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religions

  • "Qui est Charlie ?" un ouvrage d'Emmanuel Todd

     

                   Le 5 Janvier 2015, un hommage a été rendu aux victimes de la rédaction de Charlie Hebdo en Janvier 2014 ; les commémorations se poursuivent cette semaine encore. Faut dire que... " Quand on ne fait plus l'Histoire, on la commémore" - Régis Debray

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    Billet de blog publié en mai  2015

     

     

              Que la stupeur et l’effroi des tueries de Janvier dernier nous aient privés d’analyses susceptibles de nous aider à sortir d’une confusion à la fois politique, sociale et intellectuelle, cela était plus que prévisible.

    Les médias, les premiers, ainsi que la classe politique, n’auront pas résisté longtemps à la tentation de faire taire ceux qui, héroïques, auront pris sur eux, au risque du mépris, de la relégation, voire de l’excommunication, de garder leurs capacités de discernement intactes, tripe sensible mais tête froide, face à des événements dramatiques et face à ce qui restera comme le plus important rassemblement de l’histoire moderne du pays : plusieurs millions de "Je suis Charlie" dans les rues des principales villes de France.

    Après les questionnements passés quasiment inaperçus dans les médias de masse de  Frédéric Lordon et d’Alain Badiou à propos de ces événements et du slogan "Je suis Charlie", c'est au tour d'Emmanuel Todd de "sortir du bois" avec son dernier ouvrage : « Qui est Charlie ? ».

     

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             CQFD : "Ce livre, c’est aussi la révélation du rôle du PS dans la destruction de la République.”

     

              En ce qui concerne les causes qui ont conduit à la mobilisation massive du 11 Janvier 2015, Todd évoque une crise religieuse car, pour Todd, c’est lorsqu’une religion disparaît qu’il faut la prendre au sérieux : l’effondrement du catholicisme dans les années 60.

    Le spirituel, tout comme le temporel, a le vide en horreur. Chassez le spirituel et il revient au galop ! Mais sous quelle forme ? Todd évoque alors une France laïque, voire laïcarde, une France d'une classe moyenne privée de religion et de transcendance qui vote sans doute majoritairement PS unie autour d’un bouc émissaire : les classes populaires en général et les Musulmans en particulier sur-représentés au sein de ces classes ; et c'est l'assaut meurtrier des locaux de Charlie Hebdo qui servira d’exutoire contre l’Islam, une religion qui, en France, n'est pas que symboliquement la religion des dominés et des plus faibles économiquement ; une religion qui est sans doute la seule fierté d’une grande partie de ses pratiquants et des non-pratiquants issus de cette culture.

              "l'Islam, cette religion qui ne veut pas mourir !"  ; 'L'Islam cette religion qui menace notre identité !"

    Tout le monde s'y retrouvera donc ce jour-là : les athées, laïcs et laïcards qui n'ont plus de religion ; mais pas seulement car, comme on pourra le voir plus loin, il manque à ce bouquet garni quelques arômes, et pas des moindres.

     

     

     

              Todd oppose un contenu latent qui force une approche à la fois sociologique et psychologique à un contenu manifeste : ce qui est explicité par les intéressés eux-mêmes - les "Je suis Charlie" rassemblés dans les rues le 11 janvier dernier -, avec l’appui de tous les médias dominants et le grand cirque et barnum de la politique et du showbusiness.

    Dans sa traduction et sa transposition politiques, Todd nous donne à penser à une sorte d’union sacrée contre le Musulman et les classes populaires rurales et péri-urbaines - "les banlieues" en priorité -, absentes des défilés de ce 11 Janvier 2015. Ce qui s’avère être juste dans les faits puisque ce sont ces classes et ce Musulman en particulier qui souffrent le plus du mépris des médias et plus récemment du PS sous l'influence d'un Manuel Valls (1).

    Tous se retrouvent alors autour d’un projet anti-égalitaire ; la présence du PS dans ce projet est tout à fait cohérente : que l’on pense un instant que les inégalités ne se sont jamais aussi bien portées sous un gouvernement et une présidence PS depuis 1983) ; un PS composé de "catholiques zombies" ; comprenez : des "catholiques" privés de leur religion depuis deux générations.

     

    ***

     

             Si l’exposé de Todd se défend et se tient, reste que notre démographe-historien-sociologue oublie d’être un peu plus explicite. Courageux mais pas téméraire  Todd ? Car, cette union sacrée a pour point nodal un soutien électoral inconditionnel par le "vote PS" principalement, à toutes les politiques à la fois économiques et militaires développées par les USA et une Europe supplétive depuis les événements du 11 septembre 2001 ; ce qui se fait appeler "La guerre mondiale contre le terrorisme", de l’Afghanistan à la Libye, en passant par l’Irak, se soldera par près de 3 millions de morts Musulmans, embargo irakien non inclus. Bilan provisoire puisque cette "guerre" qui est loin d'être gagnée - et ce n'est pas le but non plus -, ne connaîtra sans doute aucune fin.

