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sexe

  • Pair, impasse et manque

     

             Rien à faire ! Non ! Vraiment ! Pas moyen d'échapper à l'Autre ! Il est nos moindres gestes. Il est ce qu'on n'osait plus être ou bien, ce qu'on ne soupçonnait pas. Il est celui par qui le scandale arrive cet Autre qui nous mine car, il est la liberté qu'on se refuse à soi-même dans l'espoir qu'il en fasse de même. Passe-droit, il aura tous les devoirs de notre charge. Impulsion du matin, insomnie du soir, il est toutes nos craintes, aussi irraisonnées soient-elles. Par son absence, il est tous les reflets devant le miroir. Il est toutes nos humeurs. Il est celui qu'on chérit le plus au monde et celui qu'on maudit quand impitoyablement, le manque nous gratifie d'un doute insupportable car il est la peur ! Oui ! La peur ! Quand de le perdre, on a peur et puis, peur encore... peur qu'il ne s'égare et qu'il oublie de rebrousser chemin et ce faisant, qu'il nous oublie à jamais car, on n'en sort pas. Non ! L'Autre, c'est l'enclos, la barrière et le dernier horizon. Il nous prive de toute issue. Après lui, le précipice ! Brisé, démembré, disloqué, en miettes inconsolables ! Volets fermés, rideaux tirés, porte verrouillée, il est la suffocation et la panique dans un espace qui se réduit à quatre murs et un plafond. Un ravage cet Autre ! Un cauchemar torrentiel son absence dont la rage et l'irréductibilité absolue de sa force vous terrifient et charrient des flots d'images avec pour seul thème récurrent le manque, encore le manque et la peur de ne jamais pouvoir le combler ce manque insondable, qui vous aveugle et vous pousse au vertige.

    Et c'est alors qu'elle a pensé : "Un lit ! Vite ! Un lit !" Sa vie et tous les empires de tous les sens contre un lit ! Un lit pour s'y retrouver seule avant de l'y retrouver et donner libre cours à une nouvelle tentative héroïque de survie et ne pas... surtout pas, sombrer dans la folie du manque.

    Un lit ! Vite ! un lit pour y faire le lit de retrouvailles fantasmées jusqu'à la déraison et s'empresser de le rêver... lui, encore et toujours ! Se lover dans son souvenir, le cajoler, le contempler béate et puis, l'écouter et lui parler aussi. Plus qu'un lit, son dernier refuge d'une urgence absolue dans lequel elle ira chercher un apaisement et un soulagement qui viendront résorber les hématomes d'un quotidien qui... pour ne pas l'épargner, invente sans cesse de nouvelles exigences, de nouveaux devoirs ; ecchymoses d'une existence dont elle ne retire rien faute de pouvoir en extraire quoi que ce soit qui en vaille la peine, sinon, les restes qu'on voudra bien lui laisser : miettes d'accalmie et de bonheur.

    Vite ! La chambre et puis, un lit avant l'arrivée de cet intrus insupportable dont la présence, même passive vous révolte et vous indigne. Une gêne haïssable la venue de ce conjoint. Bien plus encore... un viol, cette présence dans ce lit qu'elle avait cru pouvoir destiner à la remémoration de leur dernière rencontre : regards, paroles, gestes, sourires, éclats de voix, rires, gémissements, pleurs et puis, le silence quand tout est dit, lui à ses côtés comme une unique et dernière assurance contre la désespérance, toute peur maîtrisée, tout danger écarté, apaisée.

    Un lit mais… une porte aussi ! Dernier rempart ! Forteresse de son désir de ne plus rien voir et de ne plus rien entendre. Ah ! Cette porte que l'on ouvre pour mieux la refermer sur un monde qui a la prétention de vous faire oublier une raison d'être et de demeurer enjouée et debout envers et contre tous. Un monde étouffant d'inutilité et d'agitations incompréhensibles, à la longue... devenues étrangères, incongrues ; une vie aux responsabilités épuisantes, aux contraintes stériles et sans équivalence et sans réciprocité : un fardeau indigne cette vie !

    Oui ! Un lit et une porte pour ne plus entendre cette voix qui gronde sans raison et qui porte au delà des murs de ce foyer guerrier toute l'étendue d'une autorité dont l'exercice imbécile et veule achève de vous faire désespérer de tout, et de soi-même. Jappements inconséquents, aboiements indistincts et assommants ; ceux d'un chien face au danger qui se retire et qui n'avait de menace que l'idée que s'en faisait cet animal ; mille injonctions aux motifs inavouables d'intolérance et d'égoïsme ; intarissables de prétextes, ces injonctions qui viennent une nouvelle fois signifier à cette humanité maintenant inconsolable, eh bien, que rien ne saurait justifier l'éventualité de la menace d'une tentative de rébellion.

    Oui ! Une porte et puis, un lit. Un lit pour y trouver enfin le sommeil et poursuivre en rêve le grand récit de leurs rencontres, après y avoir pleuré toutes les larmes dont notre humanité est capable quand tout la heurte, la blesse, face à cette vie qui lui refuse un destin juste et enviable.

