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  • Eric Zemmour : la perfectibilité de l'être humain en question

     

                       Zemmour ou la continuation de la guerre d'Algérie et de la haine de l'Arabe par d'autres moyens !

     

     

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    Billet de blog publié en 2013

     

     

                   Zemmour par-ci, Zemmour par-là… presse, télé, radio…

    Au fil des ans et de ses interventions, dans le choix de ses cibles privilégiées, difficile de ne pas faire le constat suivant en toute lucidité et en toute bonne foi, loin de tout procès d’intention : décidément, Zemmour n’acceptera qu’une France ; celle qui lui a permis (et lui permet) d’occuper dans les médias dominants un statut et une place de choix, sans partage et sans considération aucune pour qui et quoi que ce soit d’autre : une France taillée sur mesure pour Zemmour seul sur le dos de tous les autres qui n’auront jamais assez d’une vie pour gravir les marches d’une réussite fantomatique : de préférence, les minorités ethnique, sexuelle et culturelle.

    Mais où est le rapport… on se le demande !

                    Même une Christiane Taubira insultée n’aura pas droit à un mot de compassion ou de soutien direct et franc, sans ambiguïté donc, de Zemmour qui fait le choix délibéré et on ne peut plus conscient, comme une gifle à peine retenue, de reléguer les insultes racistes sans précédent à l’égard d’une ministre de la République au rang de ce qui peut bien se dire dans les cours d’écoles : interprétation triviale à dessein : celle du mépris pour la victime ; et comme une calamité n’arrive jamais seule… on mentionnera aussi, à l’aune de ce qu’un Zemmour est encore capable d’énoncer, une Christiane Taubira Ministre de la justice frappée du soupçon d’une nomination dans le cadre d’une discrimination qui se voudrait positive (1) ; ce qui, aux yeux de Zemmour, mérite déjà en soi une condamnation sans rémission, Zemmour ne reconnaissant qu’aux Européens de souche et les siens (mais de qui donc peut-il bien s’agir dans les faits ?), et même dans le cadre d’une incompétente et d’une malhonnêteté aux relents mafieux plus qu’avérés, une légitimité incontestable.

    Il est vrai que le traitement de ce que Zemmour doit sans doute considérer comme « l’affaire Taubira » est à l’image du mépris à peine déguisé (et dans le meilleur des cas : dédain et condescendance) dans lequel, en France, les communautés noire et musulmane, ou plus simplement arabe, sont tenues… pour quantités négligeables, et RTL manifestement ne s’en plaindra pas et son auditoire non plus que l’on flatte, caresse dans le sens du poil. A quelques exceptions près, chaque intervention de Zemmour sur cette antenne n’élève personne et rabaisse tout le monde, toujours, jusqu’à conforter les préjugés les plus éculés et les moins constructifs.

    Sur RTL, la réconciliation n’est donc pas pour demain. On a pourtant connu des minorités plus chanceuses face à l’adversité à chaque fois qu’il a été question de recueillir à l’unanimité le soutien de la communauté nationale.

    Mais là encore, où est le rapport, on se le demande !

                      Doit-on alors établir le fait suivant  : la boucle bouclée, si Zemmour n’avait pas été juif, aurait-il été tenté par l’antisémitisme, la dernière calamité qui manque à son tableau quand il part à la chasse contre tout ce qui de près ou de loin n’est pas Zemmour, faisant feu sur tous les gibiers susceptibles de remettre en cause son permis de chasser sur une terre, un territoire dont il prétend connaître seul les contours. Car Zemmour fait partie de ceux qui, après avoir déserté le champ de l’intelligence et de la compassion, s’autorisent tout, sans retenue loin des analyses des déséquilibres sociaux toujours croissants.

     

                    Mais enfin, pourquoi Zemmour a-t-il besoin de penser ce qu’il pense ?

    Si Zemmour dit tout, s'autorise tout, personne ne maîtrise comme Zemmour la dissimulation des véritables motivations qui se cachent derrière chacune de ses interventions dans les médias de masse qui l'accueillent à bras ouverts du matin au soir.

