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serge uleski

  • Le chanteur Renaud soutien de Macron : un sevrage de trop pour le Johnny Haliday de la chanson engagée ?

     

                  Renaud a 64 ans ; il n'avait pas sorti d'album depuis 2006. Une dépression profonde a eu raison du chanteur : "... dix ans de pochtronnerie et  d'errance où je n'ai cessé de boire..." précise-t-il dans une interview.

                  Qu'à cela ne tienne : Renaud nous est revenu. Avec 287.323 exemplaires écoulés en sept jours, son nouvel album aura battu en 2016 tous les records de ventes.

              

                                    Clip du titre : "Toujours debout"

                               Debout, les jambes arquées... on sera vraiment tentés de suggérer : "Apportez-lui une chaise ! Vite, avant qu'il ne s'écroule !"

     

    ***

     

     

     

                         Une écoute et un regard critique d'un fan de Renaud, le Patrick Bruel de la chanson engagée, à propos de son dernier album.

     

    L'album de Renaud... gratos.

     

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                         Avril 2014 : le chanteur Renaud sifflé sur scène quand il annonce qu'il va voter pour Emmanuel Macron

     

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                    Renaud sort donc de dix ans d'alcoolisme. Toujours anarchiste, dans une interview à l'Express datée du 30 mars 2016, et dans les textes des chansons de son dernier album, il dit s'être réveillé, a embrassé un flic... et contre La fille de Le Pen, au second tour de l'élection présidentielle, toujours très anarchiste sans doute, Renaud  confie qu'il votera sans hésitation pour Fillon (ou Juppé le cas échéant). Là, on redécouvre un Renaud gardien de notre belle et grande République. En effet, que deviendrait-elle sans lui ?

    Rien sur Charlie Hebdo auquel il a longtemps collaboré, rien sur la responsabilité de Philippe Val dans la mort des membres fondateurs octogénaires qui n'y étaient pour rien... même si Renaud prendra soin de conseiller aux Juifs français décédés lors de la prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes en Janvier 2015, d'aller reposer à Jérusalem (cherchez l'erreur !) ;  les Palestiniens ont du souci à se faire, car Renaud (un de plus !) semble les abandonner à l'arbitraire colonial israélien.

                    Pour le reste, à propos des textes de ses dernières chansons, force est de constater que le chanteur a toujours autant de mal avec la langue française, son vocabulaire en particulier... une langue donc, la sienne, décidément plus proche du niveau du brevet des collèges que de celle d'un Ferré ou d'un Nougaro, ses maîtres.

    Comme quoi...

     

                    Renaud est parti en tournée en octobre 2016 ; en revanche, Jean-Louis Murat qui a sorti, lui aussi, un nouvel album dans la même, en sera privé ; en effet "... les salles préfèrent programmer des gros cons comme Renaud ou Polnareff" lance-t-il dans Metro-news, à qui veut bien l'entendre.

    Et nous l'avons entendu.

     

    ***

     

                     Manifestement, le sevrage est mauvais conseiller ; sevrage qui semble être venu à bout de la raison anarchiste ou anarchisante d'un Renaud déjà pas mal en porte-à-faux avec ce qu'implique un tel engagement.

                     Et puis, Renaud, c'est vrai, on l'aimait bien quand il était bourré au pastis, silencieux et absent. Aussi, ne se trouve-t-il donc personne pour lui tendre un verre, un dernier pour la route ?

     

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    Un des textes les plus radicaux de Léo Ferré

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  • Nina Simone : il n'y a pas de cause heureuse

                                                  "Aucun homme n'a été insulté comme l'homme noir"

                                                                               A. Césaire

                      

                                     "What happened, Miss Simone ?" - documentaire de 2015

     

     

                      « Artiste légendaire et militante passionnée des droits civiques, Nina Simone a marqué son époque autant que son époque l’a marquée. Comment une enfant prodige du piano est-elle devenue une icône controversée du Black Power ? "What Happened, Miss Simone ?" retrace le parcours hors-norme d’une des artistes les plus appréciées et les moins comprises du XXe siècle signé par la réalisatrice Liz Garbus. »        

     

                   Nina Simone (née en 1933 - décédée en 2003) n’a eu qu’un regret : n’être pas devenue la première pianiste noire concertiste alors qu’elle avait étudié pour ça.

    A l'heure où des Aretha Franklin courait les "talk shows"... de l'industrie du divertissement, dans son engagement pour les droits civiques, Nina Simone y laissera sa carrière puisque cet engagement lui fermera plus de portes qu'il ne lui en ouvrira ; elle y laissera aussi sa santé mentale, et sa santé tout court.

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                "Dès mon plus jeune âge, avec les Blancs de la ville, je savais inconsciemment, je savais que si l’homme noir se soulève il serait assassiné."

     

                   

    Mr Backlash blues : « Du sang sur les feuilles, des corps noirs suspendus dans la brise du sud »

     

     

                        

                                         Texte de Louis Aragon : ICI - Mélodie de Georges Brassens

                           

                                   "Mon amour,mon bel amour, ma déchirure"

                  Chahutée, bousculée, malmenée puis battue dans sa chair, Nina Simone connaissait tout le malheur d'une mésalliance amoureuse : un compagnon brutal et sans nuances.

                  Aussi...

                 Si seulement tous les êtres malheureux étaient sans talent, sans importance, sans doute, n'aurions-nous alors jamais mené ce combat de tous les jours contre le malheur des conditions d'existence et le destin tragique individuel contre lequel les êtres restent parfois sinon souvent même, sans défense.

                  

     

                    

               (sur une mélodie de Charles Aznavour - "L'amour c'est comme un jour")

                                                      

                            "Finis les pleurs ! Finie la peur, demain c'est mon tour"

                 

     

                     

     

                     «  “Afro-américain, une race perdue ! Pas de pays, pas d’histoire, pas de maison, pas d’origines ; il nous faut tout savoir sur nous !

                     Quand le moment  des droits civiques a surgi soudainement j’ai pu exprimer ce que je ressentais depuis tout ce temps. Quand j’étais jeune, je savais que pour survivre en tant que famille noire on devait garder des secrets. On ne se plaignait jamais de la pauvreté, ni du fait d’être exploités ni d’être défavorisés, on devait se taire. Je savais donc que briser le silence signifiait la confrontation. »

     

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                       Années 80 et Nina Simone : « Les droits civiques ? Quels droits ? Il n’y a pas de droits civiques. Tout le monde a disparu. »

     

     

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                  44e président des États-Unis, élu pour un premier mandat le 4 novembre 2008 puis réélu, pour un second, le 6 novembre 2012, la présidence de Barack Hussein Obama touche à sa fin ; durant ces huit années, il aura été toujours autant périlleux d'être pauvres et noirs aux Etats-Unis ainsi qu'ouvriers payés à quelques Dollards de l'heure ; la candidature éphémère de Bernie Sanders et les événements dramatiques de "maintien de l'ordre" de la société américaine auront  au moins permis de le rappeler au monde entier. Autant pour ceux qui, en 2008, ont salué la victoire de ce Président noir, comme un miracle.

