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  • Reconstruire la gauche...

     

                Une gauche incontournable d'opposition et d'alliance gouvernementale

    melenchon, pierre laurent, jadot, hamon, reconstruire la gauche

    jeanluc mélenchon.jpgArnaud Montebourg.JPG

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    1 - Dissoudre les partis socialiste, communiste et EELV...

    2 - Reconstruire un mouvement-parti (mouvement social qui place en son centre les militants dans le cadre d'une structure capable d'être systématisée) autour des Verts, des Communistes, des Socialistes soutiens de Hamon et de Jean-Luc Mélenchon : direction collégiale renouvelable tous les ans ; porte-parole multiples et tournant ; forte présence sur les réseaux sociaux et sur le terrain d’une force mobilisable de plusieurs centaines de milliers d'activistes.

    Avec pour objectif : un mouvement que l'on pourrait situer entre 15 et 18% incontournable pour quiconque, situé au centre et au centre-gauche, souhaite former un gouvernement, gardant à l'esprit que l'important en politique c'est de se rendre indispensable ; faire en sorte que l'on ne puisse pas se passer de vous.

     

                     Quand bouger ? Avant la défaite à la présidentielle ou bien après à quelques semaines des Législatives ?

    Valls qui veille dans l'ombre pourrait très bien prendre la direction du PS au lendemain de la défaite annoncée de Hamon à l'élection présidentielle. Or, perdre la direction d'un PS même en sursis peut être un handicap plus qu'un atout car Valls rebondira plus rapidement et mettra en danger le ralliement des élus socialistes autour de la création de ce mouvement-parti né de la dissolution entre autres, du PS.


    ***

                       D'aucuns parleront d'utopie à propos de ce projet de dissolution et de reconstruction ; qu'ils sachent que l'utopie sert aussi à mettre en lumière les manquements et le fait qu'en politique, rares sont ceux qui se montrent capables de se donner les moyens d'atteindre les objectifs et les résultats qu'ils se sont fixés ; en d'autres termes, rares sont ceux qui se montrent à leur hauteur des véritables enjeux (1).

    Or, en ce qui concerne la situation de la gauche, avec cette défaite annoncée de Hamon à la Présidentielle, l'enjeux pour les dix années à venir se définie comme suit : refondre, réunir, fédérer, construire un véritable projet autour de...

                        -  L'écologie au sens le plus large du terme : quel modèle énergétique, quel modèle d'urbanisme, quelle place doit occuper le travail et le salariat...

                        - L'U.E : remise en cause de l'intégration de la France dans une U.E qui se montrerait incapable de se réformer autour des axes suivants : une U.E qui aurait pour projet de contenir et de réguler le mondialisme ; une U.E qui accepterait de se soumettre à l'épreuve d'un contrôle démocratique sans précédent...

                        - La diplomatie française dans le monde une fois le constat suivant établi : l'Europe de l'U.E est bien trop petite pour la France qui a vocation à rencontrer et à s'adresser au monde entier : revoir notre positionnement avec la Russie et la Chine ; mettre un terme aux influences américaines, israéliennes et celles des monarchies du golfe sur notre diplomatie ; repenser notre relation avec l'Afrique en remettant en cause ce concept de Françafrique qui n'a qu'un objet : infantiliser ce Continent et continuer d’encourager la corruption de ses élites politiques et économiques pour le plus grand profit des multinationales françaises.

     

    1 – Il est vrai que si aucun des protagonistes ne se montre à la hauteur de la situation, au sortir de la présidentielle, Mélenchon affichera un score de 8%, EELV de 2% et le vote PS de ses trente dernières années aura été dilué dans les manigances de Valls et les candidatures d’un Hamon vaincu et d’un Macron dans l’attente de jours meilleurs.

     
     
                     
     
                  La réponse de Mélenchon à la proposition de rapprochement de Benoît Hamon n'est pas à la hauteur des enjeux explicités précédemment.
     
    Aussi, force est de constater ceci à son sujet : Mélenchon fait les bonnes analyses... c'est un tribun de talent... mais pour le reste... il faudrait qu'il comprenne que la France n'est pas le Guatemala, une petite république d'Amérique du Sud.
     
                  Sur cette vidéo, Mélenchon semble très très fatigué ; cet homme s’épuise... il est seul, « liked » par milliers mais seul.... entouré mais seul avec son public de "groupies" qui a beaucoup mal avec la remise en cause de "leur" Mélenchon et sa stratégie de solitaire qui les conduit tout droit dans le mur là où gît l'espoir au pied de la déception.

     

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

     

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  • Valls : une grenouille chez Jean de La Fontaine

     

     

    le premier ministre a annoncé sa candidature à la primaire de la,primaire de la gauche,primaire de la droite,ps,walls démissionne,élection présidentielle 2017

                             Manuel Valls premier ministre a annoncé sa candidature à la primaire de la gauche lundi en fin d’après-midi dans son fief d’Evry. Il démissionnera mardi de Matignon. 

     

    ***

     

                        Valls candidat ?

                         Regardez-le bien !  Et puis, observez donc sa démarche : n'a-t-il pas la démarche de ceux qui sont destinés à obéir alors qu’ils croient pouvoir commander ? Et si d’aventure il leur arrive de donner des ordres, ce sera à plus bêtes et à plus serviles qu’eux. Inévitablement.

                       Valls c’est la fascination qu'exerce la puissance sur ceux qui n'en auront jamais les moyens  ; et en ce qui concerne ce candidat à l'Elysée : puissance militaire et destructrice des USA, puissance cynique d’Israël sans précédent dans l’histoire politique d'un Etat avec ses relais ici en France ( CRIF, LICRA, UEJF et une bonne partie des médias dominants qui ne jurent que par Walls) ; et c’est aussi le pragmatisme :  celui des ventes d’armes aux Monarchies du Golfe parce que… « il faut sauver le commerce extérieur de la France ».

    Si on confie le sérail à l'eunuque, de même promet-on et confie-t-on la représentation du pouvoir et l'illusion de son exercice à celui qui n'aura jamais la force ni la présence d'esprit, voire l'intelligence, de l'exercer en le retournant contre ceux qui ne lui auront confié que son simulacre car, Valls c’est le chien qui aboie en tirant sur sa chaîne. Il croit pouvoir menacer et mordre alors qu’il est à mille lieux de se libérer, de s’affranchir de cette chaîne qui le retient, ignorant du fait suivant : c’est précisément cette chaîne qui lui permet d’aboyer fort car sans cette chaîne, il se verrait très vite contraint au silence.

