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pentagone

  • Bachar, mon amour

     

     

               Après une interview accordée à la chaîne américaine CBS en mars 2015 et la visite de députés français au président syrien en février dernier, force est de constater que Bachar al-Assad est à nouveau courtisé : quatre ans de conflit, plusieurs centaines de milliers de morts, le patron de la Syrie, du moins... de ce qu'il en reste, redevient fréquentable et "interviewable" ; et c'est à Pujadas qu'il sera donné de le faire au journal de 20H de France 2.

    Et tous reprennent le chemin de Damas. Aussi, peut-on d'ores et déjà prédire que Bachar al-Assad deviendra très vite à nouveau respectable ?

    Sans doute finiront-ils par aimer celui qu'ils ont haï (ou feint de haïr) quatre années durant jusqu'à lui faire risette dans les mois à venir, une langue dans la raie, après avoir un temps rêvé à son endroit d'une balle dans la nuque ou d'un missile dans le cul lancé par un drone sodomite aux couleurs du drapeau US accompagné de la dédicace suivante : "See you in hell Bachar ! But you go first !"


    Il est vrai que nous n'avions rien vu en Syrie.


     

     

                  Inutile de préciser que cette interview de Bachar al-Assad n'aurait pas pu avoir lieu sans le feu-vert de l'Elysée et du quai d'Orsay (CBS est une chose, France 2 et Pujadas une autre !) car, souvenez-vous : Laurent Fabius (que l'on dit aujourd'hui affaibli car malade), le ventriloque de l'Otan, du Pentagone et d'Israël, la honte de la diplomatie française, n'avait-il pas déclaré en 2012 à la stupéfaction générale : "Assad ne mériterait pas d'être sur la Terre" (1).

    Les chancelleries ont dû apprécier la formule et ce nouvel exercice diplomatique : l'appel au meurtre.

     


    Syrie le 17.08.2012 - Laurent Fabius

     

                               

    ***

     

                    La tentative de destruction de l'Etat syrien ayant échoué à la suite de l'instrumentalisation d'un soulèvement populaire orchestré par la CIA au cours duquel les forces de l'ordre seront prises pour cible - on retrouvera le même procédé en Ukraine, place Maïdan où les balles qui ont tué les manifestants sont les mêmes que celles qui ont tué les membres des forces de l'ordre -, et même si jamais plus la Syrie ne sera une et indivisible - en effet, une partie de son territoire restera livrée longtemps encore aux pilleurs et aux assassins avec la bénédiction de l'Arabie Saoudite, des USA et d'Israël qui soigne les combattants d'Al Qaïda avant de les renvoyer sur le front syrien -,...

     

    Bachar al-Assad aura eu finalement plus de chance que Saddam Hussein et plus récemment, Kadhafi. Et personne ne s'en plaindra quand on sait ce que sont devenus l'Irak et la Libye ; et quand on connaît le profil et les motivations de ceux qui ont cherché à abattre le régime syrien, on ne boudera donc pas son plaisir même si une fois encore on pourra déplorer la "saloperie " d'un monde qui s'évertue à nous demander de choisir depuis 15 ans, entre la peste d'un côté et le choléra atlantico-sioniste de l'autre.

     

     

    1 - Non content d'appeler à la mort de Bachar al-Assad, Le 12 décembre 2012, à Marrakech, Laurent Fabius critiquait la décision des États-Unis de placer le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, sur leur liste des organisations terroristes, estimant qu’en Syrie Al-Nosra « fait du bon boulot ».

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    Pour prolonger, cliquez : La Syrie et nous


     

     

    Lien permanent Catégories : Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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