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  • Giacomo Casanova : premier travailleur sexuel de l'histoire de la prostitution masculine ?

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                 Giacomo Girolamo Casanova, né le 2 avril 1725 à Venise, décédé le 4 juin 1798, fut tour à tour violoniste, magicien, espion, charlatan, indic' de police, diplomate, bibliothécaire et écrivain.

    Infatigable, sillonnant le XVIIIe siècle au pas de course, présent dans toutes les cours d'Europe, de Venise à Paris, Madrid, Vienne, Londres... dans une quête incessante pour l'extase et le bonheur, anti-sadien par excellence - sensualité et volupté : il exécrait la contrainte et la violence -, mais aussi... escroc poursuivi par ses créanciers et autres huissiers, Casanova se retirera au château de Dux, en Bohême, une fois malade, la chandelle brûlée par les deux bouts - d'aucuns diront aujourd'hui : une fois établi le constat de sa perte de compétitivité sur le marché du sexe -, avant de devenir un écrivain de langue française.

     

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            On a dit de Casanova qu'il était l'homme le plus libre du 18e siècle.

    L'était-il vraiment ?

    Sans fortune personnelle, privé de toit, faisant "maison-neuve" plus souvent qu'à son tour, contraint, fils d'une actrice qui l'abandonnera très tôt et d'un père décédé alors qu'il n'a que quelques années, éternel invité, toute sa vie durant Casanova vivra sous la dépendance matérielle d'autrui.

    Premier des libertins chez les libertins, dans ses écrits, il s'interroge : quel est l’homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?

    Mais alors... et si... ce forçat du corps qui n'avait pour seules richesses que sa libido, son intelligence, sa culture et son talent incomparable pour la conversation...  et qui n'était pas seulement été un brillant séducteur, compulsif de surcroît, par amour pour les femmes (ou par abandon de la première d'entre elles... sa mère)... et si Giacomo avait été aussi et surtout le premier courtisan-gigolo, le premier travailleur (esclave) sexuel et mondain de l'histoire de la prostitution masculine ?

               La question est donc posée ; n'en déplaise à Sollers (2) qui n'aime rien tant que se raconter des histoires et nous en raconter aussi par la même occasion ; un Sollers qui n'a voulu voir que lui-même en et dans Casanova, oubliant Giacomo, cet enfant très tôt livré à lui-même, un Giacomo d'une susceptibilité à fleur de peau, celle du roturier dépendant, et par voie de conséquence, terriblement vulnérable face à une élite sociale souvent cruelle et inconséquente... en stakhanoviste de la lutte contre la menace quotidienne de la pauvreté et plus tard, la tyrannie de la vieillesse.

                Alors... premier courtisan-gigolo, premier travailleur (esclave) sexuel et mondain de l'histoire de la prostitution masculine ce Giacomo Casanova ?

                 C'est pas impossible. C'est même probable.

     

     

     

    1- Photo 2 : Donald Sutherland en Casanova, poule de luxe-traversti, sous la direction sans doute du plus grand cinéaste de la seconde moitié du 20è siècle : Frederico Fellini.

    2 - Sollers ICI, toujours disposé à faire le beau et le malin... jusqu'à la bêtise de ceux qui s'évertuent à nier la dimension politique et sociale de toute existence humaine.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

     

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  • Sollers : immensément et obstinément superficiel, futile et dérisoire

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                      Dernier opus de notre homme de lettres : "Trésor d'amour"...

    Ou quand Sollers écrit ses livres avec ceux des autres - auteurs morts de préférence et dont l'oeuvre est tombée non pas au fond d'un trou qui a pour nom... oubli, mais plus simplement : dans le domaine public.

     

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                 Caractère d'imprimerie le plus utilisé dans « Trésor d’amour » : les guillemets.

