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  • Les attentats de Paris : 130 morts – hausse historique de la popularité de François Hollande


    « Tuez… ou faites tuer ! Il en restera toujours quelque chose ! »



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              Etat d'urgence ou tentative de coup d'état politique en préparation de la présidentielle de 2017 ?


    Etat d’urgence ? Les démocraties ne seraient donc efficaces dans leur lutte contre le terrorisme que sous un régime d’exception ?


    La diplomatie de l’Europe étant arrimée aux intérêts saoudiens, américains et israéliens depuis une quinzaine d’années, le pire est donc à craindre. Est-ce à dire que l’Europe nous prépare un état d’urgence perpétuel ?


    Ce qu’on appelle le mondialisme (ou "la mondialisation") dont l’U.E est un des instruments, serait-il alors consubstantiel à un régime d’exception qu'est l'état d'urgence ?


    Le mondialisme et le terrorisme, arme de contrôle massif des populations confrontées à un mondialisme qui n’est qu’une guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, les salariés, la liberté d’expression et par voie de conséquence, une guerre contre la démocratie, avec les populations européennes, les plus protégées socialement et les plus politisées, comme cible privilégiée, seraient donc à terme indissociables ?


    Toutes ces questions ne devraient-elles pas nous alerter ?

     

     

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    Pétain et Laval ?

     

    En attendant... l'histoire semble bégayer...



                  Hollande, Valls, l’Etat d’urgence et le fantôme de Vichy, juillet 40 : le vote des pleins pouvoirs à François Hollande (à sept ou huit abstentions près) par une Assemblée et un Sénat issus d’un autre "Front populaire" : les élections présidentielles de 2012.


    Hollande en Maréchal Pétain sauveur d’une France soi-disant défaite après des attentats sans précédent.


    Valls en Pierre Laval avec son allégeance indéfectible à une puissance étrangère, non pas l’Allemagne mais Israël ; un des trois acteurs majeurs de l'instrumentalisation du terrorisme dans le monde avec les USA et l'Arabie Saoudite.


    En soutien, le PS, clé de voûte de l'édifice pour une ré-élection en 2017 ?

    Le PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" que sont Fabius, Valls, Hollande. Né de la SFIO, le PS y est retourné sans bruit, sans tambour ni trompette, lentement mais sûrement. L'enfant de la SFIO aura tenu tête à peine 15 ans; 15 ans à gauche, de 1969 à 1983.

    Comme quoi, là encore, on ne peut pas cacher très longtemps d'où l'on vient.


                 Régime de Vichy et guerre d’Algérie ! N’en jetez plus ! La poubelle est pleine.

     

    ***



                 Révolte contre ceux qui comptent, se reposent et s’appuient sur la guerre pour se faire élire ou ré-élire ?


    "Le Mali aura été le plus beau jour de ma vie !" déclarait déjà, haut et fort, François Hollande en Février 2013 à Bamako.

    La guerre donc. Encore la guerre ! Tout en gardant à l'esprit que deux ans plus tard, le Mali n’est toujours pas sécurisé ; entre deux attentats sanglants, seuls la Capitale et ses lieux de « pouvoir » le sont, là où siège la Françafrique et un président malien salarié de l’entreprise France.

    Une guerre contre le terrorisme déclarée par un gouvernement et une Présidence aux abois ; un (P)président qui court après sa fonction depuis son élection, une fonction dont les habits se sont très vite avérés trop grands, bien trop grands pour lui, et un premier ministre dont l'assurance, voire l'arrogance, a tous les attributs d'une bêtise crasse qui représente aujourd'hui un véritable danger pour la démocratie et la paix intérieure, et ce... sur tous les fronts : social, politique et culturel.

    On détruit les conditions d’existence de millions d’êtres humains puis l'on prétend accueillir en grande pompe sous le silence des médias déterminés à ne jamais poser les responsabilités, une poignée de "réfugiés" qui ont eu la chance de passer à travers des tonnes de bombes dans le cadre d’opérations de déstabilisation et de destruction de toute une région conduites par les pays d'accueil eux-mêmes et leurs alliés : c'est la main qui tue et l'autre qui soigne ceux que l’autre main n’a pas pu tuer.


    Faut dire qu'ici, en France, l'heure est au recrutement massif, aux perquisitions, aux interpellations, aux assignations à résidence et aux gardes à vue... par centaines par milliers, il s’agit bien de panique… panique à l'idée que l'électorat puisse penser que cet Etat responsable des attentats du 13 novembre 2015 de par ses choix en matière de politique internationale n'en fait pas assez pour contenir la menace qui pèse sur chacun d'entre nous car, si le PS prospère sur le FN et le FN sur la politique du PS, il ne faudrait pas non plus que ce Front National de plus en plus national ne rafle la mise ; il y a des étourderies qui se paient très chères.


