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parti de gauche

  • Mélenchon and Co : le rendez-vous avec les Législatives de 2017 à ne pas manquer ?

                     Place Stalingrad à Paris, dimanche 5 juin 2016, était organisé à Paris un défilé de la France insoumise qui s'est terminé par une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon.

     

     

                   Rassemblements, meetings, campagne présidentielle...

    In fine, on jugera Mélenchon sur sa capacité à parler à tous ceux qui, à gauche, ne veulent plus du PS - élus et électeurs confondus -, ainsi qu’aux gaullistes et à l'extrême gauche, en passant par les Verts, les dissidents du PS, les communistes et le premier parti de France : les abstentionnistes des classes populaires ; en particulier, celles issues de l’immigration et de la colonisation.

     

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                  Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon qui aura mis trente ans à réaliser qu'il est "de gauche" et le PS "de droite" vit sa vie d'homme de gauche, tentant d'animer le débat... ou bien plutôt, s'animant ici et là...

    Mais au fait : que sait, qu'a compris Jean-Luc Mélenchon des classes populaires, de tous ceux et celles qui votent FN, de ceux et celles qui ne votent plus ? Que sait-il des "quartiers" ?

    Député européen, force est de constater qu'aujourd'hui Mélenchon se situe le plus loin qui soit de ceux sans lesquels une gauche digne de ce nom ne peut espérer imposer un nouvel ordre politique et économique dans une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre faite aux Etats-nations, à l'Etat- providence, aux droits des salariés, à la démocratie et la liberté d'expression.

     

                Mélenchon ici, Mélenchon là, avec les médias, manifestement il prend du plaisir ; ne ferait-il pas mieux de s'adresser aux électeurs ? Car, accepter les invitations des médias à répondre aux questions de leurs "journalistes" est vain et sans doute contre-productif... d'autant plus qu'on ne convainc personne. Jamais !

    Aussi, ce qu’il faut aujourd’hui, c’est questionner la question, puis celui qui la pose (2) et celui qui paie celui qui l’a posée. C’est sans doute le seul service à rendre à ceux qui, à l’heure d’internet, ont encore la naïveté d’attendre quoi que ce soit de la télévision en générale et de ce type d’émission en particulier.

    C'est là que l'efficacité est au plus haut ; là où chacun demeure libre de tirer les conclusions qui s'imposent ; maïeutique d'ordres politique et social au sens le plus riche, le plus complet et le plus authentique du terme, l'esprit accouchant alors d'un questionnement salutaire : que nous est-il fait, par qui, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ?

     

    1 - Ambition tout à fait réaliste ; ce qui situerait cette force entre 14 et 17% - estimation la plus pessimiste.

    2 - Des journalistes ultra-libéraux en économie dont les salaires sont pourtant subventionnés à hauteur de millions d'euros par le contribuable : près de 230 millions d'aides d'Etat répartis sur 200 titres de presse ont été versés en 2014. De quoi leur clouer le bec à tous en les mettant face à leurs contradictions.

     

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                      Mondialisation oblige ! Notons le fait que toutes les lois antisociales et les traités qui remettent en cause la souveraineté des peuples nous sont imposés soit au détriment d'un vote de l'Assemblée nationale (le 49.3) soit en dépit d'une consultation de l'électorat par référendum. A chaque fois, on sort du cadre démocratique.

    Le Mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon a fort justement dénoncé l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer en force la loi El Khomri. Au moment de son retour à l’Assemblée après un passage chez les sénateurs qui, en majorité, s'oppose à son détricotage  - un projet de loi vidé de son contenu à force de compromis… ces sénateurs comptent revenir à sa version originelle -, Mélenchon a appelé les députés PS à prendre leurs responsabilités en votant la motion de censure contre le gouvernement, d’où qu’elle vienne…

    Seulement, il y a fort à parier que les frondeurs du PS en particulier - et  les Verts aussi, trop souvent dépendants du PS aux élections nationales  - refusent de remettre leur mandat de député en jeu en mai 2017 sans le soutien (l'investiture) du PS ; un PS qui ne manquera pas d'exiger de ces frondeurs qu'ils quittent le parti en cas de vote de la motion de censure au côté de la droite ; sans doute n'ont-ils pas encore compris ceci : frondeurs PS ou pas, tous sombreront en 2017 avec ce parti car tous peuvent compter sur un électorat de gauche rassemblé autour des représentants d’une gauche alternative à la Présidentielle de 2017 et aux Législatives qui s'en suivront : un électorat qui ne vote plus PS depuis trois ans déjà.

                    Faut-il rappeler que la priorité reste la reconstruction de la gauche sans le PS ? Même s’il n’est pas sûr que tout le monde ait compris qu’il doit s’agir d’une gauche d’une République refondée (ICI), accueillante aux républicains des deux rives (gaullistes). A ce sujet, le refus de Mélenchon adressé à Jean-Pierre Chevènement qui défend un tel projet augure mal pour la suite des événements à propos de cette gauche à reconstruire un peu sur le modèle du CNR : « Conseil National de la Résistance ».

    Car l'urgence est bien celle-ci : créer une force qui fera que jamais plus un Président dit de gauche et qui aura fait campagne à gauche, ne s’autorisera à nommer un gouvernement de droite ; une force capable donc de tenir en laisse cette fausse gauche qu'est le PS aujourd’hui totalement décomplexé entre les mains d’un Valls et d’un Macron...

