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télévision

  • "Ce soir ou jamais" dont il n'y a plus rien à sauver

     

    Une nouvelle intifada s'est-elle déclarée en Israël ? 

    "Ce soir ou jamais"  émission de France 2 du 16 octobre 2015 à 22h35, se propose d'en discuter, d'en bavarder, de faire un peu de bruit autour de cette interrogation

     

     

                  Sont invités : Robert Misrahi (1), Leïla Seurat, Valérie Zenatti, Esther Benbassa, Elias Sanbar et Julien Salingue... entre autres.

    A noter : pas un seul Musulman, pas un seul Arabe, pas un seul Palestinien de nationalité française ! Excepté un poète palestinien très très modéré (2) qui ne vit pas en Palestine occupée qu'il a quitté enfant en 1967 et qui, aujourd'hui, devrait se tenir auprès des Palestiniens, et avec eux dans les gravats... et un européen blanc à boucle d'oreille, tous deux faisant face à une flopée d'invités très très très proches d'Israël... pour ne rien dire de ceux qui y vivent.

    Au moins, Taddéï nous aura-t-il épargné la présence de Leïla Shahid, de la jet society palestinienne - tailleur Chanel et bijoux Cartier -, dite "porte- parole de l'autorité palestinienne" en France.

     

                         Musulmans et/ou Arabes français absents des médias tout au long de l'année... Musulmans et/ou Arabes absent des débats. C'est d'une logique implacable ! D'autant plus qu'on interdit à tous ces Français arabes et/ou musulmans tout élan de solidarité envers leurs frères palestiniens (arabes, musulmans, sémites) sous peine de se voir accusés, chez eux en France, d'antisémitisme.

                        Aux uns tout est permis, aux autres... rien.

     

                        Taddéï qui valide cette interdiction est sans doute le plus à plaindre dans cette affaire car, fidèle et shooté aux médias qui le lui rendent pourtant très mal - il est sans cesse déprogrammé ; son temps d'antenne est amputé année après année -, Taddéï fera tout pour rester devant une caméra (Ici sur France 2) ou derrière un micro (là sur Europe1) et dans la presse aussi ! Pour y faire quoi ? Pour contribuer à quoi ? Pour y laisser quelle empreinte ?

                         Pauvre Taddéï qui a décidé voilà quelques années maintenant, de se contenter de ce que l'oligarchie médiatique d'Etat ou privée voulait bien lui accorder !

     

     

     

     

    1 - Ce philosophe justifiera les crimes d'Israël, l'occupation, le vol de la terre, les bombardements civils, le non respect des lois internationales, au nom des crimes nazis.

    Les Nazis sortaient leurs révolvers quand on leur parlait culture. Les sionistes, dès qu'ils entendent parler "justice contre le mépris, les discriminations et l'occupation à des fins d'expansion colonialiste" sortent l'artillerie lourde des crimes de ces mêmes Nazis dans l'espoir de faire taire toute contestation.

    Pauvre philosophie ! Pauvre philosophe !

    Faut dire que... la morale, quand elle est acculée, finit toujours par recourir au crime.

     

    2 Sans doute est-ce la fréquentation des salons littéraires parisiens qui a laissé son empreinte sur ce poète à propos duquel on s'étonnera qu'il ne soit pas en Palestine au côté de son Peuple, avec lui dans les gravats ; les plateaux télé n'ont jamais rien fait pour la cause palestinienne et plus important encore,  rien non plus dans la dénonciation de la complicité de l'Etat français dans son soutien à Israël et sa politique abjecte de colonisation.

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     Pour prolonger, cliquez : Taddéï fait sa rentrée

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  • Guillaume Dustan : je me souviens

     

     

     

     

               Ecouter Guillaume Dustan c'est faire le constat suivant : difficile de lui donner tort... lui qui avait et a aujourd'hui encore raison... dans ce sens où personne n’arrivait, et n'arrive, à la cheville non pas de l’auteur lui-même mais de ce qu’il aurait fallu être capable d’afficher comme éthique et comme morale personnelle pour le contredire ; et c’est alors toute la société maintenant disqualifiée qui reste muette car incapable de lui porter la contradiction.

    Et cette société en est à ce point consciente qu’aujourd’hui, tous les individus comme Dustan ont été bannis des médias dominants et interdits de visibilité sociale.


    Il est vrai qu’Internet a quelque peu changé la donne.

     

     

    N'empêche....

     

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    Dustan chez POL

     

                   Condamné et poignant.... poignant parce que condamné Dustan ?

     


    Homosexualité : débat Nabe/Dustan 

     

     

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  • Quand Drucker parle de Delpech pour mieux parler de Drucker

     

                     Au festival "Plumes de stars" d’Aix-en-Provence où il présentait un extrait de son one-man-show qui a pour sujet... devinez ?!... ses 50 ans de carrière à la télévision, Michel Drucker, shooté aux médias, sous perfusion depuis un demi siècle - il est dit qu'il ne partira pas ! (1) -, a donné des nouvelles de Michel Delpech qui souffre d'un cancer ; avec beaucoup d’émotion dans la voix, il annonce : "Michel Delpech s’éteint doucement ; il fait face avec beaucoup de courage."