    Venise, Rome, Mozart, Stendhal (plutôt scolaire, tout ça ! Florence, Pompéi, Boulez, Wagner, Shakespeare... ça aurait eu une tout autre allure ! )…

    Plus il nous en parle ou tente de le faire, moins nous nous en (r)approchons (une brochure d’agence de voyages aurait mieux fait l’affaire ; et une anthologie de la littérature du 19e, aussi)…

    Sans oublier une certaine Minna (à aucun moment on ne croit à cette Minette ; mais fallait-il le préciser ? Puisqu'il y a bien longtemps qu'on ne croit plus au(x)personnage(s) de Sollers ; et lui non plus, paraît-il !)...

    Tout en creux, citations après citations comme pour faire le plein d'un vide absolu qui n'en demeurera pas moins abyssal...

    Bibliophile... car, quand Sollers écrit, bibliothécaire dans l'âme, Sollers lit encore...

    De platitudes en digressions, et en enfilades, de la Chartreuse dont on taira la ville, en passant par la couleur rouge et puis, fatalement... le noir, il semblerait que Sollers soit l’incarnation même du Mal qu’il n’a de cesse de dénoncer, à savoir : la paresse, l'esbroufe (une référence littéraire, un nom, un lieu… toutes les deux phrases pour n'en rien dire et n'en rien faire !), le bâclage et puis surtout : "parler et écrire" pour si peu en comparaison avec tout ce qui nous a déjà été donné à lire… ailleurs, autre part et autrement.

    Gigantesque auto-mystification ?

     

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                      Difficile de ne pas penser à un certain Kusturica, cinéaste qui a pour maître Fellini mais dont les films ne sont, à notre grand regret, non pas felliniens mais tout bonnement : assommants.

    Car, le cinéma d’un artiste ne se résume pas à l’analyse de ce qui nous est donné à voir et à entendre… mais bien plutôt, à tout ce qui nous est caché : une métaphysique : immanence et transcendance - un "donner à voir et à entendre" autre chose que ce qui nous est donné, là, sur l’écran... plus grand, bien plus grand que le réalisateur et le spectateur.

    Pareillement... Sollers semble, année après année, parution après parution, souffrir du même Mal : être capable d'identifier les cibles qui méritent d'être prises en considération - Homère, Dante, Casanova, Sade, Nietzche, Proust, Céline et la papauté -, et pourtant, en rater systématiquement leur coeur...

    Mal qui a pour racine le fait d’ignorer ceci : « savoir et connaître » n’est pas « comprendre ».

    Mais alors…

                       Est-il encore temps pour Sollers de tenter de saisir ce qu’est un auteur, un livre, une oeuvre... et puis, le respect des lecteurs qui ne l’ont pas tous attendu pour lire des écrivains, des vrais, avec ou sans fume-cigarettes (1) ?

    Au moins "Trésor d’amour" aura-t-il eu le mérite de soulever... avec ses tout petits bras, cette question.

     

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    1 - Qui a dit que le fume-cigarettes est à la pipe ce que la suffisante est à l'arrogance imbécile ?

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  • Haenel, Sollers, Karski, Claude Lanzmann and Co

    Pourquoi ce qui est dit serait-il nécessairement ce qui nous est donné à comprendre ?

    Toutes les déclarations, les analyses, tous les commentaires ne sauraient en aucun cas prétendre à une exhaustivité qui forcerait le silence.

    Un nouvel angle de vue et d’attaque nous est proposé, et c’en est fini : tout est à re-penser.

     

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                Au sujet de l’ouvrage de Yannick Haenel et de la polémique que Claude Lanzmann semble vouloir lancer contre son auteur, six mois après sa sortie chez Gallimard - ouvrage consacré à Jan Karski, héros de la résistance polonaise qui aura vainement alerté les alliés sur les risques d’extermination des juifs d’Europe...

