait plus exister sans doute, accepte d’être le préfacier de l’ouvrage «  Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme » de son ami Paul-Eric Blanrue paru en 2007 ; ouvrage aujourd’hui interdit à la vente suite à un recours déposé par la LICRA en 2012.

    Chaud devant !

     

     

     

                A la fin des années 2000, Moix a longtemps prétendu s'être « rangé des voitures » rompant tout contact avec Paul-Eric Blanrue. Là encore, rien n’est plus faux, comme P.E.Blanrue le prouvera,documents à l'appui en bon historien qui travaille les archives, les siennes en l'occurrence :  ICI

    Blanrue continue : « Moix a ri aux éclats en assistant au spectacle “Mahmoud ». Moix avait fait le déplacement au théâtre de l’humoriste-activiste Dieudonné...

    Avant de conclure : "En quelque sorte, j’étais devenu ta bonne conscience : tout ce qui t’était interdit de dire en public, tu me le lâchais en privé ou me le faisais assumer en riant à gorge déployée à mes tirades transgressives. Docteur Yann et Mister Moix ! Je t’offrais la possibilité de vivre quelques heures par jour la vie que tu aurais voulue mener et d’exprimer en cachette les propos que tu aurais aimé tenir si tu n’avais pas choisi la voie du succès contre le monde du silence."

     

    La synthèse sur Yann Moix avec Alain Soral

     

    2 - Notez que je mets une majuscule à Nazi non pas parce que j’en suis un mais parce que le correcteur d’orthographe de Microsoft m’y invite très fortement ; aussi, pour toutes réclamations, adressez-vous aux développeurs de ce logiciel de traitement de texte.

     

    ***

     

                    Marc-Edouard Nabe, Paul-Eric Blanrue et Faurisson, Dieudonné...

    Aujourd’hui, Moix  s'est définitivement rangé ; il a conforté sa place auprès de BHL ; et comme les voyages forment la jeunesse, en prime, cerise sur le gâteau d'une allégeance inconditionnelle et maintenant sans nuages, Moix est devenu israélophile et judéophile comme il n’est pas permis de l’être quand on est ni juif ni israélien ; et c’est bel et bien sur cette déférence que se sont portés mes soupçons, voilà quelques mois, car, comme chacun sait, il ne faut pas me tenter.

    Aussi, que cache-t-elle cette déférence ? Qu’est-ce que Moix, le petit orléanais monté à Paris a donc à se faire pardonner ? Que cherche-t-il à nous faire oublier ? Quand on sait que le meilleur ami des Juifs c’est le non-Juif critique à propos de la soumission inconditionnelle au Judaïsme et/ou à Israël d’une communauté française sous l'influence d'une idéologie mortifère qui représente un réel danger de mort pour cette communauté, le sionisme, tellement l'injustice et la cruauté de cette idéologie poussent à la colère et à la révolte, celle des plus faibles - le terrorisme -, on peut légitimement être soupçonneux.

                    Les réponses à mes questions, j’ai pu les trouver chez cet historien banni des médias : Paul-Eric Blanrue.

                    Qu’il en soit ici remercié. 

     

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  • Marc-Edouard Nabe : le retour


    Entretien entre Frédéric Taddeï et Nabe

     

                   Marc-Edouard Nabe chez Taddéï annonce la sortie prochaine d'un nouvel ouvrage ; l'auteur nous promet un procès en bonne et due forme contre tous ceux contre lesquels une guerre sans pitié est menée depuis dix ans par les médias dominants : Dieudonné, Alain Soral, Tariq Ramadan, entre autres...

    Et comme un fait exprès, il s'agit des trois figures de proue bannis des médias, trois cibles privilégiées contre lesquelles quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par une caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres, se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

                  En prêtant main forte à une caste impitoyable, Nabe ne se contente pas de tirer sur des auteurs fragilisés... Nabe fait foi de s'attaquer au "conspirationnisme" qui sévit sur Internet...  reprenant ainsi à son compte la terminologie de cette même caste sans foi ni loi, autre que la protection du mensonge et de leurs intérêts bien compris.

    A ce sujet, il lui restera à nous expliquer où finissent l'interrogation citoyenne et le journalisme d'investigation et où commence le conspirationnisme.

     

    Il semblerait que l'ouvrage de Nabe arrive un peu trop tard car enfin, conspiration pour conspiration... si on oublie un instant les pathologies d'un certain nombres d'internautes, depuis le 11 septembre 2001 (entre autres événements cibles de ceux qui refusent le mensonge d'Etat ou la propagation de vérités partielles), force est de constater que de l'eau a couler sous le pont des rédactions des médias dominants, puisque aujourd'hui, plus personne ne conteste le fait suivant : parmi les versions qui pouvaient nous être proposées,  la version officielle de cet événement semble la moins crédible de toutes.

    Certes ! Ces médias ont été les derniers à ouvrir la brèche du doute et du soupçon ; et les révélations de Edward Snowden (ce héros !) n'ont rien fait pour les en dissuader : NSA, programme Prism et dérive techno-totalitaire. Mais n'empêche !

    Néanmoins, il y a un reproche que l’on ne pourra pas faire à Nabe  : au moins sait-il sur qui il faut taper pour remettre un pied dans les médias, en odeur de sainteté, absous et pardonné par des maîtres intraitables avec les dissidents.

