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rechauffement climatique

  • "Human" de Yann Arthus-Bertrand : un monde sans causes

     

     

                 Avec "Human", le photographe Yann Arthus-Bertrand (YAB) part à la rencontre d'hommes et de femmes de tous horizons pour tenter de dresser un portrait de l'humanité. Il recueille notamment les témoignages de demandeurs d'asile à Calais, de travailleurs du Bangladesh, de condamnés à morts aux Etats-Unis, de combattants en Ukraine, ou encore de paysans maliens. Il s'intéresse également à la place qu'occupent les êtres humains sur la planète Terre, ainsi qu'à l'impact de l'humanité sur la nature.

     

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                    « Human », c’est le documentaire qui fait son cinéma ! A la manière des JT, il montre tout mais n'explique rien et ne nomme personne. Yan Arthus-Bertrand (YOB) qui est à l'humanitaire ce que Hulot est à l'écologie, entre deux pubs de sponsors qui ont besoin de se refaire une réputation en montrant « patte verte », et des pays « patte blanche » sur le dos d’une urgence à propos d’une planète exsangue et d'une humanité mal traitée, a donc la fâcheuse habitude de nous « présenter» un monde « aux effets sans causes ». Faut dire que les ennuis commencent (comme trouver des financements par exemple) lorsque vous nommez les choses et les gens. YOB le sait mieux que quiconque puisqu’il n’a jamais de problème de financement : c’est tout simplement parce qu’il ne dérange personne – comprenez : les intérêts de qui que ce soit ! -, car il ne s’attache pas aux causes. La boucle est donc bouclée.

    Comme un fait exprès, ce monde sans causes qu’Arthus-Bertrand nous présente c’est précisément ce qui sied à tous ceux qui sont responsables d'un monde imbuvable et insortable. 

    C'est sans doute la raison pour laquelle aucun pays n’a censuré ce faux-documentaire, sans point de vue, désengagé, qui refuse "la vérité" ; et tous l’ont programmé, même les régimes les plus répressifs ou les plus influents ; régimes responsables, par voie de conséquence, du chaos actuel, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

                    Aussi, pour toutes ces raisons, difficile de comprendre la raison pour laquelle les journalistes ne se sont pas davantage mobilisés pour dénoncer ce documentaire.

     

     

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     Ci-après, quelques critiques du documentaire "Human" :

     

                     "HUMAN par sa construction, et les témoignages choisis ou construits, développe un discours consensuel à souhait (cela créé le lien entre les spectateurs et leurs maîtres dominants) et bourré de clichés, le tout saupoudré d’une bonne conscience morale : « il faut sauver la planète ! » Oui, il faut la sauver mais pour la sauver, encore faut-il identifier les coupables à l’origine de son état actuel, ce que se garde bien de faire « HUMAN ». Pire, le film propose de ne pas prendre partie. Il évoque des conflits et propose de rester neutre. Tout le monde sait que dans un conflit armé, celui qui reste neutre, valide la position du plus fort…. Sous une apparence de neutralité, le film au contraire influence et ordonne de choisir le camp du plus fort. Or, c’est justement son objet : soumettre le plus grand nombre de spectateurs/électeurs et le conduire à ne pas choisir pour laisser le pouvoir à ceux qui le possèdent déjà."

                                 Régis DESMARAIS - la suite de cette critique ICI

     

                 "Yann Arthus-Bertrand n'a jamais craint le gigantisme, ni le sursignifiant. Avec Human, il atteint des sommets en alternant, pendant plus de trois heures, vues aériennes et témoignages face ­caméra. On peut se laisser embarquer un temps par ce patchwork de belles images et de témoignages recueillis aux quatre coins du monde. Puis le procédé lasse ; ne reste alors que la désagréable impression d'être pris en otage d'une émotion trop fabriquée pour qu'il en reste quelque chose. Le contraire d'un film engagé."

                                        Olivier Milot - Télérama

     

     

                    Yann Moix, lui, met et tape dans le mille ce Samedi 12 décembre, dans « On n’est pas couché » ; il a  comparé contre toute attente « Human » à un long-métrage pornographique ; un documentaire qui montre tout en gros plan mais n'explique rien.. pas d'histoire, pas de contexte géographique, géopolitique, ethnographique ou historique : qui fait quoi à qui, où, comment, pour(-)quoi, et pour le compte de qui ?

    Motus et bouche cousue.

    Moix relève cette faute avec courage car il n'est jamais facile d'attaquer et de remettre en cause le talent de ceux qui font l'unanimité auprès d'un vaste public privé d'esprit d'analyse critique : 40 ans de médias audiovisuels puissants et dominants ont ruiné toute possibilité de distance avec l'image ; ces années de plomb pour l'intelligence ont eu raison... de la raison justement ! au profit d'une émotion qui n'est que le pire des mensonge quand on veut éclairer la vérité, quelque vérité que ce soit.

