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théorie du genre

  • Etudes sur le genre : être ou ne pas être... qui et quoi... et avec qui ?

                       S’il existe un champ de recherches qu’on appelle "études sur le genre" (gender studies), travaillant notamment sur la construction sociale des stéréotypes associés au genre, ces études doivent sans doute quelque chose à Simone de Beauvoir et à son "On ne naît pas femme, on le devient" ; affirmation péremptoire, insolente et dogmatique qui cachait à l’époque certainement un sentiment de culpabilité très fort : n’oublions pas que nous sommes en 1949 ; issue d’un milieu aristocratique et bourgeois (elle est née Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir), elle-même bourgeoise - comme quoi, et pour le coup … on naît bourgeoise et on le demeure ! -, Simone est lesbienne ; de plus, on lui connaît un penchant certain pour les jeunes filles bien plus jeunes ou bien moins âgées qu’elle ; un peu comme son compagnon de fortune… Jean-Paul Sartre qui, s’il était hétéro, avait la réputation d’être un « queutard » d’étudiantes qui buvaient, bouche bée, entre autres breuvages, ses paroles quasi bibliques à l’époque.

    Avec Simone de Beauvoir, il sera aussi question d’un deuxième sexe : le sien en l’occurrence même si… bien des années plus tard, des copines et des lectrices de Simone affirmeront que l’on n’est finalement sûr de rien en la matière : un sexe, deux, trois, voire quatre, peut-être cinq...

    On y reviendra plus tard.

    Pour l’heure… en voiture Simone !

                     "On ne naît pas femme, on le devient" : affirmation provocatrice en diable pour l’époque qui ne comptait pas que des saints dans les rangs de l’existentialisme… entre deux procès de Moscou et le lynchage d’un Kravtchenko dans notre beau pays de France. N’empêche, il devait être question d’un existentialisme - l'homme nouveau -, qui serait contre toute apparence et toute attente… un humanisme.

                    "On ne naît pas femme, on le devient" : on s'en doutera... la vérité se situe dans l'entre deux d'un "oui" et d'un "non", en son centre, en plein milieu... à 12h plus précisément, au moment où le soleil est à son Zénith - on y voit alors plus clair.

    Certes ! On naît femme : ça, c’est un constat, une vérité de la nature, de la biologie et de l'anatomie, mais pas seulement : c'est aussi une vérité qui a pour référent… l’expérience au quotidien (comportement, penchants… et sans que l’on nous y invite ou nous y force ; regardez : j’ai moi-même aimé très tôt faire la guerre aux Indiens… ma sœur… non). Même si on ne le devient pas puisque, comme on vient de le voir, on l’est déjà « femme »… disons que… la prise en charge de cette donnée de la nature et d’une grande partie du vécu au quotidien, de son cheminement, développement et variations, dès le plus jeune âge; s’effectuera, d’un être à un autre, bien évidemment selon la personnalité, le caractère, les aptitudes, les préférences (on préfèrera jouer au foot avec les garçons plutôt que de jouer à la marelle) de l’intéressée ; mais aussi… le pays, l’époque, la classe sociale et le milieu familial auront une influence colossale : la mère que l’on a eue, et le père… (vaste programme à lui tout seul que « ce père »… dans le cas qui nous occupe !).

    Toutes sont des femmes donc mais pas de la même manière ni de la même façon.

                   « On ne naît pas femme, on le devient" : tel un lapsus, ce cri du cœur plus que de la raison, ce cri venu du bas ventre aussi… a surtout semblé nous crier : « On peut être une femme et préférer la compagnie rapprochée, très rapprochée même, jusque dans l’intimité, non pas des hommes mais de ses semblables - femmes en l'occurrence ! ».

    En 1949, Simone de Beauvoir a cherché sans aucun doute à faire savoir à tout le genre humain et pas seulement au café de Flore, qu’elle était lesbienne ; c'était là son « coming out ». Le premier de l’histoire ?

    Virginia Woolf sera plus discrète, il est vrai : mais bon : c’est pas la même « école » non plus, ni le même pays et pas tout à fait la même époque… (Ah ! Contexte ! Contexte ! Quand tu nous tiens…) ; Simone a commencé au moment où Virginia a clôturé : la mort en a décidé ainsi.

    Ce qui relativise quand même un peu la portée de son « on ne naît pas femme, on le devient » c'est bien le fait que ses intentions ne sont pas... comment dire ?.... pures... car, à y regarder d'un peu plus près, Simone est bel et bien la première intéressée dans cette histoire. De plus, il ne s’agit pas vraiment là d'une question d'ordre ontologique mais plus simplement d’une question de préférence « sexuelle » : après tout, dans l’absolu, avec qui on fait l’amour n’est pas constitutif de la totalité de l’être en soi et moins encore, de l’être en les autres – si on fait un moment l’impasse sur leurs préjugés… fluctuants au demeurant.

    En revanche, celui ou celle avec laquelle ou lequel on fonde une famille… oui.

    Or, Simone n’en fondera pas.

    Mais… on y reviendra plus tard.

                   Qu’il soit ici permis de dire que si Simone n’avait pas été lesbienne, ce slogan à multiples tiroirs et cachettes n’aurait sans doute jamais vu le jour.

                  "On ne naît pas femme, on le devient" aura toutefois le mérite d’alerter une société sur le fait que l’on puisse en tant que « petite pisseuse de bac à sable » préférer la castagne avec les garçons à la poupée, le saut à la corde, la marelle ou la dinette.

    A bon entendeur...

     

    ***

     

                   Bien des années plus tard, en 1990, arrive un ouvrage «Trouble dans le genre» et un auteur Judith Butler : elle a quarante ans ; même si l’auteur s’en défend ICI… cet ouvrage nous conduira tout droit à la «Théorie du genre» dans le cadre des études de genre car jamais rien ne se perd ! Il est vrai qu’en tant qu’auteur, on ne saurait être tenu responsable de ce que vos lecteurs font comme choux gras ou maigres de ce que vous publiez car, il est bon de rappeler, qu’un ouvrage échappe à son auteur dès sa parution. Butler mentionnera Lévi Strauss, l’anthropologique américaine et le structuralisme français comme prédécesseur et antécédents ; n’empêche… seul son ouvrage (on a oublié depuis Simone de Beauvoir dont tout le monde a digéré et intériorisé une partie de son histoire de femme qui n’en serait pas une a priori, à moins qu'elle ne le décide) suscitera un débat public et médiatique, les autres… non ! confinés qu’ils étaient – et sont -, dans des sanctuaires et cimetières intellectuels : là où les idées naissent et meurent de leur belle mort, ignorées du plus grand nombre.

    Notons que Judith Butler, tout comme Simone, est lesbienne mais... en revanche...  pas bourgeoise pour un sou  (comme quoi on progresse mine de rien) ; de plus, elle possède une solide formation philosophique.

    Très tôt, elle sera en rupture avec son milieu familial qui lui donne une éducation religieuse (le Judaïsme) et un idéal : le sionisme : elle fuira très très jeune, en claquant la porte. Aujourd’hui, elle est athée et anti-sioniste même si d'aucuns ne lui en demandaient sûrement pas tant. Qu’à cela ne tienne : un rebelle est toujours plus intéressant qu’un mouton : il vit plus plus dignement, et parfois plus longtemps aussi. Au moins a-t-elle choisi pour elle-même. C’est une femme - oh pardon ! -, c'est un être humain (de genre féminin Judith ?) qui s’est construit ou re-construit, ce qui est tout à son honneur. Et bien des années plus tard, on constatera avec satisfaction qu'elle ne s’est toujours pas embourgeoisée (quand on vous dit que l'on progresse...).