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  • Bob Dylan, prix Nobel de littérature : ou quand la littérature s'effondre

     

                "Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font !"

     

     

                     Léo ferré (1): "la mémoire et la mer" - la meilleure réponse que l'on puisse apporter à cette nomination idiote et décadente qui ouvre la voie à toutes les confusions et autres dérives (2)...

               Une prime au plus connu et au plus riche, ce choix du jury ? Une prime à la langue anglo-saxonne qui plus est : une langue, celle des balles et des bombes avec un Dylan publiciste (chez Apple, Cadillac, Chrysler, les yaourt Chobani) millionnaire en "Che Guevara" de la Warner Bros  ?

     

                              

    1 - Pourquoi Léo Ferré ? Car, il n'y a pas un seul texte de Dylan qui arrive à la cheville d'un texte de Léo Ferré...

     

    2 - A propos de la contestation de ce choix de la part des auteurs et des critiques littéraires, cliquez ICI

     

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  • Cinéma ! De film en film, de salle en salle

     

     

     

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                    Cinéma qui ne cessera jamais de hanter nos mémoires... sons, images, voix, musiques, lieux, acteurs, réalisateurs, auteurs, scénaristes, compositeurs, décorateurs, monteurs (le plus souvent monteuses), chefs opérateurs...


    Cinéma d’hier, de demain, encore à naître...

    Cinéma mort-né !


    Et puis, l’autre cinéma, déjà perdu pour tout le monde : films dont les scénarios dorment à jamais au fond des tiroirs ou dans l’imaginaire de ces mêmes auteurs, cinéastes et producteurs.

    Le Cinéma nous offrira toujours plus que ce qu’il nous donne à voir, à entendre et à comprendre. Art métaphysique par excellence, quand il y a « Cinéma », il y a… transcendance, toujours !

    A la fois indéfinissable et irrésistible, ce à quoi nous sommes confrontés est bien plus grand que nous… spectateurs ! Bien plus grand, et bien plus haut aussi !

    Transcendance donc, et puis… immanence !

    Car, cette imposante confrontation avec tous les réels qu’est le cinéma nous est bien destinée ; elle nous rejoint et nous aussi ; et c’est ensemble que nous cheminons.

    Aussi… à chacun son cinéma !

    Et c’est alors qu’on pensera à un FILM UNIQUE qui réunira tous les films... pour que jamais on n'en soit séparés et qu'on ne les oublie...

     

               Extrait de l'ouvrage, cliquez cinéma extrait.pdf

    (après lecture, ne pas fermer le PDF : faire "page précédente")

     

                    Commandez l'ouvrage ICI 

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  • Prince Mychkine : le prophète de l'apocalypse de la condition humaine

     

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                          Dans les yeux des êtres dont il sonde l’existence au premier regard, il y verra un profond désespoir ; dans leurs éclats de rires extravagants, une souffrance infinie. Par lui, la honte vous monte aux joues ; la honte rouge du malheur qui hante chacune des vies qu’il rencontre.

    C’est lui, c'est Mychkine, personnage du roman "L'Idiot" de Fiodor Dostoïevski publié en 1868 ; Mychkine, prince de son état, enfant pour les uns ; «bêlement de mouton malade » pour les autres.

    Mychkine, c’est ce Prince qui se croyait sans héritage, dont on disait la famille ruinée, qui hérite de deux millions de roubles et qui fond en larmes.

    Intransigeant avec ceux qui mêlent Dieu à leurs calculs et qui ne respectent ni la misère ni la douleur des plus faibles et qui n’épargnent ni l’innocence ni la naïveté, Mychkine s’est mis en route avec toute la volonté du monde ; il est venu pointer de l’index la catastrophe qui les attend tous, sans rémission cette fois-ci car personne ne souhaitera racheter leurs péchés sinon par et dans le sang. Il est vrai qu'un octobre rouge, rouge sang, guette au loin et attend son heure.

     

                    « Pardonnez à ceux qui vous ont fait souffrir et vous serez délivrés du mal qu’ils vous ont fait » annonce-t-il.

    C’est la haine du pardon et de l’amour qu’il est venu combattre.

    Non coupables aux yeux de ce nouveau Christ épileptique (comme son auteur) d’un Dostoïevski en quête d’une raison de ne pas désespérer des temps présent et à venir, de lui, tous mériteront un mot de pitié même si… croyant un instant leur rendre la paix, il précipitera leur déchéance.

    Qui a dit que l’enfer était pavé de bonnes intentions ?

    Pour cette raison, nombreux sont ceux qui auraient préféré ne jamais le rencontrer. Mais lui n’a pas cédé. Il s’est obstiné, il s’est incrusté, et tous sont morts de ne pas pouvoir se délivrer d’eux-mêmes car, Mychkine, tout comme Dieu, c’est tout l’amour dont nous sommes incapables les uns envers les autres.

    En les sauvant, il les rendra malades d’un trop plein de lucidité ; et tous devront « faire » leur maladie jusqu’au bout, ne serait-ce que pour connaître leurs chances de guérison. Trop tard hélas ! En les révélant à eux-mêmes, il les condamnera à un désespoir sans limites car, bien qu’habité d’une ambition immense, fruit d'un orgueil démesuré, Mychkine est sans solution ; faut dire que ce prophète sans disciple les aura tous placés entre le meilleur et le pire,  les guidant vers une impasse, un cul de sac, ignorant qu’ils ne pourraient jamais choisir car l’être humain doit apprendre à vivre avec ce meilleur et  avec ce pire, incurable qu’il est.

    Dostoïevski ne le savait pas encore comme nous le savons aujourd’hui.

     

                   Qu’est-ce qu’aimer ? Qu’est-ce que donner ? L’amour vient-il en aimant ? Et puis : comment aimer l’autre si nous ne cédons sur rien ?

    Questionnement contemporain à l’heure où hommes et femmes se regardent en chiens de faïence et dorment en chiens de fusil.

                   Chercher un souffle, les uns dans la vie, les autres dans la mort ! Ce prince Mychkine qui ne faisait pas grand cas de son titre, était leur frère, il était le fils de leurs pères et de leurs mères à toutes et à tous.

    Chez Dostoïevski, l’idiot c’est l’adulte-enfant qui raisonne mal mais qui sent juste ; c’est aussi le seul être au monde qui ne sache pas mentir.

    Un couteau dissimulé dans une bible qui a pour propriétaire le dernier des hommes ; bible qu’il vendra pour boire, boire encore et encore, ayant déjà tout vendu, tout perdu et tout bu - l’acheteur lui en donnera 100 roubles ; une fortune pour ce soiffard ! -, chez Dostoïevski, l’idiot c’est celui qui ne sait pas et ne peut pas tricher ; c’est aussi celui qui vit plus malheureux du malheur des autres que les autres de leur propre malheur ; plus malheureux donc que le plus malheureux des êtres humains alors que cet être ne lui avait rien demandé, et que dans son malheur, il pouvait y trouver son salut.