    S'il lui arrive d'avoir raison contre la bêtise, et trop souvent tort face à l'intelligence d'un intervenant - il est vrai qu'au royaume des aveugles les borgnes sont rois -, manifestement, Sciences-Po ne lui aura été d’aucun secours car, diplômé ou pas, on ne peut jamais cacher très longtemps d’où l’on vient, et plus encore quand on n’en est jamais vraiment parti. Et à ce propos, force est de constater que Zemmour n'est autre que le fils de ses parents et d’une seule histoire : la leur - colonialisme, Algérie française, guerre, OAS, expatriation, ressentiment ad vitam æternam (2); histoire qu’il a faite sienne, l’intériorisant  sans doute bien au-delà de ce que pouvaient attendre de lui ses ascendants car enfin, est-ce que les parents tiennent à ce que leurs enfants leur ressemblent à ce point ? Rien n’est moins sûr !


    Fier de cet héritage, garant de sa transmission - ressentiment, isolement et fermeture à l’autre.-, Zemmour contre Rama Yade, contre Taubira, contre Thuram, contre les groupes de Rap, contre ce qui de près ou de loin touche à l'Islam, inutile d'aller chercher plus loin... c'est Zemmour qui n'a de cesse de régler les comptes de ses ascendants sans jamais les solder, contre les Peuples colonisés, aujourd'hui indépendants, et leurs descendants français ou non.

    Et c'est sans doute là son drame le plus intime : Zemmour n'aura finalement rien choisi pour lui-même et de lui-même ; il n’aura fait que subir une histoire traumatique : celle de ses origines ; destin balayé par les vents d'une Histoire dont on n'avait rien anticipé faute d'une conscience appropriée  ; l'ignorance, l'insouciance et l'arrogance n'étant d'aucun secours face à la puissance d'une volonté de justice et d'autodétermination.

     

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                   Et si Zemmour n’était in fine qu’un petit machiste méditerranéen mal dégrossi (bien que malingre) qui n'a jamais vraiment quitté son bled (et ce bien qu'il n'y soit jamais né ni allé !) ni les jupes de sa mère dont il n’a de cesse de louer le dévouement, dans sa cuisine dès 6H le matin toute sa vie durant, devant ses fourneaux jusque tard le soir, pour le grand bonheur d'Eric Zemmour enfant, et le plus grand malheur de tout ce dont on est en droit d'attendre d'un être humain : intelligence, générosité, compassion et courage.

               Pour sûr ! Un coup majeur porté à la croyance à la perfectibilité de l’être humain, fondement de notre civilisation pourtant bel et bien européenne celle-là... que ce Zemmour !

     

     

     

    1 - En effet, n’a-t-il pas dit à Rama Yade : «Ce n’est pas moi qui ai été nommé ministre parce que j’étais noire et femme !»

    Mais alors, à partir de quand et sous quelles conditions, aux yeux de Zemmour, est-ce que l’on cesse d’occuper la place que l’on occupe parce qu’on est noir ou bien homosexuel ou bien encore… une femme ?

     

    2 - Haine à peine contenue, vengeance et revanche pour des dizaines de milliers d'entre eux ;  fonds de commerce du FN dans le bassin méditerranéen, de Nice à Perpignan.

     

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    Le syndrome du larbin

     

                Vidéo jointe à titre d'information... même s'il semblerait que Zemmour soit aussi concerné par ce syndrome : celui de larbin. Car, si là d’où l’on vient ne saurait en aucun cas empêcher quiconque d’aller voir ailleurs et de s’y installer, en revanche, il n’est sûrement pas nécessaire, une fois arrivé à destination, de conspuer à des fins de les rabaisser, celles et ceux qui n’ont pas eu la chance – ou su la saisir, faute d’aptitudes ou de volonté -, d’effectuer un tel déplacement à la fois horizontal et vertical même et surtout, si ce mépris et ce déni semblent n’avoir qu’une seule préoccupation : se protéger du danger et conjurer la peur d’un éventuel retour à la case départ, défait et humilié, pour la seconde fois, par une classe qui n’aura pas oublié que Montreuil (ville de naissance de Monsieur Zemmour) ne sera jamais ni Neuilly ni Paris.

