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philippe martinez

  • Le mystère Elkabbach

    Elkabbach contre Philippe Martinez

                    Ce dimanche 19 juin 2016, Le Grand Jury Europe 1- Le Monde recevait le leader de la CGT Philippe Martinez. Une invitation en forme d’embuscade puisque dès l’intro, Elkabbach lance les premières attaques. Aucun des deux chroniqueurs ne viendra en aide au supplicié : et Michaël Darmon et Françoise Fressoz sont d’indécrottables libéraux anti-CGT. Le débat politique prendra alors la tournure d’un procès, où l’accusé de tous les maux de la société française fera face à son juge et ses deux assesseurs, qui l’auront condamné avant même qu’il ouvre la bouche.      
                                                     
                                                           Egalité et Réconciliation
     
     
     

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    Philippe Martinez par Europe1fr

     

     

                    Pour paraphraser Elkabbach face à Philippe Martinez : « Grèves, violences, casseurs… quand allez-vous renoncer Monsieur le syndicaliste ? Les Français n’en peuvent plus ! » 

     

                   Quand Elkabbach en appelle aux "Français !" sans doute pense-t-il aux millions de salariés que l'on rencontrera dans les RER, dans le métro, dans les Tramways, aux arrêts de bus ainsi que sur les routes, dès 6h le matin... cinq jours par semaine…

    Mais alors, de quelle autorité morale et intellectuelle - en tant que journaliste et hors de sa profession – Elkabbach peut-il bien se réclamer pour qu'il se soit autorisé à s’auto-proclamer porte-parole de ces Français-là quand on connaît son parcours professionnel, celui de la honte de ce qui n’a jamais été finalement sa profession ; un demi siècle de « journalisme » au service de la classe politique, de droite de préférence, de Giscard (Eh oui ! il a commencé jeune Elkabbach!) à Sarkozy, aujourd’hui François Hollande, sur le service public avant d’y être jugé indésirable parce que totalement compromis et discrédité. A 69 ans passés, Elkabbach poursuit son travail de sape de ce qui pourrait ressembler à un travail de journaliste, sur Europe 1, là où il peut continuer de servir les intérêts de ses amis et ceux des actionnaires de cette station de radio, d’une pierre deux coups ; et comme les journées sont longues : il anime aussi une émission littéraire sur Public Sénat…

    De quelle autorité morale et intellectuelle donc peut-il bien se réclamer ? Seul Elkabbach le sait. C'est-à-dire : personne, selon le principe qui veut que « qui se célèbre ne sera pas célébré ».

     

                  En quarante ans d’activité dans les médias, qui Elkabbach a rendu plus avisé, plus informé, plus averti en prenant à bras le corps cette question centrale et capitale pour tout regard journalistique sur l’actualité : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ?

    Ne cherchez pas ! A ce sujet, vous ne trouverez rien : aucune contribution, aucune transmission, et par conséquent… aucun legs posthume à attendre faute d’héritage car, quand on n’hérite de rien, on ne laisse rien non plus !

    Elkabbach dans le journalisme, dès les années 70, c’était déjà le point de zéro de la profession : ignorant, il lui a fallu tout inventer … c'est-à-dire : passer à côté de ce qu’aurait dû être son métier. Tout inventer ? Du moins l’a-t-il cru car les individus de la trempe d’un Elkabbach sont non seulement légion mais sévissent depuis toujours, et en particulier depuis qu’un jour, un être humain, le premier d’entre eux, le tout premier, a compris qu’en courbant l’échine, en se mettant au service des puissants, il pouvait tout espérer pour lui-même ; et cette compréhension-là ne date pas d’hier  : elle remonte à des années, en milliers sans doute, voire en centaines de milliers ; bien avant l’homme de Néandertal. C'est vous dire !

     

                     Ni journaliste, ni intellectuel, ni auteur, dans cette absence, comme une béance sur le vide, Elkabbach rejoint Bernard-Henri Lévy ; à la question : qui est-il ? Aucune réponse décente ne peut être explicitée ; aussi c’est le silence qui s’imposera en ce qui concerne la réponse à cette question car la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris veille, implacable depuis 15 ans ; avec cette cour, la diffamation commence là où finit la liberté d’expression : sur le seuil de la porte de la liberté… tout court.

