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  • Pourquoi Michel Foucault est-il partout ?

     

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                        En 2013, la revue littéraire en ligne du Nouvelobs « Bibliobs » posait la question suivante : « Pourquoi Michel Foucault est-il partout ? »

    Et une réponse ne tarda pas à pointer le bout de son nez ; ma réponse, en l'occurrence :

                       Eh bien, Michel Foucault est partout car Michel Foucault ne dérange personne ; la production philosophico-sociologico-historique de cet intellectuel affable mais un peu austère, ne perturbe ni ne met en danger aucun système car, avec Michel Foucault, tout le monde peut y trouver son compte : les pauvres, les riches, les homos, les hétéros, les jeunes, les vieux, les cons et les autres ; même les matons et les taulards, c'est vous dire ! Et puis, avec Michel Foucault, ce qui est commode c'est qu'on peut être de gauche, rouler en grosse berline allemande et passer ses vacances au Maroc pour y chercher et y trouver de la chair fraîche à bon marché, mineure dans le meilleur des cas. Faut dire que là-bas, ça ne compte pas. D'ailleurs, rien ne compte ou si peu dans ces régions-là : nos intellos et ministres le savent trop bien.

     

                      Pourquoi Michel Foucault est-il partout demandez-vous ?

                      Bien loin de faire l'unanimité chez les historiens - ce que les médias se gardent bien de préciser à son sujet -, Michel Foucault est un « penseur » de la marginalité : délinquance, homosexualité et folie - ou si l'on préfère : prison, backroom gay et asile psychiatrique -, car Michel Foucault était surtout concerné par Foucault.

    Un penseur en marge Foucault et à la marge de tout ce qui nous permet de trouver des réponses au questionnement suivant : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui. De plus, chez Foucault, on ne nomme personne ; ce qui arrange bien des gens et le système en particulier. C’est la raison pour laquelle tous ceux qui aspirent à une longue et riche carrière lui sont reconnaissants de laisser ses lecteurs dans cette ignorance-là (qui fait quoi, à qui, où, comment, pour(-)quoi et pour le compte de qui).

    Reconnaissants, on le serait à moins quand on connaît ce qui est aujourd’hui en jeu dans ce questionnement aux multiples entrées et sorties !

    Tenez ! L’Amérique elle non plus, ne s’y est pas trompée comme avec Deleuze et d’autres encore ; dans la subversion des mœurs et de toutes les conventions du quotidien, après l’échec cuisant de mai 68 chez les ouvriers - pas de révolution politique à l’horizon mais libération sexuelle il y aura ! On jouira sans entrave -, Foucault deviendra très vite et très tôt une « pop star des campus universitaires ».

    Bourgeois mondain d'une gauche abstraite, fantasque et bavarde…fossoyeur avec d'autres du rationalisme progressiste, l’Amérique est venu chercher chez Foucault  devinez quoi ?  Cette Amérique qui recycle tout et tout le monde est venue chercher la déconstruction  de l’histoire, de la pensée, de la culture et de l’art européens ; ce qui servait admirablement  les préoccupations  des Etats-Unis des années 70 et 80 : trouver une issue à ce complexe à la fois morale et intellectuelle d’infériorité face à l’Europe, ce berceau multimillénaire de la civilisation occidentale à l’excellence arrogante et plus que dérangeante : Athènes, Rome, Christianisme, Renaissance, les Lumières… deux mille ans de philosophie, d’art et d’histoire…

    Alors, c’est sûr… vous pensez bien ! un poids, un handicap énormes que cet héritage pour tous ceux qui souhaitent se positionner sur une ligne de départ et franchir en tête une ligne d’arrivée et ainsi imposer le triomphe du mercantilisme et l’apothéose du « tout marchandise », une fois l’Europe à poil et  sans chair ; une Europe squelettique.

                    Notons au passage ceci : si Deleuze, Foucault, Derrida furent appelés par les USA et accueillis à bras ouverts, en revanche, le penseur Michel Clouscard qui est à l’origine du concept de «libéral-libertaire » ne fera jamais recette ; il sera superbement ignoré car, avec ce penseur-là, c'est l'ouvrier qui sera appelé à jouir sans entrave, de ses droits principalement, et non les fils de ceux qui l'emploient, à savoir : les patrons et les cadres.

    Et ça, l'Amérique, elle n'aime pas... mais pas du tout !

     

                    On n’en aura donc pas fini avec Foucault ou bien plutôt avec ceux qui n’ont de cesse de confondre progrès et innovation, art et animation culturelle, le prix de la baguette de pain et celui d’une barrette de shit vendue à la sauvette ou bien sous licence d’Etat une fois légalisées les effluves de cette herbe folle ; la prostituée libérée et son client et la traite des êtres humains ; l’homosexualité qui confirme la règle et l’hystérie immature gay qui frappent des individus désoeuvrés ; et puis enfin, une fois la boucle bouclée et parce qu’il faut occuper ses soirées dans des vernissages sans queue ni tête : l’art moderne avec l’art contemporain ; et ce même art contemporain sans culture ni toit avec La révolution.


