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  • Le Tour de France et son petit peuple

     

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                  Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...

    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Lille à Montpellier.

    En grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée, loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent. Et cinq heures de selle plus tard, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié, écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est rapporté là, dans des interviews données à bout de souffle, grimaces et douleurs, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

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                 Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués, 180 "forçats de la route" partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent.

    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

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                 Parole donnée, contrat qu'il faudra respecter à la lettre pendant trois semaines pour quelques euros en fin de parcours pour le plus grand nombre, le Tour c'est aussi  un engagement qui ne souffrira aucune volte-face, aucun dédit : solidarité et esprit d'équipe devront tout emporter et tout remporter car le cyclisme est bien le sport le plus collectif parmi les sports individuels : seul, rien n'est possible.

                Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits : du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville d'un des coureurs que le Tour traversera au pas de charge et de course… mieux encore… une étape peut-être !

    Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires, une centaine de télévisions, quatre mille hommes et femmes travaillant d'arrache-pied pendant trois semaines. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique. 

                  Mythologie romantique, Albert Londres, Henri Decoin, Antoine Blondin et d'autres encore, célèbreront le lyrisme de cette frénésie.

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et si sept à quinze millions mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réuni là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort ; effort quasi sur-humain, le partager, le célébrer... témoigner, avoir été là, tout près, le jour de la victoire du grand champion... irremplaçables ils sont tous ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

    Personne !

     

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                 Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Rien de surprenant à cela : a-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir, occuper et dominer des populations entières à bicyclette ?

    Là où le football casse, insulte et agresse, le vélo - et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France -, adoucit les mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique.

     

                Pour cette raison, aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser avec le Tour de France.

     

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  • Jeux olympiques de Rio : 2 minutes d'arrêt

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    28 sports et 42 disciplines

    306 épreuves...

    Des milliers de médailles remises dont 812 "en or" (6 gr d’or dans une médaille : eh oui, faut pas rêver non plus !) ; des milliers d’athlètes pour les porter au tour du cou ; et puis d’autres qui n’auront gratifié un public télévisuel qui se compte en milliards que d’une éphémère prestation-apparition…

    Et à ce sujet, en cas d’élimination précoce, comment un participant s’arrange-t-il avec l’échec ?  Car, si l’important c’est de participer, et même si aucun n’ignore les enjeux financiers autour de leur victoire ou de leur défaite, il faut tout de même y avoir laissé quelques gouttes de sueur à ces Jeux car, sacrebleu ! on n’est pas là pour faire de la figuration non plus !

     

                   Qu'à cela ne tienne... ces Jeux de Rio touchant à leur fin, le moment est peut-être venu de partager quelques réflexions et autres remarques à propos de ce qui nous a été et de ce qui nous est donné à voir et à entendre ; et deux minutes suffiront :

                   A tout seigneur, tout honneur, même si de basse extraction… le beach- volley n’aura pas manqué de retenir notre attention trente secondes, montre en main -  le temps de s'en moquer. Et puis… faut-il vraiment commenter ce divertissement de plage élevé tant bien que mal, plus mal que bien d'ailleurs, au rang de « sport » olympique de surcroît ?

                   Changeons donc vite de registre : avec le basket, c’est un panier toutes les 5 secondes qui nous est donné à voir et à revoir - un pour toi, un pour moi -, et puis, parce qu’il faut que ça s’arrête un jour... pour cette raison, difficile de ne pas trouver ce va-et-vient d’un camp à un autre, d’un cerceau métallique à l’autre, d’une prévisibilité rédhibitoire au possible, d’un réel ennui ; un ennui peu commun ; rare donc, très rare cet ennui qui vous submerge au bout d'une dizaine de minutes et qui vous laisse sans secours, sinon un seul : voir ailleurs.

                   Et c'est alors que l'on se tourne vers le judo, déjà un peu émoussé : kimono et tatami… tirage de maillot cinq minutes durant. Catch ? Lutte ? très vite, très tôt, on ne sait plus ce que l’on est censé regarder, ce à quoi l’on est censé assister tant les deux protagonistes n’ont de cesse de se tirer par le revers de leur kimono comme d’autres par la barbichette :

    « Ben alors, tu veux faire du Judo ou pas ? On est là pour ça quand même !