    Sa fuite du cocon familial lui fera très certainement échapper à la psychanalyse et à la psychiatrie en tant que patiente ; vampire et sangsue auxquels sa famille n’aurait sans doute pas hésité à recourir en désespoir de cause. Tout comme la fuite face à un danger mortel, sa sortie fracassante et précoce l’aura donc « sauvée ».

    Elle avait de l’instinct Judith ! C’est sûr !

    Est-ce exagéré d’écrire que Judith Butler intellectualisera et conceptualisera son malaise existentiel et sociétal (cet impératif catégorique de rupture avec sa famille et la société qui, très tôt, l’a exclue et comme expulsée, la condamnant à la marginalité)… avec l’écriture et la publication de « Trouble dans le genre » qui outre ses vertus thérapeutiques pour son auteur… remettra en cause tous les présuppositions fondamentales du féminisme occidental : c’est Simone et ses suivantes, lesbiennes ou non, que Judith culbute par-dessus leur balcon, ainsi que la notion de « genre » inscrite dans le marbre d’une société qui en ignore une autre : celle pour laquelle le genre féminin ou masculin n’est en aucun cas une réponse à leur questionnement.

    Arrivent alors le temps de la vulgarisation et de la diffusion dans les médias de masse des Gender Studies - études de genre qui conduira tout ce beau petit monde à la dissociation de l’identité sexuelle et de l’identité de genre, à savoir :

    - L’identité sexuelle : je suis biologiquement, anatomiquement une femme ou un homme (vagin pour l’une ; queue pour l’autre).

    - L’identité de genre : je me sens homme, je me sens femme… ou bien encore… ailleurs (Queer) indépendamment de mon identité sexuelle (de mon vagin ou de ma queue) : transsexuels, bisexuels, travestis et transgenres : des hommes et des femmes sortis d’un cadre hétérosexuel et homosexuel trop étroit pour eux.

    On remarquera que cette dissociation va bien au-delà de l’opposition traditionnelle : hétéro/homo.

     

                   Judith Butler aujourd’hui nous parle, vingt ans après les faits ; elle a près de soixante ans :

                   « Les études de genre décrivent les normes hétérosexuelles qui pèsent sur nous. Nous les avons reçues par les médias, par les films ou par nos parents, nous les perpétuons à travers nos fantasmes et nos choix de vie. Elles nous disent ce qu'il faut faire pour être un homme ou une femme. Nous devons sans cesse négocier avec elles. Certains d'entre nous les adorent et les incarnent avec passion. D'autres les rejettent. Certains les détestent mais s'y conforment. D'autres jouent de l'ambivalence... Je m'intéresse à l'écart entre ces normes et les différentes façons d'y répondre. »

    Le marketing et la publicité, très bons baromètres sociaux aux enjeux financiers considérables - commerce oblige ! -, ont largement intégré tous les bouleversements dans les « attributs homme/femme » : rôle, pouvoir, tenue vestimentaire…

                  « Il se peut qu'existe une nature féminine, mais comment le savoir ? Et comment la définir? Certes, je peux parler en tant que femme. Suis-je tout entière contenue dans ce mot «femme»? Et est-ce que toutes les femmes sont représentées par ce terme lorsque je l'utilise pour moi? »

    Là, Judith, tu enfonces des portes ouvertes à la réflexion de nos sociétés à ciel ouvert depuis un bon nombre d’années maintenant.

                     « Je pense aux personnes dont le genre ou la sexualité a été rejetée et je voudrais aider à l'avènement d'un monde où elles puissent respirer plus facilement. » A l’heure du mariage gay adopté dans toutes les sociétés occidentales… quant aux autres… transsexuels, bisexuels, BDSM, fétichistes, travestis et transgenres… »

    En ce qui concerne la bisexualité, allez demander à une famille (une mère épouse et ses enfants) de gérer la bisexualité d’un père descendu dans le parking de son immeuble retrouver un amant ou un prostitué mâle avant de remonter partager le repas du soir avec toute sa belle petite famille ; ou bien encore, une épouse et mère descendue dans ce même parking pour se faire godemicher par une copine avant de… (vous connaissez la suite)…

    Certes, cette bi-sexualité doit sans doute être une réalité potentielle, mais... dans un contexte familial (couple avec enfants), doit-on pour autant y succomber ? Au nom de quoi ? Sous prétexte d'avoir des envies de meurtres, doit-on pour autant passer à l'acte ? Que l'on convoite la femme de son voisin, doit-on pour autant tous nous taper les femmes des autres qui se taperont la nôtre aussi ? Quel projet de vie, quel dessein servirait une telle indulgence envers soi-même, un tel laisser-aller ? La jouissance sans entraves ? Avec quelles conséquences ? Et pour qui ?

    Pas évident du tout ma petite Judith de gérer ça en famille ! Alors, tu penses bien… la trans-sexualité… travestis, transgenres … là, tu vas tout faire sauter et je ne suis pas sûr que l’on puisse reconstruire quoi que ce soit.

                    « De même, à propos du genre, nous ne pouvons pas ignorer la sédimentation des normes sexuelles. Nous avons besoin de normes pour que le monde fonctionne, mais nous pouvons chercher des normes qui nous conviennent mieux. »

    C’est bien ce que je disais : il faut des normes ! Mais… attention Judith ! Là, tu vas passer pour une réac !

                    Et cette petite digression, courte au demeurant mais salutaire : « Enlever le voile, pour une musulmane, ce doit être un choix, comme le mariage pour un couple gay: personne ne vous oblige à vous marier, mais on vous en donne la possibilité. C'est une norme, mais ce n'est pas obligatoire. »

    Belle démonstration de tolérance de Judith Butler qui, ici, en France, pourrait encore en remontrer à toute une bande d’activistes intolérants et dogmatiques, fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter : l’affaire Dieudonné, les injonctions toute républicaine dans sa brutalité, celle des baïonnettes, d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité » nous le prouvent une fois encore… brutalité d’un ministre qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie du type « double standard » car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique ; et plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible. Et rien ne les arrête : on pensera à Cahuzac, ministre du budget à la tête d'une compagne contre la fraude fiscale, plaidant son innocence droit dans les yeux d’une Assemblée nationale qui n’a pas osé pouffer de rire car, tous se connaissent et se reconnaissent au premier mensonge.

    Mais, on y reviendra plus tard, ailleurs.

    On notera qu’aujourd’hui Judith Butler ne conteste plus la réalité des genres masculin et féminin et leurs présupposés à la fois biologiques et psychologiques ou psychiques ; le culturel n’occupant plus qu’une place qui ne remet pas en cause le bien-fondé de ces présupposés.

    Ah sagesse quand tu triomphes... c'est tout le bon sens qui triomphe avec toi !

     

    Judith Butler, philosophe en tout genre (52') from Les Ateliers du Réel on Vimeo.

     

     

    ***

     

                     Les années ont passé, «Trouble dans le genre» a continué son chemin, et avec ceux qui étaient motorisés, sa route, sans son auteur.