                    Sur les réseaux sociaux, le "communiqué" de Drucker fait un tabac : ils sont des milliers à souhaiter "bon courage" à Michel Delpech. Et là, difficile de refréner le désir de leur répondre à tous ceci :

     

                    " Bon courage aux 100 000 anonymes qui meurent du cancer chaque année... tout aussi courageusement ????? Comme si c'était une question de courage ! Et puis, comme si c'était plus dur de mourir du cancer quand on s'appelle Delpech que quand on a pour prénom ou nom Mohamed ou Dupont. Vous verrez ! Vous finirez tous par vous cotiser pour payer aux millionnaires des enterrements de première classe ; ce sera autant d'argent économisé par leurs héritiers."

     

                 Vraiment, la people-isation de la société est à son comble ! Abjecte et crétine tout à la fois cette people-isation esclavagiste ! Il est vrai que l'esclave finit toujours par se soucier de la santé de son maître... cet horizon indépassable de tout ce qu'il n'aurait jamais pu espérer pour lui-même.  

     

     

    1 Encouragés par un environnement d’affairistes voraces - argent roi, trahisons et corruption -, dès les années 80, nombreux sont ceux qui n’hésiteront pas à se servir de la télévision pour assurer leur propre ascension et prospérité professionnelles dans la durée car, après l’argent, c’est la longévité qui sera la mesure de toute chose.

    Viendra alors l’ère des animateurs parasites qui s'appuieront sur la notoriété de leurs invités pour faire carrière et asseoir leur légitimité, sans aucune prise de risques, sans esprit de découverte puisque pour « passer  chez eux » il faudra être impérativement « connu », voire célèbre.  L’animateur Michel Drucker sera et reste la figure archétypale de "l'animateur parasite", un CD dans chaque main, en VRP de SONY, d’Universal et de la FNAC,  un sourire complaisant pour accompagner des questions d’une flagornerie niaise, véritable insulte non seulement à l’intelligence mais plus important encore … à la dignité humaine.

    Avec Delpech, Drucker, aujourd'hui, va jusqu'à accompagner "les vedettes" qui ont fait de lui une vedette jusqu'à leur dernière demeure, recueillant leurs dernières volontés sur leur lit de mort-vivant. Mais qui accompagnera Drucker jusqu'à la sienne le jour venu, et quand ?

     

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                  Liège 2007 - Enregistrement amateur d'un Michel Delpech qui, s'il n'était pas parmi les meilleurs, était loin d'être le plus mauvais.

    Comme pour le Tour de France, c'est le public, ce peuple de l'ombre, leur enthousiasme souvent touchant, qui peut quelquefois nous faire aimer ces chanteurs de variétés.

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  • Jacques Chancel est mort : vive Jacques Chancel !

     

     

                   Encore gamins, nous serons nombreux à découvrir le meilleur de la télévision avec Jacques Chancel. Pour cette raison, mort ou vivant, présent ou absent, Jacques Chancel ça ne se déplore pas, ça se célèbre, lui et toute une génération qui ont permis de hisser l’audiovisuel à une hauteur de vue et d’écoute sans équivalent ; une génération de volonté et de courage, au service du partage de l’excellence auprès du plus grand nombre à une heure de grande écoute, et alors que l’on ne disait pas encore « en prime time ».

    Dans ces années-là, années 70, c’est « Le Grand échiquier » qui sera la clé de voute de cette ambition (avec « Droit de réponse » et parfois, « Apostrophes ») ; une émission de plus de trois heures diffusée en direct qui recevra les meilleurs, de Léo Ferré à Ivry Gitlis en passant par Ruggero Raimondi ; et même si on pouvait questionner les goûts de Chancel dans le domaine de la musique dite « savante » qui semblaient se cantonner à l'opéra italien, le boléro de Ravel, Offenbach et Tchaïkovski, n’empêche, trois heures durant, il nous avait été bel et bien donné d’atteindre une autre dimension - appelons-là comme on voudra ! -, aux côtés de ceux qui font figure d’exception pour une rencontre d’un autre type.

    Plus tard, il arrivera à Jacques Chancel de céder aux modes avec un grand échiquier BHL-France Gall, Arman et César, sans doute dans l’espoir de pouvoir survivre encore un peu en s’épargnant des récriminations quant aux choix de ses invités qui devaient ne rien devoir à la pression des agences de communication et de relations publiques et aux lobbys.


     

               Jacques Chancel c’est une époque où la télévision savait encore recevoir un invité qu’elle plaçait au centre de toutes les attentions ; et ce n’était que justice car ses invités d’alors s’étaient construits le plus souvent sans la télévision ; par conséquent, ils ne devaient rien à ce média qui les sollicitait : rien à vendre, rien dans les poches donc ! mais tout dans la tronche ! Et quelle tronche ! Dans le sens de… « Quels talents et quels esprits ! »

    Pour cette raison - gratitude oblige ! -  la télévision savait qu’elle leur devait à tous son existence même.