    Né d'une mère italienne et d'un père espagnol, maire pro-Palestinien à 30 ans d'une ville de banlieue sans attraits, premier ministre à 50 d'une présidence qui n'a jamais été aussi proche des intérêts étasuniens, israéliens et saoudiens (mais... où est le rapport, on se le demande !), Valls c’est une recette de cuisine qui ne manque pas de piquant à défaut de goût, raffiné de surcroît : un peu de Jacques Doriot, (communiste à 20 ans, pétainiste à 40) une touche de Le Pen père, un soupçon de franquisme, une bonne cuillère de bonapartisme (sans le génie du maître corse) et puis la bêtise propre à la fable de Jean de La Fontaine : celle d'une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf présidentiel, sinon plus grosse encore.

                    Certes, après Sarkozy et Hollande, personne ne pourra dissuader un individu comme Valls et tous les autres avec lui, de se présenter à une élection présidentielle ; et c’est bien là tout notre malheur car, sous un Mitterrand ou bien un Chirac (pour ne rien dire d'un de Gaulle) , à aucun moment Valls qui n'est jamais que le fils de son père et de sa mère, avec sa coupe de cheveux de bon élève d'une classe de CM2 que Maman ne manquera de féliciter à la prochaine remise des prix, n’aurait osé prétendre occuper le fauteuil présidentiel de l'Elysée.

    Qu'il ait pu l'envisager, contre toute raison, suffit à nous faire sérieusement douter de cette République, la 5è du nom, jusqu'à sa remise en cause définitive.

    A quand la prochaine Constituante ?

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    Pour prolonger, cliquez : Manuel Walls - Los craignos

     

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  • Attentats, Paris 13 novembre 2015 : revue de presse pour rappel

     

                      Billet de blog rédigé en novembre 2015, quelques jours après le 13 novembre

     

     

                      Après Hollande, Valls, Fabius (et Sarkozy) auxquels nous devons 15 années d'une diplomatie en rupture avec notre tradition d'équilibre et d'indépendance - rupture qui explique aussi cette fracture dans la société française car enfin, de qui sommes-nous devenus les esclaves ? -, d'autres voix de la domination et de ses portes-flingues se sont fait très vite entendre sur Internet ; voix de la domination impériale de l’Otan, des USA et de ses acolytes et autres complices : Europe, Israël, Arabie Saoudite…

    Voix d’une bêtise crasse, voix d'un cynisme inqualifiable... voix de ceux qui n'ont plus peur de rien car ces attentats de vendredi soir apportent de l'eau fétide à leur petite machinerie, à ses rouages et à sa production le plus souvent pestilentielle :

     

    Elisabeth LévyElisabeth Lévy fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur, cette petite musique israélienne et islamophobe de France, Elisabeth Lévy titre "Djihadistes contre Homo festivus" ICI

    Le point de vue  d'Elisabeth qui a toujours autant de mal à « penser » c'est-à-dire à se méfier comme de la peste de ce qu’elle pense, le voici : « Daech veut nous exterminer car en France, on aime bien s’amuser et eux pas».

    Ca, c’est ce qu'on appelle de l’analyse...  géo-politique qui plus est !

     

    Toujours sur Causeur, c'est àLuc Rosenzweig Luc Rosenzweig, un des contributeurs majeurs de ce webzine, que la patronne confiera le soin de se vautrer dans la fange, communautariste de surcroît - Israël, Tsahal, ses troupes et ses colons. En effet, Rosenzweig, sans honte, titre : « Pour vaincre le terrorisme, apprenons d’Israël » ICI

    Rosenzwieg, si vous avez bien saisi son conseil, propose donc une ratonnade de Palestiniens à la sauce française : les Musulmans français qui ne marcheraient pas droit.

    Abjection et bêtise incommensurables dont il est coutumier, il est vrai, ce titre de Rosenzweig explique bien des choses et des situations  ; non content d'importer la question du maintien de l'ordre colonial israélien en Palestine au pire moment qui soit, ce billet d'humeur explique aussi des choix politiques criminels tout en nous incitant à élever notre niveau d'alerte générale car nous sommes tous, sans l'ombre d'un doute, en danger de mort avec des individus de cette espèce, ici, chez nous.

     

    "La règle du jeu" maintenant.

    Revue incontournable pour quiconque souhaite prendre des nouvelles de la tartufferie ambiante à la cour de BHL puisqu'il en est le fondateur, cette revue de "philosophie, littérature, politique et Art" qui est aussi la voix d’Israël en France (une de plus !), nous offre un point de vue digne du café du commerce juste avant la fermeture de l’établissement à une heure tardive donc : c’est dire !

    L'incitation à la haine sera placée au coeur du dispositif avec un BHL qui fait dire à propos des attentats de vendredi dernier, par David-HazizaDavid Isaac Haziza (?) ce que sa duplicité légendaire lui interdit d'expliciter : « Il y a un temps pour tout sous le soleil. Il y a un temps pour aimer, certes, mais il y a aussi un temps pour haïr. En vérité, on eût même dû haïr plus tôt !"

     

    Le Huffington Post, un pur player dit "d'information" dirigé par Anne Sinclair fera appel à la plume d'un Jacques Tarnero "essayiste", toujours à propos des auteurs des attentats et de la tentative de se risquer à quelques introspections salutaires fruit d'une pensée réflexive tout aussi salvatrice.

    Ce webzine tout acquis à la cause atlantiste et sioniste s'en prendra ouvertement aux anti-islamophobes et aux partisans du « Pas d’amalgame » lesquels seraient responsables des attentats en France.

    Quant à l’Islam, il serait la cause première du malheur des Arabes, ici et là-bas : « Le malheur arabe, le malheur palestinien, le malheur des jeunes-des-banlieues c'est l'Islam la cause de ce malheur ainsi que ce qui est arrivé à cette culture née dans l'islam ou née dans l'héritage arabe pour toujours aller chercher ailleurs qu'en elle même la source du désastre actuel."

    Qui a détruit le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sub-saharienne ? Les Arabes ? L'Islam ? Qui fait des affaires avec l’Arabie Saoudite ?

     

    Afficher l'image d'origineCaroline Fourest qui souhaitait très certainement ne pas être en reste, une Caroline Fourest - faut-il le rappeler ? -, qui voyage dans les bagages d'un BHL qui la porte à bout de bras depuis quelques années maintenant, ce matin sur France Culture, Fourest récitera son catéchisme : « Il y aura toujours des gens pour trouver des excuses aux assassins »

    N'en doutez pas un seul instant : c’est sa manière à elle de clore tout débat et de disqualifier tous ceux qui seraient tentés de remettre en cause la politique pro-américaine et pro-israélienne de la France qui nous mène à la guerre tout en provoquant la mort de centaines de civils  : le Moyen-Orient quoi !

                   Mais quand on vous dit que tous ces gens-là ne rêvent que de ça ! Tous les parfums d’Arabie ! Spectacle de « danse orientale » pour Caroline entre deux explosions et quelques corps déchiquetés !