    Une force électorale appuyée par un véritable engagement sur le terrain  - être capable de mobiliser des centaines de milliers de militants dans les rues -, car... acculé, le PS en tant que parti de gouvernement en quête d'une majorité, n'hésitera pas à faire alliance avec une partie de l'UDI et de LR.

     

                   Jean-Luc Mélenchon (ICI) a donc répondu "niet !"  à Jean-Pierre Chevènement ; à la place, il propose une "conférence internationale pour le plan B"... avec qui ? Devinez !

    Avec la Grèce (Tsipras ? Syriza ? Les dissidents de Syriza ? Varoufakis ?)  et Podemos en Espagne ; un Podemos en chute libre dans les sondages !

    Alors, c'est sûr, tout ce beau petit monde va peser lourd, très lourd sur la scène internationale ! Et Mélenchon aussi.

     

     

    2 - Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...          

     

    ***

     

                   Pour changer la donne et faire bouger les lignes, il faut tout miser sur le poids à la fois symbolique et réel de la France. C'est donc bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit ; une alliance libérée de l'axe américano-israélo-qatari-saoudien ; une alliance proche de la Chine, de l'Inde, de la Russie ; une alliance fraternelle (et respectueuse) avec l'Afrique et l'Amérique du Sud, tout en soutenant sans faille la cause palestinienne - et s'en donner réellement les moyens ! - et tout en reconnaissant à l'Iran un rôle majeur à un niveau régional et international ; sans oublier un retrait total de nos troupes et de nos agents de la Libye à l'Afghanistan, de l’Irak à la Syrie dans une région plongée dans un chaos géopolitique savamment organisé par l’axe précédemment cité. Car, en ce qui concerne cette région, c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer : et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

                    Mélenchon a-t-il compris que le mondialisme, notre ennemi mortel (et non la mondialisation qui relève de la technique et de la science) - cette guerre contre l'Etat nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression -, n'est ni de droite ni de gauche mais ailleurs : là où triomphe la maximisation du retour sur investissement du capital humain ; un être humain comme moyen et non comme fin.

                    Nul doute : ce mondialisme-là nécessite une autre lecture de la scène politique française ; une lecture stratégique et tacticienne.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

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  • Quand Michel Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses

     

                Onfray à la une du Figaro avec Finkielkraut qui titre "Comment la gauche à perdu ses intellectuels" ; Onfray chez Marianne ; Onfray  attendu au côté de Zemmour le 5 juin à Nice ; Onfray dans Le Point fustigeant Emmanuel Todd...

    Onfray par-ci, Onfray par-là...

    Onfray rentre à la maison, chez les médias qui l'ont fait ; les médias dominants qui plus est.

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    Publié en Janvier 2015

     

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.

     

    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

     

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)

     

                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.

     

                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».

     

    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…

     

                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.

     

                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :

    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ; ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.

     

    Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !

     

                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

     

             Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques touchent Onfray directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à toute critique ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux à ceux qui se sont rangés du côté des nantis : une ploutocratie mondialiste en l'occurrence.

     

              C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"

     

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              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, Fourest, Moix… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Un sans faute d'Aymeric Caron face à Onfray

     

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  • Elections départementales : le PS doit mourir pour que la Gauche renaisse



                  Défaites électorales en chaîne du PS (Municipales, Européennes, Législatives partielles)...

    Il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : culbuter le système électoral, obtenir la dissolution du PS en attendant la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe contre un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, tout en pensant aujourd’hui qu’il peut, en toute impunité, échapper à une sanction à la fois morale et électorale.


    E. Chouard chez Taddeï 5 sept 2014

     


                Dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’un "mondialisme" qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux, l'Etat providence et la démocratie... et dont la construction européenne est l'un des instruments...

    Parti d'élus privé de militants, au moment où le PS semble avoir besoin à nouveau d'un FN fort pour se maintenir, à l'heure de toutes les capitulations et de tous les reniements, il n'est certainement plus possible d'entretenir par nos votes des carrières de députés, de députés-maires, de conseillers généraux, de sénateurs, de ministres et autres secrétaires d'Etat, de présidents de région, de département, tout un personnel politique PS au service d'une représentation qui n'arbore plus que les couleurs d'ambitions professionnelles sans projets et sans courage.


    De plus, force est de constater qu'il n'y a pas de carrières - politiques ou autres -, pour ceux qui veulent prendre l'argent là où il est ! Voyez où sont les Tony Blair et les Moscovici de la politique aujourd'hui ! Dans une des permanences du secours catholique à distribuer des boissons chaudes à des clochards qui sentent l’urine ? Non. L'un travaille pour la Banque, l'autre pour la Commission européenne au service de ce même secteur bancaire.

                   Aussi, une seule stratégie s’impose : il faut porter la crise au cœur du patronat PS. Porter la crise c’est faire vivre à ce patronat PS (1) qui depuis plus de trente ans exploite sans vergogne nos aspirations pour une société de justice et de liberté... ce que vivent des millions de foyers : la menace de la relégation pour les uns, et la chute pour les autres.

               Toute autre stratégie sera inefficace !