    D'où l'abus que les médias font de Michel Foucault car on abuse de Foucault comme on abuse de l'alcool ; un abus de consommation et de citations sans risque puisque sans danger pour quiconque souhaite voir sa carrière principalement médiatique et/ou universitaire ainsi que sa tranquillité physique et tranquillité d’esprit prospérer, une fois repu de consensus et de soumission.

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    Pour prolonger, cliquez : Michel Clouscard

     

    Lien permanent Catégories : Art et culture, Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Fukushima, 5 ans déjà : chronique d'un désastre

     

                        Aucune société aussi organisée soit-elle autour de la solidarité, aucune compagnie d'assurance, aucun budget de quelque Etat que ce soit ne peut faire face à une catastrophe d'une telle ampleur ni être capable de se hisser à sa hauteur.

    Suicides, dépressions, maladies, il faut simplement attendre que ça se tasse, que ça se résigne, que ça se taise, que ça meurt et que ça crève... épuisés d'avoir tout perdu.
     
                   Catastrophe naturelle ou pas, avec le nucléaire, la récompense sera courte et la peine... éternelle. Il n'y aura de véritable unité humaine que dans le malheur ; le nucléaire - cette industrie de mort, cette industrie irréversible -, contribuera très certainement à cette unité.
     
                   Aussi... irradiés et déplacés de tous les pays, unissez-vous !

     

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                     La question importante que ce documentaire se garde bien d'aborder.. et c'est sans doute la raison pour laquelle la chaîne ARTE l'a sélectionné pour diffusion...  c'est bien évidemment celle-ci :

    Le Japon étant un pays à très haut risque (s’il en est d’autres plus risqués encore !)...qui a pris la décision dans les années 50 d'opter pour le tout nucléaire dans cet archipel… ? Qui a forcé cette décision ? Qui est à l'origine des pressions exercées pour qu'une telle décision soit prise ? Quels sont les hommes (lobbys) et les pays impliqués ? Quels sont les intérêts politique et économiques derrière ce choix du tout nucléaire ? Et enfin, quelles sont les stratégies géopolitiques développées à moyen et long termes derrière ces intérêts ?

                  Nul doute ! Les Japonais ont de sérieuses questions à se poser à propos de ceux qui les dirigent depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais… ces Japonais auront-ils seulement la possibilité de se les poser toutes ces questions ? Pourront-ils ensuite y apporter des réponses avant d’en tirer les conclusions qui s’imposent ?

    Cinq ans après la catastrophe, rien n’est moins sûr : la démocratie, au Japon comme ailleurs, a ses limites, et par les temps qui courent au rythme d’une mondialisation sans responsabilité… ses limites sont vite atteintes. Il n'y a aucune raison pour qu'il en soit autrement en France.

     


                       

                Après
    Hiroshima et Nagasaki, deux des plus grands crimes racistes de toute l'histoire de l'humanité, avec Fukushima doit-on y voir là encore à propos de la troisième puissance économique mondiale, le Japon, pays hautement technicisé mais nain politique et culturel de la scène internationale, une nouvelle preuve du mépris dans lequel ces êtres de petite taille, aux yeux bridés et à la langue aussi incompréhensible qu'inassimilable, les Japonais, sont tenus, voire confinés depuis toujours ? Des êtres au destin comparable à celui de souris de laboratoire dociles et quasi fatalistes à la merci de toutes les stratégies de puissances étrangères auxquelles il est manifestement difficile de ne pas obéir ; des êtres aussi éloignés qu'on peut l'être culturellement et géographiquement de l'Europe et des USA qui demeurent encore semble-t-il, et quoi qu'on puisse dire, le seul étalon civilisationnel de référence.

    Mais alors… après nous, le déluge ?

     

    _________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Le courage des lâches

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Serge ULESKI sur le Nouvelobs n'est plus...

     

    De : serge uleski [mailto:serge.uleski@orange.fr]
    Envoyé : mardi 9 février 2016 20:38
    À : Audrey KUCINSKAS <akucinskas@nouvelobs.com>
    Objet : blog absent de la toile

     

    Bonjour,

    Depuis deux jours je constate que mon blog "sergeuleski.blogs.nouvelobs.com" est absent de la toile ; il n'est plus consultable. S'agit-il d'une sanction ? Un piratage ? Un disfonctionnement qui ne toucherait que mon blog et aucun autre ?

    Si rejet et suppression il y a, merci de m'indiquer le ou les motifs.

    Dans le passé, nous avons toujours su communiquer, il serait bon que l'on puisse continuer de le faire.

     

    Cdlt

    Serge ULESKI

    _________________

     

    De : Audrey KUCINSKAS <akucinskas@nouvelobs.com
    Envoyé : mercredi 10 février 2016 08:05
    À : serge uleski [mailto:serge.uleski@orange.fr]

    Objet : blog absent de la toile

     

    Bonjour Serge,

    En effet, la direction a choisi de supprimer votre blog, qui ne correspond pas à la ligne éditoriale du journal.

    Bonne journée,

    Audrey

    Audrey Kucinskas

    Journaliste, médiatrice, chargée de la communauté

    Le Plus - l'Obs

    01 44 88 36 03

    @AudreyKucinskas

     

    _____________________

     

     

    "...Votre blog ne correspond pas à la ligne éditoriale du journal."

