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réinformation

  • Acrimed : un peu mais pas trop !

                                                                 

     

                     Du grain à moudre sur France Culture qui tente de rebondir à propos du baromètre annuel 2016 de LA CROIX sur la relation des Français et des médias : plus de deux sondés sur trois considèrent que les journalistes ne résistent pas aux pressions des partis politiques et du pouvoir.

     
    Sera présent ce soir-là : Henri Maler d'Acrimed.
     
     
    ***
     
                        Si on peut se féliciter de la présence sur les ondes de Radio France de Henri Maler, fondateur d'Acrimed l'observatoire des médias, en revanche on sera déçu par sa prestation car il semblerait que la critique des médias par Acrimed place le journalisme et le journaliste (ou les journalistes) au cœur de cette critique ; or, placer le journaliste au centre de toutes les attentions dans le domaine de la critique de médias et de l’information c’est un peu comme "lâcher la proie pour l’ombre".
     
    Selon les analyses d’Acrimed, les journalistes seraient mal formés faisant ainsi retomber la responsabilité d’une information médiocre sur les écoles de journalisme : ces écoles formeraient donc mal nos journalistes presse, radios et télés ; par conséquent, il suffirait de « réformer » l’enseignement dans les écoles de journalisme pour régler le problème au sein d’une profession en berne.
     
    Or, faire reposer la responsabilité de l’état de délabrement de cette profession sur ces écoles c’est là encore lâcher la proie pour l’ombre car c’est ignorer, ou bien oublier un peu vite ou feindre d'oublier ceci : qui signent les chèques des salaires de tous ces journalistes à la fin de chaque mois ? « Qui » dans le sens de : « quelle est la véritable motivation » de tous ces employeurs propriétaires de titres pour lesquels tous ces journalistes-employés travaillent ? En effet, qui sont ces investisseurs, à perte qui plus est puisqu’aucun titre n’étant économiquement ou financièrement rentable en tant que « centre de profits »  - les véritables bénéfices  ou retombées d’un investissement dans les médias sont ailleurs ! -, tous survivent grâce à des centaines de millions d’euros de subventions d’Etat, argent des contribuables, de Marianne au Figaro en passant pour l’Humanité, qui sont-ils donc ?
     
    Si Acrimed déplore le niveau abyssal de l’information et nous tous avec eux, doit-on alors supposer que les propriétaires des médias de masse sont tout aussi ulcérés par la médiocrité du travail fourni par leurs employés supposément « journalistes » qu’ils recrutent et dont ils acquittent pourtant les salaires chaque mois et que tous, préfèreraient pouvoir, par conséquent, recruter de bien meilleurs éléments, mieux formés et plus avisés ? En d’autres termes, tous ces propriétaires de médias souhaiteraient pouvoir embaucher de véritables journalistes car la motivation première de ces propriétaires serait de faire de nous tous des citoyens informés, avisés et par conséquent, des citoyens capables de discernement et de jugement, comme par exemple : soupçonner le fait que les propriétaires de tous ces titres - entre autres Vincent Bolloré, Lagardère, Dassault, Rothschild, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Pinault, Arnault, Bouygues -  pourraient bien s’avérer être des crapules ?
     
    Bien évidemment il n’en est rien ; si les banques, les multinationales investissent dans des médias que les lecteurs seuls sont bien incapables de rentabiliser, c'est aussi et surtout pour la raison suivante : ces organes de presse sont de formidables moyens de propagande et de pression - chantage et intimidation - contre tous ceux - citoyens et Etats -, qui seraient à un niveau ou à un autre susceptibles de remettre en cause les intérêts économiques, financiers et politiques de leurs propriétaires respectifs.
     
                  Aujourd’hui, c’est bien une situation paradoxale qui s’offre à nous : ce sont ceux qui ne payent pas les salaires de tous ces journalistes - hormis sur le service public que le contribuable finance mais en partie seulement puisque la publicité pourvoie largement au financement des médias d’Etat - dont on peut déplorer à juste titre le manque de pertinence, qui s'en plaignent - Acrimed en l’occurrence -, alors que leurs employeurs qui passent à la caisse tous les mois n’en pipent pas mot.
     
    Dans les faits, on peut dire que si les écoles de journalisme ne préparent pas leurs élèves au métier de « journaliste » digne de ce nom, en revanche, on ne peut guère leur reprocher de ne pas préparer ces mêmes élèves à travailler dans la presse, la radio et la télé car c’est bel et bien de leur employabilité qu’ils s’occupent, et en particulier de ce qu’attendent tous ces employeurs potentiels de tous ces jeunes fraîchement diplômés !                  
     