    Aujourd’hui, la donne a changé : la reconnaissance et la notoriété reposant sur une couverture médiatique qui décide de tout ou presque, les « invités » lui étant redevables comme aucune autre génération avant elle, c’est sans doute la raison pour laquelle ce qui est devenu « la télé » méprise à ce point ceux qui, selon son bon vouloir, sont invités à y faire un tour de piste et de manège, d’autant plus que l’inversion des priorités, d’aucuns parleront de « valeurs » -, est venue tout remettre en question ;  celui qui n’est plus qu’un animateur sera désormais placé au centre du dispositif et fera l’objet de toutes les attentions car, désormais, c’est lui que l’on cherchera à imposer tel un Dechavanne ou un Ardisson, les invités devenant alors de simples « faire-valoir », avec pour conséquence ceci : qui, aujourd’hui, descendra dans la rue pour sauver une émission, exiger son maintien ? Ou bien plutôt : qui et quoi mériteraient une telle mobilisation ?

    Rien ni personne.

     


                  Jacques Chancel aura été un des derniers à donner à la télévision ses lettres de noblesse juste avant le grand basculement et la grande débâcle ; naïf, il soutiendra la privatisation de TF1 en 1986 ; or, cette privatisation signera pourtant son arrêt de mort car, le service public ne cessera pas de courir après la chaîne de l’entreprise de BTP Bouygues : guerre de l’audience ; on raisonnera alors autour de… et l'on parlera une seule langue : audimat.

    Avec cette privatisation, Chancel refusera d’y voir une question économique aux enjeux politiques - politique culturelle et politique tout court ; il est vrai qu’il entretenait, depuis la fin de la guerre d’Indochine, un profond dégoût du politique.

    « Si vous ne vous occupez pas de politique, c’est la politique qui s’occupera de vous !» Jacques Chancel sera balayé, lui et tous ceux qui l'ont accompagné, près de deux générations, des années 50 aux années 80 (1) ; et il ne sera donné à personne de poursuivre leur « œuvre » à tous. En effet, les hommes susceptibles d’appuyer, de soutenir et d’encourager une telle ambition ne seront plus au rendez-vous, les présidents de chaînes n’étant que les passagers d’une croisière qui a pour nom : "Grandes écoles et hauts fonctionnaires, un jour ici, un jour ailleurs !", en SDF d’une fonction publique de moins en moins au service de qui que ce soit ; des hommes sans métier, venus de nulle part, embarqués vers une destination aussi incongrue qu’illisible, introuvable aussi, excepté dans les colonnes d’un compte d’exploitation impitoyable ; un voyage à la Jules Verne, à vingt mille lieues sous les mers, à vingt mille lieues de la vie, de la création et du battement de cœur d’êtres humains d’une singularité et d’une originalité qui forcent le respect et forment des générations entières à la culture de l’excellence.

    Et comme un fait exprès, tous ceux qui succèderont à cette génération ne serviront plus la télévision et son public ; en revanche, encouragés par un environnement d’affairistes voraces - argent roi, trahisons et corruption -, ils n’hésiteront pas à se servir de la télévision pour assurer leur propre ascension et prospérité professionnelles dans la durée car, après l’argent, c’est la longévité qui sera la mesure de toute chose.

    Viendra alors l’ère des animateurs parasites qui s'appuieront sur la notoriété de leurs invités pour faire carrière et asseoir leur légitimité, sans aucune prise de risques, sans esprit de découverte puisque pour « passer  chez eux » il faudra être impérativement « connu », voire célèbre.  L’animateur Michel Drucker sera et reste la figure archétypale de "l'animateur parasite", un CD dans chaque main, en VRP de SONY, d’Universal et de la FNAC,  un sourire complaisant pour accompagner des questions d’une flagornerie niaise, véritable insulte non seulement à l’intelligence mais plus important encore … à la dignité humaine.

    Arte, la chaîne franco-allemande créée en 1991 ne nous sera d'aucuns secours : télé agitée et bruyante d’info-graphistes branchouillards, pédants et fatalement creux, cette télévision sans visage ni voix, qui ne parle à personne et dont on sauvera juste quelques documentaires et quelques soirées thématiques, ne manifestera aucune volonté d’ouverture à la pluralité de toutes les audiences ; en effet, Arte n'aidera personne à s’élever ni à vivre, excepté ses salariés, et certainement pas une audience déjà informée et cultivée pour laquelle cette chaîne n'est que "le repos du guerrier" après une journée d’un labeur dit « intellectuel » à des postes qui ont pour autorité de tutelle qui, un ministère de la culture, qui de l’éducation nationale et d’autres encore… de l'enseignement supérieur : enseignants, profs, agrégés et quelques syndicalistes égarés.

    Après avoir passé une journée  « à faire de la culture », il est vrai qu'Arte permettra à ces "élites" de regarder la culture se faire sans elles ; ce qui doit bien les reposer, c’est sûr !

    Télé en vase clos, télé-ghetto, Arte, c’est la culture qui parle à la culture et ce faisant, n’en finit pas de se mordre la queue à longueur de soirées culturo-mondaines, tout au long de l’année même si cette chaîne n’oublie pas de diffuser des films étrangers doublés en français : véritable gageure.