    Aussi, pour cet Etat PS, un seul message prévaut : "Plus sécuritaire que moi, tu meurs !"


                   C'est sûr, ce n'est pas le peuple danois qui a dit non, jeudi dernier, au référendum pour une intégration plus étroite avec les organes de coordination policière européens, qui offrirait un bonus de plus de 20 points de popularité à leur premier ministre pour s'être fait tirer comme des lapins et des pigeons ! Comme c’est le cas, ici en France, de Mohammed Merah en 2012 aux tueries du Bataclan du 13 novembre 2015, avec un François Hollande qui recueille plus de 50% de taux de satisfaction après avoir été au fond du trou trois années durant même si, pour en sortir, il semblerait que la politique étrangère de la France ait dû en faire descendre une bonne centaine dans ce même trou, 130 précisément - la nature ayant horreur du vide ! - pour y trouver non pas un regain de popularité puisque tous étaient connus de leur famille seule, mais bien plutôt une tombe.


                   Militarisation croissante de la société, tous au garde à vous… tous à la même heure, le même jour, enrégimentés... sans surprise nous sommes face cet hommage national obligatoire, après tant d'autres, depuis dix ans, cette nouvelle boursouflure étatique qui a tous les attributs d'un chantage émotionnel, un de plus,
    même si des familles, plus lucides, ont appelé au boycott de cet hommage national rendu aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 Là, on reprend espoir : ICI


    Toutes ces voix brisées, sanglots dans la voix, tous ces visages, jeunes le plus souvent, les yeux rougis d’avoir trop pleuré... tous ces témoignages diffusés tout au long de la soirée de Vendredi, semblent ne poser qu’une question : « Pour(-)quoi je meurs ? » car, tous sont morts ce soir-là, autant ceux qui n’en sont pas revenus que ceux qui en ont « réchappé » car on ne réchappe de rien, du moins jamais vraiment, quand il s’est trouvé qu’ils étaient trop nombreux autour de vous à ne pas avoir eu cette ultime chance.


    A propos des micros-trottoirs qui nous sont proposés, on notera le fait que les interviewés semblent avoir un mal fou à parler de ce qu'ils ressentent et de ce qu'ils croient avoir compris avec leurs propres mots ; en effet, on ne peut pas ne pas remarquer l'usage d'expressions et de formules toutes faites venues tout droit des journalistes des médias dominants ainsi que de la classe politique : "Avec ces attentats, Daech tente de provoquer une guerre civile en France" ; ou bien encore : "C'est à notre mode de vie, à notre civilisation auxquels Daech s'attaque !" etc...


    A ce sujet, notons que, comme un fait exprès, dans les médias et dans la classe politique, seuls ceux qui valident la politique de l'Etat PS souscrivent à cette interprétation des attentats, alors que l'on pourrait tout aussi bien dire que les attentats de Daech n'ont qu'un but : faire plier l'Etat PS à propos de sa politique étrangère : que l'Etat PS renonce à s'aligner sur l'Otan et les USA (Arabie Saoudite et Israël accessoirement) ; en effet, cela n'aura échappé à personne le fait que jamais l'Etat français n'a été aussi proche de l'Otan, des USA, d'Israël et de l'Arabie Saoudite, cette alliée de revers contre l'Irak, l'Iran et la Syrie.

     

                L'histoire de Daech et le dessous des cartes : tentative d'association des Européens avec Israël contre le "monde barbare musulman" selon la terminologie de Netanyahu… trois noms reviennent régulièrement à propos d'un projet de redécoupage du Moyen-Orient qui permettrait à l'Arabie Saoudite et à Israël de contrôler une région qui s'étendrait de l'Egypte à l'Afghanistan, une fois la Russie hors-jeu ; trois noms donc, ceux de Bernard Lewis - le prof, (choc des civilisations) Samuel Huntington- l'élève ( re-choc des civilisations) et un nouveau venu compléter une bande à l'idéologie crapuleuse : Oded Yinon - ICI pour plus d'infos avec une carte à l'appui.

                     Tous ont un plan - le même : la fragmentation confessionnelle du Moyen-Orient aux millions de morts (déjà près de trois millions depuis les années 90, on parle de quatre millions aussi ) -, et tous sont et américains et israéliens.