    Et encore un lit mais... pour y prier aussi... quand elle ne pourra plus le quitter ce lit, vaincue au terme d'une résistance farouche, terrassée par l'immensité de la tâche qui l'attend... au pied et au saut de ce même lit, et derrière cette porte, incapable de retrousser ses manches et de revêtir le tablier d'un laminoir haïssable qui a raison et vient à bout de tous les entêtements aussi légitimes soient-ils.

    Un lit pour y prier qu'il ne devienne jamais sa tombe ; une tombe au marbre noir et lourd d'une défaite que d'aucuns jugeront... sans gloire et sans honneur.

    _________________

     

    Extrait du titre : " Cinq ans, cinq nuits"

    A propos de l'ouvrage... cliquez Cinq ans, cinq nuits

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  • Privés de serrure, de porte, de murs, de toit, ils n'avaient pour seule demeure… qu'une clé.

                       Deux étages que l'on monte à pied dans la précipitation, une porte que l'on ouvre et que l'on s'empresse de refermer, et c'est le monde dans son entier qui meurt sur le seuil comme une nécessité absolue, une rage de vaincre et d’abandonner ce monde à sa belle mort ; et sans regrets.

    Une petite chambre sans confort les accueille. Ils n'en espéraient pas plus. C'est leur cinquième rencontre. Ils ne sont pas vus depuis quatre semaines. Jouir de l'instant : tel est l'objet de leurs retrouvailles ; un instant suspendu entre ce qu'ils ont quitté et ce qu'ils devront retrouver dans quelques heures.

    Plantés au milieu de la chambre, ils se regardent un long moment, immobiles et muets, un peu essoufflés. Ils se sourient. Lui a pensé : « Ce qui importe c'est que mon premier geste soit le bon. Le premier geste ! Tout est dans ce premier geste. »

    Elle ferme les yeux un instant puis les ouvre. Elle lève la tête ; son visage à lui affiche un air grave, celui d'une émotion contenue, fruit d'une concentration qui n'a qu'un seul souhait : savourer son émoi à elle. Il caresse ses cheveux, cherche ses lèvres, les trouve, les effleure puis les embrasse tendrement pour, quelques instants plus tard, dévorer sa bouche, sa langue, son visage... tout ce qui se trouve à sa portée, s'y donnant tout entier comme si le temps lui manquait.

    Défaillance sublime ! Une fois de plus, le charme de son amant se change en désir ; le désir en frénésie et la frénésie en une fièvre incontrôlable.

    Une énigme déconcertante, cette réaction immédiate au toucher ! Une connaissance frissonnée par tous les pores de sa peau, chair et sang, cette prise de conscience inédite car, rien dans son quotidien ne pouvait se rapprocher de cette félicité irréfléchie qui n'a plus rien à attendre du passé, sans appréhension face à l'avenir... puisque tournée vers un devenir éternellement présent au jour le jour et à chaque heure !

    Leurs mains se joignent, démentes puis s'élèvent comme pour prendre leur envol. C'est l'adieu aux armes ; le triomphe inespéré et impudique d'une espérance folle enfin comblée. D'une main légère, il relève lentement sa jupe sans cesser de l'embrasser pour prévenir et taire toute objection. Son autre main se perd là où ses doigts rencontrent immanquablement un terreau humide. Patiemment, il extirpe d'elle sa nudité. Elle ferme les yeux.

    Chacun de ses gestes contribue à son glissement aveugle vers une extase lente dans la soumission, l'acquiescement tacite, un flot de volupté miraculeux en cadeau d'où aucune gêne, aucun remords ne sortiront.

    Fasciné, comme... hypnotisé, il la regarde avec une extrême attention. Il contemple un court instant son corps porteur d'une énergie folle et qui laisse présager des excès sans nombre et inédits ; un corps mince mais plein car, rien ne manque. Tout est là ! Oui ! Là ! Bien là ! Tout est là, lourd et céleste... tout à la fois.

    Debout, lui faisant face, les yeux baissés dans la mémoire des timidités de l'adolescence, mise à nu plus nue que la nudité nue, sans plus de mystère, la poitrine dressée avec au centre d'une gravité solennelle et précieuse, une toison clairsemée, elle cherche une dernière fois son regard dans l'espoir d'y trouver l'assurance d'une acceptation totale avant de refermer les yeux.

    Il s'agenouille lentement et coule inexorablement à ses pieds comme une fontaine. Il descend à sa source, assoiffé. Il y descend tandis que ses deux mains glissent sur son dos, puis ses reins, pour finir leur parcours sur ses hanches d'une finesse de peau surprenante. Il embrasse longuement son ventre rond avant d'entrouvrir ses cuisses d'un geste précis et doux mais rapide. Il lève une de ses jambes pour la faire reposer sur son épaule et sans mot dire, son visage disparaît.

    Vorace, il est allé chercher ce qu'il était assuré de trouver : la lumière ! Sa lumière à elle ; et un chant aussi : un long cantique.

     

                                                   ***

     

                    Frisson prémonitoire. C'est la rupture avec tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Sûr de lui, de sa maîtrise émerge un sang-froid qui ignore tout de l'équivoque pour mieux privilégier l'audace jusqu'à ce qu'elle en perde tous ses moyens car, des doigts humectés l'ont contournée et cherchent, déterminés, là... où son imagination n'aurait jamais pu la conduire, une issue extravagante, une ligne qui la sépare en deux, une voie d'éblouissement entre deux obscurités.