               Un impératif catégorique commande de renverser les conditions au sein desquelles le PS n'a pas cessé depuis trente ans d'asservir l'électeur dit "de gauche". Aussi... aux prochaines élections, et à toutes les élections... sans exception, un vote destiné à affaiblir le PS dès le premier tour s'impose ; au second tour : la pêche à la ligne ou bien le vote blanc si le PC, le Parti de gauche, EELV hors alliance PS... ne sont pas présents.

    Il faut mettre à terre ce parti de la non-gauche qu'est le PS ! Ceux qui, élection après élection, ne se reconnaissent aucune obligation d’honorer leur programme de campagne quitteront alors très vite le navire d'un parti qui ne leur offrira plus aucune perspective de carrière ; et les autres aussi, ne pouvant s'y maintenir, une fois discrédités, car le PS ne pas être réformé et tous les partis meurent un jour ! La SFIO… le PC…

     

                 Ne nous laissons donc pas piéger par ceux qui comptent sur une démobilisation massive pour triompher ! A vos bulletins de vote citoyens !

     

    Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse !

     

     

     

    1 - Ce patronat PS a tout voté de cette Europe qui n’est qu'un instrument de plus au service d’un mondialisme sans visage, sans honneur et sans justice.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Front national et PS : les deux faces d'une même pièce

     

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  • Les frondeurs... dégonfleurs !

               

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                     Les "frondeurs" du PS qui ont pourtant forcé le gouvernement à utiliser l'article 49-3 pour adopter la loi Macron - loi qui marque la sortie de la présidence et du gouvernement PS du camp de la Gauche -, tout en étant soulagés qu'ils n'aient plus... pour les uns, à voter contre, pour les autres, en faveur de cette loi, ces frondeurs ne voteront pas la motion de censure déposée par l'UMP et l'UDI ; les Ecolos non plus.

    Seul le parti communiste (15 députés) la votera.

    Faut dire que Valls et Cambadélis (Premier secrétaire du PS) ont menacé les frondeurs PS d'exclusion. Aussi, tous sont rentrés dans leur niche ; aucun d'entre eux n'a voulu prendre le risque de devoir jouer le député PS chez Pôle Emploi en 2017 ; en effet, c'est un salaire mensuel de près de 12 000 euros, dont la moitié net d'impôts, qui est en jeu pour tout ce beau petit monde.

    Dure dure la dissidence ! Dur le courage !

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                Sur France info le mercredi 18 janvier, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur l'utilisation de l'article 49-3 de la Constitution par le gouvernement ainsi que sur les conclusions d'une "étude" du directeur de la Fondation pour l’innovation politique, Dominique Reynié ; invité sur France Inter par un "journaliste", Philippe Cohen, coutumier du procès d'intention et de la diffamation, Reynié dresse le portrait d’un Parti de gauche antisémite ; ce Parti étudie une plainte en diffamation contre ce même Reynié.

     

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    Pour prolonger, cliquez : continuer de porter la crise au coeur du PS

     

     

     

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  • Etienne Chouard : un homme en danger

     

                 C’est lui, c’est Etienne Chouard ! Inlassable pédagogue du TAS (tirage au sort des représentants du Peuple : volonté des citoyens).... même si ce système de nomination peut être critiqué - ICI par un dénommé Clément Sénéchal(1) -, black-listé au Parti-de-gauche, une meute composée de journalistes et d'activistes politiques cherche à l’abattre : Les Inrocks, l’Express, et des membres de M6R  (Pour une 6è république) sur Médiapart - encore Médiapart ! - qui semble se spécialiser dans le lynchage ad   hominem !

     

                La raison de cette cabale ? Devinez ?

                Et bien... à l'heure où Marine le Pen, Zemmour et Finkielkraut sont reçus partout dans les médias, on reproche à Etienne Chouard d'entretenir des relations avec différents acteurs de la dissidence, lesquels acteurs partagent en commun deux défauts majeurs à leurs yeux à tous : ils ne sont ni islamophobes ni complaisants à l'égard d'une idéologie, le sionisme, telle que la politique d’Israël et la soumission de toute la classe politique et médiatique ainsi que de l’Etat français et des institutions européennes peuvent nous en donner chaque jour une représentation  : colonisation, bombardements civils, assassinats et chantage à l’antisémitisme.

     

    ***

     

                 

               Après le Musulman, un autre procès en sorcellerie nous est proposé : Etienne Chouard ; procès symptomatique d'une société au bord de l'asphyxie et d'une gauche qui s'agite dans un bocal et tourne en rond faute d'être capable de nouer des liens véritables avec un électorat qui n'a de cesse de lui tourner le dos ; à l'occasion de ce procès conduit par de pauvres hères aussi dogmatiques qu'ignorants et obtus, égarés quelque part dans les années 30 (2), une Judith Bernard, membre de M6r, sera sommée de se désolidariser d'un Etienne Chouard maintenant jugé infréquentable ; ce qu'elle fera après avoir résisté une semaine dans un climat qui, aujourd'hui, n'a plus rien à envier au Maccarthisme, à la suite de pressions exercées par des apprentis commissaires politiques au service d'une gauche déjà perdante avant d'avoir livré le moindre combat car, à la tête d'un projet - une 6e République -, sans véritable assise populaire parmi un électorat de plusieurs dizaines de millions d'électeurs potentiels dont près de 45 millions d'inscrits (3).