     

    ***


                       A propos des dernières tueries de Paris, quatre points de vue semblent maintenant émerger deux semaines après les attentats :

              1 - Ceux qui établissent clairement les responsabilités après une critique de la politique extérieure de la France : les Onfray et les Houellebecq qui reprennent le point de vue de Dominique de Villepin sans toutefois aller jusqu’à mettre en accusation un quai d’Orsay sous influence atlantiste et sioniste comme jamais dans son histoire depuis l’arrivée à l’Elysée et à Matignon de Sarkozy, de Hollande, de Valls et de Fabius.


    Onfray et consort ne justifient pas les tueries de Daesh à Paris. Tous les commentateurs de bonne foi le reconnaissent excepté les salauds et les imbéciles ; les partisans d'une condamnation sans réserve de la politique extérieure de la France établissent tout simplement un lien direct entre la France qui bombarde Daesh et les tueries de Paris. Difficile de faire autrement, à moins de penser que la France a été ciblée par hasard : choix sorti d’un chapeau dans lequel figuraient, par exemple, la Suède, l’Islande, le Portugal. Pas de chance donc... le tirage au sort aurait alors désigné la France.

     

              2 - Autre point de vue : les suprémacistes blancs racistes, islamophobes et leurs alliés que sont Finkielkraut, Zemmour, Elisabeth Lévy, Goldnadel,Taguieff (l'historien israélien, Shlomo Sand, lui répond ICI - et c'est une dérouillée que Taguieff se prend) avec Matzneff en chef de file, grand défenseur du patrimoine gréco-romain et chrétien, qui sera le premier à faire le procès non pas de la politique étrangère de la France ni des tueurs du Bataclan mais bien plutôt celui des victimes : ICI.


    Là, Matzneff n’est pas loin de reprendre les arguments des djihadistes de Daesch. Jugez plutôt : « On est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l'insignifiance des propos tenus par les survivants (des tueries du vendredi 13 novembre – ndlr) de cette « génération Bataclan ! »


    A propos de ces rescapés et de leurs témoignages, Matzneff aura recours à un vocabulaire méprisant : « zozos, imbéciles, consternant, ahurissant, médiocre… »
    car, sans honte, Matzneff rejoint dans ses analyses  Richard Millet reçu sur France Culture par Finkielkraut à propos des victimes adolescentes de la tuerie norvégienne de l’île d'Utoya en juillet 2012, un dénommé Anders Breivik ouvrant le feu sur des ados qui participaient à l'université d'été des jeunes du parti travailliste norvégien. Le bilan de la tuerie est de 77 morts et de nombreux blessés. Richard Millet publiera "Eloge littéraire d'Anders Breivik" ; il n''aura aucun mot de compassion pour les victimes adolescentes qui n'avaient qu'un seul tort : être droit -de-l'hommistes de gauche et puis... devinez ?

    Pro-Palestiniens.



                 3 - Point de vue des médias et de la classe politique maintenant : tous refusent de faire un quelconque lien entre la politique étrangère de la France et les attentats : « Ce sont des barbares ; nous sommes en guerre ; il faut plus que jamais continuer de les combattre jusqu’à leur défaire totale !»

    Rien de surprenant à cela : les médias et la classe politique sont massivement atlantistes et soutiennent Israël. Et c'est toujours le moins-pensant qui rafle la mise.


               Circulez ! Y a plus rien d'autre à comprendre ! Ce qui laisse entrevoir au centre et à droite, dans les années à venir, une politique étrangère identique à celle du PS.

    Difficile cependant pour les médias dominants et l’Etat PS d’adopter un autre point de vue, puisque cette « fausse analyse de la situation » est majoritairement approuvée par l’opinion publique qui exige d'être protégée, et ce quelques soient les causes du terrorisme qui, comme on vient de le voir, ne leur sont jamais exposées.

     
                4 - Un autre point de vue est aussi identifiable : celui qui reprend à la fois les analyses de Dominique de Villepin et de l'écrivain Matzneff mais sans la composante suprémaciste et raciste de ce dernier. C’est le point de vue « Plus arabophile que moi, plus islamophile que moi, tu meurs ! » de Marc -Edouard Nabe (ICI) qui, dans une approche sociologique et géopolitique, accorde très peu d’attention compassionnelle aux victimes des tueries du 13 novembre 2015 amateurs de concerts de rock, de matches de football ; bobos du 11è arrondissement de Paris qui se moquent de la politique, tout occupés qu’ils sont à siroter leurs apéros aux terrasses des cafés sans se soucier du reste de la société et du monde.

