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sociologie

  • Joseph Beuys par Michel Giroud

     

    Sortir de l'Art quand l'Art ne peut plus faire face

     

     

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    Joseph Beuys (1921-1986) : mouvement Fluxus, art en action, écologie radicale…

     

         -      Le totem américain c'est le coyote

    -      Il n'y a pas d'Occident, il n'y a que des gens conscients et puis les autres

    -      New-York : terre amérindienne de la criminalité néo-nazi blanche américaine

    -      Sculpture sociale : faire de chaque geste un acte artistique

         -      Sortir du territoire du crime et de l'inconscience qu'est l'Art pratiqué par des totos qui n’ont pas idée.

     

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    Action performance : "I like America and America likes Me"

    de Joseph Beuys

     

     

     

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                "Joseph Beuys débute cette action alors qu’une exposition est annoncée à New York, en mai 1974, dans la galerie René Block. Une ambulance se présente au domicile de l’artiste à Düsseldorf, en Allemagne. Il est alors pris en charge sur une civière, emmitouflé dans une couverture de feutre. Il va alors accomplir un voyage en avion à destination des États-Unis, toujours isolé dans son étoffe. À son arrivée à l’aéroport Kennedy de New York, une autre ambulance l’attend. Surmontée d’un gyrophare et escortée par les autorités américaines, elle le transporte jusqu’au lieu d’exposition. De cette façon, Beuys ne foulera jamais le sol américain à part celui de la galerie : il avait en effet refusé de poser le pied aux Etats-Unis tant que durerait la guerre du Viet-Nam. Il coexiste ensuite pendant trois jours avec un coyote sauvage, récemment capturé dans le désert du Texas, qui attend derrière un grillage. Avec lui, Beuys joue de sa canne, de son triangle et de sa lampe torche. Il porte son habituel chapeau de feutre et se recouvre d’étoffes, elles aussi en feutre, que le coyote s’amuse à déchirer. Chaque jour, des exemplaires du Wall Street Journal, sur lesquels le coyote urine, sont livrés dans la cage. Filmés et observés par les visiteurs derrière un grillage, l’homme et l’animal partageront ensemble le feutre, la paille et le territoire de la galerie avant que l’artiste ne reparte comme il était venu.

    Pour certains, Beuys, à travers cette action, souligne le fossé existant entre la nature et les villes modernes ; par le biais de l’animal, il évoque aussi les Amérindiens décimés dont il commémore le massacre lors de la conquête du pays. Le coyote cristallise ainsi les haines, et est considéré comme un messager. Pour d’autres, Beuys engage ici une action chamanique. Il représente l’esprit de l’homme blanc et le coyote celui de l’Indien. Le coyote est un animal intelligent, vénéré jadis par les Indiens d’Amérique et qui fut persécuté, exterminé par les Blancs. Ainsi, Beuys essaie de réconcilier l’esprit des Blancs et l’esprit des Indiens d’Amérique. Il parle même de réconciliation karmique du continent nord-américain."

     

    ...par Infernolaredaction

     

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  • Affects, passions, politique et philosophie avec Frédéric Lordon

     

     


     

                      "On ne pense jamais qu'à partir de ses affects et contradictoirement. Il y a toujours des affects au départ de la pensée. Penser c'est avoir éprouvé quelque chose et c'est tremper ses affects dans la méthode intellectuelle. Mes affects sont ceux que j'éprouve au spectacle de l'Etat dont la quintessence est donnée par son appareil de force ; et les manières de cet appareil de force me révulsent : il y a encore lieu de penser l'Etat ; c'est l'objet de mon dernier livre."

     

     

     

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  • Une question de taille : Olivier Rey après Léopold Kohr et Yvan Illich

     

     

     

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                « Pourquoi les araignées géantes des films d’horreur ou les Lilliputiens que découvre Gulliver au cours de ses voyages ne se rencontrent jamais en vrai ? Parce que dans la réalité, la taille n’est pas un paramètre que l’on pourrait fixer à volonté : chaque être vivant n’est viable qu’à l’échelle qui est la sienne. En deçà ou au-delà, il meurt, à moins qu’il ne parvienne à se métamorphoser. Il en va de même pour les sociétés et les cultures. La plupart des crises contemporaines (politiques, économiques, écologiques, culturelles) tiennent au dédain affiché par la modernité pour les questions de taille. »


    « Une question de taille » d’Olivier Rey décrit  par  quelles voies nous avons perdu le sens de « la mesure » ainsi que ce sur quoi nous pourrions nous fonder pour la retrouver, afin de mener une vie authentiquement humaine : « La plupart des organismes, une fois une certaine taille atteinte, cessent de grandir, ce qui en fait de mauvais exemples pour justifier une croissance infinie. Servir la vie, pour les êtres humains, ce n’est pas croître aveuglément, dans quelque direction que ce soit, c’est réfléchir à ce qu’il convient de faire croître, comprendre que passé un certain seuil le « développement » tel qu’on l’entend depuis deux siècles, rabougrit la vie humaine quand il n’en vient pas à détruire ce qui lui permet de simplement être. »

     

                 Olivier Rey a reçu le Prix Bristol des Lumières dont le jury est présidé par Jacques Attali ; ouvrage qui, soit dit en passant, ridiculise toute idée de gouvernement mondial ; Attali n’est donc pas à une contradiction près ; il est vrai que l’important  c’est de rester sous les feux de la rampe, sous les projecteurs des médias, en pleine lumière, sous tous les sujets, en toutes circonstances... pour ne pas mourir, du moins, tout à fait, comme dans une recherche d’éternité.