    Avec ce reportage, YOB a définitivement rejoint le camp du mensonge sans même l'avoir souhaité. Un véritable tour de force.

     

     

     

                     Bien évidemment, les réseaux sociaux se sont enflammés contre Moix, l'accusant d'être insensible.

    Faut bien dire que... semaine après semaine, chez ONPC, Yan Moix semble refuser ou méconnaître ou bien encore, oublier, les codes télévisuels en général et ceux de l'émission de Ruquier en particulier. Il court donc à sa perte pour peu que son départ de l'émission, une émission dont on se moque éperdument soit dit en passant, en soit une pour les uns qui la regardent et les autres qui ont mieux à faire le samedi soir.


    Moix commet une erreur : il croit que l'émission ONPC est une émission sérieuse ; or, elle ne l'est pas ; et son public - public du samedi soir -, non plus.

     

                         Message personnel à Moix :

              "Yan, si tu veux prendre encore un peu de blé à la télé, révise au plus vite l'idée que tu te fais de ONPC et de ton rôle chez Ruquier : c’est pas la fièvre du Samedi soir ONPC ! Il s’agit simplement d’une audience qui attend de trouver le sommeil. Aussi, fais en sorte que tes interventions les préparent à ce sommeil qui se veut très certainement aussi réparateur que consolateur, loin d’une prise de conscience cauchemardesque et anxiogène du comment et du pourquoi de notre existence à tous."

     

                       Aussi, ayez confiance, chers téléspectateurs, Laurent Ruquier et toute son équipe veille au grain, rien que pour vous.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Arthus-Bertrand, Qatar, Luc Besson, Groupe Kering (

    Leader mondial de l’habillement et des accessoires) and co

     

     

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  • Inondations dans les Alpes-maritimes ou quand le rechauffement climatique a bon dos

                     

                                             Mais, où sont les écologistes ?

     

                A l'heure où  le bilan « provisoire » est passé à vingt morts, lundi 5 octobre, après le déluge et les coulées de boue qui ont frappé le littoral de la Côte d’Azur ce week-end, on pouvait attendre des Ecologistes et du parti EELV qu'ils se manifestent auprès des médias. Mais non... encore une fois, ce parti et ses membres brillent par leur absence plus que regrettable quand on sait qu'ils sont les seuls à pouvoir dénoncer une bétonisation irresponsable de la Côté d'Azur et expliquer les conséquences de cette urbanisation à outrance en cas d'orages violents, les maires PS et LR des communes touchées par le déluge étant les derniers à pouvoir remettre en cause des autorisations de permis de construire d'une complaisance à terme criminelle puisque ce sont eux qui les délivrent.

    Comme à l'accoutumée, les médias se repaissent d'images et de témoignages qui n'expliquent rien avant de passer à autre chose dans quelques jours, une catastrophe chassant la précédente. 

     

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               " Les inondations dans le Var s’expliquent par la bétonisation incontrôlée des terres. Si l’on ne veut plus d’inondations catastrophiques, il faut arrêter le gaspillage des terres et l’étalement urbain" affirmait déjà Hervé Kempf  de l'association Reporterre en Janvier 2014.

    Il poursuit : "Dix mois plus tard, alors que les inondations affectent de nouveau le département du Var, il restait hélas d’actualité. Et encore en octobre 2015, alors que les orages meurtriers ont frappé les Alpes-Maritimes, il le reste. La population du département a beaucoup augmenté depuis trente ans : de 708 000 habitants en 1982 à 1 013 000 en 2011 (soit + 43 %), ce qui a entraîné une explosion de l’urbanisation. Mais cette urbanisation s’est réalisée sans souci d’économiser l’espace et, comme l’a relevé le sénateur Pierre-Yves Collombat dans un rapport publié en 2012, « sans aucune prise en compte du risque inondation : des terrains inondables sont lotis, de vastes surfaces sont imperméabilisées de manière artificielle, les cours d’eau traversant les villages sont couverts, parfois a minima ».

    Le secret des inondations : la « soif de l’argent »

    Le constat du sénateur est clair : « Les autorisations de construire ont été délivrées sans véritable prise en considération du risque inondation ou, plus exactement, avec une prise en compte à éclipse bien incapable de contenir ’la soif de construire’ locale, pour reprendre l’expression de la Cour des comptes. Le manque de moyens des services de l’État et des services municipaux, s’agissant des petites collectivités territoriales, face à la ténacité et à l’ingéniosité des promoteurs et à la pression des propriétaires fonciers est un élément d’explication. La mise en place, autrefois d’un plan d’occupation des sols (POS), aujourd’hui d’un PLU, est l’exercice de politique locale le plus à risque dans le Var, comme partout où la pression foncière est forte. »

     

                                        La suite ICI

     

     

     

               Agroécologie et Micro-Biologie des sols – avec Claude et Lydia Bourguignon, Jo Damas, Jonathan Attias et Alexandre Lumbroso

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    Pour prolonger, cliquez : La France : désert écologique

     

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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