     

                    Il est vrai que Nabe s’est mal remis de l’échec de sa tentative en  2002 de rallier à lui tous ceux qui, en France, s’étaient réjouis des événements du 11 Septembre - il souhaitait cibler en priorité… les Français de culture arabo-musulmane -, avec la publication de l'ouvrage "Une lueur d'espoir" – comprenez : espoir pour les Nations arabes suite à ces événements (vidéo ICI ) -, qui fait l’éloge de Ben Laden, ange exterminateur et vengeur d’une Amérique dont il n’y a plus rien à sauver.

    Nabe commettra une erreur  :  il refusera de questionner la version des événements de ce mois de Septembre 2001. Comment le pouvait-il quand on connaît ses motivations réelles ? A ses yeux, ces événements devaient être l’œuvre de Ben-Laden seul. Or, les « Arabes » ont voulu le beurre et l’argent du beurre : un « Ben Laden-l’espoir » et la dénonciation des opérations sous fausses bannières, ou faux drapeaux, de l’Etat profond US (CIA et NSA) : Thierry Meyssan, lui, l’a fait, et c’est lui qui « raflera la mise » (Soral et Dieudonné aussi... dans une moindre mesure) : il parlera d'imposture à propos de la version US des événements du 11 Septembre (vidéo ICI)

    Depuis, Nabe a tenté de se faire oublier ; et il aura au moins réussi ça ; il est allé cuver son échec comme on cuve un mauvais vin ; il est retourné à la peinture…  ou bien plutôt… au dessin  en coloriste talentueux qu'il est... avant de décider de revenir et de tenter à nouveau d’exister médiatiquement. Et comme on a pu le voir  précédemment : il n'y a qu'une façon de revenir... pas deux ! les médias et ceux pour lesquels ils oeuvrent, n'acceptant qu'une seule adhésion : une soumission totale, sans réserve.

     

    ***

     

                Peut-on provisoirement conclure ceci à propos de Marc-Edouard Nabe sans être injuste ou excessif : s'il restait à cet auteur un minimum de sens de l' honneur, il semblerait qu'il l'ait perdu avec son projet de publication et sa prestation vendredi dernier chez Taddéï... car enfin : qui peut bien sortir grandi d'un pacte avec un système qui a érigé le mensonge, la violence de la censure et le monopole de l'information-propagande au rang de vertu élémentaire,  dans l'espoir qu'il vous soutienne avec force publicité et nombre d'invitations télé et radio au nom d'un projet qui a tous les attributs d'un règlement de compte qui, in fine, risque de n'intéresser... devinez qui ?... eh bien, l'auteur seul : l'intéressé lui-même.

    Les fables de La Fontaine ne parlent que de ça finalement : voyez celle-ci - chercher le soutien d'un plus fort que soi pour vaincre un adversaire, fait courir le risque d'être dévoré au passage par cet allié de circonstance qui, d'une pierre deux coups, vient satisfaire un appétit d'ogre :  le pot de terre et le pot de fer.

     

                      Constant affligeant donc mais... pas si surprenant que ça : si chaque homme a ses limites, chaque homme a aussi son prix ; et rien n'est plus difficile et ingrat...  que d 'assumer dans la durée, une vie de dissident et de bannissement car la récompense est souvent, pour les auteurs comme pour les artistes, dans le meilleur des cas, longue à venir, et dans le pire : posthume... et alors que rien n'est moins certain non plus.

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    Pour prolonger, cliquez : Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature

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  • Bedos-fils : une tempête iconoclaste dans un dé à coudre

     

             

                Dans une interview au "Monde", Bedos-fils revient sur sa chronique de la semaine dernière chez Ruquier. Il déclare : "Je ne veux pas laisser à Dieudonné le monopole de la subversion"

     

    bedos hitler.JPGEt pour se faire, il inventera une discussion avec un fan de Dieudonné, accent de banlieue de rigueur, affublé d'une barbe et d'une moustache à la Hitler ; un fan totalement inculte et voyant des Juifs partout.

     

    Rien moins.

    Mais vérifions un instant les faits :

     

     

     

                Sans doute Bedos-fils n'est-il jamais allé à un spectacle de Dieudonné. On ne peut pas être partout non plus : discothèques, meufs et plateaux télés !

    Qu'à cela ne tienne...

     

               Autant Dieudonné peut être celui qui dit tout haut ce que son public pense tout bas, en revanche, force est de constater qu'en prenant pour cible ce même Dieudonné, Bedos-fils, sur ce qu'il croit être le chemin de la subversion, choisit lui de dire tout haut, ventriloque, ce que les médias, des associations communautaires-écran de fumée et la classe politique n'ont de cesse de hurler, semaine  après semaine, mois après mois, année après année, depuis dix ans maintenant…

    Un Dieudonné contre lequel une guerre sans pitié est menée, et comme un fait exprès, contre lequel quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par les médias dominants se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

               Après s’être essayé au théâtre sans convaincre ceux qui savent de quoi il en retourne avec cet Art à vif… et à fleur de peau – celle de l’existence humaine -, à l’heure de toutes les inversions, et pas seulement des valeurs, et du triomphe sans conteste de la novlangue d'Orwell, voulant exister coûte que coûte, Bedos-fils nous offre en partage un nouveau type de subversion qui consiste à  prendre fait et cause pour une puissante caste politico-médiatique impitoyable (on l’a vu tout dernièrement à propos de la sanction contre Taddéï qui a eu l'insolence de recevoir Marc-Edouard Nabe sans passer par le bureau de la censure de ses invités) avec les dissidents qui menacent une information qui n’a plus qu’un seul parti-pris… le mensonge par omission, et la protection de ses intérêts économiques : ceux de leurs employeurs principalement.  

