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  • Marc-Edouard Nabe : un regard sur ses années 2000

     


    Tout Nabe sur la mort de Ben Laden 1/2 par HamilcarGuimir

     


    Tout Nabe sur la mort de Ben Laden 2/2 par HamilcarGuimir

     

     

                     L'intégrale des interventions de Marc-Édouard Nabe, le 2 mai 2011 à l'émission spéciale de "Ce Soir ou Jamais" consacrée à la mort de Ben Laden.

     

     

     

                    Nabe revient sur les années 2000 et parle de son soutien aux Musulmans.

    Sujets évoqués :


    - Parcours d’un écrivain pro-arabe.
    - Carlos.
    - Négligence des Musulmans.
    - Attaquer les Juifs.
    - Défendre les Arabes.
    - Soutien des femmes.
    - Siné et Vergès face à l’ingratitude des Arabes.
    - Georges Ibrahim Abdallah.
    - Ben Laden.
    - La solidarité.
    - La Révolution.
    - L’Algérie, les Pieds-Noirs et le FLN.
    - Dieudonné.
    - Est-il plus méritoire pour un Musulman de sortir de sa banlieue pour rencontrer Marc-Edouard Nabe que pour Marc-Edouard Nabe de se déplacer à Bagdad sous les bombes ?

     

    ***

     

                Nabe s’est mal remis de l’échec de sa tentative en 2001 de rallier à lui tous ceux qui, en France, s’étaient réjouis des événements du 11 Septembre - il souhaitait cibler en priorité… les Français de culture arabo-musulmane -, avec la publication de l'ouvrage "Une lueur d'espoir" – comprenez : espoir pour les Nations arabes suite à ces événements (vidéo ICI ) -, qui fait l’éloge de Ben Laden, ange exterminateur et vengeur d’une Amérique dont il n’y a plus rien à sauver.

                 Nabe commettra une erreur  :  il refusera de questionner la version des événements de ce mois de Septembre 2001. Comment le pouvait-il quand on connaît ses motivations réelles ? A ses yeux, ces événements devaient être l’œuvre de Ben-Laden seul. Or, les « Arabes de France » ont voulu le beurre et l’argent du beurre : un « Ben Laden tout puissant » et la dénonciation des opérations sous fausses bannières, ou faux drapeaux, de l’Etat profond américain (CIA et NSA) ; Thierry Meyssan, lui, l’a fait ; il parlera d'imposture à propos de la version US des événements du 11 Septembre (vidéo ICI), et c’est lui qui « raflera la mise » ; Soral et Dieudonné aussi après Houellebecq en ce qui concerne la reconnaissance littéraire et toutes les facéties des médias qui vont avec.

    Dépité, Nabe tentera de se faire oublier ; et il aura au moins réussi ça ! Après un ouvrage sur DSK jugé "ingérable" par les médias... très vite, Nabe est allé cuver son échec comme on cuve un mauvais vin ; il est retourné à la peinture…  ou bien plutôt… au dessin en coloriste talentueux.

     

    ***

     

                   Que Nabe se console avec ceci : s'il n'est pas sûr que Houellebecq survive à la postérité car son "oeuvre" sans ambivalence peut se résumer en deux ou trois phrases ; en revanche, l'oeuvre de Nabe ne cessera jamais d'être re-visitée, sortant de l'oubli, y retournant, chacun allant y chercher une lecture "plurielle" et la promesse d'une transgression qui seule nous rapproche de la vérité ; ce type de travail littéraire sera d'autant plus recherché qu'il symbolisera l'exception qui confirmera une règle : celle un monde dans lequel Star Wars, Call of duty, leurs enfants et petits enfants auront tout balayé avant de tout occuper.

    ____________

     

    Pour prolonger, cliquez : Attentats parisiens : Marc-Edouard Nabe nous revient

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  • L'horreur médiatique avec Jean-François Kahn

     

     

                  
                   Quand JFK s'en prend, ou du moins, croit... s'en prendre aux médias dominants, médias de masse... c'est Papy qui fait de la résistance... avec des armes en plastique et des fusils painball face à un ennemi pourtant redoutable : les actionnaires des médias et l’Etat.

    Car, après Pierre Carles, Acrimed, et tout dernièrement, le sociologue allemand Niklas Luhman qui nous montre que les médias n’informent pas sur le réel mais le sélectionne par bribes et le fabriquent (à propos de Luhman, c’est ICI)… force est de constater que la dernière publication de JFK, "L'Horreur médiatique" (chez Plon, 178 p., 10 euros que vous n'aurez nul besoin de dépenser... rassurez-vous !) ne se donne les moyens de rien et sûrement pas de nous expliquer quoi que ce soit sur qui que ce soit.

     

    Quant aux exemples que notre papy a sélectionnés aux fins d'illustrer ce qu’il croit sans doute être une attaque sans précédent contre le mode de fonctionnement des médias…  - jugez plutôt : l'affaire Léonarda, l’affaire Clément Méric et l’affaire Abdelhakim Dekhar - le tireur fou -, là encore, force est de conclure que Papy Kahn prend soin de ne se fâcher avec personne… ses amis, collègues et autres compagnons de route d’une carrière médiatique à propos de laquelle il y a fort à parier qu'elle ne laissera aucune trace… ou bien alors… sous la forme d'une longue trainée de bave, celle d'un escargot qu’il aura été, long et lent à la comprenette.

                 En effet, tout au long de l'ouvrage, JFK évite de poser la question suivante : pourquoi les médias se refusent à toute analyse exhaustive pour une représentation objective, contextuelle et prospective des personnalités, sujets, catégories et pays suivants :

     

                 - Dans un premier temps : Poutine, l'Iran, le Hamas, Dieudonné, Mélenchon,Tariq Ramadan, Alain Soral, Hugo Chavez, Taddéï, les représentants syndicaux en rupture de ban et grandes gueules, les classes populaires, les rappeurs, les Musulmans, les femmes voilées, les économistes alternatifs, les partisans d'une autre Europe avec ou sans l'Euro, la critique de l'Otan, les anti-nucléaires (1)…

     

                  - Et dans un second temps :  - Pourquoi les médias ne s'autorisent plus aucune critique des USA et d’Israël ?

                                                           - Pourquoi les médias sont complaisants avec les Femen et impitoyable avec les représentants de "la manif pour tous" ?

                                                           - Pourquoi les médias refusent, à propos des conflits dans lesquels sont impliqués les USA, Israël, l'Arabie Saoudite et le Qatar, toute mise en perspective géopolitique, historique et économique qui prendrait en compte les intérêts de toutes les parties  concernées, du Liban à la chute du mur de Berlin, de la Somalie aux événements du 11 Septembre, de l'Afghanistan à l'Irak, la Libye, la Syrie et la menace qui pèse sur l'Iran... jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egypte... quand on sait qu'en dernier ressort,  ce sont rarement les peuples qui décident de leur avenir mais plutôt les véritables protagonistes-instigateurs de tous ces conflits… car, se refuser à toute mise en perspective globale, c'est encore une fois prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

     

                A propos de toutes ces questions, nos réponses ne se feront pas attendre.

     

           Sont en cause...

     

                             1 - Les actionnaires de ces médias : la Banque, l’Industrie du luxe et de l’armement, tous voués, l'Etat compris, à la cause d’une mondialisation sans scrupules, sans honneur ni justice, dévastatrice des cultures, des peuples, des nations, des démocraties, des souverainetés, des régimes et de la moindre aspiration à plus de justice pour tous dans un environnement qui aurait pris toute la mesure de la nécessité de repenser la complexité du monde, pour mieux nous proposer un monde virtuel, sans altérité ni pluralisme.