    Confusion des genres... le malaise s’est accentué lorsque des prétentions universalistes ont été avancées ; prétentions qui ressemblent fort à une injonction d’obtempérer à propos de l’indétermination des genres, voire… de leur non-existence, faisant des hétéros (et des homos aussi, embourgeoisés et pénards) bien assis sur leurs convictions, debout sur leurs deux jambes mais sans arrogance pour autant, des refoulés névrosés ; c’est Knock qui fait son grand retour : un hétéro bien dans sa peau (et un homo), c’est un Queer et un Transgenre qui s’ignorent.

    Il est bon de rappeler que les "gender studies" sont conduites en majorité par des femmes - une explication s'imposera ; elles ont été longtemps brimées -, militantes lesbiennes, célibataires sans enfant qui ont élu domicile dans des campus universitaires à la vie minuscule - microcosme et ghetto -, comparée à un réel sans bornes ni frontières, d'une complexité et d'une diversité gigantesques et insondables.

    Est-ce à dire que toutes ces études seraient leur mauvaise conscience à tous ? Mauvaise conscience qui alors relativise la portée universaliste et la puissance de raisonnement de tous ces acteurs « juges et partie » pour lesquels ces études sont autant un sujet dans lequel s’investir intellectuellement qu’une thérapie ? Pour ne rien dire d'une recherche de légitimation de leurs choix de vie, et de légitimité aussi car, rien n'est plus contraignant et culpabilisant que la marginalité même si l'on se serre les coudes et que l'on se tient chaud les uns les autres dans un entre-soi à la fois sécuritaire et réconfortant, et plus encore, lorsque qu' un désir de reconnaissance sociale vous taraude encore malgré tous vos renoncements, notamment auprès des intellectuels, des cercles universitaires et des médias.

    Certes, on se soigne comme on peut  : soit avec des médocs (merci la psychiatrie !), soit avec un investissement de soi sur soi dans un monde qui n’attend personne au bord de la route et n’écoute qu’une voix : celle du bon sens dans le sens de ses affaires et du contrôle de tous. Encore et toujours le contrôle !

    Tout questionnement est salutaire d‘où qu’il vienne. Ce qui est regrettable, ce sont les conclusions d’un tel questionnement ; conclusions qui confirment la mauvaise conscience qui taraude leurs auteurs.

    Finalement, on se demandera s'il n'y a pas plus "aliéné" qu'un chercheur- chercheuse-militant-militante en "gender studies". Et puis, qui nous dit que tous ces LGBT (lesbiennes, gays, bi-sexuels et trans) ne sont pas les victimes d’un conditionnement culturel ? Cette nouvelle génération-là, post-de- Beauvoir et post-Butler, ne serait-elle pas aujourd’hui hétéro si elle n’avait pas baigné dans une autre culture que celle des LGBT ?

    Quant à prétendre que la remise en cause des "études sur le genre" est réactionnaire… ce qui est réactionnaire c'est de nier qu'il ne puisse jamais y avoir un décalage entre le sexe biologique et l'identité sexuelle d’une personne ; et rares sont ceux qui s'y collent : tout le monde connaît la problématique transsexuelle depuis les années 70 ; la souffrance d'une femme dans un corps d'homme, d'un homme dans un corps de femme.

    Il n'y a pas plus femme qu'une lesbienne finalement ; pour preuve, le fait qu'elle recherche en priorité la compagnie des femmes et non celle des hommes, et le fait qu’elle ne se trompe jamais ; Simone de Beauvoir non plus quand elle mettait dans son lit de jeunes étudiantes. Idem quant à l’homosexuel qui n'envisage pas d'intimité avec une femme. Eux tous ne s'y sont donc pas trompés quant à leur capacité à pouvoir identifier un homme, partenaire sexuel potentiel, ou une femme… selon le cas.

                   A propos de la domination masculine et hétéro... et si cela peut être considéré comme « ringard » de n’être qu’hétéro… on pensera à Beatriz Preciado (auteure espagnole) qui se dit queer : testostéronnée ras la gueule, elle a la réputation de ne jamais se déplacer sans un gode ceinture de 26 cm (rien moins !) avec une seule idée en tête : en faire un usage immodéré sur tout ce qui de près ou de loin ressemble à être humain… à partir de quel âge ? Elle ne précise pas ; et pour les animaux non plus.

    A son sujet, on peut être sûr d’une chose : si elle est queer, elle est aussi et surtout une femme qui n’a qu’un regret : ne pas être un mec obsédé bi-sexuel équipé d’un pénis  de 26 cm de long. Et ça, si c’est pas ringard ou réac comme aspiration, alors, les mots n’ont plus aucun sens.

                  Qu'on se le dise : les hommes existent bien et les femmes aussi. Ceux qui nous le rappellent, et avec quelle acuité et quelle urgence ! sont précisément ceux qui, nés homme, n’ont qu’un désir : être femme ; et celles qui, nées femme, n’ont qu’un souhait : devenir homme.

    Il suffit de se pencher sur leur souffrance à tous - jusqu’à se donner la mort parfois - (même après une opération et un changement d’état civil) -, pour réaliser à quel point l’homme est homme tout simplement parce qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de souhaiter être une femme, et la femme… être un homme, en l'absence de tout appel intérieur d'une exigence incompressible pareille à une douleur insoutenable.

    Curieusement, ce n’est pas la norme qui confirme cette loi mais… la rupture avec cette norme qui nous guide, nous tire et nous ramène vers cette loi d’une nature-culture décidément têtue et qui plonge dans le désespoir celles et ceux qu’elle maltraite injustement ; nature-culture qu’il serait vain de dissocier et tout aussi spécieux de dénoncer car après tout, un transsexuel est autant guidé par la nature que par la culture : celle de la civilisation auquelle il appartient et qui lui aura permis l'identification du mal qui le ronge tout en pouvant l’expliciter ( "Oui, je suis bien une femme dans un corps d’homme !"), ainsi que la possibilité de pouvoir en tirer toutes les conséquences ; possibilité encore impensable aujourd'hui sous d’autres tropiques ; la remise en cause d’un état de naissance qui, pour tout le monde, bafoue la liberté car on ne choisit pas son sexe, et qui, pour quelques uns, est à l'origine d'une bévue qui frise la bavure, la nature pour seule responsable.

    Mais alors, qu’il soit donc simplement permis à chaque être humain d’être ce qu’il doit être et qui... pour se tenir debout, fier et digne ! Même si on ira jusqu'à lui conseiller, s'il appartient à une minorité, d'éviter de s'attaquer frontalement à une majorité sans pitié à l’endroit de ceux qui osent semer le doute quant au bien-fondé de ses préjugés, fruits d’une ignorance et d’un manque de compassion chroniques, mais pas seulement : la vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.

                  Toujours sur le chapitre du « réactionnaire»… que ceux qui souhaitent encore réfléchir là où plus personne ne se pose de question - le mariage gay fut exemplaire à ce sujet -, en soient remerciés car ils nous permettent d’appeler à la barre la culture, et pas simplement à un "parce que c'est mon choix et que j'y ai droit" infantile et dictatorial qui clôt tous les débats et empêche la rencontre d’esprits éclairés, informés et avisés. Et cette non-rencontre est à déplorer, toujours !

    Et si d'aucuns ont reproché une mobilisation conservatrice déployée avec énergie et détermination : mieux vaut une confrontation musclée, qu'une indifférence aux faits de société ou une adhésion béate irréfléchie et moutonnière.