     

    Ce matin aussi, sur France Inter, lundi 16 novembre, heures tapantes , c’est Résultat de recherche d'images pour "Malek Boutih l’invité"Malek Boutih l’invité : ICI . Député PS, Malek Boutih se rangera sans l'ombre d'une hésitation au côté de Manuel Valls ; il en profitera  - car pourquoi faire les choses à moitié ! -, pour franchir le Rubicon allègrement. Imaginez-vous ça : 80% de ses interventions sur l'antenne conviendront à toute la droite, du FN aux centristes : « Il faut en finir avec la sociologie, la pleurniche et les soi-disant causes sociales qui seraient responsables de la radicalisation de Français musulmans !»

    Enorme !

    Comme quoi... des attentats, une centaine de morts, et tout le monde rentre se mettre au vert au côté d'une droite expéditive ; c'est l'Assemblée nationale issue du Front populaire qui vote les pleins pouvoirs à qui on sait. Heureusement pour Boutih que la "fausse gauche" est à l'Elysée et à Matignon ! Il peut encore faire illusion même s'il s'agit bel et bien d'un ralliement aux idées de droite : l'affirmation de l'absence de déterminisme social dans le destin individuel de chaque être humain.

    Des dizaines de millions de salariés qui sont passés par la case chômage et la case SDF en trente ans - divorces, suicides, maladies, pauvreté ; des inégalités qui ont explosées, des millions d'individus qui n'ont connu et qui ne connaissent qu'un parcours de discriminations et de vexations sans nombre, un mondialisme rapace et vorace qui veut la peau de notre système social européen - véritable civilisation en soi -, et qui n'a qu'un modèle à proposer : travailler plus, gagner moins, baisser la tête et consommer - mal-bouffe et abrutissement !

    Tout ça n'a bien évidemment aucun impact...

                     Les dirigeants successifs du PS ont mis 20 ans à accepter que Boutih soit député ; il a longtemps galéré après son départ de SOS racisme, chez Skyrock notamment, chez les 10-15ans… alors, vous pensez bien : Boutih sait ce qu’il doit au PS et au système ; manifestement, les mots ne lui manquent pas quand il s'agit de renvoyer l'ascenseur. C’est sûr, l’ingratitude n’est pas de mise chez Boutih !

    Frantz Fanon, un des penseurs de la colonisation et de la décolonisation avait un nom pour ces gens-là, les repêchés du système qui n’en croient pas leur chance tout en sachant qu'on ne leur en donnera pas une seconde.

     

                   On achèvera ce tour d'horizon du côté de la bêtise, du cynisme et de l'opportunisme avec le commentaire d'un internaute... un internaute lambda, internaute sans visage comme tout internaute lambda dépourvu de courage mais qui se respecte. Jugez plutôt :

                   "Epiloguer sur les horribles événements d'hier soir ne sert pas à grand chose. aujourd'hui, c'est l'action de la police et de l'armée qui nous sauvera, non le baratin. La France vaincra !"

                 Et notre réponse, elle, à défaut de vaincre l'incommensurable connerie de ce commentaire car, il y a des cas irréversibles, et celui-là en est un... notre réponse donc ne tardera pas à lui parvenir :

                                      "Pauvre de toi, va !"

     

     

    ***

     

                      Après les voix du chaos programmé et de la domination,  les voix de la reddition aussi… accordons un peu d'espace aux voix de la sagesse :

     

                   Pour Alain ChouetAlain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la « guerre de civilisation » et celle contre le « terrorisme » brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad :

    Arabie Saoudite et Qatar.

     

                  A l’annonce des attentats  Au lendemain des attentats de Paris, Michel Onfray réclame une politique française moins islamophobe.Michel Onfray fut le premier à twitter : « Droite et gauche qui ont internationalement semé la guerre contre l'islam politique récoltent nationalement la guerre de l'islam politique. » 

     

     

                  Michel Colon d'Investig-Action, que l'on ne présente plus, s’exprime, de sa Belgique natale, sur les attentats Paris avec calme et lucidité.

     

     

            Clôturons cette courte revue de presse avec      CaptureJean-Luc Mélenchon qui aura tout saisi des véritables enjeux pour la France et l'Europe, ce dimanche 15 novembre 2015 au sortir de l'Elysée : "La réponse aux assassins doit être plus de fraternité, plus de démocratie, plus d'amour mais pas moins de débat."

     

                          Débattons alors ! Et ne laissons personne nous l'interdire !

     

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  • Michel Rocard, de l'autogestion au Médef : un concert d'hommages à la mesure de son inaction politique un demi-siècle durant

     

                   L'ancien Premier ministre Michel Rocard est décédé samedi 2 juin 2016 à l'âge de 85 ans.

     

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    "Patronat de tous les pays, unissez-vous !"

    Michel Rocard, toute honte bue à l'invitation du Medef. C'était en 2010.

     

               

             Tenez-le-vous pour dit ! Après le PSU, l'auto-gestion à la yougoslave, le socialisme et son parti, la boucle bouclée avec François Hollande à l’Elysée, Michel Rocard y fait un nœud supplémentaire avec une conviction que l'on ne lui connaissait plus, tel un évangéliste sûr de son fait et de sa foi en déclarant en 2010 à l'Université du Medef qu'il faut remettre le monopole de l'interprétation du monde, de sa réalité et de sa conduite entre les mains du Patronat car, désormais, seuls les milieux d'affaires sont compétents en la matière : ICI

    Dont acte.

     

    ***

     

                    "Tout sauf la marge, le rejet, l'exclusion, le bannissement... "en être" coûte que coûte, tenir bon, plaire et complaire !

                    Tous des orphelins en quête d'adoption, vous dis-je !"

     

                    Au crépuscule de ce qui fut une longue, et sans doute, beaucoup trop longue carrière, des années 50 à aujourd’hui... le plus pathétique dans cette prestation de Rocard face au Medef, c'est que les patrons présents ce jour-là ne lui en demandaient peut-être pas tant !

    En effet, il se pourrait bien que tout ce beau petit monde ait attendu de lui un autre type d'analyse, sans doute dans la mémoire de ses engagements passés, à gauche puis au centre-gauche ; petit monde constitué de patrons et d’entreprises eux-mêmes malmenés par un système économique qui ne se reconnait ni honneur ni loyauté.

    Aussi... confrontés à une telle débauche de soumission aussi obscène et avilissante qu’inutile, fruit d'un orgueil imbécile (vous êtes puissants, vous m'avez invité... j'en suis flatté ; je demeure votre obligé !) au soir d'une carrière politique bavarde et décevante tel un soufflet... si tôt levé, si tôt retombé, couché... qui aurait osé alors demander à Michel Rocard de se retirer et d'aller cultiver son jardin ? Fruits et légumes à volonté !

    Pas grand monde, hélas !

                    Courtisé par les journalistes d'une presse aux ordres de la finance et de l'économie - il fallait avoir interviewé Rocard au moins une fois dans sa vie -, Michel Rocard était leur chouchou à tous ; il faisait l'unanimité.