     

                           2 – Les salariés de ces médias, plus connus sous le nom de "journalistes"… qui occupent ce qui n'est plus que des « jobs » dont on ose à peine montrer la feuille de paie, de honte et de peur du ridicule selon le principe suivant : « Dites-moi combien on vous paie et je vous dirai quelle idée on se fait de l’emploi que vous occupez ». Et puis, les gros salaires de «patrons de presse» qui, dans les faits, ne sont que des salariés sur-payés dont la tâche principale consiste à maintenir un statu quo autour du métier de journaliste : Laurent Joffrin qui vient d’être remercié par les actionnaires du "Nouvel Observateur" pour mauvais résultats, tout chef de vente qu’il était… et sûrement pas pour manquement à ce pour quoi il avait été embauché - "pas de vague, pas de vague, surtout pas de vague !" - était l'archétype même du salarié sur-payé pour veiller sur une omerta et sur un "politiquement correct" lucratifs certes ! mais déshonorants.

    Profession chaque jour humiliée : une formation au rabais, un statut précaire, pas de culture politique, moins encore… de connaissances géopolitique, philosophique et historique ; quant à l’économie… en dehors du crédo libéral voire ultra libéral... « le marché, tout le marché rien que le marché et Wallstreet !»… on déplorera une méconnaissance abyssale des  « théories de rupture économique » ; profession dans laquelle une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion car la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé (2).

     

                             3 - La passivité des lecteurs car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.


    Surprenante la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout ! Et comment tout esprit critique leur apparaît soudain comme une attaque frontale intolérable contre ce nouvel ordre médiatique auquel ils ont choisi de se soumettre. Il est vrai que le meilleur des esclaves est celui qui se passe lui-même la chaîne autour du coup avant de verrouiller le cadenas et de jeter la clé.

    Arrive alors la certitude suivante chez des lecteurs critiques et avisés : si d'aventure, un journaliste devait penser différemment, il ne pourrait à aucun moment l'écrire. D'où, les raisons du discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites !

     

              Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement  - à savoir : l'accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, les rédactions demeurent comme pétrifiées et redoutent le faux pas, celui que leurs actionnaires et leurs alliés - la caste politico-économique et quelques leaders communautaires et d'opinions -, ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation". Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts à la solde des multinationales et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus... car, n'étions-nous pas tous en droit d’espérer que les médias soient un outil dédié à la diffusion... à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, de toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés ?

    Ou pour le dire autrement : n'étions-nous pas tous autorisés à appeler de nos vœux des médias ouverts à tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement à ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs car, à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les financent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits (3). Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    Pour cette raison, l’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan. Non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.


                Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, c
    ar Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du  monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ***

     

                Allez papy JFK... encore un effort ! Côté dissidence, t'y es presque même si... à des années lumière !

     

     

    1 - Ceux qui seraient tentés de penser qu'il manque MLP (Marine le Pen) à cette liste seraient avisés de prendre en compte le fait suivant : MLP est bien mieux traitée par les médias que Mélenchon pour la simple raison qu’elle est utile au PS qui, bon an mal an, contrôle le score du FN... contrairement à Mélenchon : son ennemi juré. De plus, on peut chaque jour faire le constat suivant : les médias ont bien plus de mépris pour Mélenchon d’autant plus que MLP remplit admirablement son rôle qui consiste à stigmatiser les Français issus de l'immigration maghrébine, les Musulmans et l’Islam... autres ennemis jurés de médias sionistes qui peinent à cacher un biais anti-Arabe et anti-Musulman.

     

    2 - Qui a dit : "Un bon et un vrai journaliste est un journaliste non pas mort mais un journaliste au chômage ou bien, un journaliste à la tête de son propre journal" ? A ce propos, on peut se reporter à la vidéo de Guillaume de Rouville : ICI

     

    3 - Il suffit de penser au dernier né (il y a cinq ans) : Médiapart, un journal dit indépendant... obnubilé par les effets mais absent sur les causes... et qui valide grosso modo tous les choix atlantistes de la France et de l'Europe ainsi que toutes les réformes sociétales du PS qui n'ont pourtant qu'un seul but : masquer la liquidation des droits sociaux et démocratiques, diviser le pays et continuer "de l'occuper" en alternance avec l'UMP pour le plus grand profit d'une l'oligarchie mondialiste auquelle tous sont redevables : carrière, niveau et qualité de vie.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Médiapart à cinq ans, un abonné témoigne

     

     

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  • "Ce soir ou jamais" à l'heure où le débat avait encore lieu...


    Ce soir ou jamais - 17 janvier 2011... par ERTV

     

                De ce débat de 2011 autour de la question du nouveau FN, celui de Marine Le Pen succédant à son père - débat sur le populisme aussi -... seuls Alain Soral et Bernard Stiegler tireront les marrons de ce foyer télévisuel. Les autres invités seront sans voix ou presque ; comprenez : sans raisonnement.

    A propos de Jacques Rancière qui interviendra dans les dernières minutes, on notera sa difficulté d'expression à l'oral ; difficile pour lui, manifestement, de partager un raisonnement, une pensée ; mieux vaut alors se reporter à ses écrits.

     

              Au cours de l'émission, Soral sera magistralement synthétique à propos de l’Islamophobie ; il nous présentera ce racisme qui n'ose pas dire son nom - ce qui s'avère être aussi, mais pas seulement, un "antisémitisme des lâches" (1) car ce racisme prend pour cible un peuple sémite dominé, sans voix ni pouvoir -, comme variable d’ajustement et de régulation politiques  - un peu comme le chômage en économie -, qu’un PS aux abois depuis les années 90 saura orchestrer et diriger d’une main de maître et à la barbe de tout un électorat dit « de gauche » ; mais pas seulement, car les centristes seront aussi les dindons de la farce.

    Stiegler, lui, introduira dans la discussion le mot juste, le mot qui résonne aujourd'hui encore et pour longtemps : régression.

     

                  On notera en passant ceci : déjà Taddéï rencontrait des difficultés à "assumer" ses invités : à propos des interventions de Soral, il aura très vite recours au vocable "complot" avant que Stiegler ne vienne appuyer Soral sans doute à regret, dans sa dénonciation d'un monde qui ne doit rien au hasard ; un monde qui pense et qui est pensé par des "salopards" de première. Taddéï regagnera alors sa niche, la queue basse et silencieux.

     

             Dommage que Bernard Stiegler et Alain Soral dont ce sera la dernière intervention dans les médias avant son bannissement total, ne puissent pas dialoguer car, tous les deux, seraient alors d'accord sur l'essentiel : le caractère régressif du mondialisme (ce qui est appelé à tort "la mondialisation") : la réduction de l'être humain à une marchandise sans frontières dans un univers hyper concurrentiel ; plus qu’un projet abjecte, un aboutissement cette réification ; le destin d’un capitalisme qu’un Karl Marx prophétique avait déjà identifié voilà plus d'un siècle.

     

     

    1 - Bien évidemment, dans les cas où cette islamophobie n'est pas propagée par, entre autres, Zemmour, Finkielkraut ou Elisabeth Lévy...  dans ce cas, il s'agira alors tout simplement de racisme politique (relatif à la décolonisation et à Israël) et culturel (discréditer humainement un adversaire).

     

    ***

     

     

    Stiegler en solo

     

                Un homme qui est capable de comprendre ceci à propos du Jihadisme occidental (conversion à l'Islam ; départ au Moyen-Orient pour la lutte armée de Français issus ou nom de la culture musulmane) ne pourra jamais avoir tout à fait tort à propos de quoi que ce soit : "Le consumérisme nous a totalement désocialisés. Nous avons des comportements de gorets  en tant que consommateurs ; des porcs nous sommes ; et c’est plus vivable ; c’est (aussi) pour ça qu’il y a des mômes qui basculent du côté du Jihadisme extrême (pas seulement religieux ; écologique aussi - ndlr) ; ils n’y croient plus à cette société consumériste ; ça les dégoûte (le tout marchandise) et ça les rend méchants. Ils seront de plus en plus nombreux à l’avenir. »

     

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    Pour prolonger, cliquez : Eloge du populisme

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  • "Ce soir ou jamais" dont il n'y a plus rien à sauver

     

    Une nouvelle intifada s'est-elle déclarée en Israël ? 

