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  • Moix face à Houellebecq : je te tiens, tu me tiens par la barbichette !


    Michel Houellebecq et Yann Moix - On n'est pas couché le 29 Août 2015

     

     

              Moix chez l'éditeur Grasset ; Houellebecq chez Flammarion...

    Moix chez ONPC succédant à Aymeric Caron, durant toute la saison 2015-2016... ça nous promet de beaux et de grands conflits d'intérêts et un niveau de connivence dont personne n'osera sans doute relever le scandale... n'empêche ! Le pire est encore à venir : pensez au jour où Moix devra  faire la recension d'un livre d'un auteur de sa propre maison d'édition Grasset !

                   Alors, une idée m'est venue... comme ça, en passant ! Et si demain on décidait d’interdire cette activité de critique, de toute façon ingrate et superflue, aux auteurs ? Oui ! Aux auteurs qui, le plus souvent, font de la critique comme d'autres font la plonge chez Mc Donald pour payer leurs études, ou chez ONPC dans le cas de Moix (1), tout en gardant à l’esprit ce qui suit : passer son temps à lire les livres des autres, quand on sait le temps que ça prend d'écrire les siens (2)...

    Alors oui ! A tous ces auteurs, si on leur interdisait de faire de la critique… la littérature s'en porterait beaucoup mieux, et puis aussi, cela permettrait, en partie, de mettre fin aux conflits d’intérêts que cette double identité-activité d'auteur-critique engendre inévitablement : complaisance à l’égard des auteurs appartenant au même éditeur que notre critique ; et plus sournois encore : critiques dithyrambiques comme autant d'appels du pied vers la maison d’édition que ce même critique meurt d’envie de rejoindre… combien de membres cette corporation perdrait-elle si cette interdiction devait être appliquée ?

                D’aucuns pensent qu’il ne resterait que le tronc pour une activité sans queue ni tête. .

     

     

    1 - Moix chez ONPC.... sans doute pour continuer de mener la grande vie puisque Moix n'a pas de lecteurs et que, pour cette raison, la littérature ne nourrit vraiment pas cet homme ! Tout en gardant à l'esprit que les auteurs ne sont pas tous à la hauteur du sacrifice que demande cette littérature décidément ingrate, sans pitié et qui se moque pas mal des conditions de vie de ceux qui la servent des années durant.

    Cela précisé... comment Moix a-t-il obtenu le job de Caron ? Est-ce BHL dont il est très très proche (dans certains milieux on nomme Yann Moix « la call-girl de BHL ») et à qui les médias ne peuvent rien refuser, qui l'a imposé auprès de la productrice de l'émission ? La question est posée. On y reviendra dans un autre billet.

     

    2 – Un auteur qui se respecte ne lit que les livres dont il a besoin pour écrire les siens ; et ces livres-là, ne sont pas si nombreux !

     

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  • "Soumission" : sixième roman de Michel Houellebecq

     

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                        Si une vision politique discutable ou indigente et une faiblesse littéraire ne sont pas indissolublement liées - en effet ceux qui pensent mal ou de travers ne sont pas systématiquement de mauvais écrivains, Ferdinand Céline l’a prouvé jusque dans ses pamphlets antisémites considérés comme des perles littéraires par un George Steiner auquel rien n’échappe -, avec Houellebecq, il en va tout autrement : mauvais penseur, mauvais écrivain pour sûr ! Même si la critique semble mettre des années à le réaliser et à l’accepter. Il est vrai qu’il est plus valorisant de reconnaître que l’on avait raison, qui plus est seul contre tous les autres, que de confesser ceci : « On s’est tous plantés à propos de Houellebecq ! »

     

                   Michel Houellebecq aurait dû être l'auteur d'un seul ouvrage : « Extension du domaine de la lutte » en 1994, d'un intérêt certain en tant que symptôme d’une société libérale très avancée qui a placé l'efficience et la performance au coeur de son projet, pour chacun d'entre nous, à nos risques et périls... pour les plus indigents, car Houellebecq n'a jamais été autre chose qu'un symptôme : il a représenté – et ce n’était pas un rôle de composition chez lui -, une catégorie d’hommes – homme au masculin -, susceptible d'intéresser davantage les sociologues et que les critiques littéraires ; une catégorie directement concernée par la question de la misère sexuelle qui est le lot de l’homme dépourvu de qualités physiques face à « l’homme machine » réduit au seul critère d’une performance économique et sexuelle, à la fois objet et marchandise ; et plus encore, lorsque cet homme déshérité a des prétentions de conquête très largement au-dessus de ce que peut vous laisser espérer un réalisme à la fois esthétique et social ; et Houellebecq, de par son physique et sa place dans la société, avant son statut d’auteur célébrissime, était bel et bien au cœur de cette problématique, il faut le reconnaître.