    Faut dire que le chaos a des vertus qu'une morale humaniste ignore.

    D'autre part, avec l'introduction du concept de "catholique zombie", là encore, Todd botte en touche pour ne pas avoir à nommer les choses et les gens ; Todd passe à côté des véritables enjeux car... en ce qui concerne l'islamophobie, sa mise en scène, son déploiement, son entretien et son écho dans les médias de masse, difficile de ne pas constater que cette campagne a pour principales têtes d'affiche un grand nombre, sinon la totalité, des "leaders" médiatiques juifs et/ou sionistes : E. Lévy, E. Badinter, E. Zemmour, Finkielkraut, BHL, Goldnadel, Prasquier, Cukierman, Klasfled-fils, Glucksman père et fils et Taguieff (2); tout en précisant qu'à ce sujet, il semblerait qu'un rapprochement se confirme entre ces leaders communautaires et le Front national ; rapprochement contre les Musulmans et l'Islam au service d'une islamophobie qui n'est dans les faits que le nouveau visage de la "vieille" haine raciste anti-arabe ; et c'est plus récent (une trentaine d'années) : haine envers les activistes pro-palestiniens issus de l'immigration arabo-musulmane ainsi que contre nous tous, d'origine européenne, occupés à soutenir cette cause.

     

     

     

     

    1 - Quand le PS vote les pleins pouvoirs à Manuel Walls, c'est l'histoire qui bégaie : celle d'un certain 10 juillet 1940.

    Après la tragédie, la farce... parce... bon, le niveau n'est pas le même non plus : Charles Maurras et le Front populaire... ensemble pour tenter de "modérer" et d'amadouer l'Allemand aux portes de Paris en leur offrant Pétain comme interlocuteur-sauveur, c'est quand même autre chose que le Maire d'une commune sans importance, aujourd'hui premier ministre... grenouille qui n'en finit pas de vouloir se faire aussi grosse que le boeuf.

     

    2 - Mais alors, qu'est-ce à dire ? L'islamophobie délirante et obsessionnelle chez ces "Juifs médiatiques" serait donc l'équivalent d'un antisémitisme tout aussi forcenée ? Sorte de haine-miroir ?

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    "Je suis Charlie" : phénomène religieux ?

     

              Une conférence de Michel Drac à propos de l'ouvrage de Emmanuel Todd.

     

     

    Pour prolonger, cliquez : le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

    Lien permanent Catégories : Attentats, terrorisme, Charlie..., Israël : judaïsme, sionisme et colonisation, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Parole contre parole...

     

    Qui trouvera à redire à cette Parole religieuse-là ?

             Aucun homme honnête dans le cadre d'un prêche religieux. Et c'est bien là le problème aujourd'hui : le refus de la Parole musulmane d'où qu'elle vienne alors que les paroles chrétienne et juive n'ont pas a priori à craindre une disqualification méprisante qui peine à cacher une politique raciste d'humiliation et de domination politique et économique à une échelle mondiale.

    Ici, en France, derrière le Musulman, cherchez l'Arabe, le Palestinien ! Et nombreux sont ceux qui le trouvent en moins de temps qu'il faut pour se perdre dans un délire paranoïaque qui condamne l'avenir à ne jamais connaître la concorde : cette union des cœurs et des volontés qui apporte la paix

                      Aussi, ne nous désolidarisons pas de ceux auxquels tout est refusé... a priori.

     

     

    Des nouvelles des races humaines maintenant...

    Mais ça, c'était avant... avant Morano.

                Là, "Le grand remplacement" a droit de cité. le FN n'est alors pas loin, tout près... à portée de main. Nul besoin de se contorsionner pour le toucher comme une vieille baudruche, relique putassière, qui fait le trottoir.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Riposte laïque et la gauche

     

     

     

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  • Musulmans de France : sommation et commandement

     

     

                      Les musulmans de France sont fortement invités à se rassembler aujourd'hui vendredi.

     

    A quel sujet ? Devinez !

     

    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur qui est à l'Islam, à sa représentation et à sa défense ce que... disons, François Hollande et Sarkozy réunis sont à la "fonction présidentielle", a appelé "les Musulmans et leurs amis" à se rassembler aujourd'hui, vendredi devant la Mosquée de Paris et sans doute ailleurs aussi en France, en hommage à notre compatriote-otage exécuté en représailles de l'engagement français en Irak aux côtés des USA contre un mouvement qui répond du nom de "Etat islamique".