    "Ce soir ou jamais"  émission de France 2 du 16 octobre 2015 à 22h35, se propose d'en discuter, d'en bavarder, de faire un peu de bruit autour de cette interrogation

     

     

                  Sont invités : Robert Misrahi (1), Leïla Seurat, Valérie Zenatti, Esther Benbassa, Elias Sanbar et Julien Salingue... entre autres.

    A noter : pas un seul Musulman, pas un seul Arabe, pas un seul Palestinien de nationalité française ! Excepté un poète palestinien très très modéré (2) qui ne vit pas en Palestine occupée qu'il a quitté enfant en 1967 et qui, aujourd'hui, devrait se tenir auprès des Palestiniens, et avec eux dans les gravats... et un européen blanc à boucle d'oreille, tous deux faisant face à une flopée d'invités très très très proches d'Israël... pour ne rien dire de ceux qui y vivent.

    Au moins, Taddéï nous aura-t-il épargné la présence de Leïla Shahid, de la jet society palestinienne - tailleur Chanel et bijoux Cartier -, dite "porte- parole de l'autorité palestinienne" en France.

     

                         Musulmans et/ou Arabes français absents des médias tout au long de l'année... Musulmans et/ou Arabes absent des débats. C'est d'une logique implacable ! D'autant plus qu'on interdit à tous ces Français arabes et/ou musulmans tout élan de solidarité envers leurs frères palestiniens (arabes, musulmans, sémites) sous peine de se voir accusés, chez eux en France, d'antisémitisme.

                        Aux uns tout est permis, aux autres... rien.

     

                        Taddéï qui valide cette interdiction est sans doute le plus à plaindre dans cette affaire car, fidèle et shooté aux médias qui le lui rendent pourtant très mal - il est sans cesse déprogrammé ; son temps d'antenne est amputé année après année -, Taddéï fera tout pour rester devant une caméra (Ici sur France 2) ou derrière un micro (là sur Europe1) et dans la presse aussi ! Pour y faire quoi ? Pour contribuer à quoi ? Pour y laisser quelle empreinte ?

                         Pauvre Taddéï qui a décidé voilà quelques années maintenant, de se contenter de ce que l'oligarchie médiatique d'Etat ou privée voulait bien lui accorder !

     

     

     

     

    1 - Ce philosophe justifiera les crimes d'Israël, l'occupation, le vol de la terre, les bombardements civils, le non respect des lois internationales, au nom des crimes nazis.

    Les Nazis sortaient leurs révolvers quand on leur parlait culture. Les sionistes, dès qu'ils entendent parler "justice contre le mépris, les discriminations et l'occupation à des fins d'expansion colonialiste" sortent l'artillerie lourde des crimes de ces mêmes Nazis dans l'espoir de faire taire toute contestation.

    Pauvre philosophie ! Pauvre philosophe !

    Faut dire que... la morale, quand elle est acculée, finit toujours par recourir au crime.

     

    2 Sans doute est-ce la fréquentation des salons littéraires parisiens qui a laissé son empreinte sur ce poète à propos duquel on s'étonnera qu'il ne soit pas en Palestine au côté de son Peuple, avec lui dans les gravats ; les plateaux télé n'ont jamais rien fait pour la cause palestinienne et plus important encore,  rien non plus dans la dénonciation de la complicité de l'Etat français dans son soutien à Israël et sa politique abjecte de colonisation.

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     Pour prolonger, cliquez : Taddéï fait sa rentrée

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  • Taddéï fait sa rentrée...

     

    FREDERIC-TADDEI-EN-STANBRIDGE-CE-SOIR-OU-JAMAIS.jpg

     

    Ce soir ou jamais... Vendredi 5 septembre 2014.

     

               C'est vers 23 heures que j’ai allumé mon écran avec trente minutes de retard - en effet, l'émission présentée par Taddéï était à l'antenne depuis 22h30 -, même si, dix minutes plus tard… je me suis trouvé contraint d’éteindre cet écran pour fuir l’ennui qui m’a assailli ; un ennui insupportable : une punition injuste.

    Faut dire qu'une pensée m'était venue : "A cette heure-ci, il n'y a sans doute déjà plus personne devant leur écran... sinon quelques chômeurs, quelques retraités, un ou deux universitaires venus écouter d’autres universitaires : Alors j’étais comment vendredi soir chez Taddéï ?"

    Les autres, les salariés, sont très certainement déjà dans un état comateux : le travail, les transports, les embouteillages, les enfants, les courses du vendredi ... une maison à 60 kilomètres de paris, là où on peut encore se l'offrir dans un environnement à peu près décent... 1h30 de route et de bouchons...

    A 23h15 devant son écran, il ou elle n'écoute déjà plus personne. C'est sûr !


     

                Les invités pour la première émission de la rentrée ?


                Cécile Philippe, une « économiste » qui n'a besoin de rien ; rémunérée par l'Etat - l'argent des contribuables... précisément ceux qui assument le principe de réalité et que l’on trouve dans les RER dès 6 heures du matin -, cette jeune femme, paradoxalement, n'aura pas de mots assez durs contre les déçus du hollandisme (ça existe le hollandisme !!!???) et ceux qui attendent tout de l'Etat ; une universitaire à qui il n'arrivera jamais rien de fâcheux sur un plan professionnel ; alors, qu'importe la mondialisation, cette guerre contre les salaires - mise en concurrence de tous contre tous -, guerre contre les acquis sociaux et la démocratie ! Elle est entrée dans la carrière à 2500 euros, elle en sortira à 4500, et si elle est un peu futée et docile, à 7500... à raison de deux heures de cours par semaine dans une grande école de la République, occupée, mais si peu, à faire la leçon aux enfants des classes supérieures ; justement là où leurs parents ont reçu la leur... de leçon : même banc, même fond de culotte.


               Jacques Attali qu'on ne présente plus faute de pouvoir en dire quoi que ce soit d'intéressant à son sujet ; un Attali qui, depuis quarante ans, vit sur le dos de la République et de l’Etat.

    Si on sait ce qu'on doit à un boulanger lorsqu'il prend sa retraite et cède son commerce - il se sera levé tous les matins à 4heures pour faire son pain et nourrir sa rue, son quartier -, en revanche, on est nombreux à se demander ce qu'on peut bien devoir à un individu tel que Jacques Attali, omniprésent dans les médias depuis un demi siècle et dans tous les lieux de "non-pouvoir", là où on sert sans états d’âme une oligarchie à la fois nationale, européenne et mondiale.


               Robert Hue maintenant... Robert Hue le laborieux ! Orateur à hue et à dia ! Petit talent, petites capacités, tout désigné pour la trahison mais... malgré lui, et qui plus est... à son insu – d’où son aplomb alors qu’il a toutes les raisons du monde de se faire oublier. Le croirez-vous : Robert Hue est venu nous donner des leçons d'homme de gauche... la bonne blague ! Quand on sait qu'à gauche, il est considéré, avec Mitterrand, comme le fossoyeur du parti communiste, reniement après reniement, compromis tous plus bancals les uns que les autres...

    Il a sorti ce qui se voudrait être un "livre". Il est venu le vendre. Seulement, il y a fort à parier que son éditeur et lui ne sachent pas encore que personne ne l'achètera car personne ne peut décemment souhaiter le lire. Ou bien alors... c'est à désespérer de tout.


