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  • COP 21 - Paris, novembre 2015 : pire que du flic... du flic de flic

     

                             Réponse de la société civile à l’interdiction de manifester

     

    Une marche devait avoir lieu à Paris le 29 novembre, la veille de l’ouverture de la COP21. A la suite des attentats qui ont frappé la capitale deux semaines plus tôt, l’état d’urgence a été décidé pour trois mois et le rassemblement pour le climat, interdit.

    Plusieurs ONG ont contourné cette interdiction à leur manière. En plaçant des milliers de chaussures place de la République ou en formant une chaîne humaine de plus de 3 kilomètres.

     

                                                      Jusqu'au moment où...

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                      Violences policières - Manifestation pour le climat et les libertés fondamentales- Paris novembre 2015.

     

     


    Témoignage des militantes assignées à résidence

     

     

                On ne les changera pas ! Personne ! Jamais ! Ils y reviennent, ils y reviendront toujours pour y être allés de tout temps ! Ceux de la répression des ouvriers et des grévistes au 19e siècle et au tournant du 20e siècles, police et gendarmerie, ceux du Vel d'Hiv, ceux du massacre du 17 octobre 1961 à Paris, ceux de Charonne en février 62...

    Ceux d'aujourd'hui, ce sont les mêmes ! Aucun doute. Toujours là, répondant "Présent !", toujours au taquet, durs à la tâche, les fils reprenant la matraque des pères sans état d'âme entre deux bavures, sûrs de leur bon droit avec leurs mains bonnes à tout faire, à dresser des procès verbaux, à vous présenter des commissions rogatoires, à vous passer les menottes, à vous plonger la tête sous l'eau, le nez dans votre urine ou dans votre caca !

    Niveau d'instruction et de formation minimal, bien sûr : comment tenir la matraque et le flingue ; un ou deux articles de loi ; quant à leur niveau de conscience disons... citoyenne, ou politique ou bien humaniste (appelez-la comme vous voudrez !), on l'évaluera comme ceci : niveau directement proportionnel aux ordres reçus.

    Avec ces fonctionnaires-là, il est vrai qu'on serait naïvement tentés de croire que la République n'est jamais en danger puisqu'il y a toujours un juge, un préfet ou un ministre pour encadrer leur action... un juge ou bien un ordre venu d'en haut. Mais... quand on pense un instant au fait que l'avenir professionnel de tout ce beau petit monde armé et arrogant - arrogance propre à l'ignorance et à la bête de somme qu'est l'âne aux ordres d'un père fouettard -, repose uniquement sur leurs états de service qui se résument à un mot, sinon deux - obéissance, soumission totale à leur hiérarchie -, on se sent non pas rassurés mais franchement inquiets.

     

                        Paris - COP 21 - interdiction de manifester et de marcher : novembre 2015

     

     

              Champion toutes catégories de la dépersonnalisation et de la dé-responsabilisation car la tyrannie de la loi et/ou de l'ordre donné ou reçu confère un sentiment de toute puissance et d'impunité - on se sent alors "couvert" légalement et moralement -, et si partout ailleurs la dissimulation du pouvoir est une stratégie générale du pouvoir, dans ce corps de métier-là, le visage et la force du pouvoir sont demeurés intacts.

    Dans ces conditions, on peut légitimement affirmer qu'il n'y a rien à sauver chez ces gens-là, de leurs actions contre les ouvriers grévistes à l'affaire de Tarnac, contre les minorités (depuis près de deux siècles contre les Arabes et les Africains) et les dissidents ; c'est la même dévotion à une obéissance capable du pire sans sourciller ; aucune cour de justice n'y pourront rien : l'Etat d'urgence est là pour nous le rappeler : l'Etat a carte blanche. Le judiciaire est expulsé.

    Intimidations, dissuasion, coups répétés derrière la tête ou plus précisément, sur la nuque... pour vous la faire baisser... cette tête ! Coups qui ne laissent aucune trace visible il est vrai, en psychologues d'une oppression assermentée et mille fois éprouvée... car... dissident échaudé finit par craindre même les gardes à vue de 17 heures...

                 Mais alors, qu'il ne leur soit accorder à tous aucune excuse, et de nous, surtout, qu'ils sachent qu'ils ne doivent rien attendre : notre mépris y pourvoira amplement.