    C'est le point de vue de l'écoeurement  face à un projet de société qui est incapable d'accorder une dimension spirituelle à ce fameux et fumeux "vivre ensemble".

     

                   5 - Et pour finir, voici le point de vue de votre serviteur : un mix Onfray-Dominique de Villepin-Marc-Edouard Nabe avec une bonne dose de compassion pour les victimes. Voir à ce sujet mon billet : « Pour(-)quoi je meurs ? »

     

    ***

     

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                    "Les attentats de Paris : 130 morts – hausse historique de la popularité de François Hollande !"

    Si ça, c’est pas un encouragement, alors, je veux bien garder le silence jusqu’en 2017 ! Et quand on sait qu'il ne faut jamais tenter la classe politique... le pire est très certainement encore devant nous. Pour sûr !


                    Reste à savoir, toutefois, si cette présidence et ce gouvernement auront droit à l’erreur une troisième fois après les tueries de Charlie Hebdo et du Bataclan.

                    Rien n’est moins sûr car, à trop tirer sur la corde... et puis aussi : tant va la cruche à l'eau qu'à la fin... etc... etc... etc...

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    Pour prolonger, cliquez : Ceux par qui le scandale est arrivé



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  • Bientôt les pleins pouvoirs ?

     

    L'Histoire bégaiera-t-elle ?

    Les députes voteront-ils les pleins pouvoirs à...

    Valls ?

     

     


                  Standing ovation ce mardi 13 janvier 2015 pour le discours de Manuel Valls à l'Assemblée Nationale.

                  Si l'Histoire nous est d'une utilité quelconque, cette unanimité de l'Assemblée ne présage rien de bon.

     

    ***

     


               Ah, ces députés tout même ! À quatre reprises au cours d'un discours d'une trentaine de minutes, tous les députés se lèveront comme un seul homme pour applaudir Manuel Valls.


          Quel sort réservera-t-on à celui qui sera le premier à cesser d'applaudir ?

      

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    Pour prolonger, cliquez : Le 11 janvier 2015 : il était une fois...

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Sionisme et Front national : un rapprochement imminent ?

     

     

               Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Roger Cukierman, Alain Finkielkraut

     

    Semaine après semaine, éditoriaux, commentaires, livres, prestations télévisées, on ne peut plus passer à côté de ce qui ressemble au mieux... à une campagne de dénigrement, au pire... de diabolisation, contre les Musulmans, l’Islam et les Français issus de l’histoire coloniale française. 

    Dans cette campagne appuyée par les médias dominants – audience oblige ! -, il semblerait que le Front National n’ait plus le monopole de l’articulation de l’exploitation médiatique du bouc émissaire musulman, arabe, maghrébin et africain : c’est au choix.

    En effet, des acteurs connus pour entretenir auprès d’une puissance étrangère, nommément Israël, un grand, voire un très grand souci, se sont joints d’une manière maintenant récurrente et affirmée à cette campagne de diversion qui, en aucun cas, n'a pour souci l’intérêt général et le bien commun mais bien plutôt des intérêts géo-politiques, électoraux, ethniques et communautaires.

    Aussi,  force est de constater ce qui suit : dans un avenir proche, il faudra très certainement s'attendre à un "rapprochement" entre ce qu'il est convenu d'appeler "les sionistes" et l'extrême droite dans sa version Front National.

    Par "sioniste", entendons... sionistes de conviction, ceux pour lesquels le soleil se lève et se couche avec Israël ; et non de nécessité - garder son job dans les médias, la politique, la culture et les affaires -, ou d'opportunité : progresser dans sa carrière.

    Par extrême droite, on définira une idéologie historiquement traversée par les courants suivants, et pas nécessairement chronologiquement : le pétainisme, le colonialisme, l’intégrisme catholique, l’anti-parlementarisme, le nationalisme discriminatoire, le fascisme, l'anti-syndicalisme, le monarchisme revanchard, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie, sans oublier les vieilles lunes du racialisme et de l’eugénisme social.

     

               A ce propos, il reste toutefois à ces "sionistes de conviction" à gérer leur réticence vis à vis du passé (et du présent ?) antisémite de cette extrême droite aujourd’hui en partie regroupée sous la « marque » Front National ; « en partie » car,  le FN n’est pas toute l’extrême   droite :  il en reste encore à côté !

    Il est vrai que Zemmour, lui, a franchi le pas depuis longtemps car sa haine du Musulman, du Maghrébin et de l'Africain, expliquée ICI, est bien bien supérieure à son devoir de solidarité ethnique pourtant si fort dans sa communauté d’origine.