    • M’enfous ! Tu m’auras pas ! 
    • Déconne pas. On nous regarde. Allez, laisse-toi faire, merde !
    • Toi d’abord !
    • Moi ?
    • Oui, toi !
    • Pourquoi moi ?
    • Parce que...»

    On ne louera jamais assez la présence d'un juge-arbitre pour mettre fin à ce face à face imbécile de chiffonniers où l’on finit débraillés et en sueur : une sueur pour rien ou pour si peu car, quitte à transpirer, rien ne remplace un footing le matin au lever du soleil à l'air libre.

                     Etouffant, suffocant même, en désespoir de cause, on se décide à prendre le large et le vent mais sans la tempête … en se tournant vers la mer, sous la protection du Christ géant et rédempteur de la baie de Rio : la Planche à voile ; et là, c'est la douche froide.

    Mal à l’aise sur leur planche, et plus encore lorsqu’il est question de manœuvrer et pas simplement de se laisser porter et conduire par le vent, -  quiconque serait plus à l’aise sur une bicyclette ou tout simplement à ne rien à faire -, une question nous vient très vite à l'esprit et sans mauvais esprit : qui un jour a bien pu décider qu’il était d’une importance extrême d’être capable de se tenir sur une planche montée d’une voile ?

    La planche à voile ? Un sport qui se pratique à coup de reins, semble-t-il ; coups de reins répétés, tellement la planche est réticente à accomplir ce à quoi on la destine ; on la maltraite pour qu’elle avance… et quand ce sport décidément très convulsif est pratiqué par des femmes, ces coups reins experts et déterminés laissent un homme songeur, très songeur : "Peut-être que dans d'autres circonstances..."

    Mais laissons là cette digression que d’aucuns qualifieront de tendancieuse et les cons de « machistes » (1)

     

                       Patins à roulettes, beach-volley, des lanceurs de javelot et de poids aux lanceurs d’alertes absents... soulever, jeter, aller et venir, à pied, à bicyclette, à la rame, courir encore et encore, seul, à deux, à huit avec ou sans témoin (en catimini ?) à passer et à repasser à temps, avant tous les autres de préférence - soit dit en passant, sur 400m, avoir recours à trois relayeurs pour couvrir cette distance, c’est à se demander s’il ne serait pas plus raisonnable pour les participants de rester chez eux, tranquillement assis ou bien à contempler les étoiles, filantes de surcroît -, il ne manquait donc plus que le roller et le squash ! Mais quand arrive le Badminton, après le golf, là, vraiment, la coupe est pleine ; on ne peut plus alors prétendre ignorer ceci : dans ces Jeux dits olympiques - les dieux de l’Olympe doivent franchement faire la gueule ! -, de Rio ou d’ailleurs, ce qui est à l’honneur, nul doute, ce n’est certes pas le sport - pour peu qu’il puisse en être question dans ce contexte et ces conditions -, mais bien plutôt la couverture médiatique de l'événement : l’audience télévisuelle ; pour cette raison, tous doivent pouvoir y trouver leur compte ! Les insatiables du foot et du basket sur canapé et ceux qui n'ont que le badminton l’été sur les plages pour se dépenser, faute de moyens (un jeu de 2 raquettes et un volant pour 10 euros - made in china svp !).

    Le plus insupportable dans le cadre de ces Jeux de Rio, car on n'aura pas pu ne pas remarquer, c'est le sérieux avec lequel des « athlètes » qui, il faut ici le dire, font injure à ce terme à chaque coup de raquette, fournissent leur prestation olympique ; des athlètes que personne ne pourra raisonnablement désirer fréquenter, moins encore, serrer les mains ou pire, leur adresser la parole car, quand on met autant d’application et de sérieux, le visage fermé et tendu, comme s’il pouvait bien être là maintenant question de vie ou de mort,  à pratiquer ce qui n’est même pas un divertissement, on appelle inévitablement le jugement suivant ; un jugement sans équivoque et sans nuances : la vacuité humaine n’a pas de limite ; pour cette raison, la remise d’une médaille quelle qu’elle soit, d’or, d’argent, de bronze ou même en chocolat, à ceux qui pratiquent cette activité, ne peut être considérée que comme un outrage.