     

                          La rédaction du Nouvelobs aura donc mis près de 8 années à s'en convaincre alors qu'il est précisé ceci  : "Le contenu des blogs des internautes n'engage que leurs auteurs et ne peut en aucun cas être attribué au nouvelobs.com"

        

                         Désormais, en ce qui concerne les questions d'actualité, de société et de politique, c'est ici même qu'elles seront traitées.

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 3 commentaires
  • L'horreur médiatique avec Jean-François Kahn

     

     

                  
                   Quand JFK s'en prend, ou du moins, croit... s'en prendre aux médias dominants, médias de masse... c'est Papy qui fait de la résistance... avec des armes en plastique et des fusils painball face à un ennemi pourtant redoutable : les actionnaires des médias et l’Etat.

    Car, après Pierre Carles, Acrimed, et tout dernièrement, le sociologue allemand Niklas Luhman qui nous montre que les médias n’informent pas sur le réel mais le sélectionne par bribes et le fabriquent (à propos de Luhman, c’est ICI)… force est de constater que la dernière publication de JFK, "L'Horreur médiatique" (chez Plon, 178 p., 10 euros que vous n'aurez nul besoin de dépenser... rassurez-vous !) ne se donne les moyens de rien et sûrement pas de nous expliquer quoi que ce soit sur qui que ce soit.

     

    Quant aux exemples que notre papy a sélectionnés aux fins d'illustrer ce qu’il croit sans doute être une attaque sans précédent contre le mode de fonctionnement des médias…  - jugez plutôt : l'affaire Léonarda, l’affaire Clément Méric et l’affaire Abdelhakim Dekhar - le tireur fou -, là encore, force est de conclure que Papy Kahn prend soin de ne se fâcher avec personne… ses amis, collègues et autres compagnons de route d’une carrière médiatique à propos de laquelle il y a fort à parier qu'elle ne laissera aucune trace… ou bien alors… sous la forme d'une longue trainée de bave, celle d'un escargot qu’il aura été, long et lent à la comprenette.

                 En effet, tout au long de l'ouvrage, JFK évite de poser la question suivante : pourquoi les médias se refusent à toute analyse exhaustive pour une représentation objective, contextuelle et prospective des personnalités, sujets, catégories et pays suivants :

     

                 - Dans un premier temps : Poutine, l'Iran, le Hamas, Dieudonné, Mélenchon,Tariq Ramadan, Alain Soral, Hugo Chavez, Taddéï, les représentants syndicaux en rupture de ban et grandes gueules, les classes populaires, les rappeurs, les Musulmans, les femmes voilées, les économistes alternatifs, les partisans d'une autre Europe avec ou sans l'Euro, la critique de l'Otan, les anti-nucléaires (1)…

     

                  - Et dans un second temps :  - Pourquoi les médias ne s'autorisent plus aucune critique des USA et d’Israël ?

                                                           - Pourquoi les médias sont complaisants avec les Femen et impitoyable avec les représentants de "la manif pour tous" ?

                                                           - Pourquoi les médias refusent, à propos des conflits dans lesquels sont impliqués les USA, Israël, l'Arabie Saoudite et le Qatar, toute mise en perspective géopolitique, historique et économique qui prendrait en compte les intérêts de toutes les parties  concernées, du Liban à la chute du mur de Berlin, de la Somalie aux événements du 11 Septembre, de l'Afghanistan à l'Irak, la Libye, la Syrie et la menace qui pèse sur l'Iran... jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egypte... quand on sait qu'en dernier ressort,  ce sont rarement les peuples qui décident de leur avenir mais plutôt les véritables protagonistes-instigateurs de tous ces conflits… car, se refuser à toute mise en perspective globale, c'est encore une fois prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

     

                A propos de toutes ces questions, nos réponses ne se feront pas attendre.

     

           Sont en cause...

     

                             1 - Les actionnaires de ces médias : la Banque, l’Industrie du luxe et de l’armement, tous voués, l'Etat compris, à la cause d’une mondialisation sans scrupules, sans honneur ni justice, dévastatrice des cultures, des peuples, des nations, des démocraties, des souverainetés, des régimes et de la moindre aspiration à plus de justice pour tous dans un environnement qui aurait pris toute la mesure de la nécessité de repenser la complexité du monde, pour mieux nous proposer un monde virtuel, sans altérité ni pluralisme.

     

                           2 – Les salariés de ces médias, plus connus sous le nom de "journalistes"… qui occupent ce qui n'est plus que des « jobs » dont on ose à peine montrer la feuille de paie, de honte et de peur du ridicule selon le principe suivant : « Dites-moi combien on vous paie et je vous dirai quelle idée on se fait de l’emploi que vous occupez ». Et puis, les gros salaires de «patrons de presse» qui, dans les faits, ne sont que des salariés sur-payés dont la tâche principale consiste à maintenir un statu quo autour du métier de journaliste : Laurent Joffrin qui vient d’être remercié par les actionnaires du "Nouvel Observateur" pour mauvais résultats, tout chef de vente qu’il était… et sûrement pas pour manquement à ce pour quoi il avait été embauché - "pas de vague, pas de vague, surtout pas de vague !" - était l'archétype même du salarié sur-payé pour veiller sur une omerta et sur un "politiquement correct" lucratifs certes ! mais déshonorants.

