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  • Art, Artistes, histoire et Art contemporain…

     

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    FIAC 2016

     

     

    " Quand j'entends le mot Culture*, je sors mon révolver ! "

                        Baldur von Shirach, chef des Jeunesses hitlériennes

     

     

    * dans toutes les acceptions du mot : art, histoire, philosophie...

     

     ***

     

     

                   Le problème avec l’art contemporain («AC », abréviation pour « art contemporain) ne réside-t-il pas dans l’emploi du vocable « art » qui n’a pas sa place dans cet AC car l’Art a une histoire et le vocable aussi par voie de conséquence ?

    A cette question ainsi posée, grande est la tentation de répondre par l'affirmative car enfin, l’AC n'est-il pas en rupture totale avec cette histoire ? Rupture jugée le plus souvent à tort comme « révolutionnaire » ou bien « anti-système » ; à tort car, cet AC est subventionné comme jamais auparavant par l’Etat et son ministère de la Culture ; un ministère propagandiste qui plus est.

    Aussi, et pour peu qu’il s’agisse d’Art, tout contestataire qu'il soit, l’AC n’est sûrement pas plus révolutionnaire qu’un dessin de... disons... Toulouse-Lautrec. D’autant plus qu’il n’y a rien à attendre d’une contestation financée et subventionnée par un Etat quel qu’il soit, même et surtout PS. Que cela ait pu échapper à la « critique » dénote à quel point cette contestation est portée par des intervenants qui n’ont aucune idée de ce qu’implique une véritable remise en cause d’un système que ce soit au nom d’un anti-capitalisme forcenée ou d’un anti-mondialisme alternatif anti-consumériste.

     

                  Accordons néanmoins aux acteurs-créateurs de cet AC le droit et la légitimité d’utiliser le vocable « artiste » qui a vu le jour il y a moins de deux siècles… alors que l’Art a 18 000 mille ans, sinon plus, pour ce qu’on est aujourd’hui capable de savoir à son sujet. L’Art précédant de loin, de très loin, le vocable « artiste », on peut sans risquer le ridicule dissocier sans difficulté l’artiste de tout Art.

    Tenez ! Songez donc à l’expression « C’est tout un art !» : car, servir l’Art c’est tout un art en effet ; c’est un métier, un savoir-faire, des heures d’apprentissage dans la solitude, la sueur et les larmes (parfois même le sang !)….

    Précisons aussi ceci : Servir l’Art ne fait pas systématiquement d’un peintre ou de tout plasticien, un artiste d’autant plus que l’Art n’a pas toujours été servi que par des artistes tout au long de son histoire : Michel-Ange était-il un artiste ?

    Il était beaucoup plus que ça.

    Lautrec a servi l’Art ; il était aussi un artiste ; van Gogh, lui, a fait ce qu’il a pu à la fois en tant que peintre et en tant qu’artiste.

    Un peintre dit contemporain tel que Philippe Lejeune (né en1924 ; peintre-gourou des anti-abstrait et des anti-AC d'une pierre deux coups ; et puis, pourquoi faire les choses qu'à moitié dans la critique de l'AC !) est-il un artiste même si l’on peut difficilement lui contester à la fois le titre de « peintre » et le fait que sa démarche consiste à servir l’Art en tant que... Histoire ?

     

     

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    Et celui-ci, Vladimir Veličković : peintre et artiste ?

     

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    Ou bien encore : Ursula ULESKI

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                 En conclusion même provisoire, affirmons ceci : l’art contemporain n’a rien à voir avec l’Art même s’il est servi par ce qu’on peut appeler « des artistes » ; et si la maigre et récente histoire de l’AC nous est d’un enseignement quelconque,  il est vraiment tentant de penser que l’Art, aujourd'hui, est donc bien mieux servi par des « non-artistes ».

    Aussi, dans le doute, laissons donc le Contemporain aux artistes des Arts incohérents d'Aphonse Allais de 1882 ( comme quoi, rien de vraiment nouveau sous le soleil contemporain !) et l’Art qui s'inscrit dans sa propre histoire aux plasticiens : une Histoire toujours en mouvement, si possible : continuité et remise en cause mais sans la rupture de l'AC ; rupture le plus souvent vaine et creuse. Et s'il peut arriver que l'Art soit servir par un plasticien-artiste (pensons ne serait-ce qu'à Picasso et Dali), qui s'en plaindra ? C'est l'AC qui recule et l'Art qui continue d'avancer.