    Pour apaiser sa conscience, sans doute Zemmour s’est-il résolu à penser que l'antisémitisme a été expurgé du Front National par Marine Le Pen. Comme quoi : tous les petits arrangements avec sa conscience et la réalité sont possibles quand la fin justifie les moyens.

    Faut dire que ce sont autant les médias qui ont fait Zemmour que l'histoire personnelle de cette essayiste de RTL. Et ce n'est sûrement pas un hasard si son cheval de bataille n'est pas l'égalité et la fraternité mais... la dénonciation du Musulman jugé a priori  non-intégrable, et encore moins… assimilable ; un Musulman par essence… anti-français et anti-européen ; un Musulman décidément incompatible ! Et derrière ce Musulman : l'Arabe. Derrière l'Arabe, le Maghrébin ainsi que les Français originaires d'Afrique noire. Et derrière le Maghrébin... un soutien indéfectible à la cause palestinienne.

    Et si Zemmour ne s'intéresse qu'au Musulman et au Maghrébin en tant que juif séfarade expatrié (forcé !) d’Algérie, les médias eux, en revanche, sont particulièrement intéressés car singulièrement énervés, par tout soutien aux Palestiniens. D'où cette entente très cordiale et la complaisance avec laquelle les médias reçoivent Zemmour et Marine le Pen ; chacun y trouvant son compte : les Musulmans à Zemmour et au Front National ; les Arabes (comprenez : les antisionistes) aux médias.

    Sur ce chapitre « Médias », quant à leurs propriétaires et leurs employés journalistes qui ont en commun une solidarité indéfectible à Israël et son système colonial d'apartheid (ce qui n’est sûrement pas fait pour déplaire au FN qui voit là sans doute la possibilité d’un modèle de développement « à part » de la minorité musulmane française – rejet, stigmatisation, relégation aux travaux les plus ingrats, surexploitation de sa main d’œuvre), pour ces médias-là, la quasi-totalité, Zemmour c'est tout ce que le Front national aurait pu être, et devrait être, à leurs yeux à tous et auquel ils souhaiteraient pouvoir se rallier, tactiquement, dans la connivence et le soutien tacite, si ce n’était le boulet antisémite de ce parti, et en ce qui concerne ces mêmes médias tous ralliés à la mondialisation, sa détestation d'une oligarchie qui ne reconnaît aucune frontière ni aucune nation ; or, Zemmour est bel et bien leur face cachée à tous car, l'articulation par Zemmour d'un hypothétique "péril musulman" et d'un fantasmatique "remplacement de la population française de souche par ces mêmes Musulmans" cher à Renaud Camus, sert à merveille leur propre angoisse et leur désir de garder le contrôle, de dominer la scène médiatique afin de continuer de protéger l’image et les intérêts d’une puissance étrangère qui ne recueille plus, depuis trente ans, le soutien des Peuples d’Europe ; une puissance unanimement condamnée par le reste du monde de surcroît.

     

    ***

     

    Après Zemmour…

     

    C’est au tour d’Aymeric Chauprade, membre du FN de fraîche date, aujourd’hui député européen, jadis un opposant au lobby pro-israélien et néo-conservateur ; il s’est récemment converti au « Musulman bashing » en faisant sienne la priorité de la lutte contre le péril que représente l'Islam en Europe ; tactique électorale oblige ! De la droite à l’extrême droite, l’islamophobie est fédérateur ; aucun parti n'a perdu des voix en l'instrumentalisant ; tout comme à gauche, l’anti-islamophobie. Le PS qui se suffit à lui-même, et que l’on ne peut décidément pas classer à « gauche », soufflant, comme un fait exprès, le chaud et le froid sur cette question.


               Un petit retour en arrière maintenant : souvenons-nous, il y a quelques années déjà, à l’occasion des premiers succès électoraux du Front National, Roger Cukierman du Crif s’en est félicité dans ces termes : « Avec la montée du FN, les Arabes n’auront qu’à bien se tenir ! ».

    Comme quoi…. on n’est jamais assez vigilants !