    Son plus grand défaut, impardonnable pour un Rocard qui se disait à gauche et de gauche, c'est bien de n'avoir jamais déplu à qui que ce soit : les syndicats, les patrons, le "camp opposé" appréciaient sa compagnie ; tous ne s'y sont pas trompés : faut dire que Michel Rocard leur est très vite apparu comme un homme de consensus qui, comme de juste, a commencé sa carrière à gauche – anticolonialisme et pouvoir aux ouvriers ! -, et l'a finie au Medef, sûr de lui et tranquille en conseiller des Princes, petits et moyens, hexagonaux de surcroît.

                    « Rocard », c’est plus qu'un homme, plus qu'un être humain tout compte fait et en comptant bien ; Michel Rocard, c'est un concept qui aura fait "flop" ou « pschitt » à la moindre validation : une eau gazeuse.

    A Matignon, quatre années durant, à l'heure où le PS avait tourné casaque en remerciant Pierre Mauroy et en accueillant Fabius, Michel Rocard aura été sans imagination, recherchant sans cesse le consensus... mou en l'occurrence.

    Hors les murs de Matignon, il aura été bavard, et pour un peu, on se serait laissé prendre à rêver d'un grand soir réformateur, radical et futuriste.

    Mais alors, que lui manquait-il à ce Rocard ? Sans doute le courage de déplaire contrairement à Mitterrand qui, tout en n'étant pas "un honnête homme", savait déplaire pour son seul profit hélas : sa longévité à l'Elysée.

    C'est donc une France malchanceuse qui aura vu ces deux hommes s’affronter alors qu’ils occupaient l’un l’Elysée, l’autre Matignon, deux lieux de non-pouvoirs destinés à ceux dont le parcours politique doit tout à leur ennui ; cet ennui mortel dont il faut fuir les affres : en premier lieu, le sentiment d’inutilité.

    Un temps ministre de l'agriculture, il ne fera rien pour sauver l'agriculture paysanne d'un productivisme encadré d'une main de fer par un syndicat agricole nommé FN-SEA. Les chômeurs en fin de droits lui doivent, non pas un emploi, mais le RMI, aujourd'hui le RSA... revenu minimum etc... etc... pour un homme politique du minimum garanti, un temps inspecteur des finances. Les salariés eux, lui doivent une ponction supplémentaire sur leur salaire - la CSG ; ponction étendue aux revenus financiers pour toute consolation ; une CSG non déductible, s'il vous plaît !

    Et c'est alors que les salariés seront imposés sur des revenus non perçus. On pourra toujours penser que tous ont évité le pire : en effet, Rocard aurait pu taxer les charges salariales car dès son arrivée à Matignon, notre Premier ministre avait tout simplement compris ceci : il n'y a pas d'avenir pour un gouvernement qui souhaite re-prendre et l'argent et le pouvoir là où ils se trouvent. Il ne sera pas le dernier à le comprendre. Loin s'en faut.

     

                    Démocrate mais pas trop - il était opposé à la proportionnelle - Michel Rocard aura recours au 49.3 à 28 reprises sans profit pour la gauche et les classes populaires. Partisan de la décentralisation qui consacrera le règne des barons, il sera l'initiateur de la "deuxième gauche" au congrès socialiste de Nantes en 1977, qui sonnera le glas de "la première" six ans avant son enterrement définitif en 1983 ; une gauche seulement à l'aise à droite, une gauche du renoncement et de l'adaptation à la loi du plus fort,  le néo-libéralisme.

    Rocard aimait se payer de mots ; il n'en était pas avare, c'est sûr ! Sans doute a-t-il rêvé sa vie politique plus qu'il ne l'a vécue ; quant à l’action, Rocard accordait manifestement plus d'importance à la pensée, une pensée le plus souvent abstraite, sommaire ou générique, une non-pensée finalement qui n’encourage pas à l’action, de ces actions qui marquent un homme, une carrière, un parcours et toute une époque... peut-être même l'Histoire.

    Rocard ne fera donc pas date.

     

                   Canonisé par les médias... de son vivant, car tous se reconnaissaient en lui,  tempéré, pusillanime avec leurs employeurs à tous qui étaient aussi un peu les siens -  "Pas de vague, surtout pas de vague !" -, aux ordres finalement... maintenant qu'il n'est plus de ce monde, a fortiori de notre monde qu'il avait quitté il y a longtemps déjà, des voix se sont élevées au PS ainsi qu'à la droite de l'échiquier politique : Michel Rocard mériterait une place au Panthéon.

    Fichtre ! Est-ce que tous ces gens réalisent que Michel Rocard... c'est pas Jean Moulin non plus ? Un Jean Moulin mort sous la torture dans une cave de la gestapo de Lyon, alors que l'on peut être assurés que jamais Michel Rocard n'aurait donné sa vie pour la Gauche, la vraie, celle qui est capable d'une résistance acharnée contre les forces de la maximisation de l'exploitation humaine.

    Pour sûr, le Panthéon devra l'attendre longtemps, longtemps encore !

     

                     Gestionnaire scrupuleux qui connaissait bien ses dossiers, besogneux, chez lui, seuls la fonction, les diplômes importaient, et les honneurs ; éthique, travail bien fait et soif de reconnaissance ; Michel Rocard avait donc finalement tout d’un rond-de-cuir, honnête et serviable pantouflard à faux-semblant.

    D'aucuns aujourd'hui voient tantôt Valls comme héritier légitime, tantôt Macron : une compagnie de CRS, le Medef et des salariés qui n’ont qu’un droit :  s’estimer heureux d’avoir un emploi.

                  Quand on vous dit qu’il y a bien quelque chose de pourri au PS. Nul doute : le concert d'hommages au PS comme à droite qui accompagne cet homme jusqu'à sa dernière demeure médiatique, est à la mesure de toute son inaction en politique !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Il faut que le PS meure pour qu'une alternative politique renaisse

     

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  • Mélenchon and Co : le rendez-vous avec les Législatives de 2017 à ne pas manquer ?

                     Place Stalingrad à Paris, dimanche 5 juin 2016, était organisé à Paris un défilé de la France insoumise qui s'est terminé par une prise de parole de Jean-Luc Mélenchon.

     

     

                   Rassemblements, meetings, campagne présidentielle...

    In fine, on jugera Mélenchon sur sa capacité à parler à tous ceux qui, à gauche, ne veulent plus du PS - élus et électeurs confondus -, ainsi qu’aux gaullistes et à l'extrême gauche, en passant par les Verts, les dissidents du PS, les communistes et le premier parti de France : les abstentionnistes des classes populaires ; en particulier, celles issues de l’immigration et de la colonisation.