             Autre invité : un philosophe respecté et sans doute respectable, Marcel Gauchet... à qui, il n'est rien arrivé, lui non plus, et qui ne fera jamais rien advenir ; vu son âge, il est sans doute déjà trop tard (1).


            Et puis... deux ou trois autres invités (je ne sais plus très bien combien et qui) dont la présence est destinée très certainement à réduire le temps de parole de ceux qui ont la langue un peu trop pendue car, le risque est toujours là, menaçant tel un couperet : les téléspectateurs se lassent vite ; or, le zapping n’est pas une option chez ceux qui produisent "CSOJ".... d’autant plus que France 2 court après l'audience de TF1, entreprise pourtant déficitaire : mais alors, l'échec aussi ferait donc des envieux ?



              Un dernier invité...  - ô surprise ! - Etienne Chouard (2), star du web et du tirage au sort ! Sauf erreur, il s’agit là de sa première télé… à une heure d’écoute somnolente ; un Chouard très vite contré par Attali : il y avait urgence sans doute.

    Star du net, on serait vraiment tentés de demander gentiment à Etienne Chouard que nous respectons tous sur la toile, de ne pas perdre son temps et son énergie avec ce qu’on appelle « la télé ». Car, comme il le fera si justement remarquer : si seuls les électeurs non politisés y croient encore lorsqu'ils votent… avec la télé, seuls ceux qui n’attendent rien ou qui n’ont besoin de rien, éprouvent le besoin de se figer deux, voire… quatre heures durant devant un écran, même géant et dernier cri :

          « Qu’est-ce que tu as fait hier soir ?

        - Rien. J’ai regardé la télé ».

     

    Il y a des confessions qui se passent de commentaire.


    ***

     

               Mais alors... au diable la télé ! Vraiment !


               Empressons-nous bien plutôt de retourner sur Internet, là où il est encore possible de construire quelque chose. Les internautes y sont actifs, inter-actifs même, voire hyper-actifs pour certains d'entre eux, et motivés ; ils ont soif : soif de savoir et de comprendre, même et surtout à leurs risques et périls ; et quittes à en sortir atterrés, ils auront toutefois la satisfaction de mourir dans le pire des cas, assis, sinon debout… mais certainement pas vautrés devant un écran qui ne peut plus et qui n’a plus rien à transmettre ni à partager.

     

             Aussi, dans ces conditions, grande est la tentation de signifier à l'animateur de "Ce soir ou jamais"...

     

             Allez Taddéï, laisse tomber ! Ton émission, c’est plié d'avance ! (3)

     

     

     

     

     1 - On peut néanmoins s'estimer heureux, Taddéï nous a épargné la venue d'un d'Ormesson : l'homme qui n'a rien à dire et qui le dit bien, paraît-il.

     

    2 - On aura noter le fait que… Attali, le parasite, s'est tout de suite senti visé par l'intervention d'Etienne Chouard ; d’où le ton disqualifiant de notre « expert en tout et à toute heure »  face à Etienne Chouard ; mépris qui a pour cause, n'en doutons pas un instant, une culpabilité et une honte devenues ingérables au fil des ans chez tous ces individus si mal préparés à une remise en cause pourtant salutaire car, si bien mal acquis profite toujours par les temps qui courent à grande vitesse, il n’en demeure pas moins que les habits d’un usurpateur et d'un faussaire sont lourds à porter en présence de ceux qui, sans prétention mais socialement novateurs et constructifs, même à perte, s’habillent léger… très léger… aérien même.

    Qu'il soit permis toutefois de conseiller ceci à Etienne Chouard : il est grand temps qu'il apprenne à faire face à la contradiction et à la mauvaise foi, en soumettant ses arguments à l’épreuve de ses détracteurs. Raisonner, c'est aussi une discipline quasi sportive après tout ! Il faut être athlétique ; et seule la concurrence  - celui qui menace de raisonner plus vite, sinon mieux -, permet de se maintenir à niveau.


    Dans tous les cas, on peut parier sur le fait qu'Etienne Chouard ne sera pas réinvité. Taddéï n’invite pas deux fois ceux que tous les autres n’invitent jamais. Il s’est acheté, et le service public avec lui, une bonne conscience en invitant Chouard, c’est tout.



    3 - Si Taddéï était vraiment sérieux et libre, il inviterait régulièrement Soral, Dieudonné, Chouard, Asselineau, Sapir, Berruyer, Colon, Kemi Seba, Laurent Louis, les responsables du site 9.11 pour nous donner des nouvelles de la version officielle des événements du 11 septembre car, ça bouge aussi de ce côté là... et puis, tant d’autres...


    Avec CSOJ, le service public est « à fond » ... il ne peut pas faire plus !
    Aussi, le meilleur service que l’on puisse rendre à Taddéï, c’est de dénoncer ses émissions faussement pluralistes et sa bonne conscience à moindre frais, à moindre coût, à moindre risque.


    Temps de parole des invités à "Ce soir ou jamais"  :


    Attali 18mn10 (29%)
    Hue 9mn13
    Philippe 7mn59
    Gauchet 7mn55
    Chouard 7mn09
    Goyet 5mn51
    Delaume 4mn01
    de Vitry 2mn11

     

    _______________


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  • Jean-François Kahn : l'horreur médiatique

     

     

                  
                   Quand JFK s'en prend, ou du moins, croit... s'en prendre aux médias dominants, médias de masse... c'est Papy qui fait de la résistance... avec des armes en plastique et des fusils painball face à un ennemi pourtant redoutable : les actionnaires des médias et l’Etat.

    Car, après Pierre Carles, Acrimed, et tout dernièrement, le sociologue allemand Niklas Luhman qui nous montre que les médias n’informent pas sur le réel mais le sélectionne par bribes et le fabriquent (à propos de Luhman, c’est ICI)… force est de constater que la dernière publication de JFK, "L'Horreur médiatique" (chez Plon, 178 p., 10 euros que vous n'aurez nul besoin de dépenser... rassurez-vous !) ne se donne les moyens de rien et sûrement pas de nous expliquer quoi que ce soit sur qui que ce soit.

     

    l'horreur mediaque JFK.jpgQuant aux exemples que notre papy a sélectionnés aux fins d'illustrer ce qu’il croit sans doute être une attaque sans précédent contre le mode de fonctionnement des médias…  - jugez plutôt : l'affaire Léonarda, l’affaire Clément Méric et l’affaire Abdelhakim Dekhar - le tireur fou -, là encore, force est de conclure que Papy Kahn prend soin de ne se fâcher avec personne… ses amis, collègues et autres compagnons de route d’une carrière médiatique à propos de laquelle il y a fort à parier qu'elle ne laissera aucune trace… ou bien alors… sous la forme d'une longue trainée de bave, celle d'un escargot qu’il aura été, long et lent à la comprenette.

                 En effet, tout au long de l'ouvrage, JFK évite de poser la question suivante : pourquoi les médias se refusent à toute analyse exhaustive pour une représentation objective, contextuelle et prospective des personnalités, sujets, catégories et pays suivants :

     

                 - Dans un premier temps : Poutine, l'Iran, le Hamas, Dieudonné, Mélenchon,Tariq Ramadan, Alain Soral, Hugo Chavez, Taddéï, les représentants syndicaux en rupture de ban et grandes gueules, les classes populaires, les rappeurs, les Musulmans, les femmes voilées, les économistes alternatifs, les partisans d'une autre Europe avec ou sans l'Euro, la critique de l'Otan, les anti-nucléaires…

     

                  - Et dans un second temps :  - Pourquoi les médias ne s'autorisent plus aucune critique des USA et d’Israël ?

                                                                    - Pourquoi les médias sont complaisants avec les Femen et impitoyable avec les représentants de "la manif pour tous" ?

