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  • En attendant Tulle : Jarnac, cinq minutes d'arrêt !

     

     

    François Mitterrand : 20 ans déjà

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                Paris, gare Montparnasse : nous sommes jeudi, il est 7h. Départ TGV en direction d’Angoulême avant un changement et un TER vétuste et bruyant. Et puis... quatre heures plus tard...

     

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    Bienvenue à Jarnac ! 

    Ville d'origine contrôlée, côtés Cognac et Pineau, 5000 âmes à peine, et une Histoire comme toutes les autres communes de la région, et de beaucoup d'autres régions encore, de la pré-histoire à aujourd'hui.

    Un petit couac néanmoins : Jarnac rime avec arnaque ; quant à la truffe des Charentes… la truffe...

    Des truffes ?..................

     

    ***

     

     

                    Laissant la gare derrière moi, j'ai remonté à pied l'avenue Carnot par un temps froid et humide, puis tout droit après le pont de la Charente, fleuve calme et docile qui prend sa source là où on lui dit et, comme tout bon fleuve qui se respecte, termine sa course dans la mer : l’Atlantique pour ne pas la nommer. 

    J'ai réservé une chambre à l’hôtel Ligaro ; un hôtel situé dans une vieille maison charentaise à deux pas de la mairie. Je suis descendu seul, aussi je ne me refuse rien : pension complète à 300 euros-jour ; les repas seront servis au Restaurant du château, non loin de là, à 200m.

    Un détail néanmoins. Oh ! Trois fois rien ! De ce côté-ci de la ville, à mon arrivée, les rues étaient désertes : pas une âme qui vive.

    Avant d’aller là où je comptais me rendre comme tant d’autres avant moi, et comme tant d'autres après moi, plus nombreux encore, j’avais prévu un petit détour par le quai de l’Orangerie, au numéro 10 plus précisément. Un musée consacré à qui vous savez faisant face à la Charente m’y attendait. En revanche, personne n’était là pour m’accueillir à l'entrée et tout semblait abandonné : porte éventrée, volets fermés, pas d’électricité, pas de lumière mais une odeur. Oui ! Une odeur...

     

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    A peine entré, j'en suis très vite resorti intrigué et déçu.

     

                D’un pas décidé, j’ai emprunté la rue du Chail, avant de me retrouver face à la maison natale de celui que l’on ne peut plus nommer sans éprouver une colère à peine maîtrisable, pour ne rien dire de la rage qui peut nous emporter tous autant que nous sommes, et ce à tout moment. Levant la tête, je me suis rendu compte que le toit de la maison avait été soufflé, les volets arrachés, les vitres brisées... et cette odeur, la même odeur, une odeur… mais comment dire ?

    Inquiet maintenant, faisant demi-tour avant d'emprunter la 2e rue à droite en direction du cimetière des Grands-Maisons situé dans le quartier du même nom, là où se trouve la sépulture de celui qui s’est fait un jour élire Président de la République française, c'était en Mai 1981, qu’elle n’a pas été ma surprise : une longue file d’attente obstruait les trottoirs et la rue qui mène au cimetière, ainsi que son entrée.

    Des centaines ils étaient ! Sortant de ma poche une fausse carte de presse, accompagné de la gardienne des lieux, j’ai pu me frayer un passage jusqu’à la sépulture tant convoitée ; et toujours cette odeur, la même, maintenant insupportable. Et devinez quoi ?

     

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    Dans un défilé ininterrompu, jeunes, vieux, hommes, femmes, blancs, noirs, bruns, jaunes (rouges et verts !), chacun y allait de son crachat ! Oui ! Au passage, devant l’entrée du caveau, tous crachaient d’un crachat épais et lourd, du fond de la gorge, bien profond, après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables. Et tous attendaient leur tour dans le froid et l'humidité, patiemment, anonymes, silencieux, mais déterminés.

