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oppression

  • Peuples d'entre les peuples

     

                Qui nous contera l’histoire de tous ces peuples empêchés et qui, décidément, ne parviennent pas à se faire une idée de ce que pourrait être leur avenir ?

    Au mieux maltraités, au pire massacrés, ils sont un peu comme ces enfants mis au monde et abandonnés à leur triste sort, très vite et très tôt livrés à la violence et à l'arbitraire. Même si l'exil est toujours possible, rappelons néanmoins que derrière chaque "adoption" il y a un abandon, car, on n'a qu'un pays, celui qui aurait dû être le sien, tout comme un enfant n'aura jamais qu'un père et qu'une mère, celui  et celle qui auraient dû être ses parents.

    Ils ne peuvent alors compter tous ces peuples, que sur un sursaut moral : un véritable miracle dans certain cas ! Quant à réunir les conditions propices à l’épanouissement de plus grand nombre avec le souci de l’élever à l’infinité de tous les possibles en tant qu'êtres humains debout sur leurs jambes dans toute leur plénitude, chacun selon ses ambitions, ses aspirations et ses capacités… mieux vaut ne pas y penser du tout.

     

                   Privés d’attention, plantés, là, derrière les barreaux d'une vaste prison avec en poche l'espoir illusionné d’un avenir qui semble continuellement leur faire face, mais… de dos, quand ils trouvent encore la force de se retourner, pour mieux le voir disparaître... comment ces peuples font-ils pour ne pas dépérir tellement on ne leur a jamais autorisé à espérer quoi que ce soit  pour eux-mêmes ? Car, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise contre un mur d’indifférence ou d'une flatterie condescendante et crasse aux intérêts souvent éloignés de tout ce qui pourrait, en ce qui les concerne, ressembler à une solution, ou du moins, à un espoir de solution dans un avenir proche. 

                Mais alors, quelles fautes ont-ils bien pu commettre pour mériter un sort aussi cruel et injuste : dénuement, abandon et mépris ? 

    Chair, viande, corps sans bras, sans jambes, sans tête, par centaines de milliers, sous des tonnes de bombes, corps ouverts comme des sacs, hommes, femmes, enfants, sans âge et de tous les âges... ces peuples-là ne meurent pas : ils crèvent !

              S’il n’y a pas de peuples maudits - car enfin, qui pourrait se risquer à affirmer le contraire et à rendre un tel verdict ! -, il y a bien des peuples marqués comme on marque du bétail car ils ont tout simplement le malheur, tous ces peuples, d’être au centre d’enjeux géopolitiques et stratégiques colossaux, indépassables ; enjeux relatifs à la présence de richesses naturelles abondantes ; en premier lieu : terres arables, eau, gaz, pétrole, or et diamant ; enjeux d’exploitation, et tout aussi importants, enjeux d’acheminement aussi qui interdisent à tous ces peuples d’espérer une quelconque indépendance, voire... un semblant d’autonomie quant à leur destin collectif, tout en étant dans l’obligation de faire le deuil de l’idée d’une élite dirigeante qui aurait à cœur de leur garantir sécurité et prospérité ; élite elle-même otage d’enjeux qui interdisent, là aussi, toute considération morale : il sera alors question pour cette élite de servir, de se soumettre à la loi du plus fort, ou bien de périr car tout sera alors mis en œuvre pour remplacer cette élite rebelle : coup d’état, assassinat, soulèvement provoqué et contrôlé… campagne de diabolisation, menaces financières et économiques, famine et guerre civile sous faux drapeaux.

    Mais alors, comment ces peuples peuvent-ils espérer conjurer la malédiction de ces ressources naturelles qui les placent à l’épicentre de toutes les conflagrations à l'origine desquelles on trouvera des stratégies d'un cynisme inouïe qu'aucun cri de révolte ne pourra jamais faire reculer ?