    Aussi, on devrait pouvoir intenter un procès à ceux qui ont l’incommensurable prétention et bêtise (on ne sait plus comment les nommer !) de juger digne de figurer au palmarès des Jeux olympiques cet amusement pour cul-de-basse-fosse, jadis destiné à des jeunes filles qui n’avaient qu’un droit, se marier, faire des enfants et se taire ; sans oublier ceux qui le pratiquent dans le cadre de cette compétition ainsi que ceux qui les regardent.

     

                   Beach-volley, planche à voile, badminton... qu'est-ce à dire ?

                   Quid de l’athlétisme, demanderez-vous ?

                   Ah ! L’athlétisme, le vrai, le seul, proprement dit ou salement évoqué ! A propos d’un 110 m avec ou sans haies, qu’il soit couru en un trentième de seconde de moins que les années précédentes, excepté celui ou celle qui a « travaillé » des heures, des jours, des mois durant à cette performance toute relative, cela peut bien intéresser qui, franchement, ?

    Le téléspectateur vautré dans son canapé, ventripotent, un pack de bière à ses pieds, rotant plus souvent qu’à son tour ?

     

                    Avec la retransmission du badminton, c’est dans un tonitruant éclat de rire que l’on plongera dans l’obscurité la retransmission de ces Jeux au service d'un comité non pas sportif mais de sponsors et d’annonceurs publicitaires racketteurs rackettés par plus voraces et plus corrompus qu'eux : cet autre comité avec ses exigences financières exorbitantes.

    Quant à cette fièvre nationaliste que ces jeux sont capables de réveiller, dans le top 5 du classement des médailles, on retrouve les puissances économiques et militaires dominantes, les deux ou trois plus grands emmerdeurs de la planète ( c'est un euphémisme) et leurs larbins docteurs es chaos ; rien de surprenant à cela : la guerre c’est du sport et le sport c’est la guerre pour ceux pour lesquels la défaite n’est pas une option ; tous donc se retrouvent au cours de ces jeux : arrogants et dominateurs ; qu’il soit permis ici de rappeler que les Peuples ne se souviennent que d’une chose : des bombes qu’ils se sont prises sur la gueule mais jamais, au grand jamais, d’une médaille d’or gagnée par un athlète… en attendant qu’elle lui soit retirée pour dopage quelques années plus tard, car à vaincre sans péril, sinon pour sa santé, on triomphe sans gloire dans la guerre comme dans le sport.

    Et à ce propos, que deviennent nos médaillés, une fois la trentaine passée ? Dépression, prise de poids, cancer précoce, suicide... autant de sujets tabous.

     

                    Mais alors.. tenez : rendez-nous les Jeux du cirque ! Gladiateurs et lutteurs ! Dans l’arène, au centre, là où la poussière recouvre tout, et face aux lions, on y trouvera les membres du CIO (Comité International Olympique) aux voix et à la charte sonnantes et trébuchantes - jeux de quilles et pots de vin ; du meilleur cru, nous affirme-t-on ! Et l'on aura aucun mal à remplir la fosse puisque chaque jour la presse nous révèle qu’ils sont légion… (romaine !). Inutile de préciser qu’à chaque demande de grâce, c’est bel et bien une fin de non-recevoir qui viendra ponctuer un recours qui n’a pas lieu d’être exercé, pouce bien bas, le plus bas possible jusque dans les profondeurs de notre dépit amusé dans l'obligation que nous sommes de devoir rire de tout avant de nous en moquer allègrement.

     

     

    1 - N'empêche, si demain je dois absolument faire la connaissance d'une sportive - imaginez que cela devienne obligatoire ! -, il faudra impérativement qu'il soit question de planche à voile. C'est décidé.

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  • La vérité sur la coupe du monde du Brésil

     

                 Chaque coupe du monde semble être l'occasion pour toutes les mafias, tant locales qu'internationales, de nous rappeler qu'aujourd'hui, rien ne peut se faire sans eux ; et au prix fort qui plus est.

                Initialement évalué autour de 3.5 milliards de dollars, le coût de la coupe du monde du Brésil s'élèvera entre 10 et 15 milliards. Combien de logements décents, combien d'hôpitaux et d'écoles qui ne seront jamais construits... dans un pays qui en manque cruellement ?