    Profession chaque jour humiliée : une formation au rabais, un statut précaire, pas de culture politique, moins encore… de connaissances géopolitique, philosophique et historique ; quant à l’économie… en dehors du crédo libéral voire ultra libéral... « le marché, tout le marché rien que le marché et Wallstreet !»… on déplorera une méconnaissance abyssale des  « théories de rupture économique » ; profession dans laquelle une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion car la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé (2).

     

                             3 - La passivité des lecteurs car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.


    Surprenante la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout ! Et comment tout esprit critique leur apparaît soudain comme une attaque frontale intolérable contre ce nouvel ordre médiatique auquel ils ont choisi de se soumettre. Il est vrai que le meilleur des esclaves est celui qui se passe lui-même la chaîne autour du coup avant de verrouiller le cadenas et de jeter la clé.

    Arrive alors la certitude suivante chez des lecteurs critiques et avisés : si d'aventure, un journaliste devait penser différemment, il ne pourrait à aucun moment l'écrire. D'où, les raisons du discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites !

     

              Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement  - à savoir : l'accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, les rédactions demeurent comme pétrifiées et redoutent le faux pas, celui que leurs actionnaires et leurs alliés - la caste politico-économique et quelques leaders communautaires et d'opinions -, ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation". Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts à la solde des multinationales et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus... car, n'étions-nous pas tous en droit d’espérer que les médias soient un outil dédié à la diffusion... à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, de toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés ?

    Ou pour le dire autrement : n'étions-nous pas tous autorisés à appeler de nos vœux des médias ouverts à tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement à ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs car, à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les financent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits (3). Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    Pour cette raison, l’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan. Non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.


                Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, c
    ar Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du  monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ***

     

                Allez papy JFK... encore un effort ! Côté dissidence, t'y es presque même si... à des années lumière !

     

     

    1 - Ceux qui seraient tentés de penser qu'il manque MLP (Marine le Pen) à cette liste seraient avisés de prendre en compte le fait suivant : MLP est bien mieux traitée par les médias que Mélenchon pour la simple raison qu’elle est utile au PS qui, bon an mal an, contrôle le score du FN... contrairement à Mélenchon : son ennemi juré. De plus, on peut chaque jour faire le constat suivant : les médias ont bien plus de mépris pour Mélenchon d’autant plus que MLP remplit admirablement son rôle qui consiste à stigmatiser les Français issus de l'immigration maghrébine, les Musulmans et l’Islam... autres ennemis jurés de médias sionistes qui peinent à cacher un biais anti-Arabe et anti-Musulman.

     

    2 - Qui a dit : "Un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal" ? A ce propos, on peut se reporter à la vidéo de Guillaume de Rouville : ICI

     

    3 - Il suffit de penser au dernier né (il y a cinq ans) : Médiapart, un journal dit indépendant... obnubilé par les effets mais absent sur les causes... et qui valide grosso modo tous les choix atlantistes de la France et de l'Europe ainsi que toutes les réformes sociétales du PS qui n'ont pourtant qu'un seul but : masquer la liquidation des droits sociaux et démocratiques, diviser le pays et continuer "de l'occuper" en alternance avec l'UMP pour le plus grand profit d'une l'oligarchie mondialiste auquelle tous sont redevables : carrière, niveau et qualité de vie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart à cinq ans, un abonné témoigne

     

     

    Lien permanent Catégories : Littérature et essais ad hominem 0 commentaire
  • Il faut soutenir Michel Onfray

     

                 Après Houellebecq (ICI) et quelques autres parmi l'establishment, trop peu nombreux, et alors que partout ailleurs l'opposition fait rage, Michel Onfray se joint à ceux qui refusent cette guerre contre le terrorisme déclarée par un gouvernement et une Présidence aux abois. Un (P)président qui court après son fonction depuis son élection, une fonction dont les habits se sont très vite avérés trop grands, bien trop grands pour lui,  et un premier ministre dont l'assurance, voire l'arrogance, a tous les attributs d'une bêtise crasse qui représente aujourd'hui un véritable danger pour la démocratie, la paix et la concorde intérieures, et ce... sur tous les fronts : social, politique et culturel.

    Sermonneur comme il n'est pas permis, on peut légitimement douter des capacités de jugement, de discernement et de sang froid dans les situations qui l'exigent, de ce premier ministre bouffi d'ambition, qui n'a manifestement aucune idée des conditions à réunir pour que la société française puisse retrouver un peu de sérénité sur une nouvelle base : l'inclusion de tous dans le processus de socialisation fraternelle et égalitaire.

    Les médias dominants ne sont pas les derniers à contribuer au lynchage de Michel Onfray ; en priorité la presse et les médias qui soutiennent l'Etat PS : Nouvelobs, Libé, BFMTV, Le Huffington Post et des "journalistes vedettes" chroniqueurs et  interviewers du public comme du privé.