     

    Taper sur Dieudonné et son public - et plus encore lorsque l'on ne le connaît pas -, nul doute, il s’agit là d’un créneau porteur ; créneau qui vous ouvre toutes les portes et pour longtemps car cette caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres fera des choux gras, et ras la gueule, d’un tel ralliement.

    C'est la voie royale ! Qu’on se le dise : avec Bedos-fils, on s’en prend donc pour trente ans et plus.

     

               Certes, on ne peut pas cacher bien longtemps d’où l’on vient car, Bedos père, un temps humoriste attitré du PS, que l’on croyait en toute bonne foi et sans malice décédé depuis longtemps déjà, a lui aussi fini là où son fils a commencé : à la télé, dans les talk-shows, chez Ardisson (qui croyait tout comme nous que Bedos-père n'était plus de ce monde depuis longtemps) et BFMTV, chez Ruth Elkrief auquelle, en homme de gauche qu’il est, amoureux d’une information honnête et digne de ce nom, lui et son épouse vouent une admiration sans bornes – ne le lui a-t-il pas une fois confié alors qu’elle le recevait dans une de ses émissions ?!

    Une Ruth Elkrief qui est au métier de journaliste ce que peut être celui d’un flic dans un centre de rétention administrative pour demandeurs d’asile, pour ne rien dire de son mépris à peine contenu pour le bleu de travail fort en gueule, même et surtout métallurgiste, ainsi que pour tous ceux qui ont la fâcheuse habitude de remettre en cause un ordre établi qui sied si bien à tous les Elkrief du PAF et d'ailleurs... au nom d’un sempiternel : « Monsieur, si c’était différent, ce serait pire encore ! » cher à la tradition d’un journalisme à la Duhamel ou d’un Elkabbach…

    Quand on vous dit que plus ça change et plus…

     

                Bedos-père donc… un peu comme un certain Yves Montand, communiste de la première heure, la sienne, qui finira flic (le flic, encore et toujours le flic !) avec un gros flingue dans la main, un Magnum... non pas de champagne mais de type 357, excellant dans le maniement de cette arme, surtout lorsqu’il sera question d’abattre d'une balle dans le dos, sans sourciller, et le spectateur non plus, un braqueur qui prenait la tangente, dans un film d’Alain Corneau Police Python 357, avant de se rendre à la Maison Blanche à l’invitation des Reagan… instituts de sondages complaisants et médias pervers allant jusqu’à lui laisser espérer pouvoir poser ses fesses dans le fauteuil élyséen. Oui, sans rire !

    Il faut dire qu’ils avaient tous un bon quart de siècle d’avance car, pour ce qui est de la politique et du show-business, ce sont un Sarkozy et son épouse qui rafleront la mise, l’un en Louis de Funès, folie des grandeurs oblige ! Et l’autre… mais là, personne n’a jamais vraiment su, et aujourd’hui pas d’avantage, qui et quoi elle pouvait bien incarner.

     

                On peut effectivement affirmer sans se tromper que Bedos-père a bel et bien fini là où son fils a commencé : chez Franz-Olivier Giesbert et chez Ruquier. Ce qui nous laisse espérer, même si personne n’y croit vraiment, à moins d’un revirement et d’une prise de conscience qui serait un miracle en soi, sorte de chemin de Damas, que Bedos-fils finira là où Dieudonné se trouve aujourd’hui : paria adulé par nombre d’intellectuels en rupture de ban, les seuls qui comptent aujourd'hui, une partie d’une population que l’on pourrait assimiler aux « damnés des sociétés occidentales » ainsi que nombre d’entre nous, tous partageant avec cet humoriste satiriste sans rival un goût prononcé pour un rire qui a pris toute la dimension de l’ampleur de l’arnaque incommensurable d’une représentation du réel qui n’a qu’un seul but : tabasser à coups de représentations toutes plus mensongères les unes que les autres, à coups de pied et de coups de poing, la réalité qui nous est donnée à vivre et dont Guy Debord nous exposera tous les tenants et les aboutissants dans son ouvrage sur la société du spectacle ; représentations dans lesquelles plus personne sain de corps et d’esprit ne peut se reconnaître.


    Dieudonné n’est-il pas le plus grand anti-tartuffe depuis Molière, de cette société-là ?

    Alors oui ! Ne cessons jamais de défendre et de partager ce rire qui reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre la tyrannie car, avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. Il arrive aussi que ce rire rende justice à ceux qui en sont privés. Belle revanche des déshérités alors !

     

                Dieudonné le métis qui porte en lui l’assurance du maître et la révolte de l’opprimé - un métissage qui est une force -, né d'une mère bretonne et d'un père africain… cela vous désigne très vite à la vindicte de ceux qui ne supportent pas qu’un clown au nez noir vienne leur donner des leçons.