     

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                  Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon qui aura mis trente ans à réaliser qu'il est "de gauche" et le PS "de droite" vit sa vie d'homme de gauche, tentant d'animer le débat... ou bien plutôt, s'animant ici et là...

    Mais au fait : que sait, qu'a compris Jean-Luc Mélenchon des classes populaires, de tous ceux et celles qui votent FN, de ceux et celles qui ne votent plus ? Que sait-il des "quartiers" ?

    Député européen, force est de constater qu'aujourd'hui Mélenchon se situe le plus loin qui soit de ceux sans lesquels une gauche digne de ce nom ne peut espérer imposer un nouvel ordre politique et économique dans une Europe-instrument d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre faite aux Etats-nations, à l'Etat- providence, aux droits des salariés, à la démocratie et la liberté d'expression.

     

                Mélenchon ici, Mélenchon là, avec les médias, manifestement il prend du plaisir ; ne ferait-il pas mieux de s'adresser aux électeurs ? Car, accepter les invitations des médias à répondre aux questions de leurs "journalistes" est vain et sans doute contre-productif... d'autant plus qu'on ne convainc personne. Jamais !

    Aussi, ce qu’il faut aujourd’hui, c’est questionner la question, puis celui qui la pose (2) et celui qui paie celui qui l’a posée. C’est sans doute le seul service à rendre à ceux qui, à l’heure d’internet, ont encore la naïveté d’attendre quoi que ce soit de la télévision en générale et de ce type d’émission en particulier.

    C'est là que l'efficacité est au plus haut ; là où chacun demeure libre de tirer les conclusions qui s'imposent ; maïeutique d'ordres politique et social au sens le plus riche, le plus complet et le plus authentique du terme, l'esprit accouchant alors d'un questionnement salutaire : que nous est-il fait, par qui, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ?

     

    1 - Ambition tout à fait réaliste ; ce qui situerait cette force entre 14 et 17% - estimation la plus pessimiste.

    2 - Des journalistes ultra-libéraux en économie dont les salaires sont pourtant subventionnés à hauteur de millions d'euros par le contribuable : près de 230 millions d'aides d'Etat répartis sur 200 titres de presse ont été versés en 2014. De quoi leur clouer le bec à tous en les mettant face à leurs contradictions.

     

    ***

     

                      Mondialisation oblige ! Notons le fait que toutes les lois antisociales et les traités qui remettent en cause la souveraineté des peuples nous sont imposés soit au détriment d'un vote de l'Assemblée nationale (le 49.3) soit en dépit d'une consultation de l'électorat par référendum. A chaque fois, on sort du cadre démocratique.

    Le Mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon a fort justement dénoncé l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer en force la loi El Khomri. Au moment de son retour à l’Assemblée après un passage chez les sénateurs qui, en majorité, s'oppose à son détricotage  - un projet de loi vidé de son contenu à force de compromis… ces sénateurs comptent revenir à sa version originelle -, Mélenchon a appelé les députés PS à prendre leurs responsabilités en votant la motion de censure contre le gouvernement, d’où qu’elle vienne…

    Seulement, il y a fort à parier que les frondeurs du PS en particulier - et  les Verts aussi, trop souvent dépendants du PS aux élections nationales  - refusent de remettre leur mandat de député en jeu en mai 2017 sans le soutien (l'investiture) du PS ; un PS qui ne manquera pas d'exiger de ces frondeurs qu'ils quittent le parti en cas de vote de la motion de censure au côté de la droite ; sans doute n'ont-ils pas encore compris ceci : frondeurs PS ou pas, tous sombreront en 2017 avec ce parti car tous peuvent compter sur un électorat de gauche rassemblé autour des représentants d’une gauche alternative à la Présidentielle de 2017 et aux Législatives qui s'en suivront : un électorat qui ne vote plus PS depuis trois ans déjà.

                    Faut-il rappeler que la priorité reste la reconstruction de la gauche sans le PS ? Même s’il n’est pas sûr que tout le monde ait compris qu’il doit s’agir d’une gauche d’une République refondée (ICI), accueillante aux républicains des deux rives (gaullistes). A ce sujet, le refus de Mélenchon adressé à Jean-Pierre Chevènement qui défend un tel projet augure mal pour la suite des événements à propos de cette gauche à reconstruire un peu sur le modèle du CNR : « Conseil National de la Résistance ».

    Car l'urgence est bien celle-ci : créer une force qui fera que jamais plus un Président dit de gauche et qui aura fait campagne à gauche, ne s’autorisera à nommer un gouvernement de droite ; une force capable donc de tenir en laisse cette fausse gauche qu'est le PS aujourd’hui totalement décomplexé entre les mains d’un Valls et d’un Macron...

    Une force électorale appuyée par un véritable engagement sur le terrain  - être capable de mobiliser des centaines de milliers de militants dans les rues -, car... acculé, le PS en tant que parti de gouvernement en quête d'une majorité, n'hésitera pas à faire alliance avec une partie de l'UDI et de LR.

     

                   Jean-Luc Mélenchon (ICI) a donc répondu "niet !"  à Jean-Pierre Chevènement ; à la place, il propose une "conférence internationale pour le plan B"... avec qui ? Devinez !

    Avec la Grèce (Tsipras ? Syriza ? Les dissidents de Syriza ? Varoufakis ?)  et Podemos en Espagne ; un Podemos en chute libre dans les sondages !

    Alors, c'est sûr, tout ce beau petit monde va peser lourd, très lourd sur la scène internationale ! Et Mélenchon aussi.

     

     

    2 - Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...          

     

    ***

     

                   Pour changer la donne et faire bouger les lignes, il faut tout miser sur le poids à la fois symbolique et réel de la France. C'est donc bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit ; une alliance libérée de l'axe américano-israélo-qatari-saoudien ; une alliance proche de la Chine, de l'Inde, de la Russie ; une alliance fraternelle (et respectueuse) avec l'Afrique et l'Amérique du Sud, tout en soutenant sans faille la cause palestinienne - et s'en donner réellement les moyens ! - et tout en reconnaissant à l'Iran un rôle majeur à un niveau régional et international ; sans oublier un retrait total de nos troupes et de nos agents de la Libye à l'Afghanistan, de l’Irak à la Syrie dans une région plongée dans un chaos géopolitique savamment organisé par l’axe précédemment cité. Car, en ce qui concerne cette région, c'est l'après chaos qu'il nous faut préparer : et la meilleure façon de le faire, c'est, pour l'heure, de s'en tenir éloignés.

    Aussi, que ceux qui ont mis le feu l'éteignent !

                    Mélenchon a-t-il compris que le mondialisme, notre ennemi mortel (et non la mondialisation qui relève de la technique et de la science) - cette guerre contre l'Etat nation, l'Etat providence, les salaires, le droit du travail, la liberté d'information et d'expression -, n'est ni de droite ni de gauche mais ailleurs : là où triomphe la maximisation du retour sur investissement du capital humain ; un être humain comme moyen et non comme fin.