                                                                     - Pourquoi les médias refusent, à propos des conflits dans lesquels sont impliqués les USA, Israël, l'Arabie Saoudite et le Qatar, toute mise en perspective géopolitique, historique et économique qui prendrait en compte les intérêts de toutes les parties  concernées, du Liban à la chute du mur de Berlin, de la Somalie aux événements du 11 Septembre, de l'Afghanistan à l'Irak, la Libye, la Syrie et la menace qui pèse sur l'Iran... jusqu'aux derniers soulèvements de l'Egypte... quand on sait qu'en dernier ressort,  ce sont rarement les peuples qui décident de leur avenir mais plutôt les véritables protagonistes-instigateurs de tous ces conflits… car, se refuser à toute mise en perspective globale, c'est encore une fois prendre le risque de déconsidérer la profession de journaliste à propos de laquelle la rumeur va bon train : "Qu'est-ce qu'il y a de plus bête qu'un journaliste ? Un autre journaliste, grand-reporter de préférence !"

     

                A propos de toutes ces questions, nos réponses ne se feront pas attendre.

     

           Sont en cause...

     

                             1 - Les actionnaires de ces médias : la Banque, l’Industrie du luxe et de l’armement, tous voués, l'Etat compris, à la cause d’une mondialisation sans scrupules, sans honneur ni justice, dévastatrice des cultures, des peuples, des nations, des démocraties, des souverainetés, des régimes et de la moindre aspiration à plus de justice pour tous dans un environnement qui aurait pris toute la mesure de la nécessité de repenser la complexité du monde, pour mieux nous proposer un monde virtuel, sans altérité ni pluralisme.

     

                           2 – Les salariés de ces médias, plus connus sous le nom de "journalistes"… qui occupent ce qui n'est plus que des « jobs » dont on ose à peine montrer la feuille de paie, de honte et de peur du ridicule selon le principe suivant : « Dites-moi combien on vous paie et je vous dirai quelle idée on se fait de l’emploi que vous occupez ». Et puis, les gros salaires de «patrons de presse» qui, dans les faits, ne sont que des salariés sur-payés dont la tâche principale consiste à maintenir un statu quo autour du métier de journaliste : Laurent Joffrin qui vient d’être remercié par les actionnaires du "Nouvel Observateur" pour mauvais résultats, tout chef de vente qu’il était… et sûrement pas pour manquement à ce pour quoi il avait été embauché - "pas de vague, pas de vague, surtout pas de vague !" - était l'archétype même du salarié sur-payé pour veiller à une omerta et à un "politiquement correct" lucratifs certes ! mais déshonorants.

    Profession chaque jour humiliée : une formation au rabais, un statut précaire, pas de culture politique, moins encore… de connaissances géopolitique, philosophique et historique ; quant à l’économie… en dehors du crédo libéral voire ultra libéral... « le marché, tout le marché rien que le marché et Wallstreet !»… on déplorera une méconnaissance abyssale des  « théories de rupture économique » ; profession dans laquelle une soumission totale est exigée… sinon... c’est la porte et Pôle-emploi avec obligation de reconversion car la presse est un petit milieu ; on a vite fait d’être black-listé.

     

                         3 - La passivité des lecteurs car il semblerait que... très vite, tout abonné qui pense avoir trouvé son journal fasse rapidement le choix de se réfugier dans une acceptation quasi totale de ce qui lui est à la fois donné à lire et de ce qui ne lui est jamais donné à découvrir et à comprendre, sans doute dans le souci d'une tranquillité d'esprit et d'un meilleur confort mental car, il est vrai que rien n'est plus anxiogène que la dissidence quand on n'y est pas préparé soit en tant qu'acteur ou soit en tant que témoin-lecteur-téléspectateur.


    Surprenant la rapidité avec laquelle des lecteurs et autres auditeurs renoncent à chercher à savoir ce qu'ils ignorent sous prétexte qu'ils croient que leur journal ou leur radio leur dit tout ! Et comment tout esprit critique leur apparaît soudain comme une attaque frontale intolérable contre ce nouvel ordre médiatique auquel ils ont choisi de se soumettre. Il est vrai que le meilleur des esclaves est celui qui se passe lui-même la chaîne autour du coup avant de verrouiller le cadenas et de jeter la clé.

    Arrive alors la certitude suivante chez des lecteurs critiques et avisés : si d'aventure, un journaliste devait penser différemment, il ne pourrait à aucun moment l'écrire. D'où, les raisons du discrédit de ces médias (83% des Français ne leur font pas confiance) dont les propriétaires refusent que des points de vue divergents puissent s'exprimer au sein des rédactions car toutes doivent converger : du Nouvelobs au Figaro ; et c’est la raison pour laquelle tous vont et viennent d’une rédaction à l’autre ; il suffit de penser à un Franz-Olivier-Giesbert : il les a toutes faites !

     

              Sans doute dans le souci d'échapper à une mise en accusation redoutable, quasi mortelle professionnellement, commercialement et socialement  - à savoir : l'accusation de conspirationnisme contre tous ceux qui auraient la malveillance de voir un tout petit peu plus loin que le bout de leur nez et leur fiche de paie -, les rédactions demeurent comme pétrifiées et redoutent le faux pas, celui que leurs actionnaires et leurs alliés - la caste politico-économique et quelques leaders communautaires et d'opinions -, ne lui pardonneront pas.


    Et pourtant... souvenez-vous : il y a 40 ans, les "conspirationnistes" d'aujourd'hui portaient tout simplement le nom de "journaliste d'investigation". Mais alors... comment en 20 ans est-on passé d'un journalisme spécialisé et d'investigation à la parole d'experts à la solde des multinationales et des chancelleries, jusqu’à l’arrivée d’Internet qui permet aujourd’hui une prise en charge alternative de cette information qui n’est plus... car, n'étions-nous pas tous en droit d’espérer que les médias soient un outil dédié à la diffusion... à partir d’une actualité donnée, un fait de société, une préoccupation d’ordre politique ou économique, une question qui toucherait à l’éthique, de toutes les analyses disponibles émanant d'acteurs avisés et informés ?

    Ou pour le dire autrement : n'étions-nous pas tous autorisés à appeler de nos vœux des médias ouverts à tout ce qui se pense sur un sujet en particulier et pas simplement à ce que la rédaction du journal souhaite donner à penser à ses lecteurs car, à bien y réfléchir, les journaux indépendants financièrement (après tout, le groupe médias Lagardère est lui aussi financièrement indépendant !), sont libres de tout sauf de l’opinion de ceux qui les financent, lesquels sont à l’origine de tous les choix éditoriaux qui sont faits. Or, des choix éditoriaux n’ont jamais fait avancer l’information quelle qu’elle soit sur quelque sujet que ce soit car, si un journal peut être libre, il ne l’est sûrement pas de sa propre propagande – choix par avance biaisé donc parce qu’en faveur d'une information aux couleurs du drapeau de la rédaction du journal.

    Pour cette raison, l’avenir n’est pas à « une information libre » qui n’est qu’un slogan. Non, l’avenir est bien à toute l’information disponible sur un sujet donné ; une information qui, à un instant T, reprendrait toutes les analyses produites. Et cet avenir-là, qu’on le veuille ou non, souhaitable ou pas, c'est Internet et son temps réel qui l’a déjà sculptée et rendue quasiment inévitable.

     

                Aussi, le constat suivant s'impose, un rien terrifié : en l'absence d'Internet, force est de constater qu'il n'y aurait aujourd'hui plus aucun moyen de diffusion d'une liberté de penser qui ne doive rien à des médias sous influence et qui, pour leur déshonneur, ont réduit cette liberté à une peau de chagrin.

    Mais alors, est-ce à dire qu'il y aurait un ange qui veille sur nous ? Car si Internet permet encore la liberté d'expression, Internet, c'est aussi la balle qu'un système verrouillé à double tour, est encore capable de se tirer dans le pied, et ce à notre grande satisfaction.