    Des questions auront été posés et re-posées à l'occasion de ce projet de loi (Elisabeth Badinter, Sylviane Agacinski) qui fait aujourd'hui Loi. Le débat ré-ouvert au sujet de la filiation, de la famille... des notions importantes auront été rappelées à ce sujet. Certes ! Le passé a prévalu chez ceux qui se sont opposés à cette loi. Gardons toutefois à l'esprit le fait que le Passé est une version du Présent, incomplète certes ! mais... notez qu'il s'agit quand même du Présent. Finalement, c'est un peu une partie de notre histoire qui nous aura été contée.

    Quant à ceux d'en face, qu'avait-il à dire, à rappeler sur la famille, les enfants, la filiation, l'adoption... le rôle parental, les religions... pas grand-chose sinon…moins encore, enfermés qu’ils étaient dans un « même droit pour tous » qui n’explique et n’éclaire rien et qui cache très certainement le vide d’une pensée « slogan » et « valise ».

    Face à cette résistance au "mariage homo", personne ne posait et ne se posait plus aucune question ; un seul verdict a prévalu à l’encontre des opposants : "homophobie" et "fascisme".

    Georges Bernanos (pour ne citer que lui) qui se serait opposé à ce « mariage pour tous » aurait-il pour autant donc rejoint lui aussi, le camp des fascistes et des homophobes ?

    A tous, on leur laissera la responsabilité d’une accusation aussi farfelue qu’intellectuellement indigente tout en sachant que l’on préférera de loin des êtres revêches aux moutons bêlants. Et si la contestation d’un tel projet de loi fait exception partout en Europe, cette exception culturelle propre à la France ne nous rabaisse nullement ; cette exception est porteuse d'espoir car elle fait de nous un Peuple encore insoumis. Et par les temps qui courent, ça peut être utile.

                     On accueillera toujours comme une bonne nouvelle tout débat même intolérant ; et personne ne nous imposera un communautarisme contre un autre.

     

    ***

     


    Entretien avec Alain de Benoist sur la théorie... 

     

                 Sans famille (couple stable dans la durée avec enfants), arc-boutés à une conception et une interprétation conflictuelles des différences (de moeurs entre autres) chez les êtres humains, tous ces militant(e)s-chercheuses de l’anti-genre sont-ils seulement encore capables de comprendre sur quoi se fonde la société et comment le lien social perdure ? S'ils sont en rupture avec leurs origines, noyau familial qui les a fait et vu naître et qui les a accompagnés jusqu’à cette rupture, sont-ils néanmoins encore à même de garder à l’esprit que la société moderne, qui regroupe des individus autonomes, tient par la « convention », des usages et des normes au service d’un ordre social qui se doit de rester stable mais non figé pour autant, mû par la volonté d’agir conformément à la raison et à l’intérêt général ? Une raison qui se développe à travers une adhésion à de normes transmises par les institutions et l'Histoire...

    Et que font-ils de cet homme indéterminé, dans un environnement qui le serait tout autant… un environnement fluctuant, aux normes changeantes, voire…privé de conventions, un homme qui se construirait seul au gré de ses humeurs, de ses envies, de ses pulsions… sans aucun souci de l’intérêt général ? Un monde dans lequel seule importerait la préoccupation suivante : « Qu’est-ce que je veux » et non pas… « qui suis-je ? Et qui sommes-nous, nous tous... tous ensemble ? ».

    Si d’aucuns se complaisent dans l’indéterminisme, devons-nous pour autant faire semblant de partager cette complaisance tout en refusant de comprendre ce que l’on sait et tient pour vrai et d'authentique en nous, à savoir : qui nous sommes, et pourquoi ?

    Ou bien alors, nous proposent-t-ils d’organiser la société autour d’êtres humains incapables de se déterminer, des êtres centrés sur eux-mêmes, sur la satisfaction seule de leurs désirs, sans responsabilité envers quiconque, sans chercher à contribuer au bien-être collectif … errant dans les rues, tels des zombies, la dernière relation dite « sexuelle » qu’ils viennent d’avoir ne leur ayant toujours pas permis de savoir qui ils étaient pour eux-mêmes et pour l’autre non plus qui n’en avait sans doute rien à faire… et de son partenaire pas davantage ?

    De plus, la stratégie qui consiste à conspuer la majorité afin de parvenir à trouver sa place en tant que minorité - et plus encore si cette minorité est privée de tout prestige et d'influence -, est une erreur que cette majorité fait payer très cher à quiconque s'obstine à vouloir la discréditer ; quant au choix d'une posture victimaire, déjà très sollicitée sans relâche, il semblerait, aux dernières nouvelles, que l'on ait déjà capté de cette majorité toute l'attention compassionnelle dont elle est humainement capable : premier arrivé, premier servi. Par conséquent, il ne reste que quelques miettes qui combleront difficilement toute espèce d'appétit, pantagruélique de surcroît, de commisération générale pour une cause qui, certes, en vaut bien d'autres.

    Il se pourrait bien que les "gender studies" dans sa composante la plus radicale qui nie le genre, ne soient qu’une version hypertrophiée du féminisme, une sorte d’excroissance : perte de contrôle intellectuel et puis, celui des faits aussi ; insatiabilité : plus, toujours plus de raisonnements et d’affirmations péremptoires qui, là encore, doivent bien cacher une difficulté d’être au monde, et une culpabilité inconsciente ou non ; celle propre à tous les êtres en rupture dans une société du consensus mou et passif.

    Qu'à cela ne tienne : n'oublions jamais que c’est bien la norme qui permet à quelques "happy few", et pour peu qu'ils le soient... "heureux", de s’en affranchir, en sachant que si l’exception est permise, si on peut enfreindre la règle, c’est que cette exception ne la remet pas fondamentalement en question ; et c’est souvent la solidité de cette règle (norme, usage, convention) qui permet de s’en départir en toute sécurité, ouvrant ainsi les portes de la dissidence et de la rébellion au service d’un vivre autrement tout à fait gérable par tous.

                    Aussi, il y a de fortes chances que tous les pourfendeurs du genre aient besoin d’un ordre social solide, qui repose donc sur sa majorité hétéro et sa minorité homo socialement stabilisée – mariage, pacs ; ordre social qui nous protège du chaos d’une indétermination généralisée qui ouvrirait la boîte de Pandore de tous les maux qui jalonnent déjà notre histoire dans son parcours d’une cruauté auquelle la raison ne survivrait pas longtemps.

     

    Pour prolonger, cliquez : Homme et femme assurément

     

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    La théorie du genre : entretien avec Yann... par JaneBurgermeister

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
  • Geoffroy de Lagasnerie, Edouard Louis : les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable

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                    Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis publié dans Le Monde daté du 27-28 septembre 2015, appelle à une contre-offensive intellectuelle et politique : « Depuis quelques semaines, deux débats sont trop souvent posés séparément : celui de la proximité manifeste de plus en plus grande d’un certain nombres d’essayistes et d’écrivains avec les thèses de l’extrême droite d’une part, et, d’autre part, celui du silence des intellectuels sur les problèmes politiques. Mais comment ne pas voir que tout cela forme une seule et même configuration. »

    Les auteurs s’empressent alors de redéfinir la scène intellectuelle et politique en adoptant « quelques principes éthiques pour la pensée et l’action » auxquels nous répondrons succinctement :

     

    1. Principe de refus : fuir les débats imposés, refuser de constituer certains idéologues comme des interlocuteurs, certains thèmes comme discutables, certains problèmes comme pertinents.