                    Nul doute : ce mondialisme-là nécessite une autre lecture de la scène politique française ; une lecture stratégique et tacticienne.

     

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  • Nuit debout : en être ou ne pas en être et comment ?

     

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                      Tout a commencé le 31 mars 2016 à l'occasion de la manifestation contre le Projet de loi El Khomri dont les réformes sont exigées par la Commission européenne depuis 10 ans.

    A la fin de cette manifestation, une rumeur s'est répandue : "Et si on ne rentrait pas à la maison ?!"

    Depuis cette date, des citoyens se sont installés sur différentes places dans nos villes.  Ces rassemblements visent à réinvestir l’espace public pour échanger et débattre.

                    Un seul mot d'ordre : « la convergence des luttes », de toutes les luttes de toutes les "France" : quartiers populaires, paysans, ruraux, populations des centres-villes...

     

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    Emmanuel Todd et "Nuit debout"

     

    Fakir : C’est un petit truc, Nuit debout…

    Emmanuel Todd : Il ne faut pas dire ça. D’abord, c’est peut-être une petite chose mais au milieu de rien. Et ça, le fait que les médias s’intéressent à cette petite chose, c’est aussi un signe du grand vide. Les journalistes, qui certes appartiennent à des grands groupes, liés à l’argent, qui certes ne remettront jamais en cause ni l’euro ni l’Europe ni le libre-échange, mais qui sont des gens diplômés, pas toujours bêtes, ils sentent ce grand vide. Ils savent qu’ils donnent la parole à des hommes politiques méprisables, inexistants, tellement creux. Eh bien, ce qui se dit, ce qui se passe place de la République, et sur les places de province, parce qu’il faut regarder l’ouest de la France, Rennes, Nantes, Toulouse, la jeunesse des villes universitaires, ce qui se dit sur ces places, pour aussi farfelus que ce soit, ça vaut toujours mieux que ce grand vide. Et il ne s’agit pas seulement de remplir des pages, de vendre du papier…

    Fakir : Ça remplit l’âme ? C’est l’indice d’une crise métaphysique ?

    E.T. : Presque ! Et puis, pour aussi petit que ce soit, c’est peut-être un signe avant-coureur. Regardez Occupy Wall Street. Quelques mois après, je regardais les sondages qui paraissaient aux Etats-Unis, les jeunes devenaient favorables à l’Etat, à du protectionnisme. Et aujourd’hui, certes Bernie Sanders a perdu contre Hillary Clinton, mais il s’est revendiqué du « socialisme » aux Etats-Unis, et ses thèmes font maintenant partie de la campagne.

    « Il y a là une ouverture pour se débarrasser du parti socialiste ! »

    Fakir : Donc ça pourrait mener à un basculement ?

    E.T. : C’est sans doute une étape dans la maturation des esprits. Déjà, si ça pouvait conduire à un engagement simple, chez les jeunes : « Plus jamais nous ne voterons PS ! » Je me porte beaucoup mieux, c’est une libération spirituelle, depuis que j’ai fait ce serment pour moi-même. Je rêverais de la mise à mort du PS. C’est peut-être ce que va nous apporter Hollande, il y a là une ouverture pour se débarrasser du parti socialiste. Et il existe désormais un boulevard à gauche.

     

                     La suite ICI

     

     

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                    Nuit Debout, comment ça marche?

     


    Nuit Debout - Démocratie en travaux par latelelibre

     

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                    La démocratie est-elle encore représentative ?

                    L'historien Pierre Rosanvallon, dit spécialiste des mutations de la démocratie, nous livre ses réflexions :

     

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                       Crise démocratique avez-vous dit ?

                       Offrez donc la possibilité, l'opportunité d'un travail, d'un logement et des salaires décents à tout le monde, de réelles  perspectives pour chacun, un monde qui ne place pas la marchandise et la compétition au coeur de son identité, et vous verrez, il n’y aura plus de crise démocratique ! Place de la République, les animateurs de « Nuit debout » choisiront alors de passer la nuit couchés, dans un lit bien douillet avant de dormir du sommeil du juste, contentés, sereins quant à leur avenir même s'il nous faut bien garder à l'esprit ceci : il n'est vraiment pas certain qu'ils soient si nombreux à vouloir "renverser la table".

                       Qu'à cela ne tienne !

                      Crise de la démocratie ?

                      Pierre Rosanvallon, cette semaine, sur France Culture passe à côté de l’essentiel, incapable qu’il est d’identifier cette crise et d’en fournir une analyse pertinente, se contentant de parler de malaise mais sans pouvoir nous expliquer là où les « contre-pouvoirs » ont échoué dans leur mission, et plus important encore : quelle devait et devrait être cette mission. Rien de surprenant à cela : si sa bonne foi et sa bonne volonté ne sauraient être remises en cause, il n'en demeure pas moins que Rosanvallon est un social-démocrate, bourgeois de centre-ville à position dominante ; il sera donc le dernier à vouloir "renverser la table".

     

                      Car enfin...

                      Dans le contexte d’une mondialisation qui n’est qu’une guerre contre les Etats nations, la démocratie, l’Etat providence, les droits des salariés et la liberté d’expression – mondialisation encadrée ici en Europe par la Commission de Bruxelles avec la complicité du parlement de Strasbourg totalement  sous influence des lobbies...

    Avec la construction d’une Europe-instrument de cette mondialisation, c’est bel et bien contre un projet mondialiste liberticide et cruel qu'une vaste majorité de citoyens ne veut pas soutenir qu’aucun rapport de force ne peut être établi ; de plus, aucun recours ne peut être envisagé pour contrer ce projet puisque la quasi-totalité du corps politique et institutionnel (Matignon, Elysée, Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat) ainsi que tous les médias dominants de masse ou non (de TF1 à BFM-TV en passant par France Culture et Public Sénat) et le CSA, sont entièrement dédiés à la mise en oeuvre de ce projet en nous martelant avec plus ou moins de régularité qu’il ne saurait y avoir d’alternative crédible.

                     Elle est donc là, et bien là, la crise dite démocratique ou bien encore « crise de la représentation » qui n'est dans les faits qu'une "crise de la mobilisation" : l'incapacité d’opposer à ce projet mondialiste guerrier un contre-projet, ou à défaut, d’empêcher son déploiement.

                    Consumérisme, divertissement et dépolitisation, effondrement des acteurs d'une tradition de mobilisation sociale, apathie, désenchantement, retrait de la vie politique et citoyenne, dégoût, abstention massive, vote à l'extrême droite, pour cette alternative privée d'appuis institutionnel, politique et social, décidément, trop de citoyens comme autant d'électeurs potentiels, manquent à l'appel.