     

     

                     Paris - COP 21 - interdiction de manifester et de marcher : novembre 2015

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  • La Crim' de Lyon fait une descente... pour une page Facebook

     

     

                "... Ce matin du 7 août dernier, Hassan M. venait à peine de glisser dans les bras de Morphée, après une nuit de travail. Soudain, un bruit violent résonna dans son appartement ; il provenait de la porte d'entrée ; les coups se faisant insistants, encore sonné par son réveil en sursaut, Hassan se dirigea vers la porte et regarda par l’œil de bœuf. Il demeura, un moment, stupéfait : un groupe de six personnes en civil se tenait sur le pallier. Une sombre idée lui traversa alors l'esprit : « Et si c'était la LDJ » En effet, depuis quelques jours, Hassan n'arrêtait pas de recevoir des menaces de représailles sur la page Facebook de H&O Production, l'association dont il est président et qui regroupe des vidéastes amateurs. En fait, son harcèlement a commencé quand il a publié une liste nominative de cinq français engagés dans l'armée Israélienne, et participant à l'opération « Bordure protectrice ». Hassan avait constitué cette liste sur la base d'informations diffusées par les protagonistes eux-mêmes sur les réseaux sociaux.

     

    Surmontant sa première crainte, Hassan ouvrit la porte : « Police criminelle ! » Avant même qu'il eut le temps de réaliser ce qui se passait, le groupe pénétrait « en force » dans son domicile :

    « Vous savez pourquoi on est là ? », lui lança une femme officier (grade de capitaine) qui semblait diriger les opérations.

    - Heu, pas vraiment...

    - Aujourd'hui, on se déplace pour une page Facebook.»

     

    Hassan fut choqué. Lui, qui n'a jamais eu affaire à la police se retrouvait soudain face à la brigade criminelle, pour une page Facebook... Incompréhensible ! Les questions fusèrent :

     

               « Vous êtes-bien l'administrateur de la page H&O ? Vous reconnaissez avoir publié une listes de français engagés dans l'armée israélienne ?Vous savez quelle est la fonction d'untel ? Comment vous-êtes vous procuré ces informations ? Par piratage ? »

     

    Gardant son calme, Hassan s'expliqua, pensant ainsi mettre fin à ce qui lui semblait être un grand malentendu :

     

              « Je suis un passionné d'informatique et je ne travaille qu'avec des données collectées sur des open sources, des informations en accès libre. Alors, quand M. Caseneuve, le ministre de l'Intérieur a parlé de poursuivre en justice les ressortissants français partant combattre hors du territoire, en insistant sur les djihadistes en Syrie, il m'est apparu évident que je devais faire un parallèle avec les français qui s'engagent dans l'armée israélienne pour participer à l'opération « bordure protectrice. »

     

    Pas étonnant ! Comme beaucoup de citoyens, Hassan a été heurté par la déclaration partiale du ministre. Il a en mémoire les images des corps déchiquetés des Gazaouis qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux. Et celles des vidéos mises en ligne publiquement par des français engagés dans les rangs de Tsahal, et dans lesquelles certains d'entre-eux se vantent de leurs exploits sanglants. Hassan réagit donc en utilisant l'outil d'information qu'il a entre les mains : la page Facebook de son association qui compte des milliers d'abonnés, juste par souci d'équité : après tout, les poursuites judiciaires brandies par le ministre ne doivent-elles pas s'appliquer à tous les Français, sans distinctions ?

     

    Pour toute réponse, la capitaine lui présenta, avec insistance, un document à signer, afin de pouvoir perquisitionner le domicile. Ce qui est courant lors d'une enquête préliminaire. Mais Hassan refusa de ratifier le document en question et demanda à contacter, à plusieurs reprises un avocat. Il ne comprenait toujours pas ce qu'on lui reprochait et refusait d'être traité comme un terroriste. Rien ne justifiait en effet une descente de la brigade criminelle... encore moins une page Facebook ! Pour dissiper le malaise qui s'était installé, l'un des policier lui dit clairement que « l'ordre venait des hautes sphères »...

    Finalement, au bout de trois quart d'heure de « négociations » infructueuses, Hassan fut embarqué à l’hôtel de police du 8ème arrondissement de Lyon ; on lui lut ses droits avant de le mettre officiellement en garde à vue. Pour se rassurer, il demanda à voir un médecin..."