     

    Ouf ! Que Dieu soit loué, s'il existe ! Il y a donc des Musulmans qui, non seulement, savent obéir mais aussi, qui savent se soumettre à un appel irrésistible : non pas à la prière, mais à la raison d'une République qui ne plaisante pas avec ses membres les plus mal lotis,  membres ostracisés et discriminés car, bien se tenir... même tête baissée, ne suffit pas, encore faut-il être rasé de près, les miches à l’air pour les femmes, et string en vente libre pour les pré-ados.


    Faut dire que ça fait des mois, voire des années qu’on leur demande, qu'on les talonne, qu’on les presse,  et pour finir, qu’on exige d’eux qu’ils descendent dans la rue, non pas pour protester contre les discriminations et les vexations dont ils sont les victimes - relégation géographique, éducative, économique et culturelle et confraternelle -, parce que… faut pas rêver non plus ! mais bien plutôt pour rassurer tous ceux qui ont, manifestement, besoin de l’être, tout anxieux et dubitatifs qu’ils sont à leur endroit.

     

    Dernièrement, des voix s'étaient élevées (lesquelles ? Au service de qui et de quoi ? - la presse ne le dit pas) pour regretter qu'un grand soulèvem… oups ! Je veux dire… qu’ un grand rassemblement de protestation ne soit pas organisé par les leaders de la communauté musulmane ; c’était à l’occasion de l’affaire Merah, et plus proche dans le temps - parce que Mérah c’est déjà loin -, l’affaire Mehdi Nemmouche : une histoire franco-belge ; faut dire que… quand les deux Nations s’unissent, ça déménage sec ! Mais bon… on aime bien les Belges ; plus encore lorsqu’ils descendent dans la rue pour exiger, de la classe politique et de l’institution judiciaire, le plus souvent en vain et sans espoir d’être entendus, que toute la lumière soit faite au sujet de leurs enfants massacrés par des pédophiles décidément bien difficiles à mettre hors d’état de nuire.

     

    Mais, vous me direz : quel rapport, je vous le demande !

     

     

                   Des années donc que d'aucuns, toujours les mêmes (on y reviendra plus tard),  regrettent que les Musulmans de France ne fassent pas, à une fréquence régulière et si possible sur demande, et tous autant qu'ils sont – un million ? Cinq millions ?  -, acte de contrition,  le poing frappant leur poitrine frêle avec insistance, verges à portée de main pour une flagellation publique qui les mettrait définitivement à l'abri - même si rien n'est moins certain car on ne se lasse jamais de taper sur plus faible que soi -, d’éventuels procès d’intention aux arrières pensées inavouables mais claires pour nous tous.

     

    Il est vrai qu'en l’état actuel de la « condition musulmane », ici, en France, cette communauté, du moins ceux qui s'en réclament, n'a vraiment pas besoin d’une énième tentative de diabolisation ! D’où la difficulté sans doute à s’opposer à ce qui ressemble fort à une injonction, même au nom de la présomption d’innocence qui, comme chacun sait, bénéficie toujours, non pas à l’accusé innocent,  isolé et pauvre mais à l’accusé coupable, entouré et puissant : "Quoi, innocent, un Musulman ? Non mais... vous voulez plaisanter, j'espère !.................. Jamais !"

     

     

    ***

     

     

                     C'est maintenant confirmé ; à cette heure-ci, c’est donc chose faite : ils sont venus en nombre ! Ils ont juré à haute voix sur le Grand Livre de la République qu’en aucun cas ils ne sauraient soutenir, même par inadvertance, tête en l’air qu'ils sont, la barbarie de ceux qui pensent que le Coran, l’Islam, la religion (ou les religions en générale car on en trouve aussi chez les Chrétiens et les Juifs)…  sont, non pas un puits de sagesse qui mène au partage et à l’amour de son prochain mais bien plutôt, tout droit à une armurerie où l’on peut faire son marché sans être inquiétés avant de faire un carton sur tout ce qui bouge.


    Nous voilà donc rassurer car aucune voix ne semble s’être élevée contre cette invitation, voire cette assignation à comparaître.

     

     

                   Mais au fait, qui de bonne fois ou plus simplement, qui, informé, pense sérieusement  qu'il soit nécessaire que "nos Musulmans" dénoncent des égorgeurs, des pilleurs, des violeurs et autres calamités calamiteuses comme si un doute pouvait subsister à leur sujet : "Peut-être que... après tout, dans leur for intérieur... caché là profond ou bien, à la surface d’un subconscient pas si inconscient... enfin, vous voyez quoi !"