    Ah ! Culpabilité quand tu nous tiens ! Mais aussi, et surtout ; mépris séculaire ; et mépris de classe.

    Nicolas-Bedos.-Je-ne-suis-pas-celle-que-vous-croyez.jpg

    Dieudonné et un nouveau saltimbanque virtuel qui a la prétention de lui faire face, un ventriloque à noeud papillon privé de piste de cirque et de scène, et dont le public, télévisuel a pour nom « téléspectateurs » ; un public de canapé, de badauds et de larrons désoeuvrés, télécommande à la main, au terme d’un samedi soir qui annonce déjà un dimanche sans joie ; et combien d’entre eux seraient disposés à braver le froid et à payer pour entendre ce blanc de blanc pur jus, blanc bec aussi, doublement blanc puisqu’enfant des beaux quartiers et du showbiz ?

    Car enfin, Bedos-fils sera toujours propre sur lui et fin prêt pour le prochain magazine féminin qui souhaitera en faire sa Une comme on en fait son quatre-heures, casse-croûte pour une gent féminine en mal de gendre ou de petit ami, sans oublier les mal-loties... c’est selon... selon  l’âge des lectrices et leurs conditions.

     

    Aussi, il semblerait que le seul métissage qui soit à la portée d’un Bedos-fils qui n’en finit pas de se chercher et de s’essayer comme on choisit une paire de chaussures pour finalement faire le choix d’une paire tantôt trop grande, tantôt trop petite, soit le suivant : Jean-Marie Bigard pour le pipi-caca mais... bon chic bon genre s’entend ; et Pierre Palmade pour les vicissitudes d’un quotidien matérialiste en diable et traumatique en chef  : "Mon écran plasma géant est tombé en panne hier soir, et ma pétasse de copine qui a ses règles m’a fait la gueule toute la soirée !"

     

    Autant pour la subversion.

     

                Et l’Oligarchie hexagonale de trembler. Un ministre de l’intérieur alerté par la DCRI bouillonne déjà : dans les cercles autorisés on dit qu’il a vraiment du mal à se retenir. Il serait question d'interdire Bedos-fils  à la télévision, à la radio, dans la presse, et partout ailleurs...

    Mais que l'on ne nous en veuille surtout pas si nous sommes nombreux à refuser de partager l'enthousiasme des uns et l'inquiétude des autres car, si Dieudonné se rit de tout et son public avec lui, on ne peut que rire de Bedos-fils... la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf.

    Après Molière, Jean de La Fontaine... encore et toujours La Fontaine.

     

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  • Ce soir ou jamais : Taddéi, Jean Briquemont et Marc Edouard Nabe


                      La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

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                         A propos du lynchage de Dieudonné (ce que d'aucuns nomment "l'affaire Dieudonné"), nombreux sont ceux qui "attendaient" vendredi soir Taddéï et son émission "Ce soir où jamais" après l'épopée judiciaire de la veille (jeudi 9 janvier) qui aura pour destination finale et dénouement : le Conseil d'Etat et la confirmation de l'annulation du spectacle de Dieudonné qui devait se tenir, le soir même, à Nantes.

     

    Sept invités participeront à cette émission : les ligues et leurs supplétifs subventionnés - auteurs, critique, metteur en scène -, un député du PS... en peu de mots pour le dire : le gratin politico-médiatique uni contre Dieudonné depuis 10 ans... Alain Jacubowicz en chef de file venu porter l'estocade - du moins le croit-il -, et une voix dissonante, une seule, qui tentera bon an mal an de se faire entendre : celle de Jean Briquemont, essayiste de nationalité belge bien connu des internautes.

     

    Il n'y aura pas de débat  ce vendredi 10 janvier. Vous pensez bien ! A six contre un, les invités - d'accord entre eux sur l'essentiel - s'évertueront à ne faire entendre qu'un point de vue, le leur, 1h30 durant, contre l'expression de la seule voix discordante de la soirée. 

    Alain Jacubowicz sera le premier à ouvrir le feu contre Dieudonné, six minutes durant sans être interrompu alors que chaque phrase de Jean Briquemont fera l'objet d'une attaque en règle des six autres invités.


                       Mis au pas et rentré dans le rang après les attaques à son encontre de BHL, Patrick Cohen et d'un animateur de télé nommé Hanouna - (oui oui !... on ne rêve pas ! Même les animateurs de télé ont voix au chapitre !) il semblerait que Frédéric Taddeï, n'ait qu'un souhait : continuer coûte que coûte à "faire de la télé" même au prix de tous les renoncements et de tous les manquements : déontologie, éthique et morale.

    Certes, on sait qu'il n'a pas trop le choix ! Et tous les autres non plus car, aujourd'hui, seule l'alternative suivante prévaut : se soumettre - passer outre son éthique professionnelle et personnelle : son honneur, dirons-nous  ; ou se démettre - quitter la télévision.

     

                      Mais alors... la vraie question n'est-elle pas la suivante : pour Taddéï, est-ce que cela vaut encore la peine de "faire de la télé" dans ces conditions ?

