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  • Dis Cesaria, qui étais-tu quand tu n'étais pas encore Evora ?

     

                      Une voix formée dans les vapeurs d'alcool et la fumée des bars du Cap-Vert- volutes d'une célébrité à venir aussi improbable que méritée -, face à des clients, autochtones et touristes, pas toujours prévenants et attentifs... 

    Une voix au caractère forgé dans la poussière de Mindelo, sa ville natale... poussière levée par des pieds nus sous la menace d'un estomac dans les talons : celui d'une famille de quatre enfants à nourrir...

                       Regard doux mais sans illusions, dure à la tâche, pour Cesaria Evora le succès, même tardif, c'était... "... quand on n'a plus à s'inquiéter de savoir comment on va faire manger toute la famille".

    Et c'est ce même succès qui lui fera quitter son île, et non la pauvreté, contrairement à tant de ses compatriotes...

     

     

     

                       Elle a chanté Saudade d'Armando Zeferino Soares, enfin reconnu comme le véritable et unique auteur-compositeur de la chanson, après un long périple judiciaire, bien des années après sa création dans les années 50…

     

                      Saudade, qui est plus qu’une chanson, est l’expression d’un désir intense pour ce qui a été perdu - un pays, l'être aimé -, tout en gardant espoir, et puis sans doute aussi... l’expression de quelque brûlure de l'âme.

     

                       Epuisée (d'aucuns préféreront un "... pressée comme un citron par des tour-managers jamais rassasiés), Cesaria Evora avait demandé à pouvoir se reposer : elle a été exaucée il y a quelques jours ; en revanche, on sera en droit d'espérer que sa voix ne connaisse, elle, aucun repos.

                       Mais... dis-nous Cesaria : qui as-tu été et comment as-tu vécu (vaincu ?) durant toutes ces années, et alors que tu n'étais pas encore Evora ?  

                           

     

                                                     Saudade d'Armando Zeferino Soares 

     

     .

                  Pour prolonger... cliquez Cesaria Evora - site officiel

                           

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  • Grèce et Portugal : quand Manuel Valls s'en prend au plus faible...

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               Valls, en visite officielle vendredi à Lisbonne, a salué les efforts budgétaires réalisés par le gouvernement portugais, tout en critiquant les progrès "insuffisants" de la Grèce. 


    ***

     

              Maltraité par l'Allemagne, dans l'obligation de lui rendre des comptes quant à ses déficits, Valls en voyage au Portugal s'en prend à la Grèce.

                   On pensait que l'essayiste Michel Onfray avait tout dit à propos de Manuel Valls, mais non ; on découvre un autre Valls ; celui qui, non content de baisser la tête devant "le plus fort" - l'Allemagne -, la relève devant "le plus faible" - Portugal et Grèce ; condescendant avec un Portugal à droite, Valls sermonne sans vergogne une Grèce à gauche ; ces deux pays pesant 0.00000001% de l'économie mondiale.


                 Si la fable de la Fontaine "Le mulot et le renard" nous rappelle à juste titre que l 'on a toujours besoin d'un plus petit que soi pour se tirer d'un mauvais pas, pareillement, dans la condescendance, les remontrances, le mépris, l'injure et les menaces, on trouve toujours un plus faible que soi. Pour le gouvernement Valls et la présidente Hollande, ce sera deux nains économiques et politiques (après Dieudonné, la Libye et le Mali) : la Grèce et le Portugal.

    Tel est le lot de ceux qui refusent de relever la tête face à la dictature d'un oppresseur : se venger sur les plus faibles. Aussi, l'Allemagne qui est au garde-à-vous face aux USA (elle aurait tort de s'en plaindre ; son leadership en Europe est ainsi assuré !), maltraite la France qui sermonne la Grèce.


                    Après le "Valls crétin" d'Onfray, voici un Valls aussi lâche qu'il est permis de l'être quand le courage vous fait cruellement défaut ; et même si toute la classe politique a compris qu'il n'y a pas d'avenir ni de carrière pour ceux qui, en politique, veulent prendre l'argent là où il se trouve, ou plus simplement, pour ceux qui souhaitent mettre fin au racket de l'oligarchie bancaire et à ce mondialisme qui n'est qu'une guerre contre l'Etat providence et le droit du travail, penser que le monde qui nous est imposé aujourd'hui, est là pour toujours, c'est commettre une erreur que l'Histoire pardonne rarement.

                  Mais allez donc proposer une perspective historique aux nabots d'Etat qui occupent les institutions de notre République...

    Une république à genoux.


    ______________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Valls et les fables de la Fontaine

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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