     

                       Qu’il y ait des « problématiques incompatibles entre elles » ne saurait en aucun cas nous interdire de les exposer et d’en débattre.

     

    2. Principe de nomination : nommer les individus tels qu’ils sont, ne plus ratifier leurs tentatives de falsification 

     

                     D’accord ! Mais est-ce que ces auteurs réalisent que les ennuis, des ennuis sérieux, commencent dès que l'on nomme les individus et les choses ?

                    Qu'ils demandent à Dieudonné et à Alain Soral s’ils ont un doute à ce sujet ! Ou bien alors, ces deux comparses se proposent-ils d'enfoncer des portes ouvertes tout en privilégiant les encyclopédies et les archives nécrologiques ?

     

    3. Les risques de la théorie du genre, ne sont pas des sujets de discussions, ce sont des insultes et des mensonges.

     

                      « Bonjour caroline Fourest ! » ; une Caroline Fourest qui passait sans doute par là au moment de la rédaction de ce manifeste ; une commande puisqu'elle ne sait pas non plus écrire.

                     Précisons que la théorie du genre n’est qu’une affaire d’opinion intéressée qui plus est, puisque développée par le lobby LGBT. Cette théorie n’est le fruit d’aucun travail scientifique même à un niveau universitaire ; cette théorie n’est donc qu’une affaire d’opinion et toutes les opinions sont discutables.

     

    4. Principe de redistribution de la honte : Il y a des individus dont on préférerait qu’ils se taisent, non par la force, comme on ne manquera pas de nous en accuser, mais, au contraire, en leur faisant comprendre que leurs discours ne méritent rien d’autre que le mépris.

     

                  La liberté d’expression n’est pas divisible. Que ceux qui se taisent cessent de le faire. Mais si vous ne pouvez pas répondre à ceux qui tiennent le haut du pavé, alors c’est vous qui avez un problème ; pas eux !

                 Dans cette perspective d'une "redistribution de la honte", la gauche sera à nouveau confrontée à une classe populaire qu’il lui faudra, une fois encore, conspuer et condamner tout en lui demandant de se taire : c’est le retour des années Lang, SOS racisme et d'une bourgeoisie PS donneuse de leçon ; précisément ceux qui ont livré ces classes populaires à un mondialisme vorace et cruel : chômage, ressentiment, désespoir, colère ; abstention massive aux élections et le vote FN.

    Retour à la case départ donc.

     

    ***

     

                 Outre le fait que ce manifeste « occulte 15 années de contestation, d’échecs, de doutes dans le monde universitaire » comme nombre d’intellos d’Etat leur feront remarquer, la thèse sous-jacente de ce manifeste semble être "l'invasion subreptice du discours de "gauche" par un discours "de droite (honteuse ?)" qui chercherait tout de même à se faire passer pour "de gauche", ce qui permet la conjonction domination symbolique de la gauche + domination idéologique de la droite" - par Antoine P.

    D’autres n’ont pas manqué de faire remarquer ceci : « Qu'est- ce qui empêche de parler de "nation, de peuple, de souveraineté ou d'identité nationale, de désagrégation" et de" classes, d'exploitation, de violence, de répression, de domination "?

    En effet : rien, sinon un dogmatisme idéologique qui n'est plus de mise.

    Quant à parler d’"intellectuelle" à propos de Simone de Beauvoir comme ce manifeste tente de nous le rappeler : c’est une mauvaise plaisanterie ! Et pour Jean-Paul Sartre, encore faut-il savoir de quel Sartre il s'agit ? Le Sartre stalinien avec son « On en fait pas d’omelette sans casser des œufs !», aux dizaines de millions de morts ? Ou bien, le socialiste libertaire des boat-people ?

     

                    Décidément, force est de constater que ce manifeste passe à côté de l’essentiel  par nostalgie d’une époque que ses auteurs n’ont d’ailleurs pas connue : les années 70, la gauche, la droite, le programme commun, la constitution d’une majorité de gouvernement autour d’un programme de gauche… alors qu’aujourd’hui, il est difficile de "penser la gauche" sans tenir compte de ce qui suit :

     

    1. Après 30 années d’expérience, le constat de l'échec du PS en tant que parti capable d'assumer pleinement un gouvernement de gauche dans la durée et de tous les partis européens dits "de gauche" avec lui. 

    2. Le mondialisme, cette guerre contre les Etats nations, l’Etat providence, le contrat social européen, la démocratie, qui a remis sur le tapis, après l’idéal d’une construction européenne qui avait un peu endormi tout le monde, la question de la démocratie et l’idée qu’il n’y a pas de démocratie hors du cadre de la souveraineté des nations et des peuples. D’où, soit dit en passant,  le caractère fascisant de ce mondialisme et des institutions relais (la Commission européenne en ce concerne notre Continent) qui souhaitent passer par-dessus bord la souveraineté des peuples et par voie de conséquence : la démocratie.

    3. Dans ce contexte français, dans la relance du débat à gauche et dans l’occupation de l’espace médiatique, les années 70 ne nous seront d’aucune aide ; en revanche, il faut dès maintenant commencer à réfléchir à une alliance avec les souverainistes gaullistes ; une alliance qui partirait de Dupont-Aignan  - seul capable de "rapatrier" l’électorat populaire réfugié dans l’abstention et le FN ; une alliance qui couvrirait tout le spectre de gauche - PC, parti de gauche -, jusqu'à son extrême - pourquoi pas ! - sans oublier Asselineau, les dissidents des Verts qui souhaitent vraiment faire de l'écologie et du PS, cette SFIO des années 2000 avec ses "Guy Mollet" que sont Fabius, Valls, Hollande...  car c'est bel et bien d'une alliance patriotique et européenne qu'il s'agit.

                     On l'aura compris : une nouvelle alliance s'impose ; un travail de refondation du projet politique et des pratiques militantes aussi. En peu de mots : l'exigence d'un retour au Conseil National de la Résistance (1). Ce qui implique un décloisonnement du « champ intellectuel » : qui est l’ennemi, où est-il, qu’est-ce qui divise qui, sur quoi, qu’est-ce qui rassemble qui autour de quoi.

     

                       Ce manifeste d'inspiration passéiste de Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis - les Bouvard et Pécuchet d'une gauche introuvable - passe totalement à côté de cette nouvelle donne que sont la mondialisation et l'échec du PS en tant que parti de gouvernement de gauche. Pour ces raisons, il semblerait que ce manifeste soit déjà mort-né, pire encore : mort avant même d’avoir vu le jour  : une fausse couche a eu raison de sa pertinence.     

                   Aujourd'hui, les médias travaillent à la fois à l'entretien de l’illusion de la souveraineté et à l'abolition des frontières avec la promotion de Marine le Pen (MLP) et de Valls ; MLP rendant possible Valls ; la menace MLP mobilisant tous « les républicains » contre le FN.

                    Aussi, contrairement à ce qu’affirme le manifeste, on trouvera aucune fascination pour le FN mais la complicité des médias mondialistes dans cette instrumentalisation, et ce depuis les années Mitterrand : d’où la priorité accordée à ceux qui sont susceptibles intentionnellement ou non de « faire monter » le FN et de légitimer quelque peu son programme et ses thèmes de campagne. Car cela ne vous a pas échappé : c’est le mondialisme qui toujours triomphe aux élections depuis 1983 et non le souverainisme et une démocratie renforcée ; un mondialisme sans joie qui traîne les pieds avec Jacques Chirac et son reste de gaullisme, certes !  mais mondialisme triomphant quand même !