    Comme tombe un couperet mais sans verser de sang, dans sa tête, un dérangement sans précédent est venu tout bouleverser : les idées, les préjugés, les croyances, les lieux, les itinéraires. Elle n'a plus d'assise. Un déluge d'émotions la paralyse. Un éclat effarant, son visage congestionné sous l'activité innommable de ses doigts. Ses genoux se mettent à trembler. Dans ses veines, une panique se déverse. En bas, son ventre bout. Ses mains à elle saisissent son visage, ses cheveux, pour y chercher un appui précaire.

    Le sol lui manque. Elle a pensé à la chute comme pour mieux la précipiter. Elle va rompre. Elle le prévoit et le redoute. Elle va céder et elle le sait. Elle va céder comme une attache, un nœud à bout de résistance car, son centre à elle qui jusqu'à présent la maintenait debout et forte, son centre a perdu ce qu'il ne faut jamais perdre en de pareilles circonstances, à savoir : son équilibre vital.


    Perdue d'angoisse, coulée comme dans de la chaux, elle s'effrite, elle s'émiette, elle se consume, elle se désintègre et elle s'évapore. Pour un peu, elle en viendrait à penser qu'elle n'existe plus que pour lui seul. Encore un instant et tout en elle chavirera dans le consentement.

    Ses jambes fléchissent. Flageolante, sa petite masse s'apprête à vaciller, faute de pouvoir trouver un appui ferme. Anticipant l'inévitable, il fait basculer son corps mince et le renverse sur le lit.

    Malade, il n'a plus qu'une seule conscience : celle de son désir tendu et dressé comme un impératif. Plus qu'une seule réalité : l'ambition impérieuse et démesurée d'une fièvre brûlante. Plus qu'une seule préoccupation : son apaisement.

    Sans attendre, ses doigts ouvrent en deux l'abîme d'une ligne tirée sur une peau ferme et tendre pour reprendre, déterminés, leur chahut innommable. C'est au tour de sa langue. Une langue surhumaine, puis à nouveau ses doigts puis sa langue et encore ses doigts qui redoublent d'audace.

    Couchée sur le ventre, ce qu'elle s'apprête à vivre lui a ôté toute faculté d'action et de réflexion. Incapable de faire le moindre geste et de prononcer un mot, elle accepte tout, enfermée dans l'instant : celui de la conduite de son amant et d'une appréhension jusque là, inconnue.

    Voilà qu'elle s'entrouvre et dans un instant, elle s'ouvrira à la plénitude de son désir. La tête renversée, les flancs à découvert, son écorce se fend. Il touche au but et elle, y aboutit déliquescente. Elle fond. Elle n'en finit pas de fondre. Elle se dilate et se liquéfie sous l'action extravagante de ses doigts qui ne veulent pas renoncer. Elle s'entrouvre, tout illuminée, et à la pointe, à la cime, c'est l'enivrement ; au pied et sur le tronc, ça palpite; plus bas encore, c'est la peur et au centre, dans son plein milieu à elle, c'est l'abandon et le desserrement.

    Ô ! Admirable sillon creusé pour lui ! Admirable et inespéré ce tracé sans lacets pour s'égarer et qui le conduira sans détour vers une ouverture sans précédent, une échappée vierge, entrée et sortie tout à la fois, et dans laquelle il achèvera de transpirer toute sa fièvre.

    Une folie, sa fièvre ! Une folie, cette marée destinée au déferlement de son délire ! Instinct de vie qui disloque les volontés les plus déterminées et les plus morbides, cette charge, cette folie des sens ! Car, elle s'entrouvre et c'est l'émotion qui l'étouffe. Trop pour un seul homme ! Beaucoup trop. Il aurait fallu être à plusieurs pour partager cette déflagration inédite et rendre possible sa gestion, trouver un second souffle car, qu'est-ce que la jouissance comparée à la pénétration torrentielle d'un sens inné pour l'extase, sinon un voluptueux déchirement qui n'en finit pas de fendre, dans son accomplissement, la carapace d’interdits inconscients, fruits d'une retenue qui ignore tout maintenant de sa propre inhibition.

    Abolition de toutes les limites et de tous les interdits. Maître mot que cette transgression qui vous laisse non pas orphelin mais pantois face à cette démesure et cette frénésie qui nous élève, nous grandit, divinisés que nous sommes. Mais... une divination séculière alors ! Une divination humaine qui ne transcende rien mais qui nous cloue dans ce monde de chair et de sang.

    Immanence parfaite donc ! De quoi rassurer les mystiques les plus exigeants avant de les désarçonner, en les ramenant vers nous et avec nous ; seule condition qui puisse nous les rendre enfin fréquentables car, de ce monde, on ne se retranche plus. Non ! On l'habite la joie collée au visage ; une joie qui déploie son rayonnement par ricochet et qui engendre dans sa démultiplication, l'hilarité générale des êtres qui se reconnaissent enfin pour ce qu'ils sont… qui est ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être.