     

                     L’Ouvrage d’Olivier Rey fait la part belle à un penseur majeur Yvan Illich, aujourd’hui oublié et négligé par voie de conséquence ; un penseur pour lequel…  «Ce qui importe n’est pas le petit, mais le proportionné ; proportionné à double titre : en tant qu’harmonie des éléments les uns par rapport aux autres (la symétrie au sens grec du terme) et par rapport à l’être humain »

     

    Autour d’Yvan Illich… l'auteur fait graviter...

    Christopher Lasch,

    Claude Levy-Strauss,

    Pasolini,

    George Orwell,

    Marcel Gauchet,

    Jacques Ellul,

    Günther Anders et d’autres encore…

     


                   Au centre de la thèse d’Olivier Rey, on trouve Léopold Kohr, un Autrichien né en 1909, auteur de l’ouvrage « The breakdown of nations » publié en 1957 : « Partout où quelque chose ne va pas, quelque chose est trop gros. Les problèmes sociaux ont la tendance malheureuse à croître exponentiellement avec la taille de l’organisme qui les porte tandis que la capacité des hommes à y faire face croît linéairement. »

     

               Pour prolonger, cliquez : Une question de taille : les bonnes feuilles.pdf

     

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  • L'ennemi intérieur - Mathieu Rigouste et la sociologie

     

               Chercheur en sciences sociales, Mathieu Rigouste est l'auteur de « L'Ennemi intérieur » (publié en 2009 chez La découverte) ; un ouvrage qui se veut très documenté et qui a pour ambition de mettre en valeur rien moins que... « le substrat idéologique des réponses politiques aux dites violences urbaines ».

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    Billet rédigé après lecture de l’ouvrage et de l’interview de l'auteur sur Rue89

     

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                L-ennemi-Interieur-La-Genealogie-Coloniale-Et-Militaire-De-L-ordre-Securitaire-Dans-La-France-Contemporaine-896282364_ML.jpgAssurément, la lecture de Mathieu Rigouste qui, nul doute, vit loin des quartiers dits "difficiles" (voire ingérables par endroits dans le cadre d'un Etat de droit qui serait celui de notre République), ainsi que ses propos chez Rue89 sentent "bon" le chercheur en quête de nouvelles palmes académiques et de nouveaux galons universitaires ainsi que le petit blanc habité par une culpabilité raciale fruit d’un bourrage de crâne gauchiste (1) qui s’appuie sur une connaissance partielle et partiale de l’Histoire des peuples.


    Disons les choses : si la mort d’un délinquant provoquée par un policier qui n'était pas en situation de légitime défense est bien un meurtre, en revanche, on pourra envisager un autre type de mobilisation lorsqu’une arrestation tourne mal, car enfin… qui est au rendez-vous quand il est question d’empêcher des délinquants souvent multi-récidivistes de faire la loi dans un quartier, ou quand il s’agit de faire en sorte que des ados de 12 à 16 ans ne soient pas livrés à eux-mêmes dans les rues à deux heures du matin ? Les familles de ces mêmes délinquants, grands frères, grandes soeurs et parents ne manquant jamais de se mobiliser quand leur arrestation tourne au drame...

    Et même si d'aucuns pourront toujours le moment venu (et voulu !), trouver un bouc-émissaire (la police, le racisme, l'échec scolaire, le chômage) pour porter le chapeau de la responsabilité et de la honte en tant que parents, sans oublier l'humiliation de voir un des siens, sa propre chair et son propre sang, porter préjudice à la réputation de sa propre famille (pour peu que cette réputation soit encore à faire ou bien qu'elle soit digne d'être respectée et protégée) …

    Et bien qu'il soit certes toujours préférable de réunir les conditions qui permettent à chacun de s'épanouir plutôt que de faire la leçon à des populations entières par police interposée, gaz lacrymogènes et matraques en mains...

    N’empêche, la question demeure.

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              Il est vrai que l'on se doit toujours de recueillir toute parole quelle qu’elle soit avec circonspection ; toutefois, on doit pouvoir placer sa confiance dans la parole des non-délinquants multi-récidivistes. Et tous les ouvrages aussi « objectifs » soient-ils, n’y changeront rien, et certainement pas… une phraséologie telle que : « le substrat idéologique des réponses politiques aux dites violences urbaines – la construction médiatique de la figure de l'immigré et des quartiers populaires - le pouvoir adopte des postures de guerre, il importe et ré-expérimente en contexte intérieur, des protocoles testés à l'extérieur. »

    Phraséologie susceptible certes d’épater le bourgeois, de flatter les militants du NPA, et de faire rire mon cheval (et ceux des caïds - par la même occasion : "Fouette cocher !")... et alors que notre sociologue de service feint d'oublier des caïds dont l'occupation principale consiste à contrôler et à pourrir la vie des quartiers tout en s'assurant qu'ils n'aient jamais à rendre des comptes ; caïds qui savent faire payer très cher aux habitants de ces mêmes quartiers toute intervention de l'Etat  - attaques des transports en commun, destruction de bâtiments publics, intimidation -, et ce afin que l'Etat réfléchisse à deux fois avant de renouveler son intervention.