     

                  La suite... ICI

     

     

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            On ne les changera pas ! Personne ! Jamais ! Ils y reviennent, ils y reviendront toujours pour y être allés de tout temps ! Ceux du Vel d'Hiv, ceux de la rue de Charonne en février 62... ceux d'aujourd'hui avec cette affaire de Lyon, ce sont les mêmes ! Aucun doute ! Toujours là, répondant "Présent !", les fils reprenant la matraque des pères, toujours au taquet, durs à la tâche, sans état d'âme entre deux bavures, sûrs de leur bon droit avec leurs mains bonnes à tout, à dresser des procès verbaux, à vous présenter des commissions rogatoires, à vous passer les menottes, à vous plonger la tête sous l'eau, le nez dans votre urine ou dans votre caca...

     

    Niveau d'instruction minimal, bien sûr : comment tenir la matraque et le flingue, un ou deux articles de loi ; quant à leur niveau de conscience disons... citoyenne, ou politique ou bien humaniste (appelez-la comme vous voudrez !), on l'évaluera comme ceci : niveau directement proportionnel aux ordres reçus.

     

    Avec ces fonctionnaires-là, il est vrai qu'on serait naïvement tentés de croire que la République n'est jamais en danger puisqu'il y a toujours un juge pour encadrer leur action... un juge ou bien un ordre venu d'en haut. Mais... quand on pense un instant au fait que l'avenir professionnel de tout ce beau petit monde armé et arrogant - arrogance propre à l'ignorance et à la bête de somme qu'est l'âne aux ordres d'un père fouettard -, repose uniquement sur leurs états de service qui se résument à un mot, sinon deux - obéissance, soumission totale à leur hiérarchie -, on se sent non pas rassurés mais franchement inquiets.

     

              Champion toutes catégories de la dépersonnalisation et de la dé-responsabilisation car la tyrannie de la loi et/ou de l'ordre donné ou reçu confère un sentiment de toute puissance et d'impunité - on se sent alors "couvert" légalement et moralement -, si partout ailleurs la dissimulation du pouvoir est une stratégie générale du pouvoir, dans ce corps de métier-là, le visage et la force du pouvoir sont demeurés intacts ; on ne peut pas s'y tromper, tous les jours, ils portent un nom : l'Etat, un ministère de tutelle, son ministre, le chef, sous-chef...

     

              Dans ces conditions, on peut affirmer qu'il n'y a rien à sauver chez ces gens-là. On n'a donc qu'un devoir : nous organiser afin de nous en protéger car, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas : de Zola contre les ouvriers grévistes à l'affaire de Tarnac, maintenant Lyon, en passant par le Vel d'Hiv, contre les minorités (hier les Juifs, aujourd'hui les Arabes, les Africains, les Tziganes), et contre les dissidents, c'est la même dévotion à une obéissance capable du pire sans sourciller ; et ni le souvenir de Nuremberg ni aucune cour de justice n'y pourront rien : le témoignage de Hassan (1), internaute engagé et concerné... est là pour nous le rappeler car, quand on frappe à la porte, c'est déjà trop tard : le mal est fait.

    Intimidations, dissuasion, coups répétés derrière la tête ou plus précisément, sur la nuque... pour vous la faire baisser... cette tête... une fois de plus ! Coups qui ne laissent aucune trace visible il est vrai, en psychologues d'une oppression assermentée et mille fois éprouvée... car... dissident échaudé finit par craindre même les gardes à vue...


                 Mais alors, qu'il ne leur soit accorder à tous aucune excuse, et de nous, surtout, qu'ils sachent qu'ils ne doivent rien attendre : notre mépris y pourvoira amplement.

     

     


    1 - On remarquera au passage la rapidité avec laquelle les ordres tombent ainsi que le zèle mis dans leur exécution, lorsque l'intéressé porte un prénom et un nom venu d'ailleurs...de là où il est préférable de n'être jamais né, et plus encore lorsque ce même intéressé s'oppose à une politique d'Etat de soumission à un axe américano-sioniste fossoyeur des valeurs humaines. Et ce n'est certainement pas à la police qu'on rappellera qu'il n' y a jamais de coïncidences ni de hasard.

     

           

     

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  • De la rafle du Vél d’Hiv à l’opération « Bordure protectrice »

     


    " Que savez-vous de votre douleur en moi ? 

           - Tout, justement. C'est-à-dire : rien… puisqu’il n’y a rien."

     

    ***

     

                          Pas un geste, pas un regard, pas une parole


                 Ici, en France, d’aucuns s’activent et comptent frénétiquement ceux qui sont tombés au champ d’honneur d’un massacre de population civile gazaouie : une quarantaine de soldats.

    Ils les nomment un par un - nom, prénom et visage -, ils les commentent, ils les célèbrent : « Tsahal, quand même ! C’est pas rien cette armée ! C’est bien la meilleure ! ».