     

                    Aussi, face à ce fiasco de vendredi dernier, orchestré par Taddéï  - car il est bien le seul responsable de ce coup monté contre la pluralité des points de vue -, qu'il soit permis,  ici, de rendre justice à Jean Briquemont.. la conscience belge d'une France atone, comme sonnée, paralysée qui a renoncé à une information loyale, impartiale et étayée -  faute de s'être battue en faveur d'une telle exigence ; une France qui a baissé les bras et qui se contente aujourd'hui pour toute information du journal de 20H et d'une ou deux "émission débat" verrouillée longtemps à l'avance.

     

                 Véritable coup de force contre la raison du plus faible cette atteinte à la liberté d'informer qui protège les plus forts et ne cesse de renforcer leur pouvoir de nuisance et de négation des valeurs de justice et de liberté ! 

     

     

    Quand Jean Briquemont parle de Dieudonné sans être interrompu.

     

     

    ***

     

     

                      Et comme un malheur n'arrive jamais seul, après Taddéï, c'est Marc Edouard Nabe qui réintègre le système en rentrant dans le rang. D’où sa présence sur France2 chez  "Ce soir ou jamais", le même soir justement !


     

    Marc Edouard Nabe le retour !

     

                   Retour qui annonce la sortie prochaine d'un nouvel ouvrage ; l'auteur nous promet un procès en bonne et due forme contre tous ceux contre lesquels une guerre sans pitié est menée depuis dix ans par les médias dominants : Dieudonné, Alain Soral, Tariq Ramadan (entre autres bannis des médias)...

    Et comme un fait exprès, il s'agit des trois figures de proue bannis des médias, trois cibles privilégiées contre lesquelles quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par une caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres, se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

                   Nabe ne se contente pas de tirer sur des auteurs fragilisés par une caste impitoyable... Nabe fait foi de s'attaquer au "conspirationnisme" qui sévit sur Internet...  reprenant ainsi à son compte la terminologie de cette même caste sans foi ni loi, autre que la protection du mensonge et de leurs intérêts bien compris.

    Il semblerait que l'ouvrage de Nabe arrive un peu trop tard car enfin, conspiration pour conspiration... si on oublie un instant les pathologies d'un certain nombres d'internautes, depuis le 11 septembre 2001 (entre autres événements cibles de ceux qui refusent le mensonge d'Etat ou la propagation de vérités partielles), force est de constater que de l'eau a couler sous le pont des rédactions des médias dominants, puisque aujourd'hui, plus personne ne conteste le fait suivant : parmi les versions qui pouvaient nous être proposées,  la version officielle de cet événement semble la moins crédible de toutes.

    Certes ! Ces médias ont été les derniers à ouvrir la brèche du doute et du soupçon ; et les révélations de Edward Snowden (ce héros !) n'ont rien fait pour les en dissuader : NSA, programme Prism et dérive techno-totalitaire. Mais n'empêche !

    Il est vrai qu'il y a un reproche que l’on ne pourra pas faire à Nabe  : au moins sait-il sur qui il faut taper pour remettre un pas dans les médias, en odeur de sainteté, absous et pardonné par des maîtres intraitables avec les dissidents.

     

                          Aussi, peut-on conclure ceci à son propos sans être injuste ou excessif : s'il restait à cet auteur un minimum de sens de l' honneur, il semblerait qu'il l'ait perdu avec son projet de publication et sa prestation vendredi soir chez Taddéï... car enfin : qui peut bien sortir grandi d'un pacte avec un système qui a érigé le mensonge, la violence de la censure et le monopole de l'information-propagande au rang de vertu élémentaire,  dans l'espoir qu'il vous soutienne avec force publicité et nombre d'invitations télé et radio au nom d'un projet qui a tous les attributs d'un règlement de compte qui, in fine, risque de n'intéresser... devinez qui ?... eh bien, l'auteur seul : l'intéressé lui-même.

    Les fables de La Fontaine ne parlent que de ça finalement : voyez celle-ci ou bien celle-là - chercher le soutien d'un plus fort que soi pour vaincre un adversaire de même taille, fait courir le risque de se faire dévorer au passage par cet allié de circonstance qui, d'une pierre deux coups, vient satisfaire un appétit d'ogre.

     

                      Constant affligeant donc mais... pas si surprenant que ça : si chaque homme a ses limites, chaque homme a aussi son prix ; et rien n'est plus difficile et ingrat...  que d 'assumer dans la durée, une vie de dissident et de bannissement car la récompense est souvent, pour les auteurs comme pour les artistes, dans le meilleur des cas, longue à venir, et dans le pire : posthume... et alors que rien n'est moins certain non plus.

     

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  • Affaire DSK... l'Enculé : Marc-Edouard Nabe

     

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                  Les critiques boudant le dernier livre de Marc-Edouard Nabe à propos de l’affaire DSK, l’Enculé, je me suis dit qu'il fallait bien que quelqu’un s’y colle (1)...

    Et pour revenir à ces critiques (2), en attendant d'en venir à Nabe et à son ouvrage, critiques qui, et cela n’aura échappé à personne, ne découvrent le plus souvent, et parfois même exclusivement, la littérature qu'à travers le service de presse des éditeurs…

    En effet, on n’a jamais vu un critique acheter un livre ; et les livres de Nabe étant auto-édités, pas moyen de se les procurer à l’œil : faut raquer. Et un critique… ça raque pas !