    Pareillement…

     

    Un travail dit « savant » ne nous sera d’aucune utilité puisque le plus souvent ce travail n’expliquera rien du vécu de la police, des intervenants et des habitants de ces quartiers, habitants dans toute leur « diversité de situations » - Oui ! diversité ! car elle existe bien cette diversité : classe-moyenne géographiquement déclassée, diplômés ou non diplômés en emploi ou au chômage, les membres des réseaux criminels, les petits délinquants non récidivistes, les victimes, population culturellement intégrée ou pas, les retraités...

     

                Aussi... il faudra bien un jour choisir entre « chercher en rond », tel un poisson rouge dans son bocal - recherches donnant lieu à des publications de chercheurs destinées à d’autres chercheurs, directeurs de thèse, professeurs... dont le soutien est indispensable pour progresser dans la carrière (2) -, et « trouver pour le bien commun » des pistes susceptibles de conduire à des solutions pour la communauté toute entière, les quartiers dits "difficiles" nous concernant tous.

    Et peut-on rajouter, sans être alarmiste, que l'urgence est là, bien là ?!

    Et pour longtemps encore.

     

                 Dans tous les cas, les chercheurs(3), tout comme les conseilleurs, n'étant manifestement pas les payeurs, les sociologues seraient bien avisés de cesser, autant que possible, de s’adonner et de se vautrer dans une sociologie narcissique, sociologie par l'absurde qui pratique ce qu’elle n’a de cesse de dénoncer, à savoir l’infantilisation de pans entiers de la population, aussi fragilisés soient-ils, et pour lesquels les notions de responsabilité, devoir et honneur ne sauraient s’appliquer.

     La dé-valorisation - voire le mépris -, n'est jamais très loin lorsque la liberté individuelle et la responsabilité qu'elle engage sont refusées à une population sous prétexte d'existence précaire, jalonnée de discriminations. Mais de là à créer une nouvelle classe, celle des Intouchables, définitivement perdus pour la République, exclus encadrés et "protégés" par des parrains locaux, séculiers ou non, et dont les sociologues feront des choux gras - voyez comme ils se pourlèchent déjà les babines !...

    N'en déplaise à ces derniers, on doit pouvoir être encore en droit d'imaginer et d'espérer, où que nous vivions, un autre destin pour nous tous... collectivement.

     

     

    1 - Un "gauchisme" qui, au fil des ans, a conduit la gauche là où elle se trouve aujourd’hui : dans l’impasse, avec pour seule sortie un François Hollande pour symboliser la mort de toute "Gauche de gouvernement" quelle qu'elle soit.

     

    2 - Même si les sociologues n'ont pas pour vocation de proposer des solutions et de conseiller les gouvernements, les chercheurs en sciences sociales ont le droit de se poser la question de l'utilité de leurs recherches ; utilité autre que celle destinée à favoriser leur carrière. En son temps, Edgar Morin a eu des choses à dire, sinon à dénoncer, à ce sujet.

     

    3 - Petits soldats d’une sociologie de bonne conscience sur le dos de populations cruellement marginalisées, privées de considération, et parfois même, de protection.

     

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  • "Louise Michel society", Fassin et Boltanski pour une sociologie d’eunuques

    Intervenants : Charles Michaloux, Eric Fassin & Luc Boltanski.


     

              Jeudi 26 juin dernier, à l’initiative de « La société Louise Michel » une centaine de personnes se sont réunies pour écouter Luc Boltanski et Éric Fassin parler des deux petits livres qu'ils viennent de publier : « Vers l'extrême. Extensions des domaines de la droite », de Luc Boltanski et Arnaud Esquerre ; « Gauche : l'avenir d'une désillusion » de René Fassin.
    Le sujet de cette réunion est le suivant : « Situation politique, comment reprendre la main (à gauche, s'entend) ? »


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              On ne s’attardera pas sur le premier intervenant, Michaloux, qui n'aura de cesse d'associer le PS à la Gauche (alors que ce n’est plus le cas depuis quarante ans) ; ce qui augure mal de la suite…

    Comme un fait exprès, Boltanski bottera très vite en touche en choisissant de parler non pas d’une Gauche absente et introuvable mais du FN - qu'il a la prétention de comprendre -, tout en finissant son intervention avec des bobos tout aussi introuvables à ses yeux : et puis… « les bobos c’est un terme d’extrême droite » précisera-t-il (ce serait-il alors senti visé ? Vieux bobo Boltanski ?). Il en profitera pour classer Jean Claude Michéa aussi à l'extrême droite ; et là, force est de comprendre que c'est Boltanski, le Pape de la sociologie, qui se venge du fait que Michéa, le sociologue prof de lycée, n'ait pas voulu prêter allégeance (règlements de comptes... tout n'est que règlements de comptes dans ces cercles qui suintent la vanité, l'orgueil et l'arrivisme social des palmes académiques). Il est vrai que lorsqu'on n'a plus rien à dire à propos de « la gauche", le FN est tout choisi car on peut alors, et sans risque, discourir sans fin sur un parti qui a recueilli aux dernières élections 10% des voix de ceux qui sont allés voter.