    Parce que… chacun de ses éclats de rire termine sa course en larmes dans une grimace hideuse, sans doute le Prince Mychkine, ce Tirésias perdu dans un siècle trop petit pour lui face à des êtres au ras de l'existence qui n'aura rencontré ni son Oedipe ni son Créon,  sans doute Mychkine a-t-il vu dans le malheur de ses contemporains son propre malheur ? Celui de son inadaptation au monde ; un monde sans âge d’or passé, présent et à venir ; un monde sans espoir pour quiconque se trouve dans l’impossibilité de vivre sans une de ses lueurs ; celle d’un Dieu maître des étoiles… filantes pour l’occasion car, si Dostoïevski était bien un homme de son temps, s'il savait que Dieu est mort tout en reconnaissant la menace que cette disparition fait peser sur notre humanité, néanmoins, il n'avait toujours pas compris que l'on n'avait jamais pu compter sur lui non plus. Tous l'auront noté : plus ça barde, plus ce Dieu introuvable regarde ailleurs.

     

                     Nastassia sera son unique tentation ; une Marie Madeleine russe auprès d’un Christ orthodoxe : « Je lui donnerai ma vie pour lui rendre la paix de l’âme » confessera-t-il.

    « Sauvez-moi ! Je veux être sauvée ! Epousez-moi ! Je veux un mariage en blanc ! » suppliera-t-elle à genoux.

    Et sous le soleil de Satan, c’est ce même couteau cachée dans cette bible d’ivrogne, bible que plus personne ne lit et alors que l'auteur semble le regretter, c'est ce couteau qui scellera plus tard le destin de cette Nastassia ; celle d’une vie très tôt abusée, gâchée et irrécouvrable.

    Nastassia puis Aglaé… Aglaé et Nastassia… en les épousant, c’est toutes les femmes qu’il épouse ; la femme humiliée au sortir de l'adolescence et la femme adulte mais contrainte ; en mari éternel, il les épousera toutes fraternellement sans en épouser aucune faute de pouvoir choisir car, choisir c’est exclure, exclure c’est trahir…et tout chez cet être l’interdit. L’amour marital aurait pourtant fait de lui un homme entier, une fois descendu de sa croix, refusant alors une charge aussi inhumaine qu'irraisonnée - on retrouve là l'enfant : sauver l’humanité qui ne sait pas qu’il est impératif qu’elle le soit, tout en ignorant qu’il est encore possible pour elle de sortir du néant.

     

                     L'idiot, Prince Michkine, Dostoïevski... littérature et cri d'alarme, mais alors, pourquoi aime-t-on croire autant aux histoires invraisemblables ? Mais parce que ces histoires et les personnages qui les hantent, nous apportent l’illusion qu’un autre monde est possible ; par conséquent, qu'une autre vie aussi pour chacun d’entre nous ! Et c’est alors que la magie opère :  l’espoir renaît le temps qu’il nous est donné de les entendre ou de les lire toutes ces histoires invraisemblables et si nécessaires !

    Insatiables, nous sommes !

    Tenez, la politique, le temps d’une élection, relève de ces histoires-là un peu aussi, tout comme la révolution bolchévique à venir, après la nôtre de 89, dans le contexte d'un roman écrit un demi-siècle avant la grande illusion des possédés d'octobre 17.

    Là encore, on a fini par apprendre que ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre ; mais... comment alors ?

                  Une dernière prière de Dostoïevski sur l’autel de la condition humaine, face aux icônes d’une religion déjà impuissante, avec un « pourquoi » qui a pour écho un  « Mon Dieu, faites que… » :

                  « Pourquoi les êtres sont si pauvres ? Pourquoi ne chantent-ils pas de joie ? Pourquoi ne s’embrassent-ils pas ? Pourquoi leurs visages à tous sont si sombres ? »...

    Et c’est le Christ de Dostoïevski, un Christ d'une humanité sans Dieu, qui retourne à son désespoir, péché d'orgueil - encore l'orgueil ! -, péché pourtant mortel ; un désespoir, le sien propre, à la fois immense et minuscule face au monde, avec lequel il lui faudra continuer de désespérer et de vivre tel un fantôme maintenant silencieux, sans bruit de chaînes, un fantôme le plus seul au monde car, la boucle bouclée, pour le prince Mychkine, ce sera l’éternel retour du même avec le même, comme une maladie chronique que seule la mort est capable de guérir.

                    Le malheur de ce prince, c'est de n'avoir pas été plus capable de se sauver que de sauver les autres tout en n'ayant pas compris ce que, vingt ans plus tôt, Bartleby a hurlé à la face du monde, tout en se taisant : "Plus on parle, plus on ment, plus on se salit et les autres avec nous !"

                   Herman Melville avait quelques longueurs d'avance sur Dostoïevski. Faut croire.

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  • Szczecin entre Allemagne et Pologne : une histoire d'architecture

     

     

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                       Située à quelques kilomètres de la frontière allemande, à une heure de la mer Baltique, Szczecin (Stettin en allemand, Sztetëno en cachoube, anciennement Stetin en français) est la 7e plus grande ville de Pologne , le chef-lieu de la Voïvodie de Poméranie occidentale ainsi que la 3e plus grande ville portuaire de ce pays.

    La ville se situe dans l'extrême nord-ouest de la Pologne sur deux rives de la rivière Oder tout près de son entrée dans la lagune de Szczecin à Trzebież près de Police. L'archipel qui se trouve entre deux bancs de l'Oder est une zone industrielle et portuaire.

     

           A visualiser en HD - cliquez sur "paramètres" (ustawienia), sélectionnez : 1080p

     



                   Stettin était la capitale du Duché de Poméranie. Dès le premier quart du XVIIIe siècle, la ville a été connu en France sous le nom allemand Stettin, et faisait alors partie de la Poméranie prussienne.

                  Szczecin a une histoire parmi les plus colorées d'Europe. Par le passé, cette ville a appartenu aux Polonais, aux Prussiens, aux Danois, aux Suédois et aux Allemands. Elle était allemande jusqu'en 1945 (province de Poméranie de l'État libre de Prusse). Elle est polonaise depuis les accords de Potsdam (1945).

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI youtube

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  • Jeux olympiques de Rio : 2 minutes d'arrêt

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    28 sports et 42 disciplines

    306 épreuves...

    Des milliers de médailles remises dont 812 "en or" (6 gr d’or dans une médaille : eh oui, faut pas rêver non plus !) ; des milliers d’athlètes pour les porter au tour du cou ; et puis d’autres qui n’auront gratifié un public télévisuel qui se compte en milliards que d’une éphémère prestation-apparition…

    Et à ce sujet, en cas d’élimination précoce, comment un participant s’arrange-t-il avec l’échec ?  Car, si l’important c’est de participer, et même si aucun n’ignore les enjeux financiers autour de leur victoire ou de leur défaite, il faut tout de même y avoir laissé quelques gouttes de sueur à ces Jeux car, sacrebleu ! on n’est pas là pour faire de la figuration non plus !