    Des milliers de crachats depuis le début de la matinée m’a fait remarquer la gardienne ! « Sans doute, des millions de crachats en cumul depuis son décès », ai-je ajouté. Coloré, aqueux, gluant et muqueux, nez, gorge… tous mettaient un point d’honneur à le faire descendre ce crachat comme pour mieux le faire remonter . Poumons, bronches, de leurs crachats à tous, translucides ou opaques, seuls importaient le poids, la cible, la puissance d’expulsion et la force de projection : « Le glaire… contre le glaive de la finance, du profit sans retenue et de l’humiliation » m’a susurré à l’oreille un homme bien mis qui attendait calmement son tour.

    La gardienne du cimetière censée pourtant surveiller les lieux et veiller au respect du règlement me l'a confirmé : les crachats n'ont jamais cessé, et ce dès les premiers jours ; les médias en ont parlé un moment, puis plus rien afin d'éviter une trop grande publicité, sur instruction de l'Etat et d'un commun accord et puis... connivence oblige ! La SNCF, elle, a refusé de fournir les trains supplémentaires qui étaient demandés (une fois n'est pas coutume ! En 40, la SNCF se faisait moins prier !) ; la police quant à elle, a très vite renoncé à intervenir.

    C’est donc dans l’indifférence la plus totale que des centaines de milliers, d’hommes et de femmes - voire des millions -, faisaient ce voyage à Jarnac depuis des années ; voyage en train, en voiture, en autocar, à pied, en auto-stop, à moto, à vélo, à dos d'âne et charrette à bras ! Ils venaient de toute la France, seuls ou accompagnés, en famille parfois... le dimanche ; d'autres d'Afrique noire, d'autres encore, du Maghreb, et tous sans exception y crachaient tout leur saoul avant de quitter le cimetière et la commune discrètement sans demander leur reste car, si tous avaient soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, tous étaient maintenant partisans d'une approche plus radicale.

     

                  « Un crachat sur la tombe de celui qui a démissionné devant les puissances de l’argent et de la guerre, et ce faisant… a abandonné l’idée que l’on se faisait de la Gauche ? » me suis-je aventuré à suggérer à l’un d’entre eux…

    D'un simple regard, un jeune homme acquiesça.

     

                   « Cent crachats sur 60 ans d'une vie politique au cours de laquelle on s'épuisera à chercher ne serait-ce qu'un seul acte courageux ? »

    Et puis encore...

                     "Mille crachats sur la sépulture de celui  qui a fait d’une gauche dite de gouvernement  qui ne se résume plus aujourd'hui qu'au PS et à quelques écolos égarés dans la poursuite d'une carrière sans honneur, un beau tas de lâchetés munichoises ? Vraiment, on ne peut pas cacher d'où l'on vient : après la Francisque !...» ai-je surenchéri…

     

    On me fit "oui" de la tête ; une jeune femme, jeune et bien mise.

     

                     « Des millions de crachats pour nous avoir tous livrés en pâture, traité après traité, à une Europe qui n'a jamais fait qu'un seul choix depuis Maastricht : celui d'un moins-disant social, culturel, intellectuel et moral ? »

    Pareillement, cette suggestion recueillit la même approbation mais d’un vieillard cette fois-ci ; un vieillard encore vigoureux de cœur et d’esprit.

     

                 Pour mon information, dans un souci d’exhaustivité qui l’honore, la gardienne a tenu à mentionner la présence d’un crachat dit « rectal » : assurément, la nuit, on fait le mur ; et au petit matin, on trouve les lieux souillés ; l'urine aussi semble y avoir trouvé toute sa place auprès de ce caveau. Inutile de préciser que la coupe était vraiment pleine pour cette gardienne de cimetière reconvertie malgré elle en Madame-pipi. « Ce n'est plus une sépulture mais une porcherie ! Et quelle porcherie ! Même les chiens viennent y faire leurs besoins ! Et cette odeur ! Ah ! Cette odeur, mon Dieu ! »

    Urine, excréments…cette odeur qui n'avait pas cessé de m'indisposer tout en me guidant, m'ouvrant pour ainsi dire la voie, c'était bien évidemment l'odeur du fumier ; ce qui explique un centre ville désert : les habitants de Jarnac se terrent chez yeux tout en se bouchant le nez depuis des mois sans doute.