                   Aussi pour toutes ces raisons, on ne peut que soutenir Michel Onfray et le faire savoir partout où c'est nécessaire.

    ______________

    Pour prolonger, cliquez : de quoi Daech est-il le nom ?

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Dieudonné : chroniques d'une résistance inespérée

    dieudonné, serge uleski,amazon

     

                 Banni des médias dominants - presse, télés, radios - depuis plus de dix ans à la suite d’un sketch sur FR3 qui mettait en scène un colon juif de Cisjordanie… Dieudonné a essuyé tous les affronts tout en faisant l’objet d’un nombre incalculables de mesures vexatoires et liberticides.

    D’une résistance et d’une persévérance hors du commun, Dieudonné a tenu bon ; et son public n’a jamais été aussi solidaire et nombreux qu’aujourd’hui.

     

                A ce sujet, il faudra bien un jour que l’on nous « raconte » Dieudonné, ce phénomène ! Mais... que l’on ne s’y trompe pas : raconter Dieudonné ce n’est pas nous parler de Dieudonné mais de tous ceux qui ont tenté de l’empêcher de travailler et d’exercer librement son Art.

    C'est ce que ces chroniques se proposent de faire.

    Dates, noms, faits et gestes, ce qui aura été dit et écrit par les uns et les autres… de cet enquête-étude, de cet examen, il y a de fortes chances que personne n’en sorte grandi : ni les magistrats, ni les médias, ni la classe politique, ni les gouvernements, et moins encore les associations communautaires acharnées abattre professionnellement et socialement Dieudonné, cet humoriste fils spirituel de Molière, de Voltaire et d'Alfred Jarry.

     

                 Ces chroniques sont en partie issues de billets de blog publiés sur Médiapart, avant que l’auteur n’en soit interdit de publication, sur le Nouvelobs, là où il publie encore, ainsi que sur Agoravox. Elles sont présentées dans leur chronologie… de 2007 à aujourd’hui ; on pourra ainsi mesurer l’évolution des analyses de l’auteur et le chemin parcouru par celui-ci vis-à-vis de la démarche d’un Dieudonné artiste et activiste politique.

     

                                L'ouvrage est ICI

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Littérature et essais ad hominem, Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
  • Quand Judas refuse de se pendre


                 A propos de "Vive la dictature" de Pierre Jourde publié le 16 juillet sur son blog nouvelobs.


    Extrait :

                " ...  Vive la dictature ! A mort la démocratie ! A bas la liberté des cultes ! Rétablissez la peine de mort ! Les femmes à la maison !

     

                Voilà quelques slogans que j’offre libéralement aux sympathiques jeunes gens qui défilent dans les rues de France pour soutenir la cause palestinienne contre ce salopard d’état sioniste. Ça peut surprendre, mais vous allez voir que c’est logique.

     

    Qui défilent dans les rues de France » : J’ai failli ajouter « comme d’habitude », la manif contre l’entité sioniste, comme dit le Hamas, que Dieu protège, étant devenue une sorte d’activité rituelle, un folklore qui fait désormais partie de la culture populaire française au même titre que le bal du 14 juillet, la fête de la musique, la foire du Trône ou le défilé du 1er mai. C’est d’ailleurs la même ambiance bon enfant, la gaîté primesautière que nous envient les touristes étrangers. J’ai été tenté d’appeler à étendre ces manifestations de solidarité internationale, pour développer l’animation urbaine."

                

    ***


                   Je ne vois qu'une raison pour un tel billet de blog : "nourrir sa famille" et "assurer les fins de mois" dépendent de la capacité de Jourde à produire sur commande de tels écrits .... ou bien alors, c'est qu'il n'y a plus rien à sauver du Nouvelobs et de ses contributeurs.

    Et quand on sait que ce sera là très certainement sa seule contribution sur la ratonnade de Gaza soutenue par l'Elysée et Matignon... à quoi assistons-nous  ? Quelqu'un aurait-il les mots à propos de Jourde qui n'est pas loin de toucher le fond... non pas des événements de Gaza mais le fond de son problème :  la haine envers tous ceux dont les actions l'indisposent au plus haut point car chacune d'entre elle lui révèle sa soumission à un système qui ne lui autorise aucune liberté ; comprenez : aucun faux pas.

    Car, cela n'aura échappé à personne : avec Jourde, la révolte du plus faible contre son oppresseur, cette révolte-là, c'est toujours pour les autres ; ceux qui ne doivent rien à personne et tout à eux-mêmes. Déshérités ils sont mais... libres !


                Aussi Jourde devra continuer de servir jusqu'à la fin... le vin tiré, le boire jusqu'à la lie... parce que telle est sa croix  : c'est Judas qui refuse de se pendre.

    Car personne n'ignore ceci : à force de ne pas honorer ce que l'on se doit à soi-même et accessoirement aux autres, on finit inévitablement par reprocher au plus grand nombre et leur courage et leur sens du devoir.

     

     

     

                  A bon entendeur...

     

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  • Jean-François Kahn : l'horreur médiatique

     

     

                  
                   Quand JFK s'en prend, ou du moins, croit... s'en prendre aux médias dominants, médias de masse... c'est Papy qui fait de la résistance... avec des armes en plastique et des fusils painball face à un ennemi pourtant redoutable : les actionnaires des médias et l’Etat.