     

                   Qu'à cela ne tienne... ces Jeux de Rio touchant à leur fin, le moment est peut-être venu de partager quelques réflexions et autres remarques à propos de ce qui nous a été et de ce qui nous est donné à voir et à entendre ; et deux minutes suffiront :

                   A tout seigneur, tout honneur, même si de basse extraction… le beach- volley n’aura pas manqué de retenir notre attention trente secondes, montre en main -  le temps de s'en moquer. Et puis… faut-il vraiment commenter ce divertissement de plage élevé tant bien que mal, plus mal que bien d'ailleurs, au rang de « sport » olympique de surcroît ?

                   Changeons donc vite de registre : avec le basket, c’est un panier toutes les 5 secondes qui nous est donné à voir et à revoir - un pour toi, un pour moi -, et puis, parce qu’il faut que ça s’arrête un jour... pour cette raison, difficile de ne pas trouver ce va-et-vient d’un camp à un autre, d’un cerceau métallique à l’autre, d’une prévisibilité rédhibitoire au possible, d’un réel ennui ; un ennui peu commun ; rare donc, très rare cet ennui qui vous submerge au bout d'une dizaine de minutes et qui vous laisse sans secours, sinon un seul : voir ailleurs.

                   Et c'est alors que l'on se tourne vers le judo, déjà un peu émoussé : kimono et tatami… tirage de maillot cinq minutes durant. Catch ? Lutte ? très vite, très tôt, on ne sait plus ce que l’on est censé regarder, ce à quoi l’on est censé assister tant les deux protagonistes n’ont de cesse de se tirer par le revers de leur kimono comme d’autres par la barbichette :

    « Ben alors, tu veux faire du Judo ou pas ? On est là pour ça quand même !

    • M’enfous ! Tu m’auras pas ! 
    • Déconne pas. On nous regarde. Allez, laisse-toi faire, merde !
    • Toi d’abord !
    • Moi ?
    • Oui, toi !
    • Pourquoi moi ?
    • Parce que...»

    On ne louera jamais assez la présence d'un juge-arbitre pour mettre fin à ce face à face imbécile de chiffonniers où l’on finit débraillés et en sueur : une sueur pour rien ou pour si peu car, quitte à transpirer, rien ne remplace un footing le matin au lever du soleil à l'air libre.

                     Etouffant, suffocant même, en désespoir de cause, on se décide à prendre le large et le vent mais sans la tempête … en se tournant vers la mer, sous la protection du Christ géant et rédempteur de la baie de Rio : la Planche à voile ; et là, c'est la douche froide.

    Mal à l’aise sur leur planche, et plus encore lorsqu’il est question de manœuvrer et pas simplement de se laisser porter et conduire par le vent, -  quiconque serait plus à l’aise sur une bicyclette ou tout simplement à ne rien à faire -, une question nous vient très vite à l'esprit et sans mauvais esprit : qui un jour a bien pu décider qu’il était d’une importance extrême d’être capable de se tenir sur une planche montée d’une voile ?

    La planche à voile ? Un sport qui se pratique à coup de reins, semble-t-il ; coups de reins répétés, tellement la planche est réticente à accomplir ce à quoi on la destine ; on la maltraite pour qu’elle avance… et quand ce sport décidément très convulsif est pratiqué par des femmes, ces coups reins experts et déterminés laissent un homme songeur, très songeur : "Peut-être que dans d'autres circonstances..."

    Mais laissons là cette digression que d’aucuns qualifieront de tendancieuse et les cons de « machistes » (1)

     

                       Patins à roulettes, beach-volley, des lanceurs de javelot et de poids aux lanceurs d’alertes absents... soulever, jeter, aller et venir, à pied, à bicyclette, à la rame, courir encore et encore, seul, à deux, à huit avec ou sans témoin (en catimini ?) à passer et à repasser à temps, avant tous les autres de préférence - soit dit en passant, sur 400m, avoir recours à trois relayeurs pour couvrir cette distance, c’est à se demander s’il ne serait pas plus raisonnable pour les participants de rester chez eux, tranquillement assis ou bien à contempler les étoiles, filantes de surcroît -, il ne manquait donc plus que le roller et le squash ! Mais quand arrive le Badminton, après le golf, là, vraiment, la coupe est pleine ; on ne peut plus alors prétendre ignorer ceci : dans ces Jeux dits olympiques - les dieux de l’Olympe doivent franchement faire la gueule ! -, de Rio ou d’ailleurs, ce qui est à l’honneur, nul doute, ce n’est certes pas le sport - pour peu qu’il puisse en être question dans ce contexte et ces conditions -, mais bien plutôt la couverture médiatique de l'événement : l’audience télévisuelle ; pour cette raison, tous doivent pouvoir y trouver leur compte ! Les insatiables du foot et du basket sur canapé et ceux qui n'ont que le badminton l’été sur les plages pour se dépenser, faute de moyens (un jeu de 2 raquettes et un volant pour 10 euros - made in china svp !).

    Le plus insupportable dans le cadre de ces Jeux de Rio, car on n'aura pas pu ne pas remarquer, c'est le sérieux avec lequel des « athlètes » qui, il faut ici le dire, font injure à ce terme à chaque coup de raquette, fournissent leur prestation olympique ; des athlètes que personne ne pourra raisonnablement désirer fréquenter, moins encore, serrer les mains ou pire, leur adresser la parole car, quand on met autant d’application et de sérieux, le visage fermé et tendu, comme s’il pouvait bien être là maintenant question de vie ou de mort,  à pratiquer ce qui n’est même pas un divertissement, on appelle inévitablement le jugement suivant ; un jugement sans équivoque et sans nuances : la vacuité humaine n’a pas de limite ; pour cette raison, la remise d’une médaille quelle qu’elle soit, d’or, d’argent, de bronze ou même en chocolat, à ceux qui pratiquent cette activité, ne peut être considérée que comme un outrage.

    Aussi, on devrait pouvoir intenter un procès à ceux qui ont l’incommensurable prétention et bêtise (on ne sait plus comment les nommer !) de juger digne de figurer au palmarès des Jeux olympiques cet amusement pour cul-de-basse-fosse, jadis destiné à des jeunes filles qui n’avaient qu’un droit, se marier, faire des enfants et se taire ; sans oublier ceux qui le pratiquent dans le cadre de cette compétition ainsi que ceux qui les regardent.

     

                   Beach-volley, planche à voile, badminton... qu'est-ce à dire ?

                   Quid de l’athlétisme, demanderez-vous ?

                   Ah ! L’athlétisme, le vrai, le seul, proprement dit ou salement évoqué ! A propos d’un 110 m avec ou sans haies, qu’il soit couru en un trentième de seconde de moins que les années précédentes, excepté celui ou celle qui a « travaillé » des heures, des jours, des mois durant à cette performance toute relative, cela peut bien intéresser qui, franchement, ?

    Le téléspectateur vautré dans son canapé, ventripotent, un pack de bière à ses pieds, rotant plus souvent qu’à son tour ?