     

    En d’autres termes, disons les choses : qui sait si l'Arabe musulman égorgeur n’est pas de retour, ici, en terre non pas chrétienne – la bonne blague ! – mais … européiste (européniste aussi, soit dit en passant ), tendance mondialiste sans foi ni loi ? Et oui, après tout ! Et si c’est le cas, on souhaiterait juste être certains qu'ils sont bien une infime minorité : un ou deux sur... disons.... mais combien sont-ils déjà… à pratiquer, et à fréquenter régulièrement les Mosquées ?

     

                         « T’occupe !  Tous devront témoigner et se présenter à la barre du tribunal de la République ! »

     

     

    Car, le Musulman c’est l’Arabe, aussi peu importe que le Coran soit son livre de chevet. Le Musulman c’est aussi le français issu de la culture arabo-musulmane ; quand aux Européens qui se sont convertis… à moins d’avoir épousé tous les aspects physiques et vestimentaires de cette religion…. on s’en contre-fout.

     

                       Et pourtant… qui sait si c’est pas lui qui, vêtu d’un costume Armani, rasé de près, n’ira pas… enfin bref !

     

     

                   Le soupçon, encore et toujours le soupçon,  et le complot aussi, autorisé celui-là, car il prend pour cible le faible et le relégué. Quant aux puissants et leurs chiens de garde, et autres larbins, imbéciles et dominés et heureux de l’être, tout soupçon à leur endroit est qualifié, on l'aura tous noté, de paranoïa. Et quand on sait comme on ne peut pas ne pas le savoir, même si on peut toujours être tentés de feindre de l’ignorer, que les victimes de ses bandes armées et de ses groupes dits « jihadistes » équipés et financés par l’argent du pétrole, et puis aussi sans doute par quelques pays alliés des USA ainsi que quelques officines et agences occidentales, sont massivement les Musulmans eux-mêmes - près d’un demi million en Irak depuis la première guerre (bombardements américains, embargo, guerres civiles…), et combien de la Libye à l’Afghanistan en passant par la Syrie, depuis 15 ans, après le passage des troupes de choc de l’Otan ou de ses mercenaires sous-traitants…

    C’est à se demander de qui on se moque, vraiment ! A moins d’en conclure que la mort d’un seul européen vaut largement plusieurs centaines de milliers de morts musulmans ?

     

    C’est pas impossible ! Mais alors, qu'on le dise une bonne fois pour toutes !

     

     

                   A propos de cette injonction, de cette mise en demeure lancée par des huissiers du recouvrement en "fréquentabilité", on pourra regretter que d’autres en tant que classe, caste ou bien minorités ethniques et/ou religieuses, ne fassent pas l’objet de la même attention quant à ce que l’on serait en droit d’exiger d’eux, tout en déplorant qu’ils ne soient  jamais appelés à dénoncer, eux tous, collectivement… ce qui suit :

     

                    - La classe politique à propos du comportement et de la condamnation de dizaines d’entre eux au fil des ans - députés, maires, sénateurs, conseillers municipaux - pour corruption, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, évasion fiscale… que sais-je encore ! Libre à chacun de compléter cette liste délictueuse au possible...

     

                    - Les Catholiques et leurs évêques pour dénoncer collectivement les actions illégales d'intégristes contre les centres d’avortement, le mariage pour tous et autres réformes dites sociétales…

     

                     - Que le CRIF, (Patience ! Je comptais y venir, vous pensez bien ! ), la LICRA, l’UEJF et les patrons de médias dominants (Oups ! Allez, tant pis pour moi ! Oui, eux aussi !) n’appellent jamais leur communauté à se désolidariser d’un Etat que ces associations-écrans et les médias soutiennent bec et ongle, sans réserves, ici, en France et toute la classe politique avec eux, un régime qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’Apartheid entre deux massacres de populations civiles sans défense… contrairement aux Musulmans qui, soit dit en passant, n’ont jamais soutenu auprès de leurs Ambassades respectives les pays hors la loi qui se rendaient coupables d’exactions...

     

                    Et puis aussi ...

     

     

                   - Que les journalistes se désolidarisent tous collectivement  de médias dont l'information n'est plus que l'exploitation d'un vaste champ d'omissions à propos d'un réel tronqué et mensonger pour le plus grand profit de leurs propriétaires et au détriment de ce qui devrait faire de nous des êtres informés, avisés et responsables

     

                        Et puis enfin...

     

     

                    - Que  le Medef soit sommé de se désolidariser et de condamner avec la plus grande fermeté, tous collectivement et sans exceptions, les délocalisations honteuses d’entreprises françaises et européennes qui distribuent des salaires d’esclavagistes ; délocalisations qui ruinent ici en France  - et en Europe en ce qui concerne les délocalisations extra-européennes -, des familles entières, condamnées au  chômage, à la dislocation, divorce, pauvreté, avec la rue pour seul avenir.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes qui pèsent leur pesant d’or et d’influence,  des médias de masse dont les propriétaires sont à  la tête d'industrie de l’armement, de la Banque et du Luxe,et le Medef... eux tous faisant face à une communauté musulmane et des Français issus de l'immigration...