    On ne le dira jamais assez : si d'aucuns meurent d'une mort qui les illuminent (Hugo, Jaurès), d'autres crèvent d'une mort qui n’a rien à envier à celle des rats quand ils descendent le fil de l'eau, le ventre à l'air, accompagnés d'une nuage de mouches et d’une odeur qui ne trompe maintenant plus personne. Terrassés d’effroi, un seul recours alors pour les croyants : se signer au plus vite. Pour les autres...

     

    *** 

     

                  En quittant les lieux, sur le chemin du retour, crachant tout du long (ne voulant pas être en reste, et puis... juste pour être sûr !), comme je rentrais à l'hôtel, une certitude est venue et ne m’a plus quitté : après Saint-Jacques-de-Compostelle, Lourdes - d'autres mentionneront la Mecque -, ce sont bien avec le pèlerinage de Jarnac ainsi qu'avec tous ces crachats-là qu’il faudra désormais compter ! Oui ! Chers frères et chères soeurs ! Notre salut à tous viendra de lui, et de lui seul ! De ce crachat car c’est toute notre dignité d'hommes et de femmes de gauche que l’on retrouvera alors à Jarnac, en attendant Tulle, pour y être allés, et plus important encore, pour y avoir craché tout notre mépris et notre colère, et puis aussi... la gorge en feu, la gorge desséchée, pour en être revenus assoiffés de justice, le coude bien haut ! 

               Alors oui, Jarnac ! Cinq minutes d'arrêt, et tout le monde repart : destination Tulle.

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  • L'homme qui voulait être Président

     

                     Cela n'aura échappé à personne, Valls n'a qu'une ambition en tête : la présidence de la république ; tous ses choix, toutes ses allégeances, tous ses discours le confirment.

                   Et même si les Présidents d'aujourd'hui ne sont que les maîtres-esclaves d'une mondialisation qui a la prétention de se passer du consentement des Peuples, qu'il soit ici permis d'adresser à cette grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf, le message suivant  :

                   "Valls, tu peux lécher le c.. des patrons, petits et grands, celui de la finance international aussi, celui de la commission européenne, celui des Américains, des gouvernements israéliens et ici en France, de leur porte-parole qu'est le CRIF... jusqu'à humilier les salariés (chômeurs ou pas) qui ont fait la gauche et le PS ainsi que violer notre tradition humaniste et diplomatique qui a fait notre rayonnement et notre force  - une tradition qui avait pour objectif la recherche d'un équilibre face à des pays et des cultures hégémoniques à la soif excessive de domination -, jamais dans ma France à moi, tu ne seras Président, ou bien, ailleurs, loin, très loin...  (Président des antipodes ?) ni aujourd'hui, ni demain... et certainement pas sous les couleurs d'un parti de gauche de gouvernement ! Ne te fais aucune illusion à ce sujet ! On fera en sorte que jamais cela n'arrive ! "

     

     

    ***

     

     

    Continuer de porter la crise au coeur du PS

     

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                        Hollande au plus bas dans les sondages, Valls aussi... défaites électorales consécutives pour le PS... il faut continuer d'ouvrir une crise majeure et un nouveau front : obtenir  le départ de François Hollande ainsi que la dissolution du PS en attendant la refonte d'une véritable gauche de gouvernement à l'échelle de la France et de l'Europe.

    Un François Hollande qui a mené une campagne sur un programme envers lequel il ne se sentait aucune obligation de mise en œuvre, roulant dans la farine du mensonge et de la démagogie des millions d'électeurs, et de penser aujourd’hui qu’il peut en toute impunité échapper à une sanction à la fois morale et électorale dans le contexte d'une Europe qui sera dans le meilleur des cas une succursale de l’hyper-puissance étasunienne (crise économique, crise financière, suprématie militaire et politique du chaos) , et dans le pire, la victime collatérale d’une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires, les droits sociaux et la démocratie...