               Le site Causeur.fr, privé d’abonnés, - on peut légitimement se demander comment il se finance : salaires et frais de fonctionnement ? -, dirigé par Elisabeth Levy, véritable passionaria de l’islamophobie… islamophobie qui cache, dans les faits, une aversion inavouable pour l’Arabe anti-sioniste, occupe ses "Une", avec Charlie Hebdo, semaine après semaine, tantôt avec la caricature des Musulmans, tantôt avec la condamnation de l’Islam, amalgames sur amalgames (terrorisme et exécutions barbares), jusqu’à sommer la communauté musulmane de France de se désolidariser publiquement de tous les cinglés du djihad ainsi que des groupes qui fleurissent ici et là comme des champignons après la pluie, (groupes pas seulement auto-financés ni auto-manipulés : suivez notre regard !) : in fine, l’Islam est, là encore dans les colonnes de ce journal, jugée incompatible avec tout ce qu’une Elisabeth Levy souhaite préserver comme pré carré et autres domaines réservés : une partie du monopole du pouvoir médiatique et du lobbying politique et communautaire.

     

               Après Zemmour, nul doute… le pompon revient à Alain Finkielkraut qui se cache derrière Charles Péguy et la Comédie française pour mieux recevoir cordialement sur France Culture, Richard Millet et Renaud Camus - deux suprémacistes blancs et chrétiens (1).

    Aujourd’hui même, Alain Finkielkraut, s'est évertué, une heure durant, ce samedi 18 octobre 2014 donc, dans son émission Répliques, sur France Culture (!!) à relativiser l'engagement à l'extrême droite du colonel de La Rocque - dans les années 30, il est à l'origine du slogan "travail, famille, patrie" repris par Pétain et sa Révolution Nationale -, auprès de deux de ses invités, deux « historiens du fascisme », sans toutefois, à son grand regret, convaincre ni l'un ni l'autre. En fin d'émission, il y reviendra : il tentera cette fois-ci de disqualifier toute tentative d'associer à la fois le régime de Vichy à du "fascisme", et plus près de nous, aujourd’hui, le Front National… à l'extrême droite, et là encore, au fascisme.

    Sur France Culture... on ne corrige pas un Académicien !

    On est donc libres mais... prévenus.

     

                Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, Roger Cukierman, Alain Finkielkraut, Aymeric Chauprade, Renaud Camus, Richard Millet… inutile de se voiler la face, le rapprochement est bel et bien en marche : sionisme et Front National, même combat !

    Combat contre l'Arabe, le Musulman, le Maghrébin anti-sionistes et l'Africain.

     

    ***

              

                   A tous ces sionistes pressés d’en découdre au côté du FN, qu’il soit permis ici de leur opposer la figure de Marc Bloch…né le 6 juillet 1886 à Lyon ; historien français, fondateur avec Lucien Febvre des Annales d'histoire économiques et sociales en 1929, Marc Bloch a donné à l'école historique française une renommée internationale. Combattant de la Grande Guerre, décoré de la Croix de guerre et de la médaille militaire,à la déclaration de la seconde guerre mondiale, Marc Bloch alors âgé de 53 ans demandera à être enrôlé.

    Après la défaite et sa démobilisation, Marc Bloch refusera toutes les propositions d’exil : ni Londres, ni l’Amérique du Sud ni les Etats-Unis ; il se réfugie dans la zone libre. En 1943, après l'invasion de cette zone, il s'engage dans la Résistance, dont il devient un des chefs. Il est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, torturé, il meurt le 16 juin fusillé par la Milice.

     

     

     

    1Renaud Camus a fait du danger imminent du "remplacement de la population française de souche par les Musulmans"  l’alpha et l’oméga de toute sa réflexion à la fois politique et existentielle.

    Richard Millet, libanais de France, est un suprémaciste blanc et chrétien : dans son ouvrage « Éloge littéraire d’Anders Breivik », il tentera à mots à peine voilés de nous dire ceci : « Que ces 74 ados assassinés vivent ou meurent cela n'avait aucune espèce d'importance. Se trouvaient réunis ce jour-là sur cette île, des ados incultes et livrés au multiculturalisme et à la culture américaine ; de plus, ils n’avaient pas de mots assez durs contre Israël.  Aussi, avec ces assassinats, l'humanité n'a rien perdu. Bien au contraire : on s'est débarrassés d'une bande de jeunes cons qui méritaient à peine de vivre."

    On peut imaginer quel aurait été le tollé si, à propos des trois enfants juifs victimes de Mohammed Merah, un éloge semblable avait été publié : "Qu'importe la mort de ces trois enfants juifs ! Endoctrinés dès leur naissance, ces enfants une fois ados, et plus tard, adultes, auraient pris fait et cause pour cette idéologie raciste et diabolique et qui nous pourrit la vie qu'est le sionisme ! Ce jour-là, avec la mort de ces enfants, l'humanité n'a rien perdu. Bien au contraire : elle s'est débarrassée de trois gamins qui ne méritaient pas de vivre".