    Un Houellebecq symptôme donc. Or, un écrivain n'est pas un symptôme, mais bien plutôt une maladie et son remède, médecin et patient ; et quand il est bon, vraiment bon : un écrivain c’est une épidémie avec toute la logistique médiatico-humanitaire qui accompagne une telle calamité qui menace au pire un continent, au mieux... la planète toute entière, prix Nobel à la clé.

     

    houellebecq.jpg

     

                  Avec Houellebecq, roman après roman, force est de constater qu’il s’est aussi et surtout agi d’une catégorie d’hommes qui, dans les faits, supporte mal « l’affirmation du désir féminin » par les femmes elles-mêmes sans la médiation d’hommes bien disposés envers elles : les Vadim et les Truffaut qui ont su aussi se servir au passage. Désir au sens le plus large : sexe, réussite sociale, pouvoir et contrôle ; désir inaccessible à cette catégorie faute d’en connaître non seulement l’histoire mais aussi ses véritables motivations et ses ressorts ; désir face auquel ces hommes peinent à trouver une place : la pauvreté de leur physique et sans doute aussi une enfance dont les conflits ou pire encore, l'absence de conflits « mère-fils », « père-fils » faute de candidats, n’ont pas trouvé leur résolution dans une vie d’adulte épanouie ne leur étant d’aucun secours. Arrive alors le constat amer : un physique ingrat condamne à une vie tout aussi ingrate, une vie effacée, sans joie, sans charme ; des hommes dont les corps n’exulteront pas ; toute exaltation leur sera interdite dans une société où le « savoir jouir » a pourtant tout recouvert.

    Manifestement, Michel Houellebecq a toujours trouvé la punition injuste et sa biographie personnelle n’a rien arrangé en tant qu’enfant d’une société post-soixantehuitarde aux parents absents dont le laxisme cachait une indifférence qui s’affichait « tolérance » ou « quête de soi »… de voyage en voyage, de lit en lit.

              

               Question lancinante donc : quel avenir et quel devenir pour les moches, les fauchés qui plus est, sur le marché du sexe… qui est à la fois un marché et de la performance physique et de la performance économique et financière ? Bander longtemps, avoir un beau petit cul et une carte de crédit de VIP.

    Incidemment, et cela aurait dû alerter les critiques littéraires, Houellebecq n’a pas compris, ou bien plutôt, n’a pas voulu, ou bien encore, n’a pas su se résoudre à accepter de reconnaître que ce déterminisme-là était tout aussi impitoyable avec les femmes qu’avec les hommes que la nature et la réussite sociale n’ont pas favorisés. Dans le cas contraire, il est vrai que Houellebecq aurait très vite réalisé que toutes ses récriminations contre les femmes, ce procès permanent contre la femme, livre après livre, une femme responsable de tous nos malheurs, étaient nulles et non-avenues ; mais faut croire que la mauvaise foi en littérature paie toujours.

    Ironie de la situation : Houellebecq n'aura eu besoin d'aucune religion finalement, tout en n'ayant rien à envier à aucune d'entre elles, quand il s'est agi de fomenter un tel procès d'intention contre tout ce qui touche au féminin.

     

                  Avec « Soumission », cette France islamisée en 2022 et la victoire du parti de la «Fraternité musulmane», Houellebecq et son éditeur sont allés chercher non pas le lecteur, celui d'un Christian Bobin ou d'un Eric Vuillard, mais le non-lecteur ; celui qui n'ouvre qu'un livre, un seul, tous les dix ans, et dans lequel ce non-lecteur ira retrouver son propre ressassement.

    On saluera ici la logique économique d'un tel choix, les lecteurs se faisant de plus en plus rares, autant aller chercher ceux qui ne lisent pas mais qui gambergent à l'excès autour de l'Islam, entre autres obsessions.

     

                 Le mal français ?

                 La femme libérée et l'Islam.