    Au sujet du FN, on n'hésitera pas à corriger Boltanski qui a tout du faux-cul lorsqu'il prétend (mais pas seulement) que ce parti surfe sur un mouvement qui le dépasserait. Non, le FN surfe non pas sur de l’indicible mais sur l'abstention des classes populaires et de l'électorat issu du programme commun des années 70 (« Arrange-toi avec ça Boltanski ! Et bosse un peu pour changer ! »)


              Fassin, lui, petit blanc bec à la chemise mal repassée, tentera d'articuler une réflexion autour de la question du jour : la reprise en main de l’initiative politique à gauche. Au moins, Fassin aura-t-il tenté de se confronter à cette question. Mais pauvrement équipé, et parlant sous l'emprise de son gourou Boltanski, sous son contrôle... pour ainsi dire, sa tentative d’appréhender une réalité complexe échouera très vite et partira en fumée.

    A propos du "populisme" Fassin bottera lui aussi en touche car, comme chacun sait, même les universitaires ne savent décidément pas quoi faire de ce "populisme"... qui les effraie tant.


                 Avec ce débat organisé par la société Louise Michel, on a là un bel exemple de sociologie d'Etat, sociologie fonctionnarisée et puis aussi : sociologie de bourgeois de centre ville. Et dans l'art d'enc.....ler les mouches, cette sociologie-là est vraiment passée maîtresse car deux attributs la caractérisent : elle n'intéresse que les sociologues fonctionnarisés et ne dérange  personne, et sûrement pas "le système" ; pire encore : elle n'apporte aucune eau au moulin de ce qu'on pourrait appeler "la dissidence". Une sociologie qui ne dialogue qu'avec elle-même, ses semblables ; et puis, pas de débat contradictoire, jamais !

    Cette sociologie-là, sociologie de petits bras et de pisse petits, est à la démocratie ce que la censure est à la liberté d'expression ou bien, l'interdiction d'une manifestation pour prévenir le danger de "trouble à l'ordre public" au droit de manifester : du flan, encore du flan, toujours du flan : une sociologie de pâtissier donc.

    On notera au passage, l'absence chez les deux intervenants d'une mise en perspective à la fois européenne et mondiale  - ou bien plutôt "mondialiste". Nos deux compères cultiveront alors une sociologie non pas de comptoir mais de quartier : le quartier "France" ou bien plutôt le quartier UMPSFN, soit 60% d'abstention. C'est alors - enfants femmes hommes compris -, 40 millions de citoyens que l'on passe à la trappe.


    Force est maintenant de parler de sociologie-génocidaire.

     

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              Qu'à cela ne tienne : quand le peuple éteint son téléviseur et évite comme la peste les réunions de la société Louise Michel, ça donne ça :


    Et là, on est sur le cul.


               En effet : en moins de 45mns (vidéo de 2.30 à 44.25) Alain Soral dresse  le portrait d'un monde cadenassé où religion, économie et géopolitique s’entremêlent pour le pire : la prédation, la spoliation et la domination sur le mode suivant : il n'y a pas d'alternative. On pourra toutefois faire l'économie d'une prédiction à propos d'une 3e guerre mondiale qui opposerait la Russie aux Etats-unis pour la simple raison que cette guerre mondiale est déjà là, avec nous, à travers d’innombrables théâtres de guerres locales et extra-locales qui, toutes concordent, convergent, formant, toutes rassemblées, bel et bien un « tout mondial » d’une violence guerrière qui n’a rien à envier aux deux guerres précédentes ; guerres, ratonnades, maintien de l'ordre, chaos et barbarie orchestrés et pilotés le plus souvent par les Etats-Unis, ses alliés et complices... car un fauve n'est jamais aussi dangereux que quand il se sent en danger : pour les USA, la menace d'un déclin irréversible ; ou plus précisément, le risque de devoir "partager le monde" avec la Russie, la Chine, l'Inde, l'Afrique et l'Amérique latine, l'Europe ayant déjà été absorbée et mise au pas par les USA : il est vrai que nos "élites" politiques y travaillent chaque jour.


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  • Accélération - une critique sociale du temps

     

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                     Par la succession des vagues d'accélération - révolution des transports, des transmissions et, maintenant, par la fusion organique de l'organisme et de la machine, manipulations génétiques -, assisterait-on à la victoire du temps sur l'espace ?

    Contribuer à une compréhension adéquate des évolutions sociales contemporaines et des problématiques relatives au processus de modernisation ainsi qu'aux débats sur l'existence ou non d'une rupture dans ce processus, entre une modernité classique et une modernité tardive autrement nommée "postmodernité" ou "seconde modernité" ; dégager systématiquement les conséquences politiques et éthiques de cette rupture...

    Tel est le but de l'ouvrage Accélération traduit de l'allemand.

     

     

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                L'auteur affirme que l'on peut postuler sans risque que la date de la naissance de la modernité fut celle où se produisit l'émancipation du temps vis-à-vis de  l'espace ; émancipation qui est à l'origine de l'accélération.

     
    L'hypothèse de départ du livre de Hartmund Rosa est la suivante : "...l'expérience de la modernisation est une expérience de l'accélération qui est la caractéristique centrale de la transformation des structures temporelles ; une force majeure de la culture de la modernité."
     
     
    Ainsi que...
     
     
                "... l'accélération sociale de la modernité est devenue un processus autoalimenté qui place les trois registres de l'accélération dans la spirale d'une relation synergique : accélération technique ------> accélération du changement social -------> accélération du rythme de vie ------> re-accélération technique (pour faire face à l'accélération du rythme de vie) etc...
     
               ... la conscience et les règles de l'interdépendance sociale s'érodent en raison du rythme élevé des transformations, avant même que puissent émerger de nouvelles formes d'intégration sociale : ce ne sont donc pas les transformations sociales qui posent problème mais leur rythme. "
     

     

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                 Les phénomènes d'accélération et de désynchronisation sont au coeur de presque toutes les définitions des "temps nouveaux".