    Dommage d’ailleurs, car, comme pour le cinéma, s’ils devaient débourser quelques euros pour faire leur métier, cela changerait du tout au tout la donne : pour commencer, ces critiquent liraient beaucoup moins de livres… moins et mieux ; et nul doute qu’ils seraient plus exigeants et donc, moins indulgents avec des livres pour lesquels il leur aura fallu débourser quelque argent !

    Aussi... soit dit en passant, et pour cette raison qui en vaut bien d’autres... un conseil : évitez de prendre pour argent comptant l’avis de ceux qui n’en dépensent jamais ! Et gardez-vous bien de côtoyer ces professionnels de la lecture - professionnel non pas dans le sens de « compétent » mais… dans le sens de… « qui tire un revenu de son activité » !

    .

    ***

    .

                    A la fois récipiendaires et garçons de course des services de presse, marathoniens de la lecture, compte-rendu après compte-rendu qu’ils appellent abusivement critiques… pour ne rien dire de ceux qui ne commentent que les livres qu’ils ont aimés (3) parmi ceux qui leur sont adressés par des éditeurs qui jettent leurs livres par les fenêtres comme d’autres leur argent...

    Tout bien considéré, et toute chose étant égale par ailleurs, même si on sera bien en peine de savoir qui et quoi…

    Curieux tout de même ce métier de critique, quand on y pense ! Car, tout comme les libraires dont on ne sait déjà plus quoi faire, difficile d'ignorer, quand on prend la peine et le temps d'y réfléchir un peu... le fait que tous ces tâcherons passeront finalement leur vie de lecteurs-critiques-professionnels à ne découvrir une littérature que  seuls les éditeurs auront bien voulu leur faire connaître… et pas n’importe quels éditeurs : une trentaine tout au plus, tous confinés, à quelques exceptions près, dans notre belle capitale que plus personne ne peut d’ailleurs s’offrir le luxe d’habiter, excepté en célibataire, ou à deux, couple stérile de préférence, ou bien franchement hostile à toute vie familiale, dans un 40m2 bien tassés.

    Un autre conseil alors : côté lecture, détournez-vous de ceux qui jamais ne choisissent les ouvrages qu'ils lisent ou vendent - critiques et libraires confondus.

    Une dernière chose avant d’en venir à Nabe : une idée... comme ça ! Et si demain on décidait d’interdire cette activité de critique, de toute façon ingrate et superflue (4), aux auteurs ? Oui ! Aux auteurs qui, le plus souvent, font de la critique comme d'autres font la plonge chez Mc Donald pour payer leurs études, tout en gardant à l’esprit ce qui suit : passer son temps à lire les livres des autres, quand on sait le temps que ça prend d'écrire les siens (5)...

    Alors oui ! A tous ces auteurs, si on leur interdisait de faire de la critique… la littérature s'en porterait beaucoup mieux, et puis aussi, cela permettrait, en partie, de mettre fin aux conflits d’intérêts que cette double identité-activité d'auteur-critique engendre inévitablement : complaisance à l’égard des auteurs appartenant au même éditeur que notre critique ; et plus sournois encore : critiques dithyrambiques comme autant d'appels du pied vers la maison d’édition que ce même critique meurt d’envie de rejoindre…

    Alors, combien de membres cette corporation perdrait-elle si cette interdiction devait être appliquée ?

    D’aucuns pensent qu’il ne resterait que le tronc pour une activité sans queue ni tête.

     

     

    1 - D'autant plus que je sais maintenant que j'ai plus de lecteurs que Nabe : lecteurs à la fois payants et non payants. Aussi, n’étant pas moi-même un enculé, je m’empresse de lui donner un petit coup de pouce.

    2 – Et les « critiques » du Nouvelobs aussi ; sans doute pour ne pas être en reste : rien donc sur le dernier ouvrage de Nabe.

    3 - La bonne blague ! Comme si cela nous importait qu’ils les aient aimés – ils feraient bien mieux de les comprendre et de se demander d’où vient leur rejet !

    4 - A quelques exceptions près – pour rester sur le Net, notre maison commune à tous… pensez à visiter le site STALKER

    5 – Un auteur qui se respecte ne lit que les livres dont il a besoin pour écrire les siens ; et ces livres-là, ne sont pas si nombreux !

     

    ***

    .

                   Mais trêve de bavardages ! Revenons à l'Enculé de Nabe, son dernier ouvrage. Et à ce sujet, laissons la parole à l’auteur...

     

     

      

    Bonne découverte et bonne lecture à tous !

     

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  • Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature

     

    A CHACUN SES TRACTS !

     

    Marc Edouard Nabe.jpg

    Celui qui toujours nie

     

    Nabe semble tout sacrifier au style, le sens passant le plus souvent à la trappe. Or, en littérature, tous les grands stylistes ont aussi une tête bien faite.

    Certes, ce qui importe ce n’est pas ce qui est écrit mais bien… comment c’est écrit… mais lorsque Nabe abandonne ce comment, très vite on se rend compte que le fond de sa « pensée » reste très peu structurée, et relève plus de l’humeur que d’une opinion avisée et informée, fruit d’un vrai travail de réflexion, la fréquentation prolongée de Choron et de Harakiri n'ayant sans doute rien arrangé.