    Aujourd'hui encore, on aura rarement vu autant de monde mettre un point d’honneur à éviter le chiffre 7 de leur télécommande comme on évite la peste et le choléra ; car la haine d’Arte est toujours palpable, tenace.

                   La haine de Jacques Chancel ? Jamais !

     

                   Face à un tel gâchis, il nous reste, certes, une consolation ; et de taille celle-là ! Internet... qui est toute la mémoire du monde ; le monde d’hier et le monde à venir.

    Ogre, Internet a tout dévoré, menaçant les derniers vestiges d’un audiovisuel à bout de souffle qui n’a plus qu’un seul message : « Amusez-vous et oubliez tout ! Le navire coulera bien assez tôt, avec ou sans nous !»

    De cette menace,  personne ne s’en plaindra car, la télévision doit mourir pour que cessent l’abaissement, l’abrutissement et la désinformation par omission d’un « 20 heures », public comme privé, risée du monde entier, et à la direction duquel on trouvera des gens grassement soudoyés pour ne jamais tenir tête à qui que ce soit.

    Et bien que nous soyons maintenant occupés ailleurs, ils nous tardent de rédiger l'oraison funèbre de cette "télé" et d’entonner un chant requiem : on imaginera un long cortège conduit par un Jacques Chancel maître de cérémonie... funéraire s'entend. Ce qui n'est que justice : Jacques Chancel a longtemps maintenue en vie une télévision aujourd'hui moribonde, il lui revient donc de l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure : le CSA.

     

                Aussi, longue vie à cette mort-là !


     

    1 - Dans le désordre : Marcel Jullian, Claude Barma, Lazareff, Sallebert, Decaux, Castelot, Lorenzi, Pierre Sabbagh.

     

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             Pour prolonger, cliquezAndré Bazin, « À la recherche de la télégénie »

     

     

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  • Taddéï fait sa rentrée...

     

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    Ce soir ou jamais... Vendredi 5 septembre 2014.

     

               C'est vers 23 heures que j’ai allumé mon écran avec trente minutes de retard - en effet, l'émission présentée par Taddéï était à l'antenne depuis 22h30 -, même si, dix minutes plus tard… je me suis trouvé contraint d’éteindre cet écran pour fuir l’ennui qui m’a assailli ; un ennui insupportable : une punition injuste.

    Faut dire qu'une pensée m'était venue : "A cette heure-ci, il n'y a sans doute déjà plus personne devant leur écran... sinon quelques chômeurs, quelques retraités, un ou deux universitaires venus écouter d’autres universitaires : Alors j’étais comment vendredi soir chez Taddéï ?"

    Les autres, les salariés, sont très certainement déjà dans un état comateux : le travail, les transports, les embouteillages, les enfants, les courses du vendredi ... une maison à 60 kilomètres de paris, là où on peut encore se l'offrir dans un environnement à peu près décent... 1h30 de route et de bouchons...

    A 23h15 devant son écran, il ou elle n'écoute déjà plus personne. C'est sûr !


     

                Les invités pour la première émission de la rentrée ?


                Cécile Philippe, une « économiste » qui n'a besoin de rien ; rémunérée par l'Etat - l'argent des contribuables... précisément ceux qui assument le principe de réalité et que l’on trouve dans les RER dès 6 heures du matin -, cette jeune femme, paradoxalement, n'aura pas de mots assez durs contre les déçus du hollandisme (ça existe le hollandisme !!!???) et ceux qui attendent tout de l'Etat ; une universitaire à qui il n'arrivera jamais rien de fâcheux sur un plan professionnel ; alors, qu'importe la mondialisation, cette guerre contre les salaires - mise en concurrence de tous contre tous -, guerre contre les acquis sociaux et la démocratie ! Elle est entrée dans la carrière à 2500 euros, elle en sortira à 4500, et si elle est un peu futée et docile, à 7500... à raison de deux heures de cours par semaine dans une grande école de la République, occupée, mais si peu, à faire la leçon aux enfants des classes supérieures ; justement là où leurs parents ont reçu la leur... de leçon : même banc, même fond de culotte.


               Jacques Attali qu'on ne présente plus faute de pouvoir en dire quoi que ce soit d'intéressant à son sujet ; un Attali qui, depuis quarante ans, vit sur le dos de la République et de l’Etat.

    Si on sait ce qu'on doit à un boulanger lorsqu'il prend sa retraite et cède son commerce - il se sera levé tous les matins à 4heures pour faire son pain et nourrir sa rue, son quartier -, en revanche, on est nombreux à se demander ce qu'on peut bien devoir à un individu tel que Jacques Attali, omniprésent dans les médias depuis un demi siècle et dans tous les lieux de "non-pouvoir", là où on sert sans états d’âme une oligarchie à la fois nationale, européenne et mondiale.


               Robert Hue maintenant... Robert Hue le laborieux ! Orateur à hue et à dia ! Petit talent, petites capacités, tout désigné pour la trahison mais... malgré lui, et qui plus est... à son insu – d’où son aplomb alors qu’il a toutes les raisons du monde de se faire oublier. Le croirez-vous : Robert Hue est venu nous donner des leçons d'homme de gauche... la bonne blague ! Quand on sait qu'à gauche, il est considéré, avec Mitterrand, comme le fossoyeur du parti communiste, reniement après reniement, compromis tous plus bancals les uns que les autres...