                Après Zemmour, Houellebecq ! Certes, ce dernier est autorisé à croire qu'il pense quand il pense ce qu'il pense et qu'il l'écrit jusqu'à en faire un "roman" qui nous sera alors vendu comme tel. En revanche, ce que l’on ne pourra que difficilement pardonner c'est le fait que le monde de l'édition ait tenté depuis 20 ans de faire de Houellebecq un écrivain avec la complicité de la critique, et de nous en convaincre livre après livre, et ce sans ménagement aucun. Or, le vernis « littéraire » et « politique » de Houellebecq ne résiste pas à une interview un tant soit peu compétente. De plus, un écrivain, ç'a du flair, une tête bien faite, une écriture, un vocabulaire... tout ce qui a toujours manqué à Houellebecq.

    Mais tout se tient finalement : l’Art contemporain contre l’Art moderne, Houellebecq maître en littérature, politique et complaisance face à la corruption généralisée, l’extrême droite sous la protection de l'abstention et des médias, jusqu’à la confusion qui en arrange plus d'un : on peut être socialiste et travailler pour la Banque, en venir et y retourner une fois que l’on a épuisé tout son crédit auprès d’électeurs maintenant écoeurés qui enragent.

     

                  Après la publication de « Soumission », il est vraiment surprenant  que toute la critique soit à ce point navrée comme si Houellebecq n'était pas toujours passé à côté du fait que la littérature c’est aussi un mode d’étude : sciences sociales, journalisme, droit, histoire, philosophie, psychologie…

    Pour le dire autrement : la littérature c’est du travail, beaucoup de travail, un travail à plein temps.

    En comparaison, écrire n’est rien.

    "Politiquement correct" oblige ! La critique condamnera alors l'islamophobie d'un Houellebecq, voire sa misogynie, sans toutefois remettre en cause la politique éditoriale de ceux qui n'ont pas cessé, à de très rares exceptions près, de nous imposer ce littérateur "monté de toutes pièces" : un vrai coup tordu pour la crédibilité de la littérature.

    D'autres moins hypocrites mais plus pervers... tel un Eric Conan de Marianne, dénonceront le sexisme d'un Houellebecq pour mieux valider en catimini son islamophobie.

     

    ***

     

     

                 Autant le compagnonnage autour de Dieudonné ou d’Alain Soral à propos de la dénonciation d’un mondialisme au service de l’Empire (atlantisme, sionisme et monarchies pétrolières : chaos et chantage) qui n'est qu'une guerre faite aux Etats providence, nations et peuples, réunit des cœurs sincères et vaillants, épris de justice et d’indépendance, en revanche la « fausse question musulmane » semble n’attirer que le rebut médiatico-intellectuel d’une société adepte de délires à la fois paranoïaques et savamment calculés parce qu’idéologiques : revanche historique à propos de la décolonisation (l’Afrique noire et le Maghreb en priorité), sionisme articulée à travers une allégeance indéfectible à Israël, racisme à peine masqué derrière un suprémacisme blanc, avec la complicité à la fois tacite, objective et plus rarement inconsciente faute de formation et de compétence dans ce dernier cas, des médias dominants ; il suffit alors de penser entre autres à ceux-ci : Eric Zemmour, Richard Millet, Alain Finkielkraut, Elisabeth Levy, Cukierman, Renaud Camus et maintenant Michel Houellebecq, à grand renfort de publicité : mille interviews, mille passages télé et radio… mille commentaires.

                   Bêtise, diversion, ignorance et scélératesse : taper sur la victime, sur le plus faible, toujours et encore ! Exonérer les coupables qui arrangent si bien les affaires de notre auteur et ses éditeurs successifs depuis 20 ans…

                   Aussi, bienvenu au club de la lie non-pensante, Monsieur Houellebecq !

     

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    Pour prolonger, cliquez  Houellebecq, le Forrest Gump de la littérature

     

     

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  • Philippe Corcuff et la réal-sociologie : nouvelle science humaine de l'omission

     

     

    Pour mémoire et pour rappel…

               Dans une conférence sur « La profession et la vocation de politique » de 1919, Max Weber, distingue « éthique de conviction » (ou « éthique absolue ») et « éthique de responsabilité ». Selon Weber, « l’éthique absolue ne s’interroge précisément pas sur les "conséquences" », là où  « le devoir de vérité » y « est inconditionnel ». Á l’inverse, pour l’éthique de responsabilité, « on doit assumer les conséquences (prévisibles) de son action ». Ce qui sépare ces deux éthiques, c’est donc l’attention ou pas aux effets de ce qui est dit et fait


                       Philippe Corcuff - Médiapart... c'est ICI.