     

                     Tout est dit !

     

                    On n’aura toutefois un regret : que la communauté musulmane de France ne soit pas en position de pouvoir adresser à tous ces tartuffes et autres prévaricateurs, un gigantesque bras et doigt d’honneur, une quenelle aussi car, aucune des sommations à se désolidariser publiquement de crimes et autres exactions auxquels les Musulmans de France ne prennent aucune part et contre lesquels ils n'ont aucun pouvoir, n’a la légitimité d’un projet de société, voire de civilisation, et des hommes pour le porter, le conduire et le mener à bien, qui placerait au centre de ses préoccupations le bien-être de tous et des plus fragiles, ici en France et en Europe, à continuer d'oeuvrer sans relâche à la défense d'un modèle en péril : paix, justice et progrès, alors qu'il s'agit bien plutôt de protagonistes occupés seulement à détruire tout ce qui a été accompli depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

     

                    La classe politique, deux religions monothéistes, des médias de masse, armement et banques,  multinationales...  rien de surprenant alors qu’un Dalil Boubakeur ait fini par obtempérer...  sur le dos d’une communauté musulmane de France une nouvelle fois insultée et humiliée.

     

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     Pour prolonger, cliquez : Une mort pour rien... et un mort pour nous tous

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  • Edwy Plenel chez Bourdin : un sans faute

     

                          Edwy Plenel venu en soutien aux Musulmans et contre la désinformation et le chantage à la peur et à la terreur  de la classe politique, présidence et gouvernement inclus !


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                           Ne pas céder et continuer de dénoncer une entreprise de lynchage de toute une communauté ! Car jamais notre pseudo-démocratie n'a été en danger. Pour s'en convaincre,iI suffit simplement de se poser deux questions :


             - Qui meurt... de la Libye à l'Afghanistan en passant par l'Afrique Noire depuis 20  ans ?

     

                  Les populations de ces régions.

     

            - A qui profite ces centaines de milliers de victimes  ?  En d'autres termes : qui en est ressorti plus fort, plus déterminé encore à contraindre, à contrôler et à dominer  ?

     

                   Sûrement pas les populations de cette partie du monde concernée par le chaos et la mort qui ont tout recouvert !

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  • Alain Finkielkraut... contre toute raison

     

     

                  Alors qu'Alain Finkielkraut a été élu jeudi 10 avril à l'Académie française, au premier tour, par 16 voix sur 28 – 3 voix sont allées à Gérard de Cortanze, une à Athanase Vantchev de Thracy ainsi que Huit bulletins barrés d'une croix en signe de désaveu, après une polémique qui a échauffé les esprits...

     

    Revenons sur cet essayiste.

     

     

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                   Qui prendra le temps d'entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut ? Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, deviennent sinon embarrassantes, du moins… franchement gênantes pour tout le monde ; et en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs confrontés à un Finkielkraut rarement absent de nombre d’émissions dites d'information.

     

     

    Quant aux médias qui s’évertuent à lui tendre un micro avec ou sans caméra en guise de miroir - animateurs de télé ou radio ; ceux que d’aucuns auront la complaisance d’appeler « des journalistes » -, si immanquablement ils suspendent leur jugement à son sujet, et alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel - exclusion, bannissement...-, sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres… une balle dans le pied ou bien encore, une ambulance... animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.

     

     

    ***

     

     

     

                  Mais alors ! Qui est donc ce Finkielkraut perdu dans un "qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?

     

     

     

    Incapable de penser le présent (un présent trop imparfait pour lui sans doute ?), mais homme de son temps, assurément, (n'allez surtout pas voir chez Finkielkraut un mécontemporain), Finkielkraut incarne à merveille la mort de la politique, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du communautarisme - religieux ou non -, aux tensions sans nombre et à l'humanité universellement perdue.

     

     

    Pourfendeur de ce qu'il croit être "La modernité" dont il n'y aurait rien à sauver, avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée, jamais ! Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets. Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.

      

    Ruines.jpgPrivé de culture historique, économique, sociologique et politique, grand admirateur de la  force de frappe d'Israël et des Etats-Unis, tout en conspuant les moeurs de la société américaine car, ignorant comme il n'est plus permis de l'être, Finkielkraut croit que les bombes de l'Oncle Sam sont gratuites et qu'elles n'engagent à rien - on retrouve là cet esprit bourgeois qui prend et qui ne rend rien -, il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, ainsi que la mort des intellectuels et des "philosophes", et celle d'une littérature élévation de la conscience humaine (d'où sa nomination à l'Académie Française ? Il suffit seulement de penser à un Jean d'Ormesson !).