     

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  • 49.3 et motion de censure : Mélenchon est sans ambiguïté

     

                 Mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon dénonce l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer en force la loi El Khomri. Il appelle les députés qui sont contre cette loi, en particulier les députés socialistes, à prendre leurs responsabilités et à voter la motion de censure contre le gouvernement, d’où qu’elle vienne, non sans arrière pensée électoraliste.

     

                Mondialisation oblige ! Notons le fait que toutes les lois antisociales et les traités qui remettent en cause la souveraineté des peuples nous sont imposés soit au détriment d'un vote de l'Assemblée nationale (le 49.3) soit en dépit d'une consultation de l'électorat par référendum. 

    A chaque fois, on sort du cadre démocratique.

     

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                 La gauche parlementaire - dissidents PS, PC et les Verts -, votera-t-elle la censure avec la droite comme le recommande Mélenchon faute de pouvoir déposer sa propre motion ?

    Les dissidents du PS et les Verts en particulier, se réfugieront-ils dans l'abstention si cette motion est déposée par la droite ? En l'absence de courage et de cohérence politiques, battront-ils en retraite par peur des représailles du PS à leur encontre ?

    Tous ont une occasion de faire tomber le gouvernement Valls et de précipiter des législatives anticipées, et sans doute aussi, une élection présidentielle avant l'heure...

    Seulement, il y a de fortes chances que les frondeurs du PS en particulier - et  les Verts aussi, trop souvent dépendants du PS aux élections nationales  - refusent de remettre leur mandat de député en jeu, et qui plus est, sans le soutien (l'investiture) du PS ; un PS qui ne manquera pas d'exiger de ces frondeurs qu'ils quittent le parti en cas de vote au côté de la droite ; sans doute n'ont-ils pas encore compris ceci : frondeurs PS ou pas, tous sombreront en 2017 avec ce parti car tous peuvent compter sur un électorat de gauche qui sera au rendez-vous à la Présidentielle de 2017 et aux Législatives qui s'en suivront : un électorat qui ne vote plus PS depuis trois ans déjà.

    Il ne pourrait bien que ces frondeurs aient fait le mauvais calcul car ils ne sauveront pas leur poste de député s'ils se re-présentent en 2017 sous la bannière PS.

    En revanche, le Front de gauche a tout à gagner dans le vote de cette motion de censure ; il fait cavalier seul depuis quatre ans ; de plus, son identité s'est construite contre le PS.

     

     

    ***

     

                 Faut-il rappeler que la priorité reste la reconstruction de la gauche sans le PS ? Le plus tôt sera le mieux. En attendant, que la droite occupe donc les places à défaut d'occuper les lieux de pouvoir ! Lieux qui sont ailleurs : à Bruxelles et à la Commission ainsi que dans les Instances internationales qui veillent tendrement sur le mondialisme : cette guerre contre l'Etat nation, les salariés, l'Etat providence et la liberté d'expression ! Dans les faits : une guerre contre l'Europe !

     

                 Oui ! Que la droite reprenne donc la main ! Dans les dix années à venir, on peut déjà prédire ceci : nombreux sont ceux qui regretteront d'être restés en politique alors qu'il était largement temps pour eux tous de prendre leur retraite car, sur les questions sociales (à ne pas confondre avec les questions sociétales), n'y a-t-il jamais autant de monde dans les rues que sous un gouvernement de droite ?

    La réponse est positive, assurément !

     

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  • Rama Yade est candidate à l’élection présidentielle

     

               Billet de blog publié en 2015

     

     

    Enquête et débat - Le cercle des volontaires

     

    Quand Rama Yade crache dans la soupe - février 2015

     

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                      Cela fait des années que Rama Yade essaie de décrocher un mandat de députée ou de maire mais sans y parvenir car la droite des Hauts-de-Seine - là où Rama Yade souhaite faire carrière -, a décidément beaucoup de mal à lui trouver une place ; elle devrait savoir pourtant que dans ce département, les places sont chères, très chères, et pour tout le monde. Et quand on en tient une... de municipalité, de circonscription, on ne la lâche pas : on la garde. Qu'elle se renseigne donc auprès des Thénardiers de la politique que sont les Balkany, ou bien auprès d'un Devedjian ! Ils le lui confirmeront sans difficultés.

                       Radiée des listes électorales de Colombes en 2011 pour irrégularité sur sa domiciliation (Rama Yade nourrissait des ambitions politiques sur cette commune à défaut sans doute d'en avoir pour ses habitants), un temps à l'UMP, un autre à l'UDI, aujourd'hui inscrite chez les Radicaux, occupant des postes subalternes dont elle n'a de cesse de démissionner - au Sénat, à l'Unesco, à la présidence d'un parti fantôme -, manifestement la politique ne sait pas quoi faire de Rama Yade, nous non plus en tant qu'électeurs, et elle... pas davantage.

    Issue d'un milieu aisé - sa mère est professeur de lettres et son père, professeur d’histoire -, entrée en politique à partir d'aucune expérience personnelle susceptible de la "qualifier" et de lui conférer un minimum de crédibilité et d'autorité sur quelque sujet que ce soit, comme d'autres avant elle, et beaucoup d'autres encore après elle,  porteuse de rien ou de si peu, Rama Yade fait partie de tous ces gens qui entrent en politique pour ne pas aller bosser chaque matin que le salariat fait car tous savent que l'entreprise c'est le bagne et que l'argent qu'on y gagne et qui est rarement volé... l'est au prix d'une existence qui s'épuise à courir après un feu follet, celui d'une réussite qui a très vite un goût d'échec : divorce, enfants en déshérence, sur-endettement, maladies professionnelles, dépression et burn-out.

    Aussi... pas folle la guêpe ! Rama Yade n'en démord pas : ce sera "Une place au soleil, sinon rien !" Comprenez : un mandat de députée ou de maire, voire de sénatrice, dans l'Ouest parisien de préférence et si possible, auprès d'un électorat blanc issu des classes moyennes et supérieures.

    Un mandat donc....  mais deux aussi - maire et députée -, aspirant(e) cumulard(e) comme tant d'autres ! Pourquoi pas, après tout ! Et ce jour-là, ce sera le jack pot ! Pensez donc : entre 15 et 20 000 euros mensuels, dont la moitié net d'impôts !

     

                      Proche de Sarkozy et de l'Etat d'Israël (Pourquoi faire ? On se le demande bien !), elle s'accroche Rama Yade... car elle sait qu'en politique, tout arrive à qui sait attendre... même si, en attendant, dépitée, elle balance et crache dans la soupe ; et quand elle crache, on ne peut s'empêcher de penser que c'est elle qu'elle éclabousse ; ce qui nous décharge de la nécessité de devoir le faire car... de quoi vit Rama Yade aujourd'hui si tant est qu'il nous soit possible de le savoir avec exactitude et d'une manière exhaustive ?

    Eh bien, devinez !