     

                    Avec la retransmission du badminton, c’est dans un tonitruant éclat de rire que l’on plongera dans l’obscurité la retransmission de ces Jeux au service d'un comité non pas sportif mais de sponsors et d’annonceurs publicitaires racketteurs rackettés par plus voraces et plus corrompus qu'eux : cet autre comité avec ses exigences financières exorbitantes.

    Quant à cette fièvre nationaliste que ces jeux sont capables de réveiller, dans le top 5 du classement des médailles, on retrouve les puissances économiques et militaires dominantes, les deux ou trois plus grands emmerdeurs de la planète ( c'est un euphémisme) et leurs larbins docteurs es chaos ; rien de surprenant à cela : la guerre c’est du sport et le sport c’est la guerre pour ceux pour lesquels la défaite n’est pas une option ; tous donc se retrouvent au cours de ces jeux : arrogants et dominateurs ; qu’il soit permis ici de rappeler que les Peuples ne se souviennent que d’une chose : des bombes qu’ils se sont prises sur la gueule mais jamais, au grand jamais, d’une médaille d’or gagnée par un athlète… en attendant qu’elle lui soit retirée pour dopage quelques années plus tard, car à vaincre sans péril, sinon pour sa santé, on triomphe sans gloire dans la guerre comme dans le sport.

    Et à ce propos, que deviennent nos médaillés, une fois la trentaine passée ? Dépression, prise de poids, cancer précoce, suicide... autant de sujets tabous.

     

                    Mais alors.. tenez : rendez-nous les Jeux du cirque ! Gladiateurs et lutteurs ! Dans l’arène, au centre, là où la poussière recouvre tout, et face aux lions, on y trouvera les membres du CIO (Comité International Olympique) aux voix et à la charte sonnantes et trébuchantes - jeux de quilles et pots de vin ; du meilleur cru, nous affirme-t-on ! Et l'on aura aucun mal à remplir la fosse puisque chaque jour la presse nous révèle qu’ils sont légion… (romaine !). Inutile de préciser qu’à chaque demande de grâce, c’est bel et bien une fin de non-recevoir qui viendra ponctuer un recours qui n’a pas lieu d’être exercé, pouce bien bas, le plus bas possible jusque dans les profondeurs de notre dépit amusé dans l'obligation que nous sommes de devoir rire de tout avant de nous en moquer allègrement.

     

     

    1 - N'empêche, si demain je dois absolument faire la connaissance d'une sportive - imaginez que cela devienne obligatoire ! -, il faudra impérativement qu'il soit question de planche à voile. C'est décidé.

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  • L'antisémitisme : un concept mis à la portée de l'acteur-réalisateur Yvan Attal avec son dernier film "Ils sont partout !"

     



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                    Avec « Ils sont partout », sorti le 1 juin de cette année 2016, l’acteur-réalisateur de cinéma Yvan Attal se propose de dénoncer les "clichés" censés être antisémites. Son synopsis est le suivant : "Yvan se sent persécuté par un antisémitisme grandissant et il a l’habitude de s’entendre dire qu’il exagère, qu’il est paranoïaque. L'est-il vraiment ? Ne l'est-il pas ? Il décide de consulter un spy" (1)...

                     A la lecture de ce film à sketchs, après avoir entendu son réalisateur chez Ruquier (ONPC), comment ne pas se consoler en pensant que la seule justification pour un acteur-réalisateur comme Yvan Attal de s’attaquer à un sujet tel que l’antisémitisme, c’est le fait qu’il est juif ! Ce qui, soit dit en passant, ne fait pas de lui un intellectuel, ni un philosophe ni un scientifique ni un artiste...

    Mais... au fait, cliché antisémite l'idée que tous les Juifs seraient brillants ? Oui ? Non ?

                     La réponse est dans ce film sans auteur, sans écriture digne de ce nom (alors que dans ce type de projet... tout est dans l'écriture et la mise en scène) comme la preuve dans le pudding mais c’est contraints et forcés qu’on le mange, et sans l’ombre d’une evidence.

     

     

                    A propos de l’antisémitisme tel qu’il peut nous être aujourd’hui conté par les médias et les leaders de la communauté concernée par ce délit... antisémitisme qui est un sujet non pas brûlant mais d’une complexité riche en enseignements de toutes sortes et qui permet de comprendre en grande partie - mais en partie néanmoins -, pourquoi et comment la société française en est arrivée là où elle n’est plus… capable, en l’occurrence, de se retrouver un tant soit peu solidaire, compassionnelle et patiente, toutes confessions, toutes classes et tous territoires confondus… si j’étais juif, ce que je ne suis pas, « Ils sont partout ! » n’est certainement pas le film que je ferais aujourd’hui. Aussi, n’étant pas juif, je continue à penser que ce n’est pas le film qu’il faut faire à propos de ce que l’on appelle à tort ou à raison : l’antisémitisme.

    Nu doute : Rony Brauman, un des seuls (bonjour les dégâts !) Juifs « médiatiques » français (avec peut-être aussi, à une certaine époque, un autre Juif nommé Edgar Morin) à la hauteur du sujet qu’un Yvan Attal s’est cru capable de traiter, aurait été de bon conseil quant au film qu’il aurait fallu tourner ! On aurait même pu compter sur lui pour recommander aux uns et autres de s’assurer qu’ils ont les fesses propres avant de prétendre s’occuper de celles des autres ! Pour sûr !

    Surprenant donc, vraiment, qu'Attal ait eu autant de mal à financer son film comme il a pu dans un premier temps l’affirmer avant de se rétracter (un an sur l’écriture ; un an sur le financement puis… moteur ! Délai tout à fait respectable que d’aucuns peuvent lui envier !) quand on sait que ce film est précisément le film qu’il ne fallait pas faire ! Ce qui explique que ce film qui n’était pas à faire, a pu qu’être favorablement accueilli chez ceux qui financent le cinéma en France, ou plus modestement… chez ceux qui rendent possible la réalisation de projets dits « cinématographiques » (production et distribution)… dans le cadre de notre belle exception culturelle que le monde entier nous envie ; du moins ceux qui n’ont pas renoncé à lutter contre le rouleau compresseur des productions américaines, soit… deux pays dans le monde : la France et la Corée du Sud ; pays à quota.

    Cherchez l’erreur !

     

                    Film, il ne devait pas y avoir ! Film il y eut ! Une chose en passant mérite tout de même d'être précisée : penser que tous les juifs ont de l’argent… ce n’est pas de l’antisémitisme, c’est un préjugé ethnique. Attali qui n’est certes pas un philosophe mais un intellectuel  - quand même ! -, a eu des choses à dire à ce sujet dans l’ouvrage « Les Juifs, le monde et l’argent ».

    Aussi, si l’on peut rendre un service au réalisateur de "Ils sont partout !", c’est bien de lui expliquer ceci : penser que tous les juifs ont de l’argent parce que "tous les Juifs sont des voleurs" et en tant que tels, penser que pour s’en protéger, "toute société bien organisée se doit d’exclure ce groupe ethnique de toute participation" n’est ni un cliché ni un préjugé antisémite : c’est de l’antisémitisme.