    Qui aurait  édité un tel ouvrage et qui, dans les médias, aurait reçu son auteur ? Personne, bien évidemment.

    Rejet du multiculturalisme, dénonciation de l'«islamisation de l'Europe», Anders Breivik, fondamentaliste chrétien lié à l'extrême-droite, adepte de «l'idéologie du choc des civilisations», sera reconnu responsable de l’assassinat de 92 personnes : sept ont péri dans un attentat à la bombe à Oslo et 85 lors d'une fusillade dans un camp de jeunesse des jeunes travaillistes norvégiens âgés de 14 à 18 ans.

     

     

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  • Zemmour et Pétain : la question de la collaboration

     

    marechal-Petain-et-Pierre-Laval-en-discussion-a-Vichy.jpg

     Pétain et Laval... la France dans de beaux draps !
     
     
     
     

                Dans un chapitre de son dernier livre “Le Suicide français”, Eric Zemmour relativise le rôle du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs français. L’historien Serge Berstein le contredit : “Zemmour se trompe lorsqu’il dit que Pétain a sauvé des Juifs” : c’est ICI

     

    ***

     

            Il ne faudra pas que les partis pris de Zemmour responsables de ses approximations historiques dénoncées par l'historien Serge Berstein dont la bonne foi, l'honnêteté et un engagement à la cause de la France - ce concept unique et indivisible ! -, et de "sa vérité" dans les pires moments de son histoire, ceux d'une défaite sans gloire ni honneur, semblent ne pas devoir faire l'objet d'un soupçon quel qu'il soit, contrairement à d'autres historiens ou non qui n'ont qu'un objectif : traîner ce pays qui est le nôtre dans la boue de l'antisémitisme en général et du fasciste  - voire du nazisme - en particulier, et ce afin d’obtenir d’elle une soumission totale à un projet peu recommandable qui a déjà fait ailleurs la preuve de son incompétence et de son rejet quant à la conduite d’un idéal de justice et de fraternité jusqu’à son montrer son vrai visage : celui d’une société d’apartheid…

    Que cette polémique autour des propos de Zemmour au sujet du régime de Vichy, entre deux eaux minérales, gazeuses ou pas, ne nous empêche surtout pas de rappeler ceci :

              Alors que 75 % des juifs vivant en France ont échappé à la déportation, nous Français, n’avons pas à rougir de ce que la France, collectivement, à pu afficher comme visage, et ce pour les raisons suivantes :

               - La France fut occupée dans le cadre non pas d’une opération menée par une Allemagne indisposée par un Empereur décidément ingérable, dans la mémoire des événements de 1815…  - cocktail et champagne, négociations franco-anglo-prussienne -, mais bien plutôt dans le contexte historique d’un cataclysme d'une guerre mondiale la plus meurtrière de l'histoire, au cours de laquelle 45 millions de civils y laissèrent leur vie ; en effet, pour la première fois dans un conflit, le nombre de victimes civiles sera supérieur à celui des victimes militaires. En cela, cette Seconde guerre mondiale annoncera les grandes boucheries des bombardements civiles du Vietnam, du Cambodge, du Bangladesh, du Timor oriental... et plus près de nous dans le temps : de l'Irak.

    - Les forces d'occupation étaient guidées par une idéologie – le nazisme - qui avait placé au cœur de son dispositif de domination et de répression ainsi que d'asservissement, entre autres minorités, et/ou Peuples constitués (les Slaves pour ne pas les citer) les Juifs d’Europe. 

    - Les pleins pouvoirs constituants votés à Pétain offrira à ce dernier et à sa Révolution nationale (RN) l’opportunité de mettre en oeuvre un programme qui a placé, lui aussi, au coeur de ses préoccupations les Juifs (et les étrangers ainsi que de tous les opposants passés et à venir ): exclusion de l’enseignement, des médias, des administrations, des industries culturelles et autres. En effet, cette idéologie se proposait de ramener la « condition juive » en France à ce qu’elle était sous l’ancien régime contre une Révolution Française qui apporta aux Juifs le droit d'accéder à  la Citoyenneté pleine et entière ainsi que contre le décret Crémieux de 1870 qui accorda d’office la citoyenneté française aux 35 000 Juifs d'Algérie ; décret abrogé par ce même régime en Octobre 1940.

                Pour ces trois faits aussi historiques que concomitants, c’est tête haute et droit dans les yeux que l’on doit pouvoir à la fois répondre à Zemmour et à ceux qui seraient tentés de nous accablés de tous les maux, nous tous collectivement, à propos de cette période de notre histoire car, aucun pays qui a eu le malheur de réunir ces trois conditions propices à tous les catastrophes humaines dans une simultanéité aussi ravageuse que mortelle, n’a pu ou su épargner, comme nous l’avons fait, les populations les plus menacées.