    Et si beaucoup d’intellectuels se taisent aux grands regrets de Geoffroy de Lagasnerie et d'Edouard Louis, il se pourrait bien que ce silence soit le silence de l'auto-censure face à un terrorisme intellectuel qui frappe toutes les camps et toutes les familles politiques et dont ce manifeste semble s'inspirer sans retenue.

    Et ça, franchement, c'est pas très nouveau.

     

     

     

    1 - CNR  : Le Conseil National de la Résistance était l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 et qui conduira à un vaste programme de rénovation sociale à la Libération : retraite, sécurité sociale, nationalisation, indépendance de la presse...

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    Pour prolonger, cliquez : Alternative politique - quel nouveau paradigme

     

     

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  • Pédophilie : Ecole, Eglise, Réseaux divers et le PS... circulez ! Y a rien à voir !

     

                

                 Contexte, Histoire et environnement : certitudes et perfidies... courage et lâcheté... idéologie et candeur complaisante - apôtres et démons - enfer et paradis.

     

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                 "Tous à poil", "Théorie du genre"… ou bien... "Etudes sur le genre"… belle confusion... savamment entretenue à l'occasion du programme pilote ABCD de l'égalité !

     

    Qu'à cela ne tienne... honneur à la littérature !

     

     

                  Selon les auteurs de "Tous à poil", ce livre apporte un regard décomplexé sur la nudité ; on peut aussi en faire un "usage pédagogique" ; les enseignants sont libres de son utilité.

     

                 Libres les enseignants ? Libres comme... demander aux enfants de se déshabiller pour mieux faire connaissance, peut-être ?

    Oui ? Non ?


                 Des modifications effectuées sur le site de l'ABCD de l'égalité montrent que le ministère de l'Education nationale n'est pas très à l'aise avec la polémique autour de ce livre et de son projet : c'est ICI.

    Mais des modifications effectuées sur le site de l'ABCD de l'égalité montrent que le ministère de l'Education nationale n'est pas très à l'aise avec la polémique sur le livre Tous à poil
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/education/tous-a-poil-toilettage-sur-le-site-des-abcd-de-l-egalite_1323974.html#Ke8lyQ0EW112JVtH.99
    Mais des modifications effectuées sur le site de l'ABCD de l'égalité montrent que le ministère de l'Education nationale n'est pas très à l'aise avec la polémique sur le livre Tous à poil
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/education/tous-a-poil-toilettage-sur-le-site-des-abcd-de-l-egalite_1323974.html#Ke8lyQ0EW112JVtH.99


    Une autre extravagance ?

    La programmation en classe primaire d'un film de Céline Sciamma Tomboy : ce film pour grand public évoque Laure, une fillette de 11 ans qui, à l'occasion d'un changement de domicile, décide de se présenter sous le prénom de Mickaël auprès de ces camarades d'école.

    L'avis des pédopsychiatres au sujet de cette programmation : ICI

     

     

    ***

     


    Najat Vallaud-Belkacem chez BFM :
    Vidéo à la 12e minute

     

                A propos de l'ouvrage "Tous à poil" la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud Belkacem s'exprime en ces termes  :"Ce livre montre aux enfants comment il ne faut pas avoir honte de son corps et que... filles ou garçons...  nous sommes tous des êtres humains..."

     

    Sans blague ! Parce que des enfants de 4 ans en doutent déjà ?

     

             La ministre mettra plusieurs minutes à se décider à répondre à la question : "Vous mettriez ce livre sous le nez de vos propres enfants ?"

     

    ***

     


    Ludovine de la Rochère
    à propos du projet ABCD de l'égalité 

     

                    On remarquera au passage l'assurance, l'arrogance et l'hostilité de la "journaliste" qui accueille Ludovine de la Rochegrave. A aucun moment, cette salariée de France Info au look bobo, désinvolte, couchée sur son micro, semble penser que son invitée puisse avoir une quelconque raison d'être inquiète à propos du projet ABCD de l'égalité

    Attitude symptomatique d'une industrie de l'information verrouillée à double tour.

    Néanmoins... on notera qu'aucune conviction dans le ton ne vient appuyer ce déni de légitimité à l'endroit de son invitée... le travail de cette salariée consistant simplement à balayer d'un revers de main les objections de Ludovine de la Rochegrave, tel un réflexe Pavlovien, devoir accompli... car elle sait ce que sa rédaction attend d'elle face à une "Ludovine de la Rochegrave" ainsi qu'à tout autre adversaire du projet ABCD-égalité.

     

                  Mais alors, qu'est-ce qui peut bien motiver cette salariée sinon le désir de garder son job et de prendre son chèque en fin de moins, invité après invité, un sujet chassant l'autre, semaine après semaine, routinière et détachée... un rien jeanfoutre !

     

    ***

     

    L'éducation sexuelle et l'OMS :


                 Voici un extrait d'un rapport de l'OMS de 2010 : pensé et écrit en Allemagne, ce rapport, intitulé “standard pour l’éducation sexuelle”, n’avait pas fait de remous en France avant sa traduction en 2013. Il y est évoqué le fait que “l’éducation sexuelle (et relationnelle) devrait être obligatoire”, ainsi que "les différents stades d’apprentissage pour chaque tranche d’âge". De plus, ce rapport invite les enfants à pratiquer dès le plus jeune âge “le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce”.

     

                    Mais alors... les équipes éducatives seront-elles invitées à accompagner tous ces petits enfants sur la route de la "masturbation enfantine précoce" ?

    La question est posée.

     


    On trouvera les différents rapports - OMS, Education nationale et ceux commandés par les différents ministères de tutelle... -,  touchant à l'éducation sexuelle - instructions et recommandations : ICI

     

     ***

     

     

    Journal Libération : toute une époque !

     

     

                 Complaisance oblige... déjà en 1977 paraissait dans le journal "Libération" ceci  :

     

    apprenons-l-amour-a-nos-enfants-censored.jpg

     

     


    Et inénarrable Cohn Bendit de s'y vautrer dans cette époque...

    Jeune et insouciant Cohn Bendit ? Ou plus simplement jouisseur opportuniste et insatiable selon le principe suivante  : "Y a pas de mal à se faire du bien" ?

     

     


              Et aujourd'hui encore avec maître Lévy qui déplore le fait que les relations sexuelles entre les enfants et les adultes puissent relever uniquement du code pénal.

     

     

    ***

     

    Pédophilie et Eglise

     

           AVT_Pape-Benoit-XVI_521.jpeg     Niés, ignorés, occultés depuis toujours... bien des années plus tard, Benoît XVI dénonce ICI les innombrables crimes des prêtres pédophiles jusqu'alors protégés, exfiltrés des paroisses lorsque leur situation à tous devient insoutenable... après une  presse locale alertée par des parents dégoûtés et en colère.

    Qu'en est-il aujourd'hui de ce qui a pu être mis en place pour lutter contre ce fléau dans l'Eglise catholique - entre autres églises ?

     

    ***

     

    Pédophilie et Ecole

     


                Il faut savoir que la recherche suivante effectuée sur Google "Pédophilie à l'école la colère des parents" recueille plus de 3 millions de réponses.