    A titre d'exemple... ce qui est réellement nouveau dans la mondialisation actuelle, ce ne sont pas les processus eux-mêmes, mais la vitesse à laquelle ils se produisent : et cette vitesse est bien trop élevée pour permettre une gestion politique des changements sociaux.

     

                "... les apologistes de la "postmodernité" et leurs adversaires partagent le même point de départ : le processus de désynchronisation. Le renoncement à une maîtrise politique des évolutions économiques, techniques ou sociales ( la fin de la politique), le renoncement à toute ambition d'une intégration narrative pourvue de sens entre passé, présent et futur individuels et collectifs et, par conséquent, d'une intégration du temps de la vie quotidienne dans un projet d'identité personnelle, l'acceptation d'un fonctionnement désintégré de sous-systèmes sociaux distincts (la fin de la société), constituent le coeur de l'idéologie postmoderne dans la philosophie aussi bien que dans la sociologie. Il en résulte une transformation qualitative fondamentale des formes de gestion de la société et des rapports de l'individu avec lui-même : renoncement à l'autonomie individuelle et collective et, par conséquent, au projet normatif de la modernité."

     

                Et c'est alors que l'on en vient à se demander si tout projet de vie est encore adapté à l'époque, voire si cela fait encore sens de concevoir des projets de vie à long terme.

    Et l'auteur de conclure : "... le diagnostic de la postmodernité est le suivant : la linéarité et l'ordre séquentiel de la perception étant rompus, un état social a renoncé à toute ambition d'intégration. Seule une intervention politique est en mesure d'empêcher que des processus sociaux ne soient soumis à l'accélération jusqu'aux limites de ce qui est techniquement possible. La création de nouvelles oasis de décélération et la protection de celles qui existent déjà, sont donc des exigences..."

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  • Citoyenneté, laïcité et République : accusé, levez-vous !

     

     

                  Identité religieuse et citoyenneté républicaine : quel équilibre ?

     

     

     

             Les invités de cette émission sont :Tariq Ramadan, professeur d'étude islamiques à l'université d'Oxford ; Mohamed Ali Adraoui, chercheur et enseignant à Science-Po Paris ; Ivan Rioufol, journaliste, essayiste, éditorialiste au Figaro ; Xavier Lemoine, maire de Montfermeil.

    C'était en 2011.

     

     

                 La pratique religieuse peut-elle empêcher le plein exercice de la citoyenneté ?

     

               Sous couvert d'un débat "bon enfant" c'est bel et bien l'Islam qui est sur le banc des accusés. Et derrière l'Islam.... l'Islam politique. Car, c'est bien connu : un musulman pratiquant, un musulman fervent, ne peut être qu'un musulman qui, fatalement, cherchera à instrumentaliser sa religion à des fins politiques.

     

    On notera l'absence des représentants des religions chrétiennes et juive comme si ces religions n'étaient pas elle aussi concernées par ces questions...

     

    Pour rappel :

     

    - Identité religieuse et citoyenneté républicaine : quel équilibre ?

    - La pratique religieuse peut-elle empêcher le plein exercice de la citoyenneté ?

     

    ... Alors qu'il suffit de penser au judaïsme politique qu'est en grande partie un sionisme liberticide et d'une violence inouïe auquel une classe politico-médiatique souscrit pleinement... et ce jusqu'au plus haut sommet de l'Etat français... ainsi qu'aux Catholiques militants anti-avortement et mariage-gay, et leur capacité de mobilisation toujours plus grande, sans oublier cette autre religion : un anticléricalisme primaire d'une bêtise sans nom, insultant et humiliant... tel qu'il est pratiqué, ici, en France, par les FEMEN.

     

              D'autre part, on ne manquera pas de noter que les "reproches" qui peuvent être adressés aux pratiquants du culte musulman (se reporter à l'utilisation du terme "autarcie" par Xavier Lemoine, maire de Montfermeil) pourraient tout aussi bien l'être à l'endroit de toutes les religions puisque cela n'aura échappé à personne : les religions ont la fâcheuse tendance à "relier" les gens de même confession entre eux. C'est vrai.

    Mais... comment pourrait-il en être autrement ?

     

    ***

     

              Jamais comme auparavant, la stigmatisation des Musulmans autour des questions de citoyenneté, de laïcité et de République... n'aura autant servi à couvrir des malversations, des manquements et autres abandons de citoyenneté et des conditions de son exercice plein et entier : liberté d'expression à la tête du client, double standard (politique du "deux poids, deux mesures") dans l'application des lois, jugements rendus sans souci d'équilibre, prise d'intérêts et de pouvoir d'une caste qui lamine le bien commun et l'intérêt général, Education nationale à genoux, fin d'une offre politique alternative... responsable de la désertion des urnes, paupérisation de pans entiers de la société...

     

              Aussi, notre devoir est de dénoncer toutes les stratégies qui n'ont de cesse de nous diviser pour mieux nous affaiblir et nous contraindre au silence, interdits et terrorisés.