    Car, il n’y a pas plus de clichés anti-sémites que de clichés racistes ; il n’y a que de l’antisémitisme et que du racisme ou bien il n'y en a pas ; quant aux préjugés, cette tentation est sans aucun doute l’occupation la mieux partagée dans le monde par les 7 milliards d’individus que nous sommes : tout le monde en conviendra.

    Il est vrai que depuis l'instrumentalisation à outrance des minorités (politiques, sexuelles, ethniques et autres)  l'antisémitisme, c'est un peu "le concept" dans son acception générale, mis à la portée de tout un chacun, acteurs-réalisateurs inclus.

                   Un préjugé est une idée préconçue, une fiction à partir de laquelle on tente de décrire une réalité fortement connotée par un vécu individuel difficilement "universalisable" et que des faits décidément têtues viennent contredire : on lui tord le bras à cette réalité ! parfois jusqu'au "viol" lorsqu'il s'agit d'un préjugé tenace.

    En revanche, un cliché se rapporte non pas à une fiction mais à une réalité qui vaut pour tous ceux que ce cliché désigne et qui n'admet donc aucune exception ni nuance : du moins, tel est le but recherché.

    Le cliché c'est une photo grand format ; le préjugé, un mirage, un peu comme... lâcher la proie pour l'ombre.

    A ce sujet, la question est maintenant la suivante : Attal sait-il ce qu'implique son usage du vocable "cliché" en lieu et place de "préjugé" ? Est-ce une méconnaissance de la langue française qui est en cause ou bien, un lapsus révélateur doublé d'une prophétie auto-révélatrice ?

     

                    Merah, Coulibaly, Fofana et son gang - assassinats politiques d’un côté (« tout Juif de France, d’une fidélité indéfectible pour Israël,  est déjà un colon israélien en puissance et donc complice de la politique de cet Etat »), crime crapuleux de l’autre, sur fond de préjugés ethniques (« les Juifs ont de  l’argent et sont solidaires ») -, le CRIF sait mieux que quiconque sa responsabilité écrasante dans la captation, la prise d'otage, de toute une communauté au service d’un projet politique a-moral dans ses excès et dans son déploiement, pour une mobilisation en faveur d’un Etat étranger qui n’a rien à offrir à la communauté internationale et dont le régime colonial est unanimement condamné : Israël.

     

                   Aussi, à la suite du film « Ils sont partout » et des propos tenus par son réalisateur… trois points doivent être rappelés :

    1 - Jamais on ne cessera de soutenir Dieudonné - ce gladiateur du rire -, contre tous ceux qui, à la suite d’un sketch chez Fogiel en 2003, se sont chargés de bannir l’artiste des médias et des salles de spectacles pour les uns, et pour les autres, pleutres, de briller par leur absence lorsqu’il s’est agi de soutenir ce même artiste victime d'une vendetta sans précédent contre un artiste-humoriste-activiste en France.

    2 - Jamais on ne cessera de dénoncer ici en France, l’équation malfaisante "antisioniste=antisémite" qui n’a qu’un but : discréditer et censurer toute critique envers un allié qui nous est imposé et dont il n’y a rien à sauver depuis 1967 ; pratique détestable qui rappelle un maccarthysme anti-humaniste et anti-intellectuel de sombre mémoire, avec Eric Zemmour, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut en chefs de file : le premier prenant en charge le racisme anti-arabe et anti-musulman ; le second, la condamnation de la critique d'Israël et de la soumission de la politique étrangère de la France à ce même Etat, et le troisième derrière le masque patriotique d'un Charles Péguy pour ne pas avoir à afficher Maurras et Barrès : les charges des deux précédents... estimant sans doute avoir les épaules assez larges.

    D’où la nécessité d’une campagne telle que BDS ("Boycott Désinvestissement Sanctions" lancé avec la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid).

                    Et puis enfin…

     

    3 - Jamais on ne cessera de dénoncer la prise en otage de la France – information, création artistique et politique étrangère – de trois officines israéliennes : CRIF, LICRA et UEJF !

     

                    Rappelons avec la plus grande fermeté que ces trois points ne sont pas négociables.

     

                    Même si Yvan Attal pourra toujours prétendre être à même de s’occuper de la question de l’antisémitisme et de l’antisionisme avec le talent et les capacités qui sont les siennes - capacités intellectuelles, historiques, culturelles, économiques et géo-politiques - en tant qu’acteur-réalisateur d’un cinéma qui ne casse pas trois pattes à un canard qui n’en a que deux, soit dit en passant, palmées de surcroît… dans ce film-symptôme, force est de constater qu'il est bel et bien question d’une obsession et d'une seule : non pas une obsession avec l’anti-sémitisme et les antisémites car cette obsession-là est un effet et non une cause, mais bien plutôt une obsession avec sa propre identité juive qui a pour conséquence inacceptable ceci : critiquer un Laurent Fabius ou un Moscovici (souvenez-vous d'un Mélenchon accusé d'antisémitisme ), c'est aujourd'hui s'attaquer non pas à un ex-ministre des affaires étrangères ou à un commissaire européen, mais c'est prendre à partie deux Juifs ; jusqu’à questionner la légitimité d’une critique contre un Sarkozy sous prétexte de ne pas encourager l’antisémitisme : oui, ils ont osé ! C'était sous la présidence de ce dernier ; l’inénarrable Bernard-Henri Lévy avec sa revue « La règle du jeu » s’est fait fort de nous le rappeler au cours d’un colloque : ICI.

    Mais alors... qui avait besoin de faire savoir que Fabius, Moscovici et Sarkozy (entre autres) étaient juifs ? Précisément ceux qui allaient nous interdire de les remettre en cause dans leurs fonctions respectives et successives, à savoir : tous ceux qui, bon an mal an et comme un fait exprès, valident le mondialisme économique - cette guerre contre le monde du travail, contre les Nations et les peuples -, et l'hégémonie des Etats-Unis qui ne connaît aucun partage car tous doivent se soumettre ou périr sous les bombes et les sanctions économiques qui affament les Peuples.

                     Oui ! C’est bien cette obsession-là qui mérite un film ainsi que la prise en otage scandaleuse des Juifs de France par des individus issus de cette communauté qui n’ont aucune considération pour leur sécurité à tous : Israël oblige !

    Et cette pathologie-là (obsession) et ce scandale-là (la prise d'otage de citoyens juifs - et français jusqu'à preuve du contraire !), mérite plus qu’une séance de psy de la part d'un réalisateur soucieux d’adresser la question de l’antisémitisme avec sérieux, compétence et efficacité même si... quiconque s’y risquerait constaterait très vite ceci le plus souvent : il en va de l’antisémitisme comme de ceux qui, pour se débarrasser de leur chien, disent qu’il a la rage.