    Il suffit simplement de revoir sa prestation de 1985 à l'émission Apostrophe de Bernard Pivot, pour s'en convaincre ; Nabe était venu présenter son premier ouvrage publié «Au Régal des vermines » ; et d'aucuns ajouteront : "Nabe était aussi venu parfaire, ce soir-là, en direct, une crise d'adolescence qui n'en finit pas" - il a alors 25 ans -,
    .

    Car... en dépit de la suffisance ou le manque d’ambition littéraire de ceux qui l’entouraient ce soir-là, dans cette émission, Marc-Edouard Nabe n’a que l’excuse de son jeune âge et le talent de sa plume.

    Pour le reste...

    Les analyses de Nabe ne dépassent guère le cadre de son cas personnel, et quoi qu'on en dise... celui d'un enfant gâté du show-business : enfant capricieux de surcroît.

    Rebelle sans cause, Nabe n'est concerné que par Nabe (1), incapable qu'il est d’envisager une autre expérience que la sienne ; ce qui relativise la portée de ses analyses et les fragilise ; et aujourd'hui, vingt cinq ans plus tard, on retrouve cette même lacune même si Marc-Edouard Nabe semble encore capable, le temps d'un tract, d'ouvrir en deux, tel un éclair, le ciel d'une pensée médiatique qui ne s'autorise plus rien, avec un texte tel que "Enfin nègre !" qui a pour sujet : l'élection d'Obama.

     

     

    1 - Pour un peu, on en viendrait même à penser que si nous n'avions pas eu BHL (et non... - comme Nabe semble le penser -, Houellebecq car, même les SDF ont plus d'allure que ce dernier), nous aurions très certainement eu Marc-Edouard Nabe en intermittent amoureux de son propre spectacle, de sa propre image dans le gigantesque miroir médiatique auquel il aurait eu librement accès.

     

     

    ***

     

                A la lecture de ses ouvrages, on serait vraiment tentés de penser qu'il n’est jamais rien arrivé à Nabe, excepté... peut-être, de se faire gifler par un certain Benamou (célèbre inconnu) et traiter de "fasciste" dans les années 80 par un dénommé Gérôme Garcin plus connu comme éternel écolier lèche-bottes des littérateurs ; ou bien encore, d'avoir eu pour père un clarinettiste de jazz plus qu'honorable, nommé Marcel Zanini, lequel s'est fait connaître du grand public avec une chanson tiroir-caisse dans la plus belle tradition d'un show-business dont le cynisme a pour termes : "C'est sûr ! Ils vont adorer ça, tous ces cons !"

     

    Traumatisme fondateur que cette compromission opportuniste d'un père dont le fils, quelques années plus tard, à 25 ans, bouffi d’intégrité et de pureté viendra faire la leçon chez Pivot à des auteurs avachis dans leur fauteuil ?

     

    Est-ce aussi la raison pour laquelle Nabe est souvent cruel avec le malheur des autres, celui qui frappe ses ennemis en particulier, comme pour ne pas désespérer de sa propre impuissance à faire advenir quoi que ce soit dans son existence car, enfin...

     

    Il n’a de cesse de courir après Jean Genet et Ferdinand Céline (2)- même si on attend encore et toujours de Nabe son « Voyage au bout de la nuit » à lui ! Tout en oubliant que Genet avait de bonnes raisons d’être Jean Genet (se reporter à son histoire personnelle - son enfance, plus particulièrement).

     

    Il semblerait qu'il ne reste alors à Nabe qu'un refuge : le refuge de ceux qui sont nés trop tard dans un monde décidément beaucoup trop jeune pour eux ; un monde en perpétuelle mutation – un monde sans âge ; refuge qui a pour nom : anachronisme.

     

    Et pourtant !

     

    Si seulement Nabe savait à quel point il est de son époque (3) - époque impudique, vénale, sans honneur et sans loyauté, victimaire et larmoyante -, il aurait très certainement, et depuis longtemps, fui l’écriture car, seule notre époque est capable d’accompagner sournoisement et de hisser, un rien cynique, un tel nihilisme décadent et une telle haine de soi jusqu’au sommet d’une gloire aussi maudite que factice.

    Pour s'en convaincre, on se reportera à l'ouvrage "Marc-Edouard Nabe, Morceaux choisis" édité chez Léo Scheer - compilation d'extraits de textes ; ouvrage mal inspiré, sans colonne vertébrale, à la mise en pages illisible, et au contenu répétitif jusqu'à saturation : haine de soi, haine de l'autre, auto-apitoiement, ragots sur le milieu littéraire, détails de la vie domestique de l'auteur etc... le tout dans l'ordre et dans le désordre avec toutes les permutations possibles sur cinq cents pages...

    Un livre qui dessert Nabe comme jamais !

    Quant à la rébellion et à l'anti-conformisme de Nabe, ils s'articulent le plus souvent autour d'un "Soyez pour et nombreux... que je puisse être contre et seul ; et si d'aventure vous changez d'avis, prévenez-moi que je puisse en faire autant."

    Car... lire Nabe c'est être mis au défi de trouver une idée, une seule idée qui ferait de lui un auteur qui se tient debout devant son lecteur.