     

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  • La France en face : documentaire, service public et mondialisation

     

     

     

    La France en face documentaire de 87' diffusé  le 28-10-2013  par France 3

     

                 "Résultat de trente ans de changements, la France a aujourd'hui deux visages. Dans les 25 métropoles qui totalisent 40% de la population sont concentrés les cadres, les techniciens spécialisés et l'essentiel des immigrés. C'est là que 80% du PIB du pays est produit. Hors de ces villes, dans le reste de la France, se retrouvent des millions d'employés et d'ouvriers, qui constituent la «France des fragilités». Ils vivent dans la précarité et constatent le fossé grandissant qui les sépare des urbains entrés dans l'ère numérique. A travers des rencontres, des témoignages et l'étude de travaux de spécialistes, c'est le portrait d'une France oubliée qui apparaît."

     

    Documentaire dans son intégralité ICI

     

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                  Contrairement à ce qui nous est présenté dans le synopsis, ce documentaire joue manifestement la carte de la mondialisation. En effet,  combien de fois nous est-il asséné le fait que seuls ceux qui sont dans la mondialisation s'en sortent  - comprendre : ceux qui résident dans les métropoles (1) -, et pas les autres, oublieux du fait que dans tous ces bassins d'emplois les salaires ne permettent ni de se loger ni d'avoir des loisirs.

     

    En dehors de la mondialisation et une UE totalement dédiée à son déploiement, point de salut donc ! Alors que c'est précisément cette mondialisation qui condamne 60% de la population française (et plus encore) à l'isolement, à la précarité, sans possibilité de faire le moindre projet : une vie au jour le jour.

     

    Sans doute est-ce là le point de vue qu'il faut afficher pour que France télévision achète ce documentaire qui n'analyse rien et ne nous apprend pas grand-chose de
    nouveau ; et bien évidemment : aucune remise en cause de ce nouvel ordre ni de ceux qui servent un système qui, depuis trente ans, détruit les Peuples, les Nations, les métiers et les conditions de vie.

     

    Voix off compatissante, que personne ne soit dupe ! Démonstratif, ce documentaire n'explique rien. Pour un peu, il prendrait même les effets pour les causes.

     

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                    Allez France 3, encore un effort !

     

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    1 - Assomption somme toute puérile à propos de la place des métropoles dans la mondialisation, et plus près de nous, dans l'UE.

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  • Penser le monde aujourd'hui avec Frédéric Lordon

    (vidéo à 4.05)

     

                Frédéric Lordon, économiste et philosophe, vient de faire paraître La Société des affects – Pour un structuralisme des passions (Éditions du Seuil) : passion en politique et en économie ; la question d’une éventuelle sortie de l’Euro au profit d’une monnaie non plus unique mais commune, après un retour aux monnaies nationales ; la nécessité du recours à la notion de Nation au sein d’une souveraineté populaire qui soit à la fois irrécupérable par l’extrême droite et susceptible de ré-ouvrir des possibilités démocratiques.

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    Pour prolonger, cliquez : Penser le monde aujourd’hui

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  • Philippe Corcuff et la réal-sociologie : nouvelle science humaine de l'omission

     

     

    Pour mémoire et pour rappel…

               Dans une conférence sur « La profession et la vocation de politique » de 1919, Max Weber, distingue « éthique de conviction » (ou « éthique absolue ») et « éthique de responsabilité ». Selon Weber, « l’éthique absolue ne s’interroge précisément pas sur les "conséquences" », là où  « le devoir de vérité » y « est inconditionnel ». Á l’inverse, pour l’éthique de responsabilité, « on doit assumer les conséquences (prévisibles) de son action ». Ce qui sépare ces deux éthiques, c’est donc l’attention ou pas aux effets de ce qui est dit et fait


                       Philippe Corcuff - Médiapart... c'est ICI.


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               Il n’en fallait pas davantage pour que d’aucuns se précipitent et saisissent la balle au bond : après la realpolitik (1) voici donc la réal-sociologie (2)!

     

    Merci Monsieur Weber !

    Dorénavant, qu’on se le tienne pour dit : « Ce qui est… n’est pas… ou plus ! » Désormais, ce qui importe n’est pas ce qui est mais ce qui doit être même si dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui, on pourra légitimement soupçonner cet appel vibrant à la responsabilité de n'avoir qu’un souci : faire en sorte que celui qui le dise puisse continuer de prospérer socialement et professionnellement  : qu’il n’ait pas d’emmerdes !

     

    Réal-sociologie… sociologie responsable qui, si elle n’en pense pas moins, taira la partie qui pense… et ce afin de conjurer les démons de la tentation d’un soi-disant fascisme toujours à l’affût… vieille lune d’un faux-gauchisme soucieux de ne pas faire le jeu d’un « tous pourris » dévastateur… et cela va sans dire mais mieux en le disant : sociologie de la soumission au moins-pensant et au moins-disant ; et comme un malheur n’arrive jamais seul… sociologie  pusillanime et finalement complaisante à l'encontre tous les acteurs, hommes et institutions, d’une mondialisation sans scrupules (3), et ce au détriment de la vérité des conditions de vie de millions d’êtres humains qui, privés d’échappatoire, sont dans l’obligation d’assumer toute leur vie durant ce qu’on appelle « le principe de réalité »… le tout empaqueté dans  une sociologie d’Etat qui n’est qu’un gigantesque euphémisme car, si à mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde, à ne plus rien nommer du tout ni personne, c’est sans aucun doute ajouter non seulement à l’incompréhension de ce même monde mais c’est aussi ajouter à toute la lâcheté dont un être humain est capable face à sa responsabilité vis-à-vis de ses frères humains qui, eux, triment dans des emplois sans avenir et sans âme et qui, à terme, auront raison de leur santé mentale et physique comme autant de sang versé par le travail au capital ; responsabilité donc qui a pour objet : qui fait quoi, où, à qui,  pourquoi, comment et pour le compte de qui.