     

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    Pour prolonger, cliquez : FIAC 2016 - comment en finir avec l'AC

    ainsi que Les mirages de l'art contemporain

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  • Corrida : la vache et le prisonnier

     

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               Espagne : un jeune torero trouve la mort dans l’arène

    Le jeune torero espagnol Victor Barrio, 29 ans, est mort, samedi 9 juillet 2016, lors de la feria de Teruel devant des milliers de spectateurs. Selon les médias espagnols, il s’agit de la première mort d’un torero depuis 1985.

     

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                     Qu'en est-il du courage et de la Corrida ? Corrida au cours de laquelle des milliers d'être humains très certainement lâches et veules au quotidien, s'offrent, toutes classes confondues (1), trente minutes de courage sur le dos d’un taureau expiateur de leur lâcheté à eux tous, et d’un torero bravache, tendu comme un arc, arc-bouté à un orgueil aussi ridicule et désuet que rigide comme la féodalité...

    Torero-serf (2) qui aura pris tous les risques qu'il soit possible de calculer au plus près des probabilités d’une mort aussi symbolique que chimérique en ce qui le concerne puisque cela n’aura échappé à personne : c’est bien toujours le même qui cède et succombe (3), un genou à terre puis deux.

                    Torero dupe néanmoins, dans son habit de lumière car, bougie, il se croit flamme alors qu'il n'en est que la cire, et pas davantage la mèche non plus.

     

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    1 - Qu'importe le niveau d'instruction de ceux qui fréquentent les arènes... on ne compte plus les discours aux justifications aussi fantasques que dévoyées autour de cet engouement pour la vache et son prisonnier, car nul n'ignore ceci : le barbare hautement civilisé a des arguments à nous revendre à chaque fois qu'il s’agit d’expliquer la tauromachie, la civilisation ayant fait de lui un bavard talentueux mais inconséquent. En revanche, regardez donc les grands primitifs : toute leur force et tout leur pouvoir ne sont-ils pas comme ramassés tout entier dans leur silence et parfois même, dans leur immobilité ?

    2 - Rien de surprenant à cela : nombre d'entre eux sont issus de milieux populaires ; d'autres encore... d'une adolescence délinquante ; forçats et gladiateurs tout à la fois.

    – La corrida serait sans aucun doute un métier, un spectacle et un engouement respectables si le Torero mourait plus souvent - disons… une fois sur trois - et le taureau « porté » en triomphe d’autant.

     

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  • André Salmon : un poète de la fraternité... dans la tourmente

     

     

                  andré salmon.jpg Né à Paris en 1881 et décédé en 1969 à Sanary-sur- mer (83 - Var), André Salmon aura connu, pour s'y être battu, la guerre de 14-18, puis la défaite et l'occupation de juin 40.

    Ecrivain, poète, romancier, journaliste, critique d'art, Apollinaire, Picasso, Max Jacob furent ses amis... la faim et le froid ses ennemis, et la bohème... son unique drapeau.

     

     

     

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    (portrait d'André Salmon par le peintre polonais Moïse Kisling)

     

     

     

    Fraternité

     

    Nous rentrions très tard, mêlant
    Des vers purs à des chants obscènes
    Et l'on s'asseyait sur un banc
    Pour regarder rêver la Seine.

     

    Sur l'eau, rien ne vivait encore
    Ainsi qu'une ouvrière lasse
    Pressant sur son flanc ses fils morts
    La Seine dormait dans sa crasse.

     

    Nos cœurs d'ivrognes s'emplissaient
    D'une bienfaisante latrie
    Si le soleil levant dorait
    Les marronniers des Tuileries.


    Pour mieux évoquer certains soirs,
    Le plâtre et le vin des tavernes
    Égayaient nos vieux habits noirs
    Et nos plastrons d'hommes modernes.

    Alors, ayant honte, vraiment,
    De nous connaître aussi lyriques
    Nous offrions un coup de blanc
    Au balayeur mélancolique.


    Vaine ruse ! et l'on découvrait
    Dans le balayeur un poète,
    Si bien que les verres tremblaient
    Sur le comptoir, autel de fête !

    Et pour que ce soir sans égal
    Fût perpétué, un pandore
    En dressait le procès-verbal
    Parsemé d'attendus sonores.

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