    A quand une manifestation de soutien à cette armée israélienne, ici      à Paris ? Ils l’évoquent le plus sérieusement du monde.


              En face s’élève (ou bien plutôt : sombre...) leur trophée, fruit d’un dur labeur de trois semaines : un millier d’hommes, de femmes et d’enfants de tous les âges passés par pertes et profits.

     

                           Non, ils n’auront pas un mot, pas un doute…

     

               Ils se prénomment Anton, David ou bien Alain… Chicheportiche ou Cohen, nés en France ; leur histoire familiale a pour région le Maghreb ; ils ont entre 20 et 35 ans, et sachez qu’ils n’auront pas un regard, pas un geste, pas une parole pour quiconque ressemblera de près ou de loin à ce que l’on nomme un Palestinien. Ne vous faites aucune illusion : ils ne lèveront pas un petit doigt, ils n’auront pas une pensée.


                « Si seulement vous les connaissiez, vous sauriez que c’'est pas des gens comme nous !»

    Et nous de rajouter : « Surtout depuis que vous leur avez tout pris ! »

    Mais on s’en gardera bien : on sait déjà que le dialogue est impossible car, jamais ils ne regarderont l’histoire ( pour peu qu'ils la connaissent) de ces 50 dernières années en face : qui fait quoi, à qui, où, comment, pourquoi et pour le compte de qui.

    Précision qui s'impose : ce « Nous » c’est eux qui croient avoir tout compris des gens qui ne seraient pas comme eux, et nous qui ne sommes ni Arabes, ni  Musulmans ni Palestiniens ni Maghrébins.

     

                 A côté ou en face, on trouvera Karim, Driss et d’autres issus de ce qu’on appelle la culture arabo-musulmane : même âge, même géographie des origines.

    C’est le silence… à l’intérieur on bouillonne mais on fait silence, chacun fixant son écran d’ordinateur ; et ce silence ne tient qu’à un fil ; une seule solution alors : ne rien évoquer, faire comme si rien ne se passait… comme si ça n’existait pas ; dans le cas contraire… ce sera l’explosion ; et les Karim et autres Driss en sortiront humiliés pour ne rien dire du danger professionnel que représenterait la manifestation de leur écoeurement et de leur colère sur leur lieu de travail, là où ils côtoient… l’autre camp ? Celui d’en face ?


                D'autres encore : Michel, né de mère juive (Algérie) et de père européen non juif, représentant syndical à la CGT. Un membre de son syndicat s’adresse à lui :

    « Tu as entendu parler de la manif de mercredi ? La CGT y sera, et toi ?

    -      Sûrement pas. »


    En deux mots, on tranche. Pas un mot de plus avant de s’éclipser, lui Michel qui a pourtant la réputation de savoir faire face quand il siège au comité d’une entreprise de 4500 salariés.


                       Là encore, aucun doute : indifférence totale.


                 A propos de cette indifférence, difficile de ne pas penser  à une sorte de fanatisme tranquille, pépère, sûr de son droit. Non… au-dessus du droit ! là où rien ne peut vous atteindre : ni la morale, ni l’empathie... disons… la compassion du "vainqueur haut la main et sans conteste" à l'endroit de ceux qu’il a trucidés… même si plus on est fort, plus on peut se permettre quelques faiblesses…


                                      Non, rien, de rien dans rien.

     

    Et cette indifférence-là, ce fanatisme pépère qui jamais n’a besoin de hausser le ton, on pourra toujours le regarder, l'observer et le commenter sous toutes les coutures... nul doute : ça se cultive, ça se prépare, ça s’apprend cette indifférence-là préoccupée comme jamais par le désir de ne se reconnaître aucun devoir envers les autres lorsqu'ils sont tout autres... car personne ne naît à ce point indifférent au malheur des autres et à l'injustice qui les frappent, à l'exception de quelques sociopathes qui n’ont pas connu la chaleur d’un foyer, la caresse d’une mère, le regard sévère d’un père avant son pardon…

    Mûrs et fins prêts pour une indifférence terrifiante ils sont ! Une indifférence d'un nouveau type : d'une violence contenue, incommensurable, d'une froideur de vainqueur d'une arrogance sans précédent, celle que confère une impunité totale, absolue ; une indifférence viscérale pour le sort que l'on réservera à celui qui contrarie vos ambitions, au-delà de tous les droits rattachés à la personne humaine, par-delà le bien et le mal, ailleurs, plus haut, plus loin : au-dessus de l'humain ?