    La volte-face de Madame Bernard aura pour titre  "Je n'ai pas de proximité idéologique avec Etienne Chouard - retour sur ma coupable naïveté " :  contrition, repentir...  là où le courage et la cohérence s'effondrent... Judith Bernard n'est pas la première à se soumettre, elle ne sera pas la dernière non plus !

     

                 Aussi, qu'il soit permis ici d'adresser à Etienne Chouard, infatigable démocrate, un soutien sans réserves.

     

     

     

    1 - Ce qui n’implique pas que l’on doive nécessairement faire confiance à son auteur, membre du parti de gauche, proche de Mélenchon et de Médiapart ; un Clément Sénéchal qui a tout du profil de celui qui ira manger, dès que l’occasion se présentera, à la gamelle de la politique aux frais des contribuables, à raison de plusieurs milliers d’euros par mois, courant le mandat de député ou autres comme d'autres le cachet, ce qui peut expliquer son parti pris contre le tirage au sort qui remettrait en cause, il est vrai, un nombre conséquent de carrières passées et à venir d'activistes qui n'attendent que de pouvoir « se gaver » car on oublie de dire que la politique est une activité très très lucrative, qui plus est... net d’impôts en partie… dans tous les cas autrement plus lucrative que le déroulement d’une carrière universitaire de files d'attente ou un marché de l’emploi dans un secteur privé où il faut chaque matin aller vraiment gagner sa pitance et non la voler. 

    D'où la nécessité, soit dit en passant, d'un projet de dé-professionnalisation de la politique et de la réduction drastique de son train de vie (Tout le monde au SMIC !)... et ce afin qu'elle cesse d'être le refuge de ceux qui ne veulent pas se lever le matin pour aller bosser.

     

    2 - Et une définition du "péril fasciste" qui a près d'un siècle de retard car le fascisme aujourd'hui, c'est à Wallstreet qu'on le trouve  et dans un mondialisme qui n'est qu'une guerre contre l'Etat providence, les corps intermédiaires et représentatifs, les Parlements, les Assemblées - le législatif et l'exécutif -, contre les Nations, les frontières et la démocratie in fine ! Le fascisme, on le trouve auprès des agences de notation, dans une Europe dictatoriale et dans la privatisation de la politique ; et pour cause : tous savent qu'il n'y a pas de carrière possible pour quiconque souhaite prendre l'argent là où il est !

    3 - Une 6e République tout en restant dans l'U.E, et avec l'Euro, contre la Russie, demain la Chine, avec les Atlantistes-sionistes et une abstention de 40% à 60% parmi les classes populaires : une grosse blague de gauchistes - maladie infantile -  désoeuvrés, cette 6e République !

     

     

    Le tirage au sort : Étienne Chouard, Jacques Testart et Yves Sintomer

     

     

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  • Quand Onfray rentre à la maison tout en serrant les fesses…

     

                      « Le tribal fait désormais la loi », titre Marianne à l’occasion de son entretien avec Michel Onfray, reprenant ainsi à son compte un constat de l’essayiste qui impliquera en priorité, « la tribu musulmane », tout en dédouanant toute autre religion et/ou communauté.

    A la question : « Faut-il, comme certains le proposent, redéfinir la laïcité comme respect de toutes les religions ? » Onfray répondra : « La laïcité comme respect de toutes les religions, c’est la porte ouverte aux surenchères religieuses. Il n’est pas dans la nature du judaïsme d’être prosélyte, on naît juif ou on ne l’est pas. Le christianisme n’a plus les moyens d’être prosélyte – encore qu’il reprenne du poil de la bête avec les succès engrangés par l’islam, ce qui lui donne des idée ! »

    Comme le fera justement remarquer un commentaire posté à la suite de cette interview : « Est-ce neutre et objectif pour un athée agnostique laïc de ne s'attaquer qu'à une seule religion? »

    En effet, Onfray absout le Judaïsme et son bras armé qu’est le sionisme contre deux évidences : le sort qui est fait aux Palestiniens ainsi que le chantage et les pressions exercés ici en France, avec l’appui de médias totalement sous influence, contre quiconque souhaite publiquement remettre en cause la soumission de l’Etat français et de la quasi-totalité de la classe politique à une idéologie de mort.

    Quant au Christianisme sur le dos duquel il a longtemps fait son beurre à coup d'anathèmes : Onfray oublie un Protestantisme à l'origine d'un néo-libéralisme économique qui a tout envahi, des églises évangéliques hégémoniques en Afrique, en Asie et Amérique du Sud proche des néo-cons américains et un Catholicisme aux combats d’arrière-garde aussi omniprésent que minoritaire.

    D’autant plus que le prosélytisme n’implique pas seulement « propagande et recrutement » mais peut concerner aussi, et surtout, le conditionnement des esprits conduisant à une absence totale d’analyse critique, et à la soumission face à un groupe de pression politico-religieux qui n'admet aucune contestation ni remise en cause de ses agissements et de ses fins.


    ***

     

                 Nombreux sont ceux qui vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !" C'était à l'occasion des élections européennes ; Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat.

    C’était en 2009.