                   Ici, en Occident, on évoque des catégories bien calibrées de nos démocraties qui nous empêcheraient de prendre du recul et de relativiser l'humiliation ou le massacre de tous ces peuples : on pensera bien évidemment au Peuple palestinien (1) et aux régions d'Afrique, du Maghreb, Moyen et Proche Orient ; relativisme qui, dans les faits, cache un « ils ne méritent pas mieux de toute façon !» d’un mépris qui renvoie  aux calendes grecques toute culture disons… humaniste qui fait pourtant de nous, et d’aucuns l’ignorent encore manifestement, des êtres humains ; un relativisme pratiqué par des acteurs souvent impliqués directement ou indirectement dans le martyr de ces peuples : soit à la hauteur d’un soutien actif et aveugle à leurs bourreaux par solidarité tribale (mentalité rupestre de Néandertal ; solidarité de boue et de fange) en ce qui concerne Israël par exemple... et ce n'est qu'un exemple,  même si... le plus criant, car on en trouvera d'autres ; et puis enfin : relativisme motivé par des intérêts de carrière politique et/ou de prospérité économique car pour ces acteurs-là : « Business is business ! » en tous lieux et circonstances.

    Faut croire alors que tous les damnés de la terre ne se ressemblent pas. Et puis, ne trouve-t-on pas toujours plus damnés que soi ? Et qui peut bien avoir envie d'être le dernier d'entre eux ?

    Et s'il ne faut jamais cracher dans la soupe,  et plus encore, s’il ne faut jamais cracher contre le vent, force est de reconnaître que ces "catégories" qui nous rendraient aveugles et imperméables à toute prise de recul propre à un relativisme dit « salutaire et sage », ont la fâcheuse habitude de porter les noms de "Raison d'Etat", "Intérêts supérieurs", "Etat profond", dans la corruption d'un véritable système de gestion économique et politique des peuples à une échelle mondiale qui n'est plus contestable ; les corrompus n’étant que des marionnettes à l’espérance de vie souvent plutôt courte entre les mains de leurs corrupteurs que l’on imaginera hilares en secret, du rire de ceux qui raflent la mise les mains dans le sang, le visage éclaboussé par quelques lambeaux de chair humaine ; quant à l’odeur, c’est grisés par les gaz de décomposition des cadavres, entre deux flammèches de feux follets, qu’ils poursuivent leurs actions et transactions dans un état second, état propre à la sidération car, là encore, on les imaginera sidérés d’une sidération de vainqueurs dont la victoire totale rencontre leurs propres attentes au-delà de toutes les espérances, la réalité dépassant toujours les prévisions d'une fiction d'outre-tombe et de tiroir-caisse :

                     Les uns : « Putain ! Qu’est-ce qu’on leur a mis ! Après ça, s'il leur reste encore l'espoir de pouvoir encore espérer quoi que ce soit pour eux-mêmes, c'est que vraiment... "

                     Et les autres, quelque part dans Manhattan, poudre blanche plein les narines : "Qu’est-ce que j’me suis mis comme blé dans les fouilles ! »

     

     

    1 - Peuple le plus proche de nous finalement de par le soutien que ses bourreaux recueillent,  ici en France, auprès des leaders des associations communautaires, dans tous les médias dominants et dans la quasi totalité de la classe politique jusqu'au sommet de l'Etat français. 

     

                                  

                                            L'eau, c'est la souffrance des femmes - Colette Magny.

     

     

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  • La Crim' de Lyon fait une descente... pour une page Facebook

     

     

                "... Ce matin du 7 août dernier, Hassan M. venait à peine de glisser dans les bras de Morphée, après une nuit de travail. Soudain, un bruit violent résonna dans son appartement ; il provenait de la porte d'entrée ; les coups se faisant insistants, encore sonné par son réveil en sursaut, Hassan se dirigea vers la porte et regarda par l’œil de bœuf. Il demeura, un moment, stupéfait : un groupe de six personnes en civil se tenait sur le pallier. Une sombre idée lui traversa alors l'esprit : « Et si c'était la LDJ » En effet, depuis quelques jours, Hassan n'arrêtait pas de recevoir des menaces de représailles sur la page Facebook de H&O Production, l'association dont il est président et qui regroupe des vidéastes amateurs. En fait, son harcèlement a commencé quand il a publié une liste nominative de cinq français engagés dans l'armée Israélienne, et participant à l'opération « Bordure protectrice ». Hassan avait constitué cette liste sur la base d'informations diffusées par les protagonistes eux-mêmes sur les réseaux sociaux.