                Décidément, personne n'aura ce qu'il veut ! Ni eux qui ne veulent rien pour nous, ni nous qui voulons tout face à ce rien qui nous est proposé, c
    ar Internet, aujourd'hui, c'est bien toute la mémoire du monde ! Et moins on oublie, plus on se souvient... et plus on se souvient, plus difficile est le mensonge.

     

    ***

     

    Allez papy JFK... encore un effort ! Côté dissidence, t'y es presque même si... à des années lumière !

     

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  • Marc-Edouard Nabe : le retour


    Entretien entre Frédéric Taddeï et Nabe

     

                   Marc-Edouard Nabe chez Taddéï annonce la sortie prochaine d'un nouvel ouvrage ; l'auteur nous promet un procès en bonne et due forme contre tous ceux contre lesquels une guerre sans pitié est menée depuis dix ans par les médias dominants : Dieudonné, Alain Soral, Tariq Ramadan, entre autres...

    Et comme un fait exprès, il s'agit des trois figures de proue bannis des médias, trois cibles privilégiées contre lesquelles quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par une caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres, se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

                  En prêtant main forte à une caste impitoyable, Nabe ne se contente pas de tirer sur des auteurs fragilisés... Nabe fait foi de s'attaquer au "conspirationnisme" qui sévit sur Internet...  reprenant ainsi à son compte la terminologie de cette même caste sans foi ni loi, autre que la protection du mensonge et de leurs intérêts bien compris.

    A ce sujet, il lui restera à nous expliquer où finissent l'interrogation citoyenne et le journalisme d'investigation et où commence le conspirationnisme.

     

    Il semblerait que l'ouvrage de Nabe arrive un peu trop tard car enfin, conspiration pour conspiration... si on oublie un instant les pathologies d'un certain nombres d'internautes, depuis le 11 septembre 2001 (entre autres événements cibles de ceux qui refusent le mensonge d'Etat ou la propagation de vérités partielles), force est de constater que de l'eau a couler sous le pont des rédactions des médias dominants, puisque aujourd'hui, plus personne ne conteste le fait suivant : parmi les versions qui pouvaient nous être proposées,  la version officielle de cet événement semble la moins crédible de toutes.

    Certes ! Ces médias ont été les derniers à ouvrir la brèche du doute et du soupçon ; et les révélations de Edward Snowden (ce héros !) n'ont rien fait pour les en dissuader : NSA, programme Prism et dérive techno-totalitaire. Mais n'empêche !

    Néanmoins, il y a un reproche que l’on ne pourra pas faire à Nabe  : au moins sait-il sur qui il faut taper pour remettre un pied dans les médias, en odeur de sainteté, absous et pardonné par des maîtres intraitables avec les dissidents.

     

                    Il est vrai que Nabe s’est mal remis de l’échec de sa tentative en  2002 de rallier à lui tous ceux qui, en France, s’étaient réjouis des événements du 11 Septembre - il souhaitait cibler en priorité… les Français de culture arabo-musulmane -, avec la publication de l'ouvrage "Une lueur d'espoir" – comprenez : espoir pour les Nations arabes suite à ces événements (vidéo ICI ) -, qui fait l’éloge de Ben Laden, ange exterminateur et vengeur d’une Amérique dont il n’y a plus rien à sauver.

    Nabe commettra une erreur  :  il refusera de questionner la version des événements de ce mois de Septembre 2001. Comment le pouvait-il quand on connaît ses motivations réelles ? A ses yeux, ces événements devaient être l’œuvre de Ben-Laden seul. Or, les « Arabes » ont voulu le beurre et l’argent du beurre : un « Ben Laden-l’espoir » et la dénonciation des opérations sous fausses bannières, ou faux drapeaux, de l’Etat profond US (CIA et NSA) : Thierry Meyssan, lui, l’a fait, et c’est lui qui « raflera la mise » (Soral et Dieudonné aussi... dans une moindre mesure) : il parlera d'imposture à propos de la version US des événements du 11 Septembre (vidéo ICI)

    Depuis, Nabe a tenté de se faire oublier ; et il aura au moins réussi ça ; il est allé cuver son échec comme on cuve un mauvais vin ; il est retourné à la peinture…  ou bien plutôt… au dessin  en coloriste talentueux qu'il est... avant de décider de revenir et de tenter à nouveau d’exister médiatiquement. Et comme on a pu le voir  précédemment : il n'y a qu'une façon de revenir... pas deux ! les médias et ceux pour lesquels ils oeuvrent, n'acceptant qu'une seule adhésion : une soumission totale, sans réserve.

     

    ***

     

                Peut-on provisoirement conclure ceci à propos de Marc-Edouard Nabe sans être injuste ou excessif : s'il restait à cet auteur un minimum de sens de l' honneur, il semblerait qu'il l'ait perdu avec son projet de publication et sa prestation vendredi dernier chez Taddéï... car enfin : qui peut bien sortir grandi d'un pacte avec un système qui a érigé le mensonge, la violence de la censure et le monopole de l'information-propagande au rang de vertu élémentaire,  dans l'espoir qu'il vous soutienne avec force publicité et nombre d'invitations télé et radio au nom d'un projet qui a tous les attributs d'un règlement de compte qui, in fine, risque de n'intéresser... devinez qui ?... eh bien, l'auteur seul : l'intéressé lui-même.

    Les fables de La Fontaine ne parlent que de ça finalement : voyez celle-ci - chercher le soutien d'un plus fort que soi pour vaincre un adversaire, fait courir le risque d'être dévoré au passage par cet allié de circonstance qui, d'une pierre deux coups, vient satisfaire un appétit d'ogre :  le pot de terre et le pot de fer.

     

                      Constant affligeant donc mais... pas si surprenant que ça : si chaque homme a ses limites, chaque homme a aussi son prix ; et rien n'est plus difficile et ingrat...  que d 'assumer dans la durée, une vie de dissident et de bannissement car la récompense est souvent, pour les auteurs comme pour les artistes, dans le meilleur des cas, longue à venir, et dans le pire : posthume... et alors que rien n'est moins certain non plus.

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    Pour prolonger, cliquez : Marc-Edouard Nabe : le "no-mén !" de la littérature

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  • Ce soir ou jamais : Taddéi, Jean Briquemont et Marc Edouard Nabe


                      La France est passée en cinq ans, dans le classement de Reporters sans frontières, du 11e rang au 44e rang de la liberté d'informer. Finira-t-on alors derrière la Chine ?

                    25 condamnations pour violation de la liberté d'expression... la France au 3e rang des condamnations loin devant la Russie à la Cour Européenne des droits de l'homme.

     

    ________________

     

                         A propos du lynchage de Dieudonné (ce que d'aucuns nomment "l'affaire Dieudonné"), nombreux sont ceux qui "attendaient" vendredi soir Taddéï et son émission "Ce soir où jamais" après l'épopée judiciaire de la veille (jeudi 9 janvier) qui aura pour destination finale et dénouement : le Conseil d'Etat et la confirmation de l'annulation du spectacle de Dieudonné qui devait se tenir, le soir même, à Nantes.

     

    Sept invités participeront à cette émission : les ligues et leurs supplétifs subventionnés - auteurs, critique, metteur en scène -, un député du PS... en peu de mots pour le dire : le gratin politico-médiatique uni contre Dieudonné depuis 10 ans... Alain Jacubowicz en chef de file venu porter l'estocade - du moins le croit-il -, et une voix dissonante, une seule, qui tentera bon an mal an de se faire entendre : celle de Jean Briquemont, essayiste de nationalité belge bien connu des internautes.

     

    Il n'y aura pas de débat  ce vendredi 10 janvier. Vous pensez bien ! A six contre un, les invités - d'accord entre eux sur l'essentiel - s'évertueront à ne faire entendre qu'un point de vue, le leur, 1h30 durant, contre l'expression de la seule voix discordante de la soirée. 