    Car, après Pierre Carles, Acrimed, et tout dernièrement, le sociologue allemand Niklas Luhman qui nous montre que les médias n’informent pas sur le réel mais le sélectionne par bribes et le fabriquent (à propos de Luhman, c’est ICI)… force est de constater que la dernière publication de JFK, "L'Horreur médiatique" (chez Plon, 178 p., 10 euros que vous n'aurez nul besoin de dépenser... rassurez-vous !) ne se donne les moyens de rien et sûrement pas de nous expliquer quoi que ce soit sur qui que ce soit.

     

    l'horreur mediaque JFK.jpgQuant aux exemples que notre papy a sélectionnés aux fins d'illustrer ce qu’il croit sans doute être une attaque sans précédent contre le mode de fonctionnement des médias…  - jugez plutôt : l'affaire Léonarda, l’affaire Clément Méric et l’affaire Abdelhakim Dekhar - le tireur fou -, là encore, force est de conclure que Papy Kahn prend soin de ne se fâcher avec personne… ses amis, collègues et autres compagnons de route d’une carrière médiatique à propos de laquelle il y a fort à parier qu'elle ne laissera aucune trace… ou bien alors… sous la forme d'une longue trainée de bave, celle d'un escargot qu’il aura été, long et lent à la comprenette.

                 En effet, tout au long de l'ouvrage, JFK évite de poser la question suivante : pourquoi les médias se refusent à toute analyse exhaustive pour une représentation objective, contextuelle et prospective des personnalités, sujets, catégories et pays suivants :

     

                 - Dans un premier temps : Poutine, l'Iran, le Hamas, Dieudonné, Mélenchon,Tariq Ramadan, Alain Soral, Hugo Chavez, Taddéï, les représentants syndicaux en rupture de ban et grandes gueules, les classes populaires, les rappeurs, les Musulmans, les femmes voilées, les économistes alternatifs, les partisans d'une autre Europe avec ou sans l'Euro, la critique de l'Otan, les anti-nucléaires…

     

                  - Et dans un second temps :  - Pourquoi les médias ne s'autorisent plus aucune critique des USA et d’Israël ?

                                                                    - Pourquoi les médias sont complaisants avec les Femen et impitoyable avec les représentants de "la manif pour tous" ?

                                                                     - Pourquoi les médias refusent, à propos des conflits dans lesquels sont impliqués les USA, Israël, l'Arabie Saoudite et le Qatar, toute mise en perspective géopolitique, historique et économique qui prendrait en compte les intérêts de toutes les parties  concernées, du Liban à la chute du mur de Berlin, de la Somalie aux événements du 11 Septembre, de l'Afghanistan à l'Irak, la Libye, la Syrie et la menace qui pèse sur l'Iran... jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egypte... quand on sait qu'en dernier ressort,  ce sont rarement les peuples qui décident de leur avenir mais plutôt les véritables protagonistes-instigateurs de tous ces conflits… car, se refuser à toute mise en perspective globale, c'est encore une fois prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

     

                A propos de toutes ces questions, nos réponses ne se feront pas attendre.

     

           Sont en cause...

     

                             1 - Les actionnaires de ces médias : la Banque, l’Industrie du luxe et de l’armement, tous voués, l'Etat compris, à la cause d’une mondialisation sans scrupules, sans honneur ni justice, dévastatrice des cultures, des peuples, des nations, des démocraties, des souverainetés, des régimes et de la moindre aspiration à plus de justice pour tous dans un environnement qui aurait pris toute la mesure de la nécessité de repenser la complexité du monde, pour mieux nous proposer un monde virtuel, sans altérité ni pluralisme.

     

                           2 – Les salariés de ces médias, plus connus sous le nom de "journalistes"… qui occupent ce qui n'est plus que des « jobs » dont on ose à peine montrer la feuille de paie, de honte et de peur du ridicule selon le principe suivant : « Dites-moi combien on vous paie et je vous dirai quelle idée on se fait de l’emploi que vous occupez ». Et puis, les gros salaires de «patrons de presse» qui, dans les faits, ne sont que des salariés sur-payés dont la tâche principale consiste à maintenir un statu quo autour du métier de journaliste : Laurent Joffrin qui vient d’être remercié par les actionnaires du "Nouvel Observateur" pour mauvais résultats, tout chef de vente qu’il était… et sûrement pas pour manquement à ce pour quoi il avait été embauché - "pas de vague, pas de vague, surtout pas de vague !" - était l'archétype même du salarié sur-payé pour veiller à une omerta et à un "politiquement correct" lucratifs certes ! mais déshonorants.

    Profession chaque jour humiliée : une formation au rabais, un statut précaire, pas de culture politique, moins encore… de connaissances géopolitique, philosophique et historique ; quant à l’économie… en dehors du crédo libéral voire ultra libéral... « le marché, tout le marché rien que le marché et Wallstreet !»… on déplorera une méconnaissance abyssale des  « théories de rupture économique » ; profession dans laquelle une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion car la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

     

                         3 - La passivité des lecteurs car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.