    Il ne s'agit pas d'un paradis perdu puis retrouvé... mais d'un constat qui ne souffrira aucune contestation : notre vie est bien ici et pas ailleurs !

    Alors... non ! Elle ne sera plus jamais superficielle. Jamais plus ! Désormais, elle sera... avisée et profonde, immensément profonde car, une fois l'extase des possibilités infinies consommée, mille désordres éperdus hanteront longtemps, longtemps encore, sa mémoire en bataille, chahutée par un tohu-bohu de voix, de cris et de rires venus du fond des âges.

     

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  • Etudes sur le genre : en être ou ne pas en être... qui et quoi... et comment ?

                       S’il existe un champ de recherches nommé "études sur le genre" (gender studies), travaillant notamment sur la construction sociale des stéréotypes associés au genre, ces études doivent sans doute quelque chose à Simone de Beauvoir et à son "On ne naît pas femme, on le devient" ; affirmation péremptoire, insolente et dogmatique qui cachait à l’époque certainement un sentiment de culpabilité très fort car, se tenir en marge, se savoir à la marge, incapable de complaire aux exigences de son temps, de sa classe et de sa famille et fratrie, n'est pas une mince affaire : n’oublions pas que nous sommes en 1949 ; issue d’un milieu aristocratique et bourgeois (elle est née Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir), elle-même bourgeoise - comme quoi, et pour le coup … on naît bourgeoise et on le demeure ! -, Simone est lesbienne ; de plus, on lui connaît un penchant certain pour les jeunes filles bien plus jeunes ou bien moins âgées qu’elle ; un peu comme son compagnon de fortune… Jean-Paul Sartre qui, s’il était hétéro, avait la réputation d’être un « queutard » d’étudiantes qui buvaient, bouche bée, entre autres breuvages, ses paroles considérées quasi bibliques à cette époque qui fut la sienne et la leur à toutes et à tous.

    Avec Simone de Beauvoir, il sera aussi question d’un deuxième sexe ; le sien en l’occurrence même si… bien des années plus tard, des copines et des lectrices de Simone affirmeront que l’on n’est finalement sûrs de rien en la matière : un sexe, deux, trois, voire quatre, peut-être cinq...

    On y reviendra plus tard.

    Pour l’heure… en voiture Simone !

                     "On ne naît pas femme, on le devient" : affirmation provocatrice en diable pour l’époque qui ne comptait pas que des saints dans les rangs de l’existentialisme sartrien décrété pourtant "humaniste"… entre deux procès de Moscou et le lynchage d’un Kravtchenko

                    "On ne naît pas femme, on le devient" : on s'en doutera... la vérité se situe dans l'entre deux d'un "oui" et d'un "non", en son centre, en plein milieu... à 12h plus précisément, au moment où le soleil est à son Zénith - on y voit alors plus clair.

    Certes ! On naît femme : ça, c’est un constat, une vérité de la nature, de la biologie et de l'anatomie, mais pas seulement : c'est aussi une vérité qui a pour référent… l’expérience au quotidien (comportement, penchants… et sans que l’on nous y invite ou nous y force ; regardez : j’ai moi-même aimé très tôt faire la guerre aux Indiens… ma sœur… non). Même si on ne le devient pas puisque, comme on vient de le voir, on l’est déjà « femme »… disons que… la prise en charge de cette donnée de la nature et d’une grande partie du vécu au quotidien, de son cheminement, développement et variations, dès le plus jeune âge, s’effectuera, d’un être à un autre, bien évidemment selon la personnalité, le caractère, les aptitudes, les préférences (on préfèrera jouer au foot avec les garçons plutôt que de jouer à la marelle) de l’intéressée ; mais aussi… le pays, l’époque, la classe sociale et le milieu familial auront une influence colossale : la mère que l’on a eue, et le père… (vaste programme à lui tout seul que « ce père »… dans le cas qui nous occupe !).

    Toutes sont des femmes donc mais pas de la même manière ni de la même façon.

                   « On ne naît pas femme, on le devient" : tel un lapsus, ce cri du cœur plus que de la raison, ce cri venu du bas ventre aussi… a surtout semblé nous crier : « On peut être une femme et préférer la compagnie rapprochée, très rapprochée même, jusque dans l’intimité, non pas des hommes mais de ses semblables - femmes en l'occurrence ! ».

    En 1949, Simone de Beauvoir a cherché sans aucun doute à faire savoir à tout le genre humain, et pas seulement au café de Flore, qu’elle était lesbienne ; c'était là son « coming out ». Le premier de l’histoire ?

    Virginia Woolf sera plus discrète, il est vrai : mais bon : c’est pas la même « école » non plus, ni le même pays et pas tout à fait la même époque… (Ah ! Contexte ! Contexte ! Quand tu nous tiens…) ; Simone a commencé au moment où Virginia a terminé,  la mort en ayant décidé ainsi. Ce qui relativise quand même un peu la portée de son « on ne naît pas femme, on le devient » c'est bien le fait que ses intentions ne sont pas... comment dire ?.... pures... car, à y regarder d'un peu plus près, Simone est bel et bien la première intéressée dans cette histoire. De plus, il ne s’agit pas vraiment d'une question d'ordre ontologique mais plus simplement d’une question de préférence « sexuelle » : après tout, dans l’absolu, avec qui on fait l’amour n’est pas constitutif de la totalité de l’être en soi et moins encore, de l’être en les autres – si on fait un moment l’impasse sur leurs préjugés… fluctuants au demeurant.