    Aujourd’hui isolé, ayant perdu nombre de ses lecteurs depuis l’arrivée d’Internet – il s’en plaindra en ces termes : « Plus personne ne lit ! » ; contesté sur la toile comme nulle part ailleurs et comme jamais… Onfray a découvert, voilà quelques années, qu’il ne faisait pas l’unanimité chez le citoyen lambda, le quidam à l’esprit libre, autodidacte ou pas, informé et instruit ;  unanimité en trompe l’œil… unanimité autour de ceux qui, des années durant, n’ont jamais rencontré la moindre opposition là où ils communiquent : télés, radios, presse. Et manifestement Onfray ne s’en est toujours pas remis : toutes ses déclarations à l’emporte-pièce contre Internet confirment le fait que notre essayiste a vraiment du mal à vivre cette remise en cause ; et puis, grapho-maniac, Onfray sort plus de deux livres par an depuis vingt ans ; c'est comme donner le bâton pour se faire battre, c'est sûr !

     

                (Michel Onfray pris en flagrant délit : il refuse de partager une tribune avec un de ses détracteurs tout en évoquant le cancer de sa compagne (?!). Dur dur le débat contradictoire !)


                   Enfant-roi pourri gâté, aujourd'hui blessé et fragilisé, Onfray choisit de rentrer à la maison, sa maison pour y chercher un refuge, là où personne ne le contestera : les médias dominants qui l’ont fait car Onfray doit tout à ce système  médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire...

    Système dans lequel il a fait «carrière » et qui lui a permis une indépendance relative mais réelle : il quittera l’enseignement pour vivre de sa plume ; c’était bien avant Internet… cet internet qui est toute la mémoire du monde : mémoire de l’instant, de la seconde qui s’est écoulée, mémoire d’hier et d’avant-hier…mémoire de trois mille ans.


                 Déjà, sur France Inter, ICI, en septembre dernier, Onfray avait opéré ce rapprochement avec les médias ; rapprochement que l’interview de Marianne vient confirmer ; Onfray devancera même ses interlocuteurs jusqu’à donner son avis sur des sujets qu'ils n’avaient pas évoqués :

    -         Ignorant les démentis des Israéliens eux-mêmes (ICI), pour mieux condamner l'Iran, Onfray reprend une fausse information à propos de l’ancien leader iranien qui aurait appelé à la destruction d’Israël…

    -         Onfray rejoint Finkielkraut au sujet de l’école et déclare : «  Je préfère la proximité avec Finkielkraut qu’avec d’autres intellectuels ».

    -         Certes ! Le Parti de gauche recueille l’adhésion d’Onfray mais ce dernier trouve la personnalité de Mélenchon imbuvable.

    -         A propos de la censure sur Internet… pour réguler cette censure qu’Onfray appelle de ses vœux (!???),  il recommande Robert Badinter et Simone Veil (pas la philosophe mais l’autre.. celle qui somnole au dîner du CRIF, le nez dans son assiette). Censure à propos de laquelle il fera cette remarque effarante : « La liberté d’expression n’est pas la liberté de nuire à autrui ».


    On imagine un journalisme d’investigation qui ne nuirait à personne ; la liberté de dénoncer les corrompus et les corrupteurs qui ne nuirait, là encore, à personne…

    On savait au fil des ans qu’il y avait quelque chose d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme une vacance, un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord : absent Onfray ! Oui, absent finalement ! Et c'est très certainement la raison pour laquelle il est si présent dans les médias ! Mais là vraiment… ce jour-là, sur France Inter…


                 Mais alors… pourquoi le choix de Veil, ministre de la santé de Giscard sous un gouvernement Chirac qui a certes eu la lourde tâche de porter à l’Assemblée nationale un projet de loi - The projet de loi ! -, sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement... mais c’était en 1974… et depuis, plus rien. Silence radio.

    Et pourquoi donc ce Robert Badinter à qui l’on doit une défense de DSK le jour même de sa mise en accusation à New York, une défense aussi répétitive qu’indécente dans des médias d’une complaisance inouïe à l’égard du président du FMI, de son entourage, amis et clique ! Badinter s’exprimera ainsi : « DSK ne peut être coupable, c’est mon ami, et l’ami de nombre de mes amis ! » ; et ce durant toute la soirée.

    Quant à la peine de mort, c’est Mitterrand qui a pris tous les risques de son abolition avant de constater que, finalement, il n’y avait aucun risque politique. 

    Pourquoi Veil et Badinter qui n'avaient rien demandé à personne ?

    La question est posée.


                 Toujours dans cette interview, et alors que, là non plus, on ne lui demandait rien   - empressement symptomatique, comme autant de lapsus et autres actes manqués, qui trahit une recherche d’acceptation totale sur le modèle d’une coopération et d'une collaboration qu’Onfray espère, à son insu ou pas, fructueuses auprès d’un système qui a pour piliers aussi et surtout des médias totalement soumis aux diktats atlantiste, sioniste et mondialiste :


    -         Onfray défendra la loi Gayssot contre Faurisson sans suggérer qu'après tout, on pourrait très bien envisager un jour de répondre à Faurisson au lieu de pénaliser la recherche historique et de créer un doute plus dommageable encore quant à la vérité sur la Seconde guerre mondiale !