    Elle est conseillère régionale d'île de France car, aussi déçue qu'elle puisse être, Rama Yade est quand même parvenue à gratter, mine de rien, un petit billet de 3000 euros mensuels ! Comme quoi, ces gens-là ne renoncent jamais ! A défaut de grives, ils savent manger des merles, patients mais jamais résignés.


                     Et pourtant... originaire du Sénégal, nombreux sont ceux qui auraient sans doute aimé trouver une Rama Yade militante aux côtés de la minorité noire de France, Antilles et Afrique, à soutenir cette communauté en dénonçant l'ostracisme dont elle fait l'objet et le racisme institutionnel à son endroit. Qui sait même : une Rama Yade proche du CRAN (soyons fous ! Tenez : un Rama Yade membre du CRAN ! Même si c'est pas grand-chose le CRAN) ; et plus récemment, une Rama Yade qui se serait rangée du côté de l'opposition farouche d'artistes noires contre l'expo-installation Exhibit B à Paris, qui avait la prétention de représenter le racisme négrophobe pour mieux le dénoncer !

    Là encore : rien ! Rien de rien ou si peu.


    Il est vrai que ce n'est pas le même tarif non plus ni le même salaire ; et si l'on peut sortir grandi de ce militantisme-là, la tête haute, on peut aussi trouver la paye ingrate et le temps long, puis renoncer tout à fait avant de rejoindre la foule anonyme des humiliés, une fois épuisés à force de se battre contre des moulins à vent ; sans oublier ceux qui quitteront la France ; on pensera à un Kémi Seba.

     

    ***

     

                     Mais alors, comment ne pas adresser à Rama Yade le conseil suivant faute de pouvoir lui venir en aide : "Rama, prépare un CV, prends le Figaro-emploi lundi prochain et va donc chercher du boulot ! T'es mignonne mais... arrête de courir après notre pognon ! Oui ! Le blé des contribuables que nous sommes ! Va taffer !"

     

                     Mais... serons-nous entendus ? Rien n'est moins sûr, hélas.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Les Thénardiers de la politique

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  • Penser la société aujourd'hui avec Michel Clouscard

           

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                L'oeuvre de Michel Clouscard s'étend sur quarante années, de mai 68 à nos jours  ; un mai 68 à ses yeux... contre-révolutionnaire du côté des étudiants ; un Mai 68  qui portera au pouvoir deux vichystes : Giscard d’Estaing (1) et François Mitterrand.

    Un Mai 68  peut en cacher un autre : celui des ouvriers, aujourd’hui passé sous silence. Seuls Cohn bendit et Bernard Kouchner tiendront le haut du pavé, et pour longtemps, et pour les autres ce sera : "Tout est permis mais rien n'est possible" (2).

     

    ***

     

     

                Homme du peuple, Clouscard reste un des rares penseurs des années 70 et 80 à prendre le réel à bras le corps ; ce qui explique sans doute la raison pour laquelle il est aujourd'hui ignoré. Sociologue marxiste proche du PC mais inclassable, originaire du Sud-Ouest dont il portera fièrement l'accent, à la tête d'une oeuvre à la parole socratique, une oeuvre transversale sur un plan disciplinaire, Clouscard avait comme référent Jean-Jacques Rousseau contre Foucauld et Deleuze : deux bourgeois mondains d'une gauche abstraite, fantasque et bavarde…deux fossoyeurs du rationalisme progressiste (3).

    Penseur de l'émancipation (désaliénation) individuelle - et collective par ricochet -, il est à l’origine en 1972 de la formule et du concept ravageur de « libéral-libertaire » ainsi que de cet autre concept : "l'inconscient de l'inconscient" : véritable code "génétique" historique de classe.

     

    ***


    Clouscard expliqué par des compagnons philosophes.

     

     

                 Pour prolonger cliquez : Clouscard et le capitalisme de la séduction.

     

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    1 - Merci de vous reporter aux déclarations de Mendès France dans le documentaire "Le chagrin et la pitié".

    2 - Néo-fascisme et idéologie du désir - 1973 - réédition 2008  chez DELGA. Certes en 68 côté ouvriers, le capitalisme a lâché un peu de mou mais il a obtenu en échange le départ de Gaulle (l'homme qui savait dire "non !") et le déclin du PC qui avait en commun ce à quoi de Gaulle s'opposait, la route étant ouverte pour la Banque avec Pompidou et Giscard puis Mitterrand, Sylvester Stallone se voyant finalement remettre les insignes de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par un Jack Lang amusé.

    3 - Est-ce la raison pour laquelle ces deux discoureurs font l'unanimité du PS à la droite mais rarement chez les historiens ? 

      

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  • Jean-Michel Ribes, l'iconoclaste de l'Etat PS

     

     

                    Jean-Pierre Ribes (1), directeur du théâtre du Rond point, à propos de la sortie de son ouvrage "Mille et un morceaux".

    Cinq cent dix pages soi-disant "bourrées d'anecdotes et de piques" ; la critique ose même parler "de réflexions" ... que personne ne lira en dehors du cercle de l'auteur et de quelques unes de ses têtes de turque.

               Pour sûr ! Encore du papier de perdu !

     

     

    ***

     

    jean-michel ribes, françois hollande

     

                Jean-Pierre Ribes ou la fausse gauche PS subventionnée ras la gueule avec les impôts de la classe ouvrière (Si, si ! Les classes populaires paient des impôts ! La TVA, premier revenu du budget de l'Etat) et dont l'anti-système se résume à l'anti-sarkozisme.

                C'est sûr ! De quoi faire trembler la bourgeoisie des centres-villes qui, depuis trente ans, reconduit des gouvernements de la "fausse gauche" et de la droite qui n'ont de cesse de précariser des millions de salariés tout en se faisant les complices d'une instrumentalisation du Front national destinée à garantir à cette même bourgeoisie mondialiste la continuité de sa domination.

     

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                   Faut dire que Jean-Michel Ribes n'est jamais très loin d'un banquier non plus. Ici avec Pierre Berger, mécène de tous ceux qui pensent comme lui ; un Pierre Berger qui voit dans le corps humain en général, et dans celui de la femme en particulier, l'optimisation de la ressource humaine jusque dans l'accouchement pour autrui : le ventre travailleur, l'utérus productif ; et l'extraction de la plus-value par le vagin.

                   Encore un homme de cette nouvelle gauche, assurément ! Celle qui se situe tout simplement à droite.

     

    ***

     

                   Mais alors.. qui a dit : "On peint pour les pires de la société" comme on aurait pu le dire à propos du théâtre ?

     

     

     

    1 - Jean-Michel Ribes, né le 15 décembre 1946 à Paris, est un acteur, dramaturge, metteur en scène de théâtre, réalisateur, scénariste français et auteur de publicités. Il dirige actuellement le Théâtre du Rond-Point à Paris.

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