    Pareils à ces oiseaux dont on crève les yeux pour qu’ils chantent toute la journée,  jour et nuit… nuit qu’ils sont condamnés à ignorer pour toujours ainsi que le sommeil qui va avec, dans ces conditions, quel refrain nous demandera-t-on d’entonner ? L’Internationale ? Le chant des partisans ? Ou bien plutôt un « Réjouissez-vous bonnes gens ! Si c’était autrement, ce serait pire encore ! »


    Ne déranger personne et surtout pas ceux qui ne vous pardonneront pas de les avoir sortis de l’ombre dans laquelle ils se complaisent à l’abri des regards indiscrets de leurs victimes qui se comptent par dizaines de millions...

     

                  Mais alors, aujourd’hui, où finit l’éthique de responsabilité et où commence, en sociologie comme dans d’autres disciplines (l’histoire ?), la quête d’une réussite sociale aux titres universitaires ronflants, aux postes prestigieux, aux invitations sans nombre dans les médias, aux publications estampillées « PUF » ou "Presses de sciences-po", sans oublier le « must » absolu : les grandes et prestigieuses écoles étasuniennes réservées aux fils de millionnaires. 

     

    En ce qui concerne le dernier né de cette réal-sociologie, nouvelle science humaine de l’omission, plus aucun doute n'est permis à propos d'un dénommé Philippe Corcuff adepte de cette sociologie dite « de responsabilité » : son éthique de conviction finit bien là où son éthique de responsabilité dont il recommande vivement la pratique, commence ; éthique qui cache mal le désir d’intégrer, en ce qui le concerne… passé le cap de la cinquantaine d’une bonne espérance qui ne cesse d’espérer en des jours meilleurs, voire… prospères, le gratin des discoureurs et des bavards médiatico-universitaires. Car enfin… dites-moi dans le domaine de l’analyse critique quelles sont vos cibles et je vous dirai quel avenir social et professionnel vous convoitez !

     

    Or, notre Corcuff, pour lequel toutes les critiques qui lui sont adressées sont systématiquement rangées dans la case « ressentiment »(4), a la fâcheuse habitude de prendre pour cibles les essayistes Michéa et Badiou, le mensuel Le Monde diplomatique, Chomsky, Acrimed (analyse critique des médias), les dissidents qualifiés par les médias dominants de « conspirationnistes », Mélenchon et le FdG, les pourfendeurs de l’alliance PS-EELV, le péril fasciste pourtant fictif et savamment orchestré par le PS depuis trente ans ainsi que les anti-Européens du traité de Lisbonne, tous autant qu’ils sont… grands exploiteurs du monde salarié – cela ne nous aura pas échappé ! -, figures de proue et suppôts haïssables et acteurs d’une idéologie du profit et de la guerre des salaires, têtes pensantes d’un marché mondialisé triomphant qui aura bientôt tout emporté : Etats, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'un monde économique, un monde sans morale et sans esprit autre que mercantile et qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.


    Et comme un fait exprès, l’attaque de ces cibles - tous les Corcuff d’une prétention intellectualisante le savent -, sont la condition sinequanone pour quiconque souhaite s’intégrer dans le paysage  intellectuel et médiatique, comme, par exemple, voir ses « papiers » acceptés par Libé et le Monde ( La Banque et les marchands de canons), hauts lieux de la dissidence et de la critique d'une mondialisation sans honneur ni justice comme chacun sait… tentation auquelle notre Corcuff de référence résiste rarement. Car enfin, dites-moi quels  lecteurs vous cherchez à toucher et je vous dirai quelle conscience pénétrante accompagne chacune de vos publications.

               

                        Ramasse-miettes d’un système qui a pour seule exigence... la soumission, en péripatéticienne d’une sociologie aux fesses écartées, pour une meilleure exposition, orifice grand ouvert, sociologie buccale aussi… jusqu'à la garde... et quand elle avale… alors là… mon Dieu, là ! Cette réal-sociologie ne connaît pas de repos : on la sollicitera jour et nuit, dimanches et fêtes...


    Un temps au NPA, aujourd’hui membre de la fédération anarchiste, notre Corcuff maintenant emblématique se dit «  libertaire internationaliste » (5) ; autant dire que cet individu qui n’a de cesse de singer ses pairs  - « monkey see, monkey do » -, leur syntaxe et leur vocabulaire indigent et désincarné, a  fini comme tant d’autres, par botter en touche avant d’aller à la pêche à la ligne, maintenant inoffensif, voire… anecdotique et trivial, tout en mettant dans le mille socialement : en effet, rien n’est plus sympathique qu’un anar ! Il suffit de penser à la popularité d’un Brassens (6).


    Soutien inconditionnel, servile et béat en tant qu’abonné passe-plats au journal Médiapart qui le lui rend bien, groupie opportuniste, Philippe Corcuff  se dit proche de la philosophie de comptoir d’un Onfray...

    corcuff,réalsociologie,realsociologie,sociologie,mondialisation,politique,économie,uleski,actualité,justice,société,connivence,soumission,dominationqui sait mieux que personne jusqu’où ne pas aller trop loin, un peu à l’image d'un Philippe Corcuff et avec lui... de tous les Corcuff membres d'un lumpenprolétariat-intellectuel tâcheron d’une sociologie croupion et absconse à dessein ; en effet, leurs analyses et publications à tous n’ont qu’une seule raison d’être : la carrière, la carrière, la carrière, encore et toujours la carrière… une carrière en forme de trou de balle pour une intellectualité de mange-merde, de schtroumpfs et de nanars au service d’une organisation de l’existence qui ne récompense que la soumission même et surtout libertaire et anarchisante.