    En revanche, celui ou celle avec laquelle ou lequel on fonde une famille… oui.

    Or, Simone n’en fondera pas.

    Mais… on y reviendra plus tard.

                   Qu’il soit ici permis de dire que si Simone n’avait pas été lesbienne, ce slogan à multiples tiroirs et cachettes n’aurait sans doute jamais vu le jour.

                  "On ne naît pas femme, on le devient" aura toutefois le mérite d’alerter une société sur le fait que l’on puisse en tant que « petite pisseuse de bac à sable » préférer la castagne avec les garçons à la poupée, au saut à la corde, la marelle ou la dinette.

    A bon entendeur...

     

    ***

     

                   Bien des années plus tard, en 1990, arrive un ouvrage «Trouble dans le genre» et un auteur Judith Butler : elle a quarante ans ; même si l’auteur s’en défend ICI… cet ouvrage nous conduira tout droit à la «Théorie du genre» dans le cadre des études de genre car jamais rien ne se perd ! Il est vrai qu’en tant qu’auteur, on ne saurait être tenu responsable de ce que vos lecteurs font comme choux gras ou maigres de ce que vous publiez car, il est bon de rappeler, qu’un ouvrage échappe à son auteur dès sa parution.

    Dans cet ouvrage, Butler mentionnera Lévi Strauss, l’anthropologique américaine et le structuralisme français comme prédécesseurs et antécédents ; cet ouvrage (on a oublié depuis Simone de Beauvoir dont tout le monde a digéré et intériorisé une partie de son histoire de femme qui n’en serait pas une a priori, à moins qu'elle le décide) suscitera un véritable débat public et médiatique.

    Notons que Judith Butler, tout comme Simone, est lesbienne mais... en revanche...  pas bourgeoise pour un sou  (comme quoi on progresse, mine de rien !) ; de plus, elle possède une solide formation philosophique.

    Précisons aussi que très tôt, Judith sera en rupture avec son milieu familial qui lui donne une éducation religieuse (le Judaïsme) et un idéal : le sionisme ; elle fuira très très jeune, en claquant la porte. Aujourd’hui, elle est athée et anti-sioniste même si d'aucuns ne lui en demandaient sûrement pas tant. Qu’à cela ne tienne : un rebelle est toujours plus intéressant qu’un mouton : il vit plus plus dignement, et parfois plus longtemps aussi. Reconnaissons-lui ce courage : celui de s'être reconstruite ;  ce qui est tout à son honneur. Et bien des années plus tard, on constatera avec satisfaction qu'elle ne s’est toujours pas embourgeoisée (quand on vous dit que l'on progresse...).

    Sa fuite du cocon familial lui fera très certainement échapper à la psychanalyse et à la psychiatrie en tant que patiente ; vampire et sangsue auxquels sa famille n’aurait sans doute pas hésité à recourir en désespoir de cause. Tout comme la fuite face à un danger mortel, sa sortie fracassante et précoce l’aura donc « sauvée ».

    Elle avait de l’instinct Judith ! C’est sûr !

    Est-ce exagéré d’écrire que Judith Butler intellectualisera et conceptualisera son malaise existentiel et sociétal (cet impératif catégorique de rupture avec sa famille et la société qui, très tôt, l’a exclue et comme expulsée, la condamnant à la marginalité)… avec l’écriture et la publication de « Trouble dans le genre » qui outre ses vertus thérapeutiques pour son auteur… remettra en cause toutes les présuppositions du féminisme occidental : c’est Simone et ses suivantes, lesbiennes ou non, que Judith culbute par-dessus leur balcon, ainsi que la notion de « genre » inscrite dans le marbre d’une société qui en ignore une autre : celle pour laquelle le genre féminin ou masculin n’est en aucun cas une réponse à leur questionnement.

    Arrivent alors le temps de la vulgarisation et de la diffusion dans les médias de masse des Gender Studies - études de genre qui conduira tout ce beau petit monde à la dissociation de l’identité sexuelle et de l’identité de genre, à savoir :

    - L’identité sexuelle : je suis biologiquement, anatomiquement une femme ou un homme (vagin pour l’une ; queue pour l’autre).

    - L’identité de genre : je me sens homme, je me sens femme… ou bien encore… ailleurs (Queer) indépendamment de mon identité sexuelle (de mon vagin ou de ma queue) : transsexuels, bisexuels, travestis et transgenres : des hommes et des femmes sortis d’un cadre hétérosexuel et homosexuel trop étroit pour eux.

    On remarquera que cette dissociation va bien au-delà de l’opposition traditionnelle : hétéro/homo.