    -         Onfray renverra dos à dos ce qu’il appelle "le gouvernement Israélien et le gouvernement ( ?) palestinien" ce qui, dans les faits, revient à soutenir le plus fort, brute et truand.


                 Simone Veil, Robert Badinter, Dieudonné, Loi Gayssot, Faurisson, l'Iran (plus tard, viendra le moment de dénoncer un Islam guerrier. Patience ! Onfray n'oubliera rien ni personne, excepté Poutine)... il y est venu tout seul Onfray, et sans qu'on l'y pousse ! Il y est allé sans qu'on l'y invite car il fallait qu'il y aille : Onfray, comme nous tous, connaît le chemin qui mène à l'apaisement et à une protection écran-total contre les intempéries et les aléas d'une contestation tous azimuts aujourd'hui incontrôlable : accueilli à bras ouverts par les médias de la domination, Onfray est maintenant intouchable !


                  Alors... oui ! Vraiment... avec cette interview de Marianne et son intervention sur France Inter, tout est là, en place : il ne manque rien ! Si… une chose : pour parachever le dispositif de ralliement, Onfray s’en prendra à l’Islam qu’il n’a de cesse de qualifier, depuis deux ans, de menace essentiellement guerrière, ici en France et partout ailleurs.

    Onfray n’a manifestement aucune connaissance à l'Internationale et dans le domaine de la géopolitique  : qui fait quoi ? A qui ? Où ? Comment ? Qui finance qui ? Qui encourage ? Qui recrute ? A quelle fin ? A qui profite le crime ?  

    A sa décharge, on pourra toujours tenir compte du fait qu’Onfray s’est longtemps absenté de la scène contemporaine,  tout occupé qu’il était à revisiter une pensée grecque de masturbateurs publics (Diogène en chef de file)  et de petits farfelus excentriques sans conséquence ; de plus, c’était il y a plus de deux mille ans, alors… forcément ! D’où le reproche adressé à notre essayiste au sujet de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement les sociétés française et européennes - refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges,  là où il faut nommer les choses et les gens... lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum : le danger de se révéler tel que l'on est, à savoir un petit bourgeois hédoniste et conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?


    Autre signe de ralliement et de soumission à la raison du plus fort est l'utilisation d'un vocabulaire dépréciatif à l'endroit de ceux dont les critiques le touchent directement : "ressentiment" est le vocable qu'Onfray affectionne tout particulièrement depuis quelques mois dans chacune de ses interventions ; ce qui trahit un refus d'accorder la moindre légitimité à tout point de vue opposé ; marque ultime d'un état d'esprit propre aux "larbins" d'une ploutocratie à vocation oligarchique.


                     C’est imparable. Là encore, pas de surprise : le ralliement d’Onfray à une pensée binaire, celle de  l’Empire et d'une oligarchie mondiale vorace et sans scrupules, cache difficilement le désir de plaire et de complaire à ceux qui, dans les années à venir, seront chargés de « nous vendre du Onfray »  comme on a longtemps essayé de nous vendre du « BHL » que plus personne ne veut d’ailleurs acheter.

    Aussi, qu'on le veuille ou non, tout comme BHL, il y a fort à parier qu'Onfray ne vendra plus de livres mais sera omniprésent dans les médias à jouer une partition qu’il croira sienne alors qu’elle aura pour compositeur, orchestre, chef d’orchestre et producteur des acteurs de l’ombre qui n’acceptent qu’une seule forme de contestation : la soumission ; c’est là sans doute une consolation comme une autre pour ce fils d’ouvrier agricole et de femme de ménage. Et à ce sujet, difficile de faire un autre constat que celui-ci : le pauvre, quand il réussit, sera toujours tenté, même après quelques années de défiance et d'indépendance, de rallier in fine un ordre social et à une organisation de l’existence auxquels il croit devoir son « repêchage » ; et c’est bien ce à quoi Onfray a fini par se résoudre.

    D’aucuns objecteront : "Après tout, si ce sont les bourgeois qui font les révolutions, c’est bien parce qu’il n’y a personne d’autres pour les penser, les organiser et les mettre en œuvre à leur place, toutes ces révolutions !"


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              Qu'à cela ne tienne ! Une nouvelle fois, force est de constater, comme on a pu le voir avec Zemmour, que le sésame d'un état de grâce dans les médias dominants se décompose comme suit :

    -         condamner sans rémission Dieudonné et Alain Soral même et surtout lorsque personne ne vous le demande ; sorte de nouvelle Loi de Goldwin… tout nous y ramenant...

    -         Occulter la question « sioniste » en France (mondialisme, atlantisme, médias d’une intolérance sans précédent, rupture de notre tradition en matière de politique étrangère ; remise en cause de notre rang sur la scène mondiale, chantage à l'antisémitisme...)… ou bien se ranger ouvertement auprès de ceux qui portent fièrement son drapeau bien haut…

    -         Prendre pour cible la religion musulmane et les Musulmans.

     

                   Aussi, Après Zemmour, Finkielkraut, BHL, Elisabeth Lévy, et plus récemment Edwy Plenel… Michel Onfray, c’est la règle que de rares exceptions qui survivent encore ici et là sur Internet seul, n'ont de cesse de confirmer ; exceptions qu'il nous faudra continuer de soutenir en attendant la chute d'un système de représentation du réel qui n'a aucun souci de la vérité ni de la justice.


