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quartiers populaires

  • Mélenchon et le mouvement "Les Insoumis" en question avec les "Décoloniaux" *

     

     

    les décoloniaux, la colonie paris 10e, paroles d'honneur,

    L'enregistrement intégral de la soirée ICI


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                    Quelques commentaires suite aux interventions des invités :

                   

    1  - Si les "Décoloniaux" ne veulent pas de la Nation (lieu et lien uniques pour toute souveraineté et toute démocratie) et du drapeau bleu-blanc-rouge pour tous - en référence aux meetings de Mélenchon durant la présidentielle 2017-, qu'ils ne se fassent aucune illusion : ils auront l'apartheid ; le leur d'apartheid, tel un trou que l'on creuse et dans lequel personne d'autre que celui ou celle qui tient la pelle et la pioche devra descendre et s'allonger car si on ne veut pas plus de France, si l'on ne veut pas de la France dans le débat politique et dans le contexte d'une construction européenne dominée par l'Euro - un Deutsche Mark qui n'ose pas dire son nom - et qui n'est qu'un instrument de plus au service du mondialisme (la mise en concurrence de tous contre tous), on aura inévitablement le STO allemand (le travail à l'allemande obligatoire) et la soumission à l'agenda géo-politique des USA, d'Israël et des Monarchies du Golfe.

    Ce sera donc sans nous ; et comme nous sommes massivement majoritaires...

     

    2 - Un argument avancé plusieurs reprises par le PIR (Parti des Indigènes de la République) a toute sa place dans la compréhension de ce que l'on est en droit d'espérer et d'attendre du succès de la campagne de Mélenchon sur le moyen et long termes ; argument lucide et non idéologique : l'incapacité de la Gauche d'hier (PC et PS des années 90) et celle d'aujourd'hui (Mélenchon, les Ecolos, le PC, Poutou et Hamon) a endiguer l'abstention dans les quartiers populaires - une abstention qui s'élève à des taux compris entre 35 et 70% -, cette incapacité fait rien ne sera possible car il n'y aura tout simplement pas assez d'électeurs pour cette gauche-là ; avec pour conséquence : aucun véritable rapport de force politique ne pourra être envisagé car le mouvement "Les Insoumis" ne serait alors majoritaire seulement là où plus personne ne vote ; à une échelle nationale, ce vote sera absorbé et noyé par la mobilisation à la hauteur de 75 à 80% des classes moyennes en faveur du centre-gauche et du centre droit incarnés aujourd'hui par Macron, demain par d'autres.

    Cette abstention des classes populaires ou leur soutien en faveur du FN, même si les Insoumis ont regagné un peu de terrain auprès de cet "électorat virtuel" - électorat en puissance, à condition qu'il décide de s'inscrire sur les listes et de se déplacer -, explique en partie, le virage à droite du PS au fil des ans ; un PS qui se devait d'assurer le renouvellement des mandats de près de 80 000 de ces élus. Que l'on n'oublie pas qu'un élu ne se déplace jamais sans avoir au préalable consulté les listes électorales et les résultats des derniers scrutins : qui n'est pas inscrit, qui ne vote pas n'aura droit à aucun regard ni à aucune poignée de main. D'autant plus que c'est aussi l'intérêt du "système" cette abstention des classes populaires et d'une partie des classes moyennes.

    3 - A propos des Migrants, d'aucuns peuvent se rassurer : il est dit que l'Europe aura besoin d'accueillir près de 50 millions d'entre eux dans les 20 prochaines années ; déclin démographique oblige ! L'Allemagne en priorité ; des Migrants corvéables à merci donc. Dans le contexte de l'extrême faiblesse du rapport de force en faveur du travail face au capital depuis 15 ans, cet apport de main-d'œuvre ne pourra que tirer vers le bas les normes sociales d'embauche.

    Après les robots, qui ne "vont pas au syndicat", les Migrants, conjointement et concomitamment !

                   

    4 - Quant à la Françafrique...

    Un petit rappel : pillage du Continent africain, hégémonie des multinationales françaises, assassinats de chefs d'Etat, déstabilisation des sociétés avec l'instrumentalisation du tribalisme et des tensions ethniques ; humiliation, infantilisation des Africains car,  jamais, au grand jamais, les Africains ne doivent prétendre à une quelconque autonomie de décision.