    On mentionne la thèse suivante : les Alliés (USA et Grande Bretagne) ont été complices de la Shoah en ne faisant rien. Aussi, l’attitude des Américains ressemblerait fort à un crime pour non-assistance ; crime à la racine duquel l’on trouvera un « antisémitisme d’État », avéré : du point de vue des Américains, il était heureux que les nazis exterminent les Juifs.

    L’auteur réfute l’idée de thèse et parle de fiction, d’œuvre d’imagination.

    Quant aux liens entre la fiction et l’Histoire...

    Gratuites et stériles, cette affirmation fictionnelle, cette gaffe en forme de thèse appuyée par un éditeur nommé Sollers, pas mécontent de mécontenter ceux qui pensaient l’avoir comme allié… et pour que l’on ne l’oublie pas entre deux publications ?

    Avec cette affirmation d’écrivain attaché à la fiction dans des faits qui touchent à l’Histoire, on parle de l’idée que le monde civilisé s’est opposé au régime Nazi en traînant les pieds.

    D’aucuns aimeraient en appeler à la controverse intellectuelle et historique avec cet ouvrage derrière lequel se cachent un auteur et des opinions qui sont les siennes ; opinions qu’il peine manifestement à assumer…

    Et pour cause…

    Disons les choses : Haenel, c’est Lanzmann à qui l’on coupe l’herbe sous le pied ; un Lanzmann relégué au rang de Fanfan la tulipe de la Shoah.

    Nombreux sont sans doute ceux qui l’ont rêvé ; et Haenel l’a fait : le crime de tous les crimes doublé d’une trahison de toutes les trahisons cette non-assistance à un peuple en danger de mort ! Coup de poignard dans le dos de la part de deux alliés que l’on disait irréprochables : après l’Allemagne, la Pologne, le régime de Pétain, l’Europe incurablement antisémite, arrivent alors les USA et la Grande Bretagne.

    Même Lanzmann n’aurait pas osé ; Lanzmann s’ étant toujours contenté d’une Pologne dans laquelle il n’y a rien à sauver, selon lui, une Pologne retorse sous l’URSS, muette dans l’Europe, et d’une Allemagne moralement à genoux, repentante à souhait, même si économiquement elle n’en fait qu’à sa tête.

    Une Pologne bouc émissaire dans l’entreprise de condamnation et de culpabilisation de l’Europe au sujet de son antisémitisme, en échange d’une immunité pour les Etats-Unis devenus depuis la fin des années 60 le bailleur de fonds d’Israël, une fois l’Europe muselée, interdite de parole critique quant à la politique déshonorante de cet Etat vis à vis des palestiniens.

    Haenel brise ce consensus (tabou ?) en plaçant les Etats-Unis sur le banc des accusés de l’antisémitisme (à moins que ce tabou ait été transgressé à dessein, avec le soutien de ceux qui l’ont entretenu, contre l’Amérique d’Obama, à titre préventif ?!).

    Car enfin...

    Secret de Polichinelle l’indifférence des Etats-Unis face aux menaces d’extermination des juifs d’Europe (et pas seulement sur cette question !)

    Mais il est vrai que cela va toujours tellement plus mal en le disant !

    Lanzmann qui a un grand, très grand souci d’Israël ne peut que s’en désoler, confronté à une jeune génération sans doute ignorante des enjeux géopolitiques qui se cachaient et se cachent aujourd’hui encore, derrière cette immunité accordée aux USA et une Pologne bouc émissaire pour expier les crimes antisémites d’une Europe qui s’étend de Brest à Vladivostok.

     

    ***

     

            In fine, beaucoup de bruit pour pas grand-chose cet ouvrage et la polémique qui oppose Haenel et Lanzmann, quand on sait qu’aucune nouvelle « vérité » historique ne sortira de cette confrontation factice ; et sur le plan littéraire, on n’y aura trouvé aucune écriture digne de ce nom… dans le dernier ouvrage de Haenel.

    Aussi…

    Perdant pour perdant…

    C’est encore la littérature que l’on passe à la trappe.

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