     

            Judith Butler prend la parole, vingt ans après les faits ; elle a près de soixante ans :

                   « Les études de genre décrivent les normes hétérosexuelles qui pèsent sur nous. Nous les avons reçues par les médias, par les films ou par nos parents, nous les perpétuons à travers nos fantasmes et nos choix de vie. Elles nous disent ce qu'il faut faire pour être un homme ou une femme. Nous devons sans cesse négocier avec elles. Certains d'entre nous les adorent et les incarnent avec passion. D'autres les rejettent. Certains les détestent mais s'y conforment. D'autres jouent de l'ambivalence... Je m'intéresse à l'écart entre ces normes et les différentes façons d'y répondre. »

    Le marketing et la publicité, très bons baromètres sociaux aux enjeux financiers considérables - commerce oblige ! -, ont largement intégré tous les bouleversements dans les « attributs homme/femme » : rôle, pouvoir, tenue vestimentaire…

                  « Il se peut qu'existe une nature féminine, mais comment le savoir ? Et comment la définir? Certes, je peux parler en tant que femme. Suis-je tout entière contenue dans ce mot «femme»? Et est-ce que toutes les femmes sont représentées par ce terme lorsque je l'utilise pour moi? »

    Là, Judith, tu enfonces des portes ouvertes à la réflexion de nos sociétés à ciel ouvert depuis un bon nombre d’années maintenant.

                     « Je pense aux personnes dont le genre ou la sexualité a été rejetée et je voudrais aider à l'avènement d'un monde où elles puissent respirer plus facilement. » A l’heure du mariage gay adopté dans toutes les sociétés occidentales… quant aux autres… transsexuels, bisexuels, BDSM, fétichistes, travestis et transgenres… »

    En ce qui concerne la bisexualité, allez demander à une famille (une mère épouse et ses enfants) de gérer la bisexualité d’un père descendu dans le parking de son immeuble retrouver un amant ou un prostitué mâle avant de remonter partager le repas du soir avec toute sa belle petite famille ; ou bien encore, une épouse et mère descendue dans ce même parking pour se faire godemicher par une copine avant de… (vous connaissez la suite)…

    Certes, cette bi-sexualité doit sans doute être une réalité potentielle, mais... dans un contexte familial (couple avec enfants), doit-on pour autant y succomber ? Au nom de quoi ? Sous prétexte d'avoir des envies de meurtres, doit-on pour autant passer à l'acte ? Que l'on convoite la femme de son voisin, doit-on pour autant tous nous taper les femmes des autres qui se taperont la nôtre aussi ? Quel projet de vie, quel dessein servirait une telle indulgence envers soi-même, un tel laisser-aller ? La jouissance sans entraves ? Avec quelles conséquences ? Et pour qui ?

    Pas évident du tout ma petite Judith de gérer ça en famille ! Alors, tu penses bien… la trans-sexualité… travestis, transgenres … là, tu vas tout faire sauter et je ne suis pas sûr que l’on puisse reconstruire quoi que ce soit.

                    « De même, à propos du genre, nous ne pouvons pas ignorer la sédimentation des normes sexuelles. Nous avons besoin de normes pour que le monde fonctionne, mais nous pouvons chercher des normes qui nous conviennent mieux. »

    C’est bien ce que je disais : il faut des normes ! Mais… attention Judith ! Là, tu vas passer pour une réac !

                    Et cette petite digression, courte au demeurant mais salutaire : « Enlever le voile, pour une musulmane, ce doit être un choix, comme le mariage pour un couple gay: personne ne vous oblige à vous marier, mais on vous en donne la possibilité. C'est une norme, mais ce n'est pas obligatoire. »

    Belle démonstration de tolérance de Judith Butler qui, ici, en France, pourrait encore en remontrer à toute une bande d’activistes intolérants et dogmatiques, fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter : l’affaire Dieudonné, les injonctions toute républicaine dans sa brutalité, celle des baïonnettes, d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité » nous le prouvent une fois encore… brutalité d’un ministre qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie du type « double standard » car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique ; et plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible. Et rien ne les arrête : on pensera à Cahuzac, ministre du budget à la tête d'une compagne contre la fraude fiscale, plaidant son innocence droit dans les yeux d’une Assemblée nationale qui n’a pas osé pouffer de rire car, tous se connaissent et se reconnaissent au premier mensonge.

    Mais, on y reviendra plus tard, ailleurs.

    On notera qu’aujourd’hui Judith Butler ne conteste plus la réalité des genres masculin et féminin et leurs présupposés à la fois biologiques et psychologiques ou psychiques ; le culturel n’occupant plus qu’une place qui ne remet pas en cause le bien-fondé de ces présupposés.

    Ah sagesse quand tu triomphes... c'est tout le bon sens qui triomphe avec toi !

     

    Judith Butler, philosophe en tout genre (52') from Les Ateliers du Réel on Vimeo.

     

    Pour prolonger, cliquez : Etudes sur le genre - 2

     

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  • Welcome to New York ou le monde selon l'Oligarchie mondialiste

     

     

                   A l'occasion de la sortie sur Internet du long métrage d'Abel Ferrara "Welcome to New York", librement inspiré de ce qui s'est appelé "l'affaire DSK"... revisitons un DSK directeur du FMI et futur Président de la France avec l'appui des sondages, des médias et d'une épouse qui se voyait déjà en Première dame (faut croire qu'elle ne se refusait rien non plus)


                   Et saisissons l'opportunité qui nous est offerte pour nous pencher un instant sur ce qu’il est convenu d’identifier  et de dénoncer sous le nom de « Oligarchie mondialiste »

     

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                     Prédateurs sans vergogne, ils prennent, ils prennent...