     

     

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                ... des budgets qui ruinent les pays organisateurs donc... et comme un malheur n'arrive jamais seul : corruption des comités exécutifs des fédérations nationale, européenne et mondiale, aux dirigeants bedonnants, mégalomanes et tyranniques ; matchs truqués ; aucun esprit sportif ; arbitrage corrompu, complaisant ou incompétent ; sponsors dictatoriaux ; tricheurs que l'on nomme "joueurs", souvent plus doués pour les simagrées que ce pour quoi ils sont payés ; des supporters au mieux injurieux, au pire... racistes et haineux...

     

     

     

            ... victoire et jubilation éphémères, chauvinisme onirique "On se prend à rêver : reconnaissance et puissance", c'est à celui qui hurlera le plus fort, le visage défiguré d'une frénésie paroxystique, à la fois transfert brutal et dé-charge compensatoire violente, à la racine desquels on trouvera très certainement nombre de frustrations et d'humiliations.

    Opium des Peuples désoeuvrés (auxquels il n'est proposé aucun projet), souvent bafoués... et si, finalement, en ce qui concerne le football, seul le ballon était respectable, et deux fois plus respectable encore, à l'occasion d'une coupe du monde ?

     

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    Pour prolonger, cliquez : La FIFA accusée de corruption

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  • Le Tour de France et son petit Peuple

     

              Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...


    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Nantes à Montpellier… en grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent…

     

    Et cinq heures de selle plus tard, écarlates, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié et écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est apporté là, dans des interviews données à bout de souffle, parfois grimaçant de douleur, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

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    Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent…

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    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

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    Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits, du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville, du village que le Tour ne manquera pas de traverser… mieux encore… une étape peut-être ! Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique.

    Tour de France... vin et encouragement.jpg

     

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et le moment venu, on pourra même courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort.

     

    Et si sept à quinze millions de Français mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réunie là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Irremplaçables ils sont ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, Peuple sans violence, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

     

    A-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir et occuper et dominer de populations entières à bicyclette ?


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    Certes non !

     

    Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Car, le vélo et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France, semble adoucir mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique avec laquelle aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser.

     

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  • Non au championnat d’Europe des moins de 21 ans en juin 2013 en Israël !

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          Sarsak, footballeur palestinien emprisonné durant 3 années par Israël

              Mahmoud Sarsak, footballeur palestinien, membre de l’équipe nationale, qui a été emprisonné durant 3 années par Israël, sans inculpation et sans procès. Dans cet entretien, il revient sur les conditions de son arrestation par les services de sécurité israéliens, sur les tortures qu’il a subies en détention, et sur sa tournée en Europe contre l’organisation de l’Euro des -21 ans prévu en Israël en juin 2013.

     

                  Cantona, Noam Chomsky, Ken Loach + 50 footballeurs protestent

     

    PETITION

     

            Là-bas : vol de la terre, assassinats, meurtres, bombardements civils, occupation, humiliation, emprisonnement sans procès ni jugement, tortures... près de 4000 prisonniers politique.

     

            Ici en France : bannissement, chantage professionnel, chantage à l'anti-sémitisme, racket sous la forme de procès sans nombre contre quiconque ose dénoncer - qu'ils soient journalistes, artistes, producteurs radio et télé, universitaires et blogueurs -, cette politique israélienne et la connivence jusqu'au plus haut sommet de l'Etat français de la quasi totalité de la classe politique et médiatique.

     

    Logo pétitionSIGNER LA PETITION

     

    Nous montrerons ainsi à Israël que la morale et l’éthique sportives ne peuvent tolérer les violations du droit pratiquées par l’état d’Israël. L’histoire a montré, du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, que ce type d'action était une arme efficace pour combattre le racisme et les injustices : la Fédération Sud-Africaine avait ainsi été exclue de la FIFA en 1976.

     

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  • Rugby, coupe du monde, sport et connivence

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               Billet dédié à tous ceux qui n'ont rien vu (ou qui ont voulu ne rien voir) à Auckland-Eden Parck, le 23 octobre 2011 à 21H (et ils sont nombreux !)