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  • Quand Mélenchon accueille Jérôme Kerviel à la Fête de l'Humanité


                 A peine sorti de prison, l'ancien trader Jérôme Kerviel était à la Fête de L'Humanité samedi 13 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Il y a été invité par Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche, qui comptent parmi ses plus fidèles soutiens depuis le conflit qui l'oppose à la Société générale.


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                    Cette invitation prête vraiment à rire, ou bien à sourire pour le moins ! Car, si Jérôme Kerviel ne s'était pas...  disons " fait pincer", jamais il n'aurait eu un seul regard pour quiconque ne roule pas en Porsche, une Rolex au poignet.

    Aussi, contrairement à ce qui est dit, Kerviel n'est certes pas une victime ; Kerviel est  un individu qui a mis l'argent au centre de son existence et qui avait une confiance aveugle dans le système financier international, confiance d'ignorant... incapable de voir un peu plus loin que ses gains et ceux de son employeur... ignorance à l'origine de laquelle on trouvera très certainement un aveuglement qui cache une volonté de puissance et la recherche d'une invincibilité au sein d'un environnement d'impunité.

    Non. Décidément, Jérôme Kerviel est bien plutôt un pompier-pyromane, un de plus... et même s'il ne  s'agit que d'un pompier de troisième ordre et d'un incendie de prairie... n'empêche !


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                    Kerviel n'en espérait sans doute pas tant !

                    Pauvre Mélenchon donc qui accueille les bras ouverts cette grenouille de trader qui voulait se faire plus grosse que son employeur, la banque... après un Mélenchon qui n'a pas manqué de s'apitoyer sur le sort d'une Valérie Trierweiler...

    Aussi, on sera tentés d'interpeller Mélenchon (il faudrait pouvoir l'écrire avec l'accent de Marseille, un peu à la Raimu) en ces termes !: "Couillon va !"


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  • Mélenchon : 2017 sera une insurrection !


    Discours de Jean-Luc Mélenchon prononcé à Grenoble le 24 août 2014 en clôture du Remue-Méninges.

     


    CQFD : ce qu'il fallait dire

     

               Finance, économie, dette, Europe, Crif, USA, PS, élections... Mélenchon les remet tous à leur place, et qui plus est : à l'endroit.

     

     

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  • Elections européennes : la victoire de la gauche

     

     

    A quand la démission de Hollande et de Valls ?

    A défaut, à quand une dissolution de l'Assemblée Nationale ?

     

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                Avec un PS à 13%, tous les espoirs sont permis pour la gauche : l'espoir d'un PS à terre dont les élus viendront comme un seul homme demander le départ de tous ceux qui, depuis 1983, ont conduit les salariés dans le mur de la concurrence des travailleurs européens entre eux ; le vote en 2008 du traité de Lisbonne dans le dos d'un électorat qui l'avait refusé par référendum trois ans plus tôt ; et une politique étrangère en rupture totale avec notre tradition diplomatique d'équilibre et d'indépendance...

    Et ce alors que Hollande et le PS n'avaient aucun mandat pour opérer une telle volte-face, un tel viol des consciences et de notre contrat social.

     

                 La lutte continue : le PS (EELV inclus) doit continuer d'être notre cible aux prochaines élections !

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  • Gérard Filoche : homo larbinus, inspecteur d'une entreprise PS en faillite

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                  Avec quelques membres de la LCR, Gérard Filoche a rejoint le PS en 1994,  sans doute lassé de tirer le diable par la queue : anonymat, ostracisme et bénévolat, une fois la quarantaine passée, ça va bien comme ça ! Il est temps de filer à l'anglaise. Arrive alors le moment de sortir de l'ombre, là où il fait froid, et sous la lumière des projecteurs se réchauffer et commencer aussi à picorer, ici et là, quelques miettes, quelques avantages et pourquoi pas... le jackpot : un poste de député...

    Ce qui ne se fera pas.

     

                Inspecteur du travail à ses heures perdues, entre deux réunions au BNP (non, pas la banque mais le Bureau national de son parti - Filoche a su très vite faire son trou manifestement !) il n'est jamais à court d'imagination et d'initiatives : il anime Démocratie et socialisme (On ne ricane pas svp !), un courant du PS, un courant façon "courant d'air" qui brasse très certainement du vent plus qu'à son tour... un courant dont personne n'a entendu parlé, bien évidemment : fermez les fenêtres, y a rien à voir... sinon prendre froid !

     

     

                       Des années passées à l'extrême gauche ont appris à Filoche la patience et la tolérance car Filoche sait mieux que personne avaler les couleuvres qui lui sont servies par le PS année après année en bon gauchiste réaliste et patient justement ; et non content de les avaler, Filoche n'est jamais le dernier à nous suggérer, nous tous qui sommes orphelins d'une gauche de gouvernement digne de ce nom, de les avaler avec lui ; sans doute a-t-il besoin de se sentir moins seul quand le moment sera venu de les recracher toutes ces couleuvres, plié en deux au dessus de la cuvette des toilettes d'une brasserie parisienne de troisième ordre et de dernier choix : pisse et mégots dans les urinoirs.