    A ce sujet, un seul constat semble réaliste : seul l'établissement d'un Etat de droit au sein de chaque nation africaine est capable de venir à bout de la Françafrique ; aussi, il revient à un électorat africain seul, un électorat citoyen car éduqué politiquement et mobilisé, d'établir un rapport de force capable de forcer les élites politiques de leur pays respectif soit à se retirer soit à mettre en œuvre un véritable Etat moderne respectueux de ses devoirs. Aucune solution ne viendra des élites africaines corrompues par des multinationales françaises corruptrices.

    5 - Les violences policières : il n'y a rien à attendre de ce face-à-face police-populations-des-quartiers-populaires. Ce face-à-face ne peut que conduire à plus de bavures, à plus de violences, à plus d'arbitraire et à plus d'homicides. Ce face-à-face n'est pas régulable ou bien administrable. Il faut donc en sortir. Or, pas de sortie possible sans deux réformes :

    - Dissolution de l'IGPN (police des polices) et confier ses missions (audits, enquêtes administratives et judiciaires) à un organisme indépendant, dissocié de la police et travaillant uniquement sous le contrôle d'un juge d'instruction.

    - Réinvestissement symbolique, matériel et humain dans les quartiers populaires : administration, institutions, formation, logement et emploi ;  plus de présence exogène, plus d'attention accordée à ceux qui souhaitent sortir de la dichotomie stérile eux/nous porteuse de ressentiment et de violence, pour mieux rétablir la confiance et l'optimisme même si "au royaume des discriminés "racisés", les professionnels de l'antiracisme fonctionnarisés sont rois."

                      Doit-on alors leur souhaiter un bon et long règne ?

     

    * A propos des "Décoloniaux" : se reporter à l'article du magazine "Jeune Afrique" ICI 

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  • Autour des quartiers populaires : analyses et rebonds - 1

                    Pourquoi les quartiers populaires sont-ils impopulaires ? Une réponse du sociologue Saïd Bouamama

     

     

                    A la suite des révoltes de 2005, une rencontre avec Saïd Bouamama à l'occasion du tournage de "Ceci est notre quartier à 93°".

     

                    En 2005, un collectif a vu le jour sur le Blanc-Mesnil en vue d'analyser la flambée de violence de cette année-là. "Ceci est notre quartier à 93°" de Roland MOREAU a été réalisé avec le collectif des femmes du Blanc Mesnil -  Maison des Tilleuls

     
                    Extrait de Notre Monde, de Thomas Lacoste - 2013

                 Hourya Bentouhami est philosophe, ancienne élève de l'École Normale Supérieure de Lyon, agrégée et docteure en philosophie. Ses travaux portent sur la non-violence dans une perspective féministe et postcoloniale.

    Elle a participé à l'ouvrage collectif L'Autre campagne, 80 propositions à débattre d'urgence Ed. La Découverte, 2007.

     

     

     

                      "Garde à vue, garde à toi", documentaire de Roland Moreau.
    Les jeunes du Blanc-Mesnil ont réalisé en 2000 ce film sur les rapports entre les jeunes et la police, parti d'un état des lieux de la garde à vue - depuis les gardes à vue sont filmées, un avocat et un médecin sont présents dès la première heure.

    Retour du balancier, l'état d'urgence sous le gouvernement Valls a remis à nouveau en cause ces dispositions. La Constitution est convoquée ; il serait question de "constitutionnaliser" une grande partie des atteintes à la liberté et à la protection des individus.

                              A suivre.

     

                        Assemblée publique du Printemps des quartiers à Bagnolet en mars 2013 : les Présidentielles... Et le racisme ? Et les quartiers ? Et la Palestine ? Et la Françafrique ? Et les occupations militaires ? etc...

     

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                2000, 2005, 2013... crise économique, mondialisme, des gouvernements aux ordres, mur de l'indifférence, surdité, ségrégation, discriminations... tous les problèmes demeurent.

     

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    Pour prolonger, cliquezSaïd Bouamama, sociologue

     

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