     

     

     

    Gigantesque auto-mystification Finkielkraut ?

     

     

    A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Mais alors... Tartuffe de la conscience humaine !

     


    ***

     

     

                   Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (1) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut),l’anti-sémitisme (tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom. Et pour finir : l’Etat d’Israël  (A chacun ses casseroles !).

     

     

    Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut ait décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?

     

     

    Et pourtant… il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Lévinas... c’est vrai, ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté", mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice, puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension... un coeur intelligent donc... attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle, et qui, manchot(e), se comptent sur les doigts d’une seule main ; une main qui s’empresse de se refermer pour former un poing : étau et roc.

     


    ***

      

     

     

     

                Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais !


    Un Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit, même si, pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués plus que révélateurs, même si, ignorés de lui-même par définition, il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels.

     

     

    Ses difficultés lorsqu’il est question d’appréhender la réalité d’un fait dans toute sa complexité font de lui un grand petit bourgeois que tout effraie, et  par voie de conséquence, un bavard… puisque moins l’on comprend plus on commente et plus l’on s’agite, sans doute pour apaiser son angoisse ; en revanche,  une fois que l’on a saisi, on n’a qu’une envie : se taire et se mettre au travail…

     

    A ce sujet, bien qu'enseignant à l'Ecole Polytechnique, on ne saurait que trop recommander à Finkielkraut de prendre des cours du soir auprès d'Edgar Morin et de sa Méthode.

    .

     

    Grand vizir de tous ceux qui partagent ses préjugés et sa stratégie consciente ou inconscience de sabotage de nos efforts d’unité nationale autour de valeurs et d’une Histoire communes, même conflictuelles, maître à penser par excellence de tous ceux qui pensent contre lui…faites donc le test ! Enquérez-vous de l'opinion de Finkielkraut sur un sujet quel qu’il soit, et contentez-vous de penser le contraire, c'est à dire...  de voir plus grand, plus large… en un mot : plus complexe ;  ça marche à tous les coups ! Car, vous aurez alors fait un grand pas vers une pensée honnête et féconde, et qui plus est, une pensée altruiste, en lieu et place d'un vague sentiment apeuré ou bien d'une opinion socialement et ethniquement orientée (ce qui est toujours le cas chez Finkielkraut ! D’où sa charge régulière contre les Français issus de l’immigration du Maghreb et ceux  qui contestent ses jugements à l’emporte pièce, avec en toile de fond son soutien à la politique pourtant indéfendable de l’Etat d'Israël) ; une pensée qui vous rapprochera d’une meilleure compréhension d’une réalité qu’aucune vérité statistique ou factuelle ne pourra jamais contenir. Seule condition : être prêt, si nécessaire, à penser contre soi, contre sa caste, sa classe, contre son ethnie, tout en y mettant un peu de cœur (2) ; ce dont Finkielkraut est bien incapable.

     

    *** 

     

                 Producteur et animateur chez France Culture de l'émission Répliques qui se veut, sans rire, au cœur de la France, le choix de ses invités permet le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.

     

     

    Jouissant sur cette radio publique d'une impunité refusée à tous les autres, les propos concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu'il traite ne manquent jamais de nous ramener - et quelque soit le sujet : un vrai tour de force de la part de Finkielkraut ! -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…

     

     

    Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi ; et comme si cela ne suffisait pas : privés parfois d’une modernité émancipatrice -... semble déterminé à ne pas rendre, même en partie,  tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration... sinon à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (3).

     

     

    Mais... ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?

     

     

    Ingrat donc mais d'une ingratitude sélective car… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (4).

     

      


    *** 

     

     


                    Anonyme.jpgIntraitable avec ses dis-semblables, toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme sans excuses qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants, lâches et veules), finira poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure  (5) face à ceux qui ont fait, ici en Europe, la littérature et la philosophie, entre autres piliers de notre civilisation, pour ne rien dire de son incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.

     

     

               De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…

     

     

     

     

     

     

    1– Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.

     

     

    2 - De préférence à l’égard de l’Autre, même et surtout… lorsqu’il est tout autre ; ou du moins… lorsqu’il est perçu comme tel car, si l’on n’a pas la compassion, on aura les camps. Et on les a eus, et on les a encore (Palestine… )  ! Surprenant que Finkielkraut n’ait pas retenu cette leçon de l’Histoire ; il est vrai qu’elle ne concerne plus sa communauté.  Aussi, à chacun sa m…. ! Et les victimes seront bien gardées et les bourreaux protégés, voire… absous.

     

    3 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; ironie suprême : un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire ; tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?

     

     

    4 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête... bête et méchant ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Lévinas… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias et Patrick Bruel. Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

     

     

    5 - Difficile de ne pas penser à l'ouvrage de Julien Benda La trahison des clercs écrit en 1927, et dernièrement... à l'article de Séverine Labat.

     

     

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    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut - Uleski Nouvelobs

     

     

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  • Islamophobie quand tu nous tiens !

     

     

     « Tire la chevillette, et la bobinette cherra » (1)

     

    ________________

     

              Gardons-nous bien de voir de l'islamophobie là où il est surtout question de difficultés de cohabitation avec ce qui peut être aussi, et à juste titre pour les uns, considéré comme des atteintes à la laïcité :

     

    1 - Je n'ai pas à connaître votre religion...

     

    2 - Votre tenue vestimentaire m'impose la communication d'une information que je n’ai pas demandée...

     

    3 - Nulle autre religion agit de la sorte car on peut encore aujourd'hui croiser des Juifs et des Catholiques pratiquants (voire même intégristes et extrémistes !) sans pour autant soupçonner un instant qu'ils le sont...

     

    4 – Doit-on aussi rappeler qu’ici, sous notre climat, l’Eglise ainsi que le machisme ont  longtemps maltraité les femmes, et certains d’entre nous en général, et certaines d’entre elles en particulier, s’en souviennent encore ! Pour ne rien dire du fait que la France s'est aussi construite, dans son histoire récente, contre cette même Eglise jusqu'à sa "mise au pas".

     

    5 - On ne peut pas non plus ignorer le déficit d'image de l'Islam dans une actualité internationale où la pratique de la tolérance et de l'amour de l'autre, et plus encore quand il est tout autre, serait la règle et non l'exception ; et même si l’Islam n'est pas la seule religion concernée (le Judaïsme l'est tout autant, on oublie trop souvent de le dire, même si plus discret mais pas moins influent et dévastateur), n'empêche !

     

    6 - Laissez-nous le temps de nous adapter car c'est bel et bien un nouveau paysage qui se dessine là nous nos yeux ! Et à ce sujet, la tolérance pourrait aussi trouver sa place chez ceux qui semblent un peu trop prompts à dénoncer une islamophobie privée d’islamophobes ; et quand on sait que les femmes qui arborent une telle tenue sont de plus en plus nombreuses… on n’est décidément pas au bout de nos peines !

      

         

                                                ***                                             

     

                  Rappelons à toutes fins utiles que l'islamophobie, et pour peu qu'il en soit réellement question, ne fait pas de la France un pays raciste et islamophobe, tout en précisant ceci : sermonner et condamner les gens avec des "C'est pas bien d'être islamophobe" n'a jamais dissuadé qui que ce soit de le demeurer ou de le devenir. Aussi, la lutte contre l'islamophobie ne peut être qu'un point de départ et sûrement pas un point d'arrivée. Dans le cas contraire, ce sera un échec un peu à la manière d'un SOS racisme enfermé dans sa Tour d'Ivoire moralisatrice ; un job à plein temps avec ses officiels, ses titulaires et ses suppléants, retraite assurée ; un SOS racisme qui n' a jamais fait avancer aucune cause, en cache misère intellectuel et politique autour de questions que l'on ne posera pas ; sans oublier les cas où l'intelligence fait cruellement défaut, et les cyniques qui n'ont aucun intérêt particulier à ce que les bonnes questions soient posées faute de volonté ou de possibilité d'y répondre efficacement car, si tout est dans l'exécution, quand on ne peut plus agir, notamment sur le plan social, une fois que l'on a déserté le terrain économique sans lequel aucune action digne de ce nom n'est possible, et que l'on est tout nus...

    Vers qui, vers quoi peut-on alors se tourner ?

    Après l'épuisement, vient le pourrissement ; il ne faudrait pas que la lutte contre l'islamophobie devienne une chasse à l'homme car à ce jeu là, le gibier sera toujours bien plus nombreux que les chasseurs : et la solidarité entre volaille, ça existe aussi !

    La gestion des tensions ne se fera pas sans un dialogue entre tous, et la stigmatisation ne rendra aucun service et sera contreproductive. D'autant plus qu'il semblerait que l'ignorance des uns, ou leurs préjugés, soit l'exacte réplique de l'ignorance des autres ; d'où l'absence de compréhension et la tentation d’un repli vers une posture victimaire de tous les acteurs en présence: préjugés et rejet à tendance islamophobe contre ignorance historique (feinte ou authentique) de la part de ceux qui résident dans le pays d'accueil ou pays d'adoption par filiation.

    Aussi, que la bien-pensance soit exclue de ce débat au plus vite ! Ce qui, en revanche, n’empêchera nullement la bienséance d’y trouver toute sa place dans une conduite des débats qui tienne compte de tous les ressentis car personne ne doit être rejeté ! Et si toutes les expériences et les opinions ne se valent pas, toutefois, on ne fera pas l’économie de les entendre toutes et de les comprendre, et qui sait... de voir sous un tout autre jour la question de l'islamophobie : "mot-valise" pour les VRP d’une conscience humaniste dans le meilleur des cas ;  verdict aussi violent que définitif qui n'ouvre aucune porte et qui semble les fermer toutes, dans le pire.

    Une société a aussi et surtout besoin de savoir et de comprendre ; pas simplement de juger.

    Or, il semblerait que les médias principalement dits « de gauche » (à leurs heures perdues ?) s'orientent vers une stigmatisation et un débat à sens unique : on peut donc compter sur le fait que seules les "victimes" auront droit à la parole, entourées d'observateurs et d'experts (sociologues de la bien-pensance ?) compatissants et sermonneurs.

    Aussi, il serait temps que ces mêmes médias réalisent que la lutte contre l'islamophobie mérite une autre approche que celle qui, hier, a consisté à organiser, par exemple, la promotion et l'animation de l'anti-sarkozysme, car il s’agit d’un tout autre enjeu.

     

     

    *** 

     

                La douleur passe, la beauté reste…

     

             Que la beauté du voile et de l’idée que s’en font celles qui le portent dans la joie et l’allégresse viennent donc un jour nous subjuguer et que notre douleur s'apaise ! Douleur qui sera alors jugée aussi inopportune que déplacée. 

     

     

     

    1 - « Tire la chevillette, la bobinette cherra » est la formule emblématique du conte de Charles Perrault Le Petit Chaperon rouge, paru dans Les Contes de ma mère l'Oye en 1697.

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  • Onfray : cabale et antisémitisme

     

    Victime d’une cabale sur le thème de l’antisémitisme… Michel Onfray aurait eu le tort de soutenir un ouvrage de Jean Soler « Qui est dieu ?» aux éditions de Fallois.

    soler onfray uleski.jpgSoler, érudit méconnu, s’attaque aux trois religions monothéistes : une de trop manifestement. Un livre que l’on dit décapant et qui fera débat.

     

      Michel Onfray accusé d'antisémitisme... et d'amateurisme

     

                                                              

    ***

     

     

    onfray, soler,uleski.jpgQue Michel Onfray goûte un peu à la calomnie,  à la mauvaise foi des uns et des autres, aux procès d'intention aux intentions délibérées de lui nuire ! Qu'il tâte un peu de la condition du bouc-émissaire...  lui qui fut si prompt à condamner Dieudonné sans connaître "le dossier", et alors qu'on ne lui en demandait pas tant...

     

    Sans doute en sortira-t-il un peu plus adulte et mature, un peu plus mûr,  plus profond avec plus d'épaisseur et plus de hauteur aussi ... loin du confort d'une histoire de la philosophie qu'il faut bien se résoudre à qualifier d'anecdotique, bien en peine qu'elle est de projeter un peu de lumière consolatrice sur un réel qui nous étouffe tout en nous échappant, aussi évanescent que pervers, chaque jour un peu plus liberticide et criminogène.

     

    Il est temps qu'Onfray monte d'un cran, qu’il gravisse les quelques marches qui le séparent encore de ceux qui se moquent bien de revêtir les habits de celui qui bon an mal an, s’arrange toujours pour occuper le beau rôle... un Onfray aux origines prolétaires, casanier vivant en province... pendant d'un BHL parisien, globetrotteur et millionnaire (1).

     

    Et manifestement, seules l'injustice et la souffrance l'y aideront. Aussi, reste à espérer que Michel Onfray accueillera cette épreuve avec l'espoir d'en sortir plus fort, plus pertinent et plus talentueux encore.

     

     

                                             ***

     

    Finalement, Onfray était encore un peu puceau ; son ouvrage sur Freud lui a certes valu quelques agressions verbales et écrites... mais rien de physique et qui touche à l'âme, lui-même, encore un peu ado, se contentant, en ce qui concerne le réel, de lui chatouiller le clitoris alors qu'aujourd'hui, ce qu’il faut sans aucun doute... c’est lui éclater le cul à ce réel et à sa représentation par des prestidigitateurs intéressés, juges et parties...  hypocrites et méprisants.

     

    Aussi... espérons que cet épisode très certainement douloureux lui permettra de s’attaquer virilement à notre condition à tous pour mieux la dénoncer.

     

    _______

     

    1 - BHL, Onfray... deux faces d'une même pièce ? Si on oublie BHL démasqué depuis longtemps, qu'est-ce qu'Onfray depuis 20 ans apporte à notre compréhension du réel, lieu de tous les dangers pour un intellectuel ?

     

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