    Il a sorti ce qui se voudrait être un "livre". Il est venu le vendre. Seulement, il y a fort à parier que son éditeur et lui ne sachent pas encore que personne ne l'achètera car personne ne peut décemment souhaiter le lire. Ou bien alors... c'est à désespérer de tout.


             Autre invité : un philosophe respecté et sans doute respectable, Marcel Gauchet... à qui, il n'est rien arrivé, lui non plus, et qui ne fera jamais rien advenir ; vu son âge, il est sans doute déjà trop tard (1).


            Et puis... deux ou trois autres invités (je ne sais plus très bien combien et qui) dont la présence est destinée très certainement à réduire le temps de parole de ceux qui ont la langue un peu trop pendue car, le risque est toujours là, menaçant tel un couperet : les téléspectateurs se lassent vite ; or, le zapping n’est pas une option chez ceux qui produisent "CSOJ".... d’autant plus que France 2 court après l'audience de TF1, entreprise pourtant déficitaire : mais alors, l'échec aussi ferait donc des envieux ?



              Un dernier invité...  - ô surprise ! - Etienne Chouard (2), star du web et du tirage au sort ! Sauf erreur, il s’agit là de sa première télé… à une heure d’écoute somnolente ; un Chouard très vite contré par Attali : il y avait urgence sans doute.

    Star du net, on serait vraiment tentés de demander gentiment à Etienne Chouard que nous respectons tous sur la toile, de ne pas perdre son temps et son énergie avec ce qu’on appelle « la télé ». Car, comme il le fera si justement remarquer : si seuls les électeurs non politisés y croient encore lorsqu'ils votent… avec la télé, seuls ceux qui n’attendent rien ou qui n’ont besoin de rien, éprouvent le besoin de se figer deux, voire… quatre heures durant devant un écran, même géant et dernier cri :

          « Qu’est-ce que tu as fait hier soir ?

        - Rien. J’ai regardé la télé ».

     

    Il y a des confessions qui se passent de commentaire.


    ***

     

               Mais alors... au diable la télé ! Vraiment !


               Empressons-nous bien plutôt de retourner sur Internet, là où il est encore possible de construire quelque chose. Les internautes y sont actifs, inter-actifs même, voire hyper-actifs pour certains d'entre eux, et motivés ; ils ont soif : soif de savoir et de comprendre, même et surtout à leurs risques et périls ; et quittes à en sortir atterrés, ils auront toutefois la satisfaction de mourir dans le pire des cas, assis, sinon debout… mais certainement pas vautrés devant un écran qui ne peut plus et qui n’a plus rien à transmettre ni à partager.

     

             Aussi, dans ces conditions, grande est la tentation de signifier à l'animateur de "Ce soir ou jamais"...

     

             Allez Taddéï, laisse tomber ! Ton émission, c’est plié d'avance ! (3)

     

     

     

     

     1 - On peut néanmoins s'estimer heureux, Taddéï nous a épargné la venue d'un d'Ormesson : l'homme qui n'a rien à dire et qui le dit bien, paraît-il.

     

    2 - On aura noter le fait que… Attali, le parasite, s'est tout de suite senti visé par l'intervention d'Etienne Chouard ; d’où le ton disqualifiant de notre « expert en tout et à toute heure »  face à Etienne Chouard ; mépris qui a pour cause, n'en doutons pas un instant, une culpabilité et une honte devenues ingérables au fil des ans chez tous ces individus si mal préparés à une remise en cause pourtant salutaire car, si bien mal acquis profite toujours par les temps qui courent à grande vitesse, il n’en demeure pas moins que les habits d’un usurpateur et d'un faussaire sont lourds à porter en présence de ceux qui, sans prétention mais socialement novateurs et constructifs, même à perte, s’habillent léger… très léger… aérien même.

    Qu'il soit permis toutefois de conseiller ceci à Etienne Chouard : il est grand temps qu'il apprenne à faire face à la contradiction et à la mauvaise foi, en soumettant ses arguments à l’épreuve de ses détracteurs. Raisonner, c'est aussi une discipline quasi sportive après tout ! Il faut être athlétique ; et seule la concurrence  - celui qui menace de raisonner plus vite, sinon mieux -, permet de se maintenir à niveau.


    Dans tous les cas, on peut parier sur le fait qu'Etienne Chouard ne sera pas réinvité. Taddéï n’invite pas deux fois ceux que tous les autres n’invitent jamais. Il s’est acheté, et le service public avec lui, une bonne conscience en invitant Chouard, c’est tout.



    3 - Si Taddéï était vraiment sérieux et libre, il inviterait régulièrement Soral, Dieudonné, Chouard, Asselineau, Sapir, Berruyer, Colon, Kemi Seba, Laurent Louis, les responsables du site 9.11 pour nous donner des nouvelles de la version officielle des événements du 11 septembre car, ça bouge aussi de ce côté là... et puis, tant d’autres...