    Doit-on alors parler de « miracle », d’intervention divine ? Certes non ! Quand ça pleure, quand ca saigne, quand ça hurle, quand ça meurt, Dieu est absent. Toujours !

    On parlera simplement de prise de conscience, de sens des responsabilités, de compassion, d’interventions aussi anonymes que multiples et composites, aussi spontanées que savamment organisées, aussi héroïques que discrètes, de tous les acteurs de la société, de tous ses corps constitués, laïcs ou religieux, des intéressés eux-mêmes… enfin bref : de la Nation française tout entière.

                 Jean Moulin n’est certainement pas mort sous la torture et sans avoir parlé au nom d’un patriotisme au service d’une Nation sans honneur. Et ceux qui criaient « Vive la liberté !» et/ou « Vive la France ! » avant de tomber sous les balles d’un peloton d’exécution allemand ou d’une milice au service de Vichy… pour un pays qui n’aurait eu qu’une histoire déshonorante à faire valoir : les Peuples restent ce qu’ils sont en toutes circonstances : dans le faste des fêtes qui célèbrent la prospérité et la concorde comme dans le désastre des catastrophes humaines qui voient ses valeurs laminées par le rouleau compresseur de la haine et de la folie meurtrière.

    C’est là son âme.

     

    ***

     

                Et puis… tenez : rien qu’en traînant les pieds, c’est fou ce qu’on peut gagner comme temps et épargner comme vies !

     

     

     

    1 - C'est de Gaulle qui condamne Pétain à endosser le mauvais rôle de la défaite ainsi qu'à un jugement négatif et sans équivoque de l'histoire quant à son action à la tête d'un gouvernement collaborationniste. Sans de Gaulle, sans son appel du 18 juin 40, sans Jean Moulin et la Résistance, on ne compterait plus aujourd'hui les historiens disposés à nous expliquer à quel point Pétain, en négociant la défaite avec l'occupant, a sauvé la France d'une destruction certaine sans profit pour  personne sinon pour les Allemands. De Gaulle est sans aucun doute la mauvaise conscience du pétainisme et de cette histoire-là qui ne nous sera jamais contée car de Gaulle l'interdit. N'ayons néanmoins aucune illusion : sans la Résistance, des historiens prêts à nous conter l'histoire d'un Pétain-sauveur-de-la-France  auraient été légion car il n'y a pas plus lâche qu'un historien, plus obtus, plus intéressé, plus vil qu'un historien, tous experts du mensonge par omission d'où qu'ils viennent.

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  • Penser l'histoire aujourd'hui avec Annie Lacroix-Riz : une contre histoire de la défaite

     

                          

                            Qui fait quoi, à qui, pour-quoi, où, comment et pour le compte de qui...

                

                    Après Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio, Atzmon, Guy Debord, Irène Frachon, Georg Lukács, Jules Romains, Louis-Ferdiand Céline, Michel Collon, Wikileaks, Marie Monique Morin, Marcel Duchamp, la Banque, Dupont-Aignan, Clap 36, la Scop Le Pavé, la loi Fabius-Gayssot, Internet, Chauprade, le CNR...

     

     

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    annie lacroix-riz le choix de la défaire.jpg

     

              Certes, l'histoire est une matière explosive. Bien qu'on en sache plus aujourd'hui avec l'ouverture des fonds d'archives qui concernent cette période, il semblerait pourtant que l'on en dise moins aujourd'hui sur la défaite de 1940 qu'à l'époque. 

              Aussi, force est de conclure qu'il n'y a pas plus dissimulateurs que les historiens.

     

     

     

           Annie Lacroix-Riz : « le Choix de la Défaite »conférence de 2011.

     

                  Banque de France (qui regroupait toutes les grandes banques privées) et ligue des forges... (MEDEF de l'époque)... les affaires sont les affaires ! Pour la puissance industrielle et financière qu'est la France, pour cette synarchie qui la dirige

    avec La Cagoule, l'Allemagne devient un bon, très bon client des années vingt à la fin des années trente jusqu'à la déclaration de guerre pour mieux remettre le couvert après l'armistice de juin 40.


                   Annie Lacroix-Riz, historienne, ne se laisse pas intimider car c'est bel et bien une contre histoire de la défaire de 1940 qu'elle nous présente là.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd'hui avec...

     

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