    Ils prennent des décisions, ils prennent de l'argent aussi (beaucoup d'argent !) et les femmes bien sûr ! Toutes les femmes, consentantes ou non car, tous doivent se soumettre, corvéables à merci : les uns… chair à canon, les autres... chair à produire, et d'autres encore… chair à plaisir.

    Ils prennent, ils se servent et ne rendent rien, et sûrement pas des comptes !

    A la fois maquereaux et larbins... jamais ils ne dominent ceux auxquels ils obéissent ; et pas davantage ce à quoi ils donnent libre cours, impunément : leurs instincts de prédateurs...  sexuels entre autres (on se venge comme on peut, et le plus souvent sur plus faible que soi), tout à l'image d'une mondialisation cannibale, incapable de s'empêcher.

     

                 Gros plan, face à la caméra, droit dans les yeux du public...  "Allez donc tous vous faire enc..... !" proférera Gérard Depardieu alias Devereaux (alias DSK) dans "Welcome to New York" ; une scène au cours de laquelle Devereaux avoue à sa fille que jamais il ne renoncera à son bon plaisir : prendre et dominer.

    Et c'est bien là toute l'Oligarchie mondialiste qui s'exprime par le truchement de l'acteur et du réalisateur.

                   On est donc libres mais prévenus.

     

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                 A propos du long métrage de Ferrara, Strauss-Khan compte porter plainte pour diffamation ; Sinclair a trouvé refuge dans l'insulte : "Je n'attaque pas la saleté, je la vomis." Et tous les médias dominants sont unanimes : il n'y a rien à sauver dans ce film. Et cette unanimité doit nous alerter car elle ne peut que prendre pour cible ce qui s'avère être un film important ; comprenez : un film proche de la vérité.

     

                  Mais alors, est-ce à dire que tous s'y seraient donc reconnus ? Reconnus et puis, retrouvés ... dans ce film ? Petits et grands, loufiats et boss confondus, aspirants et confirmés, et les Has-been aussi ?

    Faut bien dire que rien ne se perd ! Car rien n'est jamais vraiment perdu... pour personne ; ce film courageux d'Abel Ferrara et la prestation provocatrice à souhait de Gérard Depardieu le prouvent une fois encore.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Traité trans-atlantique

     

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  • Un Président normal et ordinaire : scooter et baise

    hollande casque et scotter.jpg   Julie-Gayet-et-Francois-Hollande.jpg


                 A l'heure où la fonction présidentielle a comme palais de l'Elysée... Matignon, et Matignon... un appartement sous-loué quelque part dans Paris... président-premier ministre comme n'importe quel autre ministre interchangeable à souhait... fonction qui ne vous offre qu'une seule perspective, sinon qu'un seul droit : rejoindre le club des supplétifs gestionnaires intérimaires des pays européens...


                  Certes ! Ne confie-t-on pas le sérail à l'eunuque... eunuque politique s'entend ?


    Dans l'attente des prochaines remontrances (semonces ?) de la commission européenne ou de la note que des agences de notation daigneront accorder à tel ou tel pays, juste avant le prochain coup de fil de l'Otan qui vous demandera d'aller casser la gueule à un pays qui aura tout juste de quoi se défendre pendant 48H... et au retour à la maison, de faire face aux prochaines exigences du MEDEF avant d'y consentir...

    Que reste-t-il à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie ? Que leur reste-t-il donc ?


    Devinez quoi ?

    La baise bien sûr ! Oui, la baise ! La baise, l'enrichissement, et encore la baise... en attendant le gueuleton suivant et la prochaine baise, avec pour tout public... des gogos qui tiennent la chandelle devant le journal de 20H, entre deux magazines people, - tout le spectacle du  monde ! -, avant de leur laisser croire à tous qu'il va se passer quelque chose ou que... quelqu'un quelque part fera que quelque chose se passera... quelque chose d'imprévu, d'inédit... qui fera que l'Histoire sera à nouveau en marche.  


              Car enfin, ne nous dites pas que tous prennent leur pied avec les chiffres du chômage, avec ceux de la précarité et de la pauvreté, avec les dernières fermetures d'usines, avec la dernière note d'une agence de notation auquelle on n'a pourtant rien demandé ! Avec les prochains 50 milliards d'économie à trouver ? Avec la réforme d'une retraite à la saint-glinglin payée moins que rien ! Ou bien encore, avec la déstabilisation d'un pays par des services très très spéciaux... déstabilisation pour un chaos ad vitam aeternam... aux dizaines de milliers de victimes !

    Alors oui, une seule explication s'impose : la baise ! La baise, bien sûr !


    Tenez ! Madame Trierweiler avait choisi un mec moche, Hollande (se reporter à son tweet du 10 janvier), un homme disgracieux, sans charme ni classe, pas sexy pour un sou, et ce pour pas qu'on lui fauche... oublieuse du fait suivant : le poste de Président n'a pas son pareil quand il s'agit de faire oublier que l'on est précisément moche et imbaisable. Valérie Trierweiler l'apprend aujourd'hui à ses dépens.