    Et d’aucuns s’empresseront d’ajouter : combien de temps encore, les rescapés d’un déterminisme social le plus souvent impitoyable devront-ils donner des gages de bonne conduite et de fermeté d’âme (cachez donc toute cette compassion insupportable pour les dominés !) à ceux auxquels ils pensent devoir leur repêchage social, oublieux qu’ils sont de leurs droits et de leurs mérites ?

     

    Pour prolonger, cliquez : Qui sauvera Eric Zemmour

     

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Antoine Perraud et l'art de la conversation à la française

     

     

                 Pour commencer, citons Antoine Perraud, salarié de la rédaction du journal en ligne Médiapart ; un Antoine Perraud dans toutes ses oeuvres et dans tous ses commentaires dans les colonnes de ce même journal : "… une infime minorité agissante, engoncée dans ses haines recuites et ses œillères bouillies, torchonne, une fois de plus, un déroulé de commentaires perdu pour la conversation démocratique ; dès lors que ladite infime minorité déboule, pour découvrir avec hargne la lune… L'art de la conversation à la française n'est plus. Place, donc, à une demi-douzaine de charognards, qui soustraient toute lettre de noblesse au modèle participatif en donnant leur la, en imprimant leur cadence, au point de convaincre l'essentiel des abonnés de laisser ces gens-là mariner dans leur répugnance."

     

            Si Perraud ne mérite pas une messe, (bien qu'il soit sur Médiapart la capitale du mépris) au moins mérite-t-il un billet de blog qu’Internet aux réseaux et aux voies impénétrables se fera un plaisir de démultiplier à l’infini.

     

            Le voici.

     

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                        perraud uleski mediapart.jpgPrompt aux propos désobligeants, voire aux insultes, sous le vernis d’une civilité qui n’a de réalité que l’acquiescement de la petite cour servile qui l’entoure (cinq ou six abonnés de Médiapart), une cour vautrée dans l’auto-abaissement et la flagornerie... quiconque osera contredire Antoine Perraud ou tester ses capacités à la tolérance, devra affronter le vocabulaire suivant : "pauvre type, charognards, répugnance, torchon, idiot, inutile, raté."

    Car il faut le savoir : Antoine Perraud c’est tout le mépris dont il est capable et qu'il tente bon an mal an de cacher sous une couche épaisse de pédanterie qu’il a la fâcheuse habitude de prendre pour de l’humour et de l’esprit. 

     

                 Politiquement inculte, privé de perspectives et de repères, ce qui ne l'empêche nullement de s'auto-proclamer expert des rouges-bruns du haut de son ignorance des catégories politiques contemporaines, quand on sait lire entre ses lignes et observer ses sautes d’humeur qui sont le plus souvent de véritables lapsus... Perraud c’est Saint-Nicolas-du- Chardonnet sans Mgr lefebvre ; c’est la droite extrême sans le FN ; c’est aussi la gauche pour autant que l’on puisse l’être quand on a voté Hollande -  même s’il ne faut pas le pousse bien fort pour qu’il se retrouve à la droite du Père ; c’est l’anti-Sarkozysme de ceux qui ne risquent pas de perdre leur emploi pour l’avoir crié un peu trop haut et un peu trop fort.

    Séminariste un jour, séminariste toujours, Perraud c’est aussi la bigoterie sans la croix de nos églises de campagne pauvres et dignes… mais c’est la messe qu’on s’apprête à y célébrer devant une audience suspendue en dernier ressort à ses lèvres et sa voix comme autant de silhouettes au teint blafard et aux idées aussi obscures que blêmes.

    Perraud c’est l’odeur des sacristies glacées en hiver, l’encens froid et figé, l'humidité et la moisissure, chasubles tachées de sueur et de pratiques aussi solitaires que honteuses.

    Perraud c’est aussi la province qui ne veut pas mourir, bien en peine de comprendre les raisons qui ont causé sa mort après y avoir creusé sa tombe, et qui court à sa perte, et sans tête.