    Alain Jacubowicz sera le premier à ouvrir le feu contre Dieudonné, six minutes durant sans être interrompu alors que chaque phrase de Jean Briquemont fera l'objet d'une attaque en règle des six autres invités.


                       Mis au pas et rentré dans le rang après les attaques à son encontre de BHL, Patrick Cohen et d'un animateur de télé nommé Hanouna - (oui oui !... on ne rêve pas ! Même les animateurs de télé ont voix au chapitre !) il semblerait que Frédéric Taddeï, n'ait qu'un souhait : continuer coûte que coûte à "faire de la télé" même au prix de tous les renoncements et de tous les manquements : déontologie, éthique et morale.

    Certes, on sait qu'il n'a pas trop le choix ! Et tous les autres non plus car, aujourd'hui, seule l'alternative suivante prévaut : se soumettre - passer outre son éthique professionnelle et personnelle : son honneur, dirons-nous  ; ou se démettre - quitter la télévision.

     

                      Mais alors... la vraie question n'est-elle pas la suivante : pour Taddéï, est-ce que cela vaut encore la peine de "faire de la télé" dans ces conditions ?

     

                    Aussi, face à ce fiasco de vendredi dernier, orchestré par Taddéï  - car il est bien le seul responsable de ce coup monté contre la pluralité des points de vue -, qu'il soit permis,  ici, de rendre justice à Jean Briquemont.. la conscience belge d'une France atone, comme sonnée, paralysée qui a renoncé à une information loyale, impartiale et étayée -  faute de s'être battue en faveur d'une telle exigence ; une France qui a baissé les bras et qui se contente aujourd'hui pour toute information du journal de 20H et d'une ou deux "émission débat" verrouillée longtemps à l'avance.

     

                 Véritable coup de force contre la raison du plus faible cette atteinte à la liberté d'informer qui protège les plus forts et ne cesse de renforcer leur pouvoir de nuisance et de négation des valeurs de justice et de liberté ! 

     

     

    Quand Jean Briquemont parle de Dieudonné sans être interrompu.

     

     

    ***

     

     

                      Et comme un malheur n'arrive jamais seul, après Taddéï, c'est Marc Edouard Nabe qui réintègre le système en rentrant dans le rang. D’où sa présence sur France2 chez  "Ce soir ou jamais", le même soir justement !


     

    Marc Edouard Nabe le retour !

     

                   Retour qui annonce la sortie prochaine d'un nouvel ouvrage ; l'auteur nous promet un procès en bonne et due forme contre tous ceux contre lesquels une guerre sans pitié est menée depuis dix ans par les médias dominants : Dieudonné, Alain Soral, Tariq Ramadan (entre autres bannis des médias)...

    Et comme un fait exprès, il s'agit des trois figures de proue bannis des médias, trois cibles privilégiées contre lesquelles quiconque souhaite faire carrière et être soutenu par une caste politico-médiatique qui sacre les uns et organise le bannissement des autres, se doit de rendre un verdict sans appel de "fasciste, antisémite, raciste et complotiste".

     

                   Nabe ne se contente pas de tirer sur des auteurs fragilisés par une caste impitoyable... Nabe fait foi de s'attaquer au "conspirationnisme" qui sévit sur Internet...  reprenant ainsi à son compte la terminologie de cette même caste sans foi ni loi, autre que la protection du mensonge et de leurs intérêts bien compris.

    Il semblerait que l'ouvrage de Nabe arrive un peu trop tard car enfin, conspiration pour conspiration... si on oublie un instant les pathologies d'un certain nombres d'internautes, depuis le 11 septembre 2001 (entre autres événements cibles de ceux qui refusent le mensonge d'Etat ou la propagation de vérités partielles), force est de constater que de l'eau a couler sous le pont des rédactions des médias dominants, puisque aujourd'hui, plus personne ne conteste le fait suivant : parmi les versions qui pouvaient nous être proposées,  la version officielle de cet événement semble la moins crédible de toutes.

    Certes ! Ces médias ont été les derniers à ouvrir la brèche du doute et du soupçon ; et les révélations de Edward Snowden (ce héros !) n'ont rien fait pour les en dissuader : NSA, programme Prism et dérive techno-totalitaire. Mais n'empêche !

    Il est vrai qu'il y a un reproche que l’on ne pourra pas faire à Nabe  : au moins sait-il sur qui il faut taper pour remettre un pas dans les médias, en odeur de sainteté, absous et pardonné par des maîtres intraitables avec les dissidents.

     

                          Aussi, peut-on conclure ceci à son propos sans être injuste ou excessif : s'il restait à cet auteur un minimum de sens de l' honneur, il semblerait qu'il l'ait perdu avec son projet de publication et sa prestation vendredi soir chez Taddéï... car enfin : qui peut bien sortir grandi d'un pacte avec un système qui a érigé le mensonge, la violence de la censure et le monopole de l'information-propagande au rang de vertu élémentaire,  dans l'espoir qu'il vous soutienne avec force publicité et nombre d'invitations télé et radio au nom d'un projet qui a tous les attributs d'un règlement de compte qui, in fine, risque de n'intéresser... devinez qui ?... eh bien, l'auteur seul : l'intéressé lui-même.

    Les fables de La Fontaine ne parlent que de ça finalement : voyez celle-ci ou bien celle-là - chercher le soutien d'un plus fort que soi pour vaincre un adversaire de même taille, fait courir le risque de se faire dévorer au passage par cet allié de circonstance qui, d'une pierre deux coups, vient satisfaire un appétit d'ogre.

     

                      Constant affligeant donc mais... pas si surprenant que ça : si chaque homme a ses limites, chaque homme a aussi son prix ; et rien n'est plus difficile et ingrat...  que d 'assumer dans la durée, une vie de dissident et de bannissement car la récompense est souvent, pour les auteurs comme pour les artistes, dans le meilleur des cas, longue à venir, et dans le pire : posthume... et alors que rien n'est moins certain non plus.

     

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  • Un essayiste chez Taddéi : "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais !"

     

                        Après le passage d’Alain Finkielkraut chez Frédéric Taddéi, vendredi 18 octobre - un passage de plus au cours d’une quinzaine très chargée qui aura vu  l'essayiste dans d’innombrables émissions de radios et de télévisions -, d’aucuns ont regretté ce qu’ils ont appelé le « bashing » de Finkielkraut par deux des invités de l’émission CSOJ : « Ce soir ou jamais » sur France 2.


    Qu’il soit ici permis de leur répondre.


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                 Face à Finkielkraut, on doit être d'une sévéritésans merci ; un Finkielkraut qui n'hésite pas à s'arranger avec des  Renaud Camus et autres Richard Millet (tous deux partageant des thèses proches des suprématistes blancs et chrétiens) selon le principe suivant (1) : "Ce qui nous réunit est plus fort que ce qui pourrait éventuellement nous diviser" ; le tout sur le dos des communautés africaine et maghrébine de France qu'ils attaquent en permanence et auxquelles ils n'ont pas un mot décent à adresser...


    Quant à donner des leçons de "francité" à qui que ce soit...