                  Depuis l’arrivée d’Internet et des nombreux acteurs de la ré-information, force est de reconnaître que la critique des médias de masse, médias dominants, est un exercice vain puisque plus personne n’a besoin de subir ces médias et les multiples biais idéologiques de leurs propriétaires. Seul importe aujourd’hui d’être capable de contrer ces médias et le grand mensonge par omission de ces derniers ; il faut être une force de proposition dans le cadre d’une ré-information susceptible de toucher un vaste public et non se complaire dans une analyse et une critique des contenus des médias qui n'intéresse et ne convainc que les déjà-convaincus qui ont franchi le point de non-retour depuis longtemps déjà ; les téléspectateurs des journaux de 20H et d'autres inepties journalistiques  - « Envoyé spécial » - ne lisent pas Acrimed.
     
    Et puis, n’y-a-t-il pas pour tout le monde 24H dans une journée ? Pour les lecteurs et non-lecteurs d’Acrimed ! Aussi, le temps passé à lire les analyses de ce collectif aussi pertinentes soient-elles, n'est-ce pas autant de temps en moins passé à lire et à travailler sur la contre-information ? Travail d’une priorité absolue ; il n’y a sans doute pas d’autre aujourd’hui.              
     
    On pourra toutefois saluer ce diagnostic d’Acrimed à propos de France culture que peu ose et pourtant si juste même si on reste là encore dans le domaine de la critique des médias et non de la ré-information. N’empêche, critiquer c’est peut-être aussi, après tout, ré-informer :              
      
                 "France Culture devrait être en principe la station de radio tout indiquée pour aborder sérieusement la question des formes et des motifs des visions « conspirationnistes ». Mais, depuis quelques années, France Culture n’est plus tout à fait France Culture : les polémiques en dessous de la ceinture qui se présentent comme des débats cultivés tendent à s’y multiplier, les émissions sérieuses masquant des émissions qui le sont beaucoup moins."               
     
     
                     Qu'à cela ne tienne : conseillons au plus vite aux membres d’Acrimed qui se sont suffisamment « shootés » aux médias spécialisés dans le mensonge par omission, de rejoindre les acteurs du web dans le domaine de la contre-information ou ré-information gardant à l'esprit ceci : à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire car c’est bien dans le travail de contre-information et de ré-information que l’on court tous les dangers et non dans la critique des médias dominants. Aussi, il serait temps que la rédaction d’Acrimed se décide enfin à courir ce danger-là. 
     
     
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  • Le temps de l’Avent

     

     

               Contre le développement insidieux de la culture de la peur qui paralyse et endort nos capacités de résistance ; contre le sommeil - cet état de relâchement…

    Pour ne pas laisser s’endormir notre conscience… tenir ferme…

               Voici l’Espérance… qui a pour centre vital la lutte et la désobéissance… car, plus on lutte plus on espère. Plus on se résigne à subir, plus grand est notre désespoir. Forfaiture de l’âme, pour cette raison, le désespoir est sans doute la plus haute trahison qui soit envers soi-même et notre prochain.

    L’Espérance n’est pas un don : elle se construit. L’Espérance va à l’encontre de la peur et conduit à une liberté intérieure sans précédent, à une écoute authentique des autres et de soi aussi. Elle annonce notre conversion : conversion à la résistance et à la dissidence.

    Faisons-nous disciples d’une seule maîtresse : l’Espérance !

              Joie d'être, joie d'accomplir chaque jour une tâche salutaire ! Verbe fait chair pour rassasier notre soif de justice pour tous les humiliés de la terre, l’Espérance est Action : ouverture enthousiaste au monde.

    L’avènement de cette Espérance est à la fois l’accomplissement de l’aventure humaine et l’achèvement d’une promesse car, il n’est pas dit ni écrit nulle part que nous soyons les esclaves d'une organisation de l'existence d'un cynisme d'une rare violence. Et si ce cynisme-là doit triompher, n'ayons aucune illusion : c'est bien toute notre humanité qui s'effondre.

    Règne de vie et de vérité, l’Espérance est endurance : nous devons avoir en elle une confiance absolue. Elle est le seul joug que nous acceptons de porter. Notre dépendance à la nature vorace et cruelle de ceux qui souhaitent nous dominer ne doit pas nous décourager ; notre Espérance nous rassemble et la pleine délivrance viendra de cette Espérance capable de franchir des montagnes car l’assise de cette Espérance, c’est notre détermination.