                   Mais alors... qui demain, dans une sociologie sans compromis ni compromission, acceptera  de se coltiner le réel, lieu de tous les risques, de tous les dangers et parfois aussi, lieu de tous les interdits et tous les refus, là où l’on ne vous remettra aucun palme pour l’avoir fait, là où il n’y a que des coups à prendre et là aussi où tous les coups sont permis de la part des détracteurs d’une lecture vertigineuse du réel.

     

                     Qui donc trouera la peau et le cul de ce réel-là ? Car… tout ce que nous voulons c’est la vérité… toute la vérité… oui ! La vérité bien en face ! La vérité… rien que la vérité de marchands du temple cannibales et voraces, négriers de leur état, barbares hautement civilisés… porteurs d’une seule destination : l’acheminement de nos dernières illusions de résistants jusqu’à l’abattoir d’une mondialisation sans honneur ni justice ; et une seule promesse : un monde sans hauteur ni profondeur, un monde insortable et inhabitable, un monde cadenassé pour leur seul profit de marchands de malheur.


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    1 - Tout ce qui ne nous sera pas accordé d'espérer ni de vivre et que l'on n'arrachera pas non plus à une organisation de l'existence dont le contrôle nous échappe pour le plus grand bonheur d'une oligarchie mondiale vorace qui n'en a jamais assez de notre sueur, de nos  larmes et de notre sang.

    2 - Réal-sociologie : copyright Serge ULESKI, le 6 Août 2013 : tout ce qui ne nous sera pas accordé de connaître et de comprendre et qu’on ne pourra pas non plus exiger de la sociologie rebaptisée pour l’occasion : science de l’omission.

     

    3 – On a caché les crimes staliniens et les conditions de vie en URSS à une classe ouvrière qui votait communiste... pour "ne pas désespérer Billancourt", aujourd’hui, aux sociologues, il est fortement conseillé de cacher un fascisme taillé sur mesure et dans le marbre, jour après jour, nation après nation, culture après culture, être humain les uns après les autres… à savoir, le fascisme d’une mondialisation soutenue par toute la classe politique du PS à l'UMP en passant par les centristes et les Verts ; une mondialisation contrôlée par les multinationales et la pègre ; un fascisme loi d’airain du fric et du pilonnage permanent des humbles et des relégués au nom d’une justice sociale emballée dans les cartons d’une science économique sans visage, sans morale et sans honneur ; loi qui ordonne la fin des toutes les controverses et de tous les débats.

     

    Il est vrai que les historiens, eux, n'ont pas attendu les sociologues pour pratiquer cette éthique dite "de responsabilité" qui n'est dans les faits, et là encore, qu'une porte ouverte au mensonge par omission car l'Histoire, ce punching ball qui permet d’éliminer la mauvaise graisse des Nations - en effet, on se sent tellement plus léger après, aérien presque.... quand à son passé -, c'est la guerre et c'est aussi la lutte des classes.


    4- Dites-moi où vous placez le ressentiment et je vous dirai si oui ou non vous avez déjà commencé de vous vautrer dans une éthique de responsabilité qui n’est dans les faits que de l’arrivisme sociale et professionnelle.

    Et à ce sujet, on ne questionnera sans doute jamais assez comment en trente ans on est passé de la critique légitime et reconnue comme salutaire, une critique au service de la justice sociale, à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler  «  le ressentiment » pour disqualifier toute analyse critique de ces mêmes rapports sociaux ? Détournement pratiquée en priorité par cette "gauche" qui toujours trahit et par ses pique-assiettes.

    Et puis ceci encore : comment Nietzsche, penseur profondément et essentiellement anti-politique, voire a-politique, a-t-il pu servir de référence et point d’appui dans ce domaine ?

    Concomitance troublante, on ne manquera pas de noter que ce détournement concerne aussi le terme « conspirationniste » pour discréditer toutes les tentatives d’investigations d’une réalité que l’on voudrait nous cacher.

    Ressentiment contre justice sociale, conspiration paranoïaque contre investigation... la boucle est maintenant bel et bien bouclée. A quelle fin ? Devinez !


     

    5 –  Né à Oran (Algérie), vllle et pays qui vous condamnent à l'exil... que l'on ne peut donc que quitter une fois l'Histoire en marche, Corcuff, comme tous ces individus sans terre, sans racine ni patrie autres que leur engagement de sociologue révolutionnaire fonctionnarisé (il enseigne à l'IEP de Lyon) ... compense comme il peut avec un internationalisme désincarné et imbécile, sans queue ni tête, et pire encore, sans réalité tangible, sorte de passion à rebours, juvénile voire infantile, un peu comme ces enfants abandonnés très tôt qui se figurent que tous les adultes sont leurs parents, ou bien plutôt... qu'aucun d'entre eux jamais ne le sera face à ceux qui auraient dû l'être et qui ne l'ont pas été.



    6 - Lire le penseur Michel Clouscard à ce sujet.


     

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