     

    Pour complément d'information... on se reportera à cet état des lieux effectué par le journal Libération : Ecole : Le tableau noir de la pédophilie - Affaires étouffées, laxisme administratif... un rapport accablant.

     


    ***

     

     

                Quiconque n'a pas lu ce document intitulé "La pédophilie vue par l' Association Protestante Néerlandaise du planning familiale" ne saura sans doute jamais ce à quoi les apologistes de la pédophilie nous confrontent et le challenge que cela représente que de s'y opposer. Voici un extrait :

     

            "Beaucoup de parents ont du mal à accepter la pédophilie. Il n'y a aucune raison de panique concernant l'amitié d'un pédophile et d'un enfant, même si dans cette relation il est question de rapports sexuels. 

     

    Ayez confiance en votre enfant. Si votre fils, ou votre fille, ressent cette relation comme agréable, ne détruisez pas ce lien. Votre enfant est parfaitement capable de savoir par lui-même ce qu'il aime. Votre enfant ne comprendra pas la destruction d'un tel lien."

     

     

    ***

     

     

    Ici, le journal Le monde nous communique un extrait de l'ouvrage de Frédéric Mitterrand " La mauvaise vie" de la page 293 à la page 307. L'article titre  : "La Mauvaise Vie" de Frédéric Mitterrand : les passages qui dérangent."

     

             Adepte de la prostitution auprès des mineurs, le plus souvent des pays déshérités... hier ministre de la culture, Frédéric Mitterrand anime aujourd'hui sur France Inter sa propre émission JOUR DE FRED du lundi au jeudi à 18h20, décomplexé, enjoué et avenant. 

     

    D'aucuns auraient été tentés de penser que cet ancien ministre aurait pu choisir de se faire oublier... poursuivant alors sans tapage une oeuvre littéraire pour laquelle il semblait avoir quelque disposition... tel un

    Gabriel Matzneff

    Mais non...rien n'y a fait.

    Et puis, qui aurait fortement recommandé à Frédéric Mitterrand cette discrétion ? Une hyper-classe politique et médiatique qui interdit et s'autorise tout ? On peut sincèrement en douter.

     

     

    ***

     

     

              Autre information à propos de la recherche suivante effectuée sur Google "Réseaux pédophiles l'impuissance de la police et de la justice" ; cette recherche recueille près de 400 000 entrées...

     

    Les difficultés que rencontrent (police, juges et journalistes) tous ceux qui enquêtent sur... et tentent de se faire entendre à propos de la pédocriminalité de réseaux... sont innombrables. Les uns renoncent, d'autres, en revanche, ne lâchent rien :

    Jacques Thomet, Marie-Christine Gryson (Psychologue  - expert judiciaire) Serge Garde et son documentaire : Outreau, l'autre vérité

     

    575575-elise-lucet-a-paris-le-29-decembre-620x0-1.jpgElise Lucet, journaliste de France 3, sera la première à révéler l'existence d'un réseau pédophile actif sur  toute la France contrairement à tout ce qui nous est asséné par les médias dominants avec son documentaire « Viols d'enfants : la fin du silence » en 1999

     

    _________________

     

     

                      Dans ce contexte et dans ces conditions...

     

                     A l'heure où, faute de moyens et de déterminationnous ne disposons d’aucune visibilité quant à la pédophilie à l’Ecole, quant aux réseaux pédocriminels - enlèvement, vente, exploitation sexuelle et assassinat d’une cible privilégiée parmi toutes les autres : les petites filles de 4, 6 et 8 ans…

    A l’heure où des milliers de parents sont dans l’obligation de descendre dans la rue pour obtenir un semblant de justice pour leurs enfants massacrés…  

     

    Qui peut sérieusement commettre la folie de confier la santé mentale et l’intégrité physique des plus fragiles de nos enfants… à une Najat Vallaud-Belkacem qui porte tout juste son âge, ministre béate, accueillant avec un enthousiasme jamais pris en défaut toutes les propositions de réformes sociétales d’un PS sous influence – groupes de pression à forte composante LGBT ; une composante cheval de Troie, infiltrée très certainement par d'autres "minorités sexuelles" aux objectifs inavouables...

     

    Une ministre d’une bonhomie aussi désarmante qu’inquiétante qui cache très certainement une absence totale de conviction, et plus grave encore : l'absence de compréhension des véritables enjeux pour la société dans son ensemble et la protection de ses tout petits en particulier… à l’heure où toutes les complaisances vis-à-vis des déviances dont toutes les mafias du monde savent tirer un profit colossal…ne cessent de nous scandaliser...

     

    Quant à ce Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale - un de plus ! - pour le temps qu’il lui sera donné de le rester après y être passé après tant d’autres, tous oubliés aujourd’hui ; ministres qui ont surtout brillé par leurs capacités à pousser soit les enseignants, soit les lycéens, soit les parents, ou bien un moitié de la France dans la rue… ministres aux outils pédagogiques qui condamnent à l’échec année après année toujours les mêmes catégories : les enfants des classes populaires...

     

    Un Peillon idéologue pour lequel - on serait tentés de le penser -, les enfants sont des souris de laboratoires ! Mais... ceux des autres de préférence… appartenant, comme un fait exprès, aux classes populaires (le PS sait protéger son électorat et faire payer très cher ceux qui se sont détournés de lui) ; les leurs demeurant bien à l’abri dans des cours privés de récréation élitaire et élitiste au sein d'un foyer qui sait chaque matin hisser les couleurs d'un héritage et communautaire et de classe.

     

                    Peillon, Najat Vallaud-Belkacem donc et autres gourdes et cruches, têtes éventés et cerveaux blessés... tous sans exception ont les attributs de ceux qui, tout au long de l’histoire, ont pavé l’enfer d’intentions irresponsables.

     

                  Qu'il soit permis de rappeler ici que la pédophilie ne renonce jamais… elle est patiente et déterminée ; elle est une, elle est plurielle ; elle est capable d’innombrables stratégies de contournement ; ministères, administrations, associations, médias… elle ne s’interdit aucun territoire ; la pédophilie a autant de visages qu’il y a de lois, de freins, de barrières… mais au moindre renoncement, au moindre relâchement, sachez-le : elle s’engouffre dans la brèche, impitoyable et vorace ! Elle ne se fixe qu'une priorité : approcher les enfants et légitimer d’une manière ou d’une autre… une pulsion sexuelle irrépressible à leur endroit et un passage à l’acte qui jamais ne se reconnaîtra pour ce qu’il est : une inversion de toutes les valeurs humaines dans la jungle d'une perversion sans conscience et d’un égoïsme criminel.

     

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    Pour prolonger, cliquez : Peillon ou la République de la matraque

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  • Vincent Peillon ou la République de la menace et de la matraque

     

     

             A l’heure où six sondés sur dix pensent que Vincent Peillon est "un mauvais ministre de l'Education nationale" – sondage BVA pour "Le Parisien"…

     

    Nul doute, il existe bien dans notre République un groupe d’activistes intolérants et dogmatiques qui se drapent dans un républicanisme fruit d’une idéologie qui, dans les faits, ne vous laissera pas un mètre cube d’air pour respirer si d’aventure vous souhaitez vous en écarter ! Et les injonctions "toute républicaine ?" dans sa brutalité, celle de la menace et de la matraque, une fois de plus, une fois de trop (après la tentative d’imposer une réforme des rythmes scolaires), d’un Vincent Peillon ministre de l’éducation à l’endroit de familles inquiètes quant à la nature du programme pilote « ABCD égalité» nous le prouvent une fois encore…

     

    Brutalité qui doit très certainement cacher, ailleurs, un laxisme inavouable et une vie de « double standard »  car, comme chacun sait, les tartuffes sont légion en politique : plus ils hurlent fort, plus ils tentent de couvrir une réalité dérangeante au possible. Et rien ne les arrête : on pensera à Cahuzac plaidant son innocence droit dans les yeux d’une Assemblée nationale qui n’a pas osé pouffer de rire car, tous se connaissent et se reconnaissent.