     

                La suite ICI

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  • Iran, Fabius, la France et nous

    Thierry Meyssan, sur l'attitude de "la France"



                     A propos des négociations de Genève sur le nucléaire iranien le 9 novembre, les pays réunis ont parlé d'une France intransigeante désignée comme responsable de l’échec des pourparlers. Les faucons se réjouissent (les néo-conservateurs américains, le gouvernement israélien et l'Arabie Saoudite). Les colombes, elles, battent de l'aile.


    "Diplomatiquement, la stratégie de la France est payante auprès d’Israël, de la Turquie et surtout de l’Arabie saoudite, puisque Paris s’est posé comme l’interlocuteur privilégié de tout ceux qui ont une peur bleue de la bombe iranienne", décrypte Gauthier Rybinski, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24.


    Il y va également des intérêts économiques de la France dans la région, où, ces derniers mois, Paris a multiplié les signatures de contrats notamment avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. La France compte également sceller assez rapidement un accord capital avec la monarchie wahhabite sur la livraison de missiles sol-air et pour la vente d'avions Rafale au Qatar : "Échaudés depuis qu’ils se sont retrouvés esseulés en rase campagne après la volte-face d’Obama sur le bombardement punitif contre le régime syrien, les Français sont sans doute animés par un désir de revanche", note Gauthier Rybinski.


                     Qu'il soit permis de préciser ceci : parler d'intransigeance de La France à propos de ces négociations, c'est sûrement un raccourci un peu court et un abus de langage, voire une insulte, car enfin, s'agit-il vraiment de la France et de son Peuple souverain  ? Ne s'agit-il pas plutôt, comme le souligne Thierry Meyssan, d'une présidence Hollande et d'un gouvernement dont le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, ministre élu par personne, ne sait plus comment satisfaire, dans la continuité d'un Sarkozy tout aussi zélé, les desiderata d'une puissance étrangère nommée Israël.


    Rappelons qu'il n'y a aucune légitimité populaire et démocratique ni aucun précédent diplomatique derrière l'engagement de cette présidence et de ce gouvernement auprès d'un pays dont il faut bien constater qu'il n'a plus rien aujourd'hui à envier à l'Afrique du Sud de l'apartheid.


    D'autre part, on ne manquera pas de noter le vocabulaire d'un ministre des affaires étrangères qui n'a plus aucune retenue (1) ; un vocabulaire et un langage, là encore, en rupture totale avec notre tradition diplomatique européenne de ces cinquante dernières années, du quai d'Orsay à l'Elysée ; vocabulaire qui appartient à une région, et un pays en particulier, que Fabius ferait bien de fréquenter mais du bout des pieds car, Netanyahu et son gouvernement de coalition d'extrême droite ne sont pas plus fréquentables sous un drapeau israélien que sous celui d'un drapeau tricolore.

    Dans le cas contraire, devra-t-on alors exiger le départ de ce ministre prête-nom et porte-voix ?

    Assurément.


                    Et pour ne pas conclure... on précisera ce qui suit : que l'on sache en haut lieu que cette politique qui viole tout ce qui a fait la réputation de la France dans le monde, admiration et respect, participe, à gauche, du dégoût qui n'en finit pas de gagner les coeurs et les consciences.

    Aussi peut-on affirmer sans risquer d'être contredit : plus personne ne lèvera le petit doigt pour sauver ce gouvernement et cette présidence, et l'on n'aura alors qu'un souhait : que toutes les élections à venir leur soient fatales !




    1 - A propos de Bachar El Assad : "Cet homme ne mérite pas de vivre". A propos des touaregs du Mali : "Ces barbares..."

     

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    Pour prolonger, cliquezL'Iran et la bombe : l'avoir ou pas

    ainsi que Porter la crise au coeur du PS et des Verts


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