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nisrine al zahre

  • Une pensée pour tous ces intellectuels et auteurs syriens réfugiés qui découvrent la dictature de Bachar el-Assad à leur arrivée à Paris

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                       Dans un livre qui a pour titre "Les portes du néant", la romancière syrienne Samar Yazbek, installée à Paris raconte le quotidien de ceux qui luttent à la fois contre Assad et Daech : ICI

     

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                   « Maintenant laissons faire. Génie du Mal ! Te voilà lancé, suis le cours qu’il te plaira » - Jules César de W. Shakespeare.

     

                   On ne compte plus les intellectuels, universitaires et auteurs syriens qui ont trouvé refuge en Occident, à Paris en particulier. Invités dans toutes les émissions dites « culturelles », ils sont ! - émissions littéraires et autres, télés, radios, journaux quotidiens et hebdomadaires, magazines...

    Tenez ! Récemment encore sur France Culture qui a pour invitée une universitaire syrienne nommée Nisrine Al Zahre : ICI

                   A les écouter tous ces intellectuels syriens, patiemment, dans leurs témoignages à tous, là où aucun d’entre eux n’oublie jamais de nous parler de la dictature sanguinaire et cruelle de Bachar el-Assad père et fils...

                            ... un Bachar el-Assad qui, soit dit en passant, n’a eu qu’un seul tort aux yeux des Occidentaux : privilégier le projet d’un acheminement du pétrole iranien avec le soutien de la Russie, au détriment de celui des Monarchies du golfe...

    A les écouter tous ces auteurs, une fois à l’abri, leur exil accompli et achevé à Paris, loin de leurs compatriotes auxquels rien ne sera épargné...à tendre l’oreille donc auprès de tous ces quadras, quinquas et sexagénaires, hommes et femmes confondus, fraîchement débarqués à Roissy, la question suivante nous vient à l’esprit : comment tous ces intellectuels ont-ils fait pour vivre, étudier, enseigner, prospérer durant toutes ces années, dans une Syrie dirigée par el-Assad père et fils, deux bouchers dont il n’y aurait rien à sauver, y coulant des jours plus ou moins paisibles d’intellectuels syriens ? Comment ont-ils fait alors ?

                             ... voyez plutôt ! Parmi ces intellos syriens, d'aucuns n’hésitent pas à nous encourager, nous l’Occident, à juger Bachar el-Assad pour « crime de guerre » sans doute dans leur désir de conforter nos médias et notre classe politique et leur parti pris anti-Assad, à titre de remerciements envers notre belle terre d'asile, la France, et puis aussi selon le principe qui veut que l’on ne mord pas la main qui vous accueille et vous nourrira… trop heureux qu'ils sont tous ces Syriens d’avoir échappé au pire.

                   Autre question : tous ces intellos ont-ils fait partie de ceux qui ont occupé les rues des villes de Syrie en 2011 pour appeler Bachar el-Assad à des réformes démocratiques et à la fin de la corruption car c’est bien connu : avec el-Assad, père et fils, il suffit de demander pour obtenir ce qu’on désire, y compris la liberté ?

                            ... Insurrection qui fera près de quarante morts parmi les forces de l’ordre du régime dès les premiers jours.

    Dites ! On aurait souhaité une répression sans merci dont le régime est coutumier  que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Sans doute la CIA peut-elle nous éclairer à ce sujet… ICI

                  Ou bien alors, tous ces intellectuels coulaient-ils des jours paisibles dans leurs universités respectives, peinards dans leur vie d'universitaires tranquilles, dictature syrienne ou pas,  en attendant la fin de la répression ? Car après tout, ici même, en Occident, on trouvera sans difficulté des milliers d’universitaires qui n’ont jamais contesté au cours de leur carrière quelque gouvernement ou présidence que ce soit... alors vous pensez bien… en Syrie !

     

                            On notera au passage, à propos de toutes ces questions légitimes ceci : ceux qui invitent nos intellectuels et auteurs syriens à s’exprimer, ceux qui les interviewent, comme un fait exprès ou comme par malchance, jamais ils ne semblent être capables de trouver le bon moment pour formuler toutes ces questions et toutes ces remarques pourtant frappées au coin du bon sens, auprès de leurs invités syriens...

                  Mais alors, tous ces intellectuels et auteurs syriens réfugiés auraient-ils découvert la dictature de Bachar el-Assad à leur arrivée à Paris ?

    Vraiment, c'est à se demander !

     

    ***

               

                    Dans ce contexte, une autre question vient maintenant à l'esprit ; une question dérangeante pour tout le monde : qu’est-ce qu’un Syrien aujourd’hui, intellectuel ou pas ? Et puis aussi : qu’est-ce qu’un Arabe, un Musulman (ou un Alaouite) dans cette partie du monde ? Qui est-il ? Ou bien plutôt... qu’en avons-nous fait si le seul refuge que cet Arabe, ce Musulman, puisse encore trouver pour sauver sa peau ou chercher un peu de sécurité et quelque réconfort matériel... si ce refuge, unique refuge, se trouve chez ceux qui ont détruit précisément son pays, avec minutie et une détermination sans faille ; son pays et d’autres encore, dans toute une région ?       

    Oui !  Qui sont-ils tous s’ils ne peuvent trouver refuge qu’auprès de ceux qui ont ruiné leurs moyens d’existence ?              

                                Imaginez-vous... disons des Polonais cherchant refuge en Allemagne en 1940 ? Peut-on alors parler de progrès lorsque la victime qui a survécu, peut toutefois envisager de se réfugier "en toute sécurité" chez celui qui est responsable de son malheur ? Sans doute est-ce ce qui nous distingue des Nazis : le fait que les victimes puissent trouver un peu de réconfort chez leurs bourreaux occidentaux.

                                L'humiliation serait donc totale pour les survivants ?

     

                   Si la guerre en Syrie nous est d’un enseignement quelconque c’est de nous avoir une fois de plus confirmé ceci : la lâcheté incommensurable des intellectuels en général et des intellectuels syriens en particulier qui, réfugiés en Europe, se gardent bien de dénoncer cet Occident pompier-pyromane d’un cynisme d’une cruauté sans nom ; un cynisme aux millions de morts arabes, musulmans et autres, depuis les années 90 !

    Sous le prisme de nos catégories occidentales, marxistes de préférence, ces intellectuels syriens nous invitent une fois de plus à faire le constat suivant :  la lâcheté de la bourgeoisie là-bas comme ici, est sans limite ; une bourgeoisie prête à toutes les humiliations, à toutes les compromissions, jusqu'à coucher avec ses bourreaux, pour survivre en tant que classe à la fois dominante et...  soumise finalement à la loi du plus fort, et ce sans état d'âme. Et si le meilleur trait de la bravoure est la discrétion (Falstaff – W. Shakespeare), sans doute doit-on en conclure que le meilleur trait du courage pour un intellectuel c'est un exil bavard et flagorneur d’une lâcheté sans nom.

                  Aussi, saluons ici bien plutôt les vrais héros : ceux qui ont pour seul ami, leur courage, et non la main qui a tué les uns, moins chanceux, et la main qui accueille maintenant les autres, ceux qui ont survécu au meurtre de masse qu'est la politique occidentale dans cette région du monde...

                  Une main, une seule, une seule et même main.

     

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Des nouvelles de la Syrie

     


    Terrorisme en Syrie : l’enjeu pétrolier

     

     

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