    ***

     

               Il n’en fallait pas davantage pour que d’aucuns se précipitent et saisissent la balle au bond : après la realpolitik (1) voici donc la réal-sociologie (2)!

     

    Merci Monsieur Weber !

    Dorénavant, qu’on se le tienne pour dit : « Ce qui est… n’est pas… ou plus ! » Désormais, ce qui importe n’est pas ce qui est mais ce qui doit être même si dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui, on pourra légitimement soupçonner cet appel vibrant à la responsabilité de n'avoir qu’un souci : faire en sorte que celui qui le dise puisse continuer de prospérer socialement et professionnellement  : qu’il n’ait pas d’emmerdes !

     

    Réal-sociologie… sociologie responsable qui, si elle n’en pense pas moins, taira la partie qui pense… et ce afin de conjurer les démons de la tentation d’un soi-disant fascisme toujours à l’affût… vieille lune d’un faux-gauchisme soucieux de ne pas faire le jeu d’un « tous pourris » dévastateur… et cela va sans dire mais mieux en le disant : sociologie de la soumission au moins-pensant et au moins-disant ; et comme un malheur n’arrive jamais seul… sociologie  pusillanime et finalement complaisante à l'encontre tous les acteurs, hommes et institutions, d’une mondialisation sans scrupules (3), et ce au détriment de la vérité des conditions de vie de millions d’êtres humains qui, privés d’échappatoire, sont dans l’obligation d’assumer toute leur vie durant ce qu’on appelle « le principe de réalité »… le tout empaqueté dans  une sociologie d’Etat qui n’est qu’un gigantesque euphémisme car, si à mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde, à ne plus rien nommer du tout ni personne, c’est sans aucun doute ajouter non seulement à l’incompréhension de ce même monde mais c’est aussi ajouter à toute la lâcheté dont un être humain est capable face à sa responsabilité vis-à-vis de ses frères humains qui, eux, triment dans des emplois sans avenir et sans âme et qui, à terme, auront raison de leur santé mentale et physique comme autant de sang versé par le travail au capital ; responsabilité donc qui a pour objet : qui fait quoi, où, à qui,  pourquoi, comment et pour le compte de qui.


    Pareils à ces oiseaux dont on crève les yeux pour qu’ils chantent toute la journée,  jour et nuit… nuit qu’ils sont condamnés à ignorer pour toujours ainsi que le sommeil qui va avec, dans ces conditions, quel refrain nous demandera-t-on d’entonner ? L’Internationale ? Le chant des partisans ? Ou bien plutôt un « Réjouissez-vous bonnes gens ! Si c’était autrement, ce serait pire encore ! »


    Ne déranger personne et surtout pas ceux qui ne vous pardonneront pas de les avoir sortis de l’ombre dans laquelle ils se complaisent à l’abri des regards indiscrets de leurs victimes qui se comptent par dizaines de millions...

     

                  Mais alors, aujourd’hui, où finit l’éthique de responsabilité et où commence, en sociologie comme dans d’autres disciplines (l’histoire ?), la quête d’une réussite sociale aux titres universitaires ronflants, aux postes prestigieux, aux invitations sans nombre dans les médias, aux publications estampillées « PUF » ou "Presses de sciences-po", sans oublier le « must » absolu : les grandes et prestigieuses écoles étasuniennes réservées aux fils de millionnaires. 

     

    En ce qui concerne le dernier né de cette réal-sociologie, nouvelle science humaine de l’omission, plus aucun doute n'est permis à propos d'un dénommé Philippe Corcuff adepte de cette sociologie dite « de responsabilité » : son éthique de conviction finit bien là où son éthique de responsabilité dont il recommande vivement la pratique, commence ; éthique qui cache mal le désir d’intégrer, en ce qui le concerne… passé le cap de la cinquantaine d’une bonne espérance qui ne cesse d’espérer en des jours meilleurs, voire… prospères, le gratin des discoureurs et des bavards médiatico-universitaires. Car enfin… dites-moi dans le domaine de l’analyse critique quelles sont vos cibles et je vous dirai quel avenir social et professionnel vous convoitez !