                    Elkabbach donc, et après lui, tant d’autres ! Voyez… l’animatrice de télé-journalisme Ruth Krief de BFM-TV, le valet de chambre Pujadas, le garçon de course Laurent Joffrin interchangeable : il a été, il est de toutes les rédactions tout comme ce grand petit bourgeois Franz-Olivier Giesbert

    Pensez maintenant au roquet Michaël Darmon qui tente maladroitement d’imiter ses pairs,  surtout s’ils sont discrédités, hissé sur la pointe des pieds dans l'espoir d'attirer l'attention ; Frédéric Haziza sur LCP et Radio judaïque FM qui est au journalisme ce que le bac-pro est aux classes préparatoires aux grandes écoles ; Elizabeth Quin sur Arte - gourde, il vous faudra avoir soif, très soif pour en faire usage ; et puis, Léa Salamé et d'autres encore, par dizaines… tous à des degrés différents, véritables épurateurs médiatiques et pourfendeurs impitoyables - pour certains d’entre eux depuis 40 ans - de toute pensée alternative d’où qu’elle vienne... et quelle qu’elle soit car on nous aura tout fait et rien épargné sur le service public en particulier depuis les années 70 : on a connu le journalisme de droite (Elkabbach, Alain Duhamel), le journalisme PS (Levaï), le journalisme de cirque et de foire (Mourousi), le journalisme passeur de plats  - droite et gauche sans distinction -, avec Ockrent et Anne Sinclair ; et enfin le journalisme agent de sa propre cause : PPDA...

     

                  Pour toutes ces raisons, vraiment, on n’enquêtera jamais assez sur celles et ceux qui, à genoux, pantalon ou jupe baissés, frétillent de l’arrière-train à toutes les heures du jour et de la nuit, scouts et cheftaines avachis, courbés à force de courbettes, incestueux et consanguins, tube de vaseline en poche parce qu‘on ne sait jamais ce qu‘on ne peut pas prévoir et puis, la proximité crée des liens à défaut de créer une information digne de ce nom. Rien de surprenant en soi ! Les têtes d’affiche de l'information ne sont-elles pas... finalement et... après coup, les meilleures clientes des proctologues ?

    Dans les traits tirés de l’outrage à la dignité humaine, pourra-t-on un jour y lire sur leurs visages à tous, l‘abaissement et le parti pris un jour, de ne contrarier personne et surtout pas les puissants ? Car, ça doit peser lourd toute cette servitude, ce suicide ontologique ! A faire l’âne pour avoir de l’avoine, ne finit-on pas... bourricot quoi qu’on puisse penser quand on veut se rassurer ? Et puis, le cynisme n’est pas à la portée de toutes les bourses mentales ; il a très certainement son revers qui porte le nom de dégoût. Oui ! Le dégoût qui viendra bien un jour envahir les consciences de tous ceux qui auront exercer leur métier dans le déshonneur de la mémoire outragée de ceux qui ont donné leur vie, ici et ailleurs, pour que cette profession puisse rester un métier et non pas une tribune pour tribuns en mal de célébrité.

    Car enfin, si vous voulez connaître la vérité sur quoi que ce soit, enquêtez donc auprès des professionnels de l'information, chroniqueurs et tâcherons de l'analyse frileuse et lâche ! On juge ces preneurs d’otages de l’information intelligente et courageuse, ces racketteurs de l’analyse impartiale, pédagogues de la résignation, sur leur capacité à tuer... devinez quoi  ?

    L’information, justement !

     

    ***

     

                        Pour revenir à cette figure de disgrâce, entre servitude et renoncement, comment ce contre-parangon, ce contre-modèle qu'est Elkabbach a-t-il pu tout au long de ces années conserver sa carte de presse ? Comment a-t-on bien pu la lui renouveler ? C'est là un mystère. Et dans notre incapacité à pouvoir trouver une réponse à cette question, c'est bien toute la profession de journaliste qui se retrouve ainsi non seulement salie mais discréditée comme jamais, et plus encore lorsque, dans un micro, la voix d'une servitude volontaire résonne flagorneuse avec les puissants, péremptoire et exclusive avec ceux qui tentent encore de défendre quelque chose de notre contrat social, le plus souvent faibles et harcelés par des médias impitoyables.

                        Nul doute : il y a bien quelque chose de pourri dans le journalisme…comme une putrescence : la sueur, celle de la peur, les nuques humides, et aussi... quand ça sent la pisse et le caca au coeur d'une profession incontinente qui ne retient plus rien.

     

    1 - La France n’est que 38ème au classement mondial de la liberté de la presse et, sans les aides de l’État, la plupart des journaux mettraient la clé sous la porte. Mais, le corporatisme, l’autocensure, et l’aveuglement idéologique empêchent la profession de faire son autocritique, pourtant nécessaire.

    Emmanuel Daniel : l'impossible autocritique des médias

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information 0 commentaire
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