     

    Surmontant sa première crainte, Hassan ouvrit la porte : « Police criminelle ! » Avant même qu'il eut le temps de réaliser ce qui se passait, le groupe pénétrait « en force » dans son domicile :

    « Vous savez pourquoi on est là ? », lui lança une femme officier (grade de capitaine) qui semblait diriger les opérations.

    - Heu, pas vraiment...

    - Aujourd'hui, on se déplace pour une page Facebook.»

     

    Hassan fut choqué. Lui, qui n'a jamais eu affaire à la police se retrouvait soudain face à la brigade criminelle, pour une page Facebook... Incompréhensible ! Les questions fusèrent :

     

               « Vous êtes-bien l'administrateur de la page H&O ? Vous reconnaissez avoir publié une listes de français engagés dans l'armée israélienne ?Vous savez quelle est la fonction d'untel ? Comment vous-êtes vous procuré ces informations ? Par piratage ? »

     

    Gardant son calme, Hassan s'expliqua, pensant ainsi mettre fin à ce qui lui semblait être un grand malentendu :

     

              « Je suis un passionné d'informatique et je ne travaille qu'avec des données collectées sur des open sources, des informations en accès libre. Alors, quand M. Caseneuve, le ministre de l'Intérieur a parlé de poursuivre en justice les ressortissants français partant combattre hors du territoire, en insistant sur les djihadistes en Syrie, il m'est apparu évident que je devais faire un parallèle avec les français qui s'engagent dans l'armée israélienne pour participer à l'opération « bordure protectrice. »

     

    Pas étonnant ! Comme beaucoup de citoyens, Hassan a été heurté par la déclaration partiale du ministre. Il a en mémoire les images des corps déchiquetés des Gazaouis qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Et celles des vidéos mises en ligne publiquement par des français engagés dans les rangs de Tsahal, et dans lesquelles certains d'entre-eux se vantent de leurs exploits sanglants. Hassan réagit donc en utilisant l'outil d'information qu'il a entre les mains : la page Facebook de son association qui compte des milliers d'abonnés, juste par souci d'équité : après tout, les poursuites judiciaires brandies par le ministre ne doivent-elles pas s'appliquer à tous les Français, sans distinctions ?

     

    Pour toute réponse, la capitaine lui présenta, avec insistance, un document à signer, afin de pouvoir perquisitionner le domicile. Ce qui est courant lors d'une enquête préliminaire. Mais Hassan refusa de ratifier le document en question et demanda à contacter, à plusieurs reprises un avocat. Il ne comprenait toujours pas ce qu'on lui reprochait et refusait d'être traité comme un terroriste. Rien ne justifiait en effet une descente de la brigade criminelle... encore moins une page Facebook ! Pour dissiper le malaise qui s'était installé, l'un des policier lui dit clairement que « l'ordre venait des hautes sphères »...

    Finalement, au bout de trois quart d'heure de « négociations » infructueuses, Hassan fut embarqué à l’hôtel de police du 8ème arrondissement de Lyon ; on lui lut ses droits avant de le mettre officiellement en garde à vue. Pour se rassurer, il demanda à voir un médecin..."