    Surprenant la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout ! Et comment tout esprit critique leur apparaît soudain comme une attaque frontale intolérable contre ce nouvel ordre médiatique auquel ils ont choisi de se soumettre. Il est vrai que le meilleur des esclaves est celui qui se passe lui-même la chaîne autour du coup avant de verrouiller le cadenas et de jeter la clé.

    Arrive alors la certitude suivante chez des lecteurs critiques et avisés : si d'aventure, un journaliste devait penser différemment, il ne pourrait à aucun moment l'écrire. D'où, les raisons du discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites !

     

              Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement  - à savoir : l'accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, les rédactions demeurent comme pétrifiées et redoutent le faux pas, celui que leurs actionnaires et leurs alliés - la caste politico-économique et quelques leaders communautaires et d'opinions -, ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation". Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts à la solde des multinationales et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus... car, n'étions-nous pas tous en droit d’espérer que les médias soient un outil dédié à la diffusion... à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, de toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés ?

    Ou pour le dire autrement : n'étions-nous pas tous autorisés à appeler de nos vœux des médias ouverts à tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement à ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs car, à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les financent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    Pour cette raison, l’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan. Non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.


                Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, c
    ar Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ***

     

    Allez papy JFK... encore un effort ! Côté dissidence, t'y es presque même si... à des années lumière !

     

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  • Vincent Peillon ou la République de la menace et de la matraque

     

     

             A l’heure où six sondés sur dix pensent que Vincent Peillon est "un mauvais ministre de l'Education nationale" – sondage BVA pour "Le Parisien"…

     

    Nul doute, il existe bien dans notre République un groupe d’activistes intolérants et dogmatiques qui se drapent dans un républicanisme fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter ! Et les injonctions "toute républicaine ?" dans sa brutalité, celle de la menace et de la matraque, une fois de plus, une fois de trop (après la tentative d’imposer une réforme des rythmes scolaires), d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité» nous le prouvent une fois encore…

     

    Brutalité qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie de « double standard »  car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique : plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible. Et rien ne les arrête : on pensera à Cahuzac plaidant son innocence droit dans les yeux d’une Assemblée nationale qui n’a pas osé pouffer de rire car, tous se connaissent et se reconnaissent.

     

                   Cette présidence de François Hollande a manifestement besoin de provoquer les couches conservatrices de la société française et tous ceux qui seraient susceptibles de remettre en cause son agenda politique, pour mieux faire passer des mesures soit liberticides soit anti-sociales ; Dieudonné, l’IVG, la théorie du genre, le mariage pour tous etc... le PS n'a pas son pareil quand il est question de masquer les véritables enjeux, et ce depuis 1983 ; un PS au sommet de son art : celui de la diversion (souvenez-vous SOS racisme pour instrumentaliser le FN et diviser la droite au détriment d’un vivre-ensemble fraternel) pour mieux nous faire oublier et continuer de nous dissimuler tous ses revirements et ses trahisons à propos de la question sociale : salaires, emploi, l’Europe et la mondialisation, le traité transatlantique ; et la morale en politique : la main mise sur les richesses et les gouvernements africains, le soutien à Israël, Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid… ainsi qu'une guerre contre la liberté d’information et d’expression.

     

    Sans doute le PS compte-t-il  nous refaire le coup du péril "fasciste". Ici, sur le Nouvelobs, déjà…. pas un article sur un sujet de société qui ne mentionne le terme de "fasciste" contre des opposants.



                   Le PS devrait pourtant savoir que l'on peut tromper les gens une fois, deux fois mais certainement pas tout le temps !

     

    ***

     

    peillon dictée .jpg

     

               "Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a démenti mardi que la théorie du genre soit enseignée à l'école, contrairement à une rumeur propagée chez des parents d'élèves.

    Cette rumeur a coïncidé avec le lancement d'une expérimentation à la rentrée dans 10 académies pour corriger les inégalités entre les sexes dès le plus jeune âge : un programme pilote qui répond au nom de ABCD -égalité."

     

     

                     Théorie du genre… études sur le genre… encore une confusion savamment entretenue par le PS et ses supplétifs  à l'occasion de ce programme pilote ABCD - égalité afin de brouiller les cartes et les enjeux ! Et puis surtout… continuer de faire diversion.


    Car, si d’aucuns pensent que l’abolition de la différence sexuelle à l’école est bien l’objectif réel qui ressort du dispositif « ABCD de l’égalité » mis en place conjointement par l’Education Nationale et le Ministère du droit des femmes "dirigée" par une gourde Vallaud-Belkacem (l'idiote utile du PS à qui l'on peut vendre n'importe quoi !) : refuser de les entendre est un crime de lèse-société.

     

    Quant à l'égalité homme-femme… si cette égalité tient tant à cœur ce gouvernement, il pourrait commencer par poursuivre toutes les entreprises qui ne se conforment pas aux lois en vigueur... sans omettre de donner les moyens aux conseils de prud'hommes  et aux inspecteurs du travail de traiter dans un délai record toutes les demandes qui émanent de salariées, tout en leur garantissant l'immunité.