     

     

                    Sensible comme il n'est pas permis, quand Cahuzac a fini par lever le masque, sur LCI, Filoche a failli pleurer ; mais pas sur commande en tout cas ! Car personne à gauche n'a suggéré à qui que ce soit de s'humilier en public sur une antenne porte-parole et porte-voix de l'oligarchie mondiale. Mais Filoche... lui... si !

    Issu d'un milieu modeste (comme si c'était une excuse !), Filoche se croit tout permis sans doute parce qu'il croit que l'on doit tout lui pardonner (1).

     

    Faut dire que depuis l'élection de Hollande, Filoche ne décolère pas. Il reste, il demeure mais tape du pied et du poing sur la table (le pied sur le parquet Versailles de la rue de Solférino) ; il est vrai que le PS lui a tout fait : l'ANI et 50 milliards d'économies sur le dos de tout le monde, et même des plus démunis.

     

    Qu'à cela ne tienne : Filoche n'est pas de ceux qui renoncent ni de ceux qui abandonnent le navire qui change de cap sans demander l'avis de ses passagers ; il a payé sa croisière Filoche, il reste ; il en veut pour son engagement ; alors, il s'accroche au bastingage comme personne Filoche ! Cela tient très certainement à son passé de gauchiste : le culte du chef - de l'amiral en chef, plus précisément -, de l'appareil politique - organe et hiérarchie -, une fidélité à toute épreuve qui cache sans doute la peur du rejet et de la solitude en cas de départ... car en effet, où Filoche peut-il bien aller ? Retour à la LCR Filoche ? Ou bien, au Front de gauche ? Oui ? Non ? Au Parti de gauche alors ? le PC peut-être ?

     

    Que nenni : PS, PS, PS... encore le PS, toujours le PS…

     

    Est-ce parce qu'on ne mord pas la main qui vous nourrit ?

    Mais alors, à quelle hauteur et à quel titre ?  

    Qui cherche trouve car, même à 500 euros par mois pour des mange-m.... de la politique - indemnités, remboursement des frais de transport, essence et diésel, prime de panier, usure des semelles, chaussettes, chemises... que sais-je encore ! -, on peut tenir des gens en laisse et les retenir. Et puis, y a pas de petits profits pour un inspecteur du travail... au travail ingrat : pas de reconnaissance et pas de promotion digne de ce nom.

     

     

                 Sans rire, il est dit que "Filoche travaille inlassablement à l’unité de toute la gauche, pour la formation d’une coalition rouge-rose-verte qui, à ses yeux, permettra de donner la majorité sociale et politique dont le pays a besoin. Filoche s’oppose catégoriquement à la politique d’austérité de François Hollande et de Manuel Valls qu’il compare à un « suicide politique ». Il considère que seul le rassemblement de toutes les composantes de la gauche permettra d’affaiblir et d’arrêter le gouvernement Valls, dont la légitimité repose sur une tête d’épingle."

     

     

    Finaud, Filoche file bon train et la métaphore aussi comme d'autre la laine sur le dos des moutons de Monsieur Panurge, un Rabelais hilare caché derrière un tronc d'arbre au passage d’un Filoche pestant et jurant à haute voix mais… s’inclinant tout de même en fin de journée, une fois le soleil sur le point de se coucher comme tant d'autres dans leur lit et ailleurs aussi.

     

    gfiloche.jpg

     

     

    N'est pas don Quichotte qui veut ! Car Filoche file doux finalement, en matamore de la gauche, commedia dell'arte oblige ! Et puis, c'est sûr, il a une bonne tête Filoche ; une tête que l'on peut se payer ; la sienne de tête donc et celles de beaucoup d'autres. Et même si elle n'est pas chère, le PS est encore riche. Et comme nous l'avons vu, son parti ne s'en prive pas, insatiable.

     

     

               Otage du PS pour une raison qui nous échappe davantage de jour en jour - comme quoi, même à gauche, on trouve son maître qui vous fournit alors la laisse, le collier et la niche -, sans doute Filoche souffre-t-il du syndrome de Stockholm, entre autre syndrome (on verra lequel plus loin), prisonnier d'un parti auquel personne à gauche ne doit pourtant plus rien depuis trente ans ; si tant est qu'un jour...

     

                 N'empêche, Gérard Filoche n'en démord pas : hors du PS point de salut ! Et là, force est de conclure ceci à propos de l'homo larbinus :

     

     

     

                      (En ce qui concerne cette vidéo, appliquée au cas Filoche, il suffira de remplacer "les riches" ou "les plus fortunés" et autres termes génériques par "le PS"... le PS et tous ceux qui, membres de ce parti, ont occupé au fil des ans une place dans l'un de ses gouvernements successifs ainsi qu'à l'Elysée, au Sénat, à l'Assemblée nationale, au Parlement européen, régions, départements, mairies..).

     

     

     

    1 - Né à Rouen en 1945 d'un père cheminot et d'une mère aide-soignante, Gérard Filoche a été successivement et dans l'ordre : membre de l'UNEF, de la CGT, membre de l'Union des étudiants communistes, du Parti communiste français, de la Ligue communiste, de la LCR. Après la bougeotte, viennent le grand écart et la tangente : le PS.

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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