     

    Or, notre Corcuff, pour lequel toutes les critiques qui lui sont adressées sont systématiquement rangées dans la case « ressentiment »(4), a la fâcheuse habitude de prendre pour cibles les essayistes Michéa et Badiou, le mensuel Le Monde diplomatique, Chomsky, Acrimed (analyse critique des médias), les dissidents qualifiés par les médias dominants de « conspirationnistes », Mélenchon et le FdG, les pourfendeurs de l’alliance PS-EELV, le péril fasciste pourtant fictif et savamment orchestré par le PS depuis trente ans ainsi que les anti-Européens du traité de Lisbonne, tous autant qu’ils sont… grands exploiteurs du monde salarié – cela ne nous aura pas échappé ! -, figures de proue et suppôts haïssables et acteurs d’une idéologie du profit et de la guerre des salaires, têtes pensantes d’un marché mondialisé triomphant qui aura bientôt tout emporté : Etats, démocratie, nations, peuples, liberté, indépendance ; des milliards d'êtres humains livrés à la logique d'un monde économique, un monde sans morale et sans esprit autre que mercantile et qui, à terme, n'habiteront plus aucun monde.


    Et comme un fait exprès, l’attaque de ces cibles - tous les Corcuff d’une prétention intellectualisante le savent -, sont la condition sinequanone pour quiconque souhaite s’intégrer dans le paysage  intellectuel et médiatique, comme, par exemple, voir ses « papiers » acceptés par Libé et le Monde ( La Banque et les marchands de canons), hauts lieux de la dissidence et de la critique d'une mondialisation sans honneur ni justice comme chacun sait… tentation auquelle notre Corcuff de référence résiste rarement. Car enfin, dites-moi quels  lecteurs vous cherchez à toucher et je vous dirai quelle conscience pénétrante accompagne chacune de vos publications.

               

                        Ramasse-miettes d’un système qui a pour seule exigence... la soumission, en péripatéticienne d’une sociologie aux fesses écartées, pour une meilleure exposition, orifice grand ouvert, sociologie buccale aussi… jusqu'à la garde... et quand elle avale… alors là… mon Dieu, là ! Cette réal-sociologie ne connaît pas de repos : on la sollicitera jour et nuit, dimanches et fêtes...


    Un temps au NPA, aujourd’hui membre de la fédération anarchiste, notre Corcuff maintenant emblématique se dit «  libertaire internationaliste » (5) ; autant dire que cet individu qui n’a de cesse de singer ses pairs  - « monkey see, monkey do » -, leur syntaxe et leur vocabulaire indigent et désincarné, a  fini comme tant d’autres, par botter en touche avant d’aller à la pêche à la ligne, maintenant inoffensif, voire… anecdotique et trivial, tout en mettant dans le mille socialement : en effet, rien n’est plus sympathique qu’un anar ! Il suffit de penser à la popularité d’un Brassens (6).


    Soutien inconditionnel, servile et béat en tant qu’abonné passe-plats au journal Médiapart qui le lui rend bien, groupie opportuniste, Philippe Corcuff  se dit proche de la philosophie de comptoir d’un Onfray...

    corcuff,réalsociologie,realsociologie,sociologie,mondialisation,politique,économie,uleski,actualité,justice,société,connivence,soumission,dominationqui sait mieux que personne jusqu’où ne pas aller trop loin, un peu à l’image d'un Philippe Corcuff et avec lui... de tous les Corcuff membres d'un lumpenprolétariat-intellectuel tâcheron d’une sociologie croupion et absconse à dessein ; en effet, leurs analyses et publications à tous n’ont qu’une seule raison d’être : la carrière, la carrière, la carrière, encore et toujours la carrière… une carrière en forme de trou de balle pour une intellectualité de mange-merde, de schtroumpfs et de nanars au service d’une organisation de l’existence qui ne récompense que la soumission même et surtout libertaire et anarchisante.

                   Mais alors... qui demain, dans une sociologie sans compromis ni compromission, acceptera  de se coltiner le réel, lieu de tous les risques, de tous les dangers et parfois aussi, lieu de tous les interdits et tous les refus, là où l’on ne vous remettra aucun palme pour l’avoir fait, là où il n’y a que des coups à prendre et là aussi où tous les coups sont permis de la part des détracteurs d’une lecture vertigineuse du réel.

