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  • Brexit, a success story...

     

                      

     

             ... quand les classes populaires retrouvent le chemin des urnes et que la Commission et le Parlement européen tremblent.

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                           (Le mensonge et le déni : les deux maîtres mots de la construction européenne selon Nigel Farage)

     

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  • Campagne référendaire sur le Brexit : beaucoup de bruit pour rien

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    rsz_ppc_jo_cox.jpg               Suite à l'assassinat de Jo Cox, députée travailliste favorable au maintien de l'UK dans l'Union Européenne, la campagne pour le référendum dit "Brexit" a aussitôt été suspendue jusqu’à dimanche.

    Certains médias n’hésitent pas à relier l’agressivité de la campagne en cours à la mort de la députée.

    Courageux mais pas téméraires, là-bas comme ici, on ne trouvera rien en revanche contre Cameron dans ces mêmes médias ; un Cameron premier ministre et apprenti sorcier, sans lequel, toute cette fausse-affaire de Brexit n'aurait jamais eu lieu.

     

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                     La violence sociale et culturelle de la construction européenne et de son mode de fonctionnement est telle depuis trente ans que plus personne ne peut se considérer à l'abri d’un geste irréversible car, aujourd’hui, soutenir la construction européenne c'est cautionner cette violence sociale ; affirmer qu'il n'y a pas d'alternative à cette Europe qui nous est proposée, c'est là encore valider cette violence sociale et reconnaître que cette violence ne peut pas ne pas s’exercer sur nous tous ; tenter par tous les moyens de discréditer ceux qui proposent une rupture avec cette Europe-là c'est, là encore, valider cette violence sociale et reconnaître la nécessité de cette violence...

                  Aussi, violence pour violence, le personnel médiatique et politique inextricablement lié, en charge de nous faire accepter sans condition leur Europe comme un mal pour un bien, devrait redouter l’effet boomerang d’une telle violence. Pour cette raison, on ne saurait que trop lui conseiller de se tenir à l’écart d’une construction européenne à l’origine d’une violence dont personne ne peut se tenir à l’abri car, face à ses conséquences, tous sont en danger, victimes et protagonistes pareillement.

     

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    Analyse et développement...

     

                     Ca fait 20 ans que des catastrophes arrivent à point nommé, et comme un fait exprès... principalement contre les intérêts de ceux qui, bon an mal an, s’opposent ; même si l’assassinat de la députée travailliste en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, ne semble pas avoir entraîné une
    chute des intentions de vote pro-Brexit.
     
                        Mais au fait, quel lien entre ces sondages qui touchent bien évidemment un échantillon représentatif de... etc... etc... et le jour du vote qui verra un taux d’abstention élevé chez les classes populaires, les seules classes susceptibles pourtant d’arracher un « oui » à la sortie du Royaume Uni de l’UE ; un référendum dont les résultats seront donc loin de refléter un électorat représentatif de qui que ce soit ou de quoi que ce soit... soit dit en passant ; c’est d’ailleurs là que réside la vaste entreprise d’intoxication concernant le risque éventuel de la sortie de l’UK : dans les faits, c’est un non événement ce référendum car jamais les classes moyennes et supérieures ainsi que le monde des affaires britanniques, précisément ceux qui iront massivement voter le 23 juin, ne prendront le risque de sortir de l'UE ; risque inutile au demeurant puisque cela n’a échappé à personne : l’UK depuis son entrée dans l’UE, a tous les avantages de son adhésion et pratiquement aucun des inconvénients : contrôle de sa monnaie et de ses frontières - ce n'est déjà pas si mal par les temps qui courent ! On en conviendra tous !
     
    Cerise sur le gâteau : Thatcher, Reagan et Friedmann ont même gagné la bataille des idées à propos de l’économie, de la place de l'Etat et de l'utilité des prélèvements obligatoires : l'impôt, ce maudit impôt payé par ceux qui sont injustement imposables... justement !
     
                      Que demandent la City et les classes supérieures britanniques !
     
     
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    C'était en février de cette année...
     

                       Non contente d'avoir tué l'Europe que la France avait rêvé telle une "puissance politique"capable de proposer au monde une relation autre que celle imposée par une hégémonie étasunienne qui écrase tout sur son passage, toutes les cultures et toutes les ambitions d'auto-détermination et d'auto-conservation...

    Non contente donc d'avoir neutralisé l'Europe avec un élargissement de l'U.E à 28 pays sous Tony Blair, agent américain confirmé, qui a signé l'arrêt de mort de cette Europe alternative qui se voulait ou se serait voulue comparable à une sorte de "projet alternatif d'être au monde" dans sa relation avec les autres Continents...

    Après y avoir inoculé le virus de l'impuissance et de la soumission, voilà que le Royaume-Uni souhaite continuer de prendre ses distances avec l'UE dont l'appartenance implique pourtant le partage des avantages aussi bien que des inconvénients ; tranquillement, ce Royaume poursuit la renégociation de son intégration à l'UE afin de continuer de n'en goûter que les avantages, et pourquoi pas, de les décupler.

    Aussi, saluons ici l'efficacité de l'action du Royaume-Uni depuis son adhésion en 1973 !

                      Avec ces négociations et ce "chantage à la sortie de l'UE", Cameron s'inscrit dans la continuité et parachève une oeuvre conduite pour le compte des USA dont le Royaume-Uni n'a jamais cessé de servir les intérêts, dans une relation de vassal  à suzerain car le rapport de force c'est bel et bien inversé au cours du XXe siècle : aujourd'hui, la maison mère du Royaume-Uni, ce sont les USA en ce qui concerne sa sécurité et son soutien au maintien de l'hégémonie culturelle, économique et militaire des Etats-Unis.

    Français d'une France prise en étau entre l'Allemagne et le Royaume Uni, une France neutralisée, et par voie de conséquence, une France marginalisée, quand on se prend à penser que jamais plus il ne nous sera donné de pouvoir compter sur une classe politique capable de défendre avec une détermination et une efficacité comparables, nos intérêts à la fois économiques, culturels et géo-stratégiques, et ce au bénéfice d'un tout autre projet - nommément :  l'émancipation d'une Europe unie -, c'est encore une fois le rejet de cette Europe passoire des intérêts étasuniens qui s'impose à nous.

                   Aussi, contraints et forcés, saluons la maestria de la diplomatie du Royaume-Uni qui a su magistralement protéger ses intérêts et contribuer à l'affaiblissement de la France en tant que Nation capable de parler au monde d'une voix indépendante.

     

     

                      Pour prolonger, cliquez : Penser la construction européenne avec François Asselineau

     

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