    Avec CSOJ, le service public est « à fond » ... il ne peut pas faire plus !
    Aussi, le meilleur service que l’on puisse rendre à Taddéï, c’est de dénoncer ses émissions faussement pluralistes et sa bonne conscience à moindre frais, à moindre coût, à moindre risque.


    Temps de parole des invités à "Ce soir ou jamais"  :


    Attali 18mn10 (29%)
    Hue 9mn13
    Philippe 7mn59
    Gauchet 7mn55
    Chouard 7mn09
    Goyet 5mn51
    Delaume 4mn01
    de Vitry 2mn11

     

    _______________


    Pour prolonger, cliquez : Penser la démocratie avec Etienne Chouard

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  • Un essayiste chez Taddéi : "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !"

     

                        Après le passage d’Alain Finkielkraut chez Frédéric Taddéi, vendredi 18 octobre - un passage de plus au cours d’une quinzaine très chargée qui aura vu  l'essayiste dans d’innombrables émissions de radios et de télévisions -, d’aucuns ont regretté ce qu’ils ont appelé le « bashing » de Finkielkraut par deux des invités de l’émission CSOJ : « Ce soir ou jamais » sur France 2.


    Qu’il soit ici permis de leur répondre.


    ***

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                 Face à Finkielkraut, on doit être d'une sévéritésans merci ; un Finkielkraut qui n'hésite pas à s'arranger avec des  Renaud Camus et autres Richard Millet (tous deux partageant des thèses proches des suprématistes blancs et chrétiens) selon le principe suivant (1) : "Ce qui nous réunit est plus fort que ce qui pourrait éventuellement nous diviser" ; le tout sur le dos des communautés africaine et maghrébine de France qu'ils attaquent en permanence et auxquelles ils n'ont pas un mot décent à adresser...


    Quant à donner des leçons de "francité" à qui que ce soit...


    Entre celles qui affichent un voile et qui l'assument (le voile et l’Islam en France : une des nombreuses obsessions de cet essayiste et de ceux qui l'entourent) et des Finkielkraut qui n'assument rien de leurs engagements, tous plus indignes les uns que les autres - Israël, les thèses du FN à propos de l'immigration et des Français qui en sont issus, un soutien sans faille à la puissance militaire et meurtrière que sont les USA et sa main basse sur l’Europe ainsi que la haine de la compassion pour l'autre quand il est "autre" et plus encore... "tout autre"... -, un seul choix s'impose : le combat contre tous ces « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! » car il y a dans les têtes des kippas et des crucifix qui valent - de très loin -, toutes les femmes voilées de la terre, consentantes ou pas, majeures ou mineures, à cette différence près néanmoins : le voile concerne une communauté reléguée, dont la majorité de ses membres occupe des emplois « disgracieux », pénibles, à la limite de l’humiliation contre une élite médiatico-intellectuelle vorace, qui n’en a jamais assez :  jamais assez de pouvoir, jamais assez d’espaces de prise de parole et de contrôle de cette même parole – qui est autorisé à parler, de quoi, où et pour le compte de qui ; une élite impitoyable à l’encontre des dissidents, des faibles et des disgraciés.



                Aussi, qu’il soit permis ici de rappeler ceci : Finkielkraut ne s’intéresse qu’à lui-même (2) et à sa caste, son pouvoir, ses passe-droits et ses privilèges ... dans le seul souci de n'en céder aucun à qui que ce soit… et en premier lieu, à ceux dont la « candidature » n'aurait pas été au préalable validée par cette même caste médiatique qui dirige tout et qui ne représente plus personne ; une caste au service d’une seule loi :  la loi du plus fort : « J’ai raison parce que c’est moi qui parle à la radio et qui passe à la télévision… et pas vous ! »


                Qu’on ne s’y trompe pas : ces gens-là sont bel et bien le monde tel qu’il est ; et c’est la raison pour laquelle toutes les portes leur sont ouvertes car la France de Finkielkraut  c'est cette France qui, depuis trente ans, a cadenassé tous les médias dominants, les entrées comme les sorties ; la France de ceux pour lesquels tout est permis, une poignée, et les autres, des millions, pour lesquels tout est interdit.


    ____________________


    1 - Alliance judéo-brune, chacun signant un pacte de non-agression de l'autre. Finkielkraut devrait être plus avisé car il semble que Camus et Millet aient trouvé en lui leur bon Juif comme d'autres leur bon Noir, Arabe ou encore, leur bon Musulman.


    2 - Paradoxe  suprême, il se pourrait bien que notre donneur de leçons impénitent, français de première génération (les parents de Finkielkraut étaient de nationalité polonaise) soit, de tous nos essayistes issus de l’immigration, le moins assimilé des « Français » (avec BHL), sa référence à la culture française n’étant qu’un écran de fumée derrière lequel ses analyses se déploient, là où il fait le choix de ses cibles privilégiées : les Musulmans (Maghreb et Afrique noire), et les antisionistes ; car il faudra bien que l’on se décide à dire tout haut ce que tout le monde se garde bien d’expliciter : toutes les préoccupations de Finkielkraut ont une seule et même origine, à savoir son appartenance juive ainsi que… ce qui est sans doute sa véritable patrie… Israël, et son obsession de l’antisionisme indissociable à ses yeux de l’antisémitisme. En effet, n’est-il pas celui qui a proclamé : « L’antisionisme est le nouvelle anti-sémitisme » ?! Ce qu’aucun Français  ne se hasarderait à affirmer pour la simple raison que le sionisme et l’Etat d’Israël sont le cadet de ses soucis.