    De petits monstres froids, très sympathiques au demeurant et tolérants à condition de partager avec eux leur haine de tous ceux qui se permettent de juger Israël ?

    La question est posée. Une réponse de Yeshayahou Leibowitz, considéré comme l'un des intellectuels les plus marquants de la société israélienne, surgira d'outre-tombe : ce Monsieur avait compris que dans chaque culture, dans chaque Peuple, dans chaque civilisation, sommeille un nazi (ICI) ou plus "conceptuellement parlant" : une indifférence non pas violente et chaude, mais paisible et froide à l’injustice, au droit, à la morale et pour finir… au crime... crime de masse, comme s’il ne pouvait en être autrement : Es muss ein : « Cela doit-il être ? Cela est ! »; ou bien encore : « Le faut-il ? Il le faut !»


                Alors, sérieusement, y a-t-il encore du monde pour s’interroger à propos de la rafle du Vél d’Hiv, 72 ans après : comment cela a-t-il été possible ?

    Mais la réponse, aujourd’hui, vous l’avez, là, sous vos yeux, partout, dans les lieux publics ! Il suffit de tendre l’oreille. Dans les entreprises aussi ; dans les ricanements de milliers d’internautes derrière leur écran d’ordinateur ; et puis aussi, et puis surtout : dans les médias… là où aucun journaliste ou éditorialiste est capable de dire « Assez !» sans renvoyer perfidement et lâchement dos à dos Netanyahou et le Hamas pour ne pas avoir à dénoncer la politique d’un Etat avec complicité active et passive de l’Europe : le sacrifice du Peuple palestinien à propos duquel il n'y aura pas un mot, pas un regard, pas un doute tellement le droit et la loi ne sont même plus reconnus...

    Quant aux valeurs humaines : " ... encore faut-il qu'il soit question d'êtres humains".

     

    Une infirmité cette indifférence ! Du grain à moudre pour les sciences humaines - comportement et psychologie -,... et à la tonne en plus, ce poison de l’âme. Nul doute.

     


                 Alors, encore une fois, et sérieusement, y a-t-il encore du monde pour s’interroger à propos de la rafle du Vél d’Hiv sans être un Tartuffe ou un imbécile : comment cela a-t-il été possible ?


    Que l'on ne s'y trompe pas : Gaza et l'indifférence qui l'accompagne sont de cette étoffe sur laquelle naissent les pires cauchemars, Vél d'Hiv et autres :


    - "Ils n'ont que ce qu'ils méritent ! C'est des Arabes et des Musulmans... après tout... ".

    - "Les Palestiniens ? C'est qui, c'est quoi ces gens ?"

    - "Gaza, vous dites ? En quoi, ça nous concerne ?

    - "Il faut s'en débarrasser ; ce sont des nuisibles ; ils veulent notre perte".


    ***


                 Rares sont les Peuples capables de se hisser à la hauteur de leur martyre, et plus encore quand on sait que ce martyre devrait pousser la victime, dans un élan irrépressible, à la sainteté ; c'est Simone Weil (la philosophe) qui nous a rappelé dans les années 30 que les pires atrocités et injustices rapprochent de la grâce et obligent la victime plus que son bourreau.


                Pour sûr, à la hauteur de son martyre, un Peuple l’aura été ! Alors que son calvaire perdure sans espoir d’en connaître un jour la fin sinon dans la résignation mais au prix de son humanité car en face, l’intention est bien d’en faire un Peuple d’esclaves à défaut de pouvoir le faire disparaître comme par enchantement (d'autres temps, d'autres moeurs politiques ! Heureusement pour les Palestiniens !)

     

    Un Peuple martyr donc ; et pour le premier d’entre eux  - du moins, nous l’assène-t-on depuis trente ans -, de son petit peuple à ses porte-parole très médiatiques (nommés "élites" !) qui ont conduit une génération là où elle se trouve aujourd'hui - à la déshumanisation tranquille et sereine de plusieurs millions d'êtres humains qui n'ont qu'un droit et qu'un devoir : aller voir ailleurs si ça se fait d'être palestiniens en Palestine -, il se pourrait bel et bien que cette génération soit en passe d’occuper la dernière des places… libre jusqu’à l’impunité, libre mais sans excuse car...

    Elle savait tout, elle avait entre 20 et 35 ans et elle a tout désiré, le mors aux dents, sans grimace, sans regrets et sans remords... imperturbable.

     

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