    Aussi, qu’il soit ici permis de rappeler que nous ne serons les chiens de personne ! Et c’est bien dans ce refus que nous retrouverons notre honneur et notre dignité car seuls ceux qui se tiennent debout restent éveillés et vigilants.

                       La dénonciation d’un antisémitisme chausse-trappe, un antisémitisme instrumentalisé sur lequel les protagonistes de cette dénonciation s’essuient allègrement les pieds avant d’entrer sur les plateaux de télévision, un antisémitisme qui n’a d’antisémite que le nom et qui n’est dans le pire des cas qu’un ramassis de clichés et de préjugés ethniques tenaces, dénonciation qui, comme le nationalisme dans sa version patriotique, s’avère n’être que le refuge de la canaille ou la preuve flagrante d’une incapacité au discernement, il serait mal avisé de laisser le travail de cette dénonciation-là entre les mains, au mieux, d’une incompétence courue d’avance (comme dans le cas d’Attal) - la tradition qui veut que l’on confie l’eunuque au sérail selon le principe qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, n’y changera rien - et au pire… entre les mains de prévaricateurs pourris-gâtés, jouissant d’une complaisance sans précédent de la part des médias et de la classe politique, du PS au FN, et pour lesquels tout est permis puisque la fin justifie tous les moyens.

                    Aussi, n'hésitons pas à adresser à tous ces oiseaux de malheur une fin de non recevoir.

     

     

    1 - A la lecture du synopsis on ne peut guère s'empêcher de considérer ce film comme le pendant d'un autre long métrage daté de 2014 : celui de l'humoriste-activiste Dieudonné nommé " l'Antisémite". Dans ce film, il est aussi question d'un psy et de son patient antisémite venu soigner son antisémitisme auprès d'un psy juif.

     

     

     

    Sous la pluie, gardons le sourire, cette joie de vivre debout contre ceux qui rêvent de nous voir nous coucher face à l'adversité !

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                      Une critique du film est disponible ICI et LA

     

     

    Pour prolonger, cliquez : Deux ou trois choses que je sais...

     

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  • 49.3 et motion de censure : Mélenchon est sans ambiguïté

     

                 Mardi 10 mai, Jean-Luc Mélenchon dénonce l’utilisation du 49.3 par le gouvernement pour faire passer en force la loi El Khomri. Il appelle les députés qui sont contre cette loi, en particulier les députés socialistes, à prendre leurs responsabilités et à voter la motion de censure contre le gouvernement, d’où qu’elle vienne, non sans arrière pensée électoraliste.

     

                Mondialisation oblige ! Notons le fait que toutes les lois antisociales et les traités qui remettent en cause la souveraineté des peuples nous sont imposés soit au détriment d'un vote de l'Assemblée nationale (le 49.3) soit en dépit d'une consultation de l'électorat par référendum. 

    A chaque fois, on sort du cadre démocratique.

     

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                 La gauche parlementaire - dissidents PS, PC et les Verts -, votera-t-elle la censure avec la droite comme le recommande Mélenchon faute de pouvoir déposer sa propre motion ?

    Les dissidents du PS et les Verts en particulier, se réfugieront-ils dans l'abstention si cette motion est déposée par la droite ? En l'absence de courage et de cohérence politiques, battront-ils en retraite par peur des représailles du PS à leur encontre ?

    Tous ont une occasion de faire tomber le gouvernement Valls et de précipiter des législatives anticipées, et sans doute aussi, une élection présidentielle avant l'heure...

    Seulement, il y a de fortes chances que les frondeurs du PS en particulier - et  les Verts aussi, trop souvent dépendants du PS aux élections nationales  - refusent de remettre leur mandat de député en jeu, et qui plus est, sans le soutien (l'investiture) du PS ; un PS qui ne manquera pas d'exiger de ces frondeurs qu'ils quittent le parti en cas de vote au côté de la droite ; sans doute n'ont-ils pas encore compris ceci : frondeurs PS ou pas, tous sombreront en 2017 avec ce parti car tous peuvent compter sur un électorat de gauche qui sera au rendez-vous à la Présidentielle de 2017 et aux Législatives qui s'en suivront : un électorat qui ne vote plus PS depuis trois ans déjà.

    Il ne pourrait bien que ces frondeurs aient fait le mauvais calcul car ils ne sauveront pas leur poste de député s'ils se re-présentent en 2017 sous la bannière PS.

    En revanche, le Front de gauche a tout à gagner dans le vote de cette motion de censure ; il fait cavalier seul depuis quatre ans ; de plus, son identité s'est construite contre le PS.

     

     

    ***

     

                 Faut-il rappeler que la priorité reste la reconstruction de la gauche sans le PS ? Le plus tôt sera le mieux. En attendant, que la droite occupe donc les places à défaut d'occuper les lieux de pouvoir ! Lieux qui sont ailleurs : à Bruxelles et à la Commission ainsi que dans les Instances internationales qui veillent tendrement sur le mondialisme : cette guerre contre l'Etat nation, les salariés, l'Etat providence et la liberté d'expression ! Dans les faits : une guerre contre l'Europe !

     

                 Oui ! Que la droite reprenne donc la main ! Dans les dix années à venir, on peut déjà prédire ceci : nombreux sont ceux qui regretteront d'être restés en politique alors qu'il était largement temps pour eux tous de prendre leur retraite car, sur les questions sociales (à ne pas confondre avec les questions sociétales), n'y a-t-il jamais autant de monde dans les rues que sous un gouvernement de droite ?

    La réponse est positive, assurément !

     

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    Pour prolonger, cliquez : Le PS doit mourir pour que la gauche renaisse

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  • Classement de la liberté de la presse 2016 de RSF : un encouragement à continuer de désinformer sans entrave ni sanction ?

     

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                    La situation du journalisme en France est considéré comme « satisfaisante » par RSF... ce qui prouve qu’il n’y a rien à attendre de cette organisation en ce qui concerne une véritable critique des médias.
    Ce classement nous est donc d’aucune utilité ; en effet, il ne dit et n’explique rien.

                   Si peu critique à l'endroit de la presse occidentale, ce classement sera-t-il perçu comme une incitation pour les journalistes occidentaux à continuer de mentir par omission, et ce en toute liberté ?

    Car enfin... en France et en Europe...

    Jamais les journalistes n'ont été autant décrié...


    A l'endroit de ceux qui dénoncent des médias sous influence (Etat, annonceurs publicitaires et Oligarchie), jamais la contre-attaque n'a autant usé des termes : extrême gauche, extrême droite, complotiste...


    Jamais la presse n'a été autant dépendante du financement de l'Etat...


    Et puis enfin : jamais les gardes chiourmes de cette presse sous influence ne se sont autant appuyés sur les pays les plus mal classés par RSF pour relativiser le scandale de la désinformation par omission qui caractérise "un journalisme à la française".