     

    2 - Céline… qui n'était pas un enfant du show-business (c'est le moins que l'on puisse affirmer) reste un pur produit d' une France de l’après boucherie de 14-18, avec le traumatisme de la trahison de l’espoir et les humiliés de Bernanos ; génération sacrifiée dont nul n’attendait le meilleur ; l’époque l’interdisait : elle n’en avait plus besoin (à ce sujet, difficile de ne pas penser au père de Céline, homme très cultivé mais incapable de se faire une situation et de subvenir aux besoins de sa famille). Aussi, ce meilleur dont l’époque ne savait que faire, cette génération l’a accumulé jusqu’à devenir une force. Et quand cette force s’est libérée, de quoi a-t-elle accouché ? De quelles actions vertueuses ? Ou bien, de quels desseins monstrueux pour avoir trop longtemps macérée dans la frustration, le ressentiment, l’impuissance, la retenue et le dépit ? Ce meilleur-là a alors donné naissance au pire qui est souvent, en littérature, le meilleur - Pour prolonger cliquez A propos de Céline par Serge ULESKI

     

    3 - Excepté lorsque Nabe traite de religion, seule capable, semble-t-il, de venir à bout du forcené qu'il est : Mais alors, qu'il se fasse curé !

     

     

    ***

     

                Sans doute Nabe a-t-il grandi trop vite, ce qui revient à dire qu’il n’a pas eu le temps de grandir et ce faisant, de mûrir, emporté, très tôt par le tourbillon de la certitude de son talent...

    Mais oublieux du fait que... même en littérature, on ne peut décidément pas faire l’économie d’une démarche et d'une dynamique qui soient porteuses de sens ; et plus encore quand on a l'ambition de déchiffrer la réalité.

    En 1985, chez Pivot, Nabe s'exprimait en ces termes : "... je suis complètement envahi par la littérature..."

    Plus on est sûr de soi, plus on est assuré de se tromper puisque plus on pense toucher au but plus on s'en éloigne.

    Au fil des ans, il se pourrait bien que Nabe soit passé à côté de la littérature qu'il souhaitait incarner (ou ré-incarner, après Céline et Genet) s'étant vautré plus que de raison, et très certainement à son insu, dans une littérature défouloir, une littérature de transfert, une littérature de divan mais... sans le génie des surréalistes et de leur appropriation de la psychanalyse ; "littérature" qui, pour une très large part, aurait dû ne concerner que lui et quelques confidents - professionnels ou pas car...

    Quitte à faire le clown, ou bien encore... à jouer les méchants et les infréquentables de service, in fine, la seule préoccupation de Nabe dès l'âge de 20 ans n'aura-t-elle pas été comme nombre de ses contemporains - enfants qui ont grandi entourés de personnages publics (politique, cinéma, musique, chanson, journalisme, littérature etc... ces enfants-là courant plus que les autres après la réussite de leurs parents) : "Comment ne pas mourir seul et sans trois petites minutes de commentaire au journal de 20H ?!"

    Préoccupation qui n'a plus lieu d'être.

    Aussi, qui saura rassurer Nabe à ce sujet pour que, une fois apaisé, il se décide enfin à servir la littérature ?

     

      

    P.S

    Qui sauvera Nabe de c(s)es lecteurs, et en particulier, ceux qui animent le site alainzannini (nom de famille de l'auteur) ?.

    .Site qui semble avoir pour "mission" de dire tout haut ce que Nabe pense tout bas.

    Car...

    Confrontés à la liberté de penser et au droit à l'opinion, on pourra aisément vérifier que les animateurs de ce site - animateurs sans visage et sans nom "digne de ce nom" -, ont une réaction bien particulière puisque… quiconque tente d’exercer ce droit contre leur Maître Nabe, se voit très vite, sous la protection d'un anonymat décidemment bien confortable, couvert d’insultes : "...parasite, scribouilleur de merde, abruti branleur, crevard virtuel..." ; attitude qui n’augure rien de bon dans l’avenir si, par malheur, ces gens-là avaient la main ; on peut sans trop exagérer affirmer qu’ils ne nous laisseraient pas même un bol d'air pour respirer ni un m2 pour nous mouvoir.

    Force est de constater que ce site, tenu par des énergumènes qui ont pour seul âge... celui de leur dernière injure (deux des animateurs de ce site ont pour pseudos Mandrake et Tristan Hylar - choix qui semble indiquer une dépersonnalisation-identification... tels des ados privés de Père et qui… en NABE, auraient trouvé un référant de substitution), n'a de la Culture qu'une odeur et qu’une saveur : celles des pelotons d'exécutions sommaires.

    Kidnappée par des lecteurs-hooligans cette littérature auquelle il ne manque plus qu’un terrain de football ! Même si l'on doit garder à l'esprit le fait que dans ce jeu, seul le ballon est respectable.

    Comment l'auteur NABE peut-il laisser de tels individus parler et agir en son nom ?

    La réponse ne se fera pas attendre...

    Rares sont les bons auteurs qui ont les lecteurs qu’ils méritent (en nombre comme en qualité) – seuls les « mauvais » ont ce privilège.

    Aussi, tant pis pour NABE.

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