     

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                Après la finale de la coupe du monde de rugby "France-Nouvelle Zélande", un seul gros titre, une seule UNE auraient dû s'imposer : La victoire volée ! (1)

    Car, rarement, à l'occasion d'une finale, l'arbitrage aura aussi scandaleusement favorisé le pays d'accueil, à savoir : la Nouvelle-Zélande.

    Télés, presse, Internet, lecteurs et téléspectateurs avec eux, tous semblent délibérément et joyeusement avoir ignoré ce vol qu'a été la victoire du pays organisateur de cette coupe du monde comme pour mieux passer à côté de l'essentiel et taire une vérité dérangeante et inavouable.

    Aussi, osons, un instant, jeter un coup d'oeil là où, partout ailleurs, on préfère détourner le regard.

     

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                 A chaque fois qu'il est question de sport et de jeux collectifs en particulier (Football et rugby en priorité, là où les enjeux financiers et nationaux sont les plus importants), c'est sans gaîté de cœur qu'il nous faut constater depuis une bonne vingtaine d'années maintenant, que ce n'est plus le meilleur qui gagne, ou celui qui commet le moins de fautes, (ou bien encore, dans le sport individuel, celui qui, en dopage, a le meilleur conseiller et le meilleur suivi), mais l'équipe ou la nation qui est économiquement et politiquement programmée pour gagner.

    Et ni l'énergie dépensé ni l'enthousiasme de ceux qui soutiennent à grand renfort de billets d'avions, d'hébergement, de tickets de match de plusieurs centaines d'euros et d'endettement, ces manifestations dites sportives... pourtant réglées longtemps à l'avance, ne nous feront oublier que ce sont bien de joyeux drilles d'une naïveté qui force tantôt l'admiration, tantôt la désolation - en effet, il se pourrait bien que tous ces supporters acceptent délibérément d'être floués (et leurs équipes... volées de leur victoire) en échange de quelques jours d'insouciance feinte autour d'une manifestation-exutoire d'un quotidien d'un ennui abyssal -,

    De joyeux supporters, gais lurons que des fédérations sportives nationales et internationales roulent dans la farine de compétitions qui n'ont de sportives - dans l'esprit -, que l'argent qu'elles rapportent, et parfois, que la violence qu'elles génèrent - racisme et nationalisme ; compétitions qui ne cachent même plus leur soif de profits ; pour ne rien dire des chaînes de télévision avec ses téléspectateurs tout aussi complices, ou plus simplement ignorants (2).

    Pour une dénonciation de cette supercherie que sont devenues les rencontres sportives, inutile de compter sur les médias et les journaux -même et surtout spécialisés -, qui ont besoin de vendre de la pub et du papier !

    De là à penser qu'il n'y a plus rien de respectable dans le sport et ses supporters bruyants, même paisibles mais... complaisants au-delà de tout ce qu'on peut imaginer, il n'y a qu'un pas qu'on franchira allègrement dans le refus d'être les complices d'une auto-illusion collective qui aurait pour objet un sport où le meilleur gagne...

    Car, ce qui frappe dans les commentaires et les analyses, c'est bien cet enthousiasme béat, enthousiasme de connivence, de ceux qui, délibérément, et sans doute aussi pour ne pas passer pour des rabat-joies, se font les relais de cette escroquerie avec la complicité de supporters et de joueurs qui, manifestement, y trouvent un intérêt qu'il sera difficile d'ignorer : exutoire et diversion sociale pour les uns, salaires et carrières pour les autres sur le dos de la vérité sportive au profit d'un mensonge toujours à réinventer, tournoi après tournoi, coupe du monde après coupe du monde.

    Ce qui explique très certainement le silence autour de cette finale de rugby et la victoire volée à cette équipe au prise avec un arbitrage lâche et veule ; équipe qui, avant d'être de France, aura pourtant été censée servir les valeurs du sport, et les règles du rugby en particulier, le temps d'un tournoi.

     

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    1 - Merci de vous reporter au : le compte-rendu du Guardian (quotidien britannique de centre gauche)

     

    2 - C'est à se demander si les supporters ne paient pas des billets à prix d'or dans le but de voir la meilleure équipe perdre, et qui plus, la leur ; ces mêmes supporters n'ayant qu'une idée en tête, une fois le match terminé et perdu : se précipiter aux guichets pour acheter d'autres billets.

    Lien permanent Catégories : politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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