     

                     Qui donc trouera la peau et le cul de ce réel-là ? Car… tout ce que nous voulons c’est la vérité… toute la vérité… oui ! La vérité bien en face ! La vérité… rien que la vérité de marchands du temple cannibales et voraces, négriers de leur état, barbares hautement civilisés… porteurs d’une seule destination : l’acheminement de nos dernières illusions de résistants jusqu’à l’abattoir d’une mondialisation sans honneur ni justice ; et une seule promesse : un monde sans hauteur ni profondeur, un monde insortable et inhabitable, un monde cadenassé pour leur seul profit de marchands de malheur.


    ________________________________



    1 - Tout ce qui ne nous sera pas accordé d'espérer ni de vivre et que l'on n'arrachera pas non plus à une organisation de l'existence dont le contrôle nous échappe pour le plus grand bonheur d'une oligarchie mondiale vorace qui n'en a jamais assez de notre sueur, de nos  larmes et de notre sang.

    2 - Réal-sociologie : copyright Serge ULESKI, le 6 Août 2013 : tout ce qui ne nous sera pas accordé de connaître et de comprendre et qu’on ne pourra pas non plus exiger de la sociologie rebaptisée pour l’occasion : science de l’omission.

     

    3 – On a caché les crimes staliniens et les conditions de vie en URSS à une classe ouvrière qui votait communiste... pour "ne pas désespérer Billancourt", aujourd’hui, aux sociologues, il est fortement conseillé de cacher un fascisme taillé sur mesure et dans le marbre, jour après jour, nation après nation, culture après culture, être humain les uns après les autres… à savoir, le fascisme d’une mondialisation soutenue par toute la classe politique du PS à l'UMP en passant par les centristes et les Verts ; une mondialisation contrôlée par les multinationales et la pègre ; un fascisme loi d’airain du fric et du pilonnage permanent des humbles et des relégués au nom d’une justice sociale emballée dans les cartons d’une science économique sans visage, sans morale et sans honneur ; loi qui ordonne la fin des toutes les controverses et de tous les débats.

     

    Il est vrai que les historiens, eux, n'ont pas attendu les sociologues pour pratiquer cette éthique dite "de responsabilité" qui n'est dans les faits, et là encore, qu'une porte ouverte au mensonge par omission car l'Histoire, ce punching ball qui permet d’éliminer la mauvaise graisse des Nations - en effet, on se sent tellement plus léger après, aérien presque.... quand à son passé -, c'est la guerre et c'est aussi la lutte des classes.


    4- Dites-moi où vous placez le ressentiment et je vous dirai si oui ou non vous avez déjà commencé de vous vautrer dans une éthique de responsabilité qui n’est dans les faits que de l’arrivisme sociale et professionnelle.

    Et à ce sujet, on ne questionnera sans doute jamais assez comment en trente ans on est passé de la critique légitime et reconnue comme salutaire, une critique au service de la justice sociale, à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler  «  le ressentiment » pour disqualifier toute analyse critique de ces mêmes rapports sociaux ? Détournement pratiquée en priorité par cette "gauche" qui toujours trahit et par ses pique-assiettes.

    Et puis ceci encore : comment Nietzsche, penseur profondément et essentiellement anti-politique, voire a-politique, a-t-il pu servir de référence et point d’appui dans ce domaine ?

    Concomitance troublante, on ne manquera pas de noter que ce détournement concerne aussi le terme « conspirationniste » pour discréditer toutes les tentatives d’investigations d’une réalité que l’on voudrait nous cacher.

    Ressentiment contre justice sociale, conspiration paranoïaque contre investigation... la boucle est maintenant bel et bien bouclée. A quelle fin ? Devinez !


     

    5 –  Né à Oran (Algérie), vllle et pays qui vous condamnent à l'exil... que l'on ne peut donc que quitter une fois l'Histoire en marche, Corcuff, comme tous ces individus sans terre, sans racine ni patrie autres que leur engagement de sociologue révolutionnaire fonctionnarisé (il enseigne à l'IEP de Lyon) ... compense comme il peut avec un internationalisme désincarné et imbécile, sans queue ni tête, et pire encore, sans réalité tangible, sorte de passion à rebours, juvénile voire infantile, un peu comme ces enfants abandonnés très tôt qui se figurent que tous les adultes sont leurs parents, ou bien plutôt... qu'aucun d'entre eux jamais ne le sera face à ceux qui auraient dû l'être et qui ne l'ont pas été.



    6 - Lire le penseur Michel Clouscard à ce sujet.


     

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