    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut contre toute raison

    ainsi que... quand Finkielkraut reçoit Millet

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  • Le Tour de France et son petit Peuple

     

              Ouvert à cent quatre-vingts pays répartis sur deux continents, avec en prime, un ou deux Australiens venus tenter leur chance...


    Né du sol, de la terre et de l’histoire d’un pays, la France... le Tour c’est une boucle, la Grande Boucle qui ne finit jamais là où elle a commencé : mer, montagne, plaine, vallées, cols, montées, descentes... des Pyrénéens aux Alpes, de Nantes à Montpellier… en grappe indissociable, ou bien solitaire après une échappée loin d’un peloton décidément trop attentiste, les petites jambes, comme ailleurs les petites mains, celles d'une ruche travailleuse aux couleurs des maillots des sponsors - et pas toujours pour un salaire en or -, veillent au grain, protègent et couvent leurs leaders pour lesquels tous pédalent…

     

    Et cinq heures de selle plus tard, écarlates, les jambes aussi lourdes qu’une responsabilité quand elle est collective, le visage tuméfié et écarlate, c’est le témoignage d’un Tour de France véritable tour de force qui nous est apporté là, dans des interviews données à bout de souffle, parfois grimaçant de douleur, car le Tour n’épargne personne, même les plus talentueux.

     

    ***

     

    Entre deux crises et scandales autour du dopage, le Tour demeure infatigable ; depuis sa première épreuve en 1903, ce sont 2000 étapes et prologues qui ont été courus, 350 000 km, soit approximativement la distance terre-lune.

    Le Tour c’est aussi le carnaval avec sa Caravane aux milles gadgets et autres produits dérivés de sponsors qui n'oublient jamais le prix de l'investissement consenti ; une caravane privée de chameaux et de dromadaires avec pour seul désert le sable d’un bord de mer, le long d’un littoral hilare à cor et à cri, dans le bruit et la fureur de vivre le passage toujours trop court (et trop rapide en plaine) de 180 cyclistes casqués partis à l’assaut du granite, du marbre, du goudron, sous la pluie, le soleil, le vent…

    la chute Tour de france ULESKI.jpg

     

    Une seconde d’inattention, une mauvaise trajectoire, et c’est la chute !

    Coppi, Bobet, Anquetil, Eddy Merckx, Poulidor, Indurain... pédalez, pédalez, il en restera toujours quelque chose !

    Trois semaines plus tard : les Champs Elysées et une légende.

     

    ***

     

     

    Bien que mondial, avec le Tour, le local reprend tous ses droits, du continent au village, du champion australien à l’enfant du pays, de la région, du département, du canton, de la ville, du village que le Tour ne manquera pas de traverser… mieux encore… une étape peut-être ! Fabrique médiatique par excellence - 200 journalistes, hélicoptères, motos et caméras, retransmis dans plus de 180 pays (la communauté onusienne)…

    Le Tour de France c’est 100 millions d’Euros de chiffre d’affaires. Commercial - mais pas plus que les autres épreuves sportives -, on oublie trop souvent que cette entreprise privée qu'est le Tour est sans doute la plus nationale qui soit. Troisième manifestation sportive la plus regardée au monde, c'est dans les années 60 que la Télévision viendra prêter main forte au Tour pour une mise en image de tout un territoire et de tout un public alors encore invisible : tables, chaises, tentes, camping-car, sous un parasol ou sous un parapluie, c’est tout un Peuple que la Télévision nous proposera comme spectacle ; celui d'un enthousiasme frénétique.

    Tour de France... vin et encouragement.jpg

     

    Paysages à vous couper le souffle, territoires oubliés, perdus puis retrouvés, de découverte en découverte, le Tour est sans aucun doute la meilleure des vitrines et la plus exhaustive brochure touristique jamais conçue ! Et le moment venu, on pourra même courir aux côtés des cyclistes, faire un bout de route avec eux, les encourager, hurler qu’ils ne doivent pas relâcher leur effort.

     

    Et si sept à quinze millions de Français mobilisés autour de cet événement ne font pas une nation, pour un peu, on en viendrait presque à penser que c'est tout un Peuple qui s’est réunie là, toutes nationalités confondues, au bord des routes ou devant son écran de télévision ; tout un Peuple aux côtés d’un Tour de France réconciliateur et consolateur.


    Irremplaçables ils sont ! Car... qui peut nier le fait que sans eux, sans ce petit Peuple du Tour de France, Peuple sans violence, le Tour ne serait plus vraiment Le Tour…

     

    A-t-on déjà vu des armées battre le fer, vaincre, envahir et occuper et dominer de populations entières à bicyclette ?


    tour malet 2010 suporters uleski.jpg

     

    Certes non !