     

    80% des emplois à mi-temps et des emplois précaires sont occupés par des femmes. Là aussi, si le PS est véritablement intéressé par la question des inégalités entre les sexes, qu'il mette en place une législation qui puisse remédier à la paupérisation des femmes qui travaillent.

     

    Mais le patronat et les entreprises sont des vaches sacrées, intouchables donc…

    On préfère une campagne de culpabilisation qui tenterait de nous faire croire que nous sommes tous responsables des discriminations à l’endroit des femmes, et ce dès le plus jeune âge...


     La culpabilisation, encore et toujours la culpabilisation !

     

     

                 Jamais comme aujourd'hui, les questions de citoyenneté, de laïcité et de République... n'auront autant servi à diviser et à couvrir des malversations, des manquements et autres abandons de citoyenneté et des conditions de son exercice plein et entier : liberté d'expression à la tête du client, double standard (politique du "deux poids, deux mesures") dans l'application des lois, jugements rendus sans souci d'équilibre, prise d'intérêts et de pouvoir d'une caste qui lamine le bien commun et l'intérêt général, Education nationale à genoux, désertion des urnes des classes populaires, paupérisation de pans entiers de la société... avant d’aller hurler "au loup!" à propos d'un fascisme fantasmé à dessein.

     

    Que reste-t-il alors à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie...

    Il leur reste la confrontation permanente et la provocation.

     

                 La démocratie n'est plus, et ce n’est sûrement pas un débat à la télé ou à la radio de plus ou une presse entre les mains de la banque et du lobby militaro-industriel et de l’industrie du luxe, ni les élections, qui y changeront quoi que ce soit. Il n'est donc plus question de faire des "choix de société" depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation ; véritable muselière que ce carcan qui ne recueille le soutien d'aucune majorité d'Européens.

     

    Les médias eux, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage et menaces physiques ; ailleurs les bombes.

     

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans ; une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage auquel il a été fixé un seul objectif  : malmener et tabasser le réel à coups d'articles aussi indigents que malhonnêtes, et ce afin d'assurer la protection d'intérêts partisans contre le bien commun ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

     

                 Continuer de nous affaiblir psychologiquement afin de nous imposer un monde dont personne ne veut dans la confusion des genres -  justement ! -, telle est encore une fois la stratégie du PS (avec la complicités des Verts), soutenu par un lumpenprolétariat médiatique de France Inter à France culture en passant par RTL (il suffit de penser à un Marc Voinet, à un Hervé Gardette sur FC, à un Patrick Cohen sur France inter… des ploucs et des beaufs qui mangent avec leur serviette nouée autour du cou, une fourchette d'une main et un morceau de pain de l'autre !) ; et d’autres encore pauvrement diplômés au statut précaire... comme si un simple diplôme de journalisme suffisait à contrer une classe politique et économique qui ne recule devant aucun mensonge.

    En face d'eux, et par voie de conséquence, une société civile hautement éduquée et exclue... dans un système qui n'a sans doute plus rien à envier aujourd'hui à l'oeuvre prémonitoire d'un Georges Orwell ; notre langue ne connaît plus qu'une poignée de mot  : "Tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et contre la raison !"


             Oui ! Le fascisme ne passera pas !

     

                                     Mais LE LEUR alors !

     

     ***

     

                      En attendant… rendez-vous aux prochaines élections !

     

     

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  • Quand "le Plus du Nouvelobs" ne re-connaît ni l'humour, ni l'ironie

     

                 Tendu, crispé... pas de recul sur le Plus du Nouvelobs ! Il y règne un environnement intellectuel sur un mode carcéral... et gare aux risques de claustrophobie ! L'étouffement menace à chaque publication... 

    D'où ma résolution :

     

                  "Je ne laisserai plus de commentaires sur le Plus du Nouvelobs depuis que je sais que les contributeurs sont rémunérés au nombre de réactions que leurs publications recueillent : à un euro la réaction... ça peut devenir un commerce juteux.

    Aussi, toutes les provocations sont bonnes  pour se faire un max de blé ! C'est à celui qui sortira l'article qui provoquera immanquablement une flopée de réactions.

     

                 Sachez-le... tous ne pensent pas un mot de ce qu'ils écrivent. Tenez, par exemple :

     

    - Bruno Roger-Petit ne jure que par Dieudonné et Alain Soral contrairement à ce qu'il écrit.

    - n'a que de l'admiration pour le mouvement "La manif pour tous"

    sait parfaitement que "la théorie du genre" existe bel et bien au sein des "Etudes de genre". 

    - Audrey Kucinskas, dans la vraie vie, il ne lui viendrait jamais à l'idée de censurer a postériori un commentaire ; si elle le fait c'est par pure provocation... qui suscitera à son tour d'autres commentaires qu'elle pourra censurer...

    - David Rey est  loin d'être ignorant ; il est même tolérant et sensé ; il connaît le prix de la liberté de conscience et d'opinion ainsi que les bienfaits de la libre réunion et autres droits de manifestation sur la santé du corps social.

     

                   Dans ces conditions, vous comprendrez pourquoi, je me retire. Je n'ai pas envie de faire d'eux des millionnaires du web."

     

    _______________________

     


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