    Entre celles qui affichent un voile et qui l'assument (le voile et l’Islam en France : une des nombreuses obsessions de cet essayiste et de ceux qui l'entourent) et des Finkielkraut qui n'assument rien de leurs engagements, tous plus indignes les uns que les autres - Israël, les thèses du FN à propos de l'immigration et des Français qui en sont issus, un soutien sans faille à la puissance militaire et meurtrière que sont les USA et sa main basse sur l’Europe ainsi que la haine de la compassion pour l'autre quand il est "autre" et plus encore... "tout autre"... -, un seul choix s'impose : le combat contre tous ces « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! » car il y a dans les têtes des kippas et des crucifix qui valent - de très loin -, toutes les femmes voilées de la terre, consentantes ou pas, majeures ou mineures, à cette différence près néanmoins : le voile concerne une communauté reléguée, dont la majorité de ses membres occupe des emplois « disgracieux », pénibles, à la limite de l’humiliation contre une élite médiatico-intellectuelle vorace, qui n’en a jamais assez :  jamais assez de pouvoir, jamais assez d’espaces de prise de parole et de contrôle de cette même parole – qui est autorisé à parler, de quoi, où et pour le compte de qui ; une élite impitoyable à l’encontre des dissidents, des faibles et des disgraciés.



                Aussi, qu’il soit permis ici de rappeler ceci : Finkielkraut ne s’intéresse qu’à lui-même (2) et à sa caste, son pouvoir, ses passe-droits et ses privilèges ... dans le seul souci de n'en céder aucun à qui que ce soit… et en premier lieu, à ceux dont la « candidature » n'aurait pas été au préalable validée par cette même caste médiatique qui dirige tout et qui ne représente plus personne ; une caste au service d’une seule loi :  la loi du plus fort : « J’ai raison parce que c’est moi qui parle à la radio et qui passe à la télévision… et pas vous ! »


                Qu’on ne s’y trompe pas : ces gens-là sont bel et bien le monde tel qu’il est ; et c’est la raison pour laquelle toutes les portes leur sont ouvertes car la France de Finkielkraut  c'est cette France qui, depuis trente ans, a cadenassé tous les médias dominants, les entrées comme les sorties ; la France de ceux pour lesquels tout est permis, une poignée, et les autres, des millions, pour lesquels tout est interdit.


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    1 - Alliance judéo-brune, chacun signant un pacte de non-agression de l'autre. Finkielkraut devrait être plus avisé car il semble que Camus et Millet aient trouvé en lui leur bon Juif comme d'autres leur bon Noir, Arabe ou encore, leur bon Musulman.


    2 - Paradoxe  suprême, il se pourrait bien que notre donneur de leçons impénitent, français de première génération (les parents de Finkielkraut étaient de nationalité polonaise) soit, de tous nos essayistes issus de l’immigration, le moins assimilé des « Français » (avec BHL), sa référence à la culture française n’étant qu’un écran de fumée derrière lequel ses analyses se déploient, là où il fait le choix de ses cibles privilégiées : les Musulmans (Maghreb et Afrique noire), et les antisionistes ; car il faudra bien que l’on se décide à dire tout haut ce que tout le monde se garde bien d’expliciter : toutes les préoccupations de Finkielkraut ont une seule et même origine, à savoir son appartenance juive ainsi que… ce qui est sans doute sa véritable patrie… Israël, et son obsession de l’antisionisme indissociable à ses yeux de l’antisémitisme. En effet, n’est-il pas celui qui a proclamé : « L’antisionisme est le nouvelle anti-sémitisme » ?! Ce qu’aucun Français  ne se hasarderait à affirmer pour la simple raison que le sionisme et l’Etat d’Israël sont le cadet de ses soucis.



    Pour prolonger, cliquez : Finkielkraut contre toute raison

    ainsi que... quand Finkielkraut reçoit Millet

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  • Cixous, Kadaré, Karmitz et Le 11 Septembre

     

     

               Quand chez Taddéï, le 15 Septembre 2009, Mathieu Kassovitz doute de la version officielle des événements du 11 Septembre 2001.

     

     

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    Enough is enough ! (Assez ! C'est assez !)

    Vous voulez traiter des événements du 11 Septembre 2001?!

    Soit !

    Vous pensez que tout n’a pas été dit au sujet de ces événements ?!

    Pourquoi pas !

    Mais... tenez-vous-le pour dit : confrontés à vos détracteurs, attendez-vous à ce que votre questionnement soit associé à de l'anti-américanisme, à du délire complotiste, à de la paranoïa, - et pour finir : à du négationnisme ; vos détracteurs convoquant tour à tour la psychiatrie et le crime contre l'humanité, tout en appelant à la rescousse l'asile, la prison et le bannissement à vie.

     

     

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             Les trois invités supposés apporter la contradiction à un Mathieu Kassovitz qui n'est certes ni un historien, ni un intellectuel, ni un philosophe mais qui défendait le droit de tout un chacun d’exprimer son opinion, et pour ce qui l'occupait ce soir-là, son malaise face à la version des événements du 11 Septembre 2001 qui nous a été proposée par le gouvernement Bush...

    Ces détracteurs (1) sont à ranger dans les trois catégories suivantes :

    Honneur aux dames !

    En écoutant Madame Hélène Cixous, on ne pourra s’empêcher de penser aux propos de Bernanos : « Un certain degré d’optimisme chez les imbéciles donne l’exacte mesure de leur lâcheté », sans oublier Étienne de La Boétie et son « Discours de la servitude volontaire ».

    Chez Ismaïl Kadaré on pourra apprécier, tout en le regrettant, les dégâts sur le cerveau humain provoqués par cinquante ans de communisme ; et s’il existe encore des gens pour lire cet auteur (2), est-il aujourd’hui nécessaire de leur déconseiller vivement de poursuivre leur lecture ?

    Et le dernier de la bande : Marin Karmitz, parce que le ridicule ne tue plus et la bêtise pas davantage, lequel, sans rire et sans honte, se propose d’assimiler toute contestation des événements du 11 Septembre 2001 à du négationnisme ; amalgame abjecte qui n'a qu'un objet : discréditer puis, tuer médiatiquement et socialement tout individu qui s'aventurerait à remettre en question la version officielle de ces événements.

     

     

     

    1 - Plus intéressante encore est la démarche qui consisterait à analyser les raisons pour lesquelles des hommes et des femmes tels que Cixous, Kadaré, Karmitz et bien d'autres, ont absolument et impérativement besoin de penser - jusqu'à s'interdire tout questionnement -, que la version officielle ne nous cache rien des événements du 11 Septembre ; quel verdict à leur sujet ? Puisqu'à l'endroit de ceux qui contestent cette version, un verdict sans appel (parlons aussi de diagnostic) est déjà tombé : anti-américanisme, paranoïa et négationnisme.

    2 - Après la prestation télévisuelle de ce littérateur, un temps nobélisable, désormais, il ne faudra plus s’étonner que tant de gens se soient détournés de la littérature.

     

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                  Il n'y a pas un journaliste, aujourd'hui dans le monde, pour affirmer que tout a été dit au sujet du 11 Septembre 2001,et que ce qui a pu nous être caché ne remettrait aucunement en cause les responsabilités engagées.

    Néanmoins, l’attitude des médias envers ceux qui questionnent la version officielle de ces événements ressemble plus à un reflexe-panique qu’à une décision réfléchie. Inutile de préciser que cette panique contribue à alimenter un climat de suspicion autour d’une possible omerta des medias sur ces événements.

     

                   Saluons ici le courage de Monsieur Taddéï !

     

                Manifestement, il existe une demande pour plus d’informations : qu’est-ce qui dans la version officielle peut être raisonnablement remis en cause ? Qu'est-ce qui, en revanche, demeure incontestable ?

    Aussi, serait-ce trop demander aux directeurs de rédaction de confier à leurs journalistes la tâche de recenser les éléments restés obscurs, d'énumérer les points irréfutables : en deux mots, de nous éclairer sur ces événements du 11 Septembre 2001 ?

    Pour sûr ! Cela aurait le mérite de remettre ces événements entre les mains de professionnels de l’investigation responsables devant leur hiérarchie et des lecteurs ou des téléspectateurs qui sont aussi des clients pour les uns, et des usagers du service public pour les autres.

     

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    Pour prolonger, cliquez : 11 Septembre 2001 : 14e édition

     

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