     

    Pacifique cet adulte qui court et hurle un « Allez ! Allez ! » altruiste et compassionnel aux côtés d’un cycliste qui rêve d’une victoire et sans doute aussi de repos ! Car, le vélo et sa plus grande fête et son plus grand hommage qu’est le Tour de France, semble adoucir mœurs et les tempéraments, et place un large sourire sur le visage d’un public qui nous réconcilie avec tous les publics et tous les enthousiasmes et tous les sports ; sourire et joie pour une célébration du courage, de l'effort et de l'intelligence tactique avec laquelle aucune autre manifestation sportive de masse ne peut rivaliser.

     

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  • Cixous, Kadaré, Karmitz et Le 11 Septembre

     

     

               Quand chez Taddéï, le 15 Septembre 2009, Mathieu Kassovitz doute de la version officielle des événements du 11 Septembre 2001.

     

     

    ___________________

     

     

    Enough is enough ! (Assez ! C'est assez !)

    Vous voulez traiter des événements du 11 Septembre 2001?!

    Soit !

    Vous pensez que tout n’a pas été dit au sujet de ces événements ?!

    Pourquoi pas !

    Mais... tenez-vous-le pour dit : confrontés à vos détracteurs, attendez-vous à ce que votre questionnement soit associé à de l'anti-américanisme, à du délire complotiste, à de la paranoïa, - et pour finir : à du négationnisme ; vos détracteurs convoquant tour à tour la psychiatrie et le crime contre l'humanité, tout en appelant à la rescousse l'asile, la prison et le bannissement à vie.

     

     

    ***

     

             Les trois invités supposés apporter la contradiction à un Mathieu Kassovitz qui n'est certes ni un historien, ni un intellectuel, ni un philosophe mais qui défendait le droit de tout un chacun d’exprimer son opinion, et pour ce qui l'occupait ce soir-là, son malaise face à la version des événements du 11 Septembre 2001 qui nous a été proposée par le gouvernement Bush...

    Ces détracteurs (1) sont à ranger dans les trois catégories suivantes :

    Honneur aux dames !

    En écoutant Madame Hélène Cixous, on ne pourra s’empêcher de penser aux propos de Bernanos : « Un certain degré d’optimisme chez les imbéciles donne l’exacte mesure de leur lâcheté », sans oublier Étienne de La Boétie et son « Discours de la servitude volontaire ».

    Chez Ismaïl Kadaré on pourra apprécier, tout en le regrettant, les dégâts sur le cerveau humain provoqués par cinquante ans de communisme ; et s’il existe encore des gens pour lire cet auteur (2), est-il aujourd’hui nécessaire de leur déconseiller vivement de poursuivre leur lecture ?

    Et le dernier de la bande : Marin Karmitz, parce que le ridicule ne tue plus et la bêtise pas davantage, lequel, sans rire et sans honte, se propose d’assimiler toute contestation des événements du 11 Septembre 2001 à du négationnisme ; amalgame abjecte qui n'a qu'un objet : discréditer puis, tuer médiatiquement et socialement tout individu qui s'aventurerait à remettre en question la version officielle de ces événements.

     

     

     

    1 - Plus intéressante encore est la démarche qui consisterait à analyser les raisons pour lesquelles des hommes et des femmes tels que Cixous, Kadaré, Karmitz et bien d'autres, ont absolument et impérativement besoin de penser - jusqu'à s'interdire tout questionnement -, que la version officielle ne nous cache rien des événements du 11 Septembre ; quel verdict à leur sujet ? Puisqu'à l'endroit de ceux qui contestent cette version, un verdict sans appel (parlons aussi de diagnostic) est déjà tombé : anti-américanisme, paranoïa et négationnisme.

    2 - Après la prestation télévisuelle de ce littérateur, un temps nobélisable, désormais, il ne faudra plus s’étonner que tant de gens se soient détournés de la littérature.

     

    _________________________

     

     

                  Il n'y a pas un journaliste, aujourd'hui dans le monde, pour affirmer que tout a été dit au sujet du 11 Septembre 2001,et que ce qui a pu nous être caché ne remettrait aucunement en cause les responsabilités engagées.

    Néanmoins, l’attitude des médias envers ceux qui questionnent la version officielle de ces événements ressemble plus à un reflexe-panique qu’à une décision réfléchie. Inutile de préciser que cette panique contribue à alimenter un climat de suspicion autour d’une possible omerta des medias sur ces événements.

     

                   Saluons ici le courage de Monsieur Taddéï !

     

                Manifestement, il existe une demande pour plus d’informations : qu’est-ce qui dans la version officielle peut être raisonnablement remis en cause ? Qu'est-ce qui, en revanche, demeure incontestable ?

    Aussi, serait-ce trop demander aux directeurs de rédaction de confier à leurs journalistes la tâche de recenser les éléments restés obscurs, d'énumérer les points irréfutables : en deux mots, de nous éclairer sur ces événements du 11 Septembre 2001 ?

    Pour sûr ! Cela aurait le mérite de remettre ces événements entre les mains de professionnels de l’investigation responsables devant leur hiérarchie et des lecteurs ou des téléspectateurs qui sont aussi des clients pour les uns, et des usagers du service public pour les autres.

     

    __________________

     

    Pour prolonger, cliquez : 11 Septembre 2001 : 14e édition

     

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