    A nous de transmettre des raisons d’espérer, tous ensemble, comme dans une course de relais. Aussi, relayons-nous les uns les autres. 

     

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                 Le temps de l’Avent c’est la venue de cette Espérance qui nous enseigne la patience et nous fortifie chaque jour car nous savons que l’Espérance veille sur nous, même dans les heures les plus sombres et dans les prisons des corps et des âmes humiliés.

                  Le travail qui a été commencé ici ne s’arrêtera pas ; il ne connaîtra aucun achèvement ; il se poursuivra ici comme ailleurs avec le soutien de tous, et le mien à l'endroit de tous les autres.

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    Howard Zinn est connu en tant qu’historien et politologue américain, Professeur au département de science politique de l’Université de Boston durant 24 ans. Il a également été un acteur de premier plan du mouvement des droits civiques et du courant pacifiste aux États-Unis.

    Matt Damon a fait ce discours le 31 Janvier 2012 dans le cadre d’un événement appelé "The People Speak, Live !", qui donne la parole aux rebelles, aux dissidents, et aux visionnaires d’hier et d’aujourd’hui.

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  • Classement de la liberté de la presse 2016 de RSF : un encouragement à continuer de désinformer sans entrave ni sanction ?

     

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                    La situation du journalisme en France est considéré comme « satisfaisante » par RSF... ce qui prouve qu’il n’y a rien à attendre de cette organisation en ce qui concerne une véritable critique des médias.
    Ce classement nous est donc d’aucune utilité ; en effet, il ne dit et n’explique rien.

                   Si peu critique à l'endroit de la presse occidentale, ce classement sera-t-il perçu comme une incitation pour les journalistes occidentaux à continuer de mentir par omission, et ce en toute liberté ?

    Car enfin... en France et en Europe...

    Jamais les journalistes n'ont été autant décrié...


    A l'endroit de ceux qui dénoncent des médias sous influence (Etat, annonceurs publicitaires et Oligarchie), jamais la contre-attaque n'a autant usé des termes : extrême gauche, extrême droite, complotiste...


    Jamais la presse n'a été autant dépendante du financement de l'Etat...


    Et puis enfin : jamais les gardes chiourmes de cette presse sous influence ne se sont autant appuyés sur les pays les plus mal classés par RSF pour relativiser le scandale de la désinformation par omission qui caractérise "un journalisme à la française".

     

                    A propos de ce classement de RSF et de ses critères, suggérons ceci : le jour où l'on pourra mesurer l'importance de l'auto-censure chez les journalistes d’une profession qui n'en est quasiment plus une (sinon un moyen comme un autre de faire bouillir la marmite à quelques centaines d'euros par mois pour l'immense majorité de ceux qui possèdent une carte de presse), on pourra alors accorder à ce classement la crédibilité qui lui manque, tout en gardant à l’esprit que les commentaires hyper-complaisants des journalistes (en autres médias... sur France culture dans l‘émission « Secret des sources » du 7 mai 2016) à propos de ce classement ne contribuent en rien à combler ce manque, et notamment ce commentaire-ci : "Le rachat par les Oligarques des titres de presse au bord de la faillite permet à ces titres de ne pas mourir".
    Mais pourquoi diable ce sauvetage par l'Oligarchie ?

    "Qu'importe l'info pourvu que les titres vivent !" Tel est le raisonnement d'une profession à ce point précarisée que le seul souci d'un journaliste aujourd'hui n'est pas "le journalisme" mais la sauvegarde de son emploi, et pour les plus téméraires d'entre eux : l'espoir d'une place au soleil sur le modèle d'un FOG, d'un Pujadas ou d'un Joffrin ; un même homme du Figaro au Nouvelobs, interchangeable à souhait. Et quand on sait ce que demandera l’accession à un tel poste… on peut déjà craindre le pire quant à la qualité du travail de ce journaliste au fil d’une carrière ascensionnelle.

     

                  RSF précise : "Le Classement n’est pas un indicateur de la qualité de la production journalistique."