     

                  La suite... ICI

     

     

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            On ne les changera pas ! Personne ! Jamais ! Ils y reviennent, ils y reviendront toujours pour y être allés de tout temps ! Ceux du Vel d'Hiv, ceux de la rue de Charonne en février 62... ceux d'aujourd'hui avec cette affaire de Lyon, ce sont les mêmes ! Aucun doute ! Toujours là, répondant "Présent !", les fils reprenant la matraque des pères, toujours au taquet, durs à la tâche, sans état d'âme entre deux bavures, sûrs de leur bon droit avec leurs mains bonnes à tout, à dresser des procès verbaux, à vous présenter des commissions rogatoires, à vous passer les menottes, à vous plonger la tête sous l'eau, le nez dans votre urine ou dans votre caca...

     

    Niveau d'instruction minimal, bien sûr : comment tenir la matraque et le flingue, un ou deux articles de loi ; quant à leur niveau de conscience disons... citoyenne, ou politique ou bien humaniste (appelez-la comme vous voudrez !), on l'évaluera comme ceci : niveau directement proportionnel aux ordres reçus.

     

    Avec ces fonctionnaires-là, il est vrai qu'on serait naïvement tentés de croire que la République n'est jamais en danger puisqu'il y a toujours un juge pour encadrer leur action... un juge ou bien un ordre venu d'en haut. Mais... quand on pense un instant au fait que l'avenir professionnel de tout ce beau petit monde armé et arrogant - arrogance propre à l'ignorance et à la bête de somme qu'est l'âne aux ordres d'un père fouettard -, repose uniquement sur leurs états de service qui se résument à un mot, sinon deux - obéissance, soumission totale à leur hiérarchie -, on se sent non pas rassurés mais franchement inquiets.

     

              Champion toutes catégories de la dépersonnalisation et de la dé-responsabilisation car la tyrannie de la loi et/ou de l'ordre donné ou reçu confère un sentiment de toute puissance et d'impunité - on se sent alors "couvert" légalement et moralement -, si partout ailleurs la dissimulation du pouvoir est une stratégie générale du pouvoir, dans ce corps de métier-là, le visage et la force du pouvoir sont demeurés intacts ; on ne peut pas s'y tromper, tous les jours, ils portent un nom : l'Etat, un ministère de tutelle, son ministre, le chef, sous-chef...

     

              Dans ces conditions, on peut affirmer qu'il n'y a rien à sauver chez ces gens-là. On n'a donc qu'un devoir : nous organiser afin de nous en protéger car, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas : de Zola contre les ouvriers grévistes à l'affaire de Tarnac, maintenant Lyon, en passant par le Vel d'Hiv, contre les minorités (hier les Juifs, aujourd'hui les Arabes, les Africains, les Tziganes), et contre les dissidents, c'est la même dévotion à une obéissance capable du pire sans sourciller ; et ni le souvenir de Nuremberg ni aucune cour de justice n'y pourront rien : le témoignage de Hassan (1), internaute engagé et concerné... est là pour nous le rappeler car, quand on frappe à la porte, c'est déjà trop tard : le mal est fait.

    Intimidations, dissuasion, coups répétés derrière la tête ou plus précisément, sur la nuque... pour vous la faire baisser... cette tête... une fois de plus ! Coups qui ne laissent aucune trace visible il est vrai, en psychologues d'une oppression assermentée et mille fois éprouvée... car... dissident échaudé finit par craindre même les gardes à vue...


                 Mais alors, qu'il ne leur soit accorder à tous aucune excuse, et de nous, surtout, qu'ils sachent qu'ils ne doivent rien attendre : notre mépris y pourvoira amplement.

     

     


    1 - On remarquera au passage la rapidité avec laquelle les ordres tombent ainsi que le zèle mis dans leur exécution, lorsque l'intéressé porte un prénom et un nom venu d'ailleurs...de là où il est préférable de n'être jamais né, et plus encore lorsque ce même intéressé s'oppose à une politique d'Etat de soumission à un axe américano-sioniste fossoyeur des valeurs humaines. Et ce n'est certainement pas à la police qu'on rappellera qu'il n' y a jamais de coïncidences ni de hasard.

     

           

     

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