     

                   Cette présidence de François Hollande a manifestement besoin de provoquer les couches conservatrices de la société française et tous ceux qui seraient susceptibles de remettre en cause son agenda politique, pour mieux faire passer des mesures soit liberticides soit anti-sociales ; Dieudonné, l’IVG, la théorie du genre, le mariage pour tous etc... le PS n'a pas son pareil quand il est question de masquer les véritables enjeux, et ce depuis 1983 ; un PS au sommet de son art : celui de la diversion (souvenez-vous SOS racisme pour instrumentaliser le FN et diviser la droite au détriment d’un vivre-ensemble fraternel) pour mieux nous faire oublier et continuer de nous dissimuler tous ses revirements et ses trahisons à propos de la question sociale : salaires, emploi, l’Europe et la mondialisation, le traité transatlantique ; et la morale en politique : la main mise sur les richesses et les gouvernements africains, le soutien à Israël, Etat qui n’a plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid… ainsi qu'une guerre contre la liberté d’information et d’expression.

     

    Sans doute le PS compte-t-il  nous refaire le coup du péril "fasciste". Ici, sur le Nouvelobs, déjà…. pas un article sur un sujet de société qui ne mentionne le terme de "fasciste" contre des opposants.



                   Le PS devrait pourtant savoir que l'on peut tromper les gens une fois, deux fois mais certainement pas tout le temps !

     

    ***

     

    peillon dictée .jpg

     

               "Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a démenti mardi que la théorie du genre soit enseignée à l'école, contrairement à une rumeur propagée chez des parents d'élèves.

    Cette rumeur a coïncidé avec le lancement d'une expérimentation à la rentrée dans 10 académies pour corriger les inégalités entre les sexes dès le plus jeune âge : un programme pilote qui répond au nom de ABCD -égalité."

     

     

                     Théorie du genre… études sur le genre… encore une confusion savamment entretenue par le PS et ses supplétifs  à l'occasion de ce programme pilote ABCD - égalité afin de brouiller les cartes et les enjeux ! Et puis surtout… continuer de faire diversion.


    Car, si d’aucuns pensent que l’abolition de la différence sexuelle à l’école est bien l’objectif réel qui ressort du dispositif « ABCD de l’égalité » mis en place conjointement par l’Education Nationale et le Ministère du droit des femmes "dirigée" par une gourde Vallaud-Belkacem (l'idiote utile du PS à qui l'on peut vendre n'importe quoi !) : refuser de les entendre est un crime de lèse-société.

     

    Quant à l'égalité homme-femme… si cette égalité tient tant à cœur ce gouvernement, il pourrait commencer par poursuivre toutes les entreprises qui ne se conforment pas aux lois en vigueur... sans omettre de donner les moyens aux conseils de prud'hommes  et aux inspecteurs du travail de traiter dans un délai record toutes les demandes qui émanent de salariées, tout en leur garantissant l'immunité.

     

    80% des emplois à mi-temps et des emplois précaires sont occupés par des femmes. Là aussi, si le PS est véritablement intéressé par la question des inégalités entre les sexes, qu'il mette en place une législation qui puisse remédier à la paupérisation des femmes qui travaillent.

     

    Mais le patronat et les entreprises sont des vaches sacrées, intouchables donc…

    On préfère une campagne de culpabilisation qui tenterait de nous faire croire que nous sommes tous responsables des discriminations à l’endroit des femmes, et ce dès le plus jeune âge...


     La culpabilisation, encore et toujours la culpabilisation !

     

     

                 Jamais comme aujourd'hui, les questions de citoyenneté, de laïcité et de République... n'auront autant servi à diviser et à couvrir des malversations, des manquements et autres abandons de citoyenneté et des conditions de son exercice plein et entier : liberté d'expression à la tête du client, double standard (politique du "deux poids, deux mesures") dans l'application des lois, jugements rendus sans souci d'équilibre, prise d'intérêts et de pouvoir d'une caste qui lamine le bien commun et l'intérêt général, Education nationale à genoux, désertion des urnes des classes populaires, paupérisation de pans entiers de la société... avant d’aller hurler "au loup!" à propos d'un fascisme fantasmé à dessein.

     

    Que reste-t-il alors à tous ces sous-fifres d'une mondialisation qui n'est qu'une guerre contre les salaires et les acquis sociaux, contre les particularismes nationaux, et autre exception culturelle, pour ne rien de dire de nos chances de parvenir à une vraie démocratie...

    Il leur reste la confrontation permanente et la provocation.

     

                 La démocratie n'est plus, et ce n’est sûrement pas un débat à la télé ou à la radio de plus ou une presse entre les mains de la banque et du lobby militaro-industriel et de l’industrie du luxe, ni les élections, qui y changeront quoi que ce soit. Il n'est donc plus question de faire des "choix de société" depuis qu'il n'y a plus d'offre politique, les gouvernements étant prisonniers d'un carcan économique et financier qui ne permet plus aucune rupture ni bifurcation ; véritable muselière que ce carcan qui ne recueille le soutien d'aucune majorité d'Européens.

     

    Les médias eux, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage et menaces physiques ; ailleurs les bombes.

     

    Et c’est bien sur ce quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans ; une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage auquel il a été fixé un seul objectif  : malmener et tabasser le réel à coups d'articles aussi indigents que malhonnêtes, et ce afin d'assurer la protection d'intérêts partisans contre le bien commun ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

     

                 Continuer de nous affaiblir psychologiquement afin de nous imposer un monde dont personne ne veut dans la confusion des genres -  justement ! -, telle est encore une fois la stratégie du PS (avec la complicités des Verts), soutenu par un lumpenprolétariat médiatique de France Inter à France culture en passant par RTL (il suffit de penser à un Marc Voinet, à un Hervé Gardette sur FC, à un Patrick Cohen sur France inter… des ploucs et des beaufs qui mangent avec leur serviette nouée autour du cou, une fourchette d'une main et un morceau de pain de l'autre !) ; et d’autres encore pauvrement diplômés au statut précaire... comme si un simple diplôme de journalisme suffisait à contrer une classe politique et économique qui ne recule devant aucun mensonge.

    En face d'eux, et par voie de conséquence, une société civile hautement éduquée et exclue... dans un système qui n'a sans doute plus rien à envier aujourd'hui à l'oeuvre prémonitoire d'un Georges Orwell ; notre langue ne connaît plus qu'une poignée de mot  : "Tous ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous et contre la raison !"


             Oui ! Le fascisme ne passera pas !

     

                                     Mais LE LEUR alors !

     

     ***

     

                      En attendant… rendez-vous aux prochaines élections !

     

     

    ____________________

     

    Pour prolonger, cliquez : Porter la crise au coeur du PS

     

    Lien permanent Catégories : Medias, désinformation et ré-information, politique, quinquennat Hollande et PS 0 commentaire
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