    Défendre un tel parti pris, c’est oublier un peu vite que la presse et les journalistes, ici en Europe, sont instrumentalisés. Faut-il alors en déduire ceci : ce classement de RSF serait un encouragement adressé aux journalistes occidentaux à continuer de "désinformer" qu’il ne s’y prendrait pas autrement ! Encouragement à désinformer en toute liberté, sans entraves ni sanctions - cela va sans dire ! - tantôt pour le compte d'un consensus occidental - Construction européenne, l'Euro, l'hégémonie des USA, l'Otan, Israël, Arabie Saoudite : c'est là le meilleur des mondes qui nous est proposé ! Consensus imposé avec le concours des médias par le privé et le public - en Europe, ces deux secteurs à la fois politique et économique sont chaque jour, jour après jour, difficilement dissociables ; aux USA, ces deux secteurs ont déjà totalement fusionné jusqu'à financer toute élection, du Président au plus petit juge du plus petit comté ; tantôt pour le compte des actionnaires de cette même presse.


                    Tenez au fait ! Mais que deviennent les secrétaires généraux de RSF ? Leurs parcours, leurs carrières ? Une enquête s'imposerait-elle ?

     

                   RSF souligne que trois pays d’Europe du Nord occupent le haut de leur classement, tout en se gardant bien d’expliquer pourquoi.

    Si les trois pays d’Europe du nord qui occupent le haut de ce classement sont la Finlande (1ère, comme depuis 2010), les Pays-Bas (2ème, +2), la Norvège (3ème) la raison en est certainement la suivante : dans ces 3 pays, sur quoi et de quoi un journaliste peut-il informer qui puisse justifier dans les milieux d’affaires, dans la classe politique et chez les patrons de presse, le recours à la censure, à la coercition, au chantage au chômage ou à la promesse d’une carrière aussi radieuse que lucrative - la carotte et le bâton ?

    Et pour cause ! Dans ces trois pays, pas de passé colonial ni d’Empire néo-colonial (ou de néo-Empire colonial) à gérer ; pas d’industrie d’armement dont il faut assurer la pérennité ; pas de place de leadership à maintenir ; ces 3 pays n’étant pas au centre d’intérêts géo-stratégiques de premier ordre, leur soutien ou non soutien à cet ordre mondial dirigé par les USA et l’Otan importe peu ; ces trois pays sont prospères et peu peuplés et leur société plutôt égalitaire ; de plus, ces pays ne faisant pas partie soit de l’Union européenne et/ou de la zone Euro, aucune pression sur la classe politique et médiatique n'est à déplorer de la part d’une classe économique soucieuse d’imposer un consensus autour de la construction européenne tout en prenant soin de faire taire toute remise en cause de ce consensus...

    Et pour finir : l’importance des gains potentiels d’une compromission avec un système de corruption  étant sans comparaison avec celle des principales économies mondiales - puissances exportatrices -, dans leur commerce avec le monde, de plus la justice de ces pays étant proprement financée, à quoi bon prendre un tel risque ?

    En d’autres termes, ceux qui partout ailleurs ont tout à craindre d’un journalisme digne de ce nom, un journalisme qui dit tout et ne cache rien (si vous voulez connaître la vérité des faits à propos de quoi que ce soit, ne vous trompez pas : enquêtez donc auprès des journalistes et de leurs journaux !), ceux-là ont, dans le contexte de ces 3 pays du nord de l'Europe en tête du classement sur la liberté de la presse, beaucoup moins à redouter d'une presse libre qui emploierait des journalistes libres... dans un monde de contes de fées tout aussi libre...

                                    ... cela méritait d'être précisé.

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Soyons ambitieux ! Hasardons-nous à proposer à RSF un autre type de classement ; un classement non pas sur la liberté de la presse mais bien plutôt un classement sur le taux de satisfaction des opinions publiques vis-à-vis des journalistes car enfin, pour qui un journaliste travaille-t-il donc si ce n'est pour nous tous avides que nous sommes de savoir qui fait quoi, à qui, où, comment, pour()quoi, et pour le compte de qui ?

                     Rappelons ici ce qui devrait être un engagement pour tous : le premier devoir d'un journaliste n'est-il pas de dire, quand la situation se présente à lui, qu'il ne peut pas nous informer ? 

                     "Chers lecteurs, chers téléspectateurs, chers auditeurs... désolé mais là, je ne peux pas vous informer ou vous en dire plus !" car, reconnaître que l'on ne peut pas son métier est tout aussi important que d'admettre son ignorance et/ou son insuffisance... même si... un tel aveu est réservé à une toute petit minorité composée de ceux qui, lucides, ont compris que l'on est, finalement aussi son pire censeur - comme on peut être son pire ennemi -, par arrivisme, par manque de courage ou pire encore : par incompétence...