               Car, vous n'allez tout de même suggérer que tous s'envoient en l'air avec les paluches qu'ils serrent de chefs d'Etats qui ne sont, le plus souvent, que des enflures, des serpents ou bien... des pauvres d'esprit sans projet autre qu'une balance commerciale excédentaire : dernièrement... un chant d'amour à un Netanyahu et à son pays imbuvable ; plus récemment encore, un sourire de soumission à Obama ; et là maintenant, une confidence à l'oreille d'une Merkel pourtant sourde et aveugle...


    Alors... oui ! Mille fois oui ! La baise ! Encore et toujours la baise ! La baise... de nuit de préférence, à l'heure où tous les baiseurs, où tous les rois de la baise sont gris...

    La baise donc. Mais aussi... la baise du monde du travail bien sûr ! Là où tout le Kamasutra n'y suffirait pas... la baise... notre baise à tous quand on est tous "de la baise" ! La baise de tout ce qui vie, marche et crève et... 

     

    Soudain... une image, une séquence... un film...


                Imaginez maintenant... disons... Charles de Gaulle ! Oui ! Un Charles de Gaulle à mobylette qui se rend nuitamment chez sa maîtresse, une actrice ou une chanteuse de variétoche : disons... Nicoletta ou Georgette Lemaire ?


    C'est inimaginable, bien sûr ! Et savez-vous pourquoi ? Car les hommes de cette trempe-là tirent, non pas tout ce qui bouge et tout ce qui ressemble à un cul, mais les rênes... oui ! les rênes ! Ils tirent les rênes du pouvoir... celui qu'ils se sont donné et qu'ils ont arraché des mains de ceux qui souhaitent très certainement faire d'eux des marionnettes et des valets - leurs valets !

    Les rênes du pouvoir ! Bien plus encore : les rênes d'un projet, d'une vision à la racine de laquelle on trouvera l'amour pour un peuple, un pays, son rang et son rayonnement... au service d'un monde plus sûr car plus juste et moins outrageusement cynique.

     

                 Imaginez maintenant Hollande, ces prédécesseurs récents, et ces successeurs (Juppé, Valls, re-Sarkozy ?)... tous à la tête d'un projet porteur d'une telle ambition et d'une telle exigence ?

    Inenvisageable, bien sûr ! Car, vous savez, nous tous savons, que c'est plié : double vie, double langage... qui a baisé baisera et ne cessera jamais de baiser... comme d'autres de trahir !


    ***


                 Ambition et exigence... une détermination éprise de justice et de liberté...


    Mais alors, qui nous aidera à faire aussi ce deuil-là ?


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    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS et des Verts

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  • Argent et pouvoir, sexe et violence : les grands prédateurs de la politique et de la finance

     

     

                   Etats, peuples, nations, travailleurs... tous doivent se soumettre !

    Car, lorsque l'Autre, femme de préférence - journalistes, subordonnées, employées dans l'hôtellerie à 7 dollars de l'heure -, n’est qu’une proie et un moyen de plaisir (les uns... chair à canon, les autres : chair à jouir) corvéable à merci, ou bien un instrument au service de toutes les ambitions...

    C'est le marquis de Sade que les puissants re-visitent et ré-inventent tandis que...

     

     

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                   Sourire et complaisance

     

    Le courtisan, l'ami et l'épouse...

    Année après année, rumeur après rumeur, incident après incident, fait avéré après fait avéré... manifestement, plus l'on est proche de Strauss-Kahn, plus on a la vue qui baisse, et plus l'on est surpris car... plus on le côtoie, moins on le connaît - c'est à croire !

     

                                              

    Tristane Banon chez Ardisson - fév. 2007

     

     

                 Complaisance pour complaisance : ne retrouvons-nous pas là le même symptôme chez ces mêmes personnes mais... cette fois-ci... à l'égard de leur métier respectif : la politique et le journalisme ? A titre d'exemple, souvenons-nous de l'émission 7sur7 que d'aucuns osaient encore appeler sans honte... une émission d'information dirigée par une journaliste...

     

     

    Témoignage de la mère de Tristane Banon

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    Harlem DESIR
    Numéro 2 du PS
    Député européen

    Nicole BACHARAN
    Spécialiste des États-Unis


    Michel TAUBMANN
    Journaliste
    Auteur de « Le roman vrai de Dominique Strauss-Kahn »

     

    Sylvie PIERRE-BROSSOLETTE
    Rédactrice en chef du service de politique intérieure au Point

    Jean-François Kahn

    journaliste, fondateur de Marianne

    .

     

                   Lundi 16 Mai 2011... ce soir-là, sur France 2 et dans Mots croisés, compassion et commisération en veux-tu en voilà ! C'était... tous pour un et un pour tous autour de DSK avec lequel les invités ont déjeûné sans aucun doute des dizaines de fois (journalistes, amis personnels, camarades de parti).

    DSK aura même droit à la présomption du complot, du coup monté et de la manipulation - présomption pourtant interdite dans les médias quand d'autres sujets ou d'autres personnalités sont en jeu -, mais pas un mot sur et pour la victime présumée !

     

    .             Seul Taddéi sauvera la mise sur France 3 en invitant Clémentine Autain, Schneidermann et Plenel

    .

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