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  • Gérard Filoche : homo larbinus, inspecteur d'une entreprise PS en faillite

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                  Avec quelques membres de la LCR, Gérard Filoche a rejoint le PS en 1994,  sans doute lassé de tirer le diable par la queue : anonymat, ostracisme et bénévolat, une fois la quarantaine passée, ça va bien comme ça ! Il est temps de filer à l'anglaise. Arrive alors le moment de sortir de l'ombre, là où il fait froid, et sous la lumière des projecteurs se réchauffer et commencer aussi à picorer, ici et là, quelques miettes, quelques avantages et pourquoi pas... le jackpot : un poste de député...

    Ce qui ne se fera pas.

     

                Inspecteur du travail à ses heures perdues, entre deux réunions au BNP (non, pas la banque mais le Bureau national de son parti - Filoche a su très vite faire son trou manifestement !) il n'est jamais à court d'imagination et d'initiatives : il anime Démocratie et socialisme (On ne ricane pas svp !), un courant du PS, un courant façon "courant d'air" qui brasse très certainement du vent plus qu'à son tour... un courant dont personne n'a entendu parlé, bien évidemment : fermez les fenêtres, y a rien à voir... sinon prendre froid !

     

     

                       Des années passées à l'extrême gauche ont appris à Filoche la patience et la tolérance car Filoche sait mieux que personne avaler les couleuvres qui lui sont servies par le PS année après année en bon gauchiste réaliste et patient justement ; et non content de les avaler, Filoche n'est jamais le dernier à nous suggérer, nous tous qui sommes orphelins d'une gauche de gouvernement digne de ce nom, de les avaler avec lui ; sans doute a-t-il besoin de se sentir moins seul quand le moment sera venu de les recracher toutes ces couleuvres, plié en deux au dessus de la cuvette des toilettes d'une brasserie parisienne de troisième ordre et de dernier choix : pisse et mégots dans les urinoirs.

     

     

                    Sensible comme il n'est pas permis, quand Cahuzac a fini par lever le masque, sur LCI, Filoche a failli pleurer ; mais pas sur commande en tout cas ! Car personne à gauche n'a suggéré à qui que ce soit de s'humilier en public sur une antenne porte-parole et porte-voix de l'oligarchie mondiale. Mais Filoche... lui... si !

    Issu d'un milieu modeste (comme si c'était une excuse !), Filoche se croit tout permis sans doute parce qu'il croit que l'on doit tout lui pardonner (1).

     

    Faut dire que depuis l'élection de Hollande, Filoche ne décolère pas. Il reste, il demeure mais tape du pied et du poing sur la table (le pied sur le parquet Versailles de la rue de Solférino) ; il est vrai que le PS lui a tout fait : l'ANI et 50 milliards d'économies sur le dos de tout le monde, et même des plus démunis.

     

    Qu'à cela ne tienne : Filoche n'est pas de ceux qui renoncent ni de ceux qui abandonnent le navire qui change de cap sans demander l'avis de ses passagers ; il a payé sa croisière Filoche, il reste ; il en veut pour son engagement ; alors, il s'accroche au bastingage comme personne Filoche ! Cela tient très certainement à son passé de gauchiste : le culte du chef - de l'amiral en chef, plus précisément -, de l'appareil politique - organe et hiérarchie -, une fidélité à toute épreuve qui cache sans doute la peur du rejet et de la solitude en cas de départ... car en effet, où Filoche peut-il bien aller ? Retour à la LCR Filoche ? Ou bien, au Front de gauche ? Oui ? Non ? Au Parti de gauche alors ? le PC peut-être ?

     

    Que nenni : PS, PS, PS... encore le PS, toujours le PS…

     

    Est-ce parce qu'on ne mord pas la main qui vous nourrit ?

    Mais alors, à quelle hauteur et à quel titre ?  

    Qui cherche trouve car, même à 500 euros par mois pour des mange-m.... de la politique - indemnités, remboursement des frais de transport, essence et diésel, prime de panier, usure des semelles, chaussettes, chemises... que sais-je encore ! -, on peut tenir des gens en laisse et les retenir. Et puis, y a pas de petits profits pour un inspecteur du travail... au travail ingrat : pas de reconnaissance et pas de promotion digne de ce nom.

     

     

                 Sans rire, il est dit que "Filoche travaille inlassablement à l’unité de toute la gauche, pour la formation d’une coalition rouge-rose-verte qui, à ses yeux, permettra de donner la majorité sociale et politique dont le pays a besoin. Filoche s’oppose catégoriquement à la politique d’austérité de François Hollande et de Manuel Valls qu’il compare à un « suicide politique ». Il considère que seul le rassemblement de toutes les composantes de la gauche permettra d’affaiblir et d’arrêter le gouvernement Valls, dont la légitimité repose sur une tête d’épingle."

     

     

    Finaud, Filoche file bon train et la métaphore aussi comme d'autre la laine sur le dos des moutons de Monsieur Panurge, un Rabelais hilare caché derrière un tronc d'arbre au passage d’un Filoche pestant et jurant à haute voix mais… s’inclinant tout de même en fin de journée, une fois le soleil sur le point de se coucher comme tant d'autres dans leur lit et ailleurs aussi.

     

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    N'est pas don Quichotte qui veut ! Car Filoche file doux finalement, en matamore de la gauche, commedia dell'arte oblige ! Et puis, c'est sûr, il a une bonne tête Filoche ; une tête que l'on peut se payer ; la sienne de tête donc et celles de beaucoup d'autres. Et même si elle n'est pas chère, le PS est encore riche. Et comme nous l'avons vu, son parti ne s'en prive pas, insatiable.

     

     

               Otage du PS pour une raison qui nous échappe davantage de jour en jour - comme quoi, même à gauche, on trouve son maître qui vous fournit alors la laisse, le collier et la niche -, sans doute Filoche souffre-t-il du syndrome de Stockholm, entre autre syndrome (on verra lequel plus loin), prisonnier d'un parti auquel personne à gauche ne doit pourtant plus rien depuis trente ans ; si tant est qu'un jour...

     

                 N'empêche, Gérard Filoche n'en démord pas : hors du PS point de salut ! Et là, force est de conclure ceci à propos de l'homo larbinus :

     

     

     

                      (En ce qui concerne cette vidéo, appliquée au cas Filoche, il suffira de remplacer "les riches" ou "les plus fortunés" et autres termes génériques par "le PS"... le PS et tous ceux qui, membres de ce parti, ont occupé au fil des ans une place dans l'un de ses gouvernements successifs ainsi qu'à l'Elysée, au Sénat, à l'Assemblée nationale, au Parlement européen, régions, départements, mairies..).

     

     

     

    1 - Né à Rouen en 1945 d'un père cheminot et d'une mère aide-soignante, Gérard Filoche a été successivement et dans l'ordre : membre de l'UNEF, de la CGT, membre de l'Union des étudiants communistes, du Parti communiste français, de la Ligue communiste, de la LCR. Après la bougeotte, viennent le grand écart et la tangente : le PS.

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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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