                      Et c'est alors... et c'est ainsi que toute une profession se trouve un beau matin dans l'incapacité d'envisager qu'une autre information puisse être possible ou bien souhaitable car il y a fort à parier que, dans les décennies à venir, l'incompétence des chefs et autres directeurs d'on ne sait quelle rédaction indigente qui aura pour origine une ignorance crasse savamment enseignée, sera rémunérée à coup de millions par des donneurs d'ordre hyper-compétents et omniscients, même si, pour l'heure, c'est bien encore l'arrivisme, un arrivisme mâtiné de lâcheté et de bêtise, qui rafle la mise sur le dos d'un journalisme en berne, un journalisme d'exécutants smicardisés, à la queue basse.

     

     

     

                     

     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias 

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  • Ré-information et conspirationnisme

     

                  NB : ce billet - sa conclusion en particulier -, me vaudra d'être exclu de la plateforme des blogs du Nouvelobs après huit années de publication.

                     Comme quoi, tout arrive à qui sait attendre.

     

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              L'hebdo "Le Point" relève ICI ce qu'il considère être une erreur de casting de Matignon :

     

                Kevin Razy, l'humoriste choisi par le gouvernement pour représenter la campagne anti-complotistes "On te manipule" a participé sur Internet à l'émission "dîner du cercle" relevant, si l'on en croit cet hebdo et d'autres organes de presse...  du conspirationnisme.

     

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                       Cette campagne "On te manipule" s'appuie sur une vidéo tournée avec l'une des stars du web : Kevin Razy. Pendant 3 minutes 30, l'humoriste met en garde les jeunes contre les fausses informations qui circulent sur Internet. L'histoire aurait pu s'arrêter là. Seulement, comme le révèle Streetpress (média-bourrin sans intelligence ni analyse, privé de lecteurs, spécialisé dans la chasse aux anti-sionistes qu'il souhaiterait faire passer pour des antisémites complotistes), l'humoriste a participé un mois plus tôt à l'émission « Le Dîner du Cercle » organisé par le Cercle des Volontaires, un des principaux sites de ré-information sur Internet.

    L'humoriste s'en excusera ICI et plaidera l'ignorance : "Je ne savais pas."

    Un humoriste qui, manifestement, a décidé "d'en croquer" (tous les humoristes n'ont pas le génie d'un Dieudonné ! Tout en gardant à l'esprit que dans les années 90, ce dernier avait le soutien des médias jusqu'à ce qu'il s'en prenne au sionisme, au Judaïsme et à Israël) ; un humoriste qui semble suffisamment lucide pour réaliser que.. tôt ou tard, il lui faudra montrer patte blanche ; comprenez : se désolidariser de tous les sites de ré-information.

    Ce qu'il s'est empressé de faire.

    Adieu donc Monsieur Kevin Razy !

    Bienvenue sur Canal+ et TF1.

     

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    Ré-information et conspirationnisme

     

                   A ce sujet, la question suivante s'impose : où finit la ré-information, où commence le conspirationnisme...
     
                  Eh bien, ce sont précisément ceux que cette ré-information met en danger, à savoir les médias dominants soutenus par la classe politique et les grandes entreprises, qui, arbitrairement, en décident même si le conspirationniste, c'est un peu comme pour le "populiste"... c'est l'autre, toujours ! L'adversaire en l’occurrence. Sa dénonciation n'explique rien mais explique tout : un parti pris de classe, tendance bourgeois de centre-ville, pété de tunes et mort de trouille à l'idée que son état de servitude ne soit révélé au grand jour ; sont concernés : la classe politique et médiatique ainsi que les universitaires carriéristes.

                   Même à sciences Po, tous savent que ce vocable de "complotiste" n'a qu'une fonction : discréditer un adversaire libre et capable de dire tout haut ce que des "journalistes salariés" ne peuvent pas ou plus écrire ; des journalistes donc et autres analystes, experts, chroniqueurs et animateurs aux médias subventionnés à raison de plusieurs millions d'euros par an d'argent public et dont les patrons sont aux ordres d'actionnaires à la tête de multinationales de la finance, de l'armement, de l'agro-alimentaire et du luxe ; en cela, le "conspirationniste" est la mauvaise conscience de tous ceux qui ont choisi un jour de placer leur avenir professionnel et leur confort personnel au-dessus de la vérité par le truchement, dans le meilleur des cas, du mensonge par omission, ou bien dans le pire, par la falsification des faits.

                    Après tout, qui a dit qu'un bon journaliste est un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal ou webzine, indépendant de surcroît et dans la mesure du possible ?

     

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