    De la trempe d’une petite bourgeoisie parasitaire, désuète et privée d’esprit entrepreneurial, Perraud c’est encore la province quand elle se prend pour Paris ; un Paris fantasmé qui n’est ni le boulevard saint Germain, ni la Bastille, ni Montmartre, ni Montparnasse, ni le Sacré Cœur massif et triomphant, ni la Place Clichy, mais bien plutôt celui des cloîtres à l’architecture tombeau : silence, murmure… "vite au lit !" après une visite éclair chez un grand petit bourgeois sordide aussi régulier à la messe et au bordel qu’une horloge suisse et son coucou.

    Producteur à France Culture de l’émission «Tire ta langue», Perraud c’est France Culture quand France Culture n’a pas d’auditeurs ou bien quand son émetteur tombe en panne quelque part dans une de nos belles régions, trois semaines durant, sans que quiconque pense à donner l’alerte : rien de surprenant à cela, personne n’était à l’écoute.

     

                A Perraud, il lui arrive d’évoquer ce qu’il appelle « l’art de la conversation à la française », oublieux des faits suivants : Diderot lui aurait montré ses fesses pour tout argument ; Voltaire l’aurait écouté pour mieux lui signifier un « J’ai bien peur que ce ne soit pas aussi simple cher Monsieur Perraud » avant de l’assommer d’un discours d’une heure trente ; Talleyrand l'aurait fait taire d'un mot, et Fouché d'un geste, Perraud les fesses déjà humides et le fond de culotte un peu lourd.

    Proust l’aurait calculé en un rien de temps, mais il l’aurait écouté longuement, poli et patient, pour une fois rentré dans son logis,  décider que… finalement, il ne valait pas une ligne.

    Kafka se serait bien donné la mort, le moral à zéro avant de se précipiter, in extremis,  dans le cabaret le plus proche, là où précisément on célèbre la joie, la fantaisie, l’humour, l’ironie… la vie quoi !

    Céline aurait très certainement préféré parler à ses chats et à ses lapins plutôt que de devoir échanger un mot avec lui,

    Et enfin… Guitry l'aurait laminé... et Sade lui…  Sade… mais on laissera libre cours à notre imagination tout en sachant qu’elle sera très certainement très en deçà de ce que Sade aurait envisagé pour Perraud.

    Cela dit,  c'est vrai : sous l'ancien régime, à la cour de Versailles, Perraud aurait sans doute brillé. Et le petit Peuple, lui, sous sa fenêtre, en l'entendant, aurait trépigné d'impatience pour 1789 et surtout 92 qui fit taire nombre de bavards méprisants et oisifs.

    ***

               Pédant, dépourvu d’humour et d’esprit, ce sot capable d’aucun recul, d’aucune distanciation, tout entier dans sa soutane-camisole-mentale qui n’en est pourtant pas à sa première communion, ce fat sans relief et sans attrait n'a manifestement toujours pas conscience du fait que l’on peut, que l’on doit certes travailler sérieusement mais en aucun cas on ne doit se prendre au sérieux. Et c’est bien là tout le problème de Perraud : son auto-élection, son auto-suffisance, son auto-célébration…

    Car Perraud fait manifestement partie de ces gens qui n’ont rien compris de ce qu’ils savent. Aussi, cela ne surprendra personne que l’on doive en tirer la conclusion suivante : plus ces gens se disent "ouverts" plus ils sont "fermés" ; et à chaque fois que vous les testez... ils confirment.

    Vaste supercherie de tolérance envers l’autre, et plus encore lorsqu’il est tout autre, aucun doute à son sujet : notre monde ne serait pas ce qu’il est sans des Antoine Perraud vindicatifs face à l’inattendu, l’adversité et le jeu, à la nuit tombée, dans un jardin à l’anglaise, des ombres folles comme les herbes du même nom.

     

    ***

     

                 Aujourd'hui, on ne compte plus  les abonnés de Médiapart qui ont dû s'effacer devant les insultes et le mépris d’Antoine Perraud. Aussi, il est vraiment temps que l'on rende à Perraud la monnaie de sa pièce. Et qu'il s'estime heureux, il ne s'agit que de monnaie.

     

     

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