     

                    A propos de ce classement de RSF et de ses critères, suggérons ceci : le jour où l'on pourra mesurer l'importance de l'auto-censure chez les journalistes d’une profession qui n'en est quasiment plus une (sinon un moyen comme un autre de faire bouillir la marmite à quelques centaines d'euros par mois pour l'immense majorité de ceux qui possèdent une carte de presse), on pourra alors accorder à ce classement la crédibilité qui lui manque, tout en gardant à l’esprit que les commentaires hyper-complaisants des journalistes (en autres médias... sur France culture dans l‘émission « Secret des sources » du 7 mai 2016) à propos de ce classement ne contribuent en rien à combler ce manque, et notamment ce commentaire-ci : "Le rachat par les Oligarques des titres de presse au bord de la faillite permet à ces titres de ne pas mourir".
    Mais pourquoi diable ce sauvetage par l'Oligarchie ?

    "Qu'importe l'info pourvu que les titres vivent !" Tel est le raisonnement d'une profession à ce point précarisée que le seul souci d'un journaliste aujourd'hui n'est pas "le journalisme" mais la sauvegarde de son emploi, et pour les plus téméraires d'entre eux : l'espoir d'une place au soleil sur le modèle d'un FOG, d'un Pujadas ou d'un Joffrin ; un même homme du Figaro au Nouvelobs, interchangeable à souhait. Et quand on sait ce que demandera l’accession à un tel poste… on peut déjà craindre le pire quant à la qualité du travail de ce journaliste au fil d’une carrière ascensionnelle.

     

                  RSF précise : "Le Classement n’est pas un indicateur de la qualité de la production journalistique."

    Défendre un tel parti pris, c’est oublier un peu vite que la presse et les journalistes, ici en Europe, sont instrumentalisés. Faut-il alors en déduire ceci : ce classement de RSF serait un encouragement adressé aux journalistes occidentaux à continuer de "désinformer" qu’il ne s’y prendrait pas autrement ! Encouragement à désinformer en toute liberté, sans entraves ni sanctions - cela va sans dire ! - tantôt pour le compte d'un consensus occidental - Construction européenne, l'Euro, l'hégémonie des USA, l'Otan, Israël, Arabie Saoudite : c'est là le meilleur des mondes qui nous est proposé ! Consensus imposé avec le concours des médias par le privé et le public - en Europe, ces deux secteurs à la fois politique et économique sont chaque jour, jour après jour, difficilement dissociables ; aux USA, ces deux secteurs ont déjà totalement fusionné jusqu'à financer toute élection, du Président au plus petit juge du plus petit comté ; tantôt pour le compte des actionnaires de cette même presse.


                    Tenez au fait ! Mais que deviennent les secrétaires généraux de RSF ? Leurs parcours, leurs carrières ? Une enquête s'imposerait-elle ?

     

                   RSF souligne que trois pays d’Europe du Nord occupent le haut de leur classement, tout en se gardant bien d’expliquer pourquoi.

    Si les trois pays d’Europe du nord qui occupent le haut de ce classement sont la Finlande (1ère, comme depuis 2010), les Pays-Bas (2ème, +2), la Norvège (3ème) la raison en est certainement la suivante : dans ces 3 pays, sur quoi et de quoi un journaliste peut-il informer qui puisse justifier dans les milieux d’affaires, dans la classe politique et chez les patrons de presse, le recours à la censure, à la coercition, au chantage au chômage ou à la promesse d’une carrière aussi radieuse que lucrative - la carotte et le bâton ?

    Et pour cause ! Dans ces trois pays, pas de passé colonial ni d’Empire néo-colonial (ou de néo-Empire colonial) à gérer ; pas d’industrie d’armement dont il faut assurer la pérennité ; pas de place de leadership à maintenir ; ces 3 pays n’étant pas au centre d’intérêts géo-stratégiques de premier ordre, leur soutien ou non soutien à cet ordre mondial dirigé par les USA et l’Otan importe peu ; ces trois pays sont prospères et peu peuplés et leur société plutôt égalitaire ; de plus, ces pays ne faisant pas partie soit de l’Union européenne et/ou de la zone Euro, aucune pression sur la classe politique et médiatique n'est à déplorer de la part d’une classe économique soucieuse d’imposer un consensus autour de la construction européenne tout en prenant soin de faire taire toute remise en cause de ce consensus...

    Et pour finir : l’importance des gains potentiels d’une compromission avec un système de corruption  étant sans comparaison avec celle des principales économies mondiales - puissances exportatrices -, dans leur commerce avec le monde, de plus la justice de ces pays étant proprement financée, à quoi bon prendre un tel risque ?

    En d’autres termes, ceux qui partout ailleurs ont tout à craindre d’un journalisme digne de ce nom, un journalisme qui dit tout et ne cache rien (si vous voulez connaître la vérité des faits à propos de quoi que ce soit, ne vous trompez pas : enquêtez donc auprès des journalistes et de leurs journaux !), ceux-là ont, dans le contexte de ces 3 pays du nord de l'Europe en tête du classement sur la liberté de la presse, beaucoup moins à redouter d'une presse libre qui emploierait des journalistes libres... dans un monde de contes de fées tout aussi libre...

                                    ... cela méritait d'être précisé.

     

                   Qu'à cela ne tienne ! Soyons ambitieux ! Hasardons-nous à proposer à RSF un autre type de classement ; un classement non pas sur la liberté de la presse mais bien plutôt un classement sur le taux de satisfaction des opinions publiques vis-à-vis des journalistes car enfin, pour qui un journaliste travaille-t-il donc si ce n'est pour nous tous avides que nous sommes de savoir qui fait quoi, à qui, où, comment, pour()quoi, et pour le compte de qui ?

                     Rappelons ici ce qui devrait être un engagement pour tous : le premier devoir d'un journaliste n'est-il pas de dire, quand la situation se présente à lui, qu'il ne peut pas nous informer ? 

                     "Chers lecteurs, chers téléspectateurs, chers auditeurs... désolé mais là, je ne peux pas vous informer ou vous en dire plus !" car, reconnaître que l'on ne peut pas son métier est tout aussi important que d'admettre son ignorance et/ou son insuffisance... même si... un tel aveu est réservé à une toute petit minorité composée de ceux qui, lucides, ont compris que l'on est, finalement aussi son pire censeur - comme on peut être son pire ennemi -, par arrivisme, par manque de courage ou pire encore : par incompétence...

                      Et c'est alors... et c'est ainsi que toute une profession se trouve un beau matin dans l'incapacité d'envisager qu'une autre information puisse être possible ou bien souhaitable car il y a fort à parier que, dans les décennies à venir, l'incompétence des chefs et autres directeurs d'on ne sait quelle rédaction indigente qui aura pour origine une ignorance crasse savamment enseignée, sera rémunérée à coup de millions par des donneurs d'ordre hyper-compétents et omniscients, même si, pour l'heure, c'est bien encore l'arrivisme, un arrivisme mâtiné de lâcheté et de bêtise, qui rafle la mise sur le dos d'un journalisme en berne, un journalisme d'exécutants smicardisés, à la queue basse.

     

     

     

                     

     

    Henri Maler d'ACRIMED : observatoire critique des médias 

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    Pour